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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 11:03

Par Yehochua Sultan

http://vu-sous-cet-angle.over-blog.com/article-mise-au-point-le-mont-du-temple-a-vraiment-ete-repris-par-israel-117857041.html

L'image du déroulement de la libération du Mont du Temple au cours de la guerre des Six jours s'est arrêtée dans beaucoup d'esprits sous la forme suivante: après avoir écrasé et mis en fuite la légion jordanienne, réputée comme l'une des plus puissantes du monde arabe, Moshé Dayan accepte la capitulation musulmane, mais, «beau joueur», ou complètement dépassé par les événements, il remet simultanément aux autorités musulmanes la clé du lieu le plus saint du judaïsme. Selon cette compréhension, ce dernier ne serait resté qu'un très court instant entre les mains d'Israël, autrement dit jamais. On ignore souvent pourtant qu'une synagogue et un beth midrash, centre d'étude juif, y ont été ouverts et ont été fréquentés pendant plusieurs semaines. Le livre d'Avi Rat, Beoz Veta'açoumth (Avec ardeur et détermination) donne un nouvel éclairage sur une période occultée.

On a trop tendance à considérer aujourd'hui que le gouvernement de Lévy Eshkol, dont Moshé Dayan incarna les fonctions de ministre de la Défense, aurait été trop effrayé par une sorte d'accélération de l'histoire, et préféra ne pas mettre la main sur le Mont du Temple, pour ne pas réveiller les démons qui se seraient jetés sur le jeune Etat d'Israël qui n'avait, ne l'oublions pas, que 19 ans. Nous allons citer ici quelque passage de l'édifiant travail de documentation de l'auteur israélien Avi Rat, qui a rassemblé d'innombrables documents, des coupures de presse aux interviews couchées sur le papier, afin de dresser le parcours du grand rabbin de Tsahal, le Rav Shlomo Goren, dont de nombreux événements vécus se fondent dans l'histoire de la renaissance du peuple juif sur sa terre.

L'ouvrage est présenté comme une autobiographie, bien que l'auteur reconnaisse que si le grand rabbin militaire avait lui-même écrit ses mémoires, il aurait peut-être mis l'accent sur d'autres points que ceux choisis ici. (p294, édition Yédi'oth Sefarim).

«Nous nous implantâmes solidement sur le Mont du Temple. J'y ouvris un institut, près de la porte des Occidentaux (Cha'ar haMograbim) et j'y accrochai une enseigne: "L'institut du rabbinat militaire sur le Mont du Temple". (…) Nous commençâmes à y prier régulièrement. Nous procédions à la lecture des rouleaux de la Torah que nous avions mis à notre disposition sur le Mont du Temple, où nous entreposâmes également des livres saints. Pendant la période où j'exerçais mon autorité sur le Mont du Temple, j'avais convoqué le corps du génie militaire pour lui demander de prendre des mesures précises. Ils travaillèrent pendant environ deux semaines sur les relevés, et mirent au point des cartes qu'ils me remirent. Je désignai dix officiers du Mont du Temple, et les dotai de brassards qui portaient l'inscription: "Officier du Mont du Temple." Ils y exercèrent pendant toute cette période, qui dura à peu près quarante jours, à compter de la libération du Mont du Temple, jusqu'au moment où Dayan l'offrit aux Musulmans.

Un jour, Dayan vint me voir et m'annonça que je devais plier bagages et abandonner l'institut qui se trouvait sur le Mont du Temple, qu'il fallait enlever les livres et tout ce que nous possédions sur place, et congédier les officiers, parce qu'il avait remis l'autorité des lieux au Waqf musulman. J'eus le sentiment de recevoir un coup de tonnerre au beau milieu d'un jour serein. Il me dit qu'il le faisait en conformité avec la position du gouvernement. Je le mis en garde contre le fait de confier le Saint des Saints de la nation au Waqf musulman, fervent ennemi d'Israël. Or, bien que Begin était lui aussi membre du pouvoir, du gouvernement de l'union nationale, il agit très faiblement pour défendre nos intérêts et nos droits, ni pour la caverne de Makhpella, quand il apprit que la question était critique, ni pour le Mont du Temple.

Le 9 av 5727, je me fis accompagner d'un public d'environ cent fidèles, et montai sur le Mont du Temple en passant par la Porte des Occidentaux. Nous récitâmes la prière de l'après-midi, lûmes la Torah et je pris le dernier passage suivi du Prophète (Isaïe 56, 7) qui s'achève en ces termes: "Et Je les ramènerai sur Ma montagne sainte, Je les réjouirai dans ma maison de prière, leurs holocaustes et leurs sacrifices seront acceptés sur mon autel, car ma maison, maison de prière, sera ainsi nommée pour toutes les nations. Parole de l'Eternel Cevaoth, rassembleur des rejetés d'Israël, je les rassemblerai certes en ce lieu".

Le lendemain, le journal Haaretz informa ses lecteurs de cet événement. Ils ajoutèrent que les Arabes envisageaient de manifester contre ma personne dans la Vieille Ville. Ils étaient remontés contre notre prière et ma déclaration de revenir pour le shabbat de la Consolation, la semaine suivante, en invitant cinquante mille fidèles à me rejoindre, afin de prier et de revendiquer notre droit sur le Mont du Temple, et pas seulement sur le Mur Occidental. Je précisai que je n'avais pas l'intention de porter atteinte aux mosquées, mais seulement d'exercer notre droit de prier en cet éminent lieu saint.

Le jeudi qui précéda ce shabbat, je reçus un coup de téléphone de Dayan. Il me parlait depuis la réunion ministérielle, et m'informa que le gouvernement avait décidé d'exiger de moi l'annulation de la prière sur le Mont du Temple. Je lui fis part de mon refus. Il me demanda alors au nom du Premier ministre d'accepter au moins de repousser cette prière à une date ultérieure. Je lui répondis que s'il était juste question de la reporter à un autre shabbat, j'acceptais, à condition qu'il m'informât de quel shabbat il serait question, et qu'il conclût avec moi un accord. Il était d'accord, et me demanda de faire stopper les messages diffusés en permanence à la radio, et qui invitaient cinquante mille fidèles à me rejoindre. J'acceptai qu'il transmît en mon nom que la prière était repoussée. Mais la parole de Dayan ne pesait pas lourd, et toute la journée et la nuit suivante, il fit diffuser sur les ondes à dix reprises que j'annulais la prière et non pas que je la reportais.

Tous les jours de ma vie, le remord me ronge pour avoir renoncé si facilement à notre droit de prier sur le Mont du Temple. J'aurais dû démissionner de l'armée et tout faire pour que nous puissions continuer à prier sur le Mont du Temple.

Au moment où la charge du Mont du Temple fut cédée au Waqf, la porte des Occidentaux ne nous était pas encore réservée, et nous entrions par la Porte des Lions. Les Arabes la condamnèrent avec des planches. Pendant cette même période, nous nous réunissions pour des congrès du rabbinat militaire sur le Mont du Temple, des journées d'études approfondies et des prières. Quand je vis que la porte était fermée, j'ordonnai à l'un des officiers de prendre un levier sur l'un des tanks, de l'apporter et de briser le portail, et c'est ainsi que nous entrâmes. Quand nous voulûmes ressortir, ils fermèrent la porte des Occidentaux avec une clé qu'ils refusèrent de nous remettre. Je contactai le commandant de la région et demandai de m'envoyer un bataillon de jeeps avec des canons afin de forcer le portail qui était très solide. Il informa les Arabes que s'ils s'obstinaient à refuser de nous remettre la clé, nous enfoncerions la porte. Ils capitulèrent, et le commandant de la région appela Dayan et des photographes, et ils s'introduisirent par cette porte. Aujourd'hui encore, la photo où l'on peut voir Dayan et Ouzi Narkis passer par la porte des Occidentaux est restée célèbre. Il fut décidé que cette porte resterait sous l'autorité de la police militaire et qu'elle serait empruntée par les Juifs.»

