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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 13:52

Par JONATHAN SACKS

Jerusalem Post http://www.jpost.com/Opinion/Op-EdContributors/Article.aspx?id=225179 16/06/2011

 Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 

Ceux qui dénient aux Juifs ou à Israël leur liberté perdront, ou ne gagneront pas la leur.

Pour les Juifs d’Europe, cette époque est à la fois la meilleure et la pire. Prenons la communauté juive britannique comme exemple.

Au cours de 20 dernières années, nous avons construit plus d’écoles d’externat juives qu’au cours des 355 années antérieures de notre histoire ici. Culturellement, une communauté considérée comme moribonde il y a une génération, peut s’enorgueillir d’un centre culturel, d’un centre communautaire en construction, de semaines du livre juif, de festivals d’arts, de musique et de films, et d’un évènement éducatif pour les adultes – le Limoud – qui a inspiré des ramifications dans 50 autres centres à travers le monde juif.

Des Juifs sont proéminents dans tous les domaines. Aussi bien les présidents de chambres parlementaires à la ‘Chambre des Communes’ et à la ‘Chambre des lords’, sont juifs. Nous avons eu ces dernières années, deux Présidents de la Cour suprême de Justice, et des dirigeants juifs à Oxford et Cambridge. Un rédacteur en chef juif du journal ‘The Times’ et des dirigeants juifs aussi bien dans les Partis Conservateur et Travailliste. Non seulement les Juifs sont-ils respectés, mais il en est de même pour le judaïsme. La voix morale juive est devenue une partie significative de la conversation nationale.

Voilà d’étonnantes réalisations. Mais elles sont assombries par le troublant phénomène d’un nouvel antisémitisme se répandant comme un virus à travers l’Europe. Cela exige une explication. Après tout, après l’Holocauste, s’il y avait une chose sur laquelle les gens de bonne volonté étaient d’accord à travers le monde, c’était : « Plus jamais ça ».

Toute la culture d’après-guerre de l’Occident – du monde même – était orientée dans cette direction. Au-delà de la détermination qu’il ne devrait plus jamais y avoir un autre Holocauste, vint la Déclaration des Droits de l’Homme des Nations Unies, le concept de « crime contre l’humanité », l’idée que le racisme est un vice, le mouvement du dialogue interconfessionnel, et le changement historique de la Chrétienté connu sous le nom de Vatican II, Nostra Aetate.  Comment alors l’antisémitisme revient-il dans les nations mêmes qui ont promis de ne jamais le réitérer ? La réponse cynique est qu’il n’est jamais mort, il est seulement devenu souterrain. Il y a un filet de vérité en cela, mais très ténu. Comme ligne de raisonnement, c’est profondément trompeur. Car le nouvel antisémitisme est seulement dirigé en second lieu contre les Juifs en tant qu’individus. Sa véritable cible, ce sont les Juifs comme nation – en Israël.

Ce qui est arrivé en notre temps est un phénomène extraordinairement subtile qui ne peut être compris qu’en revenant deux siècles en arrière, à l’âge de Lumières et à la Révolution Française. Depuis des siècles, l’Europe avait été défigurée par un antijudaïsme chrétien brute, d’inspiration théologique. Les Juifs étaient accusés d’empoisonner les puits, de répandre la peste, de profaner l’hostie et de tuer des enfants chrétiens.

Les Juifs n’étaient pas les seules victimes de l’Eglise : des sorcières et des hérétiques étaient aussi livrés au bûcher. Puis, après la Réforme, des Chrétiens commencèrent à tuer leurs coreligionnaires en Europe lors des grandes guerres de religion.

C’est alors que les gens d’esprit déclarèrent : « Assez ». Cela conduisit à l’ascension de la science, à l’âge de raison, à la doctrine de la tolérance et finalement à l’émancipation des minorités jusqu’alors sans voix au chapitre, y compris les Juifs. Ce fut l’époque la plus brillante de l’histoire européenne, et ce fut précisément en ce temps-là, à Paris, Berlin et Vienne – les centres les plus sophistiqués de tous – qu’une nouvelle forme de haine est née : l’antisémitisme racial. Comme le virus le plus mortel que l’Occident ait jamais connu, il conduisit des êtres humains par ailleurs ordinaires, convenables, à faire, ou à rester des témoins passifs, d’actes indicibles.

Ce n’était pas un simple phénomène. L’antisémitisme du 19ème siècle n’était pas l’antijudaïsme rudimentaire de l’Eglise. De même, le nouvel antisémitisme du 21ème siècle n’est pas l’antisémitisme raciste des 19ème et 20ème siècles.

Il n’est pas dirigé contre les Juifs comme individus, mais contre les Juifs comme nation. Il ne se répand pas par des moyens conventionnels, mais par les nouvelles technologies de communication – sites Internet, email, ‘blogs’ et réseaux sociaux – qui sont presque impossibles à surveiller et à contrôler.

Son attaque la plus brillante, et même diabolique, a été d’adopter comme armes les plus puissantes les défenses mêmes créées contre le vieil antisémitisme. Il accuse Israël des cinq pêchés cardinaux suivant l’Holocauste : racisme, apartheid, crimes contre l’humanité, nettoyage ethnique et tentative de génocide.

Il est subtil, sophistiqué, et terriblement efficace.

Il est conçu pour tromper, et cela marche. Des Juifs israéliens et américains le considèrent comme une menace à la communauté juive européenne, ce qu’il est, mais seulement en second lieu. La véritable cible, c’est Israël. C’est une attaque contre Israël là où il est le plus vulnérable, à savoir parmi les classes qui forgent l’opinion d’Europe. Si Israël est délégitimé à leurs yeux, cela ne laisse que l’Amérique, et le jugement judicieux des ennemis d’Israël est que, quand il s’agira de soutenir Israël, à long terme l’Amérique ne continuera pas seule.

C’est une partie d’Echec à plus terme et plus froidement calculée que les gens ne le réalisent. Elle a pour objectif la destruction de l’Etat juif. Pour la contrer, cela nécessite une réponse juive mondiale coordonnée au-delà de tout ce qui a été envisagé jusqu’à présent. Ce n’est pas non plus une bataille qui peut être menée par les Juifs seuls. Sans alliés, les Juifs et Israël perdront.

Cela signifie le recadrage de la discussion. L’antisémitisme est toujours un symptôme de quelque chose de plus pénétrant, une tension irrésolue au sein d’une culture, qui commence par cibler les Juifs mais ne s’arrête jamais avec eux. Ce n’étaient pas les Juifs seuls qui mouraient aux mains de la Chrétienté médiévale, de la Russie tsariste, de l’Allemagne nazie ou de la Russie stalinienne : c’était la liberté elle-même.

Il en sera de même au 21ème siècle. Ceux qui dénient aux Juifs ou à Israël leur liberté perdront, ou ne gagneront pas la leur.

L’auteur est le Grand Rabbin du Royaume Uni et du Commonwealth depuis 1991, et il est membre de la Chambre des Lords depuis 2009. Il discutera de l’avenir de la communauté juive européenne au sein d’un panel d’experts à la fin de ce mois à la troisième Conférence Présidentielle Israélienne : « Faire face à demain en 2011 à Jerusalem ».

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mordeh'ai - dans Société
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 10:35

par Dore Gold

Source : http://www.jcpa-lecape.org/

15/06/2011

 

44 ans se sont déjà écoulés depuis la guerre des Six Jours mais la question des droits légitimes de l'Etat juif et ses revendications à des frontières défendables sont toujours d’actualité.

Nous avons toujours souligné le fait qu’avant juin 1967 la largeur du pays n’était que de 15 kms dans la région de Netanya. Certains peuvent en déduire que des Etats ayant la « taille fine » aspirent à étendre leurs frontières, mais ce n'est pas le cas.

