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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 11:00

Par Jacques Kupfer

http://www.israel7.com/

05/01/2012

 

Les derniers événements survenus à Ramat Beth Shemesh ont attiré les regards et les réactions de toute la population israélienne. Les télévisions étrangères ont emboité le pas et sans nul doute, une résolution de l’ONU viendra fustiger la société israélienne pour ostracisme des femmes et manquements aux obligations de liberté religieuse. Il est plus facile de condamner Israël pour l’agissement de quelques individus isolés que de condamner le Coran et les pays pratiquant la Charia!

Ces événements ne doivent pas revêtir une importance hors de proportion ni être présentés comme un simple épiphénomène.

Un père de douze enfants a été arrêté pour avoir insulté une jeune fille d’Israël qui portait l’uniforme de Tsahal et refusait d’aller s’asseoir à l’arrière du bus. En fait, ce n’est pas cet homme qui aurait dû être arrêté mais bien plutôt celui qui lui sert de rabbin!

Il est temps de réagir tant contre les professeurs gauchistes crachant leur haine du sionisme que contre ceux qui osent penser être fidele à notre foi en profanant les symboles du miracle de la Renaissance juive. Cet individu qui insulte une soldate aurait dû apprendre à la bénir, à la respecter et à chérir ce qu’elle représente. Je souhaite à ce père juif de voir ses filles porter la tenue de nos soldates ou accomplir le Service National.

 

Dans un cockpit…

Comme l’a affirmé Netanyahou en saluant l’accès de cinq soldates au grade de pilotes d’avions de chasse : « Si elles peuvent s’asseoir dans un cockpit, elles peuvent s’asseoir partout ».

Ceux que l’on appelle à tort des « ultra-orthodoxes » doivent être capables de comprendre que leur vie, leur liberté d’exercer sont le fruit de cette jeune fille et de tous ceux qui dans le service militaire ou le service civil assurent la pérennité d’Israël.

Il est vrai que lorsque l’on est incapable de voir le miracle de notre Renaissance nationale, de comprendre l’importance du retour à Sion dans un état juif souverain, on ressemble fort à ceux qui désiraient retourner en Egypte et ne pas suivre Moise. Ce n’est pas dans notre Thora que l’on apprend à injurier une fillette de huit ans, scolarisée dans une école religieuse d’Etat (et nouvelle immigrante des Etats-Unis).

La fermeture de ces Juifs en ghetto clos, imperméable au développement du monde juif et de leur Etat, yeux et oreilles bouchés devant les miracles quotidiens qui permettent à Israël de vivre, est un acte totalement rétrograde. Ils agissent encore comme si nous ne vivions pas dans notre pays. Leur attitude qui est à tort vue par certains comme une caractéristique du monde haredi, éloigne les Juifs de la pratique religieuse qu’ils assimilent à ces actes inacceptables.

Nous ne vivons pas dans un ghetto. L’indépendance juive a été acquise certes par des prières incessantes depuis les millénaires d’exil mais aussi par le sang, la sueur et les larmes qui ont rendu sa fertilité à Erets Israël.

 

Les shtreimels…

 Je peux regarder avec tendresse et nostalgie ces porteurs du shtreimel, de cette belle fourrure qui orne les chapeaux. Mais quelle aberration! Nos ancêtres ont vécu dans les steppes glacées, les déserts brulants, les espaces tempérés en se comportant en fonction du calendrier et du climat de la terre d’Israël.

Voir ces fourrures et ces bottes au mois d’aout sous le soleil d’Israël n’est certainement pas une injonction de la Thora! Et s’ils désirent porter un uniforme commun, j’en connais un de couleur kaki qui convient merveilleusement bien au peuple d’Israël.

En fait le système électoral israélien permet à ces groupuscules antisionistes de continuer à bénéficier des subsides étatiques car ils s’avèrent indispensables pour toute coalition gouvernementale.

Ces Juifs qui s’enferment et sont incapables d’aimer leur prochain, ne sont pas de dignes représentants de la Foi.

J’aime ces jeunes du Habad qui partent dans des villes lointaines et rapprochent des Juifs que l’on a oublié et qui se sont oubliés. J’admire ces jeunes à kipoth tricotées qui sont toujours les premiers sur la ligne de front et savent allier leur amour de l’Eternel avec l’amour de leur peuple et d’Erets Israël. Je respecte et j’apprécie ces jeunes du Nahal Haredi qui marient une stricte observance avec le devoir militaire.

En toute modestie de connaissance, il me semble bien que Moise a défendu un Juif en tuant un tortionnaire, il me semble que Josué a porté les armes et ainsi libéré la terre qui nous fut et reste promise, il me semble que c’est bien le Roi David qui a abattu l’ennemi Goliath! Il me semble que les prescriptions pour défendre la Terre d’Israël admettent la sortie en guerre même le shabbat!

La foi juive représente notre héritage et notre patrimoine, notre droit et notre pérennité sur cette terre. C’est la raison pour laquelle la condamnation de cette pseudo orthodoxie ne doit pas être laissée aux fanatiques «laïcs». Ceux qui doivent condamner sont justement ceux qui aiment notre peuple, qui sont fideles à nos enseignements, qui luttent pour l’intégrité de notre territoire et qui s’investissent pour que l’Etat d’Israël soit juif et sioniste,. Ils doivent lancer une véritable guerre idéologique contre ceux qui pervertissent nos valeurs et l’enseignement de nos Maîtres. Il leur appartient de combattre dans un conflit d’idées public ceux qui n’ont pas encore entendu le Shofar résonner dans Jérusalem réunifiée.

Le comportement galoutique de ces «haredim» de Ramat Beth Shemesh, de Mea Shearim, de quartiers de Bnei Brak et ailleurs doit être dénoncé vigoureusement. Avec la vigueur que le camp national doit également investir pour combattre le phénomène gauchiste antipatriotique. On trouve parmi les Rabbins d’excellents mentors, des maîtres sages et érudits, modestes et dévoués mais également ceux qui se parent de ce titre et bénéficient non pas de l’admiration mais de la superstition populaire.

 

Des faux messies…

Notre Histoire a connu des faux messies. Ne laissons pas les faux rabbins nous écarter de notre Voie Royale. Notre amour de l’Eternel ne s’est jamais exprimé par l’abaissement de la femme et la crainte de la voir sur un panneau publicitaire ou dans un journal. La pudeur ne peut devenir la pudibonderie./ Il ne faut pas permettre aux medias gauchistes de tenter de présenter les rétrogrades comme des exemples de ce que sont les religieux. C’est pourquoi c’est aux juifs croyants et fidèles de mener la bataille idéologique contre ces déviations et contre ceux qui les diffusent en s’intitulant rabbins.

La pire et plus scandaleuse image nous a été donnée par ces pauvres et lamentables individus arborant l’étoile jaune nazie et habillant leurs enfants de vêtement de déportés. C’est une insulte à D.ieu, à notre Histoire.