Le Rav Goren précise ensuite que les relevés effectués par le génie militaire ont permis de déterminer avec précision qu'il est permis ou interdit de fouler sur le Mont du Temple. Avec un groupe restreint de fidèles, le Rav continua à disposer d'une certaine immunité qui lui permit de continuer à se rendre sur les lieux, à prier et se prosterner face contre terre, comme à l'époque où le Temple était encore en place. Il organisa même un office de Kippour l'année qui suivit la libération de la ville.

Cette politique émanant du pouvoir de l'intérieur et qui porte atteinte aux droits les plus légitimes du peuple juif ne date pas d'aujourd'hui, quand nous assistons impuissants aux décisions de gel sélectif de la construction qui ne passent plus depuis longtemps aux yeux du monde pour des gestes de bonne volonté, mais pour une attitude on ne peut plus normale. «Tes destructeurs et les auteurs de ta ruine proviennent de toi.»(Isaïe 49, 17) Le grand rabbin de Tsahal ne cessa de reprocher à Dayan, ministre de la Défense, d'avoir remis de ses propres mains et délibérément le Saint des Saints aux adeptes d'un autre culte. Dayan se défendit en soutenant que le gouvernement était d'accord et que personne n'avait réellement tenu ni exigé qu'une partie au moins de l'esplanade du Temple fût consacrée à la prière des enfants d'Israël.

Ce témoignage nous enseigne sans ambiguïté qu'il ne fut jamais question d'une sorte de frayeur qui aurait empêché le gouvernement d'investir le lieu le plus saint du judaïsme, mais que, bien au contraire, la souveraineté totale d'Israël s'y était exercée pendant quarante jours.

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mordeh'ai
9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 19:17

Par Ryan Jones http://www.israeltoday.co.il/NewsItem/tabid/178/nid/23836/Default.aspx?hp=popular_posts

Adaptation par Mordeh'aï pour le blog malaassot.com

 

Alors que le Mercredi 8mai, Jour de la célébration de la réunification de Jérusalem Netanyahu disait :  Cette ville est à nous!

Cinq hommes juifs ont été arrêtés e même mercredi pour avoir voulu prier tranquillement au Mont du Temple de Jérusalem, une expression de la foi uive qui cause à de nombreuses colères aux musulmans.

La police stationnées sur le site saint, sensible a déclaré à une foule de musulmans rassemblée autour des hommes juifs, les injuriant et presque en venir aux mains avant que des responsables islamiques n’interviennent pour ramener le calme les fidèles juifs ont été néanmoins arrêté.

Juifs et chrétiens sont interdits de prier sur le Mont du Temple par crainte de heurter les musulmans à qui actuellement Israël a confié le contrôle e ce complexe.

Les officiers sont revenus à l'assaut pour calmer un jeune garçon musulman qui insultait un autre groupe de visiteurs juifs qui, ne cherchaient pas à prier sur le site le plus sacré du judaïsme. Ils n’ont été néanmoins harcelés simplement parceque juifs.

Un jour plus tôt, la police israélienne a arrêté le Mufti Sheikh Muhammed Hussein sur des soupçons d’incitation à la violence sur le parvis du Mont du Temple (une foule de musulmans avait attaqué et blessé deux policiers.)

Le directeur du Ministère des affaires religieuses d'Israël, toujours ce mercredi a promis de revoir et de remettre à jour les lois actuelles interdisant le culte juif et chrétien sur le Mont du Temple. L'annonce a été faite lors d'une session du Comité Intérieur de la Knesset intitulé «Ascension juive et autorité de l'Etat sur le Mont du Temple."

Beaucoup ont fait valoir qu'en refusant la liberté de culte dans un lieu saint pour juifs et chrétiens, Israël a effectivement démontré au cours des cinq dernières années qu’en fait, qu’il n'a aucune autorité sur le Mont du Temple.

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mordeh'ai
9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 12:53

Par Reuven Rivlin

http://www.israelhayom.com/site/newsletter_opinion.php?id=4257

Adapté par Mordeh'aï pour le blog malaassot.com                                                        

 

Cette semaine, nous célébrons le 46e anniversaire de la libération de Jérusalem. Dans le contexte des festivités, nous aurons à faire une introspection sur Jérusalem et son rôle dans nos vies, en tant que nation et en tant que citoyens "lambda".


Il y a longtemps, le représentant d'Organisation de Libération de la Palestine au Liban, Abbas Zaki a dit " quand les Juifs partiront de Jérusalem, l'idée du Sionisme commencerait à s'effondrer en fin de compte pour mourir de mort naturelle." Nous n'avons pas eu besoin de Zaki pour nous rappeler de fait historique, culturel et religieux. Néanmoins, il a réussi à nous le rappeler. Ce qu'il a dit est sorti si naturellement; et si shématique. Nos enfants ne pourront jamais se satisfaire de cette argumentation même avecun afflux de mots.

Quand les Juifs quitteront Jérusalem L'idée sioniste devra mourir dit-il, pour une simple raison qui est qu'une nation qui perdrait ses symboles et qui aurait également perdu sa tête, serait privée de son approvisionnement en oxygène et de sa source d'inspiration, donc effectivement elle moura. Le terme «de confiscation de Jérusalem » n'est pas seulement territoriale, il s'agit de perdre une mentalité, de perdre le lien actif avec la ville et ses symboles.

Beta Israël, une communauté qui comprend de nombreux Juifs éthiopiens, a décidé de faire de la Journée de Jérusalem un jour du souvenir pour ceux qui ont péri en tentant de faire leur Alya en Israël. Quand Theodor Herzl avait lancé l'idée d'établir un foyer national en Ouganda en 1903, les délégués au Congrès sioniste déchirèrent leurs vêtements et mirent des cendres sur leurs têtes en signe de deuil. C'est seulement quand il a proclamé  "Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite m'oublie!", qu'ils ont arrêté de le villipendier.

Cette date anniversaire de la réunification de Jérusalem est la seule date commémorative que les citoyens religieux fêtent dans les rues de la Ville. Pour eux, Jérusalem transcende les clivages politiques et idéologiques, c'est le point d'Archimède selon lequel nous nous  orientons pour prier, génération après génération.

À mon avis, le débat sur Jérusalem est presque trop douloureux pour être conduit. Mais être indifférent à la ville serait un échec de l'entreprise sioniste et soulignerait la ruine de l'éducation juive. Ni la gauche ni la droite ne doit être blâmé pour l'absence de Jérusalem, de notre identité individuelle ou de l'identité de nos enfants. C'est la lacune importante de notre identité collective.

Les principes politiques et de sécurité du Sionisme d'Herzl centrés sur la survie, tous sur la sécurisation de notre existence, mais ils ne garantissent pas notre identité. Le souci principal des partisans d'Herzl a toujours été, "que créerait plus de sécurité pour le peuple juif" Les corollaires sont: Est-ce que la sécurité serait mieux fournie  avec Israël qui aurait le contrôle sur le Sinaï?  Israël se sentirait-il  mieux avec Jérusalem ou sans elle?

Si, à D.ieu ne plaise, il arriverait le jour où la paix sans Jérusalem serait préférable, alors le "Sonisme  mourait naturellement." Par conséquent, en ce qui me concerne, post-Jerusalemisme équivaut au post-sionisme.

Ne vous méprenez pas. Le manque d'affinité vers Jérusalem ne signifie pas que c'est une ville moche et sous-développée. Au contraire. Au cours des dernières années, elle  a été florissante et a avancé à un rythme rapide.

Événements culturels,  festivals,  marathons,  conférences de grande envergure. Il y a toutes ces choses, et assez fréquemment. Ses quartiers occidentaux sont reliés à sa partie orientale par le biais du Tram. Elle  dispose d'un centre-ville dynamique et prospère. Elle a la jeunesse, les personnes des communautés laïques et religieuses se comprennent ; elles respirent tous la nouvelle vie dans la capitale. Plus sur la partie orientale, l'éducation et les services se sont améliorés, mais il ya encore beaucoup à faire.

Mais rien ne peut être de la même valeur que l'éducation, et en particulier celle de Jérusalem et la place que nous avons pour cela dans nos cœurs. Jour de Jérusalem n'est pas une fête religieuse ou de droite, il ne devrait pas le devenir. Toute tentative de le réclamer est le domaine exclusif d'un certain groupe ou une certaine vision politique sape le rôle Jérusalem a dans notre identité.

Je rêve d'un monde dans lequel les Juifs laïques et religieux, les Israéliens comme pour les étrangers, vue Jérusalem comme le cœur de leur identité et le considèrent comme un endroit où ils peuvent façonner leurs perceptions d'une manière qui a le passé, le présent et l' avenir rejoint fermement ensemble. C'est ainsi que nous pouvons restaurer notre attitude particulière envers Jérusalem. Nous pouvons une fois de plus transformer la ville en un pilier de l'identité juive, pour nous et pour nos enfants.

C'est à Jérusalem que la terre se confond avec l'esprit, la prière se confond avec la souveraineté. C'est à Jérusalem que l'identité juive doit respecter les idéaux politiques et moraux responsable, il épouse les. Jérusalem et notre existence sont une seule et même chose. Le droit de retour dans nos maisons, notre patrimoine et notre identité, sont toutes dérivées de cette ville.

Il n'y a pas moyen de contourner cela.

Bonne Journée de Jérusalem

 

 

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mordeh'ai
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 20:21

Par David M.WEINBERG

http://www.israelhayom.com/site/newsletter_opinion.php?id=4255

Adapté par Mordeh’aï pour le blog malaassot.com

 

 

ll y a Seize ans, j'ai déménagé hors de Jérusalem, et le déménagement pèse encore lourdement sur ma conscience.

Nous étions la classique victime de Jérusalem: une famille grandissante forcée par le coût élevé du logement à déménager. Mais je suis encore un romantique pur et dur qui fait son aliya à Jérusalem, pins encore pour Jérusalem, me déplace encore à Jérusalem, aussi souvent que possible, et sais que Jérusalem (non pour son high-tech, et sa bohème qu’est Tel Aviv) est le cœur et l'âme d’Israël. Je sais que la ville ne doit pas être abandonnée aux Arabes, ou aux ultra-orthodoxes, ni à tous les négociateurs des complexités diplomatiques qui divisent, internationalisent, sinon ne font que détruire la ville.

Le choc des idéologies et les aspirations eschatologiques, la pléthore d'institutions culturelles et religieuses contradictoires, la véritable quête de sens - ceux-ci rendent Jérusalem intense, stimulante et épanouissante, et parfois un si périlleux, endroit.

Bien que je ne puisse plus voter aux élections municipales de Jérusalem, je suis déterminé à rester un habitant de Jérusalem. Et si je prends la famille à Jérusalem souvent - pour l'élévation spirituelle et culturelle, pour la mystique des vieux quartiers de Jérusalem dans la nuit, pour la prière à proximité du Mont du Temple (et un jour, si Dieu le veut, sur le Mont du Temple) , pour la célébration des fêtes religieuses, pour les célébrations de la Journée de Jérusalem, et pour des événements familiaux.

Cela m'inquiète que beaucoup de personnes semblent avoir oublié pourquoi une Jérusalem unifiée sous souveraineté israélienne exclusive est la clé, non un obstacle à la paix et à la sécurité dans la région. Trop d'Israéliens et de nombreux observateurs internationaux qui parlent de manière irresponsable et présomptueuse, serinant que le partage de Jérusalem mènera à la prospérité de la ville et à la paix entre Israéliens et Palestiniens.

La vérité est tout au contraire: Une Jérusalem divisée mourra. La ville sera détruite dans tous les sens - culturellement, religieusement, économiquement et plus encore.

En outre, le partage entre les souverainetés arabes et juives, transformerait Jérusalem comme la cible de la bataille du Moyen-Orient – qui ferait d’une ville comme Belfast même à son pire aspect un paradis. La principale raison à cela est quel que soit la section de la ville qui serait sous domination arabe deviendrait immédiatement « Ground Zero par des guerres féroces que le monde arabe se livre sur mode de vie islamique, de l'idéologie et de la légitimité.

Mais qui va régner à Jérusalem-Est? Sera-ce le mouvement national palestinien laïc (dont l'emprise sur la Cisjordanie est en déclin), ou le Hamas islamiste radicale (qui cherche ouvertement la destruction d'Israël), ou les forces nihilistes affiliées à Al-Qaïda (qui montent en puissance dans le Sinaï, en Syrie et dans les territoires), ou encore le mouvement radical islamique arabe israélien (qui a été la principale force derrière l'agitation sur le Mont du Temple),ou les faibles Jordaniens, ou les Saoudiens hostiles?

Chacune de ces forces cherchera à prouver sa suprématie et essaiera de renforcer sa légitimité dans le monde islamique à travers le contrôle de la partie arabe de Jérusalem et son déferlement contre ce qui restera de la Jérusalem juive. Quelle meilleure façon de prouver sa loyauté à la cause islamique que d'attaquer la présence des vestiges israéliens? Et avec des bases d'opérations pour marcher vers la moitié orientale de la ville; il y aura un irrésistible mouvement de terrorisme.

Quelle famille israélienne ira se promener avec ses enfants au Mur des Lamentations, le vendredi soir en passant par des checkpoints et des ruelles surveillées par la police palestinienne? Quel groupe du Birthright (Droit imprescriptible) ira faire des emplettes dans la rue piétonne du centre commercial de Mamilla en-dessous la Porte de Jaffa avec des ‘snippers’ (tireurs d'élite) palestinien ou de la Ligue arabe posté au-dessus des Vieilles Murailles?

Quel groupe de l'église américaine ira marcher le long du Chemin de Croix qui traverse les quartiers chrétiens et musulmans de Jérusalem avec les gendarmes de la pudeur du Hamas ou de l'Arabie patrouilles qui harcèleront les femmes? Quelle société high-tech ira investir à Jérusalem quand les missiles Qassam commenceront à voler depuis le quartier de Sheikh Jarrah vers Har Hotzvim?

Seul un contrôle sécuritaire total israélien sur une grande Jérusalem unie, empêchera la ville de devenir un motif de conflit explosif du monde arabe et islamique, et de devenir l’étincelle la plus incendiaire-imaginable de la guerre israélo-arabe. Il n'y a pas de force de maintien de la paix neutre dans le monde qui ira faire un travail sérieux , mieux que l'armée et la police israéliennes qui garderont Jérusalem comme une zone libre de tout terrorisme.

Rappelez-vous ceci, aussi: Jérusalem sous la souveraineté d’Israël - et seulement à l’intérieur des frontières d’Israël - a prospéré. Pour les juifs, les musulmans, les chrétiens, les universitaires, les ecclésiastiques, les artisans, les architectes, les artistes, les archéologues et les touristes, les 46 dernières années ont été de bons moments. Israël a développé avec sagacité la ville insalubre en une magnifique métropole, et astucieusement gardé ouvert et étendu les possibilités des cultes religieux de toutes les confessions. Israël a, la plupart du temps, géré la ville complexe avec raffinement et sensibilité.

Laissez-moi être encore plus abrupt : Israël a développé Jérusalem comme une ville accessible, attractive parce que c'est la pièce maîtresse des Juifs antiques et de l'État moderne d’Israël. Les Arabes et les Palestiniens, cependant, ne se soucient pas vraiment de Jérusalem; ils ne l'ont jamais fait. En fait, ils la considéreraient comme un triomphe si Jérusalem était démoli par le conflit et la pauvreté comme elle l’a été pendant 1,000 ans - aussi longtemps qu'elle a été perdu pour les Juifs.

Ainsi, la scission de Jérusalem serait non seulement injuste envers l'histoire juive et envers une gestion excellente de la ville par Israël, mais manifestement imprudente. Le Malheur serait une Jérusalem divisée.

Tout le monde a certaines " lignes rouges" en repensant aux accords d’Oslo III sur l'avenir des Palestiniens. Ma ligne rouge est sans aucune compromission: souveraineté et contrôle israéliens d’une Jérusalem unie. Je serai là, si nécessaire, sur les barricades.

Si je t’oublie, O Jérusalem ..........

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mordeh'ai
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 10:52

Par Ari Lieberman

http://frontpagemag.com/2013/ari-lieberman/israel-leads-while-the-west-fiddles/

Adapté par Mordeh’aï pour le blog http://malaassot.over-blog.com/

Alors que l'Occident piétine sur le fait de prendre des mesures en Syrie et recule sur la prolifération nucléaire parmi des nations parias, Israël donne encore une fois de plus au monde une démonstration éblouissante dans l’audace, la capacité technique et la détermination nationale. La semaine dernière, des avions de combat israéliens ont par deux fois fondu dans l'espace aérien ennemi pour neutraliser une menace imminente à la paix mondiale et empêcher des armes chimiques et leurs mécanismes de commande ne tombent entre les mains des auxiliaires de l'Iran. Les rapports indiquent qu'une quantité de Fateh 110 et de Scud D des missiles sol-sol à destination du Hezbollah ont été détruits. En janvier de cette année, Israël aurait détruit des SA-17 des missiles antiaériens ‘dernier cri’, que la République islamique avait tenté sans succès de faire passer au Hezbollah via la Syrie.

Pour ceux qui connaissent l'histoire militaire caractéristique d'Israël, les opérations récentes ne viennent pas nous surprendre. Israël a prouvé à maintes reprises qu'il met en pratique ce qu'il dit et va jusqu’au bout lorsque les " lignes rouges " sont franchies. Dans leur brève histoire vieille de 65 ans, les Israéliens ont dû faire face à une variété de menaces conventionnelles et non conventionnelles émanant de dictateurs de pacotille et d’acteurs non gouvernementaux.

En mai 1967, le président égyptien Nasser avait annoncé la fermeture du détroit de Tiran, une voie navigable, ouverte à la navigation internationale et s'était engagé à couler tout navire qui oserait défier cette violation du droit maritime international par son pays . L'Occident, paralysé par la peur n'a pris aucune mesure et a demandé à Israël de montrer sa " retenue ", un mot vide de sens qui a grandi et érodé au fil du temps. Toutefois, Israël a pris les choses en main et a lancé une attaque aérienne, terrestre et navale, assaut qui a libéré le détroit de l'emprise dictatoriale de Nasser. Le monde libre a poussé un soupir de soulagement et a salué les mesures prises par Israël à faire respecter le droit international.

Une autre crise aux proportions internationales a émergée en Juillet 1976, lorsqu’un groupe ouest-allemand Baader-Meinhof et des terroristes palestiniens ont détourné un avion de ligne commercial d'Air France à destination de Paris. Les hommes armés ont emmené leurs otages à Entebbe, en Ouganda où ils ont trouvé refuge et ont été encouragés par le paria international et dit-on cannibale, le dictateur Idi Amin Dada. À l'époque, l'Occident était en proie à des détournements d'avions - principalement menés par des Arabes mécontents pour une cause ou une autre - et il semblait être incapable et impuissant de lutter contre ce fléau de détournement d'avion. Israël tout en faisant semblant de négocier, a lancé un sauvetage audacieux, s’est précipité à des milliers de miles au cœur de l'Afrique, et a libéré ses otages, détruit l’armée de l'air d'Amin et liquidé les terroristes. La mission a été salué par l'Occident, elle a frappé un coup décisif contre le terrorisme international et a précipité la chute de celui qui peut sans doute être décrit comme l'un des dirigeants le plus sadique d'Afrique.

En Juin 1981, puis de nouveau en Septembre 2007, les frappes militaires israéliennes ont empêché que des armes nucléaires ne tombent entre les mains respectivement de Saddam Hussein et de Bashar Al-Asad. Si Israël n'avait pas agi lors de ces deux occasions, la première et la seconde guerre du Golfe auraient probablement pris des voies plus inquiétantes et des armes chimiques seraient tombées entre les mains d’éléments incontrôlés et ce serait aujourd'hui différent concernant la guerre civile syrienne.

Israël a par les mots et par les actes fourni au monde libre un leadership audacieux qui lui manque cruellement. Le fait que des décideurs occidentaux soient indécis et soient paralysés de prendre une décision, Israël, nation de première ligne et rempart contre l'extrémisme islamique n’a pas le droit à un tel luxe.

L'histoire a enseigné au peuple juif que l'apaisement et l'indécision conduisent inexorablement à la misère et à la mort. Israël a agi avec détermination et il est temps pour le monde libre de démontrer le même courage et la même fermeté.

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mordeh'ai
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 10:34

 

Par  Vic Rosenthal

FresnoZionism.org

http://fresnozionism.org/2013/05/bombing-syrian-weapons-and-israels-future/

Adapté par Mordeh'aï pour le blog malaassot.com

6 mai 2013

 

Je ne vais pas ajouter à la spéculation quant à savoir si ce sont des armes  classiques destinées au Hezbollah, des armes chimiques, ou des   "installations de recherche militaire." Je pense que nous pouvons dire sans crainte de se tromper que c'est Israël qui l'a fait, pour la deuxième fois cette semaine.

Hier, j'ai écouté une discussion pour savoir s'il fallait être optimiste ou pessimiste quant à la survie d'Israël. Ma pensée fût: " Je suis prudemment optimiste." Les événements récents me donnent encore plus raison .

La façon dont je vois les choses, les tendances à long terme sont pour la plupart en faveur d'Israël, bien qu'il existe de sérieuses menaces à court terme qui doivent être surmontées.

L'un des plus important  changements à long terme est l'érosion du monopole pétrolier musulman. De nouvelles sources de pétrole et de gaz au Canada, aux États-Unis, en Chine, même certains en Israël, il sera plus difficile pour les ennemis d'Israël de faire pression sur l'Occident ou l'Extrême-Orient, et permettra de réduire le montant de l'excédent de trésorerie disponible pour acheter les politiciens et les universitaires.

Bien que la prise de contrôle de l'Egypte par les islamistes soit souvent placée dans la colonne négative, le fait est que l'Egypte - le plus redoutable ennemi d'Israël - est en train de s'effondrer, et  celà prouve une fois de plus que dans la mesure où un pays passe, à l'Islam n'est pas la réponse à ses problèmes.

Les problèmes économiques de l'Égypte sont immenses, et il sera longtemps avant qu'elle ne soit capable d'utiliser ses armes  fournies par les américains autrement que pour la répression des manifestations.

Il n'y a jamais rien eu qui unissse les musulmans du Moyen Orient autre que la haine pour Israel, aujourd'hui, les enjeux idéologiques et religieux qui les divisent sont plus importants que jamais.

La Syrie, un autre ennemi autrefois redoutable, alors que nous en parlons est en pleine implosion. Bien qu'il y ait des craintes légitimes que le régime sunnite radical soit encore plus hostile qu'Assad et peut prendre le relais, il semble que la décision qui a été prise par Jérusalem est le moindre malcomparée à une prise de pouvoir Iran/Hezbollah. Quoi qu'il en soit, quiconque succédera à Assad n'héritera pas de son arsenal imposant, car il n'y sera plus là au final.

La sortie d'Assad - tant que l'Iran est tenu à l'écart - coupera le Hezbollah de sa source d'armes, de l'argent et de l'experience. Ceci est important parce que le Hezbollah est l'une des principales menaces à court terme que j'ai mentionné ci-dessus.

La guerre avec le Hezbollah semble toujours possible, quoique moins probable qu'avant. En cas de guerre, ses 60.000 missiles devront aller quelque part - je m'attends à ce que certains soient détruits au sol, d'autres seront lancés et interceptés, et certains frapperont leurs cibles. Le Hezbollah a également construit de formidables défenses contre les attaques terrestres dans le sud du Liban, et a même des plans pour des incursions en Israël. Il faut prendre la menace au sérieux, mais par ailleurs, il ne fait aucun doute qu'Israël l'emportera.

Sans le soutien de la Syrie, le Hezbollah sera affaibli, et au Liban les forces qui lui sont hostiles et qui ne veulent pas voir leur infrastructure nationale encore et de  nouveau endommagée par une guerre inutile suite à la décision du Hezbollah - pourraient les retenir.

L'Irak est aussi en rupture, déchiré par des conflits internes.

Qu'en est-il de l'Iran? Il y a deux considérations à court et à long terme. À court terme, nous ne pouvons pas minimiser le danger de son programme nucléaire. La probabilité d'une action américaine semble infime, donc il devra être empêché de développer des armes réelles - et il ne doit pas aller plus loin - Israël devra le faire. Il est certes exact que le programme ne peut être que ralenti, et non détruit complètement .

Mais à long terme, le régime est très impopulaire. Comme le Liban, il y a un important segment, de la population relativement important qui préfère la paix et le développement à la belligérance et au fondamentalisme islamique. Les Persans n'ont pas non plus affiché le degré de haine des Juifs que l'on retrouve chez les Arabes, à moins que le régime actuel ait réussi à les «rééduquer» . Il y a de bonne chance qu'un régime plus modéré peut se naître, surtout si le peuple est encouragé par l'Occident à le faire .

Voilà pour la bonne considération. Qu'en est-il de la mauvaise et de l'atroce?

L'OLP et le Hamas ont peu de capacité militaire, mais leur haine est implacable et on peut s'attendre de continuer à faire tout ce qu'ils peuvent par le biais de la diplomatie, du terrorisme et de la subversion pour détruire l'Etat juif. Merci pour le programme «éducatif» mis en place par Yasser Arafat et poursuivi par la direction palestinienne actuelle - malgré les promesses de mettre fin à l'incitation - les résidents d'aujourd'hui des territoires sont plus pathologiquement minés par la haine que jamais.

Les possibilités d'Israël sont limitées - il doit continuer de prendre des précautions de sécurité, de travailler à assurer la loyauté de ses citoyens arabes, et de s'assurer que le reste du monde est conscient des véritables intentions de la direction «palestinienne» (dans la mesure où elle ne les partage pas- voir ci-dessous).

La seule chose qui peut faire  disparaître ce problème -- le temps et ce, seulement si l'incitation prend fin. Malheureusement, Israël n'a peu ou pas le pouvoir de contrôler cela.

Qu'historiquement la «cause palestinienne» a été habilité  par l'Union soviétique et les pétrodollars arabes. La Russie est aujourd'hui plus neutre dans ce conflit pour diverses raisons, et les Arabes ont de moins en moins de pétrodollars à jeter autour d'eux. Mais il y a un autre facteur, celui qui a été le coup d'envoi par ces mêmes forces, qui a pris sa  propre vie presque partout dans le monde - les pays musulmans, l'Europe et le secteur universitaire des Etats-Unis - la haine ancestrale du Juif, maintenant convertie en anti-sionisme.

Je ne vais pas argumenter de quelles manières Israël devrait y répondre, mais l'une d'elle est basée sur un principe psychologique simple: les hommes détestent la faiblesse et les victimes, ils aiment la force et les vainqueurs. La façon d'en finir avec la  haine du Juif ce n'est pas de s'excuser ou de se compromettre avec elle, et de ne faire appel qu'aux bons sentiments des pervers, mais plutôt de maintenir notre honneur: de combattre les ennemis de l'Etat juif avec détermination, de développer le respect - l'amour n'est pas utilisable- et la force de dissuasion, l'aspect politique de la peur.

Bombarder des dépôts d'armes syriennes est un bon début.

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mordeh'ai
5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 20:43

par Yéochoua Sultan

«Le mont du Temple est entre nos mains». Cette phrase, prononcée lors de la libération des parties orientale, septentrionale et méridionale de Jérusalem, en dit long sur le profond attachement du peuple d'Israël au cœur de sa capitale éternelle, en dépit de toutes les modes et de toutes les influences. Elle montre que cet éminent lieu saint n'est pas pris pour le fief d'un autre culte, ni que l'aspiration profonde du peuple juif se limiterait au Cotel ou Mur Occidental – revenu lui aussi, après plusieurs siècles, à son légitime propriétaire – mais qu'il est la pierre angulaire de l'édification du monde. Nous vous proposons ici le propos d'une personnalité centrale de la vie spirituelle en Israël, traduits de l'hébreu.

Proposé par Yéochoua Sultan

Le mont du Temple (n') est (pas encore) entre nos mains

Cette réflexion du Rav Dov Lior, grand rabbin de Kiryat-Arba-Hébron et recteur d'une école talmudique, est parue dans l'hebdomadaire Guilouï Da'at (Opinion révélée) n°155, l'un des feuillets distribués le vendredi.

Notre section hebdomadaire se penche sur l'un des thèmes fondamentaux de la doctrine du judaïsme: les bénédictions et les malédictions prononcées au Mont Sinaï. Elles renferment l'un des piliers de la foi, celui de la Providence divine individuelle, et, bien entendu, collective. Tout ce qui advient à l'individu d'Israël, et a fortiori à l'ensemble de la communauté d'Israël, provient de la providence divine, et dépend des actes.

Dans la section de la Torah intitulée «Si vous suivez mes lois», Moshé déclare: «Si vous agissez hostilement à mon égard (Lévitique 26, 21), je procèderai à votre égard avec une exaspération d'hostilité (id., id. 28)»1. Ce qui signifie: «Si je vous fait subir un châtiment afin de vous interpeler au repentir, mais que vous pensiez qu'ainsi va le monde et qu'il ne s'agit que d'une coïncidence, je me comporterai avec vous avec une exaspération d'hostilité: vous serez châtiés pour ce raisonnement.» Ces paroles nous concernent tout autant aujourd'hui.

Dans peu de temps, nous célèbrerons si D. veut le jour de la libération de Jérusalem. C'est un événement d'une importance primordiale, car le peuple d'Israël a mérité de libérer du joug étranger le cœur de sa terre: la Judée, la Samarie et la région de Gaza, et tout particulièrement l'emplacement du Sanctuaire.

Il semble cependant qu'il n'y ait pas assez de prise de conscience au sein du grand public, en ce qui concerne l'obligation de louanges concernant la grandeur de l'événement. En plus du sauvetage d'une mort certaine, qui ressemble à ce qui s'était produit au cours de la guerre d'Indépendance, le peuple d'Israël a réussi à libérer l'emplacement du Temple, mais il n'a pas été suffisamment conscient de la grandeur de l'instant. De ce fait, nous avons laissé passer une occasion en or de ramener le Mont du Temple à la propriété du peuple d'Israël, avec toutes les conséquences négatives que cela implique encore aujourd'hui.

Quoi qu'il en soit, du point de vue de la Providence divine, la libération de Jérusalem a consisté en la deuxième étape, après la proclamation de l'indépendance de l'Etat. Jérusalem inclut intrinsèquement l'aspiration à la spiritualité, la sainteté, au Temple et au sacerdoce, qui sont primordiaux pour le monde du judaïsme. Quand ces événements ont commencé, personne ne s'était imaginé comment ils se termineraient. On pensait que toute la guerre se limiterait au front égyptien, et qu'elle ne s'étendrait certainement pas à la Jordanie qui exerçait son autorité sur Jérusalem et la Judée-Samarie.

La Providence a fait en sorte que nos ennemis contractent une alliance avec l'ensemble des pays arabes, et nous avons été contraints de nous battre contre tous. A ce propos nous pouvons invoquer l'adage de nos Sages, qui veut que la rédemption survienne au moment où on s'y attend le moins.

Nous pouvons constater que notre rédemption se déroule étape après étape.

Dans un premier temps, l'Etat a été proclamé sur une petite partie de la terre d'Israël. Puis, dans un second temps, Jérusalem, qui représente le niveau spirituel, a été reconquise. Le peuple d'Israël doit savoir que l'emplacement du Temple, d'où émane la lumière qui éclaire le monde et d'où la Torah se propage, doit être libéré et redevenir la propriété du peuple d'Israël.

C'est une véritable honte, que d'avoir laissé ce lieu, qui est tellement saint, retomber sous la domination de nos ennemis. Le peuple d'Israël n'en possède pas d'autre, excepté celui-ci, sanctifié et consacré par le roi Salomon ; il s'agit de l'emplacement du Sanctuaire sur le Mont du Temple. Même s'il existe actuellement un empêchement halakhique touchant à sa reconstruction, la propriété du lieu et sa préservation doivent obligatoirement se trouver dans les mains du peuple d'Israël. De la même façon, le roi David, bien qu'il n'eût pas le droit de construire le Temple, n'en établit pas moins les plans et n'en rassembla pas moins les matériaux, afin que, l'heure venue, Salomon fût en mesure d'en entamer immédiatement les travaux.

Nos Sages stipulent que toute génération qui n'a pas vu la reconstruction du Temple en son temps doit considérer qu'il a été détruit en son temps. Chaque génération a un rôle à jouer pour en approcher l'avènement. Lors de la précédente génération, alors que nous étions très loin de l'emplacement du Temple, il fallait au moins en étudier les principes, comme le souligne le Hafez Haïm dans son ouvrage Likouté Halakhot (Recueil de lois) sur l'ordre Kodachim. De même, il incombe à notre génération, par ordre divin, d'en libérer l'emplacement et de le ramener sous notre autorité.

Certes, Jérusalem est réunifiée, mais le lieu saint est piétiné par les terroristes qui détruisent et annihilent tout souvenir de son passé juif. Il ne fait aucun doute que cette faiblesse, qui fait que le lieu ne se trouve pas entre nos mains, est l'une des raisons pour lesquelles il n'y a pas de paix dans notre région et le terrorisme se déchaîne dans le pays. La clé de la paix consiste en la libération de notre terre en général et du Mont du Temple en particulier. Si seulement nous voulions le faire, il ne fait aucun doute qu'il y aurait aussi une aide du Ciel pour le réaliser. Nous relèverions alors le prestige du peuple d'Israël et de toute sa terre, nous obtiendrions une paix véritable, et une sécurité réelle dans toutes les régions de notre pays.

1 En hébreu, le terme hostilité, hostilement (traduction du grand rabbinat de Paris) est désigné par kéri, de la même racine que le mot mikré, hasard.

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mordeh'ai
4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 10:46

Par Dror Eydar

http://www.israelhayom.com/site/newsletter_opinion.php?id=4193

Adaptation de Mordeh’aï pour le blog malaassot.com

1. Le conflit n'est pas une question de territoire. Les nations arabes ont suffisament de territoires. Les Palestiniens en ont un peu, pour preuve: il n'y a pas juifs dans la bande de Gaza et la Jordanie a une majorité palestinienne. Les Arabes de Palestine auraient pu établir leur état propre il y a bien longtemps, mais ils ont choisi de ne pas le faire.

Depuis un siècle, et plus encore depuis 1967, nous avons essayé d'ignorer la véritable nature du conflit entre nous et les nations de la région. Nous avons parlé de partition de la terre, de territoires, des intérêts, des mesures de sécurité et autres. Mais chaque fois que nous pensions être sur le point de signer un accord, quelque chose est venu grippée le processus. Selon le récit arabo-palestinien, que beaucoup de gens de chez nous et à l'Ouest ont volontiers adopté, l’anathème de l’absence de paix nous a été attribué. Même les gens impartiaux de la gauche israélienne, qui n'acceptent pas le récit de culpabilité, agissent comme si c’était vrai. Ils pensent: qu’il faudrait que nous abandonnions un peu plus, de profiter de « de l'opportunité », alors peut-être que nos voisins seraient d'accord pour signer un traité de paix. Maintenant, encore une fois, ils essaient de nous vendre la proposition de la Ligue arabe – produit émoussé – qui alimente l'orthodoxie de l'industrie de l'illusion de l’aile gauche jusqu'à ce que les pourparlers explosent. Et puis le cycle recommence à nouveau.

Qu’est-ce qui rend la proposition de la Ligue arabe plus acceptable que les autres? Rien. Les dévots de la paix à tout prix qui se doivent de justifier leur existence parmi nous, donc ils continuent de grommeler leur credo, ce qui est dépourvu de toute compréhension réaliste de la situation.

2. Il est logique de penser que le conflit est sur le terrain. Des conflits sanglants ont eu lieu en Europe depuis des siècles jusqu'à ce que la voix de la raison et les intérêts aient finalement prévalu, les conflits ont été résolus et la paix règne. " Deux personnes s'emparent d'un même manteau. L’un dit: Il est tout à moi, et l'autre répond: non Il est tout à moi. Dans un tel cas, ils devraient se le partager. " Alors, disent nos sages il y a de cela presque deux mille ans. Le diplomate israélien moyen et son homologue à l'échelon politique suivent cette logique. Ils sont convaincus que la clé pour résoudre le conflit réside dans des négociations rationnelles, à la fin desquelles nous allons atteindre la tant attendue partition de la terre et, avec elle, enfin, la paix. Mais malheureusement, l'Occident ne voit pas les choses de cette région telles qu'elles sont réellement. Maintes et maintes fois, cette logique occidentale se heurte à un mur infranchissable. Lire la charte du Hamas (une excellente traduction est disponible sur Internet). Lire la Charte nationale palestinienne de l'OLP et du Fatah, les deux mouvements laïques. Visitez les sites Web, tels que MEMRI et Palestinian Media Watch, qui traduisent le monde arabe qui est autour de nous.

Lire la langue honnêtement et avec réalisme, et vous n’entendrez plus la voix de la logique. La haine a sa logique aussi, et de nombreux conflits peuvent être analysés. Mais pas dans ce cas. Les pays de cette région n'acceptent pas Israël comme un Etat juif, une entité indépendante. L'existence même d'Israël pose un hérétique défi, arrogant pour le monde musulman, ses croyances et ses valeurs. Israël est un coin enfoncé entre leurs yeux, une extension de l'Occident au cœur de la terre sacrée musulmane. Continuez à lire le texte et les sources mentionnées ci-dessus et vous verrez que ces voix vont au-delà du simple conflit religieux. La région où nous vivons est le berceau de la civilisation humaine. Les voix que nous entendons sont celles de ses mythes antiques

3. Logos contre Mythos - le mots contre le mythe. Ici, le mythe ne signifie pas que de la fiction ou de l’invention, mais plutôt le récit fondateur des peuples et des nations. L'islam n’a seulement qu’environ 1400 ans, mais cette région a parlé dans un langage mythique depuis des millénaires. Le Mythe englobe la religion et la dépasse.

La coutume toujours actuelle de la lapidation, des vendettas, des décapitations, des meurtres pour protéger ou venger l’honneur familial, la succession, la relation avec la terre, les relations et la fidélité tribales contre la fidélité au royaume et d’autres concepts ont encore cours, et sont parties intégrantes de la vie dans cette région dans un conflit existentiel de la façon dont l'Occident voit ces mêmes concepts. Imaginons une rencontre entre un diplomate israélien et son homologue palestinien. Tous deux parlent dans une langue internationale (dans ce cas, en anglais), et les deux utilisent le terme «territoire». Ce n’est pas compliqué. Un territoire est en cause, et avec de la bonne volonté de part et d’autre, une fois que nous avons eu notre dose de sang, nous pouvons résoudre le «problème» en divisant le pays afin que nous puissions vivre une vie normale en tant que voisins. Mais cela ne se produit pas. De temps en temps il y a une accalmie, après les "gestes" faits par l’israélien Ensuite, ils ramassent (les palestiniens) la mise et reprennent ou le dernier tour de négociation s’est arrêté, avant la prochaine flambée de violence (dont Israël, bien sûr, sera blâmé).

4. Voici une clé pour comprendre les coulisses de la conversation. Le diplomate israélien a été confirmé dans la tradition vieille de 2500 ans de la pensée occidentale, qui met la logique au-dessus de l’émotion ou du mythe. Le Territoire peut être coupé en deux et partagé. La frontière peut être dessinée là où nous le souhaitons. Le Palestinien parle également de territoire. Mais pour lui, les mots ne sont que des termes, la partie visible de l'iceberg, le plus petit aperçu dans d'autres mondes totalement différents du nôtre. Pour lui, il ne s'agit pas de territoire, mais du sol même - adama en hébreu, à partir duquel est tiré le mot pour l'être humain, Adam. Un être humain sans terre n'est pas un être humain. Son existence même est remise en question. Et c'est là qu'intervient le mot sang - dam, qui fait également partie du mot adama: si ces concepts sont ceux qui définissent votre existence, alors vous n'avez pas d'autre recours que de verser le sang pour l' amour de la terre qui vous définit en tant qu'être humain. Je ne me réfère pas seulement au jeu de mots en hébreu, mais l'idée qui est derrière les mots. La perception biblique qui a cristallisé dans cette région il y a des milliers d'années concourent aux mythes de la région. Aucun diplomate impliqué dans les négociations ne parle jamais de ces choses - et cette pièce manquante jette une ombre géante qui passe inaperçue. C'est l'inconscient politique qui affecte nos vies beaucoup plus fortement que notre volonté consciente de le faire.

5. Considérons le problème des réfugiés. Des dizaines de millions de réfugiés ont été expulsés et erraient à travers l'Europe pour la seule année du 20e siècle, mais ont finalement été réinstallés. Pourquoi n’y a-t-il pas de camps de réfugiés en Europe? Après tout, des millions de personnes ont été déracinées de leurs foyers. Pourquoi ne sont-ils pas restés des réfugiés jusqu'à ce que leur demande de retourner dans leurs foyers ait été résolue? Parce que la logique a prévalu. Ce n'était pas nécessairement la logique des réfugiés, mais au moins c'était la logique des pays de l'Europe: pour suturer leurs blessures rapidement et laisser le corps guérir politiquement. Ce n'était pas seulement en Europe. C’est arrivé ici, aussi. Depuis plus d'une décennie, des milliers de réfugiés juifs qui vivaient dans des camps de transit dans le jeune État d'Israël. Ils vivaient sous des tentes, dans des baraques en tôle, dans des huttes. Je ne sais où encore. Mes parents y étaient. C'étaient des camps de réfugiés dans tous les sens du terme. Les camps de réfugiés sont devenus des quartiers, des villes dont notre pays a pu s'enorgueillir. Nous avons cessé de nous apitoyer sur nous. Nous sommes arrivés au terme de la perte de nos biens et de nos vies antérieures et avons commencé à construire une nouvelle société.

Alors qu'est-ce qui est unique pour les réfugiés arabes de 1948? Qui les a empêché de quitter les camps, de les transformer en quartiers dont ils pouvaient être fiers? Pourquoi n'ont-ils pas établi un état avant 1967, voire plus tôt, en 1947?

A quoi sommes-nous confrontés pas à un conflit sur le territoire. Ce genre de conflit n’asservit pas des millions de personne à faire une guerre éternelle contre nous. Il n'y aura pas de paix ici jusqu'à ce que les nations de la région reconnaissent Israël comme foyer national du peuple juif. Tous les autres problèmes découlent de cela. Cette reconnaissance ne doit pas être seulement celle des mots. Nous en avons eu assez des mots. Elle implique l'éducation, les manuels scolaires, les médias, la rue et le discours politique et religieux.

Comprenez-vous qu'une tâche comme celle-ci prendra au moins une centaine d'années?

Ce qu'il nous faut, c'est de la patience. Et la foi.

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mordeh'ai
3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 15:39

Par P. David Hornik

http://frontpagemag.com/2013/davidhornik/kerry-lauds-qatars-auschwitz-borders-plan/

3 mai 2013

Adaptation de Mordeh’aï pour le blog malaassot.com

Cette semaine le Secrétaire de d'Etat John Kerry a accueilli avec enthousiasme la proposition de la Ligue arabe, dirigée par le Premier ministre du Qatar le Cheikh Hamad bin Jassem Al-Thani, de relancer les négociations israélo-palestiniennes.

La proposition appelle à un retrait israélien aux frontières de 1967, qui sont caractérisées comme indéfendables par deux grandes études militaires américaines et surnommées les «frontières d'Auschwitz» par l'ancien ministre israélien des Affaires étrangères, Abba Eban. Il a été largement rapporté qu’Al-Thani avait cité la proposition " d’échanges mineurs de terres entre Israéliens et Palestiniens ."

Al-Thani a ainsi pris une position proche de celle prise par le Président Obama lors de son discours du 19 Mai 2011, lorsqu’il a déclaré : " les frontières d’Israël et de la Palestine devraient être basées sur les lignes de 1967 avec des échanges de terres mutuellement consentis….." Ce discours avait suscité une telle protestation et de crainte pour la sécurité d’Israël que trois jours plus tard, le 22 mai, dans un discours à l’AIPAC, Obama a semble-t-il quelque peu amendé ses paroles :

les parties israélienne et palestinienne négocieront une frontière différente de celle qui existait le 4 Juin 1967, convenue par le moyen d’échange mutuel de terres. C’est une formule bien connue de tous ceux qui ont travaillé sur cette question depuis une génération. Cela permet aux deux parties de tenir compte des changements qui ont eu lieu au cours de ces 44 dernières années. Ce moyen permet également d’inclure les nouvelles réalités démographiques et des besoins des deux parties sur le terrain.

Ceci aurait été pris comme signifiant, si un tel accord avait été atteint, qu’Obama soutenait Israël et lui permettait de conserver un territoire quelque peu plus substantiel, y compris de nouveaux blocs d'implantations.

Avec l’approbation de Kerry à cette proposition d’Al-Thani, l’Administration Américaine prend une attitude moins favorable envers Israël que celle initialement prise par Obama le 19 mai 2011 dont l’analyste des affaires du Moyen Orient, Robert Atloff, appelait ‘ un changement majeur de la politique américaine.’

Le Qatar bailleur de fonds des mouvements sunnites radicaux, est un bien étrange « champion de la Paix ». En Octobre dernier l’émir du Qatar s’était rendu à Gaza et promettait une aide financière au Hamas connu pour sa Charte de destruction d’Israël et officiellement désigné comme organisation terroriste par les Etats Unis. Cette semaine le Wall Street Journal a rapporté le soutien actif du Qatar à la prise du pouvoir en Syrie par les Frères Musulmans.

Comme une source israélienne l’a déclaré au journal Haaretz :

Les conseillers du Premier Ministre ne sont pas désireux de commenter l’annonce faite par la Ligue Arabe. Netanyahu et ses conseillers croient qu’il aurait mieux valu que cette annonce n’est jamais été faite…. Le fait que Kerry se tenait aux côtés du Premier Ministre du Qatar lors de la lecture du communiqué augmente les soupçons et les craintes de Netanyahu d’une dérive de Kerry.

Est-ce que cette nouvelle poussée de faire pression sur Israël pour des retraits périlleux vient d’une initiative de Kerry ou d’Obama ?

Selon Shimon Shiffer journaliste israélien expérimenté :

du côté israélien on croit percevoir comme une tension entre la Maison Blanche et le Département d’Etat. En d’autres termes ils croient comprendre qu’Obama n’a montré aucun intérêt pour la reprise des négociations. Le président américain, mes sources me le disent, ne croit pas – par opposition à Kerry – que la résolution du conflit permettra de résoudre tous les problèmes de la région.

Cet article est conforme à la déclaration faite cette semaine par une source diplomatique israélienne de haut rang " Obama comprend aujourd’hui que le Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas n’est pas intéressé par la conclusion d’un accord de paix avec Israël."

Mais même si Kerry est le ‘ travailleur indépendant ’, il est un peu grotesque de croire que l’Administration ou qui que ce soit d’autre orchestre une autre campagne de pression sur Israël contre la volonté de ses dirigeants élus, exactement lorsque les menaces s’accumulent sur ses frontières Nord et Sud ou celles de.l’Iran.

La responsabilité suprême, bien sûr, reste celle d’Obama – pour faire sien le discours du 22 mai 2011 devant l’AIPAC pour qu'il ne soit pas que « fumée et miroirs aux alouettes »

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mordeh'ai
1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 19:08

Par P. David Hornik

30 avril 2013

http://frontpagemag.com/2013/davidhornik/escalation-iranian-drones-over-israel/

Adaptation par Mordeh’aï pour le blog malaassot.com

Jeudi dernier un avion de chasse israélien a abattu un drone au dessus de la Méditerranée à l'ouest de Haïfa. Le drone d’après les médias israéliens venait du Liban, et immédiatement ils pointaient le Hezbollah, même si le Premier ministre et le porte-parole de Tsahal, dans leurs déclarations publiques respectives sur l'incident, n'ont en fait aucune allusion.

Amos Harel, l’analyste militaire du journal Haaretz , indique que la raison de cette omission est sans doute le fait que ce n'était pas le Hezbollah qui avait envoyé le drone, mais plutôt l'Iran et en particulier son contingent des gardiens de la révolution stationné au Liban.

Au Royaume Uni le Telegraph rapporte que selon les rebelles syriens et les Services secrets israeliens, Téhéran a envoyé des soldats de la Garde Révolutionnaire en Syrie et au Liban pour soutenir ses alliés chiites. Les Gardiens de la Révolution sont également soupçonnés" d’avoir envoyé un autre drone à partir du Liban en Octobre 2012 qui avait pénétré l’espace aérien d’Israël et avait été abattu non loin de la centrale nucléaire d’Israël dans le Neguev !

Le Telegraph cite les dires d’un diplomate occidental : qui dit que « le commandement militaire israelien ne traite pas à la légère les survols des drones en provenance du Liban. Leur but ne serait pas uniquement de prendre des photos mais aussi l’assassinat de hauts fonctionnaires,de militaires ou de politiques, »

En fait au moment où le drone de Jeudi a été repéré, le Premier Ministre Binyamin Netanyahu survolait le Nord d’Israël, et son hélicoptère a dû attérir jusqu’à ce que le drone soit abattu.

Quelle était donc la mission du drone ? probablement pas de porter atteinte à Netanyhu car ce serait un acte de guerre ouverte de la part de l’Iran et ce n’est pas dans son intention avec ses éléctions du mois de Juin et son programme de bombe nucléaire non abouti, ne chercherait pas à ce stade un tel résultat. Harel spécule que l’Iran n’a voulu que manifester ouvertement. sa capacité potentielle à nuire aux installations essentielles d’Israël. Certains croient que ces installations seraient les nouveaux champs de gaz naturel en Méditerranée au large des côtes d’Israel. Harel ne pense pas que ce soit le cas.

En tout cas, malgré les pourparlers des "options sur la table" avec Washington et le discours de Jérusalem qui disait qu’Israel avait le droit de se défendre, il est clair que la situation s’aggrave au lieu de s’améliorer. On pourrait imaginer que des drones d’Al Quaïda survolent les Etats Unis ou le long de ses côtes, sauf qu’Al Quaïda est une organisation terroriste alors que l’Iran est un état, et qu’Israël est beaucoup plus petit que les Etats Unis(un neuvième de la taille du Nebraska, dont le Secrétaire à la Défense Chuck Hagel est natif )

Si la situation aujourd’hui est mauvaise c’est que l’Iran campe aux frontières d’Israël et qu’il est capable d’envoyer des drones au-dessus de son territoire, il est clair que si la situation est mauvaise qu’en serait-il si l’Iran avait des bombes nucléaires.

Ajuste titre les les meilleurs experts israeliens en sécurité tirent la sonnette d’alarme.

La semaine dernière, Amos Yadlin ancien chef des renseignements militaires signalait à toutes fins utiles, l’Iran aura franchi la ligne rouge qu’Israël avait fixé…..pour cet été. ET aurait sa bombe dans un mois ou deux.

Lundi Ephraïm Asculai chercheur dans un laboratoire d’idées( think tank Yadlin) qui dirige aujourd’hui l’Institut d’Etudes de Sécurité Nationale a écrit ce qui suit :

L’Iran n’a cessé d’augmenter ses efforts pour faire progresser son programme nucléaire.Il a mis en place une infrastructure impressionnante er a produit suffisamment de l’uranium enrichi à 3,5%, et environ 20% d’uranium suffisamment enrichi pour produire plusieurs dispositifs explosifs nucléaires dans un délai relativement court.

Lundi également, Uri Heitner un chroniqueur avisé qui travaille pour le journal Israël Hayom avait écrit ceci :

Comme Assad a utilisé les armes chimiques, le régime iranien pourrait utiliser des armes nucléaires. Diplomatie et sanctions ont montré leurs limites. Maintenant, seule une opération militaire peut l’empêcher ; si Israël est laissé sans option, il sera obligé de faire le travail seul, mais nous pouvons encore espérer que nous ne parviendrons pas à ce point.

Au cours de sa visite en Israël, Obama avait promis que l'Iran ne posséderait jamais une arme nucléaire. Ceux de son entourage ne cessent de dire que le président ne bluffait pas. Le temps est venu de mettre un terme au jeu qui consiste à gagner du temps et il est d' d'agir contre l'Iran.

L'autre alternative c'est de continuer à jouer à ces jeux de sanctions et, de tenter le diable par une catastrophe -«diplomatique» .

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mordeh'ai
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