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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 11:21

Jean-Daniel Chevalier

© Primo, 21-06-2011

http://www.primo-info.eu/

 

* L’organisation chrétienne arabe palestinienne Sabîl (ou Sabeel), soutenue par des chrétiens de pays occidentaux, entre autres en France, est engagée dans un combat pour la cause palestinienne.

Elle développe une théologie de la libération proche-orientale et une idéologie anti-israélienne avec une rhétorique antisioniste radicale.

Derrière ses appels à la paix et à la justice, le discours est des plus manichéen, avec le mal d’un côté (l’État d’Israël) et les victimes innocentes de l’autre (les Arabes palestiniens).

Dernièrement, Sabîl, s’appuyant sur une Semaine de prière pour la paix de Jérusalem organisée par le COE (29 mai – 4 juin), a produit un texte qui une fois de plus, montre un militantisme anti-israélien peu propice à la paix, notamment de Jérusalem.

Le texte précise: « Sur le plan religieux, Jérusalem a une égale importance pour les trois religions.. ». Cette affirmation n’est pas recevable pour la plupart des Juifs.

Affirmer cela, c’est ignorer l’histoire de cette ville et sa place dans l’islam.

Affirmer cela, c’est poser une bien mauvaise base pour d’éventuelles futures négociations sur Jérusalem.

Toute l’histoire de Jérusalem depuis l’Egire montre que l’intérêt politico-religieux qu’y porte l’islam est totalement corrélé à l’intérêt politico-religieux qu’y portent les chrétiens ou les juifs.

Quand ces derniers s’y intéressent religieusement et/ou politiquement, avec des revendications, l’islam s’y intéresse aussi.

Quand la domination de l’islam est tranquille, sans revendication et sans « rivalité » chrétienne ou juive, Jérusalem présente un bien faible intérêt pour l’islam.

L’histoire montre que Jérusalem est un « outil » pour l’islam pour affirmer sa suprématie sur le christianisme et le judaïsme.

À tel point que dans l’islam orthodoxe, on veille à ce que cet « outil » ne prenne tout de même pas trop d’importance sur le plan religieux, par crainte d’une sorte de ‘’judaïsation’’ de l’islam.

On ne peut vouloir la paix à Jérusalem sans prendre en compte l’histoire, et entre autres, la mémoire juive concernant Jérusalem.

Chaque fois que cette ville a été administrée par des non-juifs, ce fut une catastrophe pour les Juifs.

Ils en ont été bannis (Empire byzantin), ou humiliés et gardés dans un état de pauvreté avec des pogroms à l’occasion (croisades, islam).

C’est ce que montre l’histoire de Jérusalem depuis plus de 2000 ans, et notamment depuis le 19ème siècle.

Durant celui-ci, la ville était une bourgade insignifiante de l’empire ottoman, délaissée, sans aucune importance politique ou religieuse, où les Juifs, majoritaires, vivaient dans une grande pauvreté et humiliation.

Quand le sionisme s’est développé, à partir de la fin du 19ème siècle, l’islam a redonné de l’importance à Jérusalem (comme au temps de la conquête, comme au temps des croisades), en en faisant un symbole du combat arabe contre le sionisme.

Entre 1948 et 1967, sous domination arabe, sans rivalité juive ni chrétienne, la ville est redevenue à nouveau une bourgade insignifiante, en voie de sous-développement, totalement abandonnée sur le plan économique, politique et religieux.

Sa population chrétienne a été divisée par deux durant ces 19 ans. Elle fut surtout « judenrein ».

Il a fallu la reprise de la ville par Israël en 1967, suite à la guerre des Six Jours, pour que le flambeau musulman sur Jérusalem reprenne du service.

Lors de cette guerre, les Israéliens espéraient ne pas ouvrir un front à Jérusalem. Ils pensaient que le roi Hussein de Jordanie resterait à l’écart du conflit.

Ils prévoyaient le statut quo sur la ville, avec la séparation est-ouest opérée en 1948.

Mais la Jordanie a ouvert le feu, obligeant l’armée israélienne à reprendre la ville. Là encore, cette mémoire ne peut être évacuée d’un revers d’antisionisme.

Toute la politique arabe, depuis des siècles, a poussé les Juifs à reprendre Jérusalem.

Comment peut-on leur demander de façon péremptoire et inconditionnelle de partager la ville, de façon « équitable », pour reprendre le terme de Sabîl ?

On se demande d’ailleurs ce que signifie « équitable » pour Sabîl.

Pour compléter cette mémoire, il faut prendre en compte le fait que durant les émeutes arabes de 1920-1921, les Juifs vivant dans le quartier mixte de Jérusalem-est ont été expulsés par les Arabes.

Ce quartier, totalement « déjudaïsé » (destruction des synagogues, etc…), est devenu l’actuel quartier « musulman » de Jérusalem-est, vide de tout Juif. Ce sont les Britanniques qui l’ont nommé ainsi.

Cette mémoire ne peut être effacée d’un revers d’antisionisme.

Les « colonies illégales » comme dit Sabîl, sont, dans certains cas (pas tous, il y a aussi des injustices contre les Arabes dans l’administration de la ville), des habitations rachetées par des Juifs, parfois des habitations juives d’avant 1920.

En 1948, lorsque les Jordaniens ont administré Jérusalem-est, les habitants juifs en ont été expulsés, leurs habitations brûlées et leurs lieux saints profanés (pierres tombales transformées en WC publics, par exemple). / Cette mémoire ne peut être effacée d’un revers d’antisionisme.

L’histoire de la grande synagogue de la vieille ville de Jérusalem-est, la Hourva, est particulièrement édifiante à ce propos.

Elle fut édifiée au tout début du 18ème siècle, pour être détruite 20 ans plus tard par les musulmans.

Au 19ème siècle, elle fut reconstruite, pour être à nouveau détruite en 1948 quand les Jordaniens occupèrent Jérusalem-est.

Elle vient tout juste d’être reconstruite et inaugurée en mars 2011. Elle devient aussitôt un argument anti-israélien dans la bouche de dirigeants politiques et religieux palestiniens.

En 2000 et 2001, lors des accords de Taba et Camp David II, le Premier ministre travailliste israélien Ehud Barack négociait le partage de Jérusalem. Arafat ne cessait de nier l’histoire juive à Jérusalem, jusqu’à l’existence même d’un temple juif.

Des négociateurs occidentaux en ont parlé, dévoilant le caractère tragicomique et burlesque de la chose. Burlesque, mais catastrophique sur le plan politique !

Le négationnisme dans le monde arabe, sur la Shoa et sur l’histoire juive en général, est fréquent. Mahmoud Abbas est diplômé d’une université soviétique (Patrice Lumumba) avec une thèse négationniste.

On ne peut évacuer cela d’un simple revers d’antisionisme.

Quand on prône des négociations sur Jérusalem, on doit en tenir compte.

Le texte de Sabîl ne prône d’ailleurs pas des négociations. Il lance des injonctions à l’égard de la communauté internationale, contre Israël, exigeant « de mettre fin à l’occupation israélienne », « qu’il [L’Etat d’Israël] arrête la création et le développement de colonies illégales au cœur des quartiers palestiniens… », « qu’il détruise le mur qui encercle la ville, et tous les postes de contrôle… ».

Ces injonctions sont d’un total irréalisme, comme si le terrorisme avait disparu, comme si Israël allait s’incliner comme ça, d’un coup de baguette magique, à l’encontre de ses intérêts politiques et sécuritaires. / Il est d’ailleurs remarquable que le mot « négociation » soit absent de cet appel à la paix.

Le problème de Sabîl est que son parti pris fait de ce conflit la lutte d’un méchant absolu (l’Etat d’Israël, véritable incarnation du mal) d’un côté contre de pauvres victimes innocentes de l’autre (les Arabes palestiniens). Cet appel à la paix le prouve une fois de plus.

Cette approche est erronée.

L’appel à la « réconciliation » que lance Sabîl présente par conséquent une bien faible crédibilité.

Certes, la politique israélienne est désespérante pour tous ceux qui aspirent à la paix. Il y a des discriminations envers les Arabes en Israël, notamment à Jérusalem. Mais la politique arabe palestinienne l’est tout autant.

Mahmoud Abbas a réaffirmé très officiellement que le futur Etat arabe palestinien serait vide de tout Juif, même ceux pouvant faire partie d’une force armée internationale d’interposition.

Or il est inconcevable de faire accepter aux Juifs de ne plus pouvoir habiter à Jérusalem-est.

L’organisation chrétienne palestinienne Sabîl, avec à sa tête le prêtre anglican Naïm Ateek, exploite une théologie de la libération et un militantisme anti-israélien qui se nourrissent mutuellement.

Le peuple juif, Israël, est un peuple déchu, remplacé par l’Eglise.

Cette théologie de la substitution est réaffirmée par Sabîl bien qu’elle ait été invalidée par l’Eglise catholique (déclaration Nostra Aetate) et la plupart des Eglises protestantes (Concorde de Leuenberg, texte sur l’Eglise et Israël).  Elle est confortée par l’argumentation antisioniste qui fait du sionisme et de l’État d’Israël une sorte d’incarnation du mal dont sont victimes les Arabes palestiniens.

Le discours de Sabîl, irrecevable pour un grand nombre de juifs et de non-juifs attachés à l’existence de l’État d’Israël, ne peut pas contribuer à une parole de réconciliation, une parole qui responsabilise.

Or, c’est par cette responsabilisation « bilatérale » que peut advenir une réconciliation et la paix.

