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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 17:37

3 oct 2011

http://www.arnoldlagemi.com/

 

 David Wolfsohn, un génie prophétique oublié. 

 

« Je vins à Bâle pour préparer le Congrès et faire son succès. Parmi les nombreux problèmes qui m’occupaient l’esprit à cette époque, il en était un,  qui, bien qu’il ne soit pas vraiment sérieux, était particulièrement délicat. Il était lié de manière générale au problème juif. 

Quel serait le drapeau qui décorerait la salle du Congrès ? Quelle serait sa couleur ?

 

Nous n’avions pas de drapeau à nous. Cette idée m’obsédait. Il fallait créer un drapeau et en choisir les couleurs. Brusquement, une idée fulgurante me vint à l’esprit : bien sûr que nous avons un drapeau ! Le drapeau bleu et blanc , le châle dont nous nous enveloppons pendant la prière…Voilà notre symbole. Nous allons prendre le talith  et le dérouler aux yeux d’Israël  et de toutes les Nations. C’est ainsi que je commandais un drapeau bleu et blanc avec une étoile de David en son centre.

Voilà comment est né notre drapeau , celui-là même qui flotta devant le Congrès. Personne n’en fut surpris : personne ne demanda comment il avait été créé et d’où il venait.

De même, le Chékel. Quand les membres du Comité Financier discutèrent de la taxe que chaque sioniste devait payer à l’Organisation Sioniste, ils ne purent trouver un nom à lui donner. Je me mis donc à chercher un nom qui serait acceptable par tous et ne trouvai rien de mieux que le mot « Chékel » J’avais à peine énoncé cette proposition  qu’elle fut reprise par chaque orateur du Comité et, quand on proposa de voter le montant de la taxe devant être payée à l’Organisation Sioniste, le mot « Chékel » était sur toutes les lèvres.

Il en est ainsi de toutes les créations inspirées par l’esprit de la Nation. C’est un signe favorable que personne ne soit conscient de leur nouveauté et que les gens les acceptent pour ce qu’elles sont : des choses consacrées par la coutume et l’usage antique. »

 

EXTRAIT DE DAVID WOLFSOHN- TRAIT D’UNION N° 146 – BULLETIN MENSUEL DU JUDAÏSME TRADITIONNALISTE HECHVANN 5728 – NOVEMBRE 1967

 

NB/ Il est à noter avec la plus grande attention que des symboles nationaux aussi déterminants que le drapeau et la monnaie,  directement inspirés de l’histoire biblique d’Israël  et que ne désavouent pas les autorités rabbiniques  restent  l’œuvre d’un dirigeant sioniste.

A une époque où certains prétendent que le mouvement sioniste n’était pas plus attaché à la terre d’Israël, qu’à sa civilisation  ou à ses valeurs, ce petit rappel a pour prétention de remettre les éléments de la vérité historique en place. Choisir un taleth pour drapeau d’Israël, ce n’est pas rien!

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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)
3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 12:16

par Yéochoua Sultan

02/10/2011

http://www.israel7.com/

 

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, s’est adressé à des journalistes étrangers dans le quartier de Guilo, à Jérusalem, où ils ont été accompagnés à bord d’un autocar: « Cette construction n’a rien à voir avec le processus politique. Elle est fixée selon les besoins de la population. La construction a existé et continuera à exister. On le voit bien ici. Il y a 40 000 habitants (…) Nous sommes ici dans une ville qui vit et qui respire. Nous sommes au cœur de Jérusalem, la capitale d’Israël qui ne sera pas divisée. Nous voyons l’histoire dans son ensemble, avant même 67. Il n’y avait pas la paix, même quand il n’y avait pas une seule maison juive en Judée-Samarie. Il y avait des attentats tous les jours, il n’y avait pas de reconnaissance (d’Israël ndlr). Ce n’est donc pas une question territoriale. Les très larges propositions de Barak et d’Olmert ont été rejetées. Le problème, c’est la reconnaissance du droit du peuple d’Israël à sa patrie, dans la paix, la sécurité, dans un respect mutuel et une reconnaissance mutuelle, juif à un pays ». Au sujet de l’attitude de la chancelière Merkel, il a répondu à la question d’un journaliste israélien: « Nous vivons dans une époque dont la politique est très dynamique. Nous devons agir comme nous le devons, et nous devons soigner notre présentation. De la sorte, nous pourrons éviter des condamnations à l’avenir.»

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mordeh'ai - dans Politique
3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 09:34

Le Hamas et l'Iran réaffirment qu'Israel doit disparaître.

Eoz: Voici les derniers exemple du rejectionnisme que les médias occidentaux passent sous silence. http://observatoiredumoyenorient.blogspot.com/

 

Ismail Haniyeh le chef du Hamas à Gaza a réaffirmé que le Hamas ne s'opposerait pas à un Etat palestinien arabe MAIS qu'il n'accepterait PAS l'existence d'Israël, JAMAIS, son avis est qu'Israël n'est rien d'autre que l'etrenelle terre arabe.

 

Khaled Mechaal le "leader politique" du Hamas en exil en Syrie a déclaré samedi que "la résistance" reste l'option stratégique à tous les stades afin de libérer toute la Palestine est l'élimination du projet sioniste.

 

Le chef du Djihad islamique Ramadan Shallah a dit que nul n'a le droit d'abandonner un pouce de la «Palestine» et que les Arabes palestiniens veulent toute la terre de la rivière [le Jourdain] à la mer.

 

Le Guide Suprême de la Revolution iranien l'ayatollah Ali Khamenei a déclaré que toute solution qui permet à Israël d'exister sous quelque forme que ce soit est totalement rejetée.

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mordeh'ai - dans Revue de presse
3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 09:12

Par Maayana Miskin sur Arutz Sheva

Adaptation française: Hanna pour Israël-Chroniques-En-Ligne

 

Alors que l’Autorité palestinienne parle des « frontières » indéfendables de 1967 à l’ONU, ses cartes racontent une toute autre histoire - celle dans laquelle Israël n’existe plus.

 

En s’adressant aux Nations Unies , les représentants de l'Autorité palestinienne (AP) parlent des « frontières » de 1967- sans tenir compte des frontières internationalement reconnues de 1967, mais de leur espoir de construire un Etat arabe sur tous les terrains de l'indéfendable ligne d’armistice de 1949 entre Israël et la Jordanie.

 

Cependant, les cartes utilisées par l’Autorité palestinienne racontent une toute autre histoire, celle dans laquelle Israël n'existe pas du tout, carte sans aucunes frontières.

