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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 18:38

1947 partition

 

 

 

 

Document A diffuser au maximum pour montrer à quel genre de malfaiteur nous avons à faire

Lire la suite: http://www.israel-flash.com/#ixzz1Yy1kmfG2

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mordeh'ai
25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 09:42

par Yéochoua Sultan

http://www.israel7.com/

25/09/2011

 

L’association du Comité d’action des villes (Matot ‘Arim), suite au discours prononcé à l’Onu par le Premier ministre, estime que ce dernier continue de désorienter le public aussi bien en Israël que dans le monde. Elle a publié le communiqué suivant: «Dans son discours devant l’Onu, Netanyahou prône la création d’un Etat « palestinien » en dépit de l’évidence qu’un tel Etat représenterait un péril vital pour Tel-Aviv, l’agglomération de Dan, l’aéroport international Ben-Gourion et Jérusalem. Netanyahou continue à s’égarer comme s’il existait dans le monde des arrangements sécuritaires quelconques capables d’assurer la sécurité de Tel-Aviv et de Jérusalem. Netanyahou aurait dû affirmer: l’arrangement sécuritaire dont nous avons besoin s’appelle Judée-Samarie.

 

Il poursuit sa politique nouvelle et dangereuse, qu’il a lancée devant le Congrès, et selon laquelle il suffirait que les « Palestiniens » signent un accord de paix pour qu’il leur reconnaisse officiellement la fondation d’un Etat. Pourtant, les années d’Oslo nous ont prouvé que les « Palestiniens sont les maîtres du torpillage de tout accord qu’ils ont déjà signé. C’est pourquoi Netanyahou nous conduit droit au cauchemar, droit vers un accord comme celui d’Oslo, qui ne vaut pas le papier sur lequel il est signé, avec un Etat « palestinien » en prime. Cet Etat que Netanyahou fondera sera un pays ennemi immuable qui sera à une distance de quelques minutes en vélo et de Tel-Aviv et de Jérusalem dont la pérennité de l’existence ne sera pas garantie, si, D. préserve, le cauchemar que nous prépare Netanyahou se réalise.

 

Cette position menée par Netanyahou a abouti à la prise de position du Quartet qui nous menace et nous enserre comme un brodequin, et qui exige la signature d’un accord dans les 15 mois, accompagné de destruction massive d’implantations juives à la manière de la « feuille de route ». La détermination nouvelle de Netanyahou à accepter la fondation d’un Etat « palestinien » contredit sa position défendue avant les élections, ce qui représente un affront aux électeurs. Si cela ne suffisait pas, Netanyahou a insisté dans son discours en qualifiant Abou Mazen de président, et ce malgré le fait que les anciens Premiers ministres, même de gauche, ont toujours fait attention de qualifier Arafat de chef, et non pas de président, pour bien signifier qu’il n’était pas le dirigeant d’un Etat. Il convient de rappeler qu’Abou Mazen n’est pas non plus un chef, puisque son mandat s’est achevé depuis longtemps.»

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mordeh'ai - dans Point de vue
24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 09:27

Par Marc Brzustowski

Pour Israel flash

http://www.israel-flash.com/

23 Septembre 2011

 

Déclaration unilatérale : un plan conçu depuis 2005, avec l’appui de Lula, puis de la France, pour faire dérailler le processus de paix américain. .

 

Le discours de Nicolas Sarkozy devant l’ONU, le 21 septembre, a consisté à botter en touche. Il feint de remettre sur les rails un processus de négociation devenu incohérent : cela revient, en effet, à mixer deux points de vue sur des objectifs inconciliables :

 - Poursuivre la voie des négociations avec Israël est celle définie par l’Amérique depuis 1993, en conformité avec les accords d’Oslo.

 - Permettre à M. Abbas d’échapper à ses obligations, -comme il s’y est employé avec constance, depuis 6 ans, avec l’aide de pays d’Amérique Latine et d’Europe-, pour bâtir une situation de fait accompli…

 … Ceci ne l’a empêché, ni d’empocher les millions de $ offerts par Bush, puis Obama, en gage, précisément, de la poursuite des négociations ; ni de perdre toute légitimité aux yeux des foules et du Hamas, depuis les élections de 2006 à Ramallah, tout en menant son bonhomme de chemin.

 Accorder un statut, même « d’observateur », comme le propose, assez hypocritement Sarkozy, en forme de « mieux que rien », est une fausse bonne idée : elle n’entraînerait Abbas, sous la pression de la rue agitée par le Hamas et ses affidées, qu’à invoquer de nouvelles clauses pour persister dans sa posture de blocage, vis-à-vis des pourparlers.

 A contrario, accepter de retourner à la table des négociations lui ferait perdre cette posture de refus qu’un quelconque partenaire face à lui est digne d’intérêt et de compromis. C’est ce consensus sur le « non ! » à tout ce que propose Israël qui garantit son maintien, encore quelques temps, au pouvoir. Qui héritera ? Le Hamas, assurément.

 Ce 23 septembre, aux alentours de 15h GMT, Abbas sera parvenu au bout du plan qu’il a concocté dans le dos de ses différents protecteurs américains. Ce cas historique d’abus de confiance risque de solder l’empreinte des Etats-Unis sur la résolution du conflit. N’obtenant, même qu’une reconnaissance de principe par les 123 pays qui lui sont favorables lui suffit pour dénoncer que seuls l’Amérique et Israël s’opposent à la Cause palestinienne, dont les objectifs ne sont, justement, pas « négociables ».

