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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 15:32

par Shraga Blum

http://www.israel7.com/

 23/12/2011

"Vives reactions apres le classement des dossiers Zouabi et Salah"

 

Dans la classe politique les réactions sont vives après la décision – prévisible – du Conseiller juridique du gouvernement Yehouda Weinstein de classer sans suite les dossiers de trahison de Hanin Zouabi et du sheikh Raed Salah. Ces deux individus nocifs, détenteurs de la citoyenneté israélienne avaient participé à l’expédition pro-Hamas sur le « Marmara » turc, haranguant les activistes qui agressaient et lynchaient les soldats de Tsahal.


Ofir Akounis (Likoud) a déclaré « que la décision du Conseiller était véritablement scandaleuse » et a confirmé « qu’il allait saisir la Commission électorale afin d’interdire la liste ‘Balad’ dont est membre Zouabi de se présenter aux prochaines élections ». Louable intention mais peu probable car le parti – comme cela s’est déjà passé – a toutes les chances de l’emporter devant une Cour Suprême dont les intérêts de l’Etat juif lui importent autant que les résultats de la ligue nationale de football.


Son collègue de parti, Yariv Levin a déclaré « que la place de Hanin Zouabi n’était pas à la Knesset » et a accusé « le système judiciaire israélien d’être totalement incapable de comprendre les impératifs sécuritaires d’Israël et de capituler totalement face à ceux qui soutiennent le terrorisme depuis l’intérieur ». Pour Levin, « les députés arabes ont reçu un soutien officiel de la part du Conseiller juridique du gouvernement dans leurs trahisons régulières de l’Etat et l’abus de pouvoir dont ils se rendent coupables ».


De son côté, le Prof. Aryeh Eldad (Ihoud Haleoumi) « il ne s’agit ni plus ni moins d’une faillite de l’Etat de Droit en Israël ». « Avec ce genre de décision inouïe il ne faut plus s’étonner de la disparition totale de la confiance de la population envers son système judiciaire ni du fait que des extrémistes tentent ensuite de prendre la loi en leurs mains » a rajouté le député.
Les critiques ont aussi émané de Kadima, où Yoël Hasson a déclaré « qu’il était dommage que le Conseiller juridique se soit réfugié derrière la loi sèche afin de ne pas trouver de preuves tangibles de la trahison de ces individus ». « En décidant ainsi, Yehouda Weinstein a donné le feu vert à des attitudes très graves comme celles que Zouabi et les autres députés arabes » conclut Hasson.

 

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mordeh'ai - dans Société
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 15:21

Editorial de la semaine du 24/12/2011
Par Marc Femsohn pour Guysen International News -

reçu par e-mail  23 décembre 2011 

 
L'époque des géants politiques est depuis longtemps révolue, mais certains partageaient, au-delà de leurs différences, une vision commune et très dubitative des institutions de ce monde. J'en veux pour preuve le peu d'affection du général De Gaulle et de David Ben Gourion pour l'Organisation des Nations Unies (Onu). L'expression péjorative de "machin" pour qualifier l'Onu n'a été utilisée qu'une seule fois par le président français, en septembre 1960, à propos du Congo.

Mais Ben Gourion avait nettement précédé le "grand Charles", car il parlait déjà de או"ם שמום (Oum shmoum) lors de la réunion du Conseil des ministres du 29 mars 1955 au cours de laquelle le vieux Lion prononça également une autre phrase célèbre : "peu importe ce que diront les Gentils, ce qui compte, c'est ce que feront les Juifs".
 Il répondait alors aux craintes de son ministre des Affaires étrangères, Moshé Sharett, sur une réaction de l'Onu, après la décision d'une opération sur Gaza suite à un des innombrables attentats des Palestiniens de Gaza sur le sol israélien.
Comme quoi, rien n'a changé.
Neuf membres du Conseil de Sécurité, dont quatre pays européens (Allemagne, France, Grande Bretagne et Portugal), ont critiqué sévèrement Israël, dans une déclaration conjointe, cette semaine,  à propos des constructions à Jérusalem-est et en Judée-Samarie ainsi que sur les violences consécutives aux actions  de représailles dites "Prix à payer" des ultranationalistes contre des mosquées.
"Le Machin" nous a livré, une fois de plus, la pathétique image de sa décadence.
Pour ce qui est des actions des extrémistes de droite, qui ne sont qu'une poignée, la classe politique et la quasi-totalité de l'opinion publique d'Israël ont condamné ces actes inacceptables (je l'ai fait dans mon édito de la semaine dernière), sachant que ces vandales s'attaquent aussi à des militaires et à des bases de Tsahal et pas seulement à des lieux de culte musulmans. C'est comme si l'Onu condamnait la France pour des actions de quelques autonomistes corses…

Pour ce qui est des constructions, sujet qui mérite au moins un édito à lui tout seul, rappelons qu'il y eut, en 2010, un moratoire, mais qu'il ne fut suivi d'aucun effet dans le processus de paix, bien au contraire, les Palestiniens y voyant un aveu de notre faiblesse. Et ces critiques venant du représentant russe sont un "peu fort de vodka", lorsqu'on connaît les méthodes utilisées par Poutine, ce grand chantre de la démocratie, en Tchétchénie…
Il est vrai qu'il est bien plus facile de rédiger une déclaration commune pour dénoncer Israël que pour condamner "Boucher" Al Assad, un fidèle allié de Moscou, la Russie se dépensant sans compter pour torpiller toute résolution condamnant la Syrie.

Voilà donc le miracle de Hanoukka, tout va bien dans ce monde, celui du "machin" Onu.
Pas de massacres en Syrie, pas de réveil printanier islamiste, pas de nucléaire iranien, il ne se passe rien non plus en Corée du Nord où nous avons droit au "1", après avoir eu le "Il", rien en Tchétchénie, alors là vraiment plus rien, car le Tsar Vladimir a entièrement rasé le pays, sans que personne ne bronche.
En fait, s'il n'y avait pas Israël, ce "petit pays de merde" (ambassadeur de France à Londres, Daniel Bernard, décembre 2001), ce serait le paradis sur terre.

Justement, un petit rappel opportun du député Méir Shitrit (Kadima), mardi, à la Knesset.
"Cette semaine, nous allumons les bougies de Hanoukka. Il y a 2.500 ans, il y avait une puissance mondiale, équivalente à celle des Etats-Unis, qui s'appelait la Grèce, qui voulait "helléniser" les Juifs, condamnant à mort ceux qui s'y opposeraient. Et beaucoup se soumirent, comme lorsque les Etats-Unis s'attaquent à un tout petit pays. Pourtant, un tout petit groupe se dressa, des gens irrationnels, dénués de toute logique, et décida de se battre contre la grande puissance. Et à la surprise de tous, ils partirent en guerre,  réussirent à vaincre les Grecs, à purifier le Temple et à fêter Hanoukka. Et ceux qui ne s'étaient pas soumis aux Grecs restèrent jusqu'à aujourd'hui dans l'Etat d'Israël.

Je pense que le Peuple d'Israël a besoin, nous l'avons constaté à travers les âges, d'un petit groupe de personnes illogiques et irrationnelles, faisant preuve de convictions et de foi transmises par la chaîne des générations.. Nous l'avons vu à l'époque des Maccabées, puis lorsque Ben Gourion fut le "chef des Juifs" en Eretz-Israël et décida d'établir l'Etat d'Israël, en dépit des circonstances, qui sait si on oserait aujourd'hui prendre la même décision. Nous avons toujours besoin d'un petit groupe de personnes ayant le courage, parfois irrationnel de prendre les décisions, de mener et préserver la chaîne juive".
 