 

La carte touristique officielle de l’AP, révélée cette semaine par le journaliste David Bedein, dénomme tout Israël, la Judée et la Samarie et Gaza comme « Palestine ». La ligne d’armistice de 1949 est marquée et étiquetée comme « ligne d’armistice », et il n’y a aucune mention du pays établi à l’Ouest depuis plus de 62 ans.

 

En outre, les noms de plusieurs villes israéliennes ont été «arabisés», avec Beer Sheva nommée «Bir Assaba » et Tel Aviv également appelée «Ar-Rabi ». Les villes arabes comme Tamra et Shfaram sont étiquetées sur la carte, alors que de nombreuses villes majoritairement juives ne sont pas mentionnées.

 

Le lien entre les Juifs à des sites tels que la Vieille Ville de Jérusalem, le Mont du Temple, et le Tombeau des Patriarches n'est pas mentionné.

 

 

Plus tôt cette année un programme de télévision de l’AP a déclaré que toute la Terre d’Israël est « la Palestine », tout un programme d'enfants constitué de chansons faisait référence à des villes israéliennes telles que Tzfat, Haifa et Beit Shean comme faisant partie de « la Palestine ».

 

« Palestine » était le nom donné aux terres désignées par les Britanniques pour la patrie juive. Cependant, dès que la partie de cette région est devenue l'état d’Israël, les Arabes locaux, qui ont commencé à s'appeler « les Palestiniens », ont désigné l’Etat qu’ils souhaitent établir comme la « Palestine ».

 

 

Le terme a été d'abord utilisé par les Romains quand ils ont essayé d'effacer la mémoire du lien juif à la terre, après qu'ils aient détruit le Second Temple juif il y a plus de 1900 ans.

 

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mordeh'ai - dans Politique
2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 11:30

 par Dore Gold 

http://www.israelhayom.com

Adaptation par Mordeh’aï pour malaassot.com © 2011-10-02

 

Il est devenu presque axiomatique pour les dirigeants occidentaux qui sont conscients de la vulnérabilité militaire aiguë d'Israël de suggérer que des forces internationales se déploient afin de régler le conflit israélo-palestinien. Il a même été suggéré que l'armée israélienne se retire de façon tactique les parties vitales de la Cisjordanie, comme la vallée du Jourdain, et de laisser des forces internationales prendre leur place. Il s'agissait en fait de la proposition faite par le passé par le général Jim Jones, premier conseiller à la sécurité nationale du président Barack Obama.  

 

Certains Israéliens ont également proposé cette idée, l'ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert avait déclaré au New York Times plus tôt cette année qu'il voulait voire se déployer des forces internationales en Cisjordanie, mais il a suggéré qu'elles soient dirigées par les Etats-Unis. La dernière expérience importante avec les forces internationales a été effectivement tenté sous le gouvernement d'Olmert à la fin de la Deuxième guerre au Liban, de 2006 en application de la Résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU. Il est intéressant d'examiner ce qui s'est passé pendant ces cinq ans pour voir comment cette force internationale fonctionne effectivement  avant que d'autres propositions de ce genre soient proposées par la communauté internationale pour le futur.

 

A l'époque, la diplomatie israélienne s'était concentrée sur les mesures de sécurité qui étaient destinées à empêcher le retour des circonstances militaires le long de la frontière nord d'Israël qui avaient contribué au déclenchement des hostilités. Ainsi la résolution 1701 a appelé à la création d'une grande force de la FINUL avec un mandat beaucoup plus conséquent qu'auparavant. Elle n'était pas censé être juste qu'une autre force de l'ONU mais plutôt des forces européennes telles que la France l'Espagne et l'Italie, comme celles qui composent l'OTAN, à la place ce sont des soldats du tiers monde sous-payés,  qui ont été déployés.

 

La résolution a également réitéré l'importance du désarment par la FINUL des milices libanaises, comme le Hezbollah, conformément aux dernières résolutions de l'ONU. La résolution 1701 a cherché à interdire le transfert d'armes au Liban qui n'ont pas été autorisées par le gouvernement libanais, ce qui rendait tout autre transfert d'armes iraniennes au Hezbollah comme violation de la résolution du Conseil de sécurité.

Afin de mettre en œuvre cet embargo sur les armes, des navires  de la marine allemande avaient été déployés pour surveiller les côtes libanaises en Septembre 2006.    

 

Mais clairement l'innovation la plus importante que la résolution 1701 proposée avait été la création d'une zone spéciale entre la "ligne bleue", qui délimite la frontière israélo- libanaise, et le Litani, dans laquelle les seules armes autorisées et le personnel militaire seraient ceux de l'armée libanaise ou de la FINUL.

C'était une sorte de zone de sécurité internationalement approuvée, sans troupes israéliennes. Cette dernière disposition était censée éloigner les unités du Hezbollah loin de la frontière israélienne et de leur rendre plus difficile d'ouvrir le feu sur des patrouilles israéliennes ou de kidnapper des soldats israéliens juste par delà la frontière.

 

Avant la seconde guerre du Liban, il y avait environ 5000 terroristes du Hezbollah dans cette zone équipés de 10.000 roquettes. Le Hezbollah avait au nord du fleuve Litani  encore 5000 roquettes. Ces armes devaient être complètement éradiquées au sud de la zone de sécurité du Litani. À l'époque, la résolution 1701 a été saluée en Israël comme une grande réussite diplomatique.   

 

Mais qu’est-il arrivé cinq ans plus tard à la Résolution 1701 et  une nouvelle force internationale plus forte, qui l'a créé ?

Premièrement, le Hezbollah est retourné au Sud-Liban avec une force semblable à celle qu'il avait avant la seconde guerre du Liban. Il y a maintenant  au total près de 40 000 roquettes dans l'arsenal du Hezbollah au Liban, dont 30 000 sont situées au sud du Litani, dans la zone qui n'était pas censée recevoir d'autres armes que celles de la FINUL ou de l'armée libanaise.

 

Deuxièmement, à la fin de Mars 2011, le Washington Post a publié des cartes de  Tsahal montrant que le Hezbollah avait établi non pas seulement quelques postes militaires dans le sud du Liban, mais plutôt des centaines de sites militaires à travers ses villages, des sites qui contenait des armes, des installations de stockage, des bunkers souterrains et des postes d'observation. Dans certains villages, comme Al-Khiam, un village chiite qui est  seulement à quatre kilomètres de la frontière israélienne, ces installations ont été intentionnellement placées à côté d'écoles et de mosquées ainsi que dans les maisons de civils.  

 

Conformément à la Résolution 1701, la FINUL aurait dû entrer dans les villages chiites du sud du Liban pour confisquer les armes du Hezbollah qui sont stockées  là en violation des dispositions de la Résolution 1701.