C’est de la folie au stade suprême. J’espère que ces enfants ainsi honteusement exploités grandiront avec le rejet de tels actes. J’espère qu’ils comprendront que plus personne n’aura jamais à porter l’étoile jaune grâce à Tsahal et à cette soldate qu’un des leurs voulait faire lever. J’espère qu’ils comprendront que notre étoile sera bleue et blanche et le restera sur notre drapeau comme un talith. Les pseudos rabbins de la «Eda Haredit» qui ont autorisé et organisé cette manifestation devraient être arrêtés. Leur place est dans le même cachot ou la même cellule psychiatrique qu’un professeur Leibovitz qui s’était permis, au nom des gauchistes, de comparer Tsahal à une armée honnie. Il n’est pas pensable de ne pas réagir à un acte aussi grave, à une atteinte aussi ignoble à la mémoire des victimes de la Shoa. Six millions d’âmes juives les condamnent.

Commençons par excommunier les Naturei Karta avant de voir plus de métastases de ce cancer envahir les groupuscules antisionistes. Ce sont eux et leurs semblables que nous ne devons pas laisser s’asseoir dans nos bus, ni devant ni derrière.

La religion pratiquée par nos Pères nous a permis de survivre à deux mille ans d’exil, de nous regrouper sur la Terre de nos ancêtres, de construire un Etat modèle dans de nombreux domaines et d’œuvrer pour l’accomplissement du rêve sioniste de justice sociale. La caricature de religion pratiquée par cette secte nous éloigne de l’unité du peuple, divise la Nation entre Ashkénazes et Sépharades, entre religieux sains et pratiquants pervertis. Nos ancêtres vivaient en exil mais leur cœur était à Sion. Ceux la vivent à Sion mais leur esprit est resté figé dans l’exil.

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mordeh'ai - dans Tribune libre
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 22:06

Ruth Gabizon, professeur de Droit et lauréate du Prix Israël 2011, est aussi l’une des figures

les plus éminentes dans le domaine du Droit en Israël. Ses analyses sont toujours étayées et souvent pertinentes, et n’épargnent personne, ce qui lui donne une réputation d’honnêteté intellectuelle et de probité.


Lors d’une soirée organisée en son honneur par l’Université hébraïque de Jérusalem, Ruth Gabizon s’est lancée dans une critique en règle contre la Cour Suprême, justifiant ainsi sans l’avouer toutes les propositions de loi de ces derniers mois visant à rééquilibrer la composition de la Cour afin qu’elle revienne à ses fonctions constitutionnelles premières et ne s’immisce plus dans des domaines qui lui sont interdits.


Gabizon dénonce « une intervention de plus en plus grossière des juges de la Cour dans les affaires relevant de la Knesset » qu’elle qualifie « d’attitude incorrecte et dénuée d’intelligence ».

Chose étonnante mais bienvenue, la professeure a choisi d’illustrer sa critique en utilisant le cas de l’avant-poste de Migron, dont la destruction a été ordonnée par la Cour sans que les plaignants arabes – aidés d’organisations gauchistes israéliennes – n’aient fourni la moindre preuve de la propriété des terrains en question. L’accusation de Gabizon est tranchante : « Dans le cas de Migron, la Cour Suprême a utilisé de manière cynique la notion d’Etat de Droit ! » Et de poursuivre: « En matière de maintien ou d’évacuation de localités juives, la Cour Suprême s’est engouffrée dans un domaine où toute personne sage n’aurait pas mis les pieds, avec comme conséquence une fracture entre le système judiciaire et la Knesset mais aussi la population ».


Mais Ruth Gabizon va encore plus loin et enfonce le clou, apportant de l’eau au moulin des députés de droite qui veulent légiférer en ce domaine : « L’ingérence de la Cour Suprême dans ces domaines sensibles fait le jeu de la communauté internationale et des Palestiniens, encourageant ces derniers à ne rien faire d’autre qu’utiliser le système judiciaire israélien pour atteindre leurs objectifs ». Ce genre de propos justifie donc pleinement par exemple les propositions de loi visant à interdire l’aide financière fournie à des ONG israéliennes par des Etats étrangers, car ce sont justement ces associations qui assaillent les tribunaux de requêtes à visées anti- ou post-sionistes, au service des Etats étrangers qui les financent.


La juriste a conclu « qu’il vaudrait mieux que le débat politique reste dans la sphère de la Knesset et que la Cour Suprême dise ‘je ne peux pas intervenir dans ce domaine sauf à risquer d’affaiblir et ébranler l’édifice sociopolitique du pays’ ». C’est ce qu’avait fait cette même Cour Suprême lorsqu’elle avait été saisie à propos du désengagement du Goush Katif. La décision de Sharon ayant correspondu aux idéaux politiques de l’élite laïque et libérale du pays dont font généralement partie les juges, ces derniers avaient donné un blanc-seing à Sharon en refusant soudainement d’intervenir, contrairement à leur habitude.


Les critiques émises par Ruth Gabizon, qui est une sommité respectée et écoutée dans la société israélienne relativisent ainsi la campagne alarmiste lancée depuis quelques mois par les autoproclamés « défenseurs de l’Etat de Droit et de la démocratie israélienne », et elles donnent paradoxalement raison à ceux qui veulent redonner une consistance plus authentique à ces concepts galvaudés et invoqués à tort et à travers.

par Shraga Blum

http://www.israel7.com/

05/01/2012

 

 
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mordeh'ai - dans Politique
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 21:57

 par Shraga Blum

07/01/2012

http://www.israel7.com/

 

Certains hommes politiques, Shimon Pérès et Tsipi Livni en tête, s’acharnent à vouloir présenter le Fatah et l’Autorité Palestinienne comme ayant abandonné le terrorisme et voulant arriver à une « solution pacifique » du conflit.

Bien que les leaders de l’AP envoient régulièrement un message opposé dans les médias palestiniens, l’autisme est de rigueur en Israël où l’on est habitué à prendre ses désirs pour des réalités. Il faut espérer que les propos de Nabil Chaat à la télévision égyptienne feront bouger quelque chose dans la conscience (faussement ?) naïve de nombre de nos dirigeants : « Abou Mazen a opté pour la résistance non-violente pour obtenir un Etat palestinien sur toute la Judée-Samarie, la Bande de Gaza et Jérusalem.

Mais le choix de l’opposition non-violente ne signifie pas du tout que nous avons abandonné la lutte armée. Le Droit international et la morale (sic) autorisent les Palestinien à résister par la violence. Nous sommes en désaccord sur ce point avec le Hamas car ils n’ont pas encore compris que la violence n’amène pas pour l’instant les résultats escomptés sur le terrain ».