 Le Président français est conscient qu’il existe un puissant courant, construit de longue date, auquel la France a participé, en Europe, pour favoriser une position de surplomb diplomatique aux Palestiniens, sans qu’ils n’aient rien à offrir en échange. Il exploite ce mouvement d’opinion fortement encadré, par chancelleries et médias interposés, pour se présenter en « alternative » contre l’Amérique… et Israël.

 En osant affirmer que le recours au veto favoriserait le déclenchement de violences dans la région, Sarkozy ne fait qu’anticiper, non sans cynisme, une forte probabilité que tous les services de renseignement connaissent : puisqu’Abbas sera renvoyé dans ses cordes, le Hamas prendra le relais et toute idée de négociation -déjà lettre morte depuis Annapolis, 2007- rejoindra le musée des occasions ratées. La remarque française vise à écorner un peu plus l’image d’Obama, réduit au rang de censeur international, lorsque tous les autres émettent des avis « positifs », pour la façade.

 De son côté, Barack Obama a fait son plus brillant discours, sans accorder, contrairement aux demi-mesures de Sarkozy, aucune échappatoire aux négociations. Si celui-ci a pu émouvoir, par la force des vérités qu’il a rappelé, quant à l’hostilité des voisins et aux mérites de la société israélienne, il apparait aussi comme une prise de conscience tardive des Etats-Unis : cautionnant le prestidigitateur Abbas depuis la chute d’Arafat, celui-ci a épousé toutes les causes subversives envers l’influence des USA, au Moyen-Orient comme ailleurs. Il contribue à favoriser la constitution d’un bloc d’émergents dont l’objectif ultime est l’affaiblissement du rôle central de l’Amérique dans l’arène internationale.

 Selon Jonathan Schanzer (ici), la déclaration unilatérale est née en mai 2005, lorsqu’Abbas assistait au Sommet des pays d’Amérique du Sud et des Etats Arabes, au Brésil. Le Président Luiz Inácio « Lula » da Silva lui a promis qu’avant la fin de son second mandat, il aurait rallié tous les pays du sous-continent à la reconnaissance de l’Etat palestinien devant l’ONU.

 Abbas a, alors, commencé à renier un à un tous les engagements pris parallèlement auprès de GW Bush, lorsqu’il lui déclarait : « reprenons l’application de la feuille de route pour mettre un terme au conflit ! ». Au moment où les difficultés s’accentuaient entre Gaza et Ramallah, le Département d’Etat offrit, fin 2004, une prime de 200 millions de $ à Abbas, afin de le soutenir, puis des fonds pour sa campagne en vue des élections de 2006, et un budget d’appui de 50 millions de $. Trois semaines après la promesse de Lula, Abbas rencontrait Bush et octroyait de lui un nouveau matelas financier d’un autre montant de 50 millions de $. Logique, mais coûteux, puisque, dans l’esprit de Bush, il était, après l’ère Arafat, « l’homme de la situation ». Même après les élections de janvier 2006, que le Hamas remporte haut la main, l’Administration américaine reste inconditionnellement aux côtés de « son homme » à Ramallah. Elle lui garantit 228 millions de $ pour le développement d’entreprises en Judée-Samarie, favorisant un contre-modèle à celui que le Hamas préconise.

 En 2008, le Costa-Rica, sous l’impulsion de Lula et Abbas, reconnaissait l’Etat Palestinien. En avril 2009, le Venezuela, allié de l’Iran, inaugurait une « Ambassade » palestinienne à Caracas. 104 autres pays avaient, d’ores et déjà, reconnu l’Etat palestinien, depuis le discours d’Arafat devant l’Assemblée Générale de l’ONU, en 1988. En août 2009, Salam Fayyad publie un document interne à l’Autorité Palestinienne : « Mettre fin à l’occupation en établissant un Etat » : le projet consiste à construire des infrastructures, avant de « libérer » l’ensemble des territoires détenus par Israël. Il s’agit, à mesure que ces fondations progressent, de ralentir, jusqu’à stopper toute « négociation ». L’attitude « rassurante » de Fayyad, aux yeux de l’Occident, permet d’avancer pas à pas, en affirmant toujours plus de légitimité et de « transparence », notamment, en matière de « lutte contre la corruption ». En réalité, bien des éléments concordent pour démontrer que cet assainissement n’a été que de façade, pour progresser sur la voie de l’Assemblée Générale de l’ONU.

 En novembre 2009, Abbas se rend, successivement, en Argentine, Brésil, Chili et Paraguay. Le Venezuela annonce officiellement son soutien à un Etat. L’Argentine en fait de même, dans les « frontières de 1967 », l’Equateur, la Bolivie en font autant, sans mention de frontières précises. Puis, c’est le tour du Chili, de la Guyane, du Paraguay.