Quelles sont les chances  pour des troupes même européennes d'être prêtes à risquer leur vie et de se déplacer dans les villages chiites afin de reprendre ces armes? - elles sont presque nulles.

Déjà en Juillet 2011, les soldats français de la FINUL ont été attaqué, ce qui avait conduit le président Nicolas Sarkozy de menacer de retirer ses troupes du Liban sud.

 

Qu'est-ce que cette expérience signifie-t-elle pour de " futures " forces internationales dans la vallée du Jourdain  qui sauvegarderaient la démilitarisation d'un Etat palestinien ? Si la FINUL ne peut garantir la démilitarisation du sud du Liban, comment ces forces internationales contribueraient-elles à garantir la démilitarisation d'un Etat palestinien en Cisjordanie? 

 

Certes, l'un des principaux enseignements du désengagement de Gaza a été qu'il a été une erreur majeure pour Israël de se retirer de la Route Philadelphia. La route est devenue un corridor pour le Hamas lui permettant d'importer d'énormes quantités de roquettes, des explosifs et même des SA-7 missiles anti-aériens dans la bande de Gaza.

Avant le désengagement, le Hamas utilisait de petites roquettes Qassam, fabriquées localement,  mais après il a attaqué Israël avec des roquettes Grad de plus longue portée pour la première fois en 2006, après que Tsahal n'était plus opérant contre la contrebande arrivant par la Route Philadelphia.

 

Dans le cas de la Cisjordanie, l'échec de la FINUL au Sud-Liban n'est que le dernier rappel du pourquoi qu’Israël demande de conserver les Forces de Défense Israéliennes dans la vallée du Jourdain comme une première ligne de sa défense à l'Est.

Quiconque propose à Israël de brader sa sécurité à des forces internationales, fait fi de ce qui s'est passé au sud du Liban au cours des cinq dernières années

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mordeh'ai - dans Sécurité
2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 11:01

Milliere Guy

 http://www.les4verites.com/

28 septembre 2011

 

 

Le titre de cet article surprendra sans doute dans le contexte actuel. Aux Nations Unies, on n’a cessé, ces derniers jours, d’entendre répéter que le « peuple palestinien » avait le droit d’avoir un État. On a glosé sur les souffrances des « Palesti­niens », sur « l’occupation », et que sais-je encore.
Les faits sont là, pourtant. Les guerres arabes contre Israël, guerre de 1973 comprise, n’ont pas été menées pour que le « peuple palestinien » ait un État, mais pour détruire Israël.

L’Organisation de Libération de la Palestine n’a, elle-même, pas été fondée, en 1964, pour donner un État au « peuple palestinien » et libérer le territoire de celui-ci, mais pour détruire Israël. Et c’est plusieurs années après la fondation de l’OLP que la notion de « peuple palestinien » a fait son apparition, in­ventée par les services de propagande de Nasser et du KGB. L’idée était que présenter la volonté de destruction d’Israël sous l’angle d’une « lutte de libération nationale » rendrait cette volonté de destruction plus acceptable au reste du monde. Ce fut une idée efficace, puisque, désormais, tout le monde pense qu’il existe un « peuple palestinien » qui mène une « lutte de libération nationale ».

En réalité, ceux que l’on appelle « Palestiniens » sont, pour la plupart, des immigrants qui se sont installés sur le territoire du Mandat palestinien, au moment où celui-ci a été administré par le Royaume Uni, et qui ont quitté le territoire à la demande des autorités arabes lorsque les pays arabes voisins d’Israël ont mené la première guerre destinée à détruire Israël, en 1948-1949.

Ces gens ont reçu en 1949 le statut de « réfugiés » et, parce que les pays arabes les ont maintenus dans des camps, parce que le monde occidental a payé pour l’entretien de ces camps, ils ont toujours le statut de « réfugiés », 62 ans plus tard. Les « réfugiés », au départ, étaient environ 600 000 ; ils sont aujourd’hui cinq millions, et on en est à la quatrième génération de « réfugiés ». Devenir « réfugié » en 1949 était très facile : il suffisait de prouver deux années de résidence sur le territoire de ce qui est aujourd’hui Israël.

Les « Palestiniens » n’ont appris qu’ils étaient les « Palestiniens » qu’au moment où la notion de « peuple palestinien » a été inventée, à la fin de l’année 1967.

De même que la notion de « peuple palestinien » a été inventée assez récemment, l’idée de « territoires palestiniens » est, elle aussi, une invention récente. Jusqu’en 1967, Gaza faisait partie du territoire égyptien, tandis que la Judée-Samarie (Cisjorda­nie) faisait partie du territoire jordanien. C’est parce qu’en sig­nant la paix avec Israël, l’Égypte a renoncé à Gaza et la Jordanie à la Cisjordanie que ces territoires ont eu un statut différent, et non réglé à ce jour.

Mais ces territoires n’ont jamais été « territoires palestiniens », notion falsificatrice. Ils n’ont ja­mais été « territoires occupés », mais territoires conquis par l’Égypte et la Jordanie par la guerre en 1948-1949, puis perdus par l’Égypte et la Jordanie par la guerre en 1967 et, depuis, disputés.
On peut ajouter que Gaza est gouverné par le Hamas, organisation terroriste islamiste qui a pour projet de détruire Israël et de mener le djihad jusqu’à la restauration d’un califat, et que l’Autorité palestinienne, qui n’a jamais renoncé au terrorisme, n’a aucunement l’intention de voir créer un État palestinien à côté d’Israël, mais de créer un État à la place d’Israël, après destruction d’Israël.

Qu’on débatte incessamment de l’idée de créer un État pour un « peuple » inventé pour des raisons de guerre d’agression par des organismes totalitaires, qu’on veuille créer cet État sur des terres qui n’ont – et pour cause ! – jamais été celles de ce « peuple », et qu’on veuille confier cet État à des gens qui n’existent que pour détruire un autre État serait grotesque, si ce n’était monstrueux.
Que les dirigeants des pays occidentaux prétendent « régler » un problème inventé de toutes pièces est honteux. Qu’Israël soit contraint de participer aux simagrées censées régler ce problème est lamentable.

La paix viendra, si elle doit venir, quand les Palestiniens auront été délivrés de l’idée qu’ils sont le « peuple palestinien », quand ils recevront une éducation di­gne de ce nom, quand ils seront débarrassés de dirigeants totalitaires, et quand les dirigeants occidentaux se conduiront dignement.

 

   
       
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mordeh'ai - dans Politique
1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 20:36

Rédigé par le Sep 30th, 2011

Niso Amzar – JSSNews

http://jssnews.com/

 

Israël avait promis des mesures si les Palestiniens ne respectaient pas les accords d’Oslo en se présentant à l’ONU pour réclamer un État sans accord de paix préalable. Israël a donc décidé de proposer à ses députés une annexion complète de la Judée-Samarie. Le vote sera soumis à la Knesset d’ici la fin du mois d’octobre.

