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Comme Rick Richman sur le blog de ‘Commentary’ le remarqua, Crowley essaya à plusieurs reprises d’éviter de répondre à la question. Des journalistes furent obligés de la répéter à six reprises différentes avant que Crowley ne parvienne à dire : « Nous reconnaissons qu’Israël est – comme il le dit lui-même, un Etat juif, oui. ».

De même, sur la question de savoir si le gouvernement des USA va essayer ou pas de convaincre les Palestiniens de reconnaître l’Etat juif, Crowley ne parvint pas à donner une réponse affirmative simple. Le refus de Crowley de donner des réponses franches sur la reconnaissance d’Israël par les USA comme Etat juif montre qu’Israël n’a jamais eu affaire à une administration américaine plus inamicale. Après tout, reconnaître Israël comme un Etat juif signifie reconnaître que le Peuple juif est une nation, et comme nation, les Juifs ont le droit à l’autodétermination sur notre patrie nationale. Aussi reconnaître Israël comme un Etat juif c’est reconnaître le droit à l’existence d’Israël.

Le manque de volonté de Crowley de déclarer simplement que les USA reconnaissent Israël comme un Etat juif et attendent de la part des supposés partenaires palestiniens pour la paix avec Israël d’en faire autant, signifie que l’hostilité fondamentale de l’administration Obama envers Israël est si essentielle qu’aucun compromis sur n’importe quelle question ne pourra modifier sa position.

Ce que cela signifie, c’est que si Livni, Olmert et la Gauche qu’ils représentent ont raison, et que le déterminant unique ou même majeur de la force et de la qualité des relations USA – Israël, ce sont les opinions du président, alors les actions de Netanyahou sont sans importance. Les relations avec l’Amérique sont condamnées quoi qu’il fasse.

Heureusement pour Israël, Livni, Olmert et la Gauche qu’ils représentent n’ont aucune idée de ce dont ils parlent. Au contraire de ce qu’ils croient être leurs électeurs, il y a un monde de différence entre la façon dont les démocraties conduisent leur politique étrangère et la façon dont les autocraties les mènent. Alors qu’en des lieux comme l’Egypte, les relations d’Israël avec le pays sont totalement dépendantes de l’identité du dirigeant de l’Egypte, aux USA, le président ne détermine pas la force de l’alliance entre Washington et Jerusalem. Le Peuple américain prend cette décision. Et le Peuple américain n’a aucunement l’intention d’abandonner son alliance avec Israël.

Comme un sondage publié la semaine dernière le montre clairement, les Américains sont beaucoup plus enclins à abandonner des dirigeants dont ils croient qu’ils nuisent aux relations USA – Israël qu’ils ne le sont à abandonner l’alliance. Ce sondage a été réalisé du 3 au 5 octobre par le groupe de recherche non partisan ‘McLaughlin & Associates’ pour le Comité d’Urgence pro-Israël. C’est le sondage le plus approfondi sur le sentiment aux USA à l’égard d’Israël de mémoire récente. Le sondage a classé les répondeurs par préférence politique, zone géographique, religion, race, âge, niveau d’éducation, sexe, niveau de revenus et conception idéologique./ Les résultats ont été extraordinaires.

93.5 % des Américains croient que les USA doivent se préoccuper de la sécurité d’Israël. Alors que le gouvernement Obama n’est pas convaincu que les Palestiniens doivent reconnaître Israël comme Etat juif, 77 % des Américains croient qu’ils doivent le faire. Seulement 6 % des Américains pensent que les Palestiniens ne devraient pas reconnaître Israël.

Et non seulement les Américains soutiennent Israël, mais ils attendent de leurs dirigeants qu’ils soutiennent aussi Israël. 50.9 % des Américains voteront plus sûrement pour un candidat résolument pro-Israël et seulement 25.2 % sont moins enclins à le faire. 53 % des Américains déclarent qu’ils ne pourraient pas voter pour un candidat anti-Israël même si ils sont d’accord sur les positions du candidat sur la plupart des questions.

De même pour le traitement d’Israël par Obama, quelques 42.7 % des Américains pensent que la politique du président au Moyen Orient nuit à Israël et seulement 29.6 % croient qu’elles améliorent la situation sécuritaire d’Israël. 51.6 % des Américains croient qu’Obama est moins amical envers Israël que ses prédécesseurs ne l’ont été. Seuls 35.4 % le considèrent aussi amical avec Israël que ses prédécesseurs.

Non moins importante que la démonstration de l’enquête du soutien massif dont Israël jouit auprès du Peuple américain, il y a ce qu’il dit sur la force et la faiblesse relatives de ce soutien sur la césure partisane et idéologique. Comme le président d’ECI Bill Kristol a résumé les données du sondage dans le ‘Weekly Standard’, 69 % des Républicains sont plus enclins à voter pour un candidat pro-Israël alors que seuls 40 % des Démocrates le sont. De plus, seulement 15 % des Républicains sont moins enclins à voter pour un candidat pro-Israël, alors que 33 % des Démocrates sont moins disposés à voter pour un candidat qui soutient fortement Israël.

