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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 11:23

le mariage de Washington et Téhéran

Par Pierre Pahlavi et David Ouellet

31 mars 2011

Les auteurs sont respectivement professeurs en relations internationales et en sociologie militaire au collège d'état-major des forces canadiennes (CFC) à Toronto.

source: www.aschkel.info/

 

En lâchant les uns après les autres leurs alliés d'hier, l'Amérique de Barack Obama semblent décidés à donner raison aux Iraniens qui répètent depuis plus de 30 ans que les Occidentaux ne sont pas dignes de confiance.

Lors des dernières élections présidentielles américaines, la presse iranienne avait noté, non sans humour, que le nom du candidat démocrate est un homophone de «O-bâ-mâ» qui, en persan, signifie: «Lui avec nous». Les événements récents semblent aujourd'hui donner substance à ce douteux calembour. Pas un jour ne s'écoule en effet sans que Washington ne donne l'impression de travailler en free-lance pour la théocratie iranienne

 

D'aucuns pourraient dire que ce n'est pas tout à fait nouveau. L'administration précédente avait, il est vrai, déjà rendu de fiers services à l'Iran en chassant Saddam Hussein et les talibans, deux des principaux ennemis de la république islamique. En faisant sauter ces deux verrous, les Américains avaient involontairement libéré le djinn iranien lui permettant d'étendre son influence et de s'implanter en Irak et en Afghanistan.

 

Désormais, Bagdad prend directement ses ordres auprès de l'ayatollah Khamenei tandis que le président Karzaï n'a plus de complexe à accepter les valises bourrées de billets de banque du grand frère iranien. L'Iran est désormais vu comme la superpuissance régionale et les spécialistes parlent de plus en plus de Pax Iranica pour décrire la nouvelle configuration de force au Moyen-Orient. Téhéran en rêvait, Washington l'a fait.

 

Au moins pouvait-on se dire que la malencontreuse courte échelle de l'administration Bush au régime des mollahs procédait d'un acte inconscient. Les coups de main répétés de l'administration Obama ressemblent, quant à eux, de moins en moins à des étourderies tant ils sont systématiques et coordonnés avec la politique iranienne. Le phénomène s'observe d'un bout à l'autre du monde musulman.

 

D'abord dans la péninsule arabique où les Américains ont vite fait d'abandonner le président Saleh pourfendeur de la rébellion chiite soutenue par les Gardiens de la révolution iranienne. Dans le Golfe, Téhéran et Washington s'opposent en choeur à la répression de la révolte chiite par le roi du Bahreïn. Rêvant de voir la petite royauté devenir la «14e province d'Iran», Mahmoud Ahmadinejad qualifie le déploiement de l'armée du bouclier d'«injustifiable et d'irréparable». Lui faisant écho, la secrétaire d'État américaine qualifie la réaction anti-chiite de «pas dans la mauvaise direction». L'amour, c'est regarder dans la même direction, avait dit Antoine de Saint-Exupéry...

 

Alors que partout ailleurs Washington et Téhéran joignent leurs voix pour condamner la brutalité des dictatures, en Syrie, la répression violente des mouvements pro-démocratiques par le régime alaouite, fidèle vassal de Téhéran, ne rencontre qu'une condamnation très molle de la part de la Maison-Blanche. Au Liban, les Américains joignent le geste à la parole: Hillary Clinton défendait récemment devant le Sénat la nécessité de maintenir l'aide financière à l'armée libanaise même si celle-ci finit le plus souvent dans les caisses du Hezbollah, fidèle proxy de la république islamique. Plus au sud, les Israéliens, encerclés par les amis du régime iranien, se sentent de plus en plus abandonnés par les États-Unis.

 

Même pas de deux en Afrique du Nord et, là encore, la musique semble orchestrée par le Guide suprême. Après le tonitruant discours du Caire d'Obama qui avait fait le lit au «printemps arabe» de 2011 et dont s'étaient félicités les dirigeants iraniens, les Américains n'ont pas versé une larme au moment du départ d'Hosni Moubarak, leur serviteur de plus de 40 ans et l'un des plus farouches ennemis de la république islamique. Le curieux numéro de duettistes s'observe jusqu'en Libye où Iraniens comme Américains supportent les rebelles sans apporter leur (vrai) soutien à l'intervention militaire. En lâchant les uns après les autres leurs alliés d'hier, les Américains semblent décidés à donner raison aux Iraniens qui répètent depuis plus de 30 ans que les Occidentaux ne sont pas dignes de confiance.