 

La Judée-Samarie, région historique de la Nation Juive, est occupé par les Arabes depuis quelques décennies. Avant la présence des auto-proclamés Palestiniens, peuple qui n’existait pas avant 1967, la Jordanie était en charge de la région. Puis avant encore les Britannique ou encore les Ottomans. Jamais un État Palestinien n’a existé sur cette terre qui a vu passer la plupart des grandes personnalités juives de la bible. On y trouve encore par exemple les tombeaux de nombreuses personnalités historiques juives.

 

 

La région a été annexée par la Jordanie après la guerre de 1948, mais conquise par Israël en 1967 lors de Guerre des Six Jours. Environ 1,2 millions d’habitants sont aujourd’hui des Arabes et 520.000 sont juifs.

Le vice-président de la Knesset Danny Danon a rédigé le projet de loi d’annexion. Il s’explique : « Si l’Autorité palestinienne souhaite procéder dans cette voie téméraire créant toujours plus d’instabilité dans la région, Israël ne peut continuer à verser des fonds dans ce bateau qui coule comme un échec ».

« Les accords de financement avec l’Autorité palestinienne ont été conclus avec l’espoir que leurs dirigeants travailleraient à créer un environnement de paix durable et sécuritaire avec Israël. Étant donné qu’il est clair que les Palestiniens n’ont pas un tel désir, Israël ne se doit plus d’être tenu à ces dispositions. » Il explique aussi que les accords d’Oslo interdisait l’unilatéralisme, donc la proposition palestinienne. Mais ces derniers ont déchiré ces accords historiques dans le but de mieux faire la guerre à Israël.

 

Le projet de loi a été soumis en coordination avec une initiative lancée au Congrès américain, proposée par le républicain Joe Walsh, qui appelle à soutenir les droits d’Israël d’annexer la Judée et la Samarie.

Pendant ce temps, Zeev Elkin, le président du Likoud, Avraham Michaeli du Shas, Ouri Orbach du parti Habayit Hayehudi et Yaakov Katz d’Union Nationale demandent au Premier Ministre Benjamin Netanyahu d’annexer les zones où les Juifs sont installés dans ces régions, et d’y augmenter les constructions.

 

La lettre appelle également à des sanctions supplémentaires contre les Palestiniens et à ne pas permettre aux pays qui soutiennent la création unilatérale d’un État Palestinien d’être associé à de futurs négociations de paix.

 

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mordeh'ai - dans Politique
1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 18:02
Dr Zvi Tenney
Ambassadeur d’Israël (retraité)
http://zvitenney.blogspot.com/
Jean-Paul Chagnollaud est comme vous le savez sans doute,professeur de sciences politiques à l'université de Cergy-Pontoise , et spécialiste de la question palestinienne. Il est le rédacteur en chef de la revue Confluences Méditerranée et directeur de la collection Comprendre le Moyen-Orient chez L'Harmattan.
Je viens de découvrir sur le Net son intervention du 20/9 dernier sur le sujet sur la chaîne F24 ainsi que sur le Figaro ,une intervention pour le moins surprenante de la part d'un académicien astreint en général à certains principes d'objectivités historiques.J'ai donc décidé de lui envoyer par l'intermédiaire de F24 et du Figaro les remarques suivantes dans l'espoir de recevoir sa réaction:
Le conflit palestino-israélien
Quelques repères historiques pour mieux comprendre

La présence du peuple d’Israël en Palestine, Terre de Canaan, remonte pour le moins à 1200 av. J-C et sa souveraineté sur cette Terre date de l’établissement du Royaume d’Israël en 1005 environ av. J-C.
Pour ceux que le récit biblique laisse sceptiques, on rappellera que ce sont là des faits attestés par des vestiges archéologiques, tels, entre autres, que la stèle du Pharaon Méneptah datée de 1210 av. J-C., ou celle de Mesha, roi de Moab, datée de 830 av .J-C ,ou encore celle de Tell Dan datée du 9eme siècle av. J-C.
Dans tous ces témoignages archéologiques écrits, et dans bien d’autres autour des vestiges du Second Temple à Jérusalem, il est fait mention, comme dans la Bible, d’Israël parmi les Etats de cette région, avec ses rois et ses combats, pratiquant la même religion et parlant la même langue qu’aujourd’hui.

La destruction du Premier Temple par les Babyloniens en 586 av. J-C. et celle du Second Temple par les Romains en l'an 70 de notre ère, ne mirent pas fin à la présence juive en Terre d'Israël.
Depuis, la reconquête du pays devint l'aspiration suprême du peuple juif dispersé. Le "retour à Sion” est resté le fervent souhait exprimé dans les prières quotidiennes et à l’occasion de toute célébration nationale ou même familiale (la formule de condoléances: “Puisse la reconstruction de Jérusalem t’apporter réconfort “ étant caractéristique de cet état d’esprit ).

Après l'invasion arabe, en 636, les juifs devinrent certes, pour la première fois, minorité dans leur propre pays. Mais au XVIIe siècle déjà, la population juive se renforça à la suite de l'immigration provoquée par le faux messie Shabbtai Zvi, de sorte que dès 1868 les juifs constituaient la majorité de la population de Jérusalem.

Avec l'affaiblissement, puis l'effondrement de l'Empire ottoman, les perspectives de “reconquête” de la Terre d'Israël devinrent concrètes. Les espoirs frustrés de la période des Lumières et l’aggravation de manifestations d'antisémitisme en Europe (l’affaire Dreyfus étant parmi la plus connue), convainquirent de nombreux juifs et notamment Herzl, de la nécessité d’œuvrer activement pour le retour à Sion.

L'immigration juive en Terre d'Israël, qui s'intensifia dès 1881, contribua à un essor économique sans précédent. Cet essor attira une immigration arabe massive en provenance des autres provinces de l'Empire ottoman.
Avant ces grands mouvements migratoires de la fin du XIXe siècle, la Terre d'Israël, rebaptisée "Palestina” par l'Empereur romain Adrien après la révolte de Bar-Kochba (afin d’effacer toute trace du royaume de Judée prenant référence à la présence des Philistins dans la région côtière des siècles auparavant),était quasiment dépeuplée.”Un désert parsemé de quelques bourgades”, c’est là le témoignage de tous les archéologues, historiens et écrivains qui la visitèrent à l'époque.