La foi du judaïsme et l'idéal sioniste que bon nombre d'entre nous ont accompli, mais pas assez, forment les valeurs de cette chaîne juive qui nous a permis de survivre à nos ennemis à travers les temps, qu'ils soient grecs ou romains, nazis ou communistes, arabes ou perses, et nous survivrons donc aussi au "Machin".
 
Les représentants des pays ayant condamné Israël se sont quittés pour la trêve de Noël. Chacun va retrouver sa famille pour les fêtes de fin d'année, on va se faire des cadeaux, on se prépare aux réveillons de Noël et du Nouvel An. Ils fêteront le "Divin Enfant" qui est né en Judée, oups…en Palestine.
Un repos bien mérité pour ces diplomates consciencieux, exténués après la rédaction de cette déclaration fustigeant Israël.
 
Combien de personnes "Boucher" Al Assad va-t-il assassiner en Syrie pendant les fêtes de fin d'année ?
Allez, on ne va pas embêter les membres du Conseil de Sécurité avec ce "détail", comme dirait le Jean-Marie.
Les lumières sont éteintes, (pendant que les Juifs les allument pour Hanoukka) chut ! l'Onu dort du sommeil du Juste.
 
PEU IMPORTE CE QUE DIRONT LES GENTILS, CE QUI COMPTE, C'EST CE QUE FERONT LES JUIFS
 
   
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mordeh'ai
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 09:24

Par Emmanuel Navon

http://navonsblog.blogspot.com/

21,Décembre 2011

Adapté par Mordeh'aï ©2011 pour le blog malaassot

http://malaassot.over-blog.com/

 

Tom Friedman dans un article récent du New York Times, du 13 Décembre "Newt, Mitt, Bibi et Vladimir" fait deux points:

a. Les prétendus amis d'Israël tels que Newt Gingrich et Mitt Romney sont aveugles ne voyant pas qu'Israël s'enfonce dans l'Age des Ténèbres à cause des politiques folles de Netanyahu et Lieberman,

b. Les voix critiques que Tom Friedman et Gideon Levy ont injustement tancées comme «anti-Israëlienne» quand, en vérité, ces voix sont les seules aujourd'hui qui tentent de sauver Israël de lui-même, hors de la prévoyance et du vrai amour. Il y a aussi un message subliminal dans le titre de l'article de Friedman: l'Axe du Mal du monde est composé des deux leaders Républicains, du Premier ministre d'Israël, et du Président à vie de la Russie.

 

La démarche de Newt Gingrich arguant que les Palestiniens étaient un peuple "inventé" a enflammé l'edito de Friedman.

Friedman dit que cette formule de Gingrich “ est une nouvelle bassesse.” Ainsi pour Friedman exposer la vérité constitue une "bassesse" (pour Hillary Clinton c’est tout simplement «inutile»).

Qu’en est-il exactement, qu’a dit Gingrich? Qu'il n'y a jamais eu un pays souverain appelé “la Palestine,” et que les Arabes qui ont vécu au Sud-est de l'Empire d'Ottomane étaient connus comme Arabes et pas comme “Palestiniens”. Ces deux faits sont indiscutables.

Maintenant,les Palestiniens ont-ils été "inventés" ? Oui,ils l’ont été.

Pendant la domination ottomane du Moyen-Orient (1516-1918), il n'y avait pas de «Palestine», mais des «sandjaks» (c'est-à-dire les divisions administratives): Le sandjak d'Acre, le sandjak de Naplouse, et le sandjak de Jérusalem. Les Arabes qui vivaient dans ces «sandjaks" étaient un groupe décousu de tribus qui avaient peu en commun.Il n'y avait pas de culture "palestinienne", de langue, de religion ou d'identité nationale distincte de celle de l'ensemble de la nation arabe.

 

Le nom «Palestine» est apparu au 20e siècle lorsque la Grande-Bretagne a établi sa domination sur les ruines de l'Empire ottoman (les Britanniques ont ranimé le mot latin "Palestina" inventé par les Romains pour remplacer le nom de «Judée» (avec une allusion aux Philistins, - les ennemis historiques des Juifs). Toutes les personnes vivant dans le mandat britannique étaient "des Palestiniens", y compris les Juifs. The Jerusalem Post que l'on appelait The Palestine Post, ce n'est seulement qu'après l'indépendance d'Israël que l'Orchestre Philharmonique de la Palestine est devenu l'Orchestre de Philharmonique d'Israël.

 

En février 1919,le premier Congrès des Associations musulmanes et chrétiennes s'est réuni pour examiner l'avenir des territoires autrefois gouvernés par l'Empire d'Ottoman. Le Congrès a déclaré : “Nous considérons la Palestine comme partie de la Syrie arabe puisqu'elle n'en a jamais été séparée.” Le Bey Abdul-Hadi Auni chef arabe a dit à la Commission britannique Peel en 1937 : “Il n'y a aucun pays s’appelant Palestine. 'La Palestine' est un terme inventé par les Sionistes. Il n'y a pas de Palestine dans la Bible. Notre pays a été une partie de la Syrie durant des siècles. 'La Palestine' nous est étrangère. Ce sont les Sionistes qui ont introduit ce nom.

” En 1946 Philip Hitti chercheur respecté des arabes a témoigné devant le Comité anglo-américain qu'il n'y avait jamais eu une telle terre nommée "Palestine" dans l'histoire.

 

Le Comité spécial des Nations Unies sur la Palestine (UNSCOP) a écrit dans son rapport de septembre 1947 indiquant que le nationalisme palestinien était un phénomène nouveau. En effet, l’UNSCOP a recommandé la partition du mandat britannique entre un Etat juif et un Etat arabe (et non un «Etat palestinien»). Le porte-parole de l'OLP Ahmad Shuqeiri a dit au Conseil de sécurité en 1956 que la Palestine n'était rien d'autre que la Syrie du sud. Le chef du Département des opérations militaires de l'OLP, Zuheir Muhsein, a déclaré le 31 Mars 1977: "Il n'y a aucune différence entre Jordaniens, Palestiniens, Syriens et Libanais. Nous faisons tous partie d'une même nation. C'est seulement pour des raisons politiques que nous soulignons soigneusement notre identité palestinienne...... Oui, l'existence d'une identité palestinienne distincte ne sert seulement qu'à des fins tactiques. La fondation d'un Etat palestinien est un nouvel outil dans la bataille ininterrompue contre Israël".

 

Le Palestinisme est une réaction au Sionisme. Si le mouvement Sioniste n'avait pas existé, personne n'aurait jamais entendu parler d'un peuple palestinien. En 1925, par exemple, le nouveau Haut-commissaire britannique pour la Palestine, Sir Herbert Plumer, a assisté à une compétition sportive à la fin de laquelle les deux hymnes The God Save the Queen et la Hatikvah ont été joués. Les représentants arabes ont protesté auprès de Plumer à propos de l'hymne national juif. Plumer qui était en faveur d'un statu-quo strict entre Juifs et Arabes, s'est excusé de son faux pas et a promis que la prochaine fois l'hymne arabe serait joué aussi. À ce moment, les chefs arabes ont dû l'admettre: ils n'avaient pas “d'hymne arabe palestinien.” Eh bien, vous feriez mieux de commencer à travailler sur un, leur a dit Plumer.

 

Donc Gingrich a raison. Le fait que dire la vérité au sujet du Moyen-Orient est devenu un acte de pyromane qui tend à démontrer que le terrorisme intellectuel fonctionne effectivement. Mais il va aussi demontrer que les "Gardiens de la Vérité du Moyen-Orient" (comme Tom Friedman, Gideon Levy, Yossi Beilin, et Amira Hass) ont un double langage.

