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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 11:41

source JPOST

Par YAAKOV LAPPIN

28.01.11 

Les troubles civils au Moyen-Orient inquiètent les experts.

 Jeudi, le Yemen a rejoint la liste des Etats arabes bouleversés par les manifestations. Les appels à la démission des dirigeants se multiplient en Egypte, après les évènements tunisiens. Bien que les répercussions pour la sécurité nationale de l'Etat hébreu soient difficiles à prévoir, les experts estiment que les mouvements de masse, qui débutent comme des soulèvements pro-démocrates, pourraient rapidement être détournés par des islamistes.

"Nous devons comprendre que nous vivons sur un volcan", a expliqué le général Yaacov Amidror, ancien chef de la Recherche et de l'Evaluation de Tsahal. "Les conditions peuvent évoluer entre aujourd'hui et demain. Mais nous devons nous préparer au pire des scénarios." Et de poursuivre : "C'est comme être sur une couche de glace épaisse ; mais même cela finira par fondre."

"Les conseils émis par certains pays d'Europe de l'Ouest - qui suggèrent que les soulèvements soient suivis d'une vague de révolutions démocratiques - ne devraient pas être suivis. Il n'y a pas de raison de craindre une escalade de la violence immédiate. La question se pose sur le long terme."

Selon le général Giora Eiland, ancien conseiller à la sécurité nationale, "le risque que les Frères musulmans prennent le pouvoir en Egypte existe. Ce serait préjudiciable, non seulement pour Israël mais pour tous les démocrates." Et d'expliquer que le véritable combat ne se déroule pas entre Moubarak et les éléments pro-démocrates, mais entre Moubarak et les Frères musulmans.

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mordeh'ai - dans Réflexions
29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 08:21

SOURCE : .primo-info.eu/selection

Pierre Lefebvre © Primo, 29-01-2011

La prise du pouvoir par le Hezbollah au Liban a renforcé l’emprise de la Syrie et, surtout, de l'Iran sur le pays du Cèdre.

 Au sud d’Israël, c'est la révolte populaire en Égypte contre Moubarak, partenaire jusqu’à présent un peu fiable, qui vient déstabiliser un peu plus l'environnement d'Israël.

En Jordanie, la situation n’est guère enviable. Le pouvoir Jordanien est menacé par les groupes Palestiniens qui composent depuis longtemps une forte minorité agissante et armée. Ceux-ci alimentent la colère de la rue.

Septembre noir, mené par le père de l’actuel Roi de Jordanie, Hussein. En 1970, Arafat et son mouvement, l’OLP, avait lancé à plusieurs reprises des opérations de déstabilisation du Royaume Hachémite. Arafat, pour galvaniser ses troupes, affirmait à l’époque que la Jordanie était la patrie naturelle des Palestiniens.

C’est également l’argument qu’il employa lorsque, chassé de Jordanie, il alla s’implanter au Liban.

Les affrontements ont duré neuf mois et des milliers de civils palestiniens trouvèrent la mort sans que le monde s’en émeuve à l’époque.

Le pays est désormais dans l’étau.

La crainte d’un conflit durable avec l’Égypte accélère le travail des analystes israéliens. Gidi Grinstein, du Reut Institute a déclaré que "L'environnement stratégique d'Israël est spectaculairement modifié par l'instabilité en Égypte."

Ca doit carburer fort dans l’esprit des stratèges.

Militairement, la situation est favorable à Israël. L’armée égyptienne ne présente pas un danger vital et est tout juste bonne à être utilisée comme force d’appoint de la Police.

Médiatiquement parlant, l’arrivée au pouvoir des Frères Musulmans amènera à une rupture de l’accord de paix entre Israël et l’Égypte, déjà fragile.

Cela figure en toutes lettres dans les déclarations des fondamentalistes égyptiens. Ils se sont engagés à soumettre cette question au peuple par référendum s’ils parvenaient au pouvoir.

« Si Moubarak tombe, Israël sera totalement isolé dans la région », prédit Alon Liel, ancien directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères et ex-ambassadeur à Ankara.

« Cela ne représentera pas une menace du point de vue de la sécurité, mais ce sera un rude coup politique, venant s'ajouter à notre isolement international croissant. »

Il est particulièrement douloureux de parler de point positif dans cette région.

Mais, selon quelques analystes stratégiques, si un conflit devait éclater entre Israël et le Liban sous la coupe du Hezbollah, ce ne serait plus un conflit entre une armée et une milice mais une guerre conventionnelle, plus adaptée à l’arsenal et aux techniques qu’Israël maîtrise.

Il ne faut cependant pas minimiser l’emprise des groupes d’influence musulmans sur les médias occidentaux.

Un conflit avec le Liban ou l’Égypte provoquerait une alliance forte entre ennemis d’aujourd’hui dans « une sainte alliance contre le Juif ».

Si la Syrie, le Yémen, la Jordanie et autres autocraties instables peuvent utiliser la guerre sainte pour réconcilier l’homme de la rue avec ses dirigeants, ceux-ci n’hésiteront pas.

Ils savent que cet argument sera le plus facilement recevable. Même si le régime de Moubarak est loin d’être un modèle de démocratie et de concorde !

Au contraire des Tunisiens, les Égyptiens sont illettrés à 80 %. L’opinion est plus malléable.

La question n’est plus de savoir si le couvercle de la cocotte minute va sauter, mais quand. Il est des douleurs que quelques emplâtres et cadeaux ne suffisent pas à calmer

En Tunisie, l’annonce de la composition du nouveau gouvernement n’a pas calmé les passions. Et cela risque de s’aggraver avec l’arrivée dimanche du chef du parti islamiste tunisien Ennahda, Rached Ghannouchi, en exil à Londres.

Il a déjà prévu l’instauration de la Sharia lorsqu’il sera au pouvoir. Les hôtels risquent de ne plus être bon marché dans ce pays pendant quelques années. Les voiles vont fleurir sur les cheveux des Tunisiennes.

Mais, au moins, les touristes et retraités français qui y ont leurs maisons ne pourront plus revenir en faisant semblant de ne rien voir.

Nos politiques vont devoir prendre des chambres d’hôtel de plus en plus hautes pour ne pas voir la misère. Et les défilés de haute couture, les rencontres musicales prestigieuses auront quelques difficultés à être organisées.

C’est pas grave. Il leur reste l’Auvergne et Cabourg, le Poitou profond que les Anglais commencent à délaisser après la crise bancaire.

Quant à Israël, il prend ses marques, il analyse et reste attentif, des fois qu’une nouvelle coalition se formerait, à l’insu de son plein gré, qui viendrait menacer la terre des Juifs, celle dont on cherche à l’exclure depuis 80 ans. Un espace grand comme deux départements et cela est encore trop important.

La haine est souvent inexplicable. Elle vient de nulle part, alimentée par des imams encore plus illettrés que leurs ouailles. Les temps sont durs, incertains. Surtout pour les spécialistes auto-proclamées sur nos médias français.

L’un d’entre eux, Jean-Noël Ferrié, directeur de recherche spécialiste de l'Egypte au CNRS, relativise l'ampleur des manifestations anti-Moubarak. Si ce spécialiste se plante, pensons à nous munir de plumes et de goudrons à la sortie des studios. Cela rafraîchira l’atmosphère.

 

 

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mordeh'ai - dans Réflexions
29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 07:55

Par Arié Lévy pour geopolitiquebiblique.com

janvier 28th, 2011

Yoav Galant ne sera probablement pas le vingtième chef d’état-major de Tsahal, alors que selon l’avis général des experts, il est celui qui mériterait le mieux de l’être. Or, on sait que ce poste est crucial pour la sécurité d’Israël; l’histoire militaire de l’Etat hébreu l’a suffisamment démontré.

Qu’est-ce à dire? Que la personne ad hoc, celle qui est le mieux à même d’encadrer l’armée israélienne – alors que des menaces nouvelles et de taille, surgissent de tous côtés: le Liban qui bascule aux mains du Hezbollah affidé à la Syrie et à l’Iran, l’Egypte qui implose, et la Jordanie qui risque de connaître le même sort, un Obama qui pave la route à la création d’un Etat palestinien et décrétera que la présence d’ l’Etat hébreu hors de la Ligne verte est illégale – n’aura pas le job./ Le 20 ème chef d’état-major de TSAHAL devra répondre à des critères, disons de pureté morale, cela fera t-il de lui le meilleur candidat possible?

Pendant que le Moyen-Orient bascule dans le chaos et l’incertitude, qu’est ce qui préoccupe l’Etat d’Israël, à travers ses commissions, sous-commisions, et autres caciques traqueurs de mensonges et d’approximations ? Le citoyen Yoav Galant a t-il menti, un peu beaucoup, énormément, à la commission chargée de vérifier s’il a annexé quelques dounam communaux à sa propriété et tracé une allée de quelques mètres pour se rendre à sa maison en voiture ? Autre raison, moins citée, pour refuser à Galant le job qui lui revient, est l’aspect architectural de sa baraque. Trop belle, trop arabo-mauresque selon les critères architecturaux du moshav. Pensez-donc, on dirait un palais des mille et une nuits. Un mec capable de se faire construire une telle maison n’est pas digne de commander Tsahal!!/ Mais que vient faire la mégalomanie architecturale et quelques malheureux arpents de terre communaux, « empruntés », dans le choix d’un patron des armées ?

La réponse est qu’Israël privilégie l’irréprochabilité à l’efficacité. Etre plus juste que les justes; le chef d’état-major ne doit pas seulement être le meilleur guerrier possible, mais aussi un Tsaddik.

Ceci est parfaitement idiot et relève d’une conception de la morale qui ne devrait pas avoir cours dans un Etat hébreu. D’abord parce que, aussi justes que nous voudrions l’être, on sera toujours perçus comme des voyous, et surtout, parce qu’à la réflexion, ce n’est pas une conception juive mais disons, occidentale.

Dans l’Epitre aux Sages de Marseille, Maïmonide a une phrase étonnante. Il dit: « Les cataclysmes qui ont frappé le peuple d’Israël sont imputables au fait qu’il a préféré hypothéquer son avenir en se fiant aux prédictions induites par des ouvrages astrologiques, plutôt que de se former à l’art martial ». Autrement dit: si Israël a passé deux mille ans en Galout à se faire dicter son destin par Pierre, Paul et Mohamed, c’est parce qu’il a préféré le pilpoul interminable sur l’arrivée du Messie et toutes les bonnes choses qu’on aura alors, plutôt qu’à faire ce qu’il faut pour partir conquérir la terre d’Israël, propriété inaliénable du peuple juif. Maïmonide rajoute que la conquête d’Israël n’a rien avoir avec le fait que le peuple juif soit méritant ou ne le soit pas.

Cette vision de Maïmonide n’a pas bonne presse, ni auprès des Juifs orthodoxes, toujours en attente du Messie, et qui poursuivent leur interminable pilpoul, engagé il y a deux mille ans, ni auprès des juifs dits laïcs, férus de morale occidentale, du Bien, du Mal, du Juste, et ce qu’il est moins. Alors que la seule et vraie question est de savoir comment défendre au mieux, grâce à « l’art martial » évoqué par Le Rambam, la terre d’Israël, à laquelle nous sommes finalement arrivés et que le monde entier rêve de nous reprendre.

Un proverbe juif que j’ai déjà évoqué dit: al tiyé tsadik, tiyé hakham. Ne cherche pas forcément à avoir raison, mais sois malin, ou: ne joue pas les saints, vois comment tu peux te dépêtrer dans une situation impossible. / Si Ariel Sharon, qui n’a jamais cherché à être un modèle de sainteté, n’avait pas pris ses décisions militaires audacieuses dans le Sinaï pendant la guerre de Kippour, on ne serait sans doute pas aujourd’hui à discuter du cas Galant./ Sans oublier qu’humilier et ternir à jamais la réputation de quelqu’un qui a consacré sa vie à la défense de son pays, est, à mon sens, bien plus grave que quelques mères carrés.

La maison brûle, et au lieu d’éteindre l’incendie, on examine le plan d’occupation des sols du Moshav Amikam

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mordeh'ai - dans Réflexions
28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 19:27

Par Simon Frajdenrajch, analyste,

28 janvier 2011

  La Ligue de Vertu Internationale met actuellement en avant Mohamed El Baradei, Directeur Général de l’AIEA de 1997 à 2009 (Agence Internationale de l’Energie Atomique dont le siège est à Vienne) : celui-ci se vit remettre le Prix Nobel de la Paix en octobre 2005 au nom de l’organisme à la tête duquel il a exercé au total trois mandats.

A-t-il efficacement lutté contre le programme d’armement nucléaire de l’Iran dont Israël s’était d’abord inquiété après les déclarations incendiaires et éradicatrices de son nouveau président Mahmoud Ahmadinejad dès son élection en 2005 ? Que nenni !

A-t-il, tout au long des années 2003 à 2008, fait bloquer la production d’uranium enrichi dans le respect du Traité de Non Prolifération (TNP) Nucléaire signé par l’Iran : que Nenni !/ Les inspecteurs de l’AIEA se faisaient rouler dans la farine, et Mohamed el Baradei tout le premier, en y mettant beaucoup de ‘mauvaise bonne volonté’ : cet oxymore pour souligner combien il se laissait violer avec une concupiscence toute diplomatique.

El Baradei ne manqua pas d’exiger de se rendre en inspection personnellement sur le site de Dimona en Israël, site mythique de la production du nucléaire israélien, et certainement lieu de production de bombes nucléaires, alors que le pays entretient une ambiguïté volontaire sur sa détention de cet armement, et qu’Israël a refusé de signer le TNP.

Mohamed el Baradei fut donc accueilli en Israël mais il revint bredouille de son inspection. Cela servira néanmoins sa gloire auprès des masses arabes

Les Israéliens n’avaient pas une confiance absolue en son objectivité ni son indépendance de jugement. Ils n’avaient pas l’intention de lui livrer des secrets de famille que la rumeur publique internationale alimentait des phantasmes de pacifistes iréniques : « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, y-a rien que les Israéliens qui sont des méchants fauteurs de guerre ; y-zon ka disparaître et bon débarras ! »

Qu’importe : constatant que non seulement le programme nucléaire iranien n’était pas contrôlé, mais au contraire filait un train d’enfer vers sa réalisation, envers et contre les négociateurs de la molle ‘triplette européenne’ (Grande Bretagne, France, Allemagne), relayée par les USA d’une inefficacité tout aussi remarquable depuis la prise de fonctions de Barack Obama, les Norvégiens du comité Nobel attribuèrent leur prix ‘prestigieux’ à Mohamed el Baradei et à l’AIEA.

Onze ans plus tôt, en octobre 1994, le Comité Nobel avait décerné son prix au regretté Itzhak Rabin, à Shimon Peres l’opportuniste, et à l’épouvantable Yasser Arafat, qui prouva par la suite combien le soi-disant « processus de paix » entamé à Oslo devait lui servir à instrumentaliser son projet de destruction de l’Etat d’Israël par étapes.

Il n’en n’eut pas le temps, et l’on a beaucoup glosé sur ce qu’aurait fait Rabin s’il n’avait pas été assassiné : avec certitude, ce grand général, diplomate et politicien, abusé par le cercle des pacifistes colombophiles, aurait défendu la pérennité d’Israël sans la moindre hésitation. Rabin n’était ni un politicard à la Pérès, ni un toquard à la Olmert, ni un escroc à la Sharon.

Rappelons que ce même Comité Nobel de la Paix, qui a la spécificité d’être composé de Norvégiens et d’être remis à Oslo, et non pas de Suédois pour les autres Nobel remis à Stockholm, a été décerné à Barack Obama à la fin de la première année de son premier mandat en 2009, pour certifier que le « gratin de l’Europe bien pensante » avait vraiment trouvé son Messie et point n’était besoin de preuves avérées de ses bienfaits pacificateurs./ Que nous a prouvé Obama depuis ?

Rien, strictement rien, si ce n’est qu’il n’a fait que renforcer le camp des va-t-en guerre : - Iran des ayatollahs et des ‘Gardiens de la Révolution’, - Turquie du Parti Islamiste ‘Modéré’ AKP, liberticide qui se détourne de l’Europe, - Liban du Hezbollah dominateur qui va bouleverser l’équilibre fragile de ce rêve communautaire devenu cauchemar, - Syrie du dictateur Bashar Assad à qui Obama et la France redonnent une crédibilité internationale en lui tendant la main, - Pakistan des Islamistes infiltrés partout dans un pays doté de la bombe nucléaire, - Afghanistan des Talibans que Obama s’apprête à quitter d’ici 2012 au plus tard. - L’Amérique du Sud, sous la houlette du marxiste tendance Groucho Hugo Chavez a progressivement perdu tout respect pour son grand partenaire, les USA, et adhère de plus en plus largement aux thèses islamo-terroristes de l’Iran : pourquoi se gêner ?

Depuis sa prise de fonction, observons qu’Obama a échoué dans ses tentatives de pacification au Moyen-Orient (Afghanistan, Irak, Soudan), avec des pays de la région qui se tournent vers le camp islamiste (Turquie, Syrie, Liban) quand l’Egypte est déstabilisée après la Tunisie.

La ‘Révolution du fellafel’ d’Egypte suivra-t-elle celle du Jasmin de Tunisie ?

Rien n’est moins sûr : le régime de Moubarak est fort, il s’appuie sur l’armée, qui n’hésitera pas à sacrifier des milliers, voire des dizaines de milliers de manifestants pour se maintenir.

Et s’il devait s’effondrer sous les coups de boutoir de la rue, sans doute ce seront les islamistes qui s’empareront du pouvoir, comme en Tunisie.

Sous le faux nez d’un démocrate, Mohamed el Baradei est prêt à s’allier avec les ‘Frères Musulmans’ qui se tiennent en réserve derrière les émeutes : aux dernières nouvelles, après un retour au Caire qu’il espérait, triomphal, il a été sagement placé sous mandat d’arrêt à son domicile. Pourvu qu’ils n’en fassent pas un martyr ! Puissent-ils dégonfler la baudruche.

Le processus révolutionnaire au Maghreb et au Mach’ek islamiques sera-t-il pacifique, ou bien les islamistes dissimulés en tapinois emporteront-ils tout sur leur passage ?

L’Histoire nous enseigne qu’une révolution commence de façon plus ou moins douce, mais que la violence déchaînée par les premières écluses débordées ne comble sa faim que dans l’ivresse du sang, et ne trouve sa fin qu’après des épisodes longs et douloureux de massacres populaires, où chaque peuple paie de lourds sacrifices le prix de la liberté, sans pour autant être assuré d’arriver à bon port.

 Moralité : 

 L’attribution de Nobel de Paix par le jury d’Oslo nous garantit une chose : le choix de l’élu annuel est généralement aussi désastreux que celui de la Palme d’Or à Cannes !

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mordeh'ai - dans Tribune libre
28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 09:29

Par HERB KEINON pour JPost

27.01.11

   Le président américain, Barack Obama, a perdu toute crédibilité au Proche-Orient. C'est ce qu'a déclaré le négociateur palestinien, Saëb Erakat, à l'émissaire américain George Mitchell, en octobre 2009, selon des documents confidentiels publiés mercredi soir par Al-Jazeera et le Guardian.

Lors d'une conversation animée au sujet du gel des implantations, Erakat a, par ailleurs, déclaré qu'il ne serait pas capable de convaincre les Palestiniens de négocier sans suspension totale du développement des implantations. "Ce n'est pas à moi d'assurer votre crédibilité au Moyen-Orient. Il [Obama] a perdu sa crédibilité à travers toute la région. Lorsqu'il a obtenu le prix Nobel, je l'ai félicité. Et les médias arabes m'ont ensuite attaqué, juste pour l'avoir félicité. Croyez-moi, personne n'a envie d'aider Obama autant que AM [le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas]."

"Ne laissez pas passer cette opportunité"

Mitchell aurait alors avancé que les Palestiniens avaient déjà participé à des négociations, dans le passé, en l'absence d'un gel total des constructions. "Et maintenant, vous pénalisez le premier président disposé à faire des efforts."

Saëb Erakat aurait par ailleurs averti que les deux camps se trouvaient désormais face à la dernière opportunité pour conclure une solution à deux Etats. Et d'ajouter que la meilleure alternative à une solution négociée serait l'établissement d'un Etat binational.

"La décision reste la vôtre", a alors répondu l'émissaire américain. "Mais le fait est que nous avons un président sincèrement investi dans ce processus. Nous n'aboutirons jamais à une solution 'parfaite'. C'est la vie. Je comprends votre frustration et le poids de l'Histoire, mais s'il-vous-plaît, ne laissez pas passer cette opportunité", a conclu Mitchell.

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mordeh'ai - dans Politique
28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 08:08
source : israel-infos.net Numéro 963 - 28.01.2011 - 23 Shevat 5771 

Si les palestiniens ne voulaient pas d'un état séparé...

Documents Al Jazeera : par Gerard Fredj


Les négociateurs palestiniens penseraient plus souvent qu'on ne le croit, à l'abandon de l'idée de la création d'un état (ou plutôt de deux états qui vivraient cote à cote), et auraient poussé, parfois de manière intese, pour la solution d'un seul état unifié.

L'autorité palestinienne sait que cette idée représente une menace pour Israël, mais l'aurait utilisé dans plus d'une dizaine de réunions, en sachant que l'option d'un état binational est un cauchemar pour les israéliens, qui y perdraient rapidement la majorité par le jeu de la démographie.

Al Jazeera révèle à travers ses documents que les négociateurs palestiniens sont, lors des négociations d'Annapolis en 2007, revenus sans cesse sur l'idée d'un seul état, l'agitant comme une menace sous le nez des américains et israéliens, et créant, finalement, une crispation des rencontres.

Palestine Papers relate également une rencontre en avril 2008 entre Tsipi Livni, ministre des affaires étrangères, et Ahmed Qoreï, négociateur en chef palestinien, celui-ci agite le chiffon rouge en forme de chantage.

Fin 2009, un mémorandum confidentiel de l'Autorité palestinienne recommande de développer l'option d'un Etat binational comme une "alternative crédible à la traditionnelle option de deux états " qui a même pris un nom de code, BATNA (best alternative to a negotiated agreement).

Ces menaces et pressions ont également été utilisées dans une rencontre en octobre 2009, entre Saeb Erekat, devenu négociateur palestinien en chef, et un Georges Mitchell (le médiateur américain pour le Moyen Orient) médusé d'entendre cette proposition, alors que Barak Obama s'était personnellement engagé à parvenir à la solution négociée de deux états.

Cette proposition fut renouvelée à plusieurs reprises (la dernière connue en octobre 2009) et Mitchell finit par menacer les négociateurs d'un abandon par les USA de leur rôle de médiateur entre Israël et les palestiniens.

La démarche en dit long sur la frustration des négociateurs palestiniens mais également sur de longue périodes de blocage des discussions, les palestiniens oscillant entre positions conciliantes et irréalistes.

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mordeh'ai - dans Réflexions
27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 08:53

Publié le 25 janvier 2011 par Luc Rosenzweig

Publié dans : Le Causeur par La Libellule -

source:therese-zrihen-dvir.over-blog.com sous le titre "Le souk des fuites diplomatiques"

Ce qui devait arriver arrive : après la grande braderie Wikileaks cautionnée par des organes de presse européens dits de qualité, la chaine qatarie Al Jazeera et le quotidien britannique The Guardian mettent sur la place publique plusieurs centaines de documents relatifs aux dix dernières années de discussions entre Israël et l’Autorité palestinienne. Cela apparaît comme une suite de Wikileaks, mais ce n’est pas le cas.

À la différence des documents récupérés dans les arcanes de l’Administration américaine par l’organisation de Julian Assange, ces documents proviennent de diverses sources, principalement de membres ou d’anciens membres de la Negociation support unit (NSU) de l’Autorité palestinienne. Cet organisme, composé d’experts juridiques, économiques, cartographiques internationaux a été mis en place en 1998 par le gouvernement de Tony Blair, à la demande de l’Autorité Palestinienne pour servir de support technique aux négociateurs palestiniens qui ne disposaient pas de la puissante logistique diplomatique des Israéliens pour défendre leurs positions. Le financement de la NSU, d’abord uniquement assuré par le Royaume Uni, a été complété par la suite par des fonds venus de Norvège, de Suède et des Pays-Bas. Cette unité, intégrée au ministère palestinien des Négociations, dirigé par Saëb Erekat, a accueilli nombre d’experts d’origine arabe ou palestinienne vivant aux Etats-Unis ou en Europe, comme l’avocat franco-palestinien Ziyad Clot, qui a rapporté, dans un livre1 son expérience de son activité au sein de la NSU.

Avant d’en venir au contenu de ces fuites, il faut noter que les documents en question ont tout d’abord été uniquement transmis à la chaîne qatarie Al Jazeera, dont le penchant pour les islamistes radicaux du Hamas et du Hezbollah libanais est clairement affiché. Cette inclination est apparue dans sa couverture des derniers événements de Tunisie, où cette chaîne s’est efforcée de mettre en valeur les islamistes tunisiens, alors que ces derniers n’étaient pas, loin de là, les principaux acteurs de la révolution dite du jasmin.

Pour donner de l’écho à la publication de ces documents, Al Jazeera s’est associé au Guardian, quotidien le plus viscéralement anti-israélien paraissant hors du monde arabo-musulman. D’après ces « Palestine papers », comme on les appelle désormais, les négociateurs palestiniens, entre l’échec des négociations de Camp David et de Taba en 2000 et l’arrivée au pouvoir de Netanyahou en 2008 auraient tenu un double langage. D’un côté le soutien à l’Intifada, l’intransigeance sur les frontières de 1967 et le droit au retour des réfugiés palestinien, et de l’autre un discours conciliant avec les Israéliens, notamment sur le maintien en Israël, dans le cadre de la solution « deux Etats pour deux peuples », de quartier juifs de Jérusalem construits après 1967 au delà de la « ligne verte », comme French Hill, Pisgat Zeev et Gilo. Cette proposition, faite à Ehoud Olmert et Tzipi Livni en 2008 a été repoussée par ces derniers car elle excluait trois autres implantations : Maale Adoumim, Har Homa et Ariel jugées non négociables par le gouvernement israélien de l’époque. Saeb Erekat et Mahmoud Abbas auraient également accepté, selon ces documents, de limiter à quelques milliers le nombre de réfugiés palestiniens admis à revenir en Israël dans le cadre d’une « action humanitaire », alors que la position officielle palestinienne soutient un droit généralisé au retour dans leurs foyers de tous les réfugiés de 1948 et de leurs descendants…

Dans le contexte actuel, ces révélations portent un tort considérable à l’Autorité palestinienne, faisant passer ses dirigeants pour des funambules du double langage, mentant à leur peuple, et bradant la cause sacrée de la Palestine pour leurs ambitions personnelles. Elles mettent également en difficulté ces dirigeants israéliens qui proclament qu’il n’y a pas de partenaire palestinien pour la paix, mais les dégâts sont, pour eux de moindre ampleur : le, plan Olmert, fondé sur la cession à Israël des grands blocs de colonies contigües à la ligne verte en échange d’une surface équivalente de territoire israélien remis à l’Etat palestinien était bien connu. De plus, l’opinion publique israélienne ne nourrit aucune illusion sur la possibilité prochaine d’un accord avec les Palestiniens, et soutient, faute de mieux, l’attitude intransigeante de son gouvernement.

Le « réalisme » de Abbas et Erekat, vieux routiers de la négociation avec Israël, est pourtant le seul moyen qui pourrait permettre de sortir d’une impasse que les maladresses de Barack Obama au début de son mandat ont largement contribué à établir. En les « flinguant » aujourd’hui, on les livre pieds et poings liés à la surenchère du Hamas.

Et pourtant, à examiner de plus près ces papers, ce serait plutôt la subtilité des négociateurs palestiniens qu’il faudrait souligner : ils savent bien que Olmert et Livni sont dans l’incapacité politique de « lâcher » Ariel, Maale Adoumim et Har Homa, aussi ne courent-ils aucun risque réel en faisant, oralement, des concessions qui peuvent être utilisées par la suite à des fins propagandistes…

L’objectif de ceux qui ont organisé les fuites vers Al Jazeera et l’idiot utile Guardian est limpide : torpiller les négociations indirectes qui viennent de reprendre entre Israéliens et Palestiniens sous la houlette de Dennis Ross, qui a maintenant pris la main sur ce dossier dans l’Administration Obama. Ce dernier a sans doute passé plus de temps, ces dix dernières années, avec Erekat qu’avec son épouse…

On pourra toujours brandir le drapeau de la transparence du droit de tout un chacun de savoir ce qui se trame dans les arcanes de la diplomatie secrète. Il n’empêche que les conséquences de ces manipulations peuvent être catastrophiques, surtout dans un contexte où la situation libanaise est explosive et où l’Iran vient de faire un nouveau bras d’honneur à Catherine Ashton sur le dossier nucléaire. Al Jazeera, au moins, ne cache pas ses objectifs politiques : elle se fait l’interprète des éradicateurs d’Israël et le fourrier de l’islamisme politique radical. L’embrasement de la région n’est pas pour lui déplaire, bien au contraire. Quant au Guardian, gageons qu’il saura trouver le moyen de dégager sa responsabilité de l’incendie qu’il aura contribué à allumer. En toute bonne foi et toute objectivité.

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mordeh'ai - dans Réflexions
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 08:10

Source : Le CAPE de Jerusalem 24/01/2011

par Dore Gold

Le concept de pouvoir se doter de « frontières défendables » demeure un facteur important dans notre région./ Yossi Beilin a écrit ces jours-ci dans sa tribune régulière d'Israel Hayom que la formule « frontières défendables » est devenue « anachronique » depuis la publication de la résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU adoptée en novembre 1967. Il précise que le concept est aujourd'hui ridicule en raison des modifications technologiques intervenues dans les rangs de Tsahal et chez nos ennemis, et il s'interroge sur son efficacité dans « un monde de missiles ». De fameux experts étrangers ont rejeté cet argument. Selon le général Earl B. Halston, ancien commandant des Marines en Irak et en Afghanistan, "il est impossible d’imaginer qu’Israël retournerait un jour aux frontières de 1967 et se retirerait complètement de la Cisjordanie, cela priverait le peuple israélien de frontières défendables vitales à sa sécurité et cela en dépit de la nouvelle ère de technologie de pointe ».

Lors d’une réunion tenue à Washington en 2005, le général John Foss, ancien commandant de la 82ème division aéroportée de l’armée américaine a déclaré : « dans la perspective d’un soldat, je dois vous dire que les frontières d’avant 1967 ne sont pas défendables à long terme pour Israël, l'Etat juif ne pourrait vivre avec ces frontières.»

Le général Foss et d'autres militaires, admettent que les dirigeants politiques exerceront, lors du tracé des frontières, des pressions sur l'état-major, pour obtenir des concessions, mais en réalité cela ne change en rien la conception militaire, selon laquelle les frontières défendables ont une importance cruciale aujourd'hui encore./ On peut toujours se demander quel sens ont des frontières défendables si des missiles et des roquettes peuvent être lancés à travers-elles ? Des généraux américains évoquent souvent le fait que durant la première guerre du Golfe déclenchée en 1991, les Etats-Unis ont attaqué l’Irak par le lancement de milliers de missiles de croisière et des bombes, mais Saddam Hussein n'a capitulé devant la coalition dirigée par les Etats-Unis que lorsque les divisions blindées américaines ont conquis le tiers de l’Irak et la route vers Bagdad a été ouverte. Lors de la deuxième invasion américaine en 2003, la capitulation n’a pas été non plus requise avec le lancement de missiles.

Dans le contexte israélien, les frontières défendables n’ont jamais été considérées comme un élément qui protégerait Israël hermétiquement de toutes les menaces mais comme une zone tampon qui empêcherait des forces terrestres ennemies d’exploiter l’infériorité numérique de l’armée israélienne régulière en occupant la dite zone.

En fait, à l’ère de missiles, les frontières défendables peuvent être plus importantes que jamais. Pour exemple, dans le passé, 48 heures étaient nécessaires pour compléter la mobilisation des soldats de réserve. Lors d'une éventuelle attaque de missiles balistiques ou de courte portée, on peut supposer que le recrutement des réservistes soit retardé. L'armée régulière sera dans l’obligation de se battre plus longtemps en attendant les renforts et l'intégration des réservistes. En outre, l’aviation sera préoccupée par les missions de repérage et par la destruction des lanceurs de roquettes au delà des frontières et donc elle ne pourrait être en mesure de fournir un appui aérien dans les premières heures de combats. De ce fait, le déploiement de forces régulières le long des frontières défendables est plus qu'indispensable./ Certains diront que la définition de frontières défendables en Cisjordanie était pertinente jusqu’en 1991, lorsque Israël craignait que le tiers de l’armée irakienne se joindrait au front Est et attaquerait Israël, comme elle l’avait fait en 1948, en 1967 et en 1973.

Toutefois nous ne pouvons établir une planification stratégique sur une situation temporaire et ponctuelle. L’Iran entretient des liens étroits avec de nombreux hommes politiques shiites contrôlant le nouvel Irak : dans les documents révélés par Wikileaks, le roi de l’Arabie Saoudite, Abdallah, a décrit le premier ministre irakien Nourri al Maliki comme étant un « agent iranien ». Ces documents ont aussi dévoilé que l’Iran verse chaque année 100 à 200 millions de dollars à des hommes politiques irakiens. Certaines analyses estiment avec prudence que l’Irak pourrait devenir un jour un Etat satellite de l’Iran juste après que les Etats-Unis retiront leur dernier soldat du pays.

Les frontières défendables sont nécessaires dans des guerres conventionnelles, mais surtout dans le combat inlassable contre le terrorisme. Israël est l’un des rares pays au monde qui lutte contre les islamistes dans les différents champs de bataille sans pour autant faire face à des milliers de volontaires venus de l’extérieur, comme en Afghanistan, au Yémen, en Irak ou au Somalie.

Israël a également réussi à contrer l’acheminement d’armes en Cisjordanie grâce au fait qu’il contrôle la vallée du Jourdain (suite au retrait de l’axe de Philadelphie des quantités d'armements sont introduites quotidiennement dans la bande de Gaza). En 2005, la branche irakienne d'Al Qaïda a réussi à créer un avant poste dans la ville jordanienne Irbid. Actuellement, le Hezbollah est déjà en Irak, si Israël renonce à la vallée du Jourdain et à son droit pour se doter de frontières défendables à l'Est, la bataille contre le Hamas serait bien différente.

Finalement, ceux qui rejettent la définition de frontières défendables en précisant qu'il s'agit d'un vieux concept, croient en général dans la force d’Israël d'employer des armes de forte puissance et dans sa capacité d’écraser ses ennemis lors d'une éventuelle guerre. Certains mêmes affirment que les frontières n'ont pas d'importance et donc il est possible de se retirer des territoires car « le jour où ils oseront tirer une seule roquette, nous effacerons leur village de la carte ».

Ces déclarations sont évidement immorales et détonnent par l'ignorance de la réalité sur le terrain.

Israël devrait trouver le juste équilibre entre la volonté de résoudre les divergences territoriales avec ses voisins, et le devoir de réduire ses facteurs vulnérables. Celui qui pense que les frontières défendables n’ont plus de place dans la conception réaliste de la défense d'Israël se berce sans doute d'illusions.

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mordeh'ai - dans Point de vue
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 08:00

 24/01/2011 par Freddy Eytan pour jcpa-lecape.org

Depuis quelques mois nous assistons à une véritable vente diplomatique aux enchères. Des documents confidentiels et secrets sont diffusés sans aucune responsabilité et sans aucun contrôle. Dans ce bazar oriental, on achète, on vend, on solde et on brade au grand jour des quantités de documents transmis par les courriels et par Internet. Les valeurs nobles de la déontologie et de l'éthique, la confiance réciproque entre les hommes politiques et les diplomates, sont désormais bafouées pour de la publicité, pour la gloire d'un scoop et pour une bonne poignée de dollars.

Après l'avalanche des câbles de Wikileaks, c'est aujourd'hui la chaine de télévision El-Jazzera qui inonde la presse. Des centaines de documents secrets concernant les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens sont divulguées sans scrupule.

La chaine qatarie créée en 1996 s'est transformée au fil des années en une riche tribune de propagande anti-américaine et israélienne. C'est le seul média de la planète qui obtient régulièrement des enregistrements de Ben Laden et des chefs d'Al-Qaïda au moment où des attentats meurtriers sont perpétrés chaque jour par cette organisation terroriste. Cette chaîne est diffusée à plus de quarante millions de téléspectateurs. Ses émissions, reportages et débats sont tronqués et manipulés par des journalistes syriens ou palestiniens. L'émir du Qatar joue un double jeu cynique. Il se présente comme un modéré et proche de l'occident, permet aux Américains une base militaire et offre une quarantaine de milliards de dollars pour accueillir les jeux de la coupe du monde.

En réalité, l'émir du Qatar qui est reçu en France et ailleurs en grande pompe, soutient par le biais de sa chaîne de télévision, les activités de la confrérie des Frères musulmans, le Hamas et les agissements de l'Iran.

Certes, les débats médiatiques diffusés par cette station sont toujours appréciés dans un monde musulman antidémocratique où la presse est enchaînée et muselée, mais le but d'Al-Jazzera est clair et transparent. La chaîne qatarie souhaite semer la discorde au sein des masses arabes, provoquer des disputes et mettre dans l'embarras les dirigeants du Moyen-Orient. Ces dernières révélations font partie de cette stratégie et ont pour but de discréditer Mahmoud Abbas et renverser le régime de l'Autorité palestinienne au profit du Hamas.

Nous suivons depuis presque deux décennies le processus de paix et nous sommes à chaque fois frappés par le double langage et la supercherie orchestrés par les Palestiniens eux-mêmes. La contradiction est flagrante entre les propos tenus dans le cadre de discussions privées et directes et ceux prononcés en public et dans leurs propres médias. Le mensonge est troublant.

Des commentateurs politiques israéliens ont eu tort de se précipiter à critiquer le gouvernement Netanyahou en le présentant comme saboteur de la paix tandis que les dirigeants palestiniens sont présentés sous un angle positif comme des gens pragmatiques et de bonne volonté. Sommes-nous vraiment sûrs et confiants que les Palestiniens sont sincères et souhaitent tourner définitivement la page? Sont-ils capables d'appliquer à la lettre les accords signés? Les lacunes des accords d'Oslo ont-elles été déjà oubliées? Les divergences profondes avec le Hamas ont-elles vraiment disparu? Les nouvelles propositions ne sont-elles pas un écran de fumée? Des formules rabâchées et toujours la même rengaine?! N'ont-ils pas toujours raté les rendez-vous de l'Histoire?

Enfin, il est regrettable qu'une chaîne arabe et hostile nous donne des précisions sur les négociations de paix sans pour autant savoir sur l'authenticité et la crédibilité des documents divulgués. Il est bien temps de rejeter la propagande arabe par des arguments solides et valables. Les dirigeants du pays devraient sortir de leur mutisme pour nous dire toute la vérité sur ces négociations, sur le statut de Jérusalem, sur le tracé des frontières et sur le sort des réfugiés. C'est l'avenir de notre Etat et de nos enfants qui est mis en jeu tandis que les Palestiniens se préparent à proclamer leur nouvel Etat sans prendre aucun risque.

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mordeh'ai - dans Réflexions
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 07:23

Par Jacques Benillouche

source : http://benillouche.blogspot.com

Mardi, 25 Janvier 2011

Qui a intérêt aujourd'hui à faire passer les principaux dirigeants de l'Autorité palestinienne pour des traîtres prêts à tout céder à Israël?

La chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera et le quotidien britannique The Guardian ont publié, le 23 janvier, plus de 1.600 documents confidentiels relatifs aux négociations israélo-palestiniennes au cours de la dernière décennie qu'ils qualifient de «plus importante fuite dans l'histoire du conflit».

La première vague de documents révélés a pour caractéristique première de présenter les négociateurs arabes comme des traîtres voulant brader les intérêts palestiniens concernant Jérusalem et les réfugiés.

Il est difficile d'imaginer que ces «révélations» ne participent pas à l'offensive visant depuis plusieurs mois à discréditer l'Autorité palestinienne et ses dirigeants notamment Mahmoud Abbas et de Saeb Erekat.

D'autant plus que la grande sensibilité d'Al-Jazeera aux thèses du Hamas et la proximité du Qatar avec le mouvement islamiste palestinien ne sont un secret pour personne. La question que l'on se pose aujourd'hui en Israël est avant tout de savoir à qui cela profite, d'autant plus que les erreurs, parfois grossières, ne manquent pas dans ces soi-disant révélations.

Des erreurs manifestes

 Ainsi, selon les textes dévoilés, les Palestiniens seraient prêts à renoncer à des quartiers entiers de Jérusalem notamment ceux de Ramot, Talpiot et Guivat Tsarfatit (la colline française). Ces quartiers, dépeuplés en 1967 et annexés par Israël après la guerre de Six-Jours qui contiennent aujourd'hui des dizaines de milliers d'habitants, ne font l'objet d'aucun contentieux entre les deux parties puisqu'aucun habitant arabe n'y vivait dans le passé. Les Palestiniens n'ont jamais exigé de récupérer ces quartiers qui font partie intégrante de Jérusalem-ouest depuis plus de quarante ans.

Les révélations apportent par ailleurs un éclairage nébuleux sur un certain nombre d'implantations israéliennes de Cisjordanie, les plus importantes: Maaleh Adoumim, Efrat, Givat Zeev et Ariel. Selon les documents, l'ancien Premier ministre Ahmed Korei (au nom de guerre Abou Alaa) aurait fait deux déclarations contradictoires. D'une part, il estime que ces implantations sont profondément ancrées à l'intérieur de la Cisjordanie et que leur intégration à Israël mettrait en danger la continuité du futur Etat palestinien.

D'autre part, il admet que leur démantèlement pose un problème et qu'en fait il accepterait de maintenir leur existence sous souveraineté palestinienne. Dialectique classique lors de négociations! En outre, les Israéliens ont toujours proposé dans ces négociations un échange de territoires en contrepartie de certaines implantations de Cisjordanie.

Les documents révélés prétendent que ces initiatives proviennent de l'extrême droite israélienne qui milite pour des «transferts de population» . Les négociations n'ont jamais été menées et guidées par l'extrême droite israélienne et l'amalgame est assez grossier.

Pour les services israéliens, les documents ont été vendus à Al-Jazeera par un membre de la délégation des négociateurs palestiniens, mécontent d'avoir été évincé de l'équipe. En montrant que les dirigeants palestiniens étaient prêts à faire des concessions importantes sans contrepartie israélienne, il règle ses comptes.

Déstabilisation

Car la première vague de révélations n'apporte en fait aucun scoop sur la teneur des négociations israélo-palestiniennes. En revanche, il s'agit clairement d'une tentative de déstabilisation de l'Autorité palestinienne et de ses dirigeants actuels. Menée par qui?

Elle coïncide aussi avec les manœuvres de Mohammed Dahlan, l'ancien homme fort de Gaza, qui serait en train de recruter, de payer et d'envisager de prendre le commandement d'une nouvelle milice en Cisjordanie. Il est directement accusé de vouloir renverser Mahmoud Abbas.

Des sources du Fatah de Cisjordanie précisent que des hommes ont été recrutés après avoir reçu de l'argent pour acheter des armes. Celui qui aurait été financé par la CIA dans les années 1990 tient absolument à en découdre avec le Hamas pour extirper ses dirigeants de Gaza et retrouver la place qui lui a été ravie. Il ne fait pas mystère des tensions accrues avec le comité central et avec son président Mahmoud Abbas.

Mahmoud Abbas a décidé de prendre des mesures contre Dahlan en lui retirant ses hommes de sécurité et en évinçant ses amis du gouvernement et de l'équipe des négociateurs palestiniens. L'un d'entre eux pourrait bien être l'auteur des fuites qui mettent à mal la réputation de la direction actuelle. Al Manar avait déjà annoncé en décembre 2010 que les partisans de Dahlan avaient menacé de révéler des documents confidentiels concernant Mahmoud Abbas.

Il semble bien que la menace ait été mise à exécution et que l'ancien homme fort de Gaza tient à prendre de vitesse ceux qui cherchent à l'éliminer de la scène politique palestinienne.

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mordeh'ai - dans Politique