Après la première guerre mondiale, le Proche Orient qui était jusqu’alors sous l’emprise de l’Empire ottoman fut découpé pour créer les pays que nous connaissons aujourd’hui (la Syrie ,le Liban ,l’Irak ) .Pour ce qui était de la Palestine, sur ses deux rives du Jourdain, la Société des Nations (source de la légitimité internationale avant la création de l’ONU ), décida en avril 1920,de la destiner à la création d’un Foyer
National Juif “compte tenu des liens historiques du peuple juif avec la Palestine “. Elle fut donc, à cette fin, confiée en Mandat à la Grande Bretagne qui devait mener à bien la mise en application de cette décision.

C’est alors que commencèrent les pressions du monde arabe pour torpiller ce projet : il était impensable pour ce monde arabo-musulman que “les Juifs puissent être souverains en Terre d’Islam” , et qui plus est, en référence à” leurs liens historiques à la Palestine “, liens que ce monde dénie purement et simplement
.Le Temple juif par exemple n’est qu’un “mythe” pour les Arabes. Le Coran en effet ne parle pas du Temple juif, il l’assimile à la “Mosquée très éloignée” ( al-Aqsa ). La Mosquée du même nom, construite quelques siècles après la destruction du Temple, en tient donc lieu et place puisque la seule nommée. Cette torsion, ce retournement du temps des événements bibliques sont d’ailleurs fascinants pour tout lecteur non musulman du Coran.

En 1922, à la suite de ces pressions politiques, les Arabes palestiniens se virent octroyer un Etat sur 80 % du territoire de la Palestine mandataire, toute la partie à l’Est du Jourdain qui pris le nom de Jordanie. Le feu roi Hussein lui-même le répétait en toute occasion : "La Jordanie est la Palestine”.
Il ne restait donc pour l’établissement du Foyer National Juif que la partie Ouest de la Palestine, entre le Jourdain et la mer.
Mais les pressions politiques arabes ne cessèrent pas pour autant. Elles devaient s’accompagner désormais d’actes de violences sanglants contre la population juive, le cas le plus tragique étant le pogrom de 1929 contre la population juive de Hébron.

Décimés par la Shoah, les Juifs durent se résigner à une deuxième amputation de leur pays en 1947 : bien que le plan de partage de l'ONU ne leur attribuât que 10 % de la Palestine mandataire, ils acceptèrent le compromis onusien. Mais constants dans leur refus de toute possibilité d’une souveraineté juive, les Arabes le rejetèrent et lancèrent une attaque concertée pour détruire, le minuscule Etat juif qui venait de naître.

Sûres de leur victoire, les armées arabes sommèrent leurs frères palestiniens de quitter leurs maisons en attendant leur imminent et victorieux retour. Ceux qui suivirent ce conseil et ceux qui fuirent les combats menés par Israël pour sa survie, se groupèrent dans des camps de réfugiés dans les pays arabes voisins. Conscient de l’arme politique que constitue la souffrance et la misère de ces réfugiés, le monde arabe s’est refusé à faire quoique ce soit pour améliorer leur sort. Israël pour sa part a donné asile à des centaines de milliers de réfugiés juifs provenant de pays arabes.

A l’issue de cette guerre furent fixées les lignes de cesser le feu pour l’Etat d’Israël, l'Egypte s'emparant de la bande de Gaza et la Jordanie de la Judée et de la Samarie rebaptisées Cisjordanie .Cette situation durera de 1948 à 1967 mais aucun pays arabe n’accepta pour autant de faire la paix avec Israël. C'est d’ailleurs en 1964, trois ans avant la guerre des six jours, que le Président égyptien, Nasser, créa l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) non pas pour libérer la “Cisjordanie” et la bande de Gaza (alors, comme précisé plus haut, sous occupation jordanienne et Egyptienne), mais pour raser l'Etat juif et le remplacer par une Palestine arabe sous égide égyptienne.
En 1967 l’Egypte pris l’initiative d’une attaque armée contre Israël avec le concours de la Syrie et de la Jordanie dans le but déclaré de le détruire. Israël réussit à contenir cette offensive concertée, repoussant ses attaquants au-delà du Jourdain et des hauteurs du Golan ainsi que de la péninsule du Sinaï.

C’est alors qu’on commença à parler d'un "Peuple palestinien" comme "fer de lance" de la lutte du monde arabe contre Israël.
Voici d'ailleurs ce que dit à ce propos Zouheir Mohsen, leader de la Saïka, composante pro syrienne de l’OLP, dans une déclaration au journal néerlandais Trouw en mars 1977 : " Le peuple palestinien n’existe pas. La création d’un état palestinien n’est qu’un moyen de poursuivre notre lutte contre l’état d’Israël pour notre unité arabe. En réalité, aujourd’hui, il n’y a pas de différence entre Jordaniens, Palestiniens, Syriens et Libanais. C’est uniquement pour des raisons tactiques et politiciennes que nous parlons d’un peuple palestinien, puisque les intérêts nationaux arabes sont mieux servis par l’existence d’un peuple palestinien distinct opposable au Sionisme. Pour des raisons tactiques, la Jordanie, qui est un état souverain avec des frontières délimitées, ne peut pas avoir des prétentions sur Haïfa et Jaffa, Beersheva, ou Jérusalem alors qu’en tant qu’arabe palestinien, j’ai indubitablement le droit de l'affirmer. Mais au moment même où nous recouvrerons nos droits sur l’ensemble de la Palestine, nous n’attendrons pas une minute pour réunir la Palestine à la Jordanie ".

En réaction l’opinion publique occidentale adopta, dans son ensemble, une attitude critique vis-à-vis d’Israël, substituant à l’analyse des racines véritables du conflit, une structure de pensée pertinente aux universaux occidentaux en vogue, à savoir: colonialisme, invasion, occupation, violation des droits de l’homme etc.
Un doigt accusateur était pointé sur Israël (qui n’avait fait que se défendre contre une attaque qui visait à le détruire), passant sous silence le refus permanent des Arabes de négocier un quelconque accord de paix avec l’Etat juif. Et pourtant, s’il en fallait confirmation, en septembre 1967, le Sommet arabe réuni à Khartoum décidait, officiellement et ouvertement, des fameux trois "NON": non à la négociation, non à la réconciliation et non à la reconnaissance d'Israël.

En 1974, l'OLP approuva le "plan par étapes", autrement dit, accepter dans un premier temps l'établissement d'un Etat palestinien en en “Cisjordanie” et à Gaza pour faciliter la destruction d'Israël.
En 1993, le chef de l’OLP, Arafat signa les accords d'Oslo puis expliqua peu après, dans une mosquée de Johannesburg, que pour lui, Oslo n'était que la répétition du pacte signé entre le prophète Mohammed et la tribu qurayshite en 629 : une trêve (houdna ) signée en position de faiblesse pour mieux vaincre l'ennemi, le temps venu. Rien d’étonnant donc que même le feu Fayçal Husseini, dirigeant palestinien, célébré par les médias pour sa “modération”, ait pu déclarer au journal égyptien,”Al Arabi” du 2 juillet 2001 que les Accords d'Oslo étaient “un cheval de Troie”, destiné à pourvoir les Palestiniens d'une base territoriale pour conduire une guérilla permanente qui devrait aboutir à la création d'un Etat palestinien sur les ruines d'Israël ?