 Mais l’intérêt de cette pression sud-américaine est qu’elle impacte sur certaines social-démocraties européennes : en juin 2010, la France annonce qu’elle élève le statut diplomatique de l’entité palestinienne, suivie, avec panurgisme, par l’Espagne, le Portugal et la Norvège. Sarkozy et Kouchner, virulents envers le nucléaire iranien, se conforment à l’exemple donné, plus tôt, par le Venezuela du post-castriste Chavez, le meilleur ami américain des Mollahs…

 Chacune de ces étapes conformes au « Fayyadisme » [terme forgé par Thomas Friedmann, du New York Times] consiste à avancer un pion sur l’échiquier d’une stratégie : minimiser et reporter indéfiniment toute nécessité de recours au plan américain de retour aux négociations. Chaque fois qu’Obama s’apprête à annoncer un plan de relance, une nouvelle mesure de ce type sort du chapeau. Il ne reste au Président américain qu’à renforcer la pression sur Israël, à travers le prétexte du « gel des implantations », qui devient le leitmotiv occupant la scène, pendant que les tractations d’Abbas se poursuivent en coulisse.

 En décembre 2010, sous la houlette de Sarkozy et Kouchner, un groupe de pays européen fait savoir qu’il pourrait reconnaître un Etat palestinien. Le chef du Quai d’alors insiste : cela serait la seule solution « si les pourparlers restent à ce point verrouillés », cela va de soi, « par la faute d’Israël ». Sur le terrain, l’envoyée spéciale Valérie Hoffenberg acquiesce à chacune des mises en scène du «Fayyadisme », comme représentant un pas « de plus » dans le processus de paix, lorsque c’est l’inverse qui se passe, en réalité.

 Dès lors, la France va mener la charge en Europe, dans cette sorte de double-jeu permanent consistant à faire croire que le plan Abbas-Lula devient la seule solution si Netanyahou ne cède pas à toujours plus d’exigences, qu’il n’a même pas loisir de discuter autour d’une table. L’élévation du statut diplomatique se poursuit un peu partout en Europe.

 Obama a été un élément essentiel dans cette programmation, du fait de son désir d’incarner un « changement », face à la politique guerrière de GW Bush. Mais Sarkozy, flanqué tout d’abord de Kouchner, puis de Juppé, a joué un rôle de premier plan dans le maintien de l’illusion que la reprise des négociations était toujours d’actualité. Il aura laissé planer le doute, jusqu’à la toute dernière minute, se servant de la menace d’une reconnaissance unilatérale comme un moyen de mettre Netanyahou en porte-à-faux, mais également, de dévaloriser la politique américaine depuis 18 ans./ Si la France avait réellement été favorable aux discussions, elle se serait abstenue, de concert avec les Etats-Unis, de suivre les traces du bloc sud-américain et de se faire le relais européen de l’élévation statutaire palestinienne. Désormais, la rue de Ramallah ne peut plus se contenter d’une mesure symbolique. Abbas sait que la prestation du 23 septembre restera, sans doute, sa dernière.

 Tout est, désormais, prêt pour un nouveau « cycle de violence », puisque le rôle d’arbitre, dévolu traditionnellement à l’Amérique, est contesté par une série d’outsiders qui, chacun, veut peser selon ses propres intérêts, au détriment de la sécurité d’Israël. Comme celle de Chirac, en 2000, la responsabilité historique de Sarkozy dans une amplification du conflit et le probable débouché sur une nouvelle Intifada, restera une tâche noire dans la longue tradition de l’anti-Israélisme du Quai d’Orsay.

Déjà, on enregistre des blessés à Qalandiya, Naplouse…

 

 Copyright © Israël Flash - Reproduction autorisée sous réserve de mention de la source.

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mordeh'ai - dans Point de vue
24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 00:56

Par Abraham Ben-Zvi

http://www.israelhayom.com/

23/09/2011

Adapté par Mordeh’aï pour malaassot.com ©2011

 

 Mesdames et messieurs, un revirement étonnant a eu lieu. Le président américain, qui a commencé son mandat avec une politique qui a été conflictuelle envers Israël, change de direction. Ceci est directement lié à la prochaine campagne électorale. Pourtant, c’est l’ obséquiosité d'Obama qui devrait nous inquiéter.

Deux décennies auparavant, le 12 septembre 1991, le président américain George HW Bush a convoqué une conférence d’information au cours de laquelle il a brisé l'une des lois les plus fermement établis dans la politique américaine. Dans un déballage extraordinaire, il a amèrement attaqué le lobby pro-israélien à Washington.

Déclarations de Bush condamnant les vues étroites et sectaires de l'esprit axée sur le lobby, qu'il prétendait être fait au détriment des intérêts nationaux des États-Unis, il a rappelé des souvenirs de la précédente comparaison des remarques faites par les aides de camps du président Dwight Eisenhower pendant les p ériodes rudes des relations israélo-américaines dans les années 1950.

La conséquence de l’agression verbale du premier président Bush, le soutien juif a chuté de 35 pour cent (ce qui l’avait aidé à gagner les élections en 1988) à seulement 11% quatre ans plus tard, et qui a contribué à sa défaite face à son adversaire démocrate, Bill Clinton.