Les droits juridiques d’Israël à obtenir pour des raisons sécuritaires des territoires au-delà de la ligne verte ainsi que ses droits sur Jérusalem émanent de circonstances particulières de la guerre des Six Jours et ont été reconnus par d'éminents juristes internationaux.

Pour exemple, en 1970 dans un article paru dans la revue prestigieuse du droit international The American Journal of International Law, le juriste Stephen Schwebel, nommé plus tard, Procureur général au Département d’Etat, et ensuite Président de la Cour internationale de Justice à la Haye explique : "lorsque des territoires sont occupés à la suite d'une guerre, les circonstances entourant la crise affecte après et directement aux droits internationaux des deux parties." Deux faits importants ont influé sa position : Premièrement; Israël a agi en légitime défense. C’est-à-dire, la prise des territoires n'est pas un acte d’agression mais en réponse à une attaque armée. Rappelons sur ce point, les tentatives de l’URSS d’adopter des lois aussi bien à l’Assemblée générale de l’ONU qu’au Conseil de sécurité définissaient Israël comme agresseur, mais ces tentatives ont échoué parce que la communauté internationale a reconnu qu'il s'agissait bien d'une guerre de légitime défense.

Schwebel fait aussi référence à la revendication de la Jordanie à sa propriété juridique sur les territoires perdus lors de la guerre et il les qualifie d'extrêmement problématiques.

Il rappelle que l’invasion jordanienne en Cisjordanie et à Jérusalem, en en 1948, était illégale. Et par conséquent Schwebel conclut : « Israël a un droit de propriété sur ces territoires, qui étaient dans le passé sous le mandat britannique, autant plus que tout autre pays qui les a conquis par la force. Il a noté aussi qu’Israël a un argument juridique plus fort sur "tout" Jérusalem.

Ses observations reflètent effectivement la résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui n’a pas exigé d’Israël un retrait complet aux lignes d'avant juin 1967.Il explique que ces lignes n’ont jamais été une frontière internationale mais des lignes d’armistice et qu’Israël a le droit de les remplacées par des frontières sûres et reconnues./ Schwebel n’est pas une voix isolée parmi les juristes internationaux et les diplomates. Le professeur Elihou Lotrfachte de l’université de Cambridge, et ancien conseiller juridique de l’Australie, a soutenu l’unification de Jérusalem en 1967 et l'a qualifié de légale et valide.

Il explique que le dernier à avoir une souveraineté juridique sur Jérusalem était l’empire ottoman qui a régné dans la région durant quatre siècles consécutifs de 1517 à 1917. Juste après la Première Guerre mondiale, l’empire ottoman a renoncé officiellement à sa souveraineté sur Jérusalem et sur les autres territoires situés au sud de la Turquie moderne. De ce fait, une suspension ou un ajournement de la souveraineté fut créé conclut Lotrfachte.

En d’autres termes, nous avons assisté en 1948 à un « vide de souveraineté » en particulier à Jérusalem.

Ce vide a été donc comblé par Israël car Tsahal était dans l'obligation d'agir pour sauver la population juive de Jérusalem menacée d’extermination ou nettoyage ethnique. Le même principe s’applique également en juin 1967 lorsque les forces jordaniennes ont été les premières à tirer sur les quartiers juifs, et Tsahal a riposté en entrant à Jérusalem Est et dans la vieille ville comme acte de légitime défense.

Le professeur Eugène Rostow, doyen de l’école de Droit à l’Université Yale et ancien Secrétaire d’Etat adjoint au cours du mandat du président Lyndon Johnson a émis aussi une opinion dans ce sens. Son analyse se réfère également au mandat britannique et spécifiquement sur les « droits historiques du peuple juif » de reconstruire son foyer national. Rostow a fait valoir que les droits juridiques incorporés dans le mandat ont été conservés dans l’article 80 de la Charte des Nations Unies même après la dissolution de la Société des Nations.

Dans ce contexte soulignons que le droit international est différent du droit interne et local car il n'existe pas un gouvernement international qui promulgue des lois. Plusieurs facteurs déterminent ce qui est légal et illégal, tels que les accords internationaux et le comportement international.

La Convention de la Cour de Justice internationale de la Haye ajoute une autre source au droit international : « les analyses des chercheurs chevronnés du monde entier. » Cela veut dire que des experts en droit international ont un poids non négligeable dans leur jugement concernant les raisons et les conséquences de la guerre de Six jours.

Leurs positions concernant les droits légitimes d’Israël n’ont pas exclu la possibilité que l’Assemblée générale puisse prendre des décisions contraires aux droits juridiques. Mais lorsqu’on compare les résolutions non contraignantes devant les arguments des éminents juristes internationaux ces derniers le remportent largement.

Leurs arguments sont évidement bien connus des diplomates israéliens et ont été mentionnés à maintes reprises dans les discours des ambassadeurs d’Israël à l’ONU dans les années 70 et 80.

Toutefois, il est regrettable de constater que ces arguments ne servent plus la politique étrangère israélienne et la connaissance des droits juridiques d’Israël qui sont nécessaires dans le cadre des négociations de paix demeure l’exclusivité d’une poignée d’experts juridiques.

Les arguments prononcés à la tribune de l'ONU par Abba Eban et Haim Herzog il y a déjà quelques décennies sont toujours pertinents et valables. Il est important et impératif que les porte- parole israéliens aient le même degré de conviction personnelle dans la juste cause telle que l’ont exprimé leurs prédécesseurs.

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mordeh'ai - dans Histoire
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 09:21

Source: JPost (Copyrights)

Par IsraelValley Desk

Publié le 15 juin 2011

 

35 % des ados immigrants veulent être intégrés à une unité de combat lors de leur service au sein de Tsahal.

 

Shayetet4 Shayetet5 israeli_navy Shayetet19  Shayetet6

(photos: http://www.europe-israel.org/)

 

Les personnes nées en Israël sont de moins en moins favorables à la poursuite de l’immigration. Certains voient même l’arrivée de nouveaux olims comme un poids pour l’Etat. C’est ce que révèle une étude publiée mardi par le ministère de l’Intégration. Présenté lors de sa quatrième conférence sur l’intégration et l’immigration à Ashdod, mardi, le sondage a été réalisé auprès de 1000 jeunes Israéliens. Les résultats montrent que 17 % des personnes nées en Israël considèrent qu’il est temps d’arrêter de promouvoir l’aliyah comme une possibilité pour tous les Juifs du monde. 10 % considèrent que les nouveaux immigrants sont un poids pour l’Etat.

 

Malgré ces résultats négatifs, la grande majorité (85 %) des jeunes olims nouvellement arrivés et ayant participé à l’étude affirment se sentir totalement Israéliens ; 76 % déclarent parler hébreu avec leurs amis même s’ils continuent de discuter dans leur langue d’origine avec leurs parents. De plus, 35 % des adolescents immigrants expriment leur désir d’être intégrés à une unité de combat lors de leur service au sein des forces de défense d’Israël.

 

Le sondage s’est porté sur 1000 jeunes issus de plusieurs couches de la société israélienne. Des étudiants de grandes écoles, des soldats et des jeunes de 18 ans ne servant pas dans l’armée y ont ainsi participé. La moitié était des immigrants et l’autre moitié des natifs israéliens (sabras).

 

Le dernier rapport publié en 2010 par le ministère de l’Intégration et l’Agence juive pour Israël, a montré que plus de 19000 personnes se sont installées en Israël l’an passé, soit 16% de plus qu’en 2009.

Nombreux sont ceux, parmi les nouveaux arrivants, qui quittent les pays occidentaux libres et démocratiques, comme la Belgique, la Suisse, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis. La moyenne d’âge est d’environ 30 ans.