 

Thomas Friedman n'a pas exprimé d'indignation quand Shlomo Sand a publié son livre "L'invention du peuple juif" (pas plus qu’Hillary Clinton n'a protesté qu'il est "inutile" de prétendre que le peuple juif a été inventé). Prétendre que le peuple palestinien a été inventé est "vil" et "inutile", mais revendiquer la même chose à propos des juifs est un acte vieux jeu de courage.

 

Friedman a écrit que les ovations que Netanyahu a obtenu au Congrès américain en mai 2011 «ont été achetées et payées par le lobby pro-israélien» (une accusation dont le Représentant de New Jersey Steve Rothman a demandé des excuses). Mais alors, pourquoi Freidman n'a pas écrit que le boycottage probable auquel Netanyahu aurait fait face à l'université de Wisconsin serait acheté par le lobby saoudien? Pourquoi cette logique ne s'applique seulement qu'à Israël?

 

Si le lobby juif est si fort et si riche, comment se fait-il qu’il n'a pas encore acheté le soutien des campus universitaires d’Amérique? Comme Walt et Mersheimer, Friedman ne peut pas penser à une raison autre que celle de "l'argent juif” pour justifier de la position pro-Israëlienne du Congrès américain. Mais, comme eux, il ne se hasarderait pas à dire que le discours pro-arabe sur les campus américains n’a rien à faire avec les millions de dollars donnés par l'Arabie Saoudite.

 

Seul l'argent juif serait capable de corrompre l'esprit américain.

 

Finalement, Friedman est un hypocrite ou un ignorant (ou les deux).lorsqu'il décrit un Israël plongeant dans le fascisme et la description de la descente aux enfers d'Israël est une alléguation. Dans son article, Friedman ne cite que le New Israel Fund, le Haaretz et le Financial Times comme sources d'information. Avec de telles sources pluralistes, Friedman sait sûrement comment cela se passe en Israël: Gideon Levy cite Thomas Friedman et Thomas Friedman cite Gideon Levy. C'est le cercle vicieux des logiques circulaires.

 

Friedman cite le Financial Times pour accorder du crédit à ses affirmations, mais l'article du ‘Times’ est plein de faits inexacts et d’accusations calomnieuses.

 

Premièrement, il n'y a aucune loi en Israël qui permette aux communautés israéliennes d'exclure des familles arabes.

 Deuxièmement, la “loi du boycott” n'impose pas de pénalités aux Israéliens qui préconisent un boycott de produits de Cisjordanie sous statut juif. La loi permet simplement aux victimes de boycotts de remplir une action civile pour perte économique. La loi n'a rien en commun avec l’arbitrage tel que: un boucher non-kascher de Tel-Aviv, par exemple, peut maintenant intenter un procès à un rabbin demandant le boycott de son magasin.

Troisièmement, en Israël, les juges de la Cour suprême sont nommés par un comité dans lequel le pouvoir judiciaire a un droit de veto. Une des propositions est de permettre à la Knesset d'approuver la nomination de juges à la Cour suprême (“erreur politique!” s'écrie Friedman). En Amérique, les juges de la Cour suprême sont nommés par le président et approuvés par le Congrès, mais ce n'est pas une «erreur politique».

Le but des récentes propositions de réforme de la procédure de nomination des juges est de mettre un terme au système de cooptation de la Cour suprême, qui génère une uniformité idéologique et empêche toute nomination de juges conservateurs à la Cour.

 

Friedman termine son article en affirmant que plus d'un Israélien se demande " qui sommes-nous? " (il le sait, parce que Gideon Yossi et Amira lui ont dit). Je me demande si lui,Tom Friedman se demande parfois qui il est lui-même. Mais j'ai la réponse pour lui: un tartufe hypochondriaque.

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mordeh'ai - dans Point de vue
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 08:08

par Daniel Pipes The Washington Times

 http://fr.danielpipes.org/10438/

iran-reelection-obama Version originale anglaise: Tehran holds Obama re-election wild card

21 décembre 2011

Adaptation française:  Anne-Marie Delcambre de Champvert

 

La fin officielle de la guerre américaine en Irak, le 15 décembre, a renforcé l'Iran voisin en en faisant un facteur majeur imprévisible de l'élection présidentielle américaine de 2012. Faisons d"abord une rétrospective: les mollahs d'Iran ont déjà eu l'occasion d'influer sur la politique américaine, en 1980. La prise de l'ambassade américaine à Téhéran pendant 444 jours a hanté la campagne de réélection du président Jimmy Carter et - grâce à des développements tels que les rubans jaunes, la stratégie de la "roseraie" [« Rose Garden » strategy, la stratégie de la « roseraie » est une stratégie de réélection signifiant rester à la Maison Blanche au lieu de se déplacer dans le pays (NDLT)], une opération de sauvetage qui a échoué, et le programme l'Amérique prise en otage de [la chaîne]ABC –a contribué à sa défaite . L'ayatollah Khomeiny a repoussé les espoirs de Carter d'une libération « la surprise d'octobre » des otages et remué le couteau dans la plaie une dernière fois en les libérant exactement au moment où Ronald Reagan prêtait serment pour être président.

 

Les présidents Jimmy Carter et Barack Obama ont en commun le défi iranien à leur tentatives de réélection. 

 

Aujourd'hui, l'Iran a deux rôles potentiels dans la campagne de réélection d'Obama, comme perturbateur en Irak ou en tant que cible d'attaques américaines. Regardons chacun d'eux: Qui a perdu l'Irak? Bien que le gouvernement de George W. Bush ait signé l'accord sur le statut des Forces armées avec le gouvernement irakien, stipulant que « Toutes les Forces des Etats-Unis se retireront de tout le territoire irakien au plus tard le 31 décembre 2011 », la décision d'Obama contre le maintien d'une force restante en Irak a fait du retrait des troupes son choix et son fardeau. Cela le met en péril: si les choses vont mal en Irak en 2012, c'est lui, non pas Bush, qui en supportera la responsabilité . En d'autres termes le guide suprême de l'Iran, Ali Khamenei, peut faire de la vie d'Obama un enfer.

 

Khamenei a plusieurs options: il peut exercer plus de contrôle sur ces nombreux dirigeants irakiens qui sont des islamistes chiites avec une orientation pro-iranienne, dont certains ont même vécu en exil en Iran. Par exemple, le Premier ministre Nouri al-Maliki se coule [tout à fait] dans ce moule. Les Iraniens peuvent également influer sur la politique irakienne par le biais des services de renseignement du pays, où ils ont déjà considérablement pénétré. Ou ils peuvent déplacer les troupes iraniennes à volonté en Irak, maintenant que des dizaines de milliers de soldats américains ont disparu de la frontière orientale de l'Irak, et s'engager dans les méfaits de leur choix. Enfin, ils peuvent utiliser des mandataires comme Moqtada al-Sadr ou envoyer des agents terroristes.

 

En 1980, les Iraniens ont manipulé le processus politique américain avec des otages; en 2012, l'Irak est leur jouet. Si les dirigeants iraniens décident de faire des difficultés avant le 6 novembre, le candidat républicain pourra reprocher à Obama de "perdre l'Irak." Compte tenu de la longue opposition d'Obama à la guerre, cela fera mal.(D'un autre côté, les Iraniens peuvent changer d'idée et mettre à exécution leur menace de fermer le détroit d'Ormuz pour mettre en péril les 17 pour cent du pétrole mondial qui passent par cette voie d'eau, créant ainsi une instabilité économique mondiale.)


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L' Ayatollah Khomeiny (antérieurement) et l'ayatollah Khamenei avec pour tous deux la possibilité d'influencer les élections présidentielles américaines.

 

 Les mollahs ont choisi de nuire à un Démocrate affaibli en 1980 et pourraient le faire à nouveau ; ou bien ils pourraient décider qu'Obama est mieux pour eux et s'abstenir. Le point d'interrogation, c'est que le retrait des troupes présente des options supplémentaires. Obama pourrait bien se repentir de ne pas les avoir gardées là jusqu'au lendemain des élections, ce qui lui permettrait de prétendre de manière plausible, "J'ai fait de mon mieux."

 

Bombarder les armes nucléaires iraniennes? Il y a près de deux ans, quand Obama jouissait encore d'une faible popularité parmi les Américains de + 3 %, j'ai suggéré qu' une frappe des U.S.A contre des installations nucléaires iraniennes « serait l'envoi de la première année irresponsable d'Obama aux oubliettes et transformerait la scène politique intérieure» à son avantage. Avec une seule action, il pourrait à la fois protéger les Etats-Unis d'un ennemi dangereux et remanier la lutte pour l'élection. «Ce serait mettre de côté l'assistance médicale, inviter les Républicains à travailler avec les Démocrates, faire hurler les militants politiques actifs sur internet , inciter les indépendants à se réexaminer, et faire tomber les conservateurs en pâmoison. »

 

Comme la popularité d'Obama est tombée à -4,4% et que les élections arrivent dans moins d'un an, son incitation à bombarder l'Iran a considérablement augmenté, une question discutée publiquement par une gamme de personnages hauts en couleur, à la fois Américains ( Sarah Palin, Pat Buchanan, Dick Cheney, Ron Paul, Elliott Abrams, George Friedman, David Broder, Donald Trump) et non Américains (Mahmoud Ahmadinejad, Fidel Castro). Le système de santé publique, l'emploi et la dette offrent au président peu de consolation, la gauche est déçue, et le vote indépendant est à gagner. Les escarmouches actuelles sur les sanctions et les drones [les avions espions sans pilote] pourraient être simplement une façon de détourner l'attention; une attaque contre les installations iraniennes aurait probablement lieu dans la première moitié de 2012, pas trop clairement près des élections américaines.

 

En conclusion: Khamenei et Obama peuvent se causer mutuellement des ennuis. S'ils le faisaient, l'Iran et l'Irak joueraient un rôle démesuré dans l'élection présidentielle, en continuant à jouer leur unique rôle qui dure depuis trente ans , celui de « tar babies » [du nom de ces poupées collantes qui symbolisent] les situations épineuses de la politique américaine.

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mordeh'ai - dans Politique
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 22:23

Par Arié Lévy

http://www.geopolitiquebiblique.com/

22/12/2011

 

Volte face brutale de l’administration Obama. Léon Panetta, le Secrétaire à la Défense, ancien patron de la CIA, interviewé  par la chaîne CBS le 20 Décembre déclare : Nous partageons avec Israël la même vision. Les Etats-Unis refusent que l’Iran se dote de l’arme nucléaire. C’est pour nous une ligne rouge, et, il en est de même pour les Israéliens. Si nous devons nous en occuper, nous le ferons. (« we share the same common concern. The United States does not want Iran to develop a nuclear weapon. That’s a red line for us and that’s a red line, obviously, for the Israelis. If we have to do it we will deal with it”).

 

Cette déclaration est confortée le lendemain par le Général  Martin Dempsey qui déclare au même CBS que l’Iran joue à un jeu dangereux qui peut embraser  tout le Moyen-Orient et que l’option militaire est aujourd’hui d’actualité

Ces déclarations  signifient clairement que, d’une part  les Etats Unis n’accepteront en aucune façon que l’Iran se dote de l’arme nucléaire et agiront de sorte à ce que cela n’arrive pas,  et d’autre part, cela implique une action concentrée entre l’Amérique et Israël.

 

Ce changement de stratégie et de ton peuvent s’expliquer par la vexation des Américains d’avoir perdu le contrôle de leur drone, par la peur de voir les Iraniens fermer le détroit d’Ormuz, ce qui ne manquera pas de précipiter le cours du pétrole vers des sommets inacceptables par les Américains (bien que les Etats-Unis n’importent qu’un infime partie de leur pétrole du Golfe, mais les cours sont les cours), par la crainte de voir les Etats de la région se doter à leur tour de l’arme nucléaire, par les pressions de l’Arabie saoudite sur les Etats-Unis et, surtout, à mon sens, par la prise de conscience –  tardive – d’Obama.  Mais, mieux vaut tard que jamais, et tout le monde a le droit de faire téchouva. (revenir à dieu ou à la raison)

 

Mais, si les Américains sont durs de la comprenette, les Européens eux sont carrément aveugles. La Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et le Portugal, membres du Conseil de sécurité de l’ONU, ont condamné ce  mardi la décision d’Israël de publier des appels d’offres pour la construction de logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie. Ces quatre pays se disent consternés par ces développements entièrement négatifs et demandent également à Israël que cessent les attaques de colons visant les Palestiniens. Ils feraient mieux d’être consternés par  le massacre systématique par Assad le boucher de son peuple ou, par la menace iranienne. Non, ce qui les préoccupe, c’est ces sauvages « colons » israéliens. Il faudrait tout de même que quelqu’un leur explique qu’Israël est un Etat de droit et, que les colons seront condamnés comme il se doit par les juridictions compétentes.

 

Quant à Sarkozy, pour grappiller quelques voix, en l’occurrence celles des 450.000 Franco-Arméniens, il n’hésite pas à contraindre l’Assemblé nationale à voter une Loi imbécile sur le génocide arménien, au moment où la Turquie, acteur majeur dans l’opposition à Assad,  connait des moments difficiles et, une lutte de succession larvée suite aux rumeurs de maladie d’Erdogan.

 

Mais à la limite, je me fous de ces péripéties et de ces pitreries, ce qui m’importe c’est le risque encouru par Israël, si, l’Iran, se sentant menacé, se mettait à faire pleuvoir ses missiles sur Tel-Aviv, comme promis par Ahmadinejad. Les estimations de pertes civiles circulent déjà sous le manteau. Quelques centaines pour les optimistes – dont Ehoud Barak -; bien d’avantage pour les autres.

 

Faut-il apprendre à vivre avec un Iran doté de l’arme nucléaire, capable des pires chantages ou, qui plus est, de graves catastrophes ou, agir préventivement au risque de centaines ou milliers de morts en Israël. C’est ça la question.

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mordeh'ai - dans Politique
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 08:05

 Par Serge Golan,

http://www.hamodia.fr/


Ils partent à la conquête des collines de Judée-Samarie, ne craignant ni les Arabes, ni des conditions de vie très rustiques. Les jeunes des collines se considèrent comme des pionniers. Mais la politique du « tag me’hir » (le prix à payer) que certains font payer aux Palestiniens ou à l’armée, provoque l’inquiétude des autorités israéliennes. Hamodia est allé à leur rencontre.