Nabil Chaat s’est déjà exprimé à de nombreuses reprises à ce sujet dans les médias palestiniens et avait défini la tactique palestinienne, qui suit à la lettre les enseignements de Mahomet : ne pas user de la violence tant que cette dernière est contreproductive ou que la nation palestinienne n’est pas en mesure de l’emporter ». C’est ce que l’on appelle « modéré » en Occident et dans une partie de la classe politique israélienne.

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mordeh'ai - dans Politique
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 16:39

Par Elad Benari,au Canada

http://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/151483

6/01/2012

 

Un responsable du Hamas dénonce le roi de Jordanie Abdallah d'accueillir les pourparlers entre les envoyés israéliens et l'Autorité Palestinienne,il stigmatise le roi Abdallah de Jordanie jeudi et déclareque son sort sera semblable à celui de l'ancien président égyptien Hosni Moubarak.

Mustafa Sawaf,le rédacteur en chef du journal Felesteen basé à Gaza, affilié au Hamas, a critiqué le Roi pour son soutien de la reprise des négociations entre les responsables Israéliens et l'Autorité palestinienne. Dans son éditorial, Sawaf accuse le roi jordanien d'assumer le rôle de Moubarak pour le parrainage des négociations entre l'AP et Israël. Sawaf dit que ce faisant il porte atteinte aux droits des Arabes de "palestine" et mèneront le roi à être détrôné, puisque, comme il le dit, " Celui qui déclare la guerre à Allah, finira par s'en aller." La critique de Sawaf vient suite à la réunion d'Amman en début de semaine entre Ytzhak Molcho émissaire du Premier Ministre israélien et Saeb Erekat négociateur de l'AP. La réunion a été décrite comme positive et les parties auraient convenu de se revoir la semaine prochaine en Jordanie. Sawaf a accusé également le Président de l'AP, Mahmoud Abbas de ne pas être sérieux dans ses entretiens de la récente réconciliation avec le "chef du bureau politique du Hamas Khaled Mechaal. Il a maintenu que l'objectif des pourparlers était de revenir à la table de négociation avec Israël, ajoutant qu'Abbas veut tout simplement apaiser les Etats-Unis et l'Europe. Plus tôt cette semaine, le dirigeant du Hamas Ismaïl Radwan a déclaré que les pourparlers avec les envoyés israéliens à Amman seraient dommageables à la réconciliation du Fatah avec le groupe terroriste. "Nous considérons que ces réunions sont un coup dur pour la réconciliation nationale, d'autant que nous avions convenu au Caire de faire face à Israël, aux colonies, tel un mur, et porter des attaques ensemble ", a déclaré Radwan.

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mordeh'ai - dans Revue de presse
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 11:40

Par Amnon Levy

Publié: Ynet Israel Opinion

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4170686,00.html

Adaptation Mordeh'aï ©2012 pour le blog malaassot

http://malaassot.over-blog.com/

 

Amnon Levy rejette l’incitation flagrante de haine, apparemment libérale contre les haredim (religieux)

 

Ces derniers jours je me suis brouillé avec tous mes amis. Ce sont de brave gens, ces amis - libéraux, tolérants, modérés et sensibles à toute injustice. Ce sont des gens qui dans notre réalité complexe n'ont jamais confondu le bien et le mal. C’est pourquoi je les aime, entre autres choses. Je voudrais croire que nous sommes faits dans le même moule. C'est pourquoi je suis si stupéfié de voir comment ils deviennent insensibles et odieux quand dans la discussion on aborde le problème des haredim.

 

Mes amis libéraux proposent diverses mesures contre les haredim et religieux: Un "cadet" qui ne peut pas supporter le chant féminin ne sera pas officier de l'armée israélienne, a dit un ami. C’est aussi simple que ça("aussi simple que ça" ou "à la fois" sont des mots qui accompagnent immédiatement les discussions sur les haredim.) Les bus à séparation doivent cesser! Le conducteur et les opérateurs de ces bus doivent être envoyés en prison. Une yeshiva qui n’enseignera pas le cursus de base doit être fermée! Nous ne permettrons pas non plus d’élever ici des ignorants primitifs, et ce à nos frais. Un quartier qui propose des trottoirs séparés pour les femmes perdra immédiatement ses services municipaux! Ils peuvent aller de l'avant et s'étouffer avec leurs propres ordures.

 

Il y a plusieurs propositions qui sont encore plus terrifiantes. Débrancher les quartiers ultra-orthodoxes, de l'électricité, de l'eau  ainsi que d’autres joyeusetés. Ainsi ces mêmes personnes trembleraient et légitimement, si de telles propositions étaient faites pour Gaza, et à juste titre, oublient que derrière des vêtements sombres, des allures étranges et des difficultés de comportement,qu’ils sont différents de nous, mais ce sont des êtres humains.

 

J'ai suivi la société haredi pendant de nombreuses années mais je ne me rappelle pas une telle colère. Et c'est étrange, parce que la fureur laïque vient à un moment où la laïcité est gagnante alors que le religieux est sur la défensive. Une fois les haredim ont cherché à éduquer. Ils l’ont fait sous couvert de récits comme où et quoi manger, que faire le jour du Shabbat, où et comment être enterré, comment se marier. Quelque temps a passé et les laïcs ont gagné la plupart des batailles. Aujourd'hui, ce sont les laïcs qui souhaitent éduquer les haredim. Les laïcs sont bouleversés par les lignes de bus distincts. Cela ne bouleverse pas les femmes ultra-orthodoxes, d'ailleurs cela n’a bouleversé que la laïque Tania Rosenblit. Les laïcs sont contrariés que les maths ne soient pas enseignées dans les Yeshivot. Ils croient savoir mieux que les parents haredi ce qui est bon pour leurs enfants. Les laïcs sont bouleversés par la relation entre hommes et femmes dans la société haredi. Pourquoi les haredim ne sont pas comme nous? Je regarde la sainte colère laïque et l'incitation sauvage et ne parvient pas à les comprendre. Il manque la modestie à celui qui regarde une autre société de l'extérieur. Elle n'hésite pas - peut-être nous avons tort, après tout? Peut-être avons-nous échoué dans la compréhension de l'autre? Moi, par exemple, comme beaucoup veut que les haredim étudient le programme de base du cursus scolaire, je vais essayer de les convaincre cela est nécessaire, mais je ne l'appliquerai pascontre leur volonté. Pourquoi? Parce que quelque part dans ma tête je ne suis pas certain que le programme de base soit vraiment important pour la vie d’un enfant haredi. Peut-être pour lui, les mathématiques et l'anglais sont moins nécessaires que l’étude du Talmud? Sur toutes ces questions j’hésite, car à mon avis quand un libéral civilisé regarde quelqu'un de différent, cela doit être fait avec l’humilité nécessaire. Toutefois, les laïcs sont furieux et ne sont pas disposés à montrer toute la retenue dans la façon qu’ils regardent les haredim.