 

Les personnes nouvellement arrivées en Israël viennent de nombreux endroits dans le monde. On trouve ainsi des immigrants du Venezuela, de Malte, du Japon et du Rwanda. Cependant le groupe le plus important est celui constitué par les migrants de l’ancienne Union soviétique, des pays de l’est de d’Allemagne avec 7700 personnes – soit 40 % des nouveaux arrivants en 2010 – provenant de cette région.

 

Lors de la conférence, mardi, la ministre de l’Intégration, Sofa Landver a affirmé : “Seul un pays capable de mobiliser ses ressources pour intégrer de nouveaux arrivants pourra atteindre des résultats. Seul un pays qui investit dans l’apprentissage de la langue, se soucie de l’emploi et du logement des immigrants est capable de relever le défi de leur intégration.

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mordeh'ai - dans Société
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 23:13

 Par CAROLINE B. GLICK

 Jerusalem Post

 http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=224865

13/06/2011

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 

Au moment où les Israéliens se voient dénié leur droit à un discours public objectif du fait de la prédominance de la Gauche dans les media, de même les Juifs américains se voient dénié leur droit de désavouer ‘J Street’ du fait de la prise de contrôle par les Juifs américains Gauchistes radicaux des principaux groupes juifs paravents.

 

Shimon Schiffer et Nahum Barnea sont tous deux des commentateurs chevronnés du ‘Yediot Ah’aronot’, le plus grand journal israélien en circulation. Dans leurs articles paru vendredi dernier pour l’édition de fin de semaine du Yediot, ils ont démontré comment leur stratégie politique dicte leur façon de rapporter – au détriment de leurs lecteurs et de la démocratie israélienne. Ils ont aussi démontré les conséquences désastreuses de la prise de contrôle par la Gauche des institutions prédominantes dans les sociétés démocratiques.

 

L’article de Schiffer est centré sur l’attitude subversive du président Shimon Peres et mentionnait en sous-titre : “Subversif pour la Paix”./ Schiffer a publié des documents top secret rapportant la chronique de la longue histoire de Peres abusant de sa fonction pour subvertir les gouvernements légaux d’Israël et faire obstruction à leur politique.

 

L’article de Schiffer commençait par un compte-rendu des décisions actuelles de Peres de saper la politique étrangère du Premier ministre Benyamin Netanyahou. Selon les officiels du gouvernement Obama, au cours de sa récente rencontre avec le président des USA, qui précéda la visite orageuse de Netanyahou le mois dernier, Peres et Obama sont tombés d’accord pour qu’un futur accord entre Israël et les Palestiniens soit fondé sur la lignes de 1967, avec des échanges mutuellement agréés, impliquant des retraits israéliens de zones qui ont été sous sa souveraineté depuis 1949. Alors qu’il reconnaît que Netanyahou s’oppose totalement à ces paramètres et s’y opposera ouvertement si Obama les adoptait publiquement, Peres les adopta.

 

Son message au dirigeant des USA était clair : travaillez avec moi et nous obtiendrons des retraits israéliens. Travaillez avec le dirigeant élu d’Israël, et vous ne parviendrez nulle part./ Schiffer a ensuite montré que l’attitude de Peres n’est pas du tout nouvelle. En utilisant des documents classifiés de 1987 et 1988 quand Peres servait de ministre des affaires étrangères du Premier ministre d’alors Ytshak Shamir, Shiffer rapporta qu’à cette date, Peres conspirait avec le président égyptien de l’époque, Hosni Moubarak pour vaincre le Likoud aux élections de 1988. Peres essaya aussi de convaincre le gouvernement Reagan de se séparer de Shamir et de passer un accord avec lui uniquement. Ses efforts furent repoussés avec honneur par le secrétaire d’Etat d’alors, George Schultz, qui aurait dit à Peres qu’il ne pouvait pas ignorer le dirigeant élu d’Israël.

 

Schiffer rapporta que Peres collabora avec succès avec Moubarak pour saper la politique de Shamir de maintien du contrôle d’Israël sur Taba au cours des pourparlers de réalisation suivant Camp David.

 

Enfin, Schiffer rapporta qu’à l’été 1987, à l’insu de Shamir, Peres envoya Avraham Tamir, alors directeur général du ministère des affaires étrangères, au Mozambique, pour rencontrer secrètement le chef de l’OLP, Yasser Arafat. A une époque où les Israéliens se voyaient interdire, de par la loi, de maintenir le moindre contact avec tout membre de l’OLP. Ainsi, non seulement la rencontre de Tamir était-elle une grossière insubordination et une subversion. C’était un crime./ L’attitude indubitablement traîtresse de Peres n’a pas été le seul scandale que Shiffer a révélé dans son article. Sur le plan de la démocratie israélienne – tout aussi scandaleuse a été la collusion admise par Shiffer avec des opérations subversives de Peres.

 

En particulier, dans sa discussion de la réunion illégale de Tamir avec Arafat, Shiffer admit que « Tamir me parla à l’époque » de cette rencontre.

 

Ce que cela signifie, c’est que l’un des plus puissants journalistes savait depuis 24 ans que le directeur Général du ministère des affaires étrangères était envoyé par le ministre des affaires étrangères pour mener une rencontre illégale avec l’ennemi juré d’Israël derrière le dos du Premier ministre. Et il avait choisi de ne pas rapporter l’affaire. Il décida que les choix de Peres de conférer de la puissance aux ennemis jurés d’Israël contre les vœux exprimés par le Premier ministre et le grand public étaient plus importants que le droit du public de savoir ce qu’il faisait. Ainsi il cacha l’information au public. Pendant 24 ans.

 

Imaginez comment différents évènements ultérieurs auraient pu tourner si Schiffer avait rempli son devoir professionnel et informé le public en 1987 de l’engagement de Peres dans des activités illégales, dont l’objectif exprimé était de renverser le dirigeant élu du pays et de conférer de la force au pire ennemi d’Israël.

 

En comparaison avec la poisse de Schiffer, l’article de Barnea vendredi n’avait rien de particulier. Mais c’était un exemple représentatif des opinions constantes du commentateur politique le plus estimé en Israël pour distordre les évènements actuels d’une manière qui colle avec sa politique radicale.

 

Barnea ouvrit son essai par une description sympathique d’une délégation de cinq membres du Congrès américain, anti-israéliens, organisée par ‘J Street’. Barnea attaquait ensuite Netanyahou et ses ministres pour leur refus de rencontrer la délégation.

 

En lisant son article, vous n’auriez jamais deviné que les membres de la délégation étaient parmi les opposants les plus affirmés d’Israël sur la colline du Capitole. Et en lisant Barnea, vous ne sauriez pas que ‘J Street’ est un groupe de pression anti-Israël, qui a entre autres choses, pressé Obama de ne pas mettre de veto à une résolution du Conseil de Sécurité condamnant Israël pour avoir permis à des Juifs de construire sur leur propriété à Jerusalem, en Judée et en Samarie : le Congrès avec ce lobby n’a pas a fait passer une résolution condamnant l’incitation à la haine antijuive après le massacre de la famille Fogel ; et le Congrès sous pression du lobby n’a pas adopté de sanctions contre l’Iran.

 

Ce que vous apprendriez en lisant l’article de Barnea, c’est que les Israéliens ne devraient pas prendre à cœur l’immense soutien que nous avons reçu du Congrès parce que les 30 ovations debout que Netanyahou a reçues n’étaient rien de plus que de la politique théâtrale.

 

Le message sous-jacent du morceau de Barnea était clair. Les partisans d’Israël au Congrès ne sont pas vraiment des partisans, ils ont juste peur de contrarier le tout-puissant AIPAC. Et évidemment, si nous n’avons pas de vrais amis, alors tous ceux qui nous disent de nous tenir fermes sont des menteurs et des ennemis et ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’apprendre à aimer ‘J Street’ et ses membres anti-Israël au Congrès, qui partagent le projet politique de Barnea.