La division Droite - Gauche reflète et amplifie la division partisane. Une majorité de conservateurs sont pro-Israël et seulement 5 % des Libéraux autoproclamés sont pro-Israël. Pour tous, de Glenn Beck à George Soros prédisant une victoire massive des Républicains au cours des élections de la mi-mandat au Congrès le mois prochain, il est clair que la disparité entre la politique d’Obama et les préférences du Peuple américain va certainement limiter massivement la capacité d’Obama à exécuter son projet politique. Du point de vue de Netanyahou, cela signifie que s’il souhaite maintenir le soutien des USA à Israël, son meilleur pari est de faire exactement le contraire de ce que la Gauche propose. Il doit continuer de défier Obama et d’expliquer au Peuple américain pourquoi Israël ne peut pas accéder aux exigences de son administration.

Alors que l’horloge électorale s’égrène, il devient de plus de plus clair que Obama et ses partisans, et pas Israël, seront obligés de payer le prix de la politique d’Obama au Moyen-Orient. En fait, les plus fortement associés avec les positions anti-Israël d’Obama paient déjà le prix de leurs positions fortement impopulaires. Prenez le lobby pro-palestinien J-Street par exemple. Si la politique d’Obama envers Israël était populaire, J-Street ne se soucierait pas de la démonstration récente du journal ‘Washington Times sur ce groupe.

Les articles ont révélé que contrairement aux proclamations répétées des dirigeants de J-Street, le virulent anti-Israël George Soros est l’un de ses plus gros soutiens financiers. De plus encore, en dépit des dénégations du groupe, le personnel de haut niveau de J-Street organise des entretiens entre des législateurs américains et Richard Goldstone, notoirement anti-Israël. En fait, le cofondateur de J-Street Daniel Levy a accompagné Goldstone dans ses réunions à la Colline du Capitole (siège du Congrès US, NdT).

De la façon dont vont les choses aujourd’hui, ce groupe qui s’est positionné lui-même comme défenseur en chef d’Obama dans la communauté juive américaine, vacille au bord de l’effondrement. La crédibilité de J-Street est en lambeaux et l’administration qui a cherché à le renforcer prend désormais ses distances avec le groupe.

L’assertion centrale de J-Street est que les Juifs américains se situent à Gauche de groupes pro-Israël comme l’AIPAC. En jouant une position à la Gauche de l’AIPAC – et en ligne avec la politique de la Maison Blanche – J-Street proclame qu’il sert de véritable voix de la communauté juive américaine. Mais un autre sondage récent montre que cela est faux.

Une enquête sur l’opinion juive américaine publiée cette semaine par ‘The American Jewish Committee’ montre que le projet politique de J-Street est rejeté par la communauté juive américaine. Alors que 78 % des Juifs américains ont voté Obama en 2008, aujourd’hui une petite majorité de 51 % approuve sa performance en fonction. Comme l’analyste politique Larry Sabbato la remarqué : « Un taux positif de 50 % pour un président Démocrate chez les Juifs, c’est franchement épouvantable ».

La chute sans précédent du soutien à Obama des Juifs américains est directement liée à son hostilité à Israël. Aujourd’hui, seulement 49 % des Juifs américains soutiennent son approche des relations USA – Israël alors que 45 % le désapprouvent. Fait révélateur, 62 % des Juifs américains approuvent le traitement des relations USA – Israël par Netanyahou et seulement 27 % le désapprouvent.

Des Démocrates soutenus par J-Street – à savoir des Démocrates qui avaient soutenu la politique d’Obama vis-à-vis d’Israël – ont peur pour leur campagne électorale. ECI et la ‘Coalition Juive Républicaine’ font passer des publicités contre des membres du Congrès soutenus par J-Street avec une grande efficacité. En Pennsylvanie, le candidat Démocrate au Sénat et allié de J-Street, le parlementaire Joe Sestak est loin derrière le challenger Républicain Pat Toomey dans les sondages.

A Chicago, le taux d’adhésion à la candidate d’extrême Gauche élue à six reprises et favorite de J-Street Jan Schakowsky a chuté sous les 50 %. Son opposant Républicain pro-Israël sans réserve Joel Pollak fait de la position de Schakowsky sur Israël un pilier de sa campagne. Grâce à ses efforts, Pollak a été le premier bénéficiaire Républicain du soutien du Professeur de Droit à Harvard Allan Dershowitz..

De même, au New Jersey, le Congressiste réélu sept fois Rush Holt est confronté à un rude défi contre le Républicain Scott Sipprelle. Celui-ci assène aussi à son concurrent ses liens avec J-Street aligné sur Obama.

En Floride, on s’attend à l’échec pour sa réélection du parlementaire Démocrate Ron Klein contre Allen West. Bien que Klein soit juif et West un noir américain, West s’est bien opposé à Klein sur Israël avec une grande efficacité. Klein a aussi participé à la geste de J-Street.

L’échec de la Gauche israélienne à reconnaître ce qui advient aux USA aujourd’hui n’est pas surprenant. Après tout, la Gauche a ignoré les sentiments du Peuple israéliens depuis des années. Mais comme dirigeant élu de l’Etat juif, Netanyahou doit reconnaître la vérité. Si Netanyahou veut assurer l’alliance avec les USA, il doit faire ce qui est le mieux pour Israël, pas le mieux pour la Gauche d’Israël.

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