 

Si j'avais été un Juif religieux, je serais inquiet. Je voudrais prendre cet acharnement au sérieux et comprendre comment j’y contribue. Je voudrais tenter de calmer l'atmosphère par quelques concessions. Et ici, je me rends au cœur de la question: Nous avons besoin d'un nouveau pacte social. Le vieux statu quo pourrait avoir assuré un calme politique, mais a provoqué une flambée dans les relations laïcs-haredi. Les deux parties doivent être courageuses et  chercher une nouvelle alliance reposant sur un principe simple: la vie dans le pays sera laïque dans tous les sens. Les haredim abandonneront leur besoin de se soucier de nos âmes laïques.

 

Cela signifie que des bus rouleront jour du Shabbat, que le le mariage civil sera permis et le tout associé à un Etat moderne. D'autre part, la majorité laïque permettrait d'avoir aux haredim leur pleine autonomie culturelle au sein de leurs quartiers. Cela signifie un laisser-faire nécessaire à leur éducation et leur permettre de vivre leur vie comme bon leur semble. Et oui, cela signifie bus distincts dans les centres de population haredi et la tolérance à l'éducation haredi. C'est le principe. Sa mise en œuvre n'est pas simple car il y aurait des lignes rouges, bien sûr. Si les haredim veulent éduquer leurs enfants en les battant sur place, nous ne pourrons pas l'accepter.

Toutefois, dans les limites de la logique, nous devons faire tous les efforts pour accepter les différences de l'autre.

 

Dans mes altercations avec mes amis libéraux, il arrive parfois que l'un d'eux mette une main sur mon épaule et me demande d’une voix intriguée: "Amnon, que s'est-il passé en toi? Après tout, tu es laïc, un fervent athée; qu’est-ce qui se passe?". Alors, voici la réponse: Il me semble aujourd'hui qu'être libéral, progressiste et humaniste signifie résister à cette provocation flagrante contre les haredim, se dresser contre le soi-disant « bon-ton » en affirmant: Je ne suis pas prêt de prendre part à cette débauche de haine.

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mordeh'ai - dans Société
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 08:49
 6 janvier 2012

Par Jacques Benillouche

Chroniqueur

Pour israel-chronique-en-ligne.over-blog.com


Ceux qui pensaient qu’Israël se distinguait des autres pays du monde sont à

présent convaincus que l’Etat juif est entré dans l’ère normalisée avec ses génies, ses voleurs, ses héros, ses gangsters, ses assassins et ses pervers sexuels. Plus rien ne distingue l’Etat imaginé par Théodore Hertz de n’importe quelle contrée des Etats-Unis ou de l’Europe. Mais le créateur du pays, l’idéaliste et visionnaire David Ben Gourion, doit se retourner dans sa tombe devant les évènements néfastes qui se renouvellent de mois en mois et qui ternissent l’image de marque d’Israël. Son personnage austère et sa réputation d’ascète le ferait paraitre aujourd’hui comme un extra-terrestre, débarqué d’une planète inconnue dans un monde touché par le vice et la prévarication. Mais les temps ont changé et les intérêts personnels ont pris le dessus sur les idées, les dogmes et l’abnégation.

  
Malversations
  La mise en accusation de hauts personnages de l’Etat, de ministres, d’avocats de renom, de maires et de soldats de Tsahal, en indélicatesse avec la justice, sonne comme un signal que le pays suit des traces qui l’éloignent de ses concepts originaux de probité. Les commentateurs étrangers s’en donnent à cœur joie et, quand les prévenus sont poursuivis pour des malversations financières, certains n’hésitent pas à rappeler les rapports conflictuels des juifs avec l’argent, l’affaire Bernard Madoff étant donnée en exemple.
        Des scandales à répétition ont tendance à généraliser le concept d’hommes politiques «tous pourris» et justifient le désintérêt des israéliens pour les affaires de l’Etat. D’ailleurs l’élite du pays ne s’y est pas trompée puisqu’elle déserte les cabinets ministériels au profit des hauts postes privés, à haute valeur ajoutée et à l’abri des tentations et des fluctuations électorales. Cette multiplication d’affaires, qui sentent le souffre financier, donne à l’opinion israélienne l’impression néfaste que l’engagement politique reste le moyen le plus rapide pour s’enrichir à bon compte.

Libido d’un président

 L’ancien président de l’Etat Moshé Katsav, poursuivi pour viol et harcèlement sexuel dans le cadre de ses activités en tant que ministre du tourisme, a été condamné et emprisonné pour sept ans. Il aurait eu des relations avec une collaboratrice licenciée, sans raisons professionnelles, parce qu’elle l’aurait menacé de tout dévoiler. Le cas ne serait pas unique puisque d’autres femmes, fonctionnaires de son ministère, ont subi à plusieurs reprises des «accolades amicales», euphémisme choisi par l’accusé pour qualifier certaines familiarités avec ses plaignantes. Ce qui aurait été considéré dans certains pays, l’Italie par exemple, comme une péripétie naturelle pour un homme politique, a pris en Israël des proportions imprévues. Cette affaire a pollué le pays pendant plusieurs mois, dans une atmosphère pesante et douloureuse. Mais l’ancien président a fini par être désavoué par la justice après avoir bénéficié pendant les mois de son procès de tous les avantages liés à son ancienne fonction : voiture, secrétariat, budget d’Etat,gardes du corps et indemnités de voyages.
 Des religieux dévoyés 
    Mais la particularité d’affaires, impliquant quelques religieux dévoyés parce qu’ils se sont écartés de leur synagogue, fait perdre l’auréole et le respect dus à des hommes dont la fonction est de dire la morale et de représenter l’exemplarité. Lorsque les religieux sépharades se sont constitués en parti politique en 1988, ils avaient effectivement la mission de défendre les couches populaires défavorisées mais leur chef se mouilla dans un scandale de pots de vins qui l’envoya directement en prison pour quelques années. L’ancien ministre des finances Avraham Hirshon qui a piqué dans la caisse de l’organisation qu’il dirigeait est encore en prison. L’ancien ministre de la santé et des affaires sociales, le rabbin Shlomo Benizri a été condamné à quatre ans de prison ferme après avoir été reconnu coupable de pots de vins et de transfert d’argent public sur son propre compte mais il se rachète en aidant moralement son compagnon de chambrée, l’ancien président de l’Etat. 
Le procès en corruption de l’ancien premier ministre Ehoud Olmert poursuit son feuilleton depuis plusieurs mois. Il est poursuivi pour des libéralités du temps où il était maire de Jérusalem puis ministre du commerce et de l’industrie. Si les accusations concernant l’achat sous-payé de sa maison rue Crémieux à Jérusalem ont été écartées, la justice lui impute un système de doubles factures qui lui aurait permis d’être remboursé plusieurs fois pour le même voyage. L’acte d’accusation stipule qu’Olmert s’est fait attribuer indûment la somme de 92.164 dollars (71.000 euros) «par des moyens contraires aux normes et aux principes que doit respecter un ministre, en utilisant la fraude et l’abus de confiance. Ces sommes recueillies frauduleusement ont servi pour couvrir ses dépenses personnelles».
L’accusation d’avoir favorisé, lors des privatisations, la prise de participation de la deuxième banque israélienne Léumi par l’un de ses amis a été abandonnée, faute de preuves. D’ailleurs, lancée en pleine guerre du Liban en 2006, elle l’avait fragilisé auprès de ses collègues du gouvernement au point de le mener à un échec et à son retrait de la vie politique.

Inculpation de l’ancien premier ministre

         
    L’ex-premier ministre n’est pas au bout de ses peines puisqu’il est impliqué, du temps où il était maire de Jérusalem, dans le plus grand scandale de corruption depuis la création de l’Etat juif. Il est inculpé, avec son bras droit de l’époque qui lui a succédé à la mairie, le rabbin Uri Lupolianski, et onze autres personnes dont l’ancienne chef de cabinet Shula Zaken, d’avoir touché un million de dollars pour favoriser l’émergence d’un luxueux projet immobilier «Holyland». Les pots de vins leur auraient été remis par un de leurs amis, l’avocat de renom et homme de confiance d’Olmert, Ouri Messer, qui a été incarcéré durant l’enquête.
     Les exemples viennent d’en haut et pourrissent une jeunesse qui ne peut plus s’accrocher aux fondamentaux hérités du temps des personnages historiques qui ont créé l’Etat avec beaucoup d’esprit de sacrifice. Le temps des pionniers est dépassé et la course à l’argent est enclenchée.
      Même une institution vénérée  comme Tsahal a été ébranlée par ses mêmes enfants qui se chargent de défendre les frontières menacées. Avec l’affaire Anat Kam, des documents secrets et volés sont passés entre les mains des journalistes. La limite étant à présent franchie, d’autres actions plus dramatiques, qui n’auraient que le profit comme intérêt, pourraient aider un jour ceux qui sérieusement envisagent d’éradiquer l’Etat juif. Certes chaque acte pourrait toujours trouver justification dans des motivations politiques, ou des déviations intellectuelles ou la  recherche du sensationnel.
      A cette allure, les ennemis d’Israël n’ont pas besoin de s’activer. Il leur suffit de cueillir les conséquences des turpitudes de quelques dirigeants pourris par les méfaits et la soif de l’argent. Les citoyens, qui voient leurs rabbins, dignes représentants de la morale et du désintérêt financier, se comporter en hommes d’affaires douteux, perdent leurs repères. L’Etat d’Israël est devenu un pays semblable à tous les autres puisqu’il perd peu à peu de son auréole originelle. Plus dure sera la chute. 
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mordeh'ai - dans Société
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 00:29

Par Dore Gold

Pour Israel Hayom

http://www.israelhayom.com/site/newsletter_opinion.php?id=1150/

Adaptation française par Mordeh'aï pour malaassot ©2012

http://malaassot.over-blog.com/

 

La semaine dernière, l'administration Obama a annoncé une série de ventes d'armes massives à des pays arabes. Il y en avait pour 29,4 milliards de dollars pour l'Arabie Saoudite qui comprenait 84 avions de chasse F-15, ainsi que la modernisation de 70 autres existants. La vente inclura la dernière génération de missiles air-air  à guidage de précision et des missiles air-sol qui fonctionnent sous toutes les conditions météorologiques, de jour comme de nuit. Les éléments de ce "package" étaient déjà parues l'an dernier lors d’une vente de 60,5 milliards de dollars qui avait été annoncé en Octobre 2010.

La semaine dernière, il y avait aussi une autre vente beaucoup plus petite de 3,8 milliards de dollars de matériel américain pour les Emirats Arabes Unis, y compris la plupart des systèmes anti-missiles comme le THAAD - qui, comme le H’etz (Flèche) Israëlien, a été conçu pour intercepter les missiles balistiques d'Etats hostiles comme l'Iran. Enfin, il apparaît que l'administration va de l'avant avec un "package" de 11 milliards de dollars, d’avions de combat et de tanks, qui seront fournis à la nouvelle armée irakienne. Ce développement est particulièrement préoccupant étant donné l'orientation pro-iranienne de son Premier ministre, Nouri al-Maliki, qui occupe également les fonctions de ministre de la défense de l'Irak.

 

Israël et les Etats-Unis ont discuté de ces ventes pendant des décennies. Parfois, les deux parties sont entrées en âpres conflits, comme lorsque l'administration Reagan a cherché à vendre le système aéroporté d'alerte et de contrôle (AWACS) aux Saoudiens en 1981. D'autres fois, les Etats-Unis et Israël ont mis au point des accords de compréhension. En 1978, lorsque l'administration Carter a vendu le premier F-15 à l'Arabie Saoudite, Israël a eu des assurances qu'ils ne seraient pas équipés de réservoirs supplémentaires de carburant, ou de supports spéciaux pour de lourdes charges de bombe, ou du dernier missile air-air. Par ailleurs, les F-15 ne seraient déployés que sur les bases aériennes éloignées comme Dhahran, Khamis Mushayt, et Taif, mais pas à Tabouk, qui est à environ 150 kilomètres de la frontière israélienne.

Israël craignait que même si l'Armée de l'air saoudienne n'a pas attaqué Israël, l'Aviation Israelienne a dû prendre en compte cette possibilité dans le contexte d'une guerre générale avec les Etats arabes, et elle devrait donc réduire le nombre d'avions opérationnels, qu’elle avait de disponible pour le front principal dans un futur conflit, afin de les tenir en réserve dans le cas ou les Saoudiens rejoignaient les belligérants. Washington laissera tomber la plupart de ces limitations sur l'Armée de l'air saoudienne dans quelques années, mais elles ont néanmoins servi à montrer comment Israël et les Etats-Unis traitaient l'intérêt américain dans le montage de l'aviation saoudienne .

 

Après la lutte pour la vente des AWACS à l'Arabie Saoudite, l'administration Reagan a commencé à parler

explicitement d'un engagement américain à maintenir " un avantage qualitatif militaire d’Israël " qui a été maintenu par toutes les administrations depuis lors. En annonçant le dernier "package" d'armes pour l'Arabie saoudite, Andrew Shapiro, le secrétaire d'État adjoint pour les affaires politico-militaires, lors d'un briefing au Département d'Etat a assuré les journalistes que la vente " ne diminuerait pas l’avantage qualitatif militaire d’Israël ".