 

Il n’importe pas à Schiffer et à Barnea que la majorité du public s’oppose à leurs opinions. Il n’importe pas que la politique du gouvernement représente plus ou moins loyalement les positions du public qui l’a élu démocratiquement. Comme Schiffer l’a démontré en faisant défaut pendant 24 ans pour révéler le comportement de Peres et comme Barnea l’a montré en échouant à informer le public sur la nature de ‘J Street’ et de sa délégation anti-Israël au congrès, les rédacteurs Gauchistes radicaux exploitent leur pouvoir pour dicter les contours du discours publique et faire avancer leur projet politique. Et cela ne les ennuie pas du tout que faire avancer des stratégies politiques personnelles implique de saper activement la mission même de la presse libre : permettre le flux libre de l’information vers le public.

 

Le comportement des émules de Peres, Schiffer et Barnea n’est pas spécifique à la Gauche israélienne. Il caractérise le comportement de la plus grande part de la Gauche juive américaine aussi. Là-bas, comme ici, les activistes radicaux et les idéologues ont pris le dessus dans les principales institutions et les ont transformées en haut-parleurs de leurs politiques extrémistes.

 

Prenez les Conseils des Relations des Communautés Juives (JRCJ) Locales aux USA par exemple.

 

Les JRCJ sont supposées être les organismes paravents qui dirigent les évènements de la communauté et d’autres activités destinées à faire progresser les intérêts, les préoccupations et les valeurs des membres et de leurs communautés juives locales. Mais comme les media israéliens, des Gauchistes radicaux ont pris le contrôle de nombre des chapitres locaux des JRCJ ; ils ne partagent pas leurs intérêts et de fait, ils cherchent à saper ces intérêts, préoccupations et valeurs.

 

La semaine dernière, Andrea Levin, le Président Directeur Général du Comité pour la vérité au Moyen-Orient Informant en Amérique (CAMERA, en anglais), a publié un article dans la revue ‘Boston Jewish Advocate’ montrant comment la direction du JRCJ de Boston a introduit illégalement et secrètement ‘J Street’ dans l’organisation paravent puis, quand elle a été prise sur le fait, a usé de moyens non éthiques pour gagner l’approbation a posteriori pour leurs actes. Comme une enquête élargie sur les opinions juives américaines sur Israël réalisée le mois dernier par CAMERA l’a démontré de façon conclusive, la grande majorité des Juifs américains s’oppose à toutes les positions de ‘J Street’ sur Israël et le Moyen-Orient.

 

Mais au moment où les Israéliens se voient dénier leur droit à un discours public ouvert et objectif du fait de la prédominance de la Gauche radicale dans les media, de même les Juifs américains se voient dénier leur droit de désavouer ‘J Street’ du fait de la prise de contrôle par des Gauchistes radicaux juifs américains des principaux groupes et institutions de couvderture juifs des USA.

 

Un autre exemple déprimant de ce modèle vient de se produire à l’Union du Judaïsme Réformé (URJ) avec la nomination et l’élection du Rabbin Richard Jacobs comme président. Alors que le président sortant Eric Yoffie qualifiait les positions anti-Israël de ‘J Street’ sur l’Opération ‘Plomb Durci’ de « déficientes moralement, profondément en dehors du sentiment juif et aussi déplorablement naïve », Jacobs a servi au cabinet rabbinique de ‘J Street’. Il a aussi servi au conseil de ‘New Israel Fund’.

 

Quand un groupe d’activistes du judaïsme réformé a appelé « Juifs Contre la Direction de la division » (JADL en anglais) a fait paraître des publicités dans des journaux juifs signés par une centaine de Rabbins réformés, leur action a été condamnée la direction de l’URJ et a même reçu des appels à mettre les signataires sur liste noire. La génération plus jeune d’activistes radicaux juifs américains sur les campus des collèges suit la même évolution.

 

Après la décision de Yale la semaine dernière de fermer son institut pour l’étude de l’antisémitisme, le récent diplômé de Yale, Mathew Knee a rédigé un message sur le Blog local ‘Insurrection déclarant que le groupe Israël des étudiants de Yale est dominé par des activistes anti-Israël.

 

De même à Berkeley, des organisations anti-Israël ont fait de l’entrisme dans ‘Hillel’. Elles prétendent comme ‘J Street’ être pro-Israël alors qu’en réalité elles promeuvent des activités anti-Israël, dont la guerre économique contre Israël. La situation à Berkeley est si mauvaise que des membres de Kesher-Enoshi affiliés à ‘Hillel’ étaient des activistes clés dans la campagne de désinvestissement des avoirs de Berkeley dans des compagnies israéliennes.

 

Comme la menace de ‘l’URJ’ de mettre sur liste noire des membres de ‘JADL’ l’indique, il n’y a qu’une réponse efficace à la radicalisation des institutions principales : la création de nouvelles institutions, vraiment représentatives, qui concurrencera et finalement remplacera celles qui ont été subverties.

 

En Israël, cela signifie créer des organes de media alternatifs via l’Internet et d’autres supports pour mettre fin au monopole de la Gauche radicale sur la dissémination de l’information et entamer un discours qui reflète la réalité, discute avec la majorité et soutient le respect de la loi./ Aux USA, cela signifie l’établissement de nouveaux groupes de couverture représentant la majorité et refusant la qualité de membre à des groupes marginaux ne représentant pratiquement personne.

 

En Israël, le journaliste indépendant sur Internet Yoav Yitzhak vient d’annoncer une initiative pour former un nouveau syndicat qui représentera les journalistes et les rédacteurs qui n’ont aucune voix dans le Conseil de la Presse dominé par la Gauche. Des initiatives comme ‘Latma’, le media de critique satyrique sur Internet que j’ai fondé il y a deux ans, est rapidement devenu une voix majeure dans le discours national. Comme les gens partout, quand on leur en donne l’opportunité, les Israéliens cherchent des sources d’information qui informent vraiment plutôt que d’endoctriner et qui donnent le moral plutôt que de les démoraliser.

 

Aux USA, des activistes frustrés, privés de leur droit de vote à cause du projet politique d’extrême Gauche de la ‘JRCJ’ locale, ont fondé en octobre dernier dans la communauté juive d’Indianapolis, la ‘JAACI’ (Comité des Affaires Juives Américaines d’Indiana) pour servir de nouvelle organisation de couverture à la communauté.

 

Consacrée surtout à donner une voix au profond souci et au soutien d’Israël, la formation de ‘JAACI’ a suscité un exode des groupes juifs locaux et des synagogues de la JCRC. Quand on leur a donné l’option de participer à une organisation plus représentative, les Juifs locaux l’ont saisie.

 

La capacité des dirigeants institutionnels – que ce soit des professionnels juifs ou des journalistes – d’ignorer leur responsabilité pour servir ceux qu’ils déclarent représenter n’est pas due en priorité à leurs énormes ressources. Elle est liée à notre volonté de supporter leur comportement. Si nous voulons avoir des institutions qui nous représentent et nous servent, nous devons prendre l’initiative et les construire nous-mêmes.

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mordeh'ai - dans Politique
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 21:00

par Arié Lévy

http://www.geopolitiquebiblique.com/

Posted: 15th,juin 2011

 

La Syrie flambe, la Libye idem, des morts par milliers, l’Iran en profite pour se nucléariser jusqu’aux dents, mais braves gens, ne vous tourmentez pas, la baronne Katherine Ashton of Upholland, ministre des Affaires Étrangères de l’Union Européenne a trouvé la solution au problème.

Dans une lettre – débusquée par le journal Haaretz – envoyée à Hillary Clinton, Sergei Lavrov et au Secrétaire Général de l’ONU, elle écrit: Dans le monde se sont produits ces derniers mois ses événements dramatiques. Certains pays (arabes) sont en phase de transition, dans d’autres, les Régimes se cramponnent au pouvoir, d’où insécurité et instabilité dans toute la région.

Face à cela, il convient de … Mettre au pas ces Régimes tyranniques ?!