En effet l'Autorité palestinienne qui, en 1995, devint souveraine sur la totalité de la population arabe de Judée-Samarie et de la bande de Gaza, confirma très vite ses véritables intentions : constitution d'une force armée, incitation à la haine anti-juive et délégitimation de l’existence même d’Israël dans les médias et dans les écoles

La propagande arabe n’a pas eu grand mal à convaincre l’opinion publique occidentale que les implantations juives étaient la cause principale du conflit.
Mais voilà, c’est précisément après qu'Ehoud Barak alors premier Ministre se soit engagé en Juillet 2000 à les démanteler, acceptant l'établissement d'un Etat palestinien sur 97 % de la Judée-Samarie et 100 % de la bande de Gaza que les Palestiniens déclenchèrent “l’Intifada al-Aqsa”, une guerre utilisant des bombes humaines explosant dans les concentrations de population civile en Israël….Les Palestiniens ne pouvaient accepter la seule condition posée en contre-partie par Barak : ”La fin du conflit”.

Rappelons qu’en 2008 Ehud Olmert à son tour proposa de nouveau à Abbas ce même plan de paix qui fut également rejetée par l’OLP, Mahmoud Abas dans une interview publiée dans le Washington Post du mois de mai 2009 ayant déclaré que « les écarts étaient encore importants ».

Il est donc clair que c'est ce refus de l'existence même d'Israël qui est la véritable racine du conflit palestino-Israélien. Eric Marty, dans son livre “Bref séjour à Jérusalem”, définit ce refus en ces termes : "L'un des scénarios - et pas le moindre -de la guerre que livrent les Palestiniens aux Israéliens a pour noyau métaphysique l'effacement absolu de l'être juif en tant qu'insupportable rival parce que dépositaire de l'origine."

C’est dire combien ardu semble être le chemin vers une solution pacifique avec les Palestiniens. Il n’est cependant pas démuni, réalisme aidant, de toute ouverture d’espoir. Les accords de paix avec l’Egypte et la Jordanie sont là pour en témoigner.

Mais pour cela il faudrait que dans l’opinion publique occidentale, ceux qui s’acharnent à considérer ce conflit comme “une lutte anticolonialiste du Peuple palestinien contre l’occupation et l’oppression”, prennent enfin conscience de la véritable raison du conflit, à savoir le refus de l’existence même d’Israël et la faisaient valoir en toute occasion, clairement et sans ambages en mettant tout en œuvre pour la neutraliser.
N’est-il pas prouvé que poser clairement les données d’un problème est la condition première de s’acheminer correctement vers sa solution ?


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mordeh'ai - dans Histoire
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 16:23

Par Caroline B. Glick

Jerusalem Post, 23 09 11

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=239093

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 

Le congrès des USA fournit à l’Etat juif une voie vers la sécurité. Aussi pourquoi Netanyahou hésite-t-il ?

Il y a quelque chose de surréaliste dans la couverture des évènements cette semaine à l’ONU. L’aspect général est semblable à l’affrontement à ‘O.K. Corral’ . Soit les Palestiniens gagnent la reconnaissance d’un Etat, ou non. S’ils l’obtiennent, ils gagnent. Sinon, Israël gagne.

Le problème avec ce message est que même si les Palestiniens ne reçoivent pas la qualité de membre de l’ONU, ils gagnent encore. Il n’y a aucun scénario dans lequel Israël gagne à l’ONU. La raison est simple. L’ONU est profondément hostile à Israël. Il comporte une large majorité automatique, permanente, de membres qui veulent toujours nuire à Israël.

Dans les circonstances présentes, le meilleur scénario pour Israël est que les Palestiniens portent la résolution en faveur de leur qualité de membre devant le Conseil de Sécurité et que les USA opposent immédiatement leur veto. Si cela arrive, nous aurons au moins la cloture de ce combat là.

Mais même une telle « victoire » aura peu d’effet durable. Il n’y a rien pour empêcher les Palestiniens de redéposer leur demande de qualité de membre quand ils le voudront. Et avec la sympathie que leur demande de membre leur a valu, les Palestiniens ont toutes les raisons de répéter le processus encore et encore et encore.

Jeudi, il est apparu que le résultat le plus probable de leur demande actuelle de reconnaissance comme Etat ne sera pas un veto rapide des USA devant le Conseil de Sécurité des USA, mais plutôt quelque chose de pire pour Israël. Mercredi matin, des pourparlers ont déjà commencé pour une longue période étalée de délibération au Conseil de Sécurité qui pourrait durer des semaines ou des mois ou même plus longtemps. L’idée est que pendant ce temps, les USA et les Européens mettront une pression massive sur Israël pour faire davantage de concessions aux Palestiniens de façon à reprendre des négociations mort-nées. Et le spectre de l’acceptation par le Conseil de Sécurité d’un Etat palestinien pèsera sur la tête d’Israël pendant tout ce temps comme une épée de Damoclès.

Plutôt que de se laver les mains de ce jeu perdant et de décider de sa stratégie politique sur le champ de bataille diplomatique où il a vraiment une chance de gagner, le gouvernement joue sa carte perdante comme si ce qu’Israël fait valait la différence. Pire encore, le gouvernement Netanyahou refuse d’envisager de construire une stratégie pour la victoire qu’il peut faire progresser en dehors des limites hostiles de l’ONU.

Ce n’est pas seulement un défaut d’imagination. C’est un défaut de connaissance. C’est une défaillance à marquer la signification de ce qui se produit vraiment.

Les amis d’Israël au Congrès des USA ont mis en avant deux mesures qui ouvrent la voie pour une telle stratégie de victoire. En ne parvenant pas à reconnaître l’opportunité qu’elles représentent pour Israël, le gouvernement démontre un manque de compétence navrant.

Le comportement du gouvernement est probablement dû à la force de l’habitude. Depuis le début du processus de paix bidon avec l’OLP il y a 18 ans, au mieux, les gouvernements d’Israël ont justifié le contrôle de l’Etat juif sur les territoires qu’il a conquis lors de la Guerre des Six Jours de 1967, sur la base de nos besoins de sécurité. Sans la vallée du Jourdain, Israël est vulnérable à une invasion venant de l’Est. Sans le ‘Gush Etzion’ jusqu’au Sud de Jerusalem et le Gush Adumim sur son versant Nord, la capitale est vulnérable à une attaque. Sans un contrôle de sécurité israélien global sur la Judée et la Samarie, les centres de population israélienne sont vulnérables aux attaques terroristes. Et ainsi de suite.