 

Quel devrait être l'approche israélienne à ces ventes importantes? De toute évidence, le contexte stratégique pour Israël au Moyen-Orient a changé complètement. Dans la lutte contre l'Iran, la principale menace aujourd'hui au Moyen-Orient, Israël et l'Arabie Saoudite sont effectivement du même côté, même si ils n'ont pas de relations diplomatiques. Néanmoins, il y a certaines considérations qu’Israël doit prendre en compte et soulever dans son dialogue avec les Etats-Unis, surtout quand il aborde la manière de préserver l’avantage qualitatif militaire d'Israël.

Il ya le risque que les technologies avancées occidentales transférées à certains Etats arabes se retrouveront dans les mains des Iraniens. Dans les années 1970 et 80, les porte-parole israéliens parlaient de l'instabilité des régimes arabes. A cette époque c’était un faux argument, même si il a plu sur les chaînes de télévision américaines. Aujourd'hui, avec les insurrections continues dans le monde arabe, cette opposition est devenue un argument légitime. Personne ne peut dire avec certitude que les régimes arabes qui entourent Israël seront toujours là dans deux ou trois ans avec la propagation des révoltes de la rue arabe.

 

En outre, si certains pays arabes estiment que les Etats-Unis et ses alliés occidentaux vont se concilier avec une bombe iranienne, offrant seulement une politique incertaine de confinement, certains seront sans doute prêts à changer de camp et rejoindre le bloc iranien. C'est exactement ce qui s'est passé au Qatar en 2007, lorsque l'administration Bush a publié l'Estimation d'Intelligence nationale (NIE), qui a affirmé à tort que l'Iran avait arrêté son programme d'armes nucléaires. Ce qui suit généralement un changement de cette sorte sont des exercices communs et une opportunité pour les Iraniens d'inspecter les armes américaines utilisées par leurs nouveaux alliés arabes. En raison de ces sortes de préoccupations, Israël a lui-même annulé une vente de 141 M $ de systèmes de renseignement aérien à la Turquie.

 

Une question qui revient de temps à autre, est de savoir si la vente de systèmes avancés d'armes américaines devrait être liée à des progrès du processus de paix. Dans les années 1970, les Etats-Unis avaient l'habitude de compenser ainsi les risques pris par Israël, lorsqu’Israël a accepté de se retirer de Giddi et de la passe de Mitla dans le Sinaï et ensuite a accepté de se retirer entièrement du Sinaï lors de la signature des Accords de Camp David, il avait été récompensé par la livraison de nouvelles générations d'avions de combat.

Récemment, Israël a conclu un accord avec les Etats-Unis pour la fourniture d'avions furtifs F-35, mais alors l'idée a été soulevée d'augmenter la taille de la vente si Israël convenait d'un gel de la colonisation. Lier l’avantage qualitatif militaire d'Israël au processus de paix, Mahmoud Abbas aurait un droit de veto sur la modernisation de l'Armée de l'Air israélienne, et ceci devrait toujours être évité.

 

Les Ventes d'armes aux Etats arabes sont susceptibles de devenir plus controversée dans les années à venir. Si un régime arabe comprend les Frères musulmans, il y aura des voix à Washington qui diront que les Etats-Unis ont besoin de les garder du côté de l'Occident, en dépit des risques clairs qui en résulteraient.

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mordeh'ai - dans Sécurité
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 22:41

Editorial de la semaine

 Par Marc Femsohn pour Guysen International News 

 5 janvier 2012

Reçu par mail

DR 2012 Femhson


La politique de Téhéran consistant à laisser peser une épée de Damoclès sur le libre trafic du pétrole dans le détroit d'Ormuz et, par conséquent, sur l'économie mondiale, constitue une escalade dans la confrontation avec les Occidentaux en général, et avec Washington en particulier. Les Iraniens, de plus en plus isolés, sont en train de commettre leur première véritable erreur fatale.

Le problème de tous les régimes autoritaires est leur aveuglement, leur arrogance, l'ivresse de leur violence et de leur totalitarisme qui les conduit généralement à leur perte.

On l'a vu avec Kadhafi, on le constate, actuellement avec "Boucher" el Assad et il en sera de même, à moyen terme, avec les mollahs de la République islamique. Rappelons-nous d'ailleurs un parallèle troublant.
En 1967, le nationaliste Nasser règne d'une main de fer sur l'Egypte depuis 1956. Il a fait de la défense des Palestiniens son fond de commerce. Il veut jeter les Juifs à la mer. "Notre objectif sera la destruction d'Israël. Le peuple arabe veut se battre", déclare le raïs. Enivré de son pouvoir sur les masses qui le portent aux nues, Nasser commet l'erreur fatale : le 23 mai 1967, il bloque le détroit de Tiran paralysant ainsi l'accès au port d'Eilat et l'approvisionnement en pétrole…iranien d'Israël.
 
S'en suivra la Guerre des Six-Jours dont nous connaissons tous l'issue, grâce à laquelle beaucoup d'entre nous franchirent le pas et vinrent s'installer en Israël afin de participer à la destinée du Peuple Juif sur sa terre.
 
L'histoire est donc en train de se répéter. En effet, Ahmadinejad, qui n'est d'ailleurs qu'un fantoche manipulé par les mollahs, est le chantre du nationalisme iranien assaisonné à la sauce chiite islamique. Il veut redonner à l'Iran sa suprématie au Moyen-Orient et pour cela, il a besoin du nucléaire. Il porte les espoirs de la majeure partie du monde arabo-musulman et fait rêver la rue arabe tout comme la rhétorique nassérienne panarabiste à l'époque.
 
Il s'est promu défenseur des Palestiniens, prône la destruction d'Israël et ne verrait pas d'un mauvais œil tous les Juifs à Auschwitz, qui n'a d'ailleurs pas existé pour lui. Bref, il est l'ennemi n° 1 d'Israël et des Occidentaux, un peu comme son papa spirituel, Gamal Abdel Nasser.
 
Et voilà qu'il brandit la menace de la fermeture du détroit d'Ormuz en cas de nouvelles sanctions internationales et met en garde Washington. "Nous conseillons au porte-avions américain qui a traversé le détroit d'Ormuz et se trouve en mer d'Oman de ne pas retourner dans le Golfe persique", a déclaré le général Attaollah Salehi, ajoutant que "la République islamique d'Iran n'a pas l'intention de répéter son avertissement".
 
Pour les Etats-Unis, il s'agit là du premier pas vers le "casus belli", comme le fut le détroit de Tiran pour Israël en 1967. En outre, les Iraniens s'y prennent beaucoup trop tard, car défier un président américain en pleine campagne électorale est une erreur manifeste d'agenda. Obama pourrait ne pas rester les bras croisés devant une telle provocation, même après son éventuelle réélection, aidé en cela par le Royaume Uni dont le ministre de la Défense vient d'affirmer que son pays n'hésitera pas à utiliser la force militaire.
 