Que non, il convient de trouver d’urgence une solution au conflit Israélo-Palestinien.

Ashton appelle donc à une réunion urgente du Quartet qui devra déboucher sur une initiative de Paix, qui reposera sur le dernier discours d’Obama prononcé le 19 Mai.

Avigdor Lieberman régit en déclarant que la mère Ashton « faussait les priorités » en plaçant en tête des préoccupations de la communauté internationale le problème palestinien, au lieu de se préoccuper de la situation en Syrie et en Iran. On pourrait aussi dire que la mère Ashton se gratte l’oreille gauche avec la main droite.

« Fausser ou inverser les priorités », est-ce le terme exact. Je pense que cela va beaucoup plus loin et démontre/ - l’incapacité militaire et la manque de volonté politique de l’UE de s’attaquer aux vrais problèmes

- la facilité avec laquelle on surfe sur la bouteille à l’encre qui est le problème israélo-paletinien, parce que c’est facile, populaire, vendeur, sans risque aucun et qu’une initiative de plus ou de moins, surtout si elle est repoussée par Netanyahou, permettra de pointer du doigt l’empêcheur en chef de tourner en rond.

On peut aussi affirmer que cette initiative est parfaitement dégueulasse, parce qu’elle signifie en clair que, les Juifs, le Sionisme, Israël, sont les vrais et seuls responsables des convulsions sanguinaires qui secouent les pays arabes, et que le jour où Israël se pliera à la volonté des Arabes, lire les Palestiniens, tout rentrera dans l’ordre, en Syrie, en libye et ailleurs. La preuve: quand la maison flambe, il faut verser de l’eau sur le poulailler.

Logique, non ? Tout ceci n’est en définitive que la n ième illustration du schéma du bouc émissaire que nous connaissons bien.

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mordeh'ai - dans Point de vue
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 20:39

par Victor Perez

15 juin 2011

http://victor-perez.blogspot.com/

 

Il faut croire que L’Europe n’a rien de plus urgent que de solutionner le conflit proche-oriental. Non pas comme il se devrait, c'est-à-dire une solution agréée par toutes les parties, mais en cautionnant les revendications ‘’palestiniennes’’ que les Israéliens ne pourront en aucun cas accepter.

On se souvient du discours de Barak Hussein Obama appelant les belligérants à négocier dans un premier temps sur les frontières basées sur les « lignes de 1967 » - ce que d’aucuns nomment les « frontières de 1967 » et qui ne sont que les lignes d’armistice de 1949 -, puis ensuite seulement sur les sujets de discorde que sont Jérusalem et les « réfugiés ». / Des modalités aussitôt rejetées par le Premier ministre Benjamin Netanyahou car mettant d’une part Israël en porte-à-faux vis-à-vis de ses besoins sécuritaires et d’autre part le dépouillant de ses cartes maitresses face aux sujets sensibles que sont Jérusalem et l’exigence « d’un droit au retour de réfugiés » en son sein./ Des conditions qui conduiraient irrémédiablement vers un renoncement spirituel mais surtout représenteraient un danger existentiel pour ce pays. Mais de cela, l’Europe n’en a -semble t-il-pas cure.

La ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, Catherine Ashton, a adressé une lettre à la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, dans laquelle elle leur demande de provoquer une réunion urgente du Quartette afin de lancer une initiative de paix basée sur le discours d’Obama (sic).

Une lettre réalisée en coordination avec les gouvernements français, britannique, allemand, italien et espagnol.

Cela dans l’objectif avoué de freiner la démarche palestinienne de septembre prochain à l’ONU. Plus simplement dit, contribuer à soumettre Israël aux conditions des ‘’Palestiniens’’ -plutôt que de contraindre ceux-ci à retourner à la table des négociations sans tarder et sans exigences préalables- mais aussi éviter par cela d’être contraint de se positionner diplomatiquement sur un sujet aussi sensible.

Par ailleurs, le Parti socialiste français n’est pas en reste.

Dans un texte adopté par son bureau national, il appelle la France à « reconnaître l'Etat palestinien et à faire tous les efforts possibles pour que l'UE défende cette reconnaissance à l'occasion de la prochaine assemblée générale ».

« Le conflit israélo-palestinien ensanglante le Proche Orient depuis trop longtemps. Il déstabilise la région et nourrit les extrémismes bien au delà de ses limites ». Le PS « considère que la France et l'Europe doivent sans attendre, et au premier rang, œuvrer à une solution de paix juste, globale et durable dans cette région du monde. La session annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre prochain doit en être une étape décisive ».

Une étape qui, si elle devenait effective, verrait la « Palestine » exiger aussitôt le départ de tous les « colons » de ‘’SON territoire’’ (et ainsi devenir Judenrein), affirmer haut et fort que Jérusalem s’appelle dorénavant Al-Qods, puis exiger de la communauté internationale son appui au « droit de retour » de centaines de milliers de « réfugiés chez eux ».

Autrement dit, à Haïfa, Akko, Yafo ou encore Safed, Lod, Ramla, etc. Toutes villes israéliennes.

C’est ce qui se définit, selon le P.S., comme étant une « solution de paix juste, globale et durable » devant cesser de ‘’nourrir les extrémismes qui déstabilisent la région et ensanglante le Proche-Orient depuis trop longtemps’’. ‘’Analyse’’ évidemment partagée par l’Union européenne.

Au vu de ces positions on ne peut plus anti-israéliennes, nul doute ne résiste quant à leur volonté d’aider les ‘’Palestiniens’’ à descendre de leur arbre à prétentions. Des ‘’Palestiniens’’ n’ayant pas d’autres options que de continuer à y grimper faute d’avouer que leur jeu est à somme nulle.

Israël se doit donc de rester ferme devant ces tentatives de lui nuire et attendre que les cartes soient distribuées en septembre prochain afin, certes, de compter ses véritables alliés mais surtout pour faire comprendre à toutes ces ‘’bonnes âmes’’ ainsi qu’a l’Autorité palestinienne que leurs démarches resteront vaines tant que ses propres revendications ne seront pas acceptées.

La Paix se signe entre tous les belligérants et non pas malgré eux. L’état juif ne sera pas la Tchécoslovaquie de 1938

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 D'anciens ambassadeurs de France illustrent parfaitement l'esprit munichois qui règne actuellement en Europe.

 Lire la Lettre ouverte d'anciens ambassadeurs à Alain Juppé publiée dans le quotidien Le Monde.

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mordeh'ai - dans Politique
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 19:49

 

 L’homme qui en faisait trop…

par Luc Rosenzweig

le causeur http://www.causeur.fr/

Publié le 14 juin 2011

 

L’ancien premier ministre britannique, Tony Blair, avait été affublé par ses opposants de gauche du sobriquet de « caniche de George W. Bush » pour son soutien inconditionnel au président des Etats-Unis lors de la guerre d’Irak. . Soit dit en passant parenthèse, les métaphores animales, notamment canines, sont assez commodes pour rendre plus attrayantes au lecteur le compte-rendu des événements souvent ennuyeux de la vie politique nationale et internationale. Le pitbull qui déchire ses adversaires à belles dents est aux antipodes du Saint-Bernard, espèce très rare d’animal politique qui montre de la compassion pour ses semblables perdus dans le blizzard. On avait même, dans les années quatre-vingt, surnommé « Joxe-terrier » un responsable socialiste de petite taille, dont la fidélité à Pierre Joxe était inébranlable. Notons, avant de passer à l’essentiel de notre propos, que les femmes politiques n’ont pas l’honneur de se voir comparées à aucune des races canines connues. Elles se voient confinées à la basse-cour, comme dans la vieille France rurale, même lorsqu’elles se piquent de modernité. Françoise de Panafieu avec ses rollers restera donc dans les mémoires comme « la pintade à roulettes ». Cela donne du grain à moudre aux « Chiennes de garde », qui revendiquent pour la vigilance féministe la métaphore canine femelle, généralement utilisée pour décrire des comportements libidineux débridés.