Tous ces constats sont exacts. Mais ils sont aussi défensifs. Alors qu’Israël a défendu son droit à la sécurité, les Palestiniens ont été à l’offensive en mettant en avant que tout le territoire dont Israël a pris le contrôle sur la Jordanie en 1967 leur appartient par droit ancestral. Ainsi pendant les 18 années passées, le conflit a été dessiné comme une dispute entre les droits de Palestiniens contre les requêtes de sécurité d’Israël.

Comme sa volonté de se placer à la merci de l’ONU, la volonté d’Israël d’accepter cette caractérisation du conflit palestinien avec Israël a condamné sa cause à un échec répété et toujours croissant. Car si la terre appartient aux Palestiniens, alors qu’ils contrôlent ou non la terre n’est pas pertinent.

C’est la raison pour laquelle le soutien des USA au droit d’Israël à des frontières défendables a été réduit depuis le soutien du contrôle israélien perpétuel sur Jerusalem unifiée et quelque 50 % de la Judée et de la Samarie en 1993, au soutien des USA à un retrait israélien total aux lignes d’armistice – y compris la partition de Jerusalem – en 2011. Vous pouvez diminuer « des besoins défensifs ». Définir des droits réduits est une entreprise plus difficile.

L’ironie est ici que les droits souverains d’Israël sur la Judée et la Samarie sont cuirassés alors que ceux des Palestiniens sont fragiles. En tant qu’héritier légal du Mandat de la Ligue des Nations sur la Palestine, Israël est le souverain légal de la Judée et de la Samarie.

De plus, les droits historiques d’Israël sur le berceau de la civilisation juive sont irréfutables.

Et pourtant, parce qu’Israël n’a pas voulu empêcher la possibilité d’une coexistence pacifique avec les Palestiniens, au cours des 18 dernières années, il a omis de faire valoir ses droits ; au lieu de cela, il s’est juste concentré sur ses besoins de sécurité. Donc, en dehors des communautés de Chrétiens ayant une perception littérale de la Bible, aujourd’hui la majorité est à l’aise pour répéter comme des perroquets la revendication palestinienne totalement fausse selon laquelle les Juifs n’ont aucun droit sur la Judée, la Samarie ou Jerusalem. Ils insistent même sur les droits sur ces zones qui appartiendraient exclusivement aux Palestiniens qui n’existaient même pas comme communauté nationale en 1967.

Alors que les alliés d’Israël au congrès des USA, ils ont répondu à la proposition d’échange de l’OLP pour un Etat à l’ONU par deux initiatives législatives importantes. Tout d’abord, la parlementaire Ileana Ros-Lehtinen, présidente de la Commission des Affaires Etrangères du Congrès a introduit un projet de loi appelant les USA à mettre fin à son soutien financier à l’Autorité Palestinienne et à réduire de façon drastique son soutien financier à l’ONU si celui-ci augmente le statut de membre de l’OLP de quelque manière. Le projet de loi de Ros-Lehtinen démontre à Israël qu’il dispose d’un puissant soutien pour une offensive israélienne qui fera payer aux Palestiniens un prix pour leur agression diplomatique.

Le projet de loi de Ros-Lehtinen est constructif pour deux raisons. D’abord, il fait payer aux Palestiniens leur comportement d’opposition systématique. Cela leur fera songer à deux fois avant d’augmenter leur guerre diplomatique contre Israël. Ensuite, cela entame un processus tardif pour délégitimer la cause palestinienne, qui est maintenant clairement inséparable de la cause de la destruction d’Israël.

 Si Israël suivait la direction de Ros-Lehtinen et interrompait le transfert du revenu des taxes à l’AP, et de fait, cessait de collecter des taxes au nom de l’AP, cela ferait progresser les intérêts d’Israël de plusieurs manières.

Cela rappellerait aux Palestiniens qu’ils ont bien plus besoin d’Israël qu’Israël, n’a besoin d’eux. Israël leur ferait payer un prix pour leur agression diplomatique.

Israël mettrait fin à sa politique contre-productive conférant à l’AP ouvertement hostile un sceau d’approbation automatique sans égard à leur manière de traiter Israël. Israël diminuerait les ressources financières à la disposition de l’AP pour l’avancement de sa guerre contre Israël.

En définitive, Israël ouvrirait la voie à la dissolution de l’AP et à son remplacement par une autre autorité en Judée et en Samarie.

Et cela nous amène à la seconde initiative du Congrès, prise par anticipation à la demande de changement de statut de l’OLP comme Etat à l’ONU. Au début de ce mois, le parlementaire Joe Walsh et trente co-signataires ont publié une résolution soutenant l’annexion par Israël de la Judée et de la Samarie.

Alors que l’annexion résonne comme une formule radicale, le fait est qu’Israël a déjà mis à exécution une pareille décision en appliquant la loi israélienne à Jerusalem et aux Hauteurs du Golan. Et le ciel ne nous est pas tombé sur notre tête dans les deux cas. En fait, la situation sur le terrain s’est stabilisée.

De plus, il n’y a qu’Israël pour continuer de vouloir céder ces territoires dans le cadre d’une paix réelle avec ses voisins : aussi l’application de la loi israélienne à la Judée et à la Samarie n’empêchera pas ces zones d’être cédées à un autre Etat souverain dans le cadre d’un futur accord de paix.

Et tout en n’éliminant pas la perspective d’un futur accord de paix, en appliquant la loi israélienne à la Judée et à la Samarie, Israël inverserait l’un des plus pernicieux effets du processus de paix bidon vieux de 18 ans : l’érosion continue de la reconnaissance internationale des droits souverains d’Israël sur ces zones.

Avec chaque étape écoulée de négociations défaillantes, des offres qu’Israël a faites mais rejetées sans être oubliées. Elles ont plutôt formé le point de départ de la prochaine étape de négociations défaillantes. Ainsi pendant que le Premier ministre Ehud Barak par exemple proclamait que son offre de céder le Mont du Temple était corrélée à la signature d’un traité de paix, quand le soi-disant Quartette pour le Moyen-Orient a publié sa ‘feuille de route’ pour la paix, Ehud Barak a ostensiblement annulé l’offre au point de départ des négociations.

En appliquant la loi israélienne à la Judée et à la Samarie, Israël changerait le fondement de futures négociations de manière à améliorer sa position de marchandage.

