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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Disparition de l'obsession du problème Israelo-palestinien

12 Juillet 2013 , Rédigé par mordeh'ai

Richard Baehr

http://www.israelhayom.com/site/newsletter_opinion.php?id=4945

Adaptation de Mordeh'aï pour malaassot.com

 

Les gouvernements des pays Européens, leurs médias et la plupart de leurs habitants ont longtemps soutenu ou cru que le temps était essentiel dans la résolution du conflit israélo-palestinien, un conflit créé, selon eux, par l'occupation israélienne de territoires palestiniens.

 

Plusieurs administrations américaines récentes ont rejoint le chœur, la plus en évidente est la Maison Blanche d'Obama. Les journalistes américains qui maintiennent leur grand amour et leur souci de l'avenir d'Israël, comme Peter Beinart et Tom Friedman, qui ont fait valoir que toutes sortes de mauvaises choses vont sûrement se produire si Israël refuse de bouger ou de changer son attitude envers les Palestiniens, sans doute la seule raison pourquoi un accord entre les parties n'a pas réussi à être signé pendant des décennies.

 

Il est régulièrement proclamé que la fenêtre d'opportunité pour le succès des négociations pour parvenir à une solution à deux Etats se referme. Bien sûr, la fenêtre s'est soit-disant fermée depuis le début des accords d'Oslo au début des années 1990, selon les professionnels du  processus de paix et de leurs partisans dans le gouvernement, les médias et la communauté des ONG.  Alors qu'aucun  accord n'a pas encore été atteint,  c'est sûrement une sorte de miracle que la fenêtre ne se soit pas déjà sérieusement fermée,  et que le monde ne s'est pas écroulé par suite de cet échec.

 

Au centre de la fenêtre d'opportunité c'est le thème,  la notion que le conflit israélo-palestinien est une plaie ouverte dans la région, et que si un règlement satisfaisant du-dit conflit a lieu, toutes les autres questions seraient plus faciles à résoudre, et la plupart des pays arabes accueilleraient avec bienveillance les prédilections politiques des États-Unis. Ceci est en plus de ceux qui prétendent qu'Israël serait mieux loti, plus sûr et plus démocratique en le dégraissant de certains de ces territoires, tout comme il était censé l'être après le retrait préalable du Sud-Liban et de Gaza.

 

Les expériences de ces derniers jours, semaines,  mois et  années ont fait douloureusement mis en évidence que le monde arabe, et une grande partie du monde musulman, traverse une période d'instabilité extrême, et ce n'est pas lié à Israël ou à son conflit avec les Palestiniens. On pourrait arguer que pour les Egyptiens, les dislocations des changements de gouvernements des trois dernières années ont en effet causé l'effondrement de leur pays  et que  maintenant la famine les guette potentiellement.

 

Le conflit israélo-palestinien est totalement sans rapport avec l'instabilité en Egypte, ou aux pénuries de nourriture qui y règne, tout comme il n'est pas responsable de la guerre civile qui a tué plus de 100.000 personnes en Syrie, ou des combats qui ont eu lieu en Libye, ou des troubles à Bahreïn, au Yémen ou en Tunisie, ou du conflit entre sunnites et chiites en Irak, de celui entre le Hezbollah et d'autres partis politiques au Liban, ou dans le chaos et la guerre au Pakistan et en Afghanistan. Les Musulmans dans les pays musulmans ne semblent avoir besoin d'aucune aide extérieure - en provenance d'Israël ou d'autre pays - pour  commencer à s'entretuer, et ils ont formé des communautés démesurées, violentes dans les pays occidentaux où ils ont élu domicile, bien que ce soit un peu moins vrai aux États-Unis, sauf pour les attentats du 11/9.

 

Les Nations arabes et musulmanes ont bien sûr formé un bloc uni  pour attaquer Israël dans les organisations internationales, et ont toujours fait pression sur les Etats-Unis pour qu'ils obligent Israël à faire des concessions aux Palestiniens. Vraisemblablement, cela permettrait  à ces régimes d'être soulagés, un peu, de la pression de leurs propres populations qu'ils ont sollicité sur cette question. La plupart de ces régimes n'ont pas d'influence sur la politique israélienne, et la quasi-totalité ne reconnaissent même pas l'Etat juif. Donc, ils travaillent à travers les Etats-Unis, principalement au-travers de  leurs ambassadeurs et des fonctionnaires du Département d'Etat.