 

Notre nouveau ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, bénéficie actuellement de la bienveillance du microcosme médiatique et politique qui s’intéresse plus ou moins à la politique extérieure de la France. Bernard Guetta s’époumone presque chaque matin à vanter les exploits du Bordelais sur France Inter tandis qu’Hubert Védrine lui apporte les hommages de la gauche diplomatique chaque vendredi sur France-culture. Après la baudruche Kouchner et la serial-gaffeuse Alliot-Marie, Juppé nous aurait ramenés à une pratique solide et brillante de l’art diplomatique qui, comme chacun sait, est tout d’exécution.

 

Alain Juppé, qui n’est pas un perdreau de l’année, et qui occupa déjà la fonction entre 1993 et 1995, a fait revenir vers le Quai d’Orsay quelques prérogatives que Bernard Kouchner avait laissé filer vers l’Elysée. On ne verra pas le successeur de Claude Guéant s’emparer du dossier syrien, ou la « cellule diplomatique » de l’Elysée humilier constamment les besogneux du Quai. A la notable exception du coup d’éclat de BHL, traitant directement avec Nicolas Sarkozy de l’affaire libyenne, Juppé s’est imposé comme le vrai patron de la diplomatie française, lui imprimant sa marque avec l’aval du président de la République. Ce dernier est parfaitement au courant qu’on ne gagne pas une présidentielle sur des dossiers de politique étrangère, et que ce n’est pas tous les jours qu’une guerre des Malouines menée sabre au clair peut vous sauver une réélection mal barrée. Il laisse donc son ministre gérer à sa guise des dossiers où il y beaucoup de coups à prendre et peu de lauriers à récolter.

 

Alain Juppé sait comme personne déjouer les coups de vice des gnomes de Bercy, dont la détestation des diplomates est légendaire : passer le budget du Quai à la tronçonneuse leur procure une jouissance intense. Cela vaut à Juppé la gratitude et le respect des fonctionnaires, hauts, moyens et petits, qui font tourner la machine diplomatique française.

 

Grâce à ces atouts, Alain Juppé a les mains libres pour agir en fonctions de ses convictions, dont on doit reconnaître qu’elles ne sont pas sujettes, comme chez bien d’autres, à d’importantes variations saisonnières. L’homme est passablement psychorigide, un trait de personnalité qui ne s’arrange pas avec l’âge.Lorsque les événements se mettent en travers de sa pensée ou de son action, ce sont les événements qui ont tort, pas lui. L’idée même d’autocritique, dans sa version jésuitique ou stalinienne, lui est aussi étrangère que le talmud pour un esquimau.

 

 J’ai pu le constater personnellement lors d’un petit déjeuner en tête-à-tête qu’il m’avait accordé en 2005 à Montréal1, où il purgeait en exil les quelques mois d’inéligibilité que lui avait infligé la justice de son pays. Sa méfiance à l’égard des Etats-Unis et de l’OTAN, son tropisme pro-arabe, son aversion pour Israël, a peine tempérée par des formules rituelles relatives au « droit à l’existence » de l’Etat juif demeurent le noyau irréfragable de sa vision du monde.

 

Revenu aux affaires, Alain Juppé s’emploie à faire revenir la France dans le jeu proche-oriental. Sur ce dossier, Barack Obama doit gérer une situation délicate. Après avoir échoué à faire revenir Israéliens et Palestiniens à la table des négociations, il se trouve confronté à la menace de ces derniers de porter, au mois de septembre, devant l’assemblée générale des Nations-Unies, une résolution approuvant la reconnaissance d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967. Cette reconnaissance ne deviendrait effective qu’avec l’approbation du Conseil de sécurité où les Etats-Unis disposent du droit de veto. Benyamin Netanyahou est venu s’assurer, devant le Congrès, que le soutien des législateurs américains lui était toujours acquis. Il a reçu un accueil triomphal, aussi bien des Républicains que des Démocrates. Il ne fait aucun doute que Washington mettra son veto à cette reconnaissance, car Obama ne peut pas, en année électorale aller à l’affrontement avec le Congrès. Néanmoins, il continue à faire pression sur les Israéliens et les Palestiniens pour qu’ils se mettent d’accord avant septembre, au moins sur la question des frontières et celle des exigences de sécurité formulées par Israël. Il laisse entendre à Netanyahou qu’il pourrait inciter les Européens à ne pas voter la résolution, ou du moins à s’abstenir, si Israël se montrait plus ouvert aux propositions de la Maison-Blanche. C’est alors qu’Alain Juppé entre dans l’arène : il lance, sous forme d’ultimatum, une proposition de conférence internationale à Paris au mois de juillet, initialement prévue pour traiter de l’aide financière à l’Autorité palestinienne, qui serait élargie aux négociations de paix. Et de menacer Netanyahou d’un vote sanction de la France à l’ONU s’il ne déférait pas à la convocation. Abbas a dit oui, et Netanyahou a diplomatiquement invité Alain Juppé à aller se faire admirer à Athènes.

 

On pourrait penser qu’il s’agit là de la méthode classique du « good cop » et du « bad cop » destiné à faire craquer un individu récalcitrant dans un commissariat. Sauf qu’Alain Juppé s’est autoproclamé flic cogneur, ou en termes canins, il joue dans le film en cours le rôle de Rantanplan dans Lucky Luke. Cette idée de conférence embarrasse plutôt Obama et Hillary Clinton, qui ont fait savoir qu’elle n’aurait aucun objet si les négociations bilatérales entre Mahmoud Abbas et Benyamin Netanyahou n’avaient pas préalablement redémarré, et abouti à des résultats tangibles, ce qui n’est pas envisageable dans le court délai fixé par Paris. De plus, certains « éléments de langage » utilisés par la diplomatie française mettent Washington dans l’embarras : contrairement à Barack Obama, Juppé et Sarkozy estiment que la réconciliation des factions palestiniennes est « une bonne chose » pour le processus de paix

 

La réaction n’a pas tardé. Elle a pris la forme d’un accueil d’Angela Merkel à la Maison Blanche d’une chaleur volontairement inhabituelle, à faire verdir de jalousie le couple élyséen. Son arrivée fut saluée par dix- neuf coups de canon. Michelle Obama lui a fait l’honneur de déguster les légumes de son jardin personnel, et le dîner donné à la Maison Blanche pour la délégation allemande restera dans les annales du protocole local. L’attitude de Berlin dans le dossier du Proche-Orient n’est pas pour rien dans cette réception ostentatoire. Angela Merkel a déjà fait savoir qu’elle ne soutiendrait pas la proposition palestinienne devant les Nations-Unies, et son discours sur la question ne se distingue pas d’un iota des propos tenus à Washington.

 

Par ailleurs, la candidature de dernière minute de Stanley Fischer, président de la Banque centrale d’Israël, à la direction générale du FMI intervient alors que Washington fait durer le suspense quant à son soutien à Christine Lagarde. Pourvu de la double nationalité américaine et israélienne, Fischer, qui jouit d’une excellente réputation dans les milieux financiers internationaux ne s’est pas lancé dans cette aventure sans avoir obtenu quelques garanties à Washington. Cette candidature est donc une mauvaise manière faite envers Paris, qui montre à quel point la France a perdu son crédit non seulement en Israël (ce qui n’est hélas pas nouveau) mais aussi au sein des milieux dirigeants politiques et économiques des Etats-Unis.