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mordeh'ai - dans Point de vue
20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 16:08

Par Maître Bertrand Ramas-Mulhbach logojusticebertrand

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info

 20 juin 2011

 

Le 13 juin 2011, le frère du roi Fahd d’Arabie Saoudite a indiqué que les Etats-Unis commettraient une faute grave s’ils opposaient leur véto lors du vote sur la reconnaissance de l’Etat palestinien à l’Onu, en septembre prochain : « Si les Américains pensent qu’Israël est un allié indispensable, ils vont bientôt s’apercevoir que d’autres acteurs dans la région ne sont pas moins indispensables ». Faisant une nouvelle fois référence aux frontières « dites » de 1967, le prince saoudien a ajouté : « en 1967, les arabes ont dit non à la paix. Ils ont eu ce qu’ils méritent. Maintenant, ce sont les israéliens qui disent non ». Aussi, et menaçant Israël dans un chantage déguisé, il a ajouté préférer « ne pas être là quand ils auront ce qu’ils méritent ».

 

Bien que le raisonnement du prince saoudien relève manifestement du sophisme (s’agissant de situations qui ne sont en rien comparables), il est encore et toujours repris la délimitation géographique des frontières « dites » de 1967, comme s’il s’agissait du point de départ non négociable dans la recherche d’une normalisation israélo palestinienne. En focalisant le débat sur ces frontières, il est sous-entendu que la victoire de juin 1967 est la faute originelle d’Israël, nécessitant un rétablissement de la situation qui prévalait antérieurement. Ces frontières de 1967 confortent alors les condamnations d’Israël concernant la réunification de sa capitale mais également le refus de reconnaître sa loi fondamentale du 30 juillet 1980 qui a fait de Jérusalem, entière et unifiée, sa capitale éternelle.

Cette date reprend enfin les termes de la résolution 242 du 22 novembre 1967 qui a ordonné à Israël de se retirer des « territoires occupés ».

 

Ce faisant, la communauté internationale fait preuve d’une extraordinaire amnésie dans la mesure où les frontières de 67 valident, a posteriori, l’annexion illégale de Jérusalem réalisée par la Transjordanie le 24 janvier 1949, en parfaite violation de la résolution du 29 novembre 1947 sur le partage de la Palestine.

 

En effet, les frontières de 1967 occultent la déclaration de guerre faite au jeune Etat hébreu le 15 mai 1948 et le refus arabe, en 1947, de respecter la résolution 181. Aussi, passent-elles sous silence l’annexion de Jérusalem par le Royaume Hachémite le 24 janvier 1949, entérinée par le Parlement jordanien lors de l’unification des rives du Jourdain le 15 avril 1950.

 

Or, la communauté internationale n’a jamais sanctionné la Jordanie pour son annexion de Jérusalem qui avait vocation à être placée sous contrôle et souveraineté internationale. Elle n’a jamais annoncé publiquement son refus de reconnaître cette annexion illégale, ni exigé de la Jordanie qu’elle renonce à Jérusalem conformément aux dispositions internationales.De même la résolution 181 prévoyait l’interdiction de porter atteinte aux lieux Saints, affirmait la liberté de culte et envisageait de laisser un libre accès de visite aux Lieux Saints, sous réserve de considérations de sécurité nationale et du maintien de l’ordre public et de la bienséance. Or, à la suite de son annexion illégale, la Jordanie a défendu aux juifs de se rendre au Mur occidental entre 1950 et 1967 sans que personne n’y trouve vraiment rien à redire.

 

De plus, la résolution de 1947 exigeait un respect des rites religieux de chaque communauté et du droit familial traditionnel, l’interdiction de prendre des mesures qui feraient obstacle à l’activité religieuse voire encore, de toute discrimination entre les individus du fait de la religion et de la nationalité. Ainsi, était-il prévu d’assurer un enseignement primaire et secondaire aux minorités religieuses, conformément à leurs traditions culturelles. Cette mesure n’a pas non plus été respectée par la Jordanie entre 1949 et 1967 et ce, dans le plus grand silence.

Il était enfin prévu que les lieux saints et les édifices ou les sites religieux seraient préservés avec interdiction de commettre tout acte de nature à compromettre leur caractère sacré. La légion arabe a néanmoins essayé de détruire toutes les traces du judaïsme dans la vieille ville en s’en prenant aux synagogues, aux édifices religieux juifs et aux cimetières sans la moindre sanction de la communauté internationale. Une fois encore, en replaçant le débat au niveau de la date du 6 juin 1967, la communauté internationale fait l’impasse sur ces violations répétées par la Jordanie des décisions qui lui étaient opposables.

 

Plus grave, en validant l’annexion illégale de Jérusalem par la Jordanie et en exigeant d’Israël qu’il revienne sur ses positions antérieures au 6 juin 1967, la communauté internationale, fait, depuis 44 ans, preuve d’un extraordinaire parti pris : dans sa résolution 267 du 3 juillet 1969, le Conseil de sécurité a censuré « toutes les mesures prises [par Israël] pour modifier le statut de Jérusalem » alors qu’aucune mesure similaire n’a été prise contre la Jordanie lorsqu’elle a modifié le statut de Jérusalem.

 

L’on ne compte plus les résolutions qui font mention de « territoires occupés » s’agissant de Jérusalem telle la résolution 672 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée le 13 octobre 1990, alors que de tels reproches n’ont jamais été adressés à la Jordanie. La quasi-totalité des ambassades étrangères en Israël se situe à Tel Aviv rappelant que Jérusalem n’est pas considérée comme la capitale de l’Etat juif. Ce parti pris international se traduit désormais au niveau des décisions de justice telle une décision de la Cour de Justice de l’Union Européenne rendue le 25 février 2010 (en matière de saisie douanière) selon laquelle « les frontières de 1967 sont la limite de la souveraineté israélienne », qualifiant les territoires de Judée Samarie de « territoire palestiniens occupés ».

A force de répéter que la terre était plate, un bon nombre d'individus a fini par s’en convaincre. Cette forme géométrique de la terre a certainement rassuré, confirmé que les hommes étaient au centre du monde, illustré que les principes religieux dominants de l’époque étaient avérés et justifié la torture et le meurtre de tous ceux qui soutenaient le contraire.

 

La référence aux frontières de 1967 est du même acabit. La référence internationale aux frontières de 1967 est une ineptie d’une gravité identique, un mensonge universel, une obsession paranoïaque internationale qui permet de nuire à Israël tout en se retranchant derrière des principes d’une pseudo légalité. Sur ce point, le danger ne tient pas tant à cet acharnement de la communauté internationale contre Israël mais bien à son refus d’appliquer le droit international, voire de laisser le politique prendre le pas sur les considérations d’ordre juridique.

 

Les frontières de 1967 étaient israélo-jordaniennes, syriennes et égyptiennes, non palestiniennes. Par ailleurs, elles se sont déterminées sur une configuration qui violait les dispositions internationales de 1947 notamment par l’annexion illégale de Jérusalem. La communauté internationale se doit donc d’être juste et équitable. Le 23 mai 2011, le premier Ministre Netanyahou a déclaré « Je veux vous assurer d’une chose, (la paix) doit garantir la sécurité à Israël et donc Israël ne peut retourner aux frontières indéfendables de 1967».

 

En réalité, le retour aux frontières de 1967 est impossible, non pas parce qu’elles sont indéfendables mais bien parce que rien ne les justifie.

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mordeh'ai - dans Histoire
19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 23:03

19 juin 2011

http://sultanknish.blogspot.com/2011/06/never-again.html

De Daniel Greenfield

Traduction : Galila

Par http://israel-chronique-en-ligne.over-blog.com/

 

Jamais plus. Pour les Juifs, cela signifie un refus de donner aux fanatiques génocidaires une autre opportunité. Pour Obama, il désigne le refus de plus jamais être à l'écoute d'un dirigeant israélien qui explique pourquoi son pays ne peut pas se suicider d'un point de vue territorial dans le but d'apaiser une bande de fanatiques génocidaires.

Quand les Juifs qui se sont battus entre les murs délabrés du ghetto de Varsovie l'ont finalement fait en Israël, ils sont venus juste à temps pour recharger leurs armes et se battre encore pour la survie de leur peuple. Ils étaient les survivants d'une idéologie génocidaire déterminée à faire payer quelqu'un pour leur sentiment d'humiliation .Ils étaient venus juste à temps pour combattre une autre version de la même chose.

Après un exode de 2000 ans, une minorité autochtone, qui avait été opprimée par des empereurs et des califes s'était finalement fixée autour d'une poignée de villes agricoles et dans les ruelles qu'alignait la pierre d'or de Jérusalem. Les hommes et les femmes qui seulement quelques années plus tôt se cachaient dans leurs maisons des pogroms musulmans, en couvrant les oreilles de leurs enfants, aux cris de "Yahood Ibtach Al", "Tuez les juifs", ont pris les armes. Ils se tenaient aux côtés des colons qui avaient drainé les marais, aux côtés des réfugiés qui avaient fui la terreur musulmane en Egypte et en Syrie, et du reste de la population autochtone d'origine juive qui avaient survécu à la conquête de sept empires. Ils se sont dressés et se sont battus pour leur vie contre une idéologie qui a dit qu'ils n'avaient pas le droit d'être libre en raison de leur religion et du sang dans leurs veines./ Comme pour leurs alliés nazis, La violence musulmane a été motivée par un besoin d'inverser les humiliations de la Première Guerre mondiale qui avait démantelé l'Empire ottoman et donné à des minorités régionales comme les Juifs, une chance de reconstruire leur propre pays indépendant.

Mais revenons à 1914 qui n'était que le début. Certains ont voulu revenir à 1492 et la chute de Grenade. D'autres dans le désert saoudien rêvaient d'un retour au 6ème siècle. Mais ce qu'ils avaient tous en commun a été un refus de tolérer un Etat indépendant non-musulman dans leur milieu.