 

En inaugurant sa politique de la main tendue aux mollahs, Obama ne s'imaginait sans doute pas qu'ils allaient la refuser... pour mieux pouvoir lui faire les poches. Déjà, au milieu des années 2000, certains iranologues, comme Vali Nasr, s'étaient aventurés à esquisser le scénario d'un rapprochement entre «le grand Satan» et le chef de file de  «l'axe du mal». Force est de constater que ce mariage contre nature ressemble de moins en moins à de la science-fiction.

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mordeh'ai - dans Politique
31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 09:06

Par Meir Gold,

pour Hamodia www.hamodia.fr/

No 164 30 mars 2011, Enquête

 

Des années de sécheresse ont conduit Israël à investir de gros moyens dans le dessalement de l'eau de mer, à tel point que l’État hébreu est devenu l'un des leaders mondiaux dans ce domaine. Or voilà qu'enfin le gouvernement vient de donner fin janvier son feu vert à l'application d'un vaste programme de production d'eau dessalée dans les nouvelles usines du pays.

 

Une vague de chaleur touche une nouvelle fois le pays d’Israël comme pour nous rappeler qu'en cette période, nous prions pour la ressource naturelle la plus convoitée de la région : l'eau !

Car s'il y a bien une chose que les Israéliens ne prennent pas pour « acquis » et allant de soi – comme souvent en Europe-, c'est la pluie…

 

Il s’avère que notre pays - dont les réserves d'eau dépendent des précipitations de la saison hivernale relativement courte de cette région semi-aride - est le témoin d'une dégradation de la situation d'année en année. Des décennies consécutives de faibles précipitations ont en effet contribué à l'assèchement de ses ressources en « or bleu » et à une grave crise de l'eau. Ainsi, le lac de Tibériade - appelé en Israël Kinnéret -, qui est la principale réserve d'eau douce du pays, ne peut-il plus satisfaire aux besoins sans cesse croissants d’une population en pleine expansion. Des années de pompage sans répit des eaux de ce lac l’ont donc conduit à son niveau le plus bas jamais atteint...

 

C’est ainsi que la « ligne rouge » fixée pour marquer la limite des possibilités de pompage de l'eau du Kinnéret a dû être révisée plusieurs fois à la baisse, mais aujourd'hui, la pollution et surtout un taux de salinité fatidique, menacent le lac. Selon les divers ministères concernés, les causes de cette crise ont deux origines : l’une naturelle, et l’autre humaine. C’est qu’en plus des conditions météorologiques générant la sécheresse, la demande croissante d'eau à usage domestique en Israël doublée de l'obligation - d’après les accords internationaux passés avec eux - de fournir en eau les Palestiniens, amène les sources, les nappes aquifères et les puits, à se tarir…

 

Chaque goutte économisée est une goutte gagnée ! Israël consomme aujourd'hui deux billions de mètres cubes (m3) par an. 800 millions proviennent du traitement des eaux usagées utilisées pour l'agriculture. Ce qui laisse 1,2 billion de m3 d'eau potable pour les besoins quotidiens que nous fournissent le Kinnéret et les nappes souterraines. On se souvient que l'une des solutions au problème de l'eau avait été évoquée avant l'opération « Plomb durci » de Tsahal à Gaza contre le Hamas : elle consistait à importer de l'eau potable de Turquie. En fait, toute l'infrastructure était prête pour permettre l'acheminement de l'eau turque. Mais les tensions politiques du début 2009 ont conduit Israël à prendre la décision de ne pas se placer à la merci d'un pays islamique pour la fourniture de son eau potable…Lire la suite....

 

Si le monde arabe continue toujours de s'enrichir à l’extrême en vendant son « or noir », il se peut bien que, sous peu, Israël soit à même de vendre une denrée devenue non moins précieuse : l'eau potable, dont il s’avèrera sans doute qu’elle est bel et bien de… « l’or bleu ».