Encore plus important peut-être, en appliquant sa loi sur ces zones, Israël démontrerait qu’il comprend finalement que des droits doivent s’affirmer sur des devoirs, et pas seulement sur des mots, s’ils doivent être pris au sérieux.

Jeudi le “New York Times” a publié une analyse/narration d’informations, qui réécrit en gros l’histoire des trente derniers mois.

L’article a ignoré la reconnaissance ouverte par Mahmoud Abbas que le Président des USA Barack Obama l’a obligé à radicaliser sa propre stratégie politique à l’égard d’Israël quand Obama a exigé qu’Israël abroge les droits de propriété juives à Jerusalem, en Judée et en Samarie comme préconditions aux négociations. C’était une pré-condition que les Palestiniens eux-mêmes n’avaient jamais exigée. En la transformant en exigence des USA, Obama a mis fin à toute possibilité de reprise des négociations entre les Palestiniens et Israël.

Selon la narration du ‘Times’, Obama est victime des forces combinées d’un gouvernement israélien intransigeant et d’un lobby pro-Israël qui a de l’emprise sur le Congrès. Ces forces abominables ont rendu impossible qu’Obama mette le type de pression sur Israël qui aurait apaisé le monde arabe et ouvert la voie à un règlement pacifique. En l’absence d’un tel pouvoir présidentiel, Israël et ses lobbyistes ont coulé la réputation d’Obama dans le monde arabe. La leçon qu’Israël doit tirer de ce révisionnisme historique et de ses théories de la conspiration à la limite antisémite du ‘Times’ est double. D’abord, Israël ne sera jamais récompensé pour ses concessions. Le ‘Times’ et ses compagnons activistes anti-Israël ne se soucient pas que depuis 2009 – et en fait depuis 1993 – Israël ait fait une concession après l’autre pour n’être récompensé à chaque fois que par des exigences de concessions toujours croissantes. Le ‘Times’ et ses acolytes dénigreurs d’Israël ont une narration des conspirations et de la mauvaise foi israéliennes à raconter. Et ils raconteront cette histoire sans égard aux faits objectifs et à la réalité observable.

Cela nous amène à la seconde leçon de l’article du ‘Times’ en particulier et à l’expérience à l’ONU en général. Israël n’a rien à perdre et tout à gagner à aller à l’offensive. Nos amis au Congrès des USA nous ont montré une voie à suivre qui s’ouvre devant nous. Et nous devons la suivre. Puisque nous serons blâmés quoi que nous fassions, nous n’avons aucune excuse à ne pas faire ce qui est le meilleur pour nous.

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mordeh'ai - dans Point de vue
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 08:52

Reproduction vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous : © Guy Millière pour www.Drzz.fr

http://www.drzz.info/

28 septembre 2011

 

J’entends dire depuis quelques jours que Barack Obama a changé, qu’il montre désormais qu’il est un ami d’Israël, et que son discours aux Nations Unies la semaine dernière a été l’illustration de ce changement. Je reçois même des mails allant en ce sens.

Obama-Palestinians-Suffering.jpegJe pense important de dire ici explicitement et catégoriquement : non, Barack Obama n’a pas changé. Il est toujours un ennemi d’Israël. Il a, simplement, besoin, pour le moment, de ne pas s’attirer l’animosité des Juifs américains en se montrant ouvertement partisan de la destruction d’Israël à quatorze mois des élections. Il sait aussi que s’il avait lâché Israël aux Nations Unies, le Congrès, démocrates comme républicains, se serait retourné contre lui, et l’aurait accusé de trahison, comme je l’ai déjà écrit ici.

Binyamin Netanyahu doit remercier Obama de son « amitié ». C’est une façon d’obliger Obama à tenir parole et à ne pas critiquer ou chercher à nouveau à déstabiliser Netanyahu. Et c’est une façon aussi, en politique intérieure israélienne, de ne pas donner d’arguments à l’opposition, toujours prête à accuser Netanyahu de détériorer les liens d’Israël avec les Etats-Unis, spécialité de Tzipi Livni depuis des mois.

Il n’empêche : Obama a fait davantage pour délégitimer Israël que tous ses prédécesseurs réunis, et les résultats sont là. Israël n’a pas été à ce point isolé sur la scène internationale depuis longtemps. Obama, en choisissant de lâcher Moubarak comme il l’a fait, a enclenché un processus qui remet en cause la sécurité d’Israël sur sa frontière Sud et qui risque de réduire à néant le traité de paix avec l’Egypte. Obama et Hillary Clinton n’ont cessé de faire pression sur Israël pour que le blocus de Gaza soit levé et ont entériné sans mot dire la mise sous tutelle du Liban par le Hezbollah. Obama a pratiqué l’apaisement vis-à-vis de l’Iran, ce qui a facilité l’avancée du régime des mollahs vers l’arme nucléaire. Obama a favorisé le basculement de la Turquie vers l’islam radical.

Le discours prononcé aux Nations Unies, par ailleurs, je l’ai déjà noté, et je le souligne ici, parle de négociations à effectuer sur les « nouvelles bases » définies par Obama en mai : à savoir le retour aux « frontières de 1967 » et la partition de Jérusalem.

Ce discours a placé sur le même plan l’Autorité Palestinienne et Israël et évoqué des torts réciproques et des « questions qui divisent », sur le mode du relativisme moral le plus complet.

Ce discours, enfin, et c’est presque le plus grave, a été dans la continuation des discours précédents d’Obama, en légitimant les Nations Unies sans la moindre réserve et en laissant totalement de côté les valeurs qui guident les Etats-Unis. Ce qui équivaut à dire que les Nations Unies, fondamentalement, décident, et que les Etats-Unis ne sont qu’un acteur parmi cent quatre vingt treize autres. Cela place davantage Israël à la merci des Nations Unies et des pressions que divers membres de celles-ci, dont les pays de l’Union Européenne ne manqueront pas d’exercer sur Israël.

Si j’ajoutais qu’Obama a comparé le conflit israélo-arabe à celui qui oppose catholiques et protestants en Irlande du Nord, je pourrais transformer ce bref texte en réquisitoire.

Si j’ajoutais qu’il a souligné que l’Egypte avait avancé, depuis janvier dernier, vers la reconnaissance des « droits universels » de ses habitants et que, passant sous silence la politique d’endiguement de l’Union Soviétique menée par les Etats-Unis, de Truman à Reagan, il a rendu hommage aux Nations Unies pour avoir permis d’ « éviter une troisième guerre mondiale », le réquisitoire deviendrait accablant. Obama entend effacer le pouvoir et la puissance des Etats-Unis et il persiste, ce qui est catastrophique et sans précédents depuis la fondation des Nations Unies.

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mordeh'ai - dans Réflexions