Alors que les forces alliées se trouvaient encore parmi les décombres, les tanks détruits et les camps de barbelés laissés derrière elles et qu'une dernière fois leurs pays faisaient le choix d'apaiser ce genre de chose avec une partie de la Tchécoslovaquie, elles choisirent encore l'apaisement. Une fois de plus.

Le Président Wilson avait envisagé d'une manière idéaliste de transmettre des parties du territoire de l'Empire ottoman à des peuples comme les Juifs et les Arméniens qui avaient lutté si longtemps sous la domination musulmane. Mais la volonté européenne de tolérer et d'apaiser la violence musulmane a mis presque un terme à deux rêves. Les armées turques fourmillaient partout en Arménie la première occasion venue et les armées arabes ont fait de même en Israël. La leçon est la même. Si vous vouliez être libres de pratiquer votre religion, de vivre sous vos propres lois, et non celles du Coran qui dictent l'infériorité des minorités, vous deviez vous lever et vous battre pour elle, sans compter sur le soutien de l'Occident.

L'idéalisme wilsonien ne répondait pas à l'impérialisme britannique, et ne correspondait pas non plus à la mondialisation postmoderne. Tant l'empire britannique que Globaliste désiraient construire la stabilité à tout prix. Le président Wilson avait voulu donner aux peuples opprimés sous l'Islam une chance de respirer l'air frais de la liberté. Mais l'Empire britannique remit la plus grande partie d'Israël à une monarchie saoudienne qui régnait sur le pays de Jordanie nouvellement créé. Ensuite, l'ONU a partagé le reste en un moignon avec des frontières indéfendables pour tenter d'apaiser l'ensemble des armées musulmanes. Mais les armées de l'Islam rejetèrent même cette partition et choisirent la guerre à la place. Maintenant, Barack Hussein Obama et une clique de dirigeants européens voudraient qu'Israël reviennent à ces frontières indéfendables. Non pas parce que cela apporterait la paix, mais pour la même raison qu'il a reformulé la NASA dans son programme spatial, pour flatter l'amour-propre des musulmans dans leur fragilité génocidaire.

L'Occident a vendu Israël, de la façon dont il a vendu autrefois la Tchécoslovaquie, et avec les mêmes résultats. Les musulmans ne sont pas plus rassasiés de la perspective d'un nettoyage ethnique en Palestine, que l'Allemagne nazie ne l'a été avec les Sudètes de population allemande. Leur vision d'une "Palestine pure arabo-musulmane absorbe inévitablement Israël, comme c'est déjà fait sur leurs cartes, pour aspirer ensuite à se joindre à un état pan-islamique du Caire à Damas et au-delà.

Tout comme les Sudètes qui n'étaient qu'une première bouchée de la Tchécoslovaquie, puis de l'Europe de l'Est, puis de l'Europe... et puis du monde. Il en va de la Palestine qui est la première bouchée, laquelle sera suivie par le renversement des régimes laïques en Egypte, en Algérie et en Turquie, par la conquête des États africains multi-religieux, comme le Nigeria et la Côte d'Ivoire, puis Le Drang nach Osten (« Marche vers l'Est » en allemand)en Europe, et enfin la guerre civile en Thaïlande, l'Inde et la Chine. C'est à cela que la Troisième Guerre mondiale ressemble. Et cela se passe sous nos yeux.

Never Again est devenue une expression vide de sens. Quelque chose que les dirigeants mondiaux en colère crient lorsque les victimes n'ont pas assez d'enthousiasme pour apaiser le Troisième Reich ou le septième califat. Ces dirigeants qui se sont engagés dans un récit faux comme quoi la violence au Moyen-Orient serait causée par l'insuffisance de concessions territoriales de la part des minorités non-musulmanes de la région aux sunnites majoritaires, plutôt que celui de la réticence de la majorité sunnite à pratiquer la tolérance dans leur propre pays, dans toute la région ou dans le monde.

Les juifs ne peuvent pas se permettre que " plus jamais" devienne un slogan vide ou un appel universalisé à la tolérance qui a échoué à dénoncer l'islam dans son escalade de l'intolérance, de la violence et du génocide. Alors que les dirigeants juifs eux-mêmes sont occupés à lancer des appels vides pour la fraternité inter-religieuse, des fermes et des villages juifs sont assiégés une nouvelle fois. Les agriculteurs dorment avec des armes pres deleurs lits, les enfants sous les bombes apprennent à courir vers les abris et les vitrines des magasins juifs sont brisées dans les villes de l'Europe. Des armées de soldats, de terroristes et de diplomates se réunissent une fois encore pour dépecer Jérusalem. Pour nettoyer ethniquement la moitié de la ville des Juifs et pour la transformer en une passerelle pour le terrorisme.

Voici ce que signifie un retour à 1948. Cela signifie retourner à une guerre civile religieuse et un état résiduel avec des frontières indéfendables. Telle est la vision des diplomates internationaux qui espèrent qu'en nourrissant le crocodile d'un morceau assez grand d'Israël, pourront ainsi le mettre en veille. C'est également la vision d'une élite gauchiste en Israël, qui veut faire de la région de Gush Dan un Singapour étroit et de technologie avancée maislaisser tomber Jérusalem et les terres agricoles entre les mains de l'ennemi, dans l'espoir qu'on les laissera dans le calme siroter leur café dans les café-bars et lancer leur introduction en bourse (IPO = Initial Public Offering) en toute tranquillité. Mais ce n'est rien de plus que le ghetto de Varsovie avec un café Internet. Même s'ils ne sont qu'à quelques années de le découvrir.

La vision qu'a Shimon Peres de Tel Aviv comme du ghetto de Varsovie avec un café Internet et un laboratoire de recherche en nanotechnologie, est entrée en collision avec la vision musulmane de la chute d'Israël comme la première des nombreuses victoires au cours de la Kafir - et la vision des dirigeants du monde sur Israël ne fait que réduire l'écart qui mènera à un Moyen-Orient musulman . Seule une de ces visions peut survivre ou aucune d'entre elles. Soit Israël tombera à la première vague d'un Jihad qui engloutira le monde, ou il devra à nouveau se défendre.

Les Européens et Obama vont se concurrencer pour offrir à Israël la meilleure des «alternatives» avant que l'ONU reconnaisse que la Palestine n'est rien d'autre qu'un théâtre vide. Il n'y a aucun compromis qui puisse permettre de régler la question. Israël ne pourra jamais non plus convaincre les conciliateurs du monde. Tant que la communauté internationale accepte l'inéluctable caractère de la domination islamique, alors Israël sera toujours le bouc. Le sacrifice pour apaiser la bête.

Si "jamais plus "ne signifie rien du tout, c'est le refus d'être sacrifié, d'être placé sur l'autel de l'apaisement de l'Holocauste, d'être l'offrande qu'on brûle pour satisfaire à la rage insatiable et au fanatisme génocidaire du Moloch .

Les juifs disent: «Jamais plus» pour la même raison que les victimes de viol disent: "Non, veut dire non !" Nous étions là-bas. Nous n'allons pas permettre que cela se reproduise de nouveau. Peu importe les mots employés pour le justifier. Peu importe la façon dont les génocidaires arrivent à persuader le monde que eux ont raison et nous, tort, que leur violence est justifiée et que notre auto-défense ne l'est pas. Peu importe combien de moyens ils trouveront pour nous blâmer de leurs actions. Les dirigeants du monde peuvent essayer de nous découper, mais jamais nous n'y consentirons. Ni par les paroles et ni par le silence. Nous résisterons.

Nous avons dit " jamais plus" tellement de fois que nous avons oublié le sens des mots. Ils ont perdu de leur intensité. Pire encore, ils ont perdu de leur finalité. Il est temps d'arrêter de dire simplement: "Never Again". Il est temps de le faire valoir.

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mordeh'ai - dans Société
19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 18:36

Le billet de Moshé Feiglin

 http://fr.manhigut.org/info-hebdo-mainmenu 

 

19 juin 2011





Le monde entier reste médusé devant le théâtre des opérations sur la scène arabe qui nous entoure. Dans l’un après l’autre de ces pays, se produisent des révolutions dont le dénominateur commun est très étrangement le même : Dans tous ces pays il n’y a pas de véritable alternative au pouvoir en place. Il n’existe pas dans ces pays un Khomeiny qui attend à Paris de venir et de recevoir en main propre le pouvoir.

Ces 22 "soit disant" pays qui ont été crées ex-nihilo par l’occident dans l’étendue du monde arabe – des pays qui n’ont jamais fonctionné comme tel - se désintègrent tout simplement devant nos yeux. Tous attendent de voir quelle sera la suite, mais seule une hypothèse n'est pas prise en compte, celle qu’il n’y ait pas de suite…
C’est-à-dire la possibilité qu’en fait nous ayons devant nos yeux un processus de désintégration qui n’est pas une période intermédiaire, et sûrement pas un processus de progrès. Il est possible que les gouvernements qui sont tombés ne soient pas remplacés par un autre gouvernement national ,et que les châteaux de cartes qui ont plus ou moins fonctionné pendant les soixante-dix dernières années, depuis le départ des français et les anglais, s’effondrent pour redevenir les anciennes tribus qui constituaient alors le monde arabe. Cette possibilité n’est absolument pas envisagée.