 

Avec Alain Juppé, on est donc revenu à cette bonne vieille diplomatie française déclamatoire, qui provoque les cocoricos dans la basse-cour hexagonale, mais dont les résultats sont loin d’être à la hauteur des ambitions affichées./ 1.Je dois ce tête à tête au fait qu’Alain Juppé s’ennuyait ferme dans ce pays qui n’est pas un pays mais l’hiver, et considérait toute visite d’un journaliste français comme un rayon de soleil ↩

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mordeh'ai - dans Politique
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 18:43

Par Emmanuel Navon,

http://www.navon.com/

14 Juin 2011.

 Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 

Les intellectuels sont préoccupés. La Sainte Trinité israélienne (Amos Oz, A.B. Yehoshoua, et David Grossman) vieillit. Le Panthéon de l’Université Hébraïque (Martin Buber, Yehuda Magnes, et Yeshohoua Leibowitz) appartient à l’Histoire. Avraham Burg essaie d’imiter Leibowitz, mais il est difficile d’hériter de la ‘grosse tête lithuanienne’ quand vous n’avez pas fini le collège. De même pour Schlomo Sand, Moshe Zuckermann et Ilan Pappe, seuls des néo-marxistes européens veulent bien assister à leurs conférences et publier leurs livres.

 

“Il était d’usage… qu’ils m’appellent à la Radio de l’armée” se plaint Moshe Zuckermann à Ofer Aderet du journal ‘Ha’aretz’ (« la peau de chagrin de l’esprit israélien », 07 juin 2011). Alors, qu’est-il arrivé ? « Les gens ont été réduits au silence. Ils ont essayé de les étrangler – et ils ont réussi » dit-il. Zuckermann ne précise pas à qui il se réfère par « ils » mais Daniel Gutwein blâme les « forces du marché ». Voyez-vous, explique Gutweinn « Le marché… assure qu’il n’y a pas de discussion intellectuelle ». Comme Schlomo Sand, il blâme les universités elles-mêmes : « pour devenir un professeur, dit-il, il faut être prudent ».

 

Une seule personne doit surveiller le maquillage politique des facultés de Sciences Sociales d’Israël pour se demander (ou plutôt, pour comprendre) ce que Sand signifie par « prudent ». De même que « les forces du marché » sont l’ennemi de la discussion intellectuelle, je parie que Bernard Henri Levy prierait pour être différent : il vole dans un jet privé et a encore une grande audience aussi bien en France qu’à l’étranger (y compris Israël). Il est presque pardonné pour sa bouffonnerie parce que, au bout du compte, il est documenté, écrit bien, et continue de renouveler son stock.

 

La plupart des intellectuels israéliens, à l’opposé, sont provinciaux et fossilisés. Nulle part ailleurs qu’en Israël je n’ai vu des universitaires et des journalistes qui pensent encore que mentionner Foucault et Derrida, c’est ‘cool’. Ces gens-là ont vécu sur les mêmes mantras fatigués depuis des décennies : l’occupation est la source de tout mal ; la religion est pour les attardés ; la survenue de la paix dépend seulement d’Israël. Ce n’est pas que les Israéliens soient devenus des « anti-intellectuels » ou qu’ils aient été « étranglés ». C’est juste qu’ils sont fatigués d’entendre l’absurdité des conformistes hypocrites.

 

Une exception remarquable, c’est Yehuda Shenhav. Professeur de sociologie à l’université de Tel-Aviv, Shenhav exprime des opinions peu orthodoxes, et n’a aucun scrupule à être un dissident. Son dernier livre « Liés par la ligne verte » (éditions ‘Am Oved’, 2010), montre l’hypocrisie intellectuelle de l’establishment ashkénaze d’Israël. En blâmant « l’occupation » pour les problèmes d’Israël argumente Shenhav, la Gauche sioniste se ment à elle-même. Shenhav va plus loin : l’obsession de la Gauche israélienne sur « l’occupation » a moins à voir avec le libéralisme qu’avec la nostalgie d’Israël laïc et ashkénaze d’avant 1967. Mais pour les Palestiniens (et de fait pour Shenhav lui-même), le « pêché originel » n’est pas 1967. C’est 1948.

 

Shenhav n’est pas un partisan de Droite essayant de démontrer l’absurdité du paradigme d’Oslo. Il rejette ce paradigme précisément parce qu’il déclare qu’Israël était violent et raciste avant 1967. Alors que les tenants de la « cosmologie d’avant 1967 » voudraient nous faire croire que la Guerre des Six Jours a transformé Israël de « la Petite Maison dans la Prairie » en « Terminator », Shenhav argumente que « le modèle créé en 1948 a transformé Israël en toutes intentions et objectifs, en un Etat racial ». Ainsi, il appelle à un retour à un Israël « d’avant 1948 », dans une acceptation du « droit de retour » palestinien, et à l’établissement d’une fédération juive et arabe.

 

J’ai trouvé le diagnostic et le pronostic de Shenhav épouvantables. Israël d’avant1967 n’était pas un Etat “racial”. Il était (et est encore) un Etat-nation qui accorde une préférence culturelle à la nation dominante tout en garantissant des droits civils égaux aux minorités, exactement comme d’autres Etat-nations comme la France, le Japon ou la Suède.

 

Et appeler à une fraternité pastorale entre une minorité juive et une majorité arabe dans une fédération aux contours mal définis ignore tout simplement l’histoire. Les Juifs ont été persécutés et maltraités en tant que citoyens de seconde zone dans les pays arabes. La plupart des mouvements nationaux arabes avant la Seconde Guerre Mondiale étaient fascistes. Le premier dirigeant palestinien, Hadj Amin el Husseini, était un collaborateur nazi qui fut personnellement responsable des pogromes antijuifs en Palestine en 1929 et 1936.

 

La naissance d’Israël en 1948 a été davantage le résultat plutôt que la cause de l’animosité et de la violence arabes. Le fait que ‘les Protocoles des Sages de Sion’ et ‘Mein Kampf’ soient les meilleurs tirages de librairie dans les capitales arabes et que les media et les prêcheurs palestiniens décrivent les Juifs comme des « fils de porcs et de singes » est de mauvais augure pour des Juifs sans Etat dans le Dar el Islam.

 

Mais Shenhav a le mérite de reconnaître que « l’occupation » est une excuse illusoire pour l’absence de paix, et que c’est le Sionisme lui-même que les Arabes rejettent./ Aussi le choix ne se situe pas entre l’occupation et la paix mais entre le Sionisme et la paix. Beaucoup d’anciens croyants de la « cosmologie d’avant 1967 » réalisent cela. Certains sont tellement attachés à la paix qu’ils sont devenus post-sionistes. D’autres sont si attachés au Sionisme qu’ils ont opté pour la ténacité.

 

Avi Shlaim et Benny Morris en sont de parfaits exemples. Tous deux autoproclamés « nouveaux historiens » ont publié séparément une histoire du conflit arabo-israélien peu avant l’implosion du processus d’Oslo. (‘Le Mur d’acier’ et ‘Victimes légitimes’). Les deux auteurs ont fait bon accueil à l’élection d’Ehud Barak en 1999, prédisant qu’il prouverait bientôt le bien-fondé de leur théorie. C’est le contraire qui arriva. Shlaim réagit en rejetant le Sionisme, Morris en rejetant le paradigme d’Oslo. Alors, que Shlaim dit maintenant que « le Sionisme est le véritable ennemi des Juifs », Morris déclare que « nous sommes condamnés à vivre par l’épée ».

 

Morris se compare même à Albert Camus. « Il était considéré comme un personnalité de haute moralité, mais quand il traitait du problème algérien, il plaçait sa mère au-dessus de la morale » déclara Morris à Avi Shavit dans son fameux entretien de 2004. Ainsi, Morris déclare : « Préserver mon Peuple est plus important que les concepts moraux universels ». Boaz Neumann, un professeur d’histoire à l’Université de Tel Aviv, a utilisé la même métaphore et fait la même mise au point.