Dans son discours très courtisan et effusif devant l'Assemblée générale de l'ONU il ya deux jours, le président américain Barack Obama a prouvé que la leçon de la défaite de Bush est gravé profondément dans son psychisme. Il y a aussi la possibilité que le président, qui se vante régulièrement de la connaissance profonde qu'il a amassé sur les moments clés de l'histoire américaine, a ressuscité la «réévaluation» de l'option politique américaine envers Israël, comme cela s’est fait par le président Gerald Ford. Cet épisode a jeté une ombre sur les relations israélo-américaines en 1975, et les retombées, avaient même contribué à la défaite de Ford face à son adversaire démocrate Jimmy Carter quelque 18 mois plus tard.

Après un froid qui dure plus de deux ans dans l'attitude de la Maison Blanche envers Israël, il y a certainement eu une volte-face dans la conduite d'Obama. Cela est dû au fait que les Etats-Unis de 2011 sont en campagne électorale, dans laquelle les républicains, espèrent détrôner Obama, ils ont sorti de grandes déclarations de soutien à Israël en même temps qu’ils critiquent violemment la politique du processus de paix du président.

Le fait que les deux chambres du Congrès ont lancé une législation contre l'Autorité palestinienne et les institutions de l'ONU lors de la tentative d'obtention de la reconnaissance unilatérale d'un Etat palestinien, et le fait que ces actions ont valu un soutien bipartisan a puissamment contribué au revirement spectaculaire exposé par le président dans son attitude envers la relation spéciale.

Bien qu'un cours d'action pragmatique ajusté selon des nouvelles circonstances politiques et stratégiques parle souvent d'une volonté d'adopter de nouveaux processus de pensée et une admirable capacité de se désengager des erreurs du passé, ce cas traduit nettement l'opportunisme.

Laissez-nous considérer qu’ il y a simplement quatre mois, une stratégie complètement différente inspirait Washington. En l'espace de trois jours, Obama a redéfini son concept de " frontières de 1967 " après le discours agressif qu'il avait prononcé au Département d'État le 19 mai.

Cependant, la décision d'Obama d'exclure toute mention spécifique de cette formule dans son discours devant l'Assemblée Générale de l'ONU le ramène aux jours de la campagne électorale de 2008, lorsque ses déclarations de soutien à Israël avaient une forte odeur de politique politicienne.

De ce point de vue, malgré le geste réconfortant et chaleureux de la réunion des leaders à New York, cet opportunisme présidentiel devrait être tout à fait déconcertant pour Israël à long terme. Bien sûr, il dépend de savoir si Obama regagnera la foi de l'opinion publique américaine et gagnera un autre mandat de quatre ans.

En effet, un président qui est si sensible aux pressions de la société pourrait tout aussi facilement faire volte-face dans l'autre direction lorsque les circonstances changent et une fenêtre d'opportunité s'ouvre, lui permettant des actions diplomatiques aux dépens d'Israël..

Étant donné que la vision fondamentale du monde d'Obama n'est pas une conséquence de la relation spéciale et ne concorde pas avec l’histoire américaine, qui pose le principe des liens qui unissent Washington à Israël et qui sont basés sur la morale partagée, des valeurs religieuses, culturelles et historiques, ce serait une erreur de développer des espérances d'une grande portée avec cette Maison Blanche malgré la chaleur des mots ,et des paroles complaisantes prononcés par le président à l'ONU.

Obama n'est pas taillé dans la même étoffe que Lyndon Johnson, le Démocrate qui s’était complètement identifié à la philosophie israélienne; ou que George W. Bush, qui a eu une compréhension profonde, ferme des besoins de sécurité d'Israël et de ses dilemmes.

Par contraste avec ces deux messieurs, dont la politique fondamentale en direction de Jérusalem a été ancrée dans l'affection, une reconnaissance de l'utilité stratégique d'Israël et une symétrie idéologique, sociale et culturelle qui unit les deux peuples, la conduite d'Obama envers Israël est basée seulement sur les analyses et le froid, calcul des coûts-avantages qui sont dépourvus de sentiment.

Comme tel , de même qu'il a commencé son mandat en mettant la pression sur Israël dans la certitude initiale que les concessions (notamment le gel des constructions dans les colonies) lui donnerait la force dont il avait besoin pour construire une coalition stratégique et diplomatique des Etats sunnites, Obama pourrait tout aussi facilement faire le chemin inverse agressif et contradictoire s'il estime que les circonstances nationales et internationales lui permettent une marge de manœuvre.

En résumé, il n'ya pas de place pour la complaisance ou l'euphorie, malgré les paroles chaleureuses d'amitié qui ont été entendues dernièrement à la Maison Blanche. En outre, le soutien dont jouit Israël dans l'opinion publique américaine et au Congrès continue d’être étendu et solide comme le roc, si bien qu'il accorde à Jérusalem un filet de sécurité. Pourtant, on ne peut pas arriver à la conclusion que l'administration a changée entièrement d’attitude. Ainsi, on devrait se préparer n'importe quel scénario de la part de ce président, faire de manière sobre dépourvue d'illusions.

Après tout, ce n'est qu'un mariage de raison du point de vue d'Obama, et non pas le début d'une idylle spéciale à long terme .

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mordeh'ai - dans Revue de presse
23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 15:44

Editorial de la semaine du 23/09/2011 par Julien Bahloul

pour Guysen International News

 

 

« 194 »  :  voilà le nouveau slogan d’une partie de la communauté internationale. Sur Facebook, sur Twitter, sur des T-shirts, qu’ils soient occidentaux ou arabes, ils sont des millions à arborer ces trois chiffres en référence au fait que la Palestine pourrait être le 194ème Etat membre de l’ONU. Ils sont des millions à fantasmer sur ces trois chiffres.