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mordeh'ai - dans Société
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 09:22

Du bon usage des proportions

Serge Mazouz

© Primo, 28-03-2011

 

Des avions de chasses (F-15, F-16, F-18, AV-8B Harrier), des sous-marins équipés de missiles Tomahawk et deux navires de la Navy pour les Etats-Unis, une vingtaine d’avions de combat (Rafales, Mirages 2000 ) et le porte-avion Charles-de-Gaulle pour la France, des chasseurs Tornado et Typhoon ainsi que deux frégates (Timberland et Westminster) pour la Grande-Bretagne auxquels s’associent des avions de chasses ou des navires canadiens, italiens, espagnols, danois, belges, qataris, entre autres, c’est une véritable Armada que la coalition a déployée depuis le 20 mars 2011 pour venir en aide aux insurgés libyens et leur éviter un bain de sang face au fou sanguinaire de la Jamahiriya …

Le caractère massif des moyens mis en œuvre face à un pays de six millions d’habitants seulement peut surprendre.

Face à la menace qui pesait sur Benghazi , face à la cruauté affichée du Guide de la Révolution la coalition n’a pas lésiné sur les moyens à utiliser..

Le temps parait loin où le président Nicolas Sarkozy condamnant l’opération israélienne contre Gaza dénonçait le 27/12/2008 : « .. les provocations irresponsables qui ont conduit à cette situation ainsi que l’usage disproportionné de la force ».

Le monde entier ou presque (1) condamnait alors cet « usage disproportionné » de la force de la part d’Israël, seule. L’Etat hébreu faisant face aux provocations du Hamas avec ses tirs de roquette incessants sur le sud de son territoire, tirs qui menaçaient la vie de ses citoyens, avait lancé l’opération Plomb durci pour tenter de réduire les bases de lancements du Hamas, installées au milieu de populations civiles. 

Les précautions prises par l’armée israélienne, compte tenu des difficultés du terrain et du cynisme du Hamas, n’avaient pu empêcher de déplorer nombre de victimes civiles ce qui avait valu à Israël la réprobation de la communauté internationale.

En remontant plus loin dans le temps, en juillet 2006 lors de la seconde guerre du Liban menée par Israël pour répondre aux attaques du Hezbollah, le Président Jaques Chirac déclarait le 14/07/2006 : « Je trouve, honnêtement, comme l'ensemble des Européens, que les réactions actuelles sont tout à fait disproportionnées ».

Durant cette période, près de 6000 tirs de roquette et missiles sur le nord d’Israël avaient été dénombrés….

L’opération militaire initiée par la résolution 1973 fait appel à des moyens autrement considérables : une coalition comprenant trois puissances nucléaires (USA, France, Grande-Bretagne..) représentant près de 600 millions d’habitants, contre un pays de 6 millions d’individus (1 contre 100 !) certes riche en pétrole mais quasi désertique et dont aucun habitant ne menace la sécurité des citoyens de la coalition…

N’y a-t-il pas ici une forme de disproportion qui ne semble émouvoir personne ?

La cause de la coalition est juste, sans conteste.

Toutefois les moyens mis en œuvre pourraient apparaitre totalement décalés par rapport aux capacités de l’armée libyenne : les troupes de Kadhafi comportent 76.000 hommes à l’équipement vétuste (2), Leur potentiel militaire est réduit et probablement surestimé (3)

Si l’opération initiée par le président Nicolas Sarkozy pour venir en aide au insurgés libyens est absolument légitime et nécessaire, elle démontre clairement la nécessité pour toute action armée de se donner les moyens nécessaires à ses ambitions et si ces moyens mis en œuvre sont ceux de toutes les guerres, la coalition n’en a négligé aucun… Comme l’a écrit André Glucksmann en 2005 : « Chaque conflit, en sommeil ou en ébullition, est par nature "disproportionné". Si les adversaires s'entendaient sur l'usage de leurs moyens et sur les buts revendiqués, ils ne seraient plus adversaires » (4)

Si nos pays considèrent comme légitime de se doter de moyens aussi considérables pour mener à bien leur entreprise, ils doivent reconnaitre à d’autres ce droit élémentaire.