Cet artefact qui a permis de transformer des tribus arabes en des pays possédant une identité nationale, a été réalisé de toutes pièces il y a soixante-dix ans, et perdure depuis. Dans les années quarante les français et les anglais ont quitté la région. Cela a duré le temps qu’a duré l'ancienne Union Soviétique et se terminera   sans doute comme la tentative de Bush de faire adopter une démocratie au peuple iraquien…

Il serait amusant de voir comment en septembre l’ONU décidera de la naissance d’un nouvel état arabe alors que les 22 autres pays s’effondrent devant nos yeux.

Et quelles en sont les conséquences pour nous?

Un grand danger et une opportunité encore plus grande.

Si nous parvenons à comprendre que nous avons en face de nous un unique peuple arabe, composé de différentes tribus qui ne pense pas en termes de souveraineté nationale mais en termes de souveraineté religieuse, nous pourrons développer une politique extérieure complètement différente. La question n'est pas, par ou passera la frontière entre la Syrie et Israël. La véritable question est, quelles seront les forces dominantes qui régneront sur toute la région.
S’il se passe ce qui a été décrit précédemment, il est hors de doute qu’Ahmedinijan, Ardouan, et d’autres dirigeants du même calibre seront heureux de prendre la tête du nouveau Califat Musulman, qui s’étendra de l’Euphrate au Nil. Il me semble que c’est exactement ce qui leur passe par la tète des maintenant - ces deux pays en ayant déjà l’expérience historique.

Septembre est dangereux. Septembre est en fait une étape importante dans le processus d’isolation d’Israël. Il est clair que l’explosion de la structure des pays arabes entrainera la libération d’énergies qui chamboulera toute les règles. Chaque souverain qui tentera d’unir sous sa domination le monde arabe utilisera la seule chose capable de réussir cette union: la haine d’Israël.

Le monde occidental plonge dans une énorme crise financière cherchera lui aussi à mettre la main sur les grandes richesses de la région et viendra en aide aux palestiniens. Si Obama est réélu, il ne répugnera pas à créer « une coalition de paix » comme au temps de Bush en Irak et a envoyer sa flotte vers le port de Haïfa. Totalement impuissants, les parlementaires du Congrès le feront rire tout bas. Celui qui lit le journal "Haaretz" comprend qu’ici en Israël il y aura des gens qui attendront ce défilé maritime les bras grand ouverts.

Il est possible d’empêcher ce scenario inquiétant si nous commençons à penser de façon offensive et non défensive. Dans l’optique politique immédiate, selon la proposition du député Danone, il s’agit d’étendre immédiatement la souveraineté d'Israël aux blocs d’implantation. Ceci est une excellente proposition naissant de l’intérieur du Likoud (endroit idéal), avec l'appui de nombreux autres parlementaires dans les partis politiques au pouvoir.

D'un point de vue national, nous devons intérioriser que les Etats-Unis ne nous sont pas vitaux. Israël est à elle seule une puissance régionale. Israël est plus forte sur le plan de la défense et sur le plan économique que tous les pays en face d'elle et est capable de causer des dommages irrémédiables à tout pays dans le monde qui menacera sa souveraineté.

Le monde fera des affaires avec celui qui prendra le contrôle de la région, et saura faire payer à celui qui le menace. Comment se comporte l'Amérique avec celui qui ne se comporte pas de cette façon? Pour cela il faudra poser la question à Moubarak…

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mordeh'ai
19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 08:53

Par Emmanuel NavonArticle

http://navonsblog.blogspot.com/

mis à jour le 18-06-2011

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 

Les intellectuels sont préoccupés. La Sainte Trinité israélienne (Amos Oz, A.B. Yehoshoua, et David Grossman) vieillit. Le Panthéon de l’Université Hébraïque (Martin Buber, Yehuda Magnes, et Yeshohoua Leibowitz) appartient à l’Histoire. Avraham Burg essaie d’imiter Leibowitz, mais il est difficile d’hériter de la ‘grosse tête lithuanienne’ quand vous n’avez pas fini le collège. De même pour Schlomo Sand, Moshe Zuckermann et Ilan Pappe, seuls des néo-marxistes européens veulent bien assister à leurs conférences et publier leurs livres. “Il était d’usage… qu’ils m’appellent à la Radio de l’armée” se plaint Moshe Zuckermann à Ofer Aderet du journal ‘Ha’aretz’ (« la peau de chagrin de l’esprit israélien », 07 juin 2011). Alors, qu’est-il arrivé ? « Les gens ont été réduits au silence. Ils ont essayé de les étrangler – et ils ont réussi » dit-il. Zuckermann ne précise pas à qui il se réfère par « ils » mais Daniel Gutwein blâme les « forces du marché ». Voyez-vous, explique Gutweinn « Le marché… assure qu’il n’y a pas de discussion intellectuelle ». Comme Schlomo Sand, il blâme les universités elles-mêmes: « pour devenir un professeur, dit-il, il faut être prudent ».

Une seule personne doit surveiller le maquillage politique des facultés de Sciences Sociales d’Israël pour se demander (ou plutôt, pour comprendre) ce que Sand signifie par « prudent ». De même que « les forces du marché » sont l’ennemi de la discussion intellectuelle, je parie que Bernard Henri Levy prierait pour être différent : il vole dans un jet privé et a encore une grande audience aussi bien en France qu’à l’étranger (y compris Israël). Il est presque pardonné pour sa bouffonnerie parce que, au bout du compte, il est documenté, écrit bien, et continue de renouveler son stock.

La plupart des intellectuels israéliens, à l’opposé, sont provinciaux et fossilisés. Nulle part ailleurs qu’en Israël je n’ai vu des universitaires et des journalistes qui pensent encore que mentionner Foucault et Derrida, c’est ‘cool’. Ces gens-là ont vécu sur les mêmes mantras fatigués depuis des décennies : l’occupation est la source de tout mal ; la religion est pour les attardés ; la survenue de la paix dépend seulement d’Israël. Ce n’est pas que les Israéliens soient devenus des « anti-intellectuels » ou qu’ils aient été « étranglés ». C’est juste qu’ils sont fatigués d’entendre l’absurdité des conformistes hypocrites.

Une exception remarquable, c’est Yehuda Shenhav. Professeur de sociologie à l’université de Tel-Aviv, Shenhav exprime des opinions peu orthodoxes, et n’a aucun scrupule à être un dissident. Son dernier livre « Liés par la ligne verte » (éditions ‘Am Oved’, 2010), montre l’hypocrisie intellectuelle de l’establishment ashkénaze d’Israël. En blâmant « l’occupation » pour les problèmes d’Israël argumente Shenhav, la Gauche sioniste se ment à elle-même. Shenhav va plus loin : l’obsession de la Gauche israélienne sur « l’occupation » a moins à voir avec le libéralisme qu’avec la nostalgie d’Israël laïc et ashkénaze d’avant 1967. Mais pour les Palestiniens (et de fait pour Shenhav lui-même), le « pêché originel » n’est pas 1967. C’est 1948./ Shenhav n’est pas un partisan de Droite essayant de démontrer l’absurdité du paradigme d’Oslo. Il rejette ce paradigme précisément parce qu’il déclare qu’Israël était violent et raciste avant 1967. Alors que les tenants de la « cosmologie d’avant 1967 » voudraient nous faire croire que la Guerre des Six Jours a transformé Israël de « la Petite Maison dans la Prairie » en « Terminator », Shenhav argumente que « le modèle créé en 1948 a transformé Israël en toutes intentions et objectifs, en un Etat racial ». Ainsi, il appelle à un retour à un Israël « d’avant 1948 », dans une acceptation du « droit de retour » palestinien, et à l’établissement d’une fédération juive et arabe.

J’ai trouvé le diagnostic et le pronostic de Shenhav épouvantables. Israël d’avant1967 n’était pas un Etat “racial”. Il était (et est encore) un Etat-nation qui accorde une préférence culturelle à la nation dominante tout en garantissant des droits civils égaux aux minorités, exactement comme d’autres Etat-nations comme la France, le Japon ou la Suède.

Et appeler à une fraternité pastorale entre une minorité juive et une majorité arabe dans une fédération aux contours mal définis ignore tout simplement l’histoire. Les Juifs ont été persécutés et maltraités en tant que citoyens de seconde zone dans les pays arabes. La plupart des mouvements nationaux arabes avant la Seconde Guerre Mondiale étaient fascistes. Le premier dirigeant palestinien, Hadj Amin el Husseini, était un collaborateur nazi qui fut personnellement responsable des pogromes antijuifs en Palestine en 1929 et 1936.

La naissance d’Israël en 1948 a été davantage le résultat plutôt que la cause de l’animosité et de la violence arabes. Le fait que ‘les Protocoles des Sages de Sion’ et ‘Mein Kampf’ soient les meilleurs tirages de librairie dans les capitales arabes et que les media et les prêcheurs palestiniens décrivent les Juifs comme des « fils de porcs et de singes » est de mauvais augure pour des Juifs sans Etat dans le Dar el Islam.

Mais Shenhav a le mérite de reconnaître que « l’occupation » est une excuse illusoire pour l’absence de paix, et que c’est le Sionisme lui-même que les Arabes rejettent.

Aussi le choix ne se situe pas entre l’occupation et la paix mais entre le Sionisme et la paix. Beaucoup d’anciens croyants de la « cosmologie d’avant 1967 » réalisent cela. Certains sont tellement attachés à la paix qu’ils sont devenus post-sionistes. D’autres sont si attachés au Sionisme qu’ils ont opté pour la ténacité.