Il est vrai que le calcul des ayatollahs n'est pas innocent. Chaque menace pesant sur le trafic pétrolier dans cette région fait grimper le prix du baril et augmente mathématiquement les revenus de l'Iran. Voilà pourquoi, les mollahs deviennent hystériques, lorsque les Occidentaux brandissent le sceptre de l'embargo sur l'achat de pétrole iranien qui aurait pour conséquence la chute des cours, d'autant que l'Arabie saoudite et les autres monarchies du Golfe se sont engagées à augmenter leur production et à compenser tout manque.
Les Chinois continueront de se fournir en Iran, mais, avec eux, pas d'état d'âme, ce sera la saison des soldes, les Iraniens devront vendre à un prix de misère. Un vrai scénario catastrophe pour la République islamique.
 
L'affaire ne se présente donc pas si mal pour les Américains et les Israéliens. Dans un premier temps, Washington craignait d'être mis devant le fait accompli par une opération en solo de Jérusalem contre les sites nucléaires iraniens, mais des conversations très "discrètes", il y a quelques jours, ont remis les pendules à l'heure. On s'est mis d'accord sur les "lignes rouges" au-delà desquelles une action militaire sera inévitable. Netanyahou s'est engagé à ne rien faire sans prévenir Obama, de leur côté les Américains ont assuré qu'ils agiront si ces fameuses lignes rouges sont franchies par Téhéran, les Israéliens ayant ainsi l'assurance de ne pas être les seuls à mettre les mains dans le cambouis.
 
Nos dirigeants ont maintenant acquis la conviction que Washington n'essaie pas de freiner Israël, mais que les Américains sont déterminés à empêcher Téhéran d'atteindre la capacité nucléaire. Lorsque le secrétaire à la Défense Leon Panetta déclare que les Etats-Unis feront tout ce qui est nécessaire pour éviter que la République islamique n'acquière la bombe nucléaire, il émet un double message subliminal : il avertit Ahmadinejad qu'il ne bluffe pas et il confirme à Netanyahou que l'accord des "lignes rouges" sera appliqué.
 
La pression sur Téhéran devient donc de plus en plus forte. Les ayatollahs se sont engagés sur une voie sans retour, car ils doivent sans cesse donner des gages à la population pour prouver leur force vis-à-vis des "Infidèles" occidentaux et des "Sionistes". Les mollahs sont prisonniers de leur système. La question n'est donc plus de savoir si une opération militaire aura lieu, mais quand ?
 
Le nationalisme arabe nassérien est mort alors qu'Israël est toujours là, plus fort que jamais. Ahmadinejad et le Guide de la Révolution devraient relire l'Histoire, le problème, c'est qu'ils sont des négationnistes. Tsahal est prêt…

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mordeh'ai - dans Tribune libre
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 15:32

Par Ron Jager  

Publié: 04 Janvier,2012

http://www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/11078

Adaptation française par Mordeh'aï pour malaassot ©2012

http://malaassot.over-blog.com/

 

Il est maintenant temps de rappeler de tout ce qui doit être dit au sujet d'Obama.

 

Prêcher, c'est ce que Barack obama-clown-movie.gif image by betelgeuse_04 Obama sait faire de mieux et il le fait bien. Le dernier "plus grand spectacle du monde" * d’Obama a été sa prestation à la récente convention biennale de l'Union du judaïsme Réformé, ces 5000 Juifs réformés présents ont fait à Obama presque autant de standing ovations que le Congrès au Premier ministre israélien Netanyahu au printemps dernier.

 

En poussant à l’extrême toutes les inclinations de droite et en disant à ces juifs libéraux ce qu'ils voulaient entendre, Obama ne pouvait pas faire d’erreurs. Obama a accueilli un Seder de Pessah, et a organisé des cérémonies d'allumage de bougies de Hanoukka à la Maison Blanche, sans jamais perdre l'occasion de jouer sur ce qui fait craquer les Juifs libéraux.

 

Ne faites pas attention au printemps arabe nourri et soutenu par Obama se transformant en cauchemar d'extrémisme islamique, ne faites pas attention à la marche triomphante de l'Iran vers la capacité nucléaire en raison de l'inaction d'Obama au cours des trois dernières années, souvenez-vous des trois ans gâchés de "retenir l'Iran" et ne rien faire pour cela, ne pas faire attention au danger très réel que l'Egypte abrogera l'accord de paix avec l'Israël puisque les Frères Musulmans d'Egypte commencent à être à la tête du gouvernement égyptien, ils ont fait partie aussi des grands plans d'Obama pour le Moyen-Orient.

 

Ne faites pas attention à la débandade budgétaire d'Obama et à la dette nationale excessive de l'Amérique qui s’est montée à 15 trillions de dollars en l'espace de trois ans. La conclusion est "ne permet à personne d'autre de dire une autre histoire,” Comme j'ai dit, le plus grand spectacle au monde.

 

Le record du Président Obama envers Israël a été le sujet du débat ininterrompu depuis qu'il a pris le pouvoir et compte tenu de sa doctrine qui a échouée et de sa naïveté lorsqu'il s'agit d'Israël, on ne peut pas éviter la grave préoccupation de douter de ses intentions envers Israël s’il devrait être réélu.

 

Nous, le peuple pensons, que l’on ne devrait pas rejeter son succès dans le traitement et le marketing de sa philosophie libérale sur les questions intérieures et tirer des conclusions erronées au sujet du bilan d'Obama en matière de sécurité d'Israël c’était parfaitement bien orchestré à la Convention de l'Union du judaïsme réformé.

Israël a besoin à la Maison Blanche d'un ami plus fiable que le président Obama. Seule une Maison Blanche qui croit vraiment et apprécie Israël, qui encourage et soutient les intérêts américains au Moyen-Orient, à sa juste valeur peut être considéré comme un ami d'Israël. Obama ne correspond pas à cette description, Obama va toujours considérer Israël comme une monnaie d'échange pour se faire aimer des masses islamiques, nous avons vu cela avec l'Iran, et nous avons vu aussi comment Obama abandonne ses alliés au Moyen-Orient l’un après l’autre .

 

Ces dernières semaines Obama s'est vanté presque à chaque occasion qu’il est le meilleur ami d'Israël qui a fait le plus pour Israël qu’aucun autre de ses prédécesseurs, nous rappelant à maintes reprises "ne vous laissez pas conter d’autre histoire."

 

Maintenant pour les faits; la vraie histoire - elle est très différente du récit imaginaire et complexe qu’Obama voudrait faire passer pour vérité. Dès son tout premier jour d’entrée en fonctions Obama a fait une affaire personnelle de la relation entre les États-Unis et Israël. Rappelez-vous le discours du Caire au début de sa Présidence dans lequel il a dessiné une équivalence morale entre l'Holocauste et la situation critique "des Palestiniens" (les Arabes de la Judée et Samarie) concluant que la "Nakba" était le début de l'Holocauste des "Arabes palestiniens".

 

Cette tentative d'Obama de prendre ses distances avec Israël est la principale raison pour l'Autorité palestinienne et son leader, le Négationniste et Président non élu Mahmmud Abbas de décider de boycotter le gouvernement élu d'Israël, d'abandonner et éviter toutes négociations avec Israël, d'ignorer les intérêts américains en s’adressant unilatéralement aux Nations Unies.

 

Aucun autre président n'a fait plus pour saper l’identité de Jérusalem comme capitale éternelle d’Israël..

 

Vous imaginez toutes les capacités de nuisances aux dépens d'Israël qu’Obama aurait pu développer, s’il n’avait pas toutes les contraintes électorales qui le freinent?/ Après quelques mois d'incessantes et souvent impitoyables attaques Républicaines contre Obama et face à des sondages prédisant un détournement potentiel de juifs de son camp, Obama se sert de ses apparitions pour prêcher devant des foules à domicile.

 

Il est maintenant temps de nous rappeler tout ce qui doit être dit au sujet d'Obama. Il est temps maintenant d'obtenir tous les faits avant que les médias nationaux ne convainquent le public que si les Républicains sont élus, ce sera la fin du monde.

 

Depuis 1945, les Démocrates ont eu la Maison Blanche pendant 31 ans et les Républicains 36 ans. En dépit des prédictions répétées que ce serait,la fin du monde à chaque fois qu'il y a eu un changement le monde ne s’arrêtera pas non plus cette fois Si les Républicains remportaient la Maison Blanche en 2012.

 

Maintenant il est le temps de rappeler clairement au peuple américain que "le plus grand spectacle au monde" ne cachera pas les échecs colossaux d'Obama peu importe comment sans cesse nous avons tous parlé de la Présidence réussie d'Obama. Obama a parlé de son appui à la sécurité d'Israël, alors que certains disent qu’il a beaucoup fait pour saper la position diplomatique d'Israël et renforcer ses ennemis.

 

La question que nous devons nous poser est simple: l’Amérique est-elle mieux aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a quatre ans?

 

Vous connaissez le vieux dicton - «Vous pouvez tromper tout un peuple une partie du temps et certaines personnes tout le temps, mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps."(Abraham Lincoln) 

 

Plus sur cet éditorialiste

L'auteur, un vétéran de 25 ans de l'IDF, a servi comme officier de santé mentale sur le terrain et le commandant de la clinique psychiatrique militaire centrale pour les soldats de Réserve à Tel-Hashomer. Depuis sa retraite du service actif, il fournit des services de consultance à l’ONG Psycho pour la mise en œuvre et les programmes de psychoéducation pour les collectivités dans le Nord et le Sud d'Israël et il est conseiller stratégique auprès du directeur du Bureau de liaison du Shomron.

* The "greatest show on earth." Cette citation a été attribuée à PT Barnum de la célèbre Ringling Bros Barnum and Bailey Circus, le "plus grand spectacle sur terre."

Photo de clown http://photobucket.com/images/obama%20clown/

 

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mordeh'ai - dans Politique
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 09:38

 "Zokh’rot" utilise cyniquement des anciens du Palmah’

par Shraga Blum

05/01/2012

http://www.israel7.com/

 

Encore un autre scandale dans les activités d’organisations israéliennes qui sabotent la légitimité même de l’Etat d’Israël. Les buts avoués de l’association "Zokh’rot" sont «d’amener le public israélien à reconnaître la ‘Nakba’ palestinienne», qu’elle décrit comme «la destruction, l’expulsion, le pillage, les massacres, les viols et le maintien en exil subis par les Arabes de Palestine de la part des juifs». L’organisation déploie une intense activité « pédagogique » auprès de la population juive israélienne afin qu’elle « avoue sa responsabilité dans la tragédie des réfugiés et qu’elle reconnaisse un droit au retour intégral de tous les Palestiniens ».

 

Cette fois-ci, l’organisation nocive s’est mis en tête d’attaquer un nouveau projet en recueillant des « témoignages » auprès d’anciens combattants du Palmah’ avouant qu’ils auraient soi-disant perpétré des crimes de guerre lors des combats de 1948. Eitan Bornstein, secrétaire-général de "Zokh’rot" explique «qu’il s’agit d’un pas de plus vers la perpétuation de la ‘Nakba’ en Israël, comme cela avait été fait après l’ère de l’apartheid en Afrique du Sud, et où d’anciens soldats avaient avoué leurs crimes de guerre»!!

 

Reprenant la propagande grossière de l’Autorité Palestinienne, Bronstein indique «que ce que les Israéliens refusaient d’entendre était que l’occupation de la Palestine n’avait pas commencé en 1967 mais en 1948, et qu’elle était présente à Tel-Aviv, Haïfa, Lod ou Ramleh». Il est fier de dire «que son association veut raconter l’histoire de tous les villages palestiniens rayés de la carte par Israël et Tsahal» !

 

Cette nouvelle campagne jouit évidemment d’un grand succès dans le monde arabe mais a indigné l’immense majorité des anciens membres du Palma’h, qui s’insurge contre leurs rares camarades qui se sont prêtés à ce jeu obscène, parmi eux un certain Amnon Neuman, dont les «aveux» diffusés sur le Net ont déjà provoqué des remous. L’ancien ministre Raphy Eitan, lui-aussi ancien membre de ces brigades, estime «que la place de ces traîtres est en prison». Celui qui commandait une unité de combattant du Palmah’ est formel : «Le Palmah’ était l’une des armées les plus morales qui existaient, et je peux témoigner que lorsque nous organisions des représailles après un attentat arabe, nous ne cherchions que les coupables et jamais les femmes, les enfants ou les vieillards!» Eytan précise «qu’il y a pu avoir des morts innocents car les combattants arabes trouvaient refuge dans des villages et se cachaient derrière la population». Pratiques qui n’ont pas changé. La Guerre d’Indépendance était une guerre pour notre survie», poursuit-il, et n’en déplaise à "Zokh’rot", si les Arabes avaient gagné, nous, les juifs, ne serions plus-là ».

 

L’écrivain Israël Wissler, habitant le Kibboutz Netiv Ha-Lamed-Hé, ancien du Palmah’ lui-aussi n’a pas de mots assez durs envers ceux qui profèrent de telles accusations contre cette armée et rappelle : «C’était une guerre impitoyable, comme toutes les guerres. Ils nous tiraient dessus et nous leur tirions dessus, mais nous tentions toujours de préserver la pureté des armes». Il dit ne pas saisir «cette volonté de "Zokh’rot" de faire des auditions d’anciens du Palmah’ dans un tel objectif»!

 

«Il n’y a que des gens qui ne connaissent rien aux réalités de la guerre qui peuvent agir comme le font ces organisations», conclut l’ancien ministre Eitan. Ou de misérables individus pétris de haine de soi.

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mordeh'ai - dans Société