Avant de devenir roi d’Israël, le jeune David menait son troupeau sur ses mêmes collines rocailleuses battues par le vent. Le récit biblique suffit à Eytan Ben Zeev, 19 ans : c’est son cadastre et sa feuille de route. « L’Éternel a promis cette terre à Abraham et sa descendance. Et ça personne n’y peut rien. Même le pire de nos ennemis… », explique le berger occupé à soigner ses moutons. Jusqu’à présent, dans le monde de Eytan, les choses étaient claires et les ennemis bien identifiés : la communauté internationale qui conteste la présence juive en Judée-Samarie et les habitants des villages palestiniens de la vallée de Shilo où il vit. Un voisinage marqué par la menace terroriste et émaillée d’échanges de coups sur fond entre bergers pour un pâturage contesté.
Mais depuis que la police a débarqué en pleine nuit pour l’expulser, lui et sa femme, de leur maison construite sur une colline isolée à proximité de l’avant-poste d’Esh Kosesh, Eytan Ben Zeev s’interroge. Obstiné, il avait alors rebâti sa maison, pour, quelques semaines plus tard, la voir raser à nouveau. Aujourd’hui, Eytan ne range plus l’État d’Israël et ses représentants parmi ses amis. Mais de là à les considérer comme des ennemis ?
La question s’est posée la semaine dernière avec une acuité nouvelle après les échauffourées qui ont opposé jeunes juifs des collines et militaires israéliens à Ramat Guilad, un avant poste de Samarie. Dans la nuit de lundi à mardi des centaines de jeunes gens s’étaient rassemblés là, pour empêcher la destruction annoncée d’habitations construites sans permis. Et lorsque plusieurs véhicules d’un convoi mixte armée-police sont arrivés sur place, la situation a dégénéré. Certains jeunes ont lancé des pierres et l’un d’eux s’est même approché de la jeep du commandant de la région militaire d’Éphraïm, le colonel Ran Kahana, il a ouvert la portière et lancé un bloc sur l’officier le blessant légèrement. La scène s’est d’ailleurs reproduite peu après avec la jeep du commandant en second de la région, le lieutenant-colonel Tzour Herpaz qui est petit-fils de rescapé de la Shoah et qui s’est fait traiter de nazi par son agresseur juif. Parallèlement une vingtaine de jeunes ont pris d’assaut la base de la région d’Éphraïm, brûlant des pneus et lançant de la peinture. Et le lendemain, deux mosquées désaffectées étaient vandalisées et sur leurs murs on pouvait retrouver l’inscription « Tag Mé’hir ».
Ces incidents ont provoqué une émotion considérable en Israël, plaçant les « jeunes des collines » sous le feu des projecteurs. S’en prendre physiquement à un officier de Tsahal, représente en effet, pour la majorité de la société israélienne, le franchissement d’une ligne rouge. Les condamnations ont été très vives, allant des rabbins de Judée-Samarie rappelant l’interdiction de lever la main sur l’armée, à l’ancien ministre travailliste Fouad Ben Éliézer, regrettant publiquement que les militaires « n’aient pas ouvert le feu » sur les manifestants juifs. Jusqu’au Premier ministre qui a prononcé des mots très durs : « Nous ne laisserons pas les émeutiers attiser une guerre de religion avec nos voisins. Nous ne les laisserons pas profaner des mosquées, nous ne les laisserons attenter ni aux Juifs ni aux Arabes. Nous les arrêterons, nous les éloignerons et nous les jugerons. Il n'y aura ni remises ni allègements. La loi est la loi. La justice c'est la justice. L'atteinte à des soldats de Tsahal est des plus graves ».

La politique du « tag me’hir »
Mais l’inquiétude des autorités israéliennes face à la violence d’une partie radicale des jeunes militants des implantations de Judée-Samarie ne date pas des incidents de Ramat Guilad. Depuis quelques mois, une vague de vandalisme frappe en effet Israël, des deux côtés de la Ligne verte. Destinées à répondre aux destructions d’avant-postes illégaux, ces violences font partie de la politique du tag mé’hir (le « prix à payer »), un slogan dont leurs auteurs signent systématiquement leurs actions. Elles visent principalement les mosquées, mais les Juifs ne sont pas épargnés. Les dirigeants des mouvements d’extrême gauche comme Chalom A’hchav sont ainsi régulièrement menacés et les officiers coupables d’avoir dirigé des évacuations sont harcelés jusque devant leur maison.
Les jeunes des collines ne sont pourtant pas nombreux - une centaine d’activistes très violents et un gros millier de sympathisants, auxquels viennent s’agréger des adolescents venus de tout le pays lorsqu’il s’agit de manifester. Mais en mobilisant les autorités, ils ont atteint leur objectif : les convaincre que chaque attentat anti-israélien, chaque destruction de maison juive en Judée-Samarie, entraînera des représailles contre les Palestiniens et des échauffourées avec l’armée.
Alex Ovstroski était l’une des figures charismatiques du mouvement des jeunes des collines : « Tout est question de rapport de force et pour l’instant. Si pour éliminer un terroriste potentiel, il faut buter 10 000 Arabes, je suis prêt. Si pour empêcher une évacuation, il faut faire passer un sale quart d’heure à des soldats », nous expliquait-il lorsque nous l’avions rencontré chez lui, à Éli. Depuis, Alex dort en prison, arrêté par le Shin-Beth qui l’accuse de s’être introduit en septembre dans une base militaire de Binyamin pour la vandaliser. Il est vrai que ce laïc monté en Israël à l’âge de cinq ans de Biélorussie, était tout en haut de la liste des suspects : les services de sécurité l’avaient déjà interpelé à de nombreuses reprises pour sa participation présumée à des descentes musclées dans des villages arabes, des arrachages d’oliviers ou des jets de pierre sur des voitures palestiniennes. « Nos adversaires doivent être convaincus que la vie et la tranquillité d’un Juif valent cher. S’ils s’y opposent, ils en paieront le prix », disait-il encore.

Le traumatisme du Goush Katif
Dans un récent rapport interne, le Shin-Beth s’inquiétait d’une possible dérive terroriste des jeunes des collines. Un amalgame refusé, cette semaine, par Binyamin Nétanyaou qui a repoussé les demandes de les qualifier de groupe terroriste, et aurait permis d’appliquer contre eux des mesures policières et judiciaires d’exception. Il est vrai que, malgré leur provocation, ces jeunes n’ont jamais tenté d’attenter à une vie humaine, juive ou arabe.
Reste qu’une partie de ces jeunes Juifs radicaux semble désormais incontrôlable, rejetant les appels au calme des rabbins et des représentants des habitants juifs qu’ils considèrent comme des « collabos ». Pour compliquer la chose, cette jeunesse qui a grandi dans les colonies classiques ne rentre dans aucune catégorie connue. Aux hippies, ils ont cependant emprunté le retour à la nature, le rejet du confort bourgeois et du consumérisme. Quant à cette volonté de ne pas céder un pouce de terrain, elle remonte au démantèlement du Goush Katif, en août 2005 et au choix de ses habitants de ne pas s’opposer par la force à la décision d’Ariel Sharon. Le traumatisme est encore à vif, mais la leçon a été retenue : face au gouvernement de Jérusalem, la résignation ne paie pas.

« La majorité d’entre eux avaient une petite dizaine d’années lors de l’expulsion du Goush. Ils sont donc entrés dans l’adolescence avec ce traumatisme : des Juifs étaient sortis de force de leur maison par des soldats de Tsahal », explique Akiva Novick, journaliste au Yédiot A'haronot. Lui-même élevé dans l’implantation d’Ofra, ce reporter à peine plus âgé qu’eux note une « dérive » chez ces jeunes radicaux. Elle est religieuse. « Dans leur immense majorité, ils n’étudient pas et ont quitté très tôt la yéchiva. Ils justifient leurs actions par la Torah, mais en invoquant sans cesse Eretz Israël, ils oublient totalement la ahavat Israël, l’amour du prochain ».
Mais se focaliser sur la partie de la faction la plus violente des jeunes des collines, c’est passer à côté d’une réalité : leur idéologie est inébranlable. C’est elle qui leur permet d’affronter les rigueurs de l’hiver dans les collines de Samarie, sans eaux et sans électricité, sous la menace constante de voir la police détruire leurs fragiles abris.