L’accusation de disproportion trop souvent utilisée par nos gouvernants à l’encontre d’Israël ne tient pas devant l’évidence de la nécessité…

 

 Il serait bon de s’en souvenir.

 

1 le Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki Moon critiquait le 29/12/2008 le « recours excessif à la force » par Israël.

2 Une armée libyenne à l'équipement vétuste par Nathalie Guilbert Le Monde - 05/03/2011

3 Libye : une armée au potentiel limité par Alain Ruello Les Echos- 18/03/2011

4 Gaza , une riposte excessive ? Le Monde - 06/01/2009

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mordeh'ai - dans Point de vue
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 19:34

par Shraga Blum

pour Israel 7

29/03/2011 

 

Une imposante délégation de personnalités et donateurs juifs membres du K.K.L, venues de 30 pays, et dirigée par le président mondial, Effi Schtanzler, a visité mardi la Knesset. Les invités ont été reçus pas le président du parlement, Reouven Rivline et par un certain nombre de députés. Dans son intervention, Rivline a rappelé à ses hôtes « que la Knesset se trouvait à quelques kilomètres à peine à vol d’oiseau de Bethlehem ou Ramallah, et que les populations juive et arabe étaient étroitement imbriquées ». Il a également déclaré : Il n’y a aucune possibilité d’établir deux souverainetés séparées dans la capitale, car cela transformerait la ville en une autre Belfast ». La délégation doit se rendre mardi soir à l’hôtel « David Citadel » pour un dîner de gala avec le Premier ministre Binyamin Netanyahou. Ce congrès se déroule tous les deux ans, et il amène en Israël les dirigeants du K.K.L de par le monde, qui sont aussi parmi les plus grands donateurs en faveur d’Israël. Grâce à eux, le K.K.L peut allouer chaque année environ 150 millions de shekels dans des projets sociaux et environnementaux. Cette rencontre avec la classe politique israélienne permet de définir ensemble les nouveaux projets pour les années futures.

 

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mordeh'ai - dans Point de vue
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 16:31

 par Shraga Blum 

pour Israel 7

29/03/2011

 

La kippa, qui est somme toute l’un des accessoires typiques du Juif, donne apparemment des boutons à ceux qui espéraient que l’Etat d’Israël serait le fossoyeur du « lourd fardeau » de la tradition juive, et qui dominent le microcosme médiatique israélien.

Il y a deux mois, un journaliste du « Haaretz » s’inquiétait « de la multiplication des kippot dans l’entourage du Premier ministre Binyamin Netanyahou ». Quelques jours plus tard, la candidature annoncée du général de réserve Yaakov Amidror au poste de Conseiller à la Sécurité nationale avait fait monter au créneau tout un échantillon d’intellectuels et artistes de gauche, affirmant dans une lettre nauséabonde de protestation « que la nomination de cet homme (religieux et de droite) à cette fonction allait plonger le pays dans l’ambiance fasciste des années 1930 en Europe ».

Lundi soir, lors du journal télévisé de la 2e chaîne, après que le Premier ministre ait annoncé en direct la nomination de Yoram Cohen comme Directeur du Shin-Bet, le commentateur Amnon Abramovitz trouvait utile de préciser « que l’intéressé portait un kippa MAIS qu’il était loyal envers l’Etat » !!! Il enfonçait le clou en disant « qu’il s’agissait du premier religieux nommé à ce poste délicat », et comme si cela ne suffisait pas, il rajoutait pour bien appuyer « que les milieux des Juifs de Judée-Samarie avaient beaucoup redouté le choix d’un autre candidat, appelé ‘Youd’, l’adjoint du Directeur sortant, Youval Diskin ».

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Mardi matin, sur « Kol Israël », la célèbre journaliste Carmela Menashé, qui a du mal à cacher ses sympathies bien à gauche, a voulu créer un scoop en interviewant le député et ancien sous-directeur du Shabak, Israël Hasson, en lui ‘apprenant’ « que des pressions avaient été exercées sur le Premier ministre par des Rabbins de Judée-Samarie afin qu’il renonce à nommer ce fameux ‘Youd’, responsable de la ‘section juive’ au Shin Beth, et qui avait eu la main lourde avec les habitants de Judée-Samarie ».

Israël Hasson (Kadima), qui a travaillé avec Yoram Cohