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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 12:11
Iran : encore quatre exécutions, soit 43 pendaisons pour le mois de janvier Print E-mail
mercredi, 28 janvier 2009

Iran Manif - Quatre jeunes entre 18 et 20 ans ont été pendus dans la ville de Machad, dans le nord-est de l'Iran, a rapporté mercredi le quotidien régional Khorassan.

Le régime des mollahs a officiellement exécuté 43 personnes au cours du mois de janvier et le rythme n'est pas prêt de ralentir vu la montée du mécontentement populaire. http://www.iranmanif.org/


Le monde libre ne dit rien !!! pas de manifestation c'est une honte !!!!  Mordeh'aï
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mordeh'ai - dans Dépêche
29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 12:04

par Shmuel Trigano http://www.controverses.fr/blog/blog_trigano.htm

 

La guerre de Gaza et son impact sur l’opinion publique donne à voir avec un réalisme terrifiant ce que le monde a dans l’âme quand il pense à Israël et au peuple juif. L’attitude de la « communauté internationale » est particulièrement significative, à ce propos. Une cécité totale à la réalité de la situation s’accompagne d’un « souci humanitaire » qui ne s’est que très rarement exercé durant le calvaire des Israéliens ( 7 ans de tirs de missiles sur le sud d’Israël et la progression inquiétante de ce canardage vers les centres vitaux du pays, la constitution d’un pouvoir totalitaire, de style fasciste, promoteur de haine et de mort, l’enrôlement et l’embrigadement de toute une population au service de la politique impérialiste de l’Iran intégriste sur toute la région et la haine permanente).

 

La décision de cessez le feu du Conseil de sécurité fut très significative de l’état d’esprit ambiant envers Israël. Si l’on observe bien l’histoire du conflit israélo-arabe, on constate que toutes les victoires militaires d’Israel, remportées contre des agressions arabes, ont été annulées par la politique des puissances et notamment l’ONU, j’ajouterais tout spécialement la France. Ces victoires auraient pu à chaque fois constituer un point final du conflit, obligeant les Etats arabes à assumer la défaite de leur ambition exterminatrice à l’égard d’Israël, comme cela se passe dans tout conflit. Bien au contraire, les puissances occidentales ont tout fait pour empêcher une telle situation. Il fallait empêcher « l’humiliation arabe » (rappelons qu’elle découle de l’existence d’Israël)...

 

Que laissait entrevoir la demande de cessez le feu dans l’opération de Gaza sinon la volonté qu’Israël accepte de rester la cible de son ennemi le plus implacable sans réagir, sinon, qu’Israël renonce à sa souveraineté politique pour confier son destin à un consortium onusien où le camp qui lui est ennemi occupe le haut du pavé et qui ne s’occupe du sort des Israéliens que lorsqu’il en a le temps ? Derrière ce décor de théâtre décadent une perversité morale gigantesque est à l’oeuvre qui voue les Juifs à la condition de victimes éternelles. La « communauté internationale » veut-elle sauver le Hamas et lui redonner la possibilité de viser les centres vitaux d’Israël qu’elle ne s’y prendrait pas autrement.

 

Le souci humanitaire est un principe auquel il ne faut pas renoncer et tout montre qu’il est loin d’être absent de l’action israélienne mais il s’agit d’une guerre et pas d’une promenade. Si le Hamas a été « élu », c’est aussi parce que les Gazaouites font corps avec sa politique. Pourquoi n’en supporteraient-ils pas les conséquences désastreuses ? Pourquoi les populations civiles de tout coeur et de tout corps engagées dans la lutte contre « les Juifs » (c’est ainsi que les Israéliens sont appelés à Gaza) échapperaient-elles à leur responsabilité ? Seraient-ce parce qu’elles seraient par principe innocentes ? Personne n’évoque les « populations civiles » israéliennes, à croire que tout Israël est un camp militaire et qu’à Gaza, il n’y a que des civils. On ne voit d’ailleurs qu’eux à la T.V. Qui tirent les roquettes et les missiles ? Qui se demande pourquoi les cameramen palestiniens et arabes qui abreuvent le monde de scènes sanguinolentes n’ont jamais montré d’hommes en armes ?

 

Comment les médias occidentaux ont-ils pu gober, sans états d’âme, ce compte rendu manipulatoire, où le décompte des victimes est celui du Hamas ? Telle est la vraie question et le coeur du problème.

 

Il faut remarquer à nouveau que le syndrome qui s’est développé en France à l’occasion de la deuxième intifada est à l’oeuvre, quand le gouvernement Jospin a demandé aux Juifs de ne pas réagir aux 450 agressions dont ils étaient victimes « pour ne pas jeter de l’huile sur le feu »... Demande était faite alors aux Juifs français d’accuser le coup de l’agression envers eux en silence pour sauver « la paix publique ». C’est exactement ce que fut le syndrome munichois de l’opinion européenne face au régime nazi : apaiser l’agresseur en sacrifiant la victime. A la même époque, faisaient rage en Europe pourtant la compassion universelle pour les victimes de la Shoa et la célébration de leur mémoire. C’était une conjonction de contraires absolument nouvelle, mariant l’excellence morale des Juifs à leur déchéance sociale et politique.

 

Un profil nouveau du « Juif » se mit en place , à l’oeuvre en fait subrepticement depuis les années 1990 mais qui se confirme depuis lors de plus en plus et que je définirais, en me souvenant de la pensée de Georges Bataille, comme le profil du paria magnifique, c’est à dire la figure d’un homme révéré et célébré mais vivant dans la condition la plus misérable, dans l’exclusion quasi sacrée, au statut très bas. Prestige combiné à abaissement. Ces personnages ont existé dans toutes les sociétés, cristallisant à la fois le contraire de l’ordre social et symbolique et en même temps sa source la plus forte. C’est autour de leur condition abaissée que les sociétés se réunissent dans des périodes de crise pour se souvenir qu’elles sont humaines, par delà leurs conflits de pouvoir et de prestige. Or, pour que celà soit possible il faut impérativement que le paria magnifique reste au plus bas, en l’occurence qu’il renonce à sa souveraineté et à sa capacité de se défendre, qu’il continue à s’exposer passivement aux attaques de ses ennemis. C’est la condition de sa sacralité. Pourvu qu’il se conforme au rôle consensuel auquel il a été assigné : à la condition de victime, hier, aujourd’hui et demain.

 

Tel est le schéma psycho-symbolique qui porte la décision du Conseil de sécurité, un schéma que l’on retrouve à l’oeuvre dans beaucoup de formes culturelles, prépondérantes aujourd’hui, où le Juif est valorisé dans sa propre contrition, dans la haine de soi, dans l’aveu. Une partie du cinéma israélien, si célébré en Occident, s’inscrit dans ce créneau, condition du succès. Ce schéma, De Gaulle l’avait très bien exprimé avec sa sortie sur « le peuple sûr de lui et dominateur », assignant aux Juifs le rôle de la victime passive comme condition de la miséricorde européenne. « Un capital considérable d'intérêt et même de sympathie s'était accumulé en leur faveur, surtout, il faut bien le dire dans la Chrétienté; un capital qui était issu de l'immense souvenir du Testament, nourri par toutes les sources d'une magnifique liturgie, entretenu par la commisération qu'inspirait leur antique malheur et que poétisait, chez nous, la légende du Juif errant, accru par les abominables persécutions qu'ils avaient subies pendant la Deuxième Guerre mondiale... Si Israël est attaqué, lui dis-je alors en substance, nous ne le laisserons pas détruire, mais si vous attaquez, nous condamnerons votre initiative » .

 

Cette condition de « paria magnifique » a été vécue en France, dès la fin des années 1990, par quelques « intellectuels juifs ». Magnifiques, par principe, par leur activité et leur statut social mais exclus en douce de toutes les arènes du débat public et de la respectabilité intellectuelle, ramenés à leur origine « ethnique », comme la chose devint évidente durant la deuxième Intifada , pour annuler leur argument et surtout leur identité d’intellectuels. A moins que pour quelques rares individus, voire un unique intellectuel - en vertu non d’un droit mais d’un privilège - la fonction de conscience malheureuse et déchirée ne leur soit asignée sur tous les écrans et dans tous les journeaux. Cette configuration est tout à fait différente de celle qu’analysait Hannah Arendt pour la modernité quand elle remarquait que les intellectuels juifs, pour être admis dans la bonne société et le cercle intellectuel, avaient deux possibilités, celle de se comporter comme des parvenus , en trahissant, bien qu’avec une nostalgie inextinguible, leur appartenance au peuple juif, ou comme des parias, s’ils restaient fidèles à eux mêmes. Kafka, à ses yeux, fut le modèle du paria. Le monde devient de fait, aujourd’hui, kafkaïen pour les Juifs, accusés du crime que leurs ennemis commettent ou veulent commettre sur eux, sans que leur parole ne porte, sans que la foule en fureur ne prenne soin d’examiner les faits rationnellement et les responsabilités. Malgré son rang social, l’intellectuel juif se voit annulé dans sa fonction d’intellectuel et étiqueté, enfermé dans la case « communautaire », c’est à dire, dans l’esprit de tout le monde, « communautariste ».

 

Ce système de rapports ne fait en vérité qu’ajouter de l’huile sur le feu, car les transgresseurs sont exemptés de leur responsabilité et reçoivent un encouragement à leur comportement déviant. Mettre dos à dos Hamas et Israël, expliquer la violence par le « cycle de la violence » pour le Moyen Orient ou les « « conflits inter-communautaires » pour la France (c’est à nouveau le cas aujourd’hui), c’est choisir programmatiquement d’innocenter les coupables, en courant de surcroît le risque de les amalgamer avec leur « communauté », et d’accuser la victime d’être responsables de ce qui lui arrive. Il n’y a jamais eu d’agressions des Juifs contre des sites musulmans en France et Israël, qui s’est retiré de Gaza et a enduré durant 7 ans des tirs de missiles du Hamas sur son territoire sans riposter.

 

Il semble que personne n’ait encore compris que cette problématique se retourne inéluctablement contre la société qui s’en rend coupable, nationale ou internationale. Le déni, durant de nombreux mois, des actes antisémites des années 2000 annonçaient et légitimaient dans le principe les émeutes des banlieues françaises. Le même comportement aujourd’hui annonce d’autres événements graves dont toute la société française (et internationale) aura à pâtir.

 

Un cercle vicieux s’installe aussi indirectement qui ne peut que « jeter de l’huile sur le feu ». La célébration formelle de l’excellence de la figure (victimaire) des Juifs ( devoir de mémoire de la Shoah obllige !) ne peut que susciter jalousie et ressentiment chez leurs ennemis, dans un premier temps, qui appelle, dans un deuxième temps, la tentative des célébrateurs de « calmer » leur ressentiment en tentant de rétablir « l’équilibre » psycho-symbolique en abaissant encore plus la condition des Juifs, en les enchainant encore plus à leurs ennemis.

 

C’est un retour régressif à un passé révolu qui se produit ici. Il est possible que des Juifs soient prêts à endosser à nouveau les habits de la victime désignée – ces personnalités se produisent même sur toutes les scènes (et pour cause) – mais il ne faut pas négliger la révolution mentale qui s’est produite il y a 60 ans dans la conscience juive : le sionisme, projet de libération du Juif qui se propose d’ériger le peuple paria en sujet souverain de l’histoire. La mauvaise foi planétaire se brisera sur cette nouvelle donne.

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mordeh'ai - dans Point de vue
29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 11:28

Attaque à la roquette en… Corse ! Par Jonat (28.01.09)
Une roquette a été tirée mardi 27 janvier au soir par des militants corses contre les forces françaises de Corte (Territoires corses occupés), provoquant de légers dégâts au véhicule personnel d'un colon français de la localité, a-t-on appris auprès des forces d’occupation. La roquette qui n'a pas fait de blessés, a également endommagé légèrement deux autres véhicules en stationnement sur le parking de la brigade qui héberge une trentaine de familles de colons.

 Condamnation de Michèle Alliot-Marie

 

Cet acte de résistance du FLC (Front de libération de la Corse) a suscité une vive émotion parmi les forces d’occupation. Le général Lizurey, commandant la Légion des forces d’occupation de la Corse, ainsi que le préfet autoproclamé de la Haute-Corse Hervé Bouchaert se sont rendus sur les lieux. Le Ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie a fermement condamné cet "attentat" qu'elle qualifie de "lâche", "criminel et irresponsable", en considérant également que ses "conséquences auraient pu être dramatiques". La ministre de l'Intérieur avait annoncé mardi matin qu'elle se rendrait sur l'île vendredi dans le cadre d'une visite officielle.

 

Ban Ki-moon appelle la France à la retenue et au respect du droit international

 

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, déplore profondément l’occupation des territoires corses par la France et réclame son évacuation immédiate. Le Secrétaire général appelle la France à respecter le droit international et à s’assurer que ses actions soient proportionnelles et ne fassent pas courir aux civils un risque grave.

 

À la lumière du tir de rocket qui met en danger les colons français, le Secrétaire général est pleinement conscient des préoccupations légitimes de la France en matière de sécurité.  Il appelle l’Autorité corse à faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire cesser de telles actions.

 

Israel est profondément inquiet de la situation

 

Territoires occupés corses La ministre des Affaires étrangères d'Israël Tzipi Livni se dit préoccupée par l'escalade de la violence dans les Territoires corse occupés et appelle la communauté internationale à assumer ses responsabilités et imposer l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces françaises de Corse !

 

 

Le président israélien Shimon Peres s'est dit ce matin "profondément inquiet" de la situation dans l’Ile de Corse, appelant de nouveau à "un cessez-le-feu", avant un entretien à Paris avec son homologue français Nicolas Sarkozy.

 

"Je suis un ami mais qui veut parler franchement: je suis profondément inquiet de la situation", a affirmé M. Peres à la presse, au côté de Nicolas Sarkozy. "Nous avons besoin d'une trêve de quelques jours, c'est l'intérêt de tout le monde. La France est forte, la France doit prendre le risque de la paix", a-t-il insisté, répétant qu'il avait "toujours considéré la sécurité de la France comme une priorité".

 

Le FLC sollicite la Cour internationale de Justice

 

Le FLC (Front de libération de la Corse) demande à l’Assemblée générale de solliciter auprès de la Cour internationale de Justice, relativement à l’illégalité de l’occupation française, un avis consultatif qui traite notamment de la question des colonies de peuplement et de celle de la violation des Conventions de Genève et des résolutions de l’ONU touchant la question de la Corse.

Source : http://cjonat.over-blog.com

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mordeh'ai
28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 22:49

USA/ Les ambiguités de "Rahmbo" (Rahm Emanuel)

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mordeh'ai - dans Politique
28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 21:07

Mercredi 01/28/2009  “J’appelle tous les candidats au poste de Premier ministre à déclarer clairement que Jérusalem restera la capitale éternelle indivisible du peuple d’Israël”, a affirmé mercredi matin le grand rabbin ashkénaze Rav Rona Metzger au cours du congrès de Jérusalem. Le Rav Metzger a ajouté qu’en tant que Juif croyant et que rabbin en Israël, il était convaincu que “celui qui veut garder son poste à la tête du gouvernement pendant tout son mandat doit s’engager à garder Jérusalem unifiée.”

par Yael Ancri d'A7

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mordeh'ai - dans Politique
28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 11:42

Entretien avec Frédéric ENCEL, directeur de recherches à l'’Institut Français de Géopolitique, professeur à l'ESG (Ecole Supérieure de Guerre)
Trois semaines après le début des opérations militaires contre le Hamas, en riposte à des tirs de roquettes depuis Gaza sur le sud de son territoire, Israël a proclamé un cessez-le-feu unilatéral.

Directeur de recherches à l'Institut Français de Géopolitique, professeur à l'ESG (Ecole Supérieure de Guerre) et auteur de nombreux ouvrages, dont l’Atlas géopolitique d’Israël (éditions Autrement, 2008), Frédéric ENCEL dresse un premier bilan politique et militaire de l’opération « Plomb durci ».
Propos recueillis par Jean-Sylvestre MONGRENIER, chercheur associé à l’Institut Thomas More.


De nombreux commentateurs ont mis en avant la guerre du Liban-Sud (été 2006), contre le Hezbollah, pour expliquer que l’armée israélienne ne pourrait atteindre les objectifs politiques et stratégiques qui lui ont été assignés dans le cadre de l’opération « Plomb durci » (Gaza, décembre 2008-janvier 2009). Pourriez-vous préciser quels sont les objectifs poursuivis dans la bande Gaza, contre le Hamas ? Doit-on considérer qu’ils ont été atteints ?
Les Israéliens ont agi avec la guerre contre le Hezbollah en mémoire, comme s'ils devaient opérer différemment en tout point. Cette fois, pas de discours de matamore visant la « destruction totale » de l'ennemi, le gouvernement se contentant de buts de guerre modestes, dont la réduction des capacités offensives du Hamas.

Pas de précipitation non plus, le feu vert pour l'opération terrestre intervient 10 jours après l'attaque balistique du Hamas, et non 4 heures après l'attentat de juillet 2006. Et surtout la préparation du terrain par l'aviation et l'artillerie et des équipements adéquats ont permis de protéger efficacement les militaires.

Mais au fond, le but de guerre principal était de redonner une crédibilité (intérieure comme extérieure) à Tsahal, et de démontrer au Hamas qu'attaquer les villes aux missiles lui coûterait plus cher – y compris politiquement – que ne pas le faire. De ce point de vue, Israël a plutôt atteint son objectif.


Au cours des opérations militaires dans la bande de Gaza, le Hezbollah s’est gardé d’ouvrir un second front contre Israël, au nord, et il a démenti toute implication dans les quelques tirs de roquettes. On en vient à se demander si la guerre de l’été 2006, contrairement à ce que véhicule la « doxa », n’a pas été bel et bien gagnée par Israël. Quel est le retour d’expérience de ce précédent conflit ? En termes d’art de la guerre, quels sont les enseignements de l’opération « Plomb durci » ?

En effet le Hezbollah n'est pas intervenu, ou plutôt Téhéran n'a pas ordonné de le faire. Les chiites libanais, en pleine campagne électorale, ne souhaitant de toute façon pas mourir pour les Palestiniens. C'est le vieux chef palestinien Ahmed Jibril qui a propulsé quelques roquettes symboliques sur la haute Galilée.

Je dirais que 2006 ne fut pas la victoire qu'aurait pu remporter Israël, mais moins encore un triomphe pour le Hezbollah : perte du sud-Liban, réinvestissement de l'armée libanaise et de la Finul bis, échec à s'emparer du pouvoir, perte sèche de 600 de ses meilleurs combattants... Rien de très reluisant.

Je crains en revanche qu'en cas de montée aux extrêmes avec l'Iran, Téhéran ordonne à son bras armé et inféodé d'entrer à nouveau en guerre.


Ce nouveau conflit a parfois été présenté comme une répétition générale, en référence à la possible ouverture d’un troisième front, aérien et balistique, entre Israël et l’Iran. Dans quelle mesure ces différents conflits, ouverts ou latents, sont-ils effectivement interconnectés ? Quelle est l’approche israélienne, diplomatique et stratégique, de la menace iranienne ?

Je me méfie des interconnexions et autres effets dominos. Le conflit israélo-palestinien, par exemple, se nourrit de lui-même et n'irradie pas tant qu'on le dit à l'extérieur. L'Iran joue certes pour l'heure la politique du pire, mais sans entrer lui-même en conflit. Pour les Israéliens, le seul véritable danger militaire de type stratégique et non seulement tactique, c'est une arme nucléaire iranienne.

En même temps, je pense que le problème relève surtout des Etats-Unis ; j'ai du mal à imaginer Washington laissant ses meilleurs alliés dans la région – Arabie saoudite, Egypte, Turquie – subir le cauchemar de ce voisin nucléarisé. L'échéance cruciale pour la région, à cet égard, c'est juin et le scrutin présidentiel iranien.


Question subsidiaire : la perspective d’un Etat palestinien, avec la Cisjordanie et Gaza pour territoires, est-elle encore crédible ? L’Egypte ne devrait-elle pas prendre en mains le sort de la bande de Gaza ?

En dépit de cette crise, il y aura bien un Etat palestinien sur une part majoritaire de la Cisjordanie et l'intégralité de Gaza. Reste à savoir sous quel leadership et avec quelles prérogatives de souveraineté.

Quant à l'Egypte, elle ne veut pas hériter du guêpier. Souvenez-vous de la sagesse d'un Sadate « abandonnant » – en fait se débarrassant de – son ancienne possession à Begin, lors des accords de Camp David, en 1978...


Entretien réalisé le 26 janvier 2009
Source : http://www.primo-europe.org
© Institut Thomas More ASBL


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mordeh'ai - dans Sécurité
28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 10:33
par Me B. RAMAS-MUHLBACH

Ce 21 janvier 2009, la Cour suprême a cassé la décision du Comité central des élections ayant interdit aux deux listes arabes, Bal'ad et Ra'am-Ta'al, de se présenter aux élections générales de février. Cette décision n'a pas été favorablement accueillie par l'ensemble de la classe politique : le président Yaakov 'Ketzaleh' Katz du Ihoud Léoumi a accusé la Cour suprême d'être corrompue, le leader Avigdor Lieberman du parti russophone Israël Beiténou a demandé le maintien de la décision du Comité des élections, Moshe Feiglin du Likoud a suggéré une modification dans le mode de nomination des juges et le député Aryeh Eldad du Parti National Religieux a affirmé que cet organe judiciaire était "arrogant et déconnecté du peuple".

La censure de la Haute Cour de Justice apparaît tout à fait injustifiée dans la mesure où la décision de la commission électorale centrale israélienne (en date du 12 janvier 2009) était motivée par la préservation des intérêts supérieurs de la nation juive. Les partis arabes (initialement) exclus, ne reconnaissent pas formellement l'Etat israélien et appellent régulièrement à lutter avec les armes contre ce pays : pour ce qu'il en est de Balad, les élus se sont à plusieurs reprises rendus en Syrie sans autorisation administrative et leurs dirigeants sont en contact régulier avec Azmi Bishara, inculpé depuis avril 2008 pour crime contre la sécurité d'Israël et collaboration avec le Hezbollah pendant l'opération israélienne de 2006.


S'agissant du Ra'am-Ta'al, le parti a été fondé en 1996 par l'alliance d'une fraction de la gauche laïque et d'une partie du Mouvement islamique issue des Frères musulmans. Or, cette mouvance désormais majoritaire au sein du parti, refuse le cadre étatique israélien et prône la solution de deux Etats.

Rappelons enfin le parfait mépris des institutions israéliennes par le Bala'd. Dans la période précédant la décision de la Cour Suprême israélienne, le bureau politique de ce parti a poursuivi les préparatifs pour les élections et organisé une manifestation à Shfar'am pour dénoncer l'exclusion du parti des listes électorales et exprimer la solidarité avec les habitants de Gaza.

Dans ce contexte, la décision de la Cour Suprême israélienne ne s'inscrit pas dans une volonté de préserver les intérêts nationaux de l'Etat d'Israël, voire fonctionne comme un électron libre avec sa propre doctrine et son mode d'organisation autonome des institutions israéliennes. De plus, elle ne tire aucune leçon des évènements survenus dans le passé. A l'occasion de l'élection de la 16° Knesset en 2003, la commission électorale avait écarté la liste de Bala'd dirigée par Azmi Bishara mais la Cour suprême avait également annulé la décision. Il aura fallu attendre les résultats de l'enquête du Shin Bet (l'agence de renseignements intérieurs) pour découvrir que le président du parti Bal'ad, Azmi Bishara (qui a depuis quitté le pays) espionnait en faveur du Hezbollah.

Dans l'organisation judiciaire israélienne, la Cour suprême israélienne est l'institution que la loi fondamentale du 28 février 1984 a placée au sommet.
Elle devrait donc remplir sa fonction qui est celle de contrôler l'application de la loi de l'Etat d'Israël, de sanctionner son non respect et ce, dans le respect scrupuleux des principes fondateurs de l'Etat juif.

Pour ce qu'il en est de la sphère normative, il convient, à défaut de constitution, de se reporter à l'acte portant fondation de l'Etat d'Israël.
Le cadre y est posé de façon explicite : la terre d'Israël est le lieu où est né le peuple juif. C'est sur cette terre qu'il a formé son caractère spirituel, religieux et national, réalisé son indépendance, et créé une culture d'une portée à la fois nationale et universelle et fait don de la Bible au monde entier. La déclaration portant fondation de l'Etat rappelle en outre que c'est le droit naturel du peuple juif d'être une nation comme les autres nations et de devenir maître de son destin dans son propre Etat souverain. C'est dans ce contexte que les fondateurs de l'Etat ont proclamé
: « en vertu des droits naturels et historiques du peuple juif, la fondation de l'Etat juif dans le pays d'Israël qui portera le nom d'Israël».

On ne saurait être plus clair.

La Cour Suprême de l'Etat d'Israël ne saurait donc prendre ses décisions en dehors de cette finalité que la nation juive a assignée dès l'origine à son propre pays, et reste tenue de respecter le cadre fondamental de l'Etat juif tel que défini dans l'acte fondateur.

S'agissant des députés israéliens, la loi fondamentale sur la Knesset du 12 février 1958 a mis à la charge des députés l'obligation de déclarer allégeance à l'Etat d'Israël c'est-à-dire une obligation de loyauté et d'obéissance sans laquelle le député ne peut exercer son mandat. Selon l'article 15 loi 12 février 1958 la formule est la suivante : « je promets de faire allégeance à l'Etat d'Israël et de m'acquitter loyalement de mon mandat à la Knesset ». A défaut l'article 16 prive l'intéressé de jouir des prérogatives attachées au statut.

La Cour Suprême se doit donc d'examiner si le député honore son obligation au regard de l'allégeance à son pays pour lui donner le droit d'exercer ses fonctions. Tel n'est manifestement pas le cas. En réalité, non seulement la Cour Suprême devrait interdire le député infidèle d'exercer ses fonctions mais en outre, organiser les modalités d'expulsion du pays conformément aux lois internationales. Selon l'article 15 de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme : « chacun a droit à une nationalité » mais la convention sur la réduction des cas d'apatridie (n° 989 U.N.T.S. 175) prévoit qu'une personne peut être privée de sa nationalité en cas de manque de loyalisme à l'égard de l'Etat, de concours apporté à un autre état au mépris d'une interdiction, de comportements graves nuisant aux intérêts essentiels de l'Etat, de manifestation non douteuse par son comportement ou sa détermination de répudier son allégeance envers l'Etat contractant. C'est le seul texte dont la Cour Suprême doit faire application.

Notons que cette déclaration d'allégeance n'est pas seulement exigée des députés de la Knesset. L'article 6 de la loi fondamentale sur le pouvoir judiciaire du 28 février 1984, rappelle qu'une personne nommée juge doit également faire une déclaration d'allégeance devant le président de l'Etat dans ces termes : «Je m'engage à faire allégeance à l'État d'Israël et à ses lois, à dispenser la justice de façon équitable, à ne pas dénaturer la loi et à ne montrer aucune faveur».

Sur ce point, les Juges de la Cour suprême qui valident la candidature à la députation de membres de la société israélienne qui répudient leur allégeance à l'Etat juif, manquent également à leur propre serment d'allégeance.

Il devient effectivement urgent, tout comme l'a rappelé Tsipi Livni le 22 janvier 2009 de repenser le système politique israélien. Pourquoi donc ne pas reprendre le cadre institutionnel de l'Etat de l'Etat juif tel que décidé à l'origine et figer les organes institutionnels de sorte qu'ils ne détournent pas la vocation spécifique de l'Etat juif pour des motifs persohttp://www.israel-infos.netnnels idéologiques qui n'ont rien à voir avec le devenir de l'Etat d'Israël ?
Source : http://www.israel-infos.net
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mordeh'ai - dans Tribune libre
28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 09:00



Disproportionné
: mot utilisé pour manifester sa déception quand il n'y a pas eu assez de Juifs tués.

Exemple : Israël a attaqué de façon disproportionnée à Gaza. Elle a fait plus de 1000 morts alors qu'elle n'avait eu "que" 18 tués.

Par ailleurs,

Les attaques de l'OTAN, quant à elles, n'ont jamais été qualifiées de disproportionnées.
Les attaques de la France n'ont jamais été qualifiées de disproportionnées.
Les attaques de la coalition n'ont jamais été qualifiées de disproportionnées.
Les attentats islamistes n'ont jamais été qualifiés de disproportionnés.


Même les attentats du 11 septembre 2001 avec ses milliers de victimes en quelques minutes n'ont jamais été qualifiés de disproportionnés.


C'est seulement quand Israël bouge, que les pacifistes sournois se lèvent pour crier "Horreur, c'est disproportionné!"


Selon la définition des dictionnaires, disproportionné veut dire hors proportion.

Par conséquent, si Israël suivait les recommandations des frustrés de sang juif, elle devrait répliquer de façon proportionnée, c'est-à-dire en respectant la notion de proportion.


Ca voudrait dire quoi au juste?

Cela voudrait dire qu'étant donné qu'il y a sur terre environ cent fois plus de Musulmans que de Juifs, quand les Islamistes du Hamas appliquant à la lettre certains enseignements coraniques douteux, assassinent 18 Juifs au nom d'Allah, Les Juifs en retour devraient en tuer 100 fois plus, soit environ 1800 Musulmans. Voilà ce que serait logiquement une réponse proportionnée, ce qui ne manquera pas, on s'en doute, de "combler d'allégresse" les pseudos non-violents grands manipulateurs de mots.


C'est-à-dire que d'après ces nouvelles règles de droit instaurées par ceux qui ne savent plus quoi inventer pour accuser Israël, L'Etat Juif aurait donc leur autorisation pour tuer encore 800 Musulmans à Gaza, afin de parfaire le compte.

En poursuivant leur macabre logique, est-ce que réagir de façon proportionné à leur sens, implique aussi qu'en réponse aux derniers attentats islamistes de Bombay qui ont fait 9 victimes juives parce que juives, la sacro-sainte proportion justifierait le droit d'envoyer au cimetière 900 Musulmans supplémentaires avec l'approbation des Nations de façon qu'à la tribune de l'ONU, on applaudisse en disant : "c'est bien, c'est proportionné » ?


Lire la suite sur alainlegaret.blogspot.com

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mordeh'ai - dans Réflexions
27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 23:23

Miguel Garroté,  mardi 27 janvier 2009  
   Un officier de tsahal a été tué et trois soldats blessés aujourd’hui mardi 27 janvier 2009 dans l’explosion d’une bombe détonée au moment du passage d’un véhicule de l’armée israélienne près du point de passage de Kissoufim,  à la frontière israélienne du sud de la bande de Gaza,  contrôlée par huit milices terroristes palestiniennes,  notamment celle du Hamas.  Il s'agit du premier Israélien tué depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.  Les premiers affrontements entre soldats de tsahal et terroristes palestiniens se sont produits lundi 26 janvier à la frontière entre Israël et la bande de Gaza.  L'explosion qui a tué un officier israélien et blessé trois soldats israéliens a été provoquée par une bombe placée à l’endroit susmentionné.  Par ailleurs,  un obus de mortier a été tiré aujourd’hui mardi 27 janvier par des terroristes palestiniens depuis la bande de Gaza en direction de la région civile israélienne de Hevel Eshkol.

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Des tractations sont en cours entre Israël et le Hamas sous les auspices de l'Egypte en vue d'une trêve consolidant le fragile cessez-le-feu actuellement en vigueur.  Depuis 2001,  quelques 8000 missiles,  roquettes et obus ont été tirés par les huit milices terroristes de la bande de Gaza,  dont la milice armée du Hamas,  sur des civils israéliens vivant autour de cette la bande,  mettant ainsi un million d’Israéliens sous cette menace.  Cela dit,  quelques voix commencent à s’élever - enfin - pour définir le Hamas tel qu’il est et non pas tel qu’il prétend être,  avec la bienveillante complicité de nombre de médias.

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En effet,  le Hamas n’est qu’une secte politico-religieuse,  extrémiste et mafieuse,  qui sacrifie sa propre population civile,  selon les dires des Palestiniens et des Egyptiens eux-mêmes,  pour peu qu’ils aient la possibilité de s’exprimer sans encourir de menaces (voir à ce propos les articles publiés,  par exemple,  sur Politique Arabe de la France et sur Metula News Agency).  Et de ce fait,  l’actuelle tentative d’aboutir à une trêve n’est pas si simple.

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Car en admettant que le Hamas signe une trêve,  rien n’empêche ce même Hamas de considérer la trêve signée comme un vulgaire bout de papier conclu avec des non musulmans,  et donc sans valeur réelle au regard de l’islam à la sauce hammassoïde.  En réalité,  la seule urgence est de mettre en place les structures nécessaires pour stopper définitivement l’introduction d’armements et de munitions,  notamment des missiles,  des roquettes et des obus dans le bande de Gaza.  En outre,  il faut prendre en compte le contexte régional.

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A cet égard,  lundi 26 janvier 2009,  le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Abou el-Gheit a déclaré que « Téhéran est en grande partie responsable de ce qui s'est passé dans la Bande de Gaza ».  « L'Egypte a quant à elle adopté une position forte durant l'offensive israélienne et tous oeuvrent maintenant selon cette position »,  a ajouté Ahmed Abou el-Gheit.

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« Il ne fait aucun doute que l'Iran va tenter,  et tente déjà,  de fournir à nouveau des missiles au Hamas »,  a déclaré,  de son côté,  le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak,  à l'ouverture du Congrès de Jérusalem,  lundi 26 janvier.  « Nous devons agir avec détermination envers Téhéran afin d'enrayer sa course à l'arme nucléaire »,  a-t-il ajouté.  En visite à Jabaliya dans le nord de la bande de Gaza,  le commissaire européen à l’aide humanitaire,  Louis Michel,  a affirmé,  lundi 26 janvier que le Hamas avait une « responsabilité écrasante » dans la guerre qui a ravagé le territoire palestinien,  parlant d’un « mouvement terroriste qu’il faut dénoncer comme tel ». 
(
lire la suite sur drzz info ) Kyrie Eleison.   Ce n’est pas du latin.   C’est du grec.  Et ça veut dire Seigneur prends pitié.

 

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mordeh'ai - dans Réflexions
27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 11:08

par Daniel Pipes
Jerusalem Post
7 janvier 2009
http://fr.danielpipes.org/article/6111

Version originale anglaise: Solving the "Palestinian Problem"
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre

La guerre d'Israël contre le Hamas soulève le vieux dilemme : que faire au sujet des Palestiniens ?

Les Etats occidentaux, y compris Israël, ont besoin de fixer des objectifs pour déterminer leur politique envers la Cisjordanie et Gaza.

Passons d'abord en revue ce que nous savons ne pas fonctionner et ne pas pouvoir fonctionner :

  • Contrôle israélien. Aucune des parties ne souhaite faire perdurer la situation qui a commencé en 1967, lorsque les Forces de Défense d'Israël ont pris le contrôle d'une population qui est religieusement, culturellement, économiquement et politiquement différente et hostile.
  • Un Etat palestinien. Les accords d'Oslo de 1993 ont entamé ce processus mais un mélange toxique d'anarchie, d'extrémisme idéologique, d'antisémitisme, de jihadisme et de « warlordisme » (système mafieux de chefs militaires) a conduit à un échec palestinien total.
  • Un Etat binational : compte tenu de l'antipathie mutuelle des deux populations, la perspective d'un combiné Israël-Palestine ( ce que Muammar al-Qaddafi appelle « Isratine ») est aussi absurde qu'il paraît à première vue.

Hors de ces trois perspectives il reste seulement une approche pratique, ce qui a passablement bien marché au cours de la période 1948-1967.

  • L'autorité partagée jordano-égyptienne : Amman gouverne la Cisjordanie et le Caire dirige Gaza.

Pour sûr, cette proposition du retour au futur « back-to-the- future » inspire peu d'enthousiasme. Non seulement la direction jordano-palestinienne était médiocre mais la résurrection de cet arrangement frustrera les soudaines envies palestiniennes, qu'elles soient nationalistes ou islamistes. En outre, le Caire n'a jamais voulu de Gaza et a vigoureusement rejeté son retour. Par conséquent, un analyste universitaire rejette cette idée « un insaisissable rêve qui ne peut qu'occulter les choix réels et difficiles. »

Il ne l'est pas. Les échecs de Yasser Arafat et de Mahmoud Abbas, de l'Autorité palestinienne et du « processus de Paix » a incité à repenser à Amman et Jérusalem. En effet, le « Christian Science Monitor » de Ilene R.Prusher avait déjà trouvé en 2007 que l'idée de la confédération Cisjordanie-Jordanie semblait progresser sur les deux rives du fleuve « Le Jourdain ».

Le gouvernement jordanien, qui avec enthousiasme a annexé la Cisjordanie en 1950 et abandonné ses revendications seulement sous la contrainte en 1988, montre des signes de vouloir revenir . Dan Diker et Pinchas Inbari ont présenté pour [la publication trimestrielle ]« Middle East Quaterly » comment l'échec de l'Autorité palestinienne pour contrôler et devenir une entité politique viable a poussé Amman à reconsidérer si une stratégie de non-intervention vers la Cisjordanie servirait au mieux ses intérêts.

La bureaucratie israélienne s'est , elle aussi, montrée elle-même ouverte à cette idée , appelant à l'occasion les troupes jordaniennes à entrer en Cisjordanie.

Désespérant de l'autonomie, certains Palestiniens accueillent favorablement l'option jordanienne. Un anonyme haut officiel de l'Autorité palestinienne a dit à Dikker et Inbari qu'une forme de fédération ou de confédération avec la Jordanie offrait « la seule solution raisonnable, stable à long terme du conflit israélo-palestinien. »

Hanna Seniora a estimé que « la fragile perspective actuelle pour la solution de deux Etats » nous oblige à réexaminer la possibilité d'une confédération avec la Jordanie.

Hassan M.Fattah du « New York Times » cite un Palestinien de Jordanie : « Tout a été détruit pour nous. Nous avons combattu 60 ans pour rien. Ce serait mieux si la Jordanie dirigeait les choses en Palestine, si le roi Abdallah pouvait prendre le contrôle de la Cisjordanie. »

Ce ne sont pas de simples paroles : le rapport de Diker et Inbari sur les négociations du « Back-Channel », Autorité palestinienne-Jordanie , en 2003-2004 ont abouti à un accord de principe pour envoyer 30.000 membres de la Force Badr à la Cisjordanie.

Et tandis que le président de l'Egypte Hosni Mubarak a annoncé il y a un an que « Gaza ne faisait pas partie de l'Egypte et n'en ferait jamais partie » il aura de la peine à avoir le dernier mot .

Tout d'abord, en dépit de Mubarak, les Egyptiens massivement désirent avoir un fort lien avec Gaza. Le Hamas est d'accord ; et les dirigeants israéliens le sont quelquefois. Aussi la base pour une révision de la politique existe.

Deuxièmement, la bande de Gaza fait sans doute plus partie de l'Egypte que de la « Palestine ». Pendant la majeure partie de la période islamique, elle fut soit contrôlée par le Caire soit par une partie de l'Egypte du point de vue administratif.

Le dialecte arabe de Gaza est identique au parler des Egyptiens vivant dans le Sinaï. Economiquement, la bande de Gaza a la plupart de ses relations avec l'Egypte. Le Hamas lui-même découle des « Frères Musulmans » , une organisation égyptienne. Est-il temps de penser aux gens de Gaza comme à des Egyptiens ?

Troisièmement, Jérusalem pourrait déjouer les tactiques de Mubarak. Si elle annonçait la date à laquelle elle met fin à la fourniture d'eau, d'électricité, de nourriture, de médicaments et autres échanges, en plus d'accepter l'amélioration de la sécurité égyptienne à Gaza, le Caire aurait à assumer la responsabilité de Gaza. Entre autres avantages, il serait responsable de la sécurité de Gaza, mettant finalement fin aux milliers de roquettes du Hamas et aux attaques au mortier.

L'option Jordanie-Egypte n'accélère pas le pouls mais ceci peut être sa valeur. Elle offre un unique moyen réaliste de résoudre « le problème palestinien ».

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7 janvier 2009, mise à jour : Le « National Post » intelligemment surnomme mon plan ( dans son titre à cet article) l'option du retour à l'avenir mais j'aime mieux le nom donné par le « blogger » Mary P. Madigan : la solution du non Etat. Parfait.

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