 

« Nous peuplons la terre d’Israël », rappelle Téhila, une jeune fille du « garin » de Ramat Migron. « À chaque étape du retour du peuple juif chez lui, les pionniers sont traités d’extrémistes. Et puis on s’aperçoit qu’ils avaient raison d’insister. Vous verrez : la prochaine génération ira encore plus loin ». Si la poignée d’Amants de Sion qui en 1882 avaient fondé Richon Lé-Tsion, la première implantation juive en Palestine, pouvaient répondre à Téhila, que diraient-ils ?

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mordeh'ai - dans Société
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 07:40

Par Daniel Haïk,

Hamodia No 198

21 décembre 2011

 

Au sein de l’état major, on se défend qu’il s’agisse là d’une réaction de cause à effet. Mais au sein de la direction du conseil de Yécha, on ne peut s’empêcher de faire le lien : moins de 48 heures après les événements violents près de l’avant poste de Ramat Guilad et à l’entrée de la base militaire de la région d’Éphraïm, le chef d’état-major de Tsahal a annoncé la nomination du général Nitsan Alon au poste de commandant en chef de la région centre, la région qui englobe précisément la Judée et la Samarie.

Or pour ceux qui l’auraient oublié, le général Nitsan Alon est depuis plusieurs années la « bête noire » des habitants juifs, pas seulement les « jeunes des collines », mais aussi ceux qui appartiennent au mainstream modéré. Et pour cause : il y a encore trois mois Nitsan Alon était le commandant de la région militaire de Judée et Samarie et à ce poste, il avait multiplié les accrochages verbaux avec la direction des localités juives.

Le jour de son départ, Nitsan Alon avait même suscité la polémique en qualifiant les actes signés « Tag Mé'hir » d’actes terroristes. Dans son discours d’adieu, il avait mis en garde contre les « franges extrémistes, mais de moins en moins marginales » que représentent ces jeunes. De facto, pour beaucoup d’habitants juifs, Nitsan Alon est assimilé à un extrémiste de gauche et ceux-ci rappellent que son épouse est une activiste dans le mouvement féminin « Ma’hsom Watch » dont les membres passent leur temps à contrôler la « moralité » des soldats israéliens stationnés aux barrages.

Pour le conseil de Yécha, cette nomination n’est rien d’autre « qu’une déclaration de guerre » contre la population juive des Territoires. Et la correspondante militaire de Kol Israël, Carmela Ménaché l’a reconnu : « Au sein de l’état-major ont a voulu faire passer, à travers cette nomination, un message de fermeté aux habitants de Judée Samarie et en particulier aux groupes les plus radicaux parmi eux. À savoir : Tsahal ne tolèrera pas la poursuite des agressions contre ses soldats ni même les infiltrations de militants de la droite radicale dans les bases militaires…

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mordeh'ai - dans Société
20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 17:56

Freddy Eytan

http://www.jcpa-lecape.org/

19/12/2011

 

Voilà déjà un an que les médias occidentaux annonçaient venir le « printemps arabe » et depuis lors, tous rabâchent ce terme magique sans pouvoir apporter des preuves tangibles sur le terrain. Il faut reconnaître que la situation dans notre région est désormais embrouillée et vise la catastrophe : l’Egypte plonge dans un enchevêtrement irréversible et en Syrie le régime d'Assad est délégitimé, ses massacres et ses actes de barbarie figurent dans le menu macabre quotidien. Le Liban s'est transformé en bastion du chiisme, la Libye est déchirée par une sale guerre tribale, et seule la Tunisie semble entamer un nouveau processus de démocratie et prouve une certaine modération et du pragmatisme.

 

Jamais dans l’histoire du Moyen Orient des changements ont été si graves, en si peu de temps les révoltes et les turbulences ont réussit à bouleverser de nombreux régimes, les mains changent et les visages aussi!

 

Dans la profonde tourmente, seul l’Etat juif demeure un îlot démocratique stable et solide. Ce n’est pas une banalité ni un cliché mais une réalité vivace que nous devrions le dire et le redire à nos interlocuteurs avec fermeté et fierté.

 

Dans ce contexte incertain et face aux menaces réelles, les mois à venir de l'année 2012 ne seront sans doute pas une partie de plaisir. Ceux qui affirment avec conviction que le moment est venu de négocier avec nos ennemis et de signer de nouveaux traités de paix avec les « islamistes modérés » se trompent profondément et se bercent d’illusions. Ceux qui imaginent avec un romantisme aveugle que les Frères musulmans, le Hamas ou les Salafistes seront prêts à reconnaître l’existence de l’Etat juif ne sont que des naïfs. L'idéologie religieuse qui demeure la raison d’être des islamistes ne changera pas demain! Le culte s'est plutôt renforcé et radicalisé. En raison de la misère et du chômage, il s'est profondément ancré dans les mosquées, dans les cœurs et les mœurs des peuples, et il sera sans doute omniprésent dans le temps et dans l'espace.

 

Israël a toujours rêvé d'un Proche-Orient pacifiste nourri de coexistence et d'un marché libre et ouvert à tous mais il vit ces moments historiques dans les capitales arabes avec inquiétude et angoisse. Notre gouvernement doit être vigilant et devrait attendre des jours meilleurs pour pouvoir se lancer une fois de plus dans une aventure de paix et rendre si nécessaire de nouveaux territoires. Nous avons fondé tant d'espoir dans les traités de paix que notre déception est si profonde. Il serait irresponsable et dangereux de faire des concessions à des leaders arabes dont leur avenir est incertain et leur régime instable. Toutefois, il est important de ne pas refuser le dialogue avec tous ceux qui souhaitent du moins, nous écouter et nous entendre; à mettre un terme définitif à la belligérance et à la haine, et à accepter sans aucune condition préalable notre existence dans des frontières sures et défendables!

 

La doctrine américaine selon laquelle des dictatures doivent être balayées et remplacées par des régimes démocratiques n’est pas réalisable dans un monde arabe dominé par des courants islamistes et des tribus archaïques et fanatiques. Le départ des soldats américains d’Irak prouve ô combien grande est la lassitude et l'indifférence des Etats-Unis dans cette région du monde. Ce retrait est intervenu après 9 années de combats sanglants dont cent mille irakiens et 4500 soldats américains ont trouvé la mort. Le départ des troupes occidentales laissera le champ libre aux Iraniens et activera les actions terroristes. Le pays du Tigre et de l'Euphrate sera tôt ou tard divisé et partagé selon les différentes ethnies ; sunnites, druzes, kurdes et chiites. L’éclatement de l’Irak provoquera des retombés sur la Jordanie et la Syrie et menacera notre frontière Est et Nord. Déjà au Sud, la péninsule du Sinaï s'est transformée en plaque tournante du terrorisme internationale. Sur le plan stratégique nous reculons de plusieurs décennies et nous risquons de se retrouver dans la même situation géopolitique qu'avant la guerre des Six Jours de 1967.

 

Le tableau que nous brossons n’est pas pessimiste mais réel ! Depuis la fondation de notre Etat nous vivons dans une région folle et instable. Nous avons réussi jusqu’à ce jour à gagner toutes les guerres en payant un prix lourd et douloureux. Nous sommes toujours prêts à faire des sacrifices mais à la seule condition qu’une paix sincère et viable s’installe. Hélas, la paix n'est pas pour demain et selon tous les observateurs éclairés elle ne s'établira pas en 2012 ni dans les prochaines années à venir! Cessons donc de se bercer d’illusion romantique! Agissons avant tout dans notre propre intérêt et pour le bonheur et le bien être des Israéliens et du peuple juif en diaspora ! Bâtissons notre pays, consolidons nos rangs dans la dignité et l'égalité et offrant aux générations futures un Etat fort militairement, économiquement et spirituellement!

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mordeh'ai - dans Tribune libre
20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 07:37

Bulletin du 19 Décembre2011

d' Yisrael Medad* pour Israel Hayom

http://www.israelhayom.com/site/newsletter_opinion.php?id=1037

Adapté par Mordeh’aï © 2011 pour le blog malaassot

http://malaassot.over-blog.com/

 

La question de la légalité des communautés juives en Judée et en Samarie est devenue un thème de la campagne présidentielle américaine. Tout récemment, Wolf Blitzer, ancien correspondant de Al Hamichmar, pressait Rick Perry dans une interview à CNN, en lui demandant: " Depuis 1967, chaque président américain, démocrate et républicain, a dit que la 'colonisation israélienne' des territoires ‘occupés’, de Cisjordanie, était illégalle en vertu du droit international. Voulez-vous continuer cette action? "

 

Perry a répondu: «Non je ne le ferais pas. Je considère,de mon point de vue, les 'colonies israéliennes' comme étant légales, et je les soutiens ... les Israéliens sont clairement sur la terre d'Israël qu'ils ont âprement disputé et obtenu de garder, absolument ».

En Novembre, Rick Santorum, un autre prétendant républicain, à qui on a demandé si Israël doit démanteler ses 'colonies',il a insisté disant que les 'territoires' étaient " une partie intégrante d'Israël." Il les a comparé aux états du Nouveau Mexique et du Texas dans le cadre des Etats-Unis et a demandé à son interlocuteur, "Faut-il rendre le Texas au Mexique?" L'intervieweur contré, répliqua " Eh bien, je ne pense pas que vous devriez reconnaître les annexions récentes ", ce à quoi Santorum rétorqua: « Oh, alors ça dépend si c'est récent ou pas? ... L'essentiel est que tout le pays soit légitimement israélien. Et ils ont le droit de tout faire dans leur pays, tout comme nous avons le droit de tout faire dans le notre ... toutes les personnes qui vivent en Cisjordanie sont des Israéliens, ils ne sont pas Palestiniens. Il n'y a pas de Palestine, ce sont des terres d'Israël ».

 

Les racines de ce litigieux mensonge né de l'ancien président américain Jimmy Carter, qui a prétendu que, "le Premier ministre [Menahem] Begin a finalement reconnu l’applicabilité de la Résolution 242 du Conseil de Sécurité de l'ONU dans tous ses chapitres", comme Carter l'écrit, dans le Washington Post du 22 novembre 2000, où il a lié cela à la question du renforcement des communautés juives "en territoire occupé."

 

En fait, l'administration Carter a été l’initiatrice de la terminologie  «illégalité». Il y avait Herbert Hansell, conseiller juridique du Département d'Etat, qui déclarait que les communautés "violent le droit international", marquant un renversement de l'approche adoptée par toutes les administrations précédentes. Après Carter, toutefois, le président Ronald Reagan a rétabli l'approche traditionnelle, en déclarant le 2 février 1981, que les communautés ne sont «pas illégales». Il ne les a pas critiqué pour des raisons politiques. Même le Secrétaire d'Etat de Carter, Cyrus Vance, a déclaré le 29 Juillet 1977, que "c'est une question ouverte quant à savoir a qui revient la Cisjordanie".

Carter, bien sûr, ne pardonnera pas la résistance de Begin de se plier à sa volonté sur ce sujet.

 

Comme chercheur et auteur William B.Quandt note assez clairement à la page 246 de son livre, Camp David: Rétablissement de la paix et la politique , (Brookings, 1986)

 Begin a rejeté l'interprétation de Carter de la Résolution 242 et sa pertinence pour des portions de la patrie historique du peuple juif en Judée, Samarie et Gaza.

Juste après la signature des « Accords de Camp David », le 20 septembre 1978, Begin a déclaré que le préambule 242 de " l'inadmissibilité de l'acquisition de territoire par la guerre " était inacceptable. Il a estimé que la Guerre des Six Jours de 1967 avait été une guerre " de légitime défense, pour sauver une nation encerclée, attaquée et menacée d'anéantissement."  Il a ajouté, « Nous avons refusé. Au nom du peuple d'Israël, au nom du peuple juif, au nom de la simple justice et de la dignité humaine, avant tout au nom de la vérité, nous avons refusé de donner notre signature pour ces mots ».

 

La résolution nécessaire pour rendre clair que la Judée et la Samarie, ainsi que la bande de Gaza, ont fait partie du territoire où les Juifs avaient le droit du «règlement proche», comme la Société des Nations en avait décidé par le droit international. Le Mandat britannique avait donné une reconnaissance "pour le lien historique du peuple juif avec la Palestine."  Cette histoire, dont l'histoire récente, ne peut pas être séparée de la Judée, de la Samarie et de Gaza.

Ce fut seulement en 1929 qu'une violente campagne de nettoyage ethnique par les Arabes a forcé les juifs de quitter leurs maisons à Hébron, Naplouse et Gaza, qui sera suivie, de même, en 1948 par les expulsions des Juifs de Jérusalem, du Goush Etzion, du kibboutz Beit Haarava, Neve Yaakov et Atatrot.

 

Bien que n'étant pas membre de la Société des Nations, les Etats-Unis avaient accepté les conditions du mandat et son applicabilité territoriale dans une résolution conjointe des deux Chambres du Congrès le 30 Juin 1922. La résolution a été signé le 21 septembre 1922, par Warren G. Harding le président de l'époque, et a encore été soutenu par la Convention anglo-américaine, un traité signé par les gouvernements américain et britannique en 1924, stipulant que les Etats-Unis avaient entièrement accepté le mandat sur la Palestine.

 

Perry, Santorum et d'autres n’ont pas fait de nouvelles déclarations,  ils n'ont fait que répèter la traditionnelle politique diplomatique américaine: les Juifs ont un droit de résider en Judée et en Samarie et à construire leurs maisons là-bas.

 

* Yisrael Medad réside à Shiloh et est un porte-parole du Conseil de Yesha.

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mordeh'ai - dans Tribune libre
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 15:01

Edito d'Isi Leibler pour Israel Hayom

http://www.israelhayom.com/site/newsletter_opinion.php?id=1026

16 Décembre, 2011

 Adapté par Mordeh’aï pour le blog malaassot © 2011

http://malaassot.over-blog.com/

 

Le tapage fait autour d’un article récent du New York Times de Thomas Friedman démontre et accentue l'hostilité du journal envers Israël.

Aujourd'hui, ce ne serait pas une exagération de déclarer que la politique éditoriale du NYT envers l'état juif est pratiquement identique à la flagrante "hostilité" anti-israélienne encouragée par le Guardian au Royaume-Uni ou la BBC.

  

Heureusement, la plus large opinion publique américaine n'a jamais été plus favorable à l'état juif qu'aujourd'hui. Les seules exceptions sont les libéraux, dont certains sont devenus de plus en plus désabusés par Israël et ont maintenant tendance à s'identifier à leurs homologues européens et leur parti pris excessif à l'encontre d'Israël. Cela se manifeste sur les campus américains et dans une certaine mesure dans les secteurs d'extrême-gauche du Parti démocrate. Elle représente la source des tensions qui ont évolué entre Israël et les Etats-Unis après l'élection de Barack Obama.

  

Un des principaux facteurs qui a contribué à long terme à l'érosion du soutien libéral peut être attribué à l'augmentation de l'hostilité haineuse contre Israël affichée dans les pages du New York Times. Cette tendance a culminé avec l'élection de Benjamin Netanyahu, qui a été soumis à un barrage constant et sans précédent de féroces condamnations personnelles et politiques de ses éditoriaux et de ses principaux chroniqueurs.

  

En dépit de la propriété juive, à travers son histoire, Le New York Times affichait rarement l'affection ou la sensibilité envers les questions juives. Dès 1929, pendant les émeutes arabes en Palestine, le correspondant local, Joseph Levy,  se vantait d'être un commis anti-sioniste.

Il est amplement prouvé que pendant l'Holocauste, les nouvelles du massacre des Juifs ont été reléguées aux dernières pages des journaux dans le lâche souci que le sort des Juifs pouvait renforcer prétenduement l’accusation antisémite que la guerre contre les nazis était une guerre juive.

  

Depuis la création d'Israël, on pourrait dire que le NYT était "assez objectif". Mais à partir de 1967, il a évolué dans une critique acerbe. Cependant, il me semble que depuis l'élection de Netanyahu, les rédacteurs ont entrepris avec détermination une campagne d’attaques tout-azimut pour saper et démoniser le gouvernement israélien en fournissant invariablement aux Palestiniens un libre sauf-conduit.

  

Un flux constant d'éditoriaux a fustigé Israël, pour l'impasse disproportionnée des pourparlers, et attaqué impitoyablement le gouvernement. Il continue "de mettre la plus grande responsabilité” pour l'échec de négociations de paix sur le dos de Netanyahu "qui utilise n'importe quelle excuse pour contrarier les efforts de paix" et "refuse d'accepter n'importe quel compromis sérieux pour la paix."

  

Ses chroniqueurs et ses collaborateurs éditorialistes d’Opinion ont fait de même. Pour un journal prétendant fournir des opinions diverses, je crois qu'il a rarement publié des points de vue divergents de ses éditoriaux et de ses pages internes, qui ne critiquent seulement que le gouvernement israélien. Une exception notable a été faite pour le Député du Likud Danny Danon, à qui le New York Times a offert une page entière dans laquelle il a pu exprimé un point de vue qui était loin d’un gouvernement dit de droite et qui s'est simplement élevé contre l’effort véhiculant une position plus dure et plus lointaine que la réalité visant à discréditer le gouvernement.

  

Ses principaux chroniqueurs Thomas Friedman, Roger Cohen (tous deux Juifs) et Nicolas Kristof ont mené la charge en fustigeant Israël nullement intimidé par l'exaltation du printemps arabe.

  

Dans un article récent, Kristof a décrit un dîner avec un groupe d’avertis sur les activistes des Frères musulmans. Kristof approbateur, leur a indiqué, en prétendant que leur soutien était fort "pour la même raison que les Allemands soutiennent des démocrates chrétiens ou que les Sudistes préfèrent les conservateurs chrétiens.” Il a dit aussi que "les musulmans conservateurs  exigent que les Frères musulmans ne soient pas plus discriminés que les pieux chrétiens – et qu’ils soient des partenaires fantastiques pour l'Ouest."

  

Kristof a conclu, " Il est raisonnable de s'inquiéter. Mais n'exagérons pas … Nos peurs reflètent souvent nos propres démons psychiques.”

Kristof n'a pas rencontré le Cheik Yusuf al Kardawi, chef religieux des Frères musulmans, le plus puissant de l'organisation, un violent antisémite qui soutient le meurtre de Juifs.

 

Roger Cohen est un autre chroniqueur régulier dont l'hostilité non dissimulée envers Israël l'a mené à condamner " l'obsession de l'état juif de l’épouventail nucléaire iranien " et fait l’éloge du Premier ministre antisémite Recep Tayyip Erdogan de Turquie tout en condamnant Israël pour ne pas s'excuser auprès des Turcs sur l'incident de la flottille du Mavi Marmara.

 

Pratiquement toutes les dernières Opinions publiées récemment ont été hostiles à Israel. Le mois dernier, le NYT a publié un article qui tout au long de son développement l'a passé à contester la position d'Israël sur les droits des homosexuels. En mai, le Président de l’AP Mahmoud Abbas a publié un édito accusant faussement Israël d’avoir lancé la guerre de 1948 afin d'expulser les Arabes palestiniens et contraindre les armées arabes à intervenir. Initialement,le NYT avait refusé de publier le Rapport Goldstone, sur le retrait d'apartheid et de charges de crimes de guerre contre Israël, ne le faisant seulement que quelques mois plus tard après qu'il eut paru dans le Washington Post..

 

Mais c'est l’édito le plus récent de Thomas Friedman qui est le plus scandaleux.

 

De sa façon unique et arrogante, Friedman écrit les éditoriaux, dans le New York Times au cours des dernières années ils ont fustigé Netanyahou, qui à mon avis, prouvent aussi sa détestation d'Israël alléguant que ce pays avait le gouvernement le plus diplomatiquement inepte et outrageusement incompétent de toute son histoire.

Il a accusé également Netanyahu d’avoir choisi de protéger le Pharaon plutôt que de soutenir Barack Obama qui a aidé à "la démocratisation" de l'Egypte.

 

Il est même allé jusqu'à dire que Netanyahu était "sur la route de devenir le Hosni Mubarak du processus de paix."

 

En février dernier, ayant été sur la Place Tahrir, Friedman exultait que "le peuple" avait atteint "la liberté" et s'était dirigé vers la démocratie. Il a rejeté les préoccupations que les Frères musulmans deviendraient le parti dominant.

 

Dans son dernier édito il a condamné largement tous les aspects de la société israélienne, citant même Gideon Levy, le correspondant du journal de gauche Ha'aretz, que beaucoup d'Israéliens considèrent comme un des alliés de la campagne palestinienne contre Israël plutôt que «supporter» de son propre pays. Il est donné comme "une puissante voix libérale" et l'a cité en alléguant qu’Israël devient un état démocratique raté.

 

Ce qui a provoqué la plus grande indignation fut sa remarque -"J'espère que ce premier ministre d'Israël comprend que la standing ovation qu'il a obtenu au Congrès cette année n'a pas été pour sa politique. Cette ovation a été acheté et payé par le lobby israélien".

 

Pour un Juif, prétendant être un ami d'Israël, prêt à entériner la thèse falsifiée concernant le lobby israélien favorisé par Stephen Walt et John Mearsheimer est inadmissible. Friedman répète machinalement comme un perroquet la diffamation antisémite qui affirme que le Congrès a été «acheté» par des Juifs américains, qui ne représentent que 2% de la population, que la grande majorité du public américain soutient Israël et que les Membres du Congrès ne sont simplement que des larbins, manipulés ou corrompus par le lobby israélien.

 

Il le situe au niveau des attitudes anti-sémites portées par Pat Buchanan et on peut être assuré que les ennemis d'Israël sauront exploiter pleinement ses remarques comme un moyen de discréditer le soutien américain pour l'Etat juif.

 

Friedman a continué, en suggérant de manière absurde, que Netanyahu aurait dû tester son discours sur un campus de libéraux comme l'Université du Wisconsin, véritable courant d’opinion publique américaine impliquant grotesquement que les campus «libéraux» d’extrême Gauche sont plus représentatifs des tendances américaines que le Congrès démocratiquement élu.

 

Les éditoriaux du New York Times et les articles tels que celui de Thomas Friedman ne doivent pas être traités à la légère. Ils doivent être considérés dans le contexte des condamnations récentes d'Israël émanant des échelons les plus hauts de l'administration d'Obama. À moins que vigoureusement désavoués, ces critiques auront un effet d’ambigüité avec le potentiel de saper le consensus biparti, jusqu'ici, prévalant en Israël.

 

Site de l'écrivain peut être consulté à www.wordfromjerusalem.com

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