Avi Shlaim et Benny Morris en sont de parfaits exemples. Tous deux autoproclamés « nouveaux historiens » ont publié séparément une histoire du conflit arabo-israélien peu avant l’implosion du processus d’Oslo. (‘Le Mur d’acier’ et ‘Victimes légitimes’). Les deux auteurs ont fait bon accueil à l’élection d’Ehud Barak en 1999, prédisant qu’il prouverait bientôt le bien-fondé de leur théorie. C’est le contraire qui arriva. Shlaim réagit en rejetant le Sionisme, Morris en rejetant le paradigme d’Oslo. Alors, que Shlaim dit maintenant que « le Sionisme est le véritable ennemi des Juifs », Morris déclare que « nous sommes condamnés à vivre par l’épée ».

Morris se compare même à Albert Camus. « Il était considéré comme un personnalité de haute moralité, mais quand il traitait du problème algérien, il plaçait sa mère au-dessus de la morale » déclara Morris à Avi Shavit dans son fameux entretien de 2004. Ainsi, Morris déclare : « Préserver mon Peuple est plus important que les concepts moraux universels ». Boaz Neumann, un professeur d’histoire à l’Université de Tel Aviv, a utilisé la même métaphore et fait la même mise au point.

“Le crépuscule des Idoles” n’est pas seulement un livre fameux de Friedrich Nietzsche. C’est aussi un dogme central du judaïsme. L’idolâtrie est une abomination parce que le fidèle sait qu’il se ment à lui-même. Que certains Israéliens soient dégrisés est un signe d’espoir. Qui sait : même la Sainte Trinité israélienne pourrait finalement reconnaître Le Saint Unique.

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mordeh'ai - dans Société
19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 08:29

Le Lien / Israel Diaspora

par Nessim Cohen Tanugi….

http://www.israel-diaspora.info/index.php

17.06.2011

 

Bravo pour votre harangue passionnée à la Knesset, le 16 juin contre Netanyahou : vous avez raison ! En deux ans effectivement tous nos "amis" sont maintenant contre nous et jamais la position d'Israël n'a été aussi décriée. A un détail près..

 

 A un détail près.

 

 Ils sont hors d'eux, les "amis" d'Israël, car ils étaient sûrs qu'avec vous et les vôtres, ils arriveraient enfin à nous convaincre qu'il faut "rendre" Jérusalem-Est, revenir aux frontières - qui n'en étaient pas ! – de 1967 – qui étaient celles de 1948 ! Ils espéraient avec ce "brave" Juppé (alias la voix de son maître, le Quai d'Orsay) nous convaincre que le Hamas "c'est bon pour les Juifs", comme il paraît que l'abandon du Sud Liban et celui de Gaza étaient aussi "très bon pour les Juifs" comme Oslo, bien sûr.

 

 Ah comme les Nations nous aimeraient si nous acceptions d'être leurs dhimmis, leurs victimes, leurs larbins…

 

Le dur bonheur d'être Juifs !

 

 Comme nous serions heureux si nous étions aimés !

 

 Il est dommage, madame Livni, que vous ne lisiez pas Le Lien. Quelques jours avant vos exploits oratoires, nous y expliquions que le malheur d'Israël actuellement venait de deux causes principales :

Tout d'abord l'idolâtrie de la paix à tout prix, à n'importe quel prix, même "la paix sans la vérité" qui est une fausse paix comme le remarquait Rabbi Mendel de Kotsk. C'est à cette paix là que vous aspirez , la paix des tombeaux./ Et ensuite l'idolâtrie de l'opinion publique : rêver de l'adhésion de tous ceux qui veulent notre perte, de eux qui nous demandent "d'être comme tout le monde" comme le déplore à maintes fois le Deutéronome. Vielle, très vieille maladie juive "Nous aussi nous voulons un roi comme tout le monde".

 

 Etre Juif ce n'est pas être comme tout le monde, être Juif c'est rester fidèles à nous même, à notre histoire, à notre identité./ Vous avez réussi, Tzipi Livni, à tomber en un seul discours dans ce double piège.

 

 Pourquoi Moïse a-t-il brisé sur le sol les Tables de la Loi demandait un de ces Juifs qui demandent toujours "pourquoi ?". Car en effet il savait très bien ce que faisaient les idolâtres du veau d'or puisque que Hashem l'en avait clairement averti ! Alors pourquoi est-il entré en fureur ? Et un sage du Talmud de répondre : parce que non seulement ils avaient fabriqué un veau d'or mais de surcroît, ils chantaient et dansaient de leurs exploits !

 

 Ainsi faites vous, Tzipi Livni. Vous dansiez et chantiez lors des accords d'Oslo, vous chantiez et dansaient en partant du Sud Liban, vous chantiez et dansiez en détruisant les implantations de Gaza… Vous et les vôtres, êtes incorrigibles ! Vous êtes les fossoyeurs d'Israël et vous vous empressez à creuser la tombe pour enterrer la hache guerre mais vous creusez votre propre tombe.

 

Netanyahou tente de remettre sur les rails le conflit et vous rêvez de le faire dérailler !

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mordeh'ai - dans Point de vue
18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 17:32

By CAROLINE B. GLICK

http://www.carolineglick.com/e/2011/06/a-do-or-die-moment.php

Initialement publié dans The Jerusalem Post.

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=225376  

17/06/2011

Adaptation Mordeh’aï ©2011 blog malaassot http://malaassot.over-blog.com/

 

Comme cela a été le cas en mai 1967, quand les armées arabes  se sont alliées dans le but formel d’effacer l'état juif de la carte - aujourd'hui de nouveau, Israël est seul face à son plus grand péril.

 

Chaque jour, des histoires importantes sortent du Moyen-Orient. Et derrière chacune de ces histoires il y a des développements majeurs qui méritent notre attention et, plus souvent, notre grande préoccupation. Juste cette semaine, des histoires majeures sont arrivées de la Syrie, de l'Autorité palestinienne, d’Egypte, de Turquie, du Liban, du Yémen et du Pakistan qui sont tous profondément déconcertantes.

 En Syrie, la répression violente, du dictateur syrien Bachar Assad, de la révolte populaire contre son régime minoritaire et tyrannique, elle a exposé l’image du dirigeant syrien comme un meurtrier vicieux. Bien qu'il y ait une certaine place à l'espoir que le peuple syrien arrive à le renverser avec succès, bien que les Etats-Unis refusent à fournir toute aide concrète aux opposants du régime, il est difficile de croire comment un tel avenir heureux pourrait avoir lieu.Pour sa part, Assad est le bénéficiaire d'un afflux constant de soutien du régime iranien. Les mollahs et les Gardiens de la Révolution feront en sorte qu'il ne soit jamais à court de balles pour exterminer son peuple.

 Quant à l'Autorité palestinienne, les négociations de cette semaine de la coalition Fatah-Hamas au Caire a révélé la profondeur et l'étendue du contrôle du Hamas sur un gouvernement d'unité en cours de formation. Malgré les pressions importantes américaines, le Hamas a mis son veto avec succès à l'offre du Fatah de retenir Salam Fayyad comme Premier ministre dans le gouvernement d'union nationale.

Par ailleurs, face aux pressions internationales importantes, le Hamas maintient son refus d'accepter les conditions du Quartet lui intimant de reconnaître Israël, mettre fin au terrorisme et d’accepter de respecter tous les accords précédents signés entre les Palestiniens de l'AP et Israël.Compte tenu de l'objectif du Hamas qui est l’annihilation d’Israël et l'incapacité du Fatah à convaincre le Hamas d'accepter ses exigences minimalistes, il est évident que le Hamas sera la plus grande force dans le gouvernement palestinien d'union à venir. Il est également clair que ce gouvernement n’acceptera en aucun cas de faire la paix avec Israël.

 Et pourtant, face à ces réalités,le président américain Barack Obama intensifie sa pression sur Israël d’accepter les conditions préalables du Fatah qui est désormais impuissant à négocier. En dépit de celà, Barack Obama a adopté les conditions préalables du Fatah les faisant siennes.

 Il sait qu'il est exigeant de demander la capitulation d'Israël et son droit d’avoir des frontières défendables, avant même que ne commence la négociation.

 Obama exige qu’Israël accepte de renoncer à son droit à des frontières défendables et insiste pour que le Premier ministre Binyamin Netanyahou accepte les lignes d'avant 1967 - qui sont celles de l'armistice de 1949 - comme point de départ à de futures négociations. Depuis Obama reconnaît certainement qu'une Autorité palestinienne contrôlée par le Hamas n'acceptera pas la domination israélienne sur quoi que ce soit; ni sur le Mont du Temple à Jérusalem ni de la vallée du Jourdain.

 Exigeant en cela la réddition d’Israël. Il n'est pas surprenant que les pourparlers de l'unité qui ont couronné le Hamas, roi de la politique palestinienne ont eu lieu en Egypte de l'après-Moubarak.

 Malgré des sociodémocrates, les scénarios avancés pendant la révolution de janvier par des intellectuels libéraux et néo -conservateurs américains, l’Egypte post-Mubarak prend forme pour être un endroit dangereux, et terrifiant. Avec un Parti libéral Wafd qui fusionne avec les Frères musulmans, cette semaine, le parti des Frères Musulmans qui a franchi une étape importante vers la consolidation de son ascension à la direction politique du pays par les élections prévues pour Septembre. La décision de la junte militaire au pouvoir d'arrêter l’israélo-américain Ilan Grapel sur de fausses accusations d'espionnage la semaine dernière n'est qu'un signal que l’Egypte de l'après-Moubarak tourne le dos à la paix entre l'Egypte et Israël. 

Et comme le Washington Times l’a rapporté la semaine dernière, les Etats-Unis ont été réduits à quémander aux autorités militaires égyptiennes la nouvelle arrestation d'un certain nombre de terroristes djihadistes libérés des prisons égyptiennes à la suite de l'éviction de Hosni Moubarak. Or, non seulement les terroristes n'ont pas été remis en prison, mais certains d'entre eux ont même formé de nouveaux partis politiques et ont prévu de se présenter aux élections de Septembre. De toute évidence, les Etats-Unis ont également été trahi par le nouveau régime.

 Si les Frères musulmans contrôlent le prochain gouvernement égyptien, l'Egypte se joindra au Liban et à la Turquie en tant que nouveau membre du club grandissant des nations gouvernées par des islamistes radicaux. Cette semaine, le Premier ministre Najib Mikati nommé par le Hezbollah du Liban a finalement formé son gouvernement inféodé au Hezbollah,qui a maintenant officiellement absorbé le Liban. Les répercussions régionales et même mondiales sont tout simplement effarantes.

 Ensuite, il y a la Turquie. Cette semaine, les Turcs sont allés aux urnes et Recip Erdogan a été réélu Premier ministre et son parti radical islamique AKP pour diriger le pays pour un troisième mandat. Dans son discours de victoire, M. Erdogan a affiché son Islamisme et ses ambitions néo-impérialistes en affirmant que l'ancien empire ottoman s'étendait de Sarajevo à Jérusalem,et de Damas à Beyrouth, à Ramallah on a dû tous acclamés cette victoire. Les intellectuels turcs comme Sinan Ulgen, qui est à la tête du Centre de l'Économie et des Études de Politique étrangère basé à Istanbul, plaide pour un rôle de la Turquie au sein de l'OTAN.

 Les deux puissances le Pakistan nucléaire et le Yémen se rapprocheront rapidement du jour où elles seront dirigées par Al-Qaida ou de l’une de ses filiales. Le départ forcé du président Ali Abdallah Saleh du Yemen il y a deux semaines après qu'il ait été blessé dans une attaque contre le palais présidentiel a été perçu comme une victoire majeure pour Al-Qaïda. Par ailleurs les forces d’Al Qaïda continuent d’attaquer les installations gouvernementales à Aden et dans d'autres villes à travers le pays. Comme pour le Pakistan, l'assassinat d'Oussama ben Laden par les Etats-Unis le mois dernier a exposé le sale secret de la collaboration militaire pakistanaise avec Al-Qaida qui a éclaté au grand jour.

 L'arrestation cette semaine de cinq Pakistanais accusés d'agir comme informateurs pour les Etats-Unis dans leur tentative de localiser le chef d'Al Qaïda est une nouvelle preuve - s'il en était besoin - que les 21 milliards de dollars d'aide militaire et économique des Etats-Unis déversée sur le Pakistan depuis 2002 pour acheter la précieuse assistance stratégique ou le partenariat d'Islamabad n’apporte rien.

 Des rapports récents indiquent la préoccupation accrue que l'arsenal nucléaire du Pakistan peut finalement tomber sous le contrôle des sympathisants Al- Qaida.

 Étonnamment, alors que tous ces développements sont alarmants, et tandis que tous ont d'une manière justifiable dominé une grande partie de la couverture du Moyen-Orient ces derniers semaines et mois, le fait est que ce n’est rien en comparaison de ce qui se passe en Iran.

 Et cette information ne retient que très peu l'attention et généralement ne reçoit qu’une couverture superficielle des médias internationaux et des principaux gouvernements du monde occidental.Lundi, les éditorialistes de Wall Street Journal ont résumé les principaux développements sur ce front. D'abord, la semaine dernière l'Agence internationale de l'énergie atomique de l'ONU a publié des sections précédemment classifiées confidentielles de son dernier rapport sur l'Iran; il indique qu'au cours des six derniers mois, Téhéran a enrichi 970 kilos d'uranium aux niveaux de« qualité réacteur »,portant ses stocks d'uranium faiblement enrichi à 4105kg. 

  L'Iran a également enrichi 56,7 kilos d'uranium au niveau de 20%, d'où il est relativement simple d'augmenter les niveaux d'enrichissement à 90% nécessaire pour fabriquer une bombe nucléaire. L'Iran a aussi installé récemment, des centrifugeuses modernes dans son usine secrète de Qom.

 Gregory S. Jones, Spécialiste de la Rand Corporation a écrit ce mois-ci que l'Iran a atteint la capacité nucléaire des petits groupes. "L’Iran peut maintenant produire des armes de puissance (20 kg) d'UHE d'uranium hautement enrichi [uranium militaire] quand il le souhaite. Avec le nombre actuel de centrifugeuses d'exploitation, le processus de recyclage par lots prendrait environ deux mois".

 Apparemment en raison de leur certitude que l'Iran est une puissance nucléaire, les Gardiens de la Révolution dans un numéro récent de leur journal interne ont publié un article décrivant le ‘jour d’après’ quand l'Iran aura effectué un essai nucléaire.

 Et cerise sur le gâteau. Hier, l'Iran a lancé avec succès un deuxième satellite espion dans l'espace. Le lancement indique que l'Iran acquiert une plus grande performance dans le développement des capacités de missile balistique intercontinental. Ces capacités avec le programme nucléaire et les ambitions mondiales de l'Iran constituent un danger clair et immédiat pour l’Europe et les États-Unis.

 Les progrès constants de l'Iran vers un arsenal nucléaire étaient d’autant plus effrayants par des commentaires récents de l'ancien Directeur du Mossad Meir Dagan. Dans une infraction choquante du protocole et en violation apparente de la loi, l'homme qui se tenait, il y a quelques mois à peine, à la tête des tentatives d'Israël pour contrecarrer les ambitions nucléaires de l'Iran. Dans les interviews à la presse, Dagan n'a pas souligner qu'il serait bien plus désastreux de permettre à l'Iran d'acquérir des armes nucléaires.

 À ce stade, il est incontestable que la politique de sanctionner l'Iran favorisée par les Etats-Unis et l’Europe n'a pas réussi à freiner l'engagement de l'Iran à développer des armes nucléaires. La politique de sanctions a également échoué à ralentir considérablement les progrès de l'Iran vers la bombe atomique. Évidemment, la seule voie possible pour empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires à cette heure tardive est d'attaquer ses installations nucléaires.

 Pendant des années, les gouvernements d'Israël ont pris un ‘strapontin’ concernant la politique de Washington sur l'Iran.

 D’Ariel Sharon, à Ehud Olmert, et à Netanyahou, qui croyaient pouvoir faire confiance et croire que les États-Unis mettraient cartes sur table concernant la plus grande menace pour la survie d'Israël; lorsque le programme nucléaire iranien a été révélé en 2003. La certitude que les Etats-Unis tenteraient une frappe militaire contre l'Iran était toujours davantage basée sur une foi aveugle que de la réalité. Quand, en 2003, George W.Bush a décidé de travailler contre le Conseil de sécurité des Nations unies sur la question. Malgré l'aide de la Russie à ouvrir les programmes nucléaire et balistique de l'Iran et l’addiction croissante de la Chine pour le gaz naturel iranien, il était déjà évident que les Etats-Unis n'étaient pas sérieux à empêcher l'Iran d'acquérir des armes nucléaires.

 Et quand, à la fin 2007, l'évaluation de l '' US National Intelligency " a publié les réponses manifestement fausses que l'Iran avait abandonné son programme d'armes nucléaires en 2003, il devint clair pour toute personne désireuse de le voir que les Etats-Unis avaient décidé de ne prendre aucune action significative pour empêcher l'Iran d’acquérir des armes nucléaires. Cette situation désastreuse a été renforcée avec l'élection d'Obama comme président des USA en 2009.

 Seule politique d'Obama qui est la recherche d'apaisement pour traiter, avec le régime ouvertement génocidaire iranien, des armes nucléaires. Mais Obama ne cherche pas à apaiser les mollahs afin de les convaincre de mettre fin à leur programme nucléaire. Pour Obama, l'apaisement est une fin en soi. C'est pourquoi - même après que l'Iran ait repoussé toutes ses offres d'apaisement et a été pris en flagrant délit à plusieurs reprises d'aider les forces irakiennes et afghanes de tuer des militaires américains, et malgré les progrès rapides de l'Iran vers un arsenal nucléaire - Obama se refuse même de dire ouvertement qu'il serait prêt à utiliser la force pour empêcher l'Iran d'acquérir des armes nucléaires.

 Ce que cela signifie, c'est que - comme ce fut le cas en mai 1967, quand les armées réunifiées arabes se sont jointes avec le but final de faire disparaître l'Etat juif de la carte - aujourd'hui encore, Israël est seul devant un grand péril.

 Toutes les moindres menaces rassemblant désormais l'Egypte, l'Autorité palestinienne, la Syrie, le Liban et la Turquie deviendront insurmontables si l'Iran devient une puissance nucléaire.

 Et comme ce fut le cas en mai 1967, Israël est arrivé à un moment critique de " agit ou meurt ". Et nous devrions tous prier pour la force et le courage de nos dirigeants, nos soldats et notre nation en ce moment.

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mordeh'ai - dans Politique
18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 13:08

Le bateau français pour Gaza ne partira pas de Marseille : un bateau français pour Gaza, flottille, gaza, ISRAËL, MARSEILLE, CIMADE,  FRANCE PALESTINE SOLIDARITE, MRAP

 Par Chloé Woitier/ Figaro,

17/06/2011

http://www.lefigaro.fr/international/2011/06/17/01003-20110617ARTFIG00537-le-bateau-francais-pour-gaza-ne-partira-pas-de-marseille.php/

 

Voyez cet article paru hier sur le Figaro, accompagnée de la liste des 410 signataires, « responsables politiques et associatifs » ; et demandez-vous pourquoi ces courageux signataires ne vont pas plutôt accoster à Lattaquié, port syrien situé au Nord du Liban, proche de la frontière turque, où des « militants de la liberté, syriens » meurent chaque jour sous les balles du régime meurtrier d’Assad.

Un manque de courage peut-être face à cette dictature sanguinaire ?/ Ou bien la certitude tranquille que l’Etat démocratique d’Israël ne tire pas sur des civils, et qu’ils pourront rentrer au pays, auréolés de la gloire de faux héros, mais de vrais antisionistes/antisémites ?/ J’opte pour la seconde hypothèse.

Et à l’occasion, notez bien les élus de votre région, et/ou ceux du Parlement Européen, qui ne savent pas se trouver un électorat local mais doivent s’en rapporter à un appareil politique, pour lesquels vous auriez imprudemment voté en croyant à leur bonne âme.

Et D.ieu fasse que la Gauche ne revienne pas au pouvoir en France en 2012 !

 

Simon Frajdenrajch, Analyste.

 

 

Le navire turc Mavi Marmara avait été attaqué en mai 2010 par la marine israélienne alors qu'il tentait de rejoindre Gaza. Endommagé, il ne participera pas à la prochaine flottille. Des retards techniques et administratifs empêchent le départ prévu samedi à Marseille du bateau français qui rejoindra la flottille internationale en direction de Gaza. Le navire partira hors de France dans les prochains jours.

Fin juin, des bateaux d'une flottille internationale chargés de denrées humanitaires doivent rejoindre la bande de Gaza. Parmi ces navires, un appareil français, soutenu par Si un grand rassemblement est prévu samedi à Marseille pour ce «bateau français pour Gaza» (son nom provisoire), son départ se fera lui à une autre date, et dans un port d'un autre pays européen.410 élus et responsables politiques  principalement de gauche et d'EELV.

«Contrairement à ce que disent certaines rumeurs, nous pouvons affirmer qu'il y aura bien un bateau français qui rejoindra la flotille internationale pour Gaza,» a déclaré au Figaro.fr Alain Bosc, membre de la Cimade, qui fera partie de l'équipage du bateau français. «Mais l'appareil ne partira pas de Marseille. Nous avons eu quelques soucis techniques.»

Secret sur le lieu et la date de départ du navire français.

Maxime Guimberteau, le chargé de communication de l'opération française, a expliqué au Figaro.fr que les travaux permettant d'assurer la sécurité et la navigabilité du bateau en haute mer ont pris du retard. De plus, les autorisations administratives ne sont pas arrivées à temps. Le bateau ne sera donc pas présent à Marseille samedi. Il partira dans les prochains jours d'un autre port méditerranéen dont le nom est tenu secret. «Nous prenons beaucoup de précautions, car nous avons été témoins de manifestations d'opposition excessives de la part de personnes soutenant Israël», explique Alain Bosc.

L'identité des personnes embarquant vers Gaza reste pour l'heure confidentielle. «Nous annoncerons samedi à Marseille les personnalités qui partiront avec nous», affirme Maxime Guimberteau. L'une d'entre elle a déjà vendu la mèche. Jean-Paul Lecoq, député communiste de Seine-Maritime, a déclaré qu'il ferait partie du voyage.

 Selon Maxime Guimberteau, on devrait retrouver à bord du bateau français «quatre députés européens et nationaux, des leaders syndicaux, des leaders politiques, ainsi que des associations telles que la Cimade, France Palestine Solidarité, la CGT ou le Mrap». La présence de personnalités de la culture ou des médias serait également en discussion.

Mises en garde internationales contre la flottille.

Le départ de la seconde «flottille pour la liberté» se prépare dans un contexte tendu. Tous les acteurs gardent en tête l'issue fatale de la précédente campagne, en mai 2010, où neuf militants turcs pro-palestiniens avaient été tués lors de l'assaut des fusiliers-marins israéliens. Israël a répété à de nombreuses reprises ces dernières semaines qu'elle empêcherait le nouveau projet d'atteindre Gaza, où un blocus est mis en place depuis 2006. L'État juif aurait mis au point de nouvelles techniques pour intercepter des navires tentant de briser ce blocus afin de minimiser le nombre d'éventuelles victimes. D'après une vidéo de l'armée, des canons à eau pourraient être utilisés.

Les gouvernements canadien et français ont formellement déconseillé à leurs ressortissants d'embarquer à bord de la flottille internationale. Un appel à la prudence repris par Ban Ki-moon, qui a exhorté les gouvernement du bassin méditerranéen à décourager les militants.

Israël compte également sur le soutien du gouvernement turc. «Nous espérons qu'un gouvernement responsable n'agira pas contre le droit international et empêchera ses concitoyens de parvenir dans des zones dangereuses», a affirmé cette semaine à la radio le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon. La Turquie n'a pas répondu dans le sens souhaité. Pour le ministre turc des Affaires étrangères, empêcher des associations indépendantes de réaliser leur projet serait «inacceptable». Le pays, qui attend des excuses d'Israël et le versement d'indemnités aux familles des 9 victimes turques, a également mis en garde l'État hébreu contre «tout nouvel acte de provocation d'Israël en haute mer.»

« Un bateau français pour Gaza » : l'appel des politiques, de nouveaux noms 30/05/2011 17:06 410 élus et responsables politiques en soutien à la campagne .

Depuis 2007, la population de la bande de Gaza vit sous blocus complet. Ce blocus, illégal au regard du droit international, est une punition collective de toute la population, la privant de ses droits fondamentaux : liberté de mouvement, droit à la santé, droit à l'éducation et au travail. Il est rendu plus insoutenable encore par l'attaque israélienne « Plomb durci » qui, il y a deux ans, a fait de Gaza un champ de ruines, plus de 1400 morts et des milliers de blessés. En mai 2010, dans une action citoyenne non violente et humanitaire, conforme à la résolution 1860 du Conseil de sécurité, la Flottille de la Liberté a voulu briser ce blocus. Mais l'armée israélienne a attaqué les bateaux dans les eaux internationales. Bilan : 9 passagers abattus et de nombreux blessés.

Cette « violation grave des droits de l'Homme » selon le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, a provoqué les protestations des gouvernements et des peuples du monde. Sous la pression, le gouvernement israélien a dû reculer et finalement a annoncé l'allègement du blocus de Gaza.

Poursuivant cet engagement citoyen, le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens et la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, ont lancé en octobre la campagne « Un bateau français pour Gaza ».

En juin 2011, un bateau français partira vers Gaza avec une nouvelle Flottille de la Liberté - une quinzaine de bateaux, des dizaines d'organisations, de coalitions européennes et internationales en contact avec l'ensemble des organisations de la société civile palestinienne.

Nous, élus et personnalités politiques, dénonçons la situation humanitaire et humaine dramatique imposée aux Palestiniens de Gaza qui résulte non pas d'une catastrophe naturelle mais d'une politique illégale d'enfermement et d'actions militaires.

Elle n'aurait pas été possible sans la passivité de la communauté internationale, de l'Union européenne, dont la France, qui ont pourtant condamné le siège de Gaza.

Il est urgent aujourd'hui qu'elles agissent pour la levée de ce blocus.

Dans notre diversité d'approches, résolument attachés au droit international et à son application pleine et entière ainsi que le prévoit la Charte des Nations unies, nous appelons à soutenir la démarche non violente des passagers qui prendront la mer au printemps et nous appelons les autorités françaises à exiger les garanties de leur sécurité. Nous nous joindrons sous une forme ou une autre, aux initiatives prises en ce sens, au plan national ou local./ Nous appelons les Françaises et les Français à se mobiliser et à peser de tout leur poids pour la levée du blocus illégal de Gaza et pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

 

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mordeh'ai - dans Réflexions
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 18:21

source : http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

13 juin 2011

Contact: Morton A. Klein

Adapté par Mordeh'aï

 

ZOA exhorte tous les juifs américains et les groupes pro-israéliens à fortement critiquer et à s'opposer à la politique du président Obama.

 

L'Organisation  Sioniste de l'Amérique du Nord (ZOA) a critiqué le Président Barack Obama de faire pression sur Israël en partant du principe qu'Israël doit accepter la proposition selon laquelle 'il ne peut pas conserver Jérusalem, le Mont du Temple de Jérusalem, le Mur Occidental (  HaKotel HaMa'aravi הכותל המערבי  ), de Jérusalem, le Tombeau des Patriarches ( Ma-arat Hamakhpelah מערת המכפלה ) dans Hebron, le Tombeau de  Rachel près de Betlehem, ou quoi que ce soit ayant trait à l'histoire des Juifs, se trouvant au delà des ' lignes de 67 ' à moins que l’AP Hamas/Fatah ne soit d'accord – par " des échanges mutuellement acceptés."

 

Le 19 mai, le président Obama a déclaré que « Nous croyons que les frontières d'Israël et de la Palestine doivent être fondées sur les lignes de 1967 avec des échanges mutuellement consentis ». Selon la politique du président Obama, chaque demande d'Israël concernant la ' valeur ' des territoires au-delà des lignes d'armistice de 1949 est soumis à un droit de veto palestinien. Par ailleurs, le président Obama dit aussi que, quelle que soit le territoire qu'Israël parviendrait à conserver avec l’accord de l’AP Hamas/Fatah devra être compensé par un échange de territoire équivalent.

 

Bref, la formule du Président Obama c’est de faire pression sur Israël pour donner à l’AP Hamas/Fatah 100 % de la superficie totale du territoire disputé ou de son équivalent. Il fait pression sur Israël pour abandonner des accords antérieurs comprenant le Mur Occidental et les quartiers de Jérusalem-Est ainsi que d'autres secteurs afin qu’ils ne soient jamais abordés dans les négociations.

 

Et pourquoi l'AP Hamas/Fatah mériterait 100% de la superficie totale du territoire contesté, ou de son équivalent, alors qu'Israël recevrait 0% de la superficie totale de la Judée, de la Samarie ou de Jérusalem-Est?

 

Après tout, la conduite de l'Autorité Palestinienne lors de ces 17 années écoulées donnerait-elle droit à d'énormes concessions israéliennes, des concessions qui mettraient en danger la sécurité d'Israel.

L'AP n'a pas arrêté de terroristes. Elle n'a pas interdit les groupes terroristes. Elle n'a pas mis fin à l'incitation à la haine et aux meutres contre Israël dans ses médias, ses mosquées, ses écoles ou ses camps de jeunes. Elle n'a pas renommé ou arrêté de baptiser des rues, des écoles et des équipes sportives de noms de terroristes assassins de Juifs. La politique du président Obama récompense une AP Hamas/Fatah irréductible, de la promotion de la terreur. "Un compromis" négocié qui aboutit à un Israël philanthrope donateur - et à une AP Hamas/Fatah récipiendaire de - 100% du territoire, ou d’au moins l’équivalent, n'est pas du tout un compromis.

 

La politique du Président Obama est aussi une violation de la Résolution 242, du conseil de sécurité de l'ONU adoptée en 1967, qui n'exige pas le retour d'Israël aux lignes d'armistice de 1967 et qui reconnaît l'exigence israélienne de frontières qui soient sûres et reconnues. Il ignore également la lettre que le Président George W. Bush a adressé au Premier Ministre israélien d’alors Ariel Sharon, en 2004, qui stipulait qu'un résultat négocié serait celui qui tiendrait compte des intérêts israéliens et des communautés juives au-delà des lignes d'armistice de 1949.

 

Maintenant il est apparu que la Maison Blanche fait pression sur le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu afin d’adopter publiquement la position du Président Obama, que les lignes d'armistice de 1949 devraient être la base de tous pourparlers pour une  paix future.

 

Steven Simon, haut fonctionnaire nouveau directeur du Conseil de Sécurité nationale pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, à la Maison Blanche, a déclaré aux représentants de la Communauté juive vendredi pendant une conférence téléphonique; que la Maison Blanche cherchait à obtenir à la fois de l’Autorité palestinienne et du gouvernement Israélien d’adopter les " principes de base de négociation " de Hussein B.Obama.

 

(Eli Lake, «la Maison Blanche cherche un accord israélien pour négocier sur la base des lignes de 1967,» Washington Times , Juin 12, 2011).

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mordeh'ai - dans Politique
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 13:52

Par JONATHAN SACKS

Jerusalem Post http://www.jpost.com/Opinion/Op-EdContributors/Article.aspx?id=225179 16/06/2011

 Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 

Ceux qui dénient aux Juifs ou à Israël leur liberté perdront, ou ne gagneront pas la leur.

Pour les Juifs d’Europe, cette époque est à la fois la meilleure et la pire. Prenons la communauté juive britannique comme exemple.

Au cours de 20 dernières années, nous avons construit plus d’écoles d’externat juives qu’au cours des 355 années antérieures de notre histoire ici. Culturellement, une communauté considérée comme moribonde il y a une génération, peut s’enorgueillir d’un centre culturel, d’un centre communautaire en construction, de semaines du livre juif, de festivals d’arts, de musique et de films, et d’un évènement éducatif pour les adultes – le Limoud – qui a inspiré des ramifications dans 50 autres centres à travers le monde juif.

Des Juifs sont proéminents dans tous les domaines. Aussi bien les présidents de chambres parlementaires à la ‘Chambre des Communes’ et à la ‘Chambre des lords’, sont juifs. Nous avons eu ces dernières années, deux Présidents de la Cour suprême de Justice, et des dirigeants juifs à Oxford et Cambridge. Un rédacteur en chef juif du journal ‘The Times’ et des dirigeants juifs aussi bien dans les Partis Conservateur et Travailliste. Non seulement les Juifs sont-ils respectés, mais il en est de même pour le judaïsme. La voix morale juive est devenue une partie significative de la conversation nationale.

Voilà d’étonnantes réalisations. Mais elles sont assombries par le troublant phénomène d’un nouvel antisémitisme se répandant comme un virus à travers l’Europe. Cela exige une explication. Après tout, après l’Holocauste, s’il y avait une chose sur laquelle les gens de bonne volonté étaient d’accord à travers le monde, c’était : « Plus jamais ça ».

Toute la culture d’après-guerre de l’Occident – du monde même – était orientée dans cette direction. Au-delà de la détermination qu’il ne devrait plus jamais y avoir un autre Holocauste, vint la Déclaration des Droits de l’Homme des Nations Unies, le concept de « crime contre l’humanité », l’idée que le racisme est un vice, le mouvement du dialogue interconfessionnel, et le changement historique de la Chrétienté connu sous le nom de Vatican II, Nostra Aetate.  Comment alors l’antisémitisme revient-il dans les nations mêmes qui ont promis de ne jamais le réitérer ? La réponse cynique est qu’il n’est jamais mort, il est seulement devenu souterrain. Il y a un filet de vérité en cela, mais très ténu. Comme ligne de raisonnement, c’est profondément trompeur. Car le nouvel antisémitisme est seulement dirigé en second lieu contre les Juifs en tant qu’individus. Sa véritable cible, ce sont les Juifs comme nation – en Israël.

Ce qui est arrivé en notre temps est un phénomène extraordinairement subtile qui ne peut être compris qu’en revenant deux siècles en arrière, à l’âge de Lumières et à la Révolution Française. Depuis des siècles, l’Europe avait été défigurée par un antijudaïsme chrétien brute, d’inspiration théologique. Les Juifs étaient accusés d’empoisonner les puits, de répandre la peste, de profaner l’hostie et de tuer des enfants chrétiens.

Les Juifs n’étaient pas les seules victimes de l’Eglise : des sorcières et des hérétiques étaient aussi livrés au bûcher. Puis, après la Réforme, des Chrétiens commencèrent à tuer leurs coreligionnaires en Europe lors des grandes guerres de religion.

C’est alors que les gens d’esprit déclarèrent : « Assez ». Cela conduisit à l’ascension de la science, à l’âge de raison, à la doctrine de la tolérance et finalement à l’émancipation des minorités jusqu’alors sans voix au chapitre, y compris les Juifs. Ce fut l’époque la plus brillante de l’histoire européenne, et ce fut précisément en ce temps-là, à Paris, Berlin et Vienne – les centres les plus sophistiqués de tous – qu’une nouvelle forme de haine est née : l’antisémitisme racial. Comme le virus le plus mortel que l’Occident ait jamais connu, il conduisit des êtres humains par ailleurs ordinaires, convenables, à faire, ou à rester des témoins passifs, d’actes indicibles.

Ce n’était pas un simple phénomène. L’antisémitisme du 19ème siècle n’était pas l’antijudaïsme rudimentaire de l’Eglise. De même, le nouvel antisémitisme du 21ème siècle n’est pas l’antisémitisme raciste des 19ème et 20ème siècles.

Il n’est pas dirigé contre les Juifs comme individus, mais contre les Juifs comme nation. Il ne se répand pas par des moyens conventionnels, mais par les nouvelles technologies de communication – sites Internet, email, ‘blogs’ et réseaux sociaux – qui sont presque impossibles à surveiller et à contrôler.

Son attaque la plus brillante, et même diabolique, a été d’adopter comme armes les plus puissantes les défenses mêmes créées contre le vieil antisémitisme. Il accuse Israël des cinq pêchés cardinaux suivant l’Holocauste : racisme, apartheid, crimes contre l’humanité, nettoyage ethnique et tentative de génocide.

Il est subtil, sophistiqué, et terriblement efficace.

Il est conçu pour tromper, et cela marche. Des Juifs israéliens et américains le considèrent comme une menace à la communauté juive européenne, ce qu’il est, mais seulement en second lieu. La véritable cible, c’est Israël. C’est une attaque contre Israël là où il est le plus vulnérable, à savoir parmi les classes qui forgent l’opinion d’Europe. Si Israël est délégitimé à leurs yeux, cela ne laisse que l’Amérique, et le jugement judicieux des ennemis d’Israël est que, quand il s’agira de soutenir Israël, à long terme l’Amérique ne continuera pas seule.

C’est une partie d’Echec à plus terme et plus froidement calculée que les gens ne le réalisent. Elle a pour objectif la destruction de l’Etat juif. Pour la contrer, cela nécessite une réponse juive mondiale coordonnée au-delà de tout ce qui a été envisagé jusqu’à présent. Ce n’est pas non plus une bataille qui peut être menée par les Juifs seuls. Sans alliés, les Juifs et Israël perdront.

Cela signifie le recadrage de la discussion. L’antisémitisme est toujours un symptôme de quelque chose de plus pénétrant, une tension irrésolue au sein d’une culture, qui commence par cibler les Juifs mais ne s’arrête jamais avec eux. Ce n’étaient pas les Juifs seuls qui mouraient aux mains de la Chrétienté médiévale, de la Russie tsariste, de l’Allemagne nazie ou de la Russie stalinienne : c’était la liberté elle-même.

Il en sera de même au 21ème siècle. Ceux qui dénient aux Juifs ou à Israël leur liberté perdront, ou ne gagneront pas la leur.

L’auteur est le Grand Rabbin du Royaume Uni et du Commonwealth depuis 1991, et il est membre de la Chambre des Lords depuis 2009. Il discutera de l’avenir de la communauté juive européenne au sein d’un panel d’experts à la fin de ce mois à la troisième Conférence Présidentielle Israélienne : « Faire face à demain en 2011 à Jerusalem ».

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mordeh'ai - dans Société