 

Où était le Secrétaire d'Etat -surfait-il? - alors que l'Egypte explosait au cours du week-end, depuis qu'il a pris ses fonctions au Secrétariat d'Eta, John Kerry,  a passé presque tout son temps, à faire la  navette entre les dirigeants israéliens et palestiniens, bien sûr, dans un effort tout à fait inutile pour relancer les pourparlers des négociations, cette "chose" qui pour les Palestiniens ne représente aucun intérêt. Or, comme ce dérivatif créée par l'obsession d'Israël s'étiole dans les régimes arabes qui se battent pour se maintenir ensemble, Kerry et l'équipe d'Obama se comportent comme si rien n'avait changé.

 

Il y a une certaine similitude entre cet écran de fumée sur Israël et les Palestiniens que celui du procès en cours de George Zimmerman accusé d'avoir assassiné Trayvon Martin en Floride. Les Afro-Américains ont fait à croire aux médias et à l'administration Obama qu'un noir a été assassiné sans aucune autre raison que celle de la couleur de sa peau. Si les faits ne soutiennent pas cela, et si Zimmerman est acquitté, il y aura une grande colère pour l'injustice chez les Afro-Américains. L'administration Obama voulait que les Afro-Américains soient tout aussi concernés au sujet du vote en 2012 qu'ils l'avaient été  en 2008, quand Obama s'est présenté pour la première fois.

 

L'affaire Trayvon Martin a contribué à remuer la course à la Maison Blanche,  il y a travaillé en Novembre et  la participation record afro-américaine, dont la presque totalité est allée à Obama. Même si Obama ne peut pas livrer "le verdict souhaité",  les vraies questions qui touchent la communauté noire en Amérique tels que - les taux élevés de l'abandon scolaire, le chômage élevé, le taux très élevé de violence commise entre Afro-Américains - seront toujours là, et il y aura de la colère sur le verdict. Le détournement Trayvon Martin aura aidé faire que le président soit réélu, mais il n'a été qu'un écran de fumée temporaire des vrais problèmes de la communauté, pour la plupart auto-infligée.

 

Quand Obama a été élu, il a fait valoir que la résolution du, ou au moins des progrès significatifs sur le front israélo-palestinien était essentiel pour les Etats-Unis et de former une coalition qui pourrait persuader ou de faire pression sur l'Iran dans les organisations internationales ou d'imposer des sanctions afin qu'il abandonne son programme d'armement nucléaire. En d'autres termes, un conflit qui avait été en suspens pendant un siècle aurait maintenant besoin d'être fixé à la hâte, car les ambitions nucléaires de l'Iran avait un laps de temps restant court avant que le programme ne soit abouti. Seul un président avec l'orgueil de Barack Obama aurait pu penser qu'il tenait l'élixir magique pour accomplir ce que tous avant lui avaient essayé et échoué à faire, et le faire rapidement.

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a plaidé pour une autre liaison - que le programme nucléaire iranien était la véritable menace pour la région, et pas seulement pour Israël. Si le conflit israélo-palestinien est resté en suspens quelques années, ce n'était rien de nouveau. Si le programme nucléaire de l'Iran pouvait être stoppé, avant que son comportement agressif dans la région ne s'aggrave pas, et peut-être que son comportement pourrait être plus modéré. L'Iran a été mêlé à des conflits en Irak, au Liban, à Bahreïn et en Syrie, pour n'en nommer que quelques-uns, et bien sûr son soutien à des groupes terroristes palestiniens comme le Hamas et le Jihad islamique.

 

Maintenant, après quatre ans et demi de présidence Obama, les Palestiniens restent la partie récalcitrante, qui empêchent les négociations avec Israël avant même qu'elles ne débutent, et l'Iran est beaucoup plus proche de rejoindre le club nucléaire. Obama avait tort sur le choix du problème prioritaire et Netanyahu avait raison. D'autant que les nations arabes sunnites tentent de s'accrocher au pouvoir, à l'exception de la Syrie contrôlée par les alaouites , personne dans la région ne veut d'un Iran nucléaire. Alors qu'Israël n'est pas aimé de ses voisins, pas plus aujourd'hui qu'il ne l'était il y a une décade, on ne s'attend pas à des miracles dans le traitement de la paix.

 

Israël n'est absolument pas la plus importante préoccupation des Arabes. La Palestine est  " la chemise tachée de sang que l'on agite" à maintes reprises pour attiser les peuples, mais ce n'est pas ce qui indispose vraiment ou concerne ces mêmes nations. Les dirigeants arabes cyniques vont continuer à essayer de détourner l'attention de leurs populations en ciblant Israël comme le " méchant ". Et le cérémonial pour la paix va se poursuivre, en grande partie parce qu'il y a les artisans du processus de paix qui ont besoin de faire quelque chose, et parce que les gens n'aiment pas admettre qu'ils s'étaient fondamentalement trompés à propos de quelque chose durant toutes ces années.

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