 

“Le crépuscule des Idoles” n’est pas seulement un livre fameux de Friedrich Nietzsche. C’est aussi un dogme central du judaïsme. L’idolâtrie est une abomination parce que le fidèle sait qu’il se ment à lui-même. Que certains Israéliens soient dégrisés est un signe d’espoir. Qui sait : même la Sainte Trinité israélienne pourrait finalement reconnaître Le Saint Unique.

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mordeh'ai - dans Tribune libre
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 08:49

14, June 2011

Posted by Yaron Gamburg

http://yarongamburg.blogspot.com/

 

Dans 10 jours, le 20 Juin, s'ouvre, comme tous les ans à la même époque, le salon du Bourget. Comme chaque année, Israël présente ses (nombreuses!) avancées dans le domaine de l'industrie aéronautique. Nous serons heureux de vous accueillir dans nos pavillons, entre les 20 et 26 juin.

 

Le pavillon israélien aura cette année une place de choix parmi les trois plus grands pavillons, reflétant l'importance quantitative et qualitative de la recherche israélienne en matière d'industrie aéronautique. Les principaux, sous la direction du chef de la délégation du ministère de la Défense a Paris, le General Yossi Ben Hanan, et de l'attaché commercial d'Israël à Paris, M. Ronen Katz, restent l’Institut Israélien d’Exportation ainsi que la société d’exportation et de coopération en matière de défense, SIBAT.

 

La liste des compagnies présentes cette année est longue: parmi elle, bien entendu, - Israel Aircraft Industries et Rafael Israël, qui présenteront leurs nouvelles avancées et développements dans le domaine de l'aérospatiale. D’autres nouvelles venues dans le domaine, AEROMAOZ par exemple, s'étant spécialisée dans le développement de panneaux de contrôle avancés pour les avions, ou encore par les sociétés Aeronatics ou Bleubird – ayant mis au point de nouveaux systèmes d'appareillage sans pilotes. Elbit Systems et Controp Precision Technologies également seront là, présentant de nouvelles solutions technologiques dans des domaines du contrôle du trafic ou des systèmes d'alerte. Vous pourrez également assister à la présentation du logiciel d'aviation et de défense par la société Pentagone 2000.

 

Si vous êtes intéressé à rencontrer les représentants des entreprises, veuillez entrer sur le lien:

http://www.sibat.mod.gov.il/SibatMain/Exhibitions/ParisAirShow/Exhibitors.htm

 

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mordeh'ai - dans Société
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 07:29

Par le Rav Chlomo Aviner

14,June  2011

http://www.terrepromise.net/

source : terredisrael.com

 

S.jpgA chaque génération, nous rappelons inlassablement notre serment : « Si je t’oublie, Jérusalem, que ma (main) droite m’oublie. Que ma langue s’attache à mon palais si je ne me souviens toujours de Toi, si je ne place Jérusalem au sommet de toutes mes joies »

(Ps. CXXXVI, 5-6), toile de fond de notre sensibilité et raison d’être de notre existence dans les affres de la diaspora, car nous savions que « l’an prochain à Jérusalem ».

 

Le temps des actes est arrivé. Grâce à Dieu, nous sommes revenus à Jérusalem, dans sa totalité. A présent, il faut repeupler la vieille ville et lui insuffler à nouveau le Judaïsme. Cependant, on ne saurait lui donner un statut privilégié, comme si, à Dieu ne plaise, contrairement à d’autres régions d’Israël, elle faisait partie du consensus national et divin. Un jour, des disciples dirent au Rav Tzvi Yéhouda qu’on parlait de livrer la vieille ville à un pays étranger. Et le grand Maître de répondre : « Et le Golan ? » Pensant qu’il n’avait pas compris, ils posèrent à nouveau leur question, recevant la même réponse et ce, à trois reprises, ce qui les déçut.

 

En réalité, le Rav avait une conception globale d’Eretz Israël, au sens où, fidèle à sa méthode d’approche, il expliquait ainsi la « Michna » : (« L’emplacement déterminé par) l’intérieur des murailles (de Jérusalem) a une sainteté plus grande qu’elles (que les autres villes entourées de murailles) (« Kélim » 6, 7-8) : « L’intérieur des murailles (de Jérusalem) a une sainteté qui a pour origine les autres villes (entourées de murailles) », car le mot « méhen » peut se lire « qu’elles » (idée de comparaison) ou « d’elles » (idée d’origine). En d’autres termes, l’édification de la vieille ville a pour origine –passe par- l’édification d’Eretz Israël. Dans le même esprit, nos Sages enseignent que l’alliance qu’avait contractée Abraham avec Avimelekh, alors roi de Jérusalem (de ne pas porter préjudice à ses habitants ni à leurs descendants), fut un obstacle à la conquête de la ville par David. De même, enseignent-ils encore, capituler devant les habitants du « Goush Katif » de jadis portait préjudice à la ville sainte (cf. Rachi et Ralbag sur Sam. II V, 6-9 ; « Pirké de Rabbi Eliézer, 36). Déjà à l’époque, la libération de Jérusalem n’était pas chose facile.

 

Une question est d’autant plus difficile à résoudre qu’elle est importante. Malgré tous nos efforts, nous n’avons pas pu libérer Jérusalem à la Guerre d’Indépendance. Maintenant, c’est chose faite mais en aucun cas nous ne saurions tolérer que les étrangers qui l’habitent continuent à faire obstacle à son repeuplement.

Depuis longtemps le gouvernement aurait pu mener cette tâche à bien si nous en avions eu le mérite. Assurément, elle relève du collectif, mais aussi du simple particulier.

 

Lorsqu’on objectait au Rav Tzvi Yéhouda que le passage « Na’hem » (dit à la « Amida » du neuf av, sur l’état de désolation où est plongée la ville sainte), il rétorquait, reprenant ces mêmes Sources, que la vieille ville était toujours

« tenue dans un état d’abaissement et de désolation et que personne n’y habite ». Effectivement, il y a de quoi pleurer

lorsqu’on voit les synagogues en ruines et les autres vestiges de sa gloire passée. Le grand Maître connaissait bien la vieille ville. Il s’illuminait lorsqu’il entendait dire qu’on la repeuplait. Dans sa jeunesse, il étudiait à la

« yéshiva» (académie religieuse) « Thorat ‘Haïm », actuellement « Atéret Yéroushalaïm ». A la Guerre d’Indépendance, la vieille ville tomba aux mains de l’ennemi qui la pilla et profana toutes les synagogues et lieux d’étude qui s’y trouvaient, à l’exception de cette « yéshiva ». Un « Juste des Nations » –qui habitait en bas- la protégea durant vingt ans et, à notre retour, il remit les clefs au gouverneur de la ville, à l’époque ‘Haïm Herzog, plus tard président de l’état. Lorsqu’on lui demandait « : « Comment avait-il pu protéger cet endroit durant si longtemps, il répondait : « Ce n’est pas moi qui l’ai protégé mais l’inverse ».

 

Grâce à Dieu, « la Thora revient chez son propriétaire » (passim), fait entendre à nouveau sa voix et hommes et femmes âgés, petits garçons et petites filles se promènent encore sous protection- dans les rues de Jérusalem (inspiré de Zac. VIII, 4).

 

Lors du partage d’Eretz Israël entre les différentes tribus, Jérusalem est resté le patrimoine de toutes (Traité « Méguila », 26 a) car c’est à elles qu’elle doit son existence (« Midrach Téhilim », 122), « ville par laquelle tous se trouvent unis en une même unité » (Ps. CXXII, 3 ; lecture possible dictée par le contexte), qui rend tout Israël uni dans un même sentiment d’amitié (Talmud de Jérusalem, « ‘Haguiga 3, 6).

 

La ville appartient à tous les Juifs, par-delà les clivages, les options personnelles et le lieu où ils habitent, tous coopèrent à son édification, cœur du monde et « cœur d’Israël » (« Tikounjé Zohar, 21 ; « Béouré Hagra », 56).

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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)