 

 

Qui, au sein du « camp de la paix » israélien n’a jamais rêvé du jour où un Etat palestinien verrait le jour et qu’Israël serait le premier pays au monde à la reconnaitre ? Quelle déception.

Quelle arnaque cette photo de Washington rassemblant Netanyahou, Obama et Abbas qui nous promettaient un accord d’ici un an.

 

Les Palestiniens ont décidé de faire cavalier seul. Soit. Mais il y a plus grave. Les dirigeants palestiniens mentent. Lorsqu’ils affirment qu’ils affirment que « vingt ans de négociations avec Israël n’ont rien donné », ils mentent et réécrivent l’histoire.

 

En 1993, Yitzhak Rabin prend le risque de faire confiance à Yasser Arafat en créant l’Autorité palestinienne et en lui donnant la possibilité de rentrer à Gaza l’année suivante. On aurait pu croire qu’une nouvelle page était en train de s’écrire, en vain. Les Palestiniens ont décidé de continuer avec les mêmes livres d’histoire, au sens propre comme au sens figuré. En utilisant les centaines de millions de dollars versés par l’ONU, l’Union européenne et les Etats-Unis ils ont imprimé par milliers des manuels scolaires bourrés de propagandes antisémites et anti-israéliennes à tel point que le Congrès américain a fini par stopper ses financements. En 1996, Yasser Arafat, (prix Nobel de la paix…) affirme en public «notre but ultime est la disparition d’Israël et l’établissement de la Palestine ». Dans le même temps, le nombre d’attaques terroristes explose.

 

En 2000, Ehoud Barak, dans une tentative risquée de mettre un terme au conflit israélo-palestinien, propose à Yasser Arafat la création d’un Etat palestinien sur 93% de la Judée-Samarie/Cisjordanie et une souveraineté partagée sur Jérusalem. Réponse palestinienne : le Temple de Salomon n’a jamais existé, la présence israélienne à Jérusalem est donc illégitime. Arafat décline l’offre. En plus de réécrire de manière éhontée l’histoire, l’homme au treillis militaire loupe, selon les mots de Bill Clinton, « une chance historique de faire naitre sa Nation ». Au lieu de ça le vieux chef terroriste lance la Seconde intifada, cycle de violence minutieusement préparé, y compris dans les colonies de vacances palestiniennes où l’on y enseignait le maniement d’armes.

 

En 2005, Israël quitte intégralement la bande de Gaza et expulse 8000 de ses citoyens. Au lieu de permettre une dynamique de paix, ce geste renforce le Hamas et débouche dans les années suivantes sur une augmentation de 500% des tirs de roquettes.

 

En 2008, Ehoud Olmert propose presque 100% de la Judée-Samarie et un partage de Jérusalem à Mahmoud Abbas. Nouveau refus des Palestiniens./ Aujourd’hui les dirigeants Palestiniens osent affirmer au monde qu’ils ne peuvent rien obtenir de la part des Israéliens, ils mentent. Ils ont tout simplement tiré sur une corde jusqu’à ce qu’elle craque pour ensuite affirmer qu’il n’y a jamais eu de corde sur laquelle ils peuvent tirer.

 

Et si tous ces arguments historiques ne suffisent pas à convaincre la communauté internationale du mensonge palestinien, posons alors une seule question d’actualité : quelle est la légitimité de Mahmoud Abbas ? Son mandat a expiré en janvier 2009 et il ne contrôle plus l’intégralité de son territoire depuis juin 2007.

C’est donc à cet homme, à ces dirigeants que vous, nations du monde, vous souhaitez confier les rennes d’un nouvel Etat ? A un homme qui s’est dit prêt à reprendre les négociations une fois qu’Israël aura reconnu l’Etat palestinien, c’est-à-dire à un homme qui exige le résultat de négociations avant qu’elles n’aient commencées.

 

Ambassadeurs en poste aux Nations Unies, lorsque le moment du vote de la résolution palestinienne sera venu et que le président du Conseil de sécurité demandera « qui est pour ? », rouvrez votre livre d’histoire avant de lever la main.

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mordeh'ai - dans Tribune libre
23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 07:16

par Shraga Blum

http://www.israel7.com/

22/09/2011

 

Des sources militaires indiquent que Tsahal, le Shin Bet et la police israélienne ont relevé le niveau d’alerte après des informations faisant état d’une volonté du Hamas et d’autres organisations terroristes de « réchauffer » la situation dès vendredi. Ce rapide revirement de l’attitude de l’organisation terroriste serait dû notamment à une volonté de « punir » les Etats-Unis après le discours de Barack Obama à l’ONU.

 

Même s’il est aisé de deviner des intentions électoralistes dans le discours du président américain, tous les observateurs ont noté que ce fut le discours le plus pro-israélien qu’un président américain ait jamais prononcé devant les délégués du monde entier réunis à l’ONU. Cette intervention « surprenante » a provoqué colère et indignation chez les Arabes de Judée-Samarie et de Gaza, où l’on dénonce une « trahison » de celui qui devait symboliser la coupure avec le soutien traditionnel des Etats-Unis à Israël.

 

Dans un premier temps attentiste, le Hamas voudrait à présent surfer sur la vague anti-américaine qui envahit la population arabe palestinienne et tenter de prendre le contrôle des marches et manifestations organisées par le Fatah dans les jours qui viennent. Selon les informations recueillies, toutes les organisations affiliées au Hamas ont reçu ordre d’aller à l’affrontement avec les forces de l’ordre de Tsahal, notamment vendredi après les prières et à l’occasion des discours d’Abou Mazen et Binyamin Netanyahou. Ces menaces incluent également les tentatives d’entrer de force dans des localités juives. Les points de contrôle de Tsahal autour de Jérusalem sont également particulièrement visés par les émeutiers terroristes, car la Police de Jérusalem a prévu de limiter l’entrée des fidèles sur le Mont du Temple, afin d’éviter que les discours incendiaires des Imams soient suivis de violences. Outre la dénonciation des Etats-Unis, l’un des objectifs poursuivis par les terroristes est d’attirer par la violence l’attention du monde entier sur la question arabe palestinienne, selon la stratégie déjà adoptée par Yasser Arafat./ Par ailleurs, ces renseignements indiquent que ces manifestations ne seraient pas uniquement dirigées contre Israël et les Etats-Unis, mais également contre les pays de l’Union Européenne tels que la France, l’Allemagne ou la Grande-Bretagne.

 

Cette prévision de réaction violente va de pair avec les rumeurs concordantes d’un fléchissement de la position de l’AP qui se rend compte de plus en plus qu’elle va droit dans le mur après avoir fait une fois de plus miroiter monts et merveilles à une population systématiquement trompée par ses propres dirigeants.

 

Les avertissements d’Avigdor Lieberman et d’autres se confirment : plus insensées sont les illusions répandues, plus grande sera la déception et plus forts seront les risques de violence.

 

Enfin, un objectif supplémentaire et non négligeable poursuivi par le Hamas : damer le pion au Fatah en montrant à la population que ses dirigeants avaient raison de se montrer sceptiques face à la démarche d’Abou Mazen à l’ONU.

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mordeh'ai - dans Sécurité
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:57

Source : ישראל היום 

  http://www.israelhayom.com

 

 

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mordeh'ai - dans Tribune libre
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:35

Réactions d'Ygal Palmor, Porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères,

Propos recueillis par Marc Knobel pour le CRIF

http://www.crif.org/

22/09/11

 

Le président français Nicolas Sarkozy a proposé mercredi 21 septembre 2011 un statut "intermédiaire (...) d'Etat observateur" à l'ONU pour les Palestiniens, offrant un calendrier d'un an pour parvenir à "un accord définitif" de paix avec Israël. Il a aussi mis en garde les Palestiniens et les Etats-Unis contre un bras de fer au Conseil de sécurité, prévenant qu'un veto américain à la démarche palestinienne visant à obtenir l'admission d'un Etat de Palestine à l'ONU "risquerait d'engendrer un cycle de violences au Proche-Orient". Comment Israël réagit-il à l’allocution de Nicolas Sarkozy ?

La proposition faite ne nous a pas été présentée avant le discours, nous la découvrons avec vous et nous allons l’examiner sérieusement. Nous réagirons après l’avoir examine et pas à chaud. Il va falloir en connaître tous les détails. Ce que je peux dire pour l’instant, c’est qu’un statut d’Etat membre ou pas qui ne soit pas issu d’un accord négocié reste une mauvaise bonne solution. Cela serait atteler la charrue avant les bœufs. Un Etat ne peut être que le résultat d’une négociation comme ce fut notamment le cas récent du Sud Soudan. Qui plus est, les palestiniens ne cachent pas leur intention qu’une fois obtenue cette proclamation, ils l’utiliseront pour attaquer Israël devant certaines instances internationales. Il faut donc se garder de faire le jeu de ceux qui cherche à continuer la confrontation par d’autres moyens.

 

Lors de son allocution, le président français a parlé de « tragédie » en évoquant ce conflit. Il a ajouté « Mais il serait trop accablant que l’Assemblée générale des Nations unies ne profite pas de l’opportunité du réveil des peuples arabes au service de la démocratie pour régler un problème qui fait le malheur de ces deux peuples qui, de toutes façons, sont condamnés à vivre à côté les uns des autres. Si nous prenons une solution de compromis, nous redonnerons de la confiance et nous redonnerons de l’espoir. » Comment Israël interprète ces paroles ?

Ce sont des paroles que nous aimerions bien entendre de la bouche d’un dirigeant palestinien, étant donné que nous sommes condamnés a vivre ensemble, nous sommes également condamnés a dialoguer. Revenons au dialogue direct, tout de suite sans préalable et sans tabous, en toute simplicité, parlons-nous ! Ce ne sera pas facile, mais il n’y a simplement pas d’autre voie vers une solution de paix et de compromis

 

« Nous sommes d’accord depuis longtemps sur le fait que les Palestiniens méritent d’avoir un État. Israël a besoin de sécurité. Tous les deux veulent la paix », a indiqué le Secrétaire général de l’ONU. « Nous promettons de déployer des efforts sans relâche pour aider à parvenir à cette paix grâce à un accord négocié », a dit Ban Ki-moon. Que répondez-vous ?

La paix négociée est effectivement incontournable, il faut cesser de poser des conditions a une retour aux négociations. Les palestiniens n’ont de cesse de poser conditions après conditions en évoquant leurs griefs et leurs revendications, mais ces choses là doivent être traitées dans le cadre de la négociation et ne doivent pas servir de prétexte pour empêcher celles-ci et les renvoyer aux calendres grecques. Affirmer qu’il y a un problème, ne signifie qu’il faille le résoudre avant même de se parler, au contraire, cela signifie qu’il faut se parler pour le résoudre.

 

Le président des Etats-Unis Barack Obama, dont la position est inconfortable, a affirmé qu'il n'existait pas de "raccourci" pour parvenir à la paix au Proche-Orient, rejetant d'avance la démarche des Palestiniens. Comment sont interprétés les propos de Barak Obama, en Israël ?

Nous croyons également qu’il n’y a pas de raccourci et les gens qui cherchent à tout prix ce raccourci vont finir pas court-circuiter les chances de paix. Ce n’est peut être pas populaire de le dire, mais on ne le répétera jamais assez, la paix passe obligatoirement par un travail commun, difficile, ce travail est ardu parfois ingrat et souvent frustrant. Mais ce n’est qu’en prenant le taureau par les cornes, ce n’est qu’en s’apprêtant à travailler dur et ensemble, toujours ensemble que l’on pourra parvenir a une véritable réconciliation que nos deux peuples attendent.

 

On lit un peu partout dans la presse française qu’Obama aurait été influencé par le lobby Juif américain, on laisse entendre également qu’il serait tenu par lui, le vote Juif pouvant faire la différence, lors des prochaines élections présidentielles…

Mais en voilà assez avec toutes les théories du complot et des lobbies, ou des motivations inavouables ! Ce discours là compte des relents qui renvoient à des mentalités que l’on croyait bel et bien disparus. Il faut analyser les politiques des USA, de la France et d’autres pays, avec les outils de la science politique qui valent pour tout le monde : c'est-à-dire les intérêts, les valeurs, les acteurs, la psychologie et les circonstances nationales et internationales. Faire Croire qu’il ne peut y avoir de positions, ne serait ce que symboliquement, favorable a Israël, basée sur de véritables faits et valeurs objectives, relève d’une mauvaise foi évidente.

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mordeh'ai - dans Politique
21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 23:55

par Meir Ben-Hayoun

http://www.israel7.com/

21/09/2011

 

Alors que la Maison Blanche multiplie les manœuvres à l’approche de l’Assemblée générale de l’ONU, le candidat à l’investiture du Parti Républicain pour les présidentielles, Rick Perry, s’est rangé de façon claire en faveur de l’Etat d’Israël. Commentant la démarche unilatérale des Arabes occupant Eretz Israël, Rick Perry a déclaré : « Les Etats-Unis doivent fermer les représentations des « Palestiniens » à Washington et transférer l’Ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. »

C’est lors d’un meeting pro israélien organisé à New-York en collaboration avec le député de la Knesset Danny Danon (Likoud) que Rick Perry a tenu ces propos. Il a également affirmé : « Il faut cesser toute aide américaine à l’AP ». L’aide américaine à l’AP qui constitue la plus grosse contribution du financement étranger s’élève à 1,5 milliards de dollars par an. Parallèlement à ces déclarations, les partenaires républicains de Rick Perry au Congrès ont engagé un projet de législation prohibant toute aide américaine à l’AP.

Sur le Président Obama, Perry a déclaré : « Nous ressentons un profonde amertume de l’Administration Obama et pour sa politique d’apaisement au Moyen-Orient. C’est cette politique qui a favorisé la démarche palestinienne. Tout simplement, nous n’aurions pas été aujourd’hui confrontés à cette démarche dangereuse si la politique d’Obama au Moyen-Orient n’avait pas été aussi naïve, condescendante, erronée et dangereuse. »

Parmi tous les candidats à l’investiture républicaine pour les élections présidentielle, le Gouverneur Perry est le plus populaire. Depuis 11 ans, il mène aux destinées du Texas. C’est l’Etat de l’Union qui a le mieux fait face à la crise et où l’emploi est au beau fixe par rapport au taux de chômage à deux chiffres dans le reste des Etats-Unis.

Selon Perry, la faute la plus grave d’Obama fut son exigence de geler la construction en Israël. « Les valeurs démocratiques et la coopération politique et militaire avec Israël sont un atout stratégique pour les Etats-Unis. La distanciation d’Obama par rapport à Israël a été une énorme erreur ».

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mordeh'ai - dans Politique
21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 23:35

Par Daniel Pipes,

No 186 21 septembre 2011,

http://www.hamodia.fr/

 

La Maison-Blanche s'est lancée tout récemment dans deux manœuvres qui attestent une fois encore de l'amateurisme de la politique du gouvernement Obama pour ce qui est de ses positions sur l'islamisme au Moyen-Orient.

La première manœuvre Photo Maison Blancheconcerne l'épineuse question du statut de Jérusalem selon la loi américaine. En 1947, les Nations unies avaient statué que la ville sainte devait être dotée d’un corpus separatum (un corps ou statut séparé) et qu’elle serait par conséquent placée sous la souveraineté d'aucun État.

Or, après toutes ces décennies passées et malgré les nombreuses évolutions enregistrées sur le terrain, la position américaine officielle a toujours voulu conserver ce statut spécifique pour Jérusalem. Ainsi, les États-Unis ont-ils tout bonnement méprisé le fait que le gouvernement israélien avait déclaré en 1950 Jérusalem-Ouest comme sa capitale et qu’il avait fait de même en 1980 en unifiant toute la ville par l’annexion de la partie Est.

Le pouvoir exécutif américain a même ignoré la loi américaine de 1995 qui prévoyait que l'ambassade américaine soit déplacée de Tel-Aviv à Jérusalem, ou bien encore celle de 2002 qui exigeait de reconnaître que les citoyens américains nés à Jérusalem soient reconnus comme natifs d'Israël. Au mépris de tout cela, l’administration américaine exige que la ville fasse l'objet d'une « réorganisation par les voies diplomatiques ».

Défiant toutes les mesures prises ces dernières décennies par les autorités israéliennes, le gouvernement américain refuse donc à un citoyen américain né à Jérusalem de mentionner l'État d'Israël comme « lieu de naissance » sur son certificat de naissance et sur son passeport américain.

Les « tours de passe-passe » de l’administration Obama sur Jérusalem…

Ainsi, devant le refus obstiné du Département d’État américain d'inscrire ce « détail » sur les papiers d’état civil du petit Menahem Zivotofsky, ses parents ont saisi la justice qui vient de présenter ce cas devant la Cour suprême américaine.

Mais là où les choses prennent une tournure intéressante, c'est lorsque Rick Richman, journaliste du New York Sun, écrit le 4 août dernier : « La Maison-Blanche reconnaît sur son site Internet que Jérusalem se trouve en Israël - ce qu'avaient déjà reconnu le Département d’État et la CIA sur leurs propres sites ». Une évidence en forme de contradiction qui embarrasse pas mal les avocats de la Maison-Blanche dans cette affaire…

Par ailleurs, l'expression « Jérusalem - Israël » apparaît trois fois dans des légendes des photos officielles du voyage du vice-président américain, Joe Biden, en Israël en mars 2010, où l’on trouve les textes suivants : « Le vice-président rit ici avec le président israélien, Shimon Pérès, à Jérusalem, Israël », ou encore : « Le vice-président, Joe Biden, rencontre le Premier ministre israélien, Binyamin Nétanyaou, à Jérusalem, Israël », et enfin : « Le vice-président, Joe Biden, prend un petit-déjeuner avec l'ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, à Jérusalem, Israël. » Richman considère que ces formulations constituent des « preuves irréfutables » contre la position officielle de l’administration Obama ! Lorsqu'un autre journaliste, Daniel Halper, du Weekly Standard, publie quant à lui l'une de ces photos avec sa légende, voilà qu’il constate que, deux heures plus tard, « la Maison Blanche a modifié son site internet et effacé toute trace et toute référence de Jérusalem comme partie d'Israël ! ». Mais selon James Taranto, journaliste au Wall Street Journal, la Cour Suprême américaine risque de ne pas prendre au sérieux ces tours de passe-passe de l’entourage d’Obama…

Une impasse volontaire sur les militants islamistes américains !

La seconde manœuvre concerne la liste des invités officiels de la Maison Blanche pour célébrer la fin du mois de jeûne du ramadan, le 10 août dernier, à Washington.

La Maison-Blanche avait en effet publié une liste de « quelques-uns des convives attendus, parmi lesquels figuraient quatre membres du Congrès, trente-six diplomates, et onze membres de la communauté » ; et ce, sans nullement mentionner que certains islamistes notoires faisaient également partie de ces « invités » - dont Haris Tarin, du Conseil musulman des Affaires publiques, Mohammed Magid, de la Société islamique d'Amérique du Nord, et Awais Sufi, de l'Association des Avocats musulmans. À noter que la Maison-Blanche n'avait en revanche pas convié un seul des douze représentants des associations anti-islamistes, dont le but proclamé est « de défendre la constitution américaine, de soutenir un pluralisme religieux, de protéger la sécurité américaine et de nourrir une diversité de la pratique de notre foi en l'islam »… Que faut-il penser de ces deux dérapages simultanés de l'administration américaine qui remettent en question la morale et même le bon discernement de l'équipe dirigeante actuellement au pouvoir aux États-Unis ?

De tels tours de passe-passe ne sont pas sérieux. Si chacune de ces supercheries mérite bel et bien une condamnation, ensemble, elles illustrent le sérieux début de panique de l'échec qui s’étend au sein même du gouvernement fédéral, alors même que tous les sondages font état d'une cote de popularité des plus basses pour Obama… et que - conséquence -naturelle » - tous les procédés lui semblent bons pour essayer de remonter dans ces sondages !

Ces deux manœuvres récentes illustrent en plein l'échec des politiques américaines concernant le Moyen-Orient et l'islam. L'arrogance de janvier 2009 subsiste toujours, mais elle est maintenant fortement affaiblie par l'échec et le désespoir.

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mordeh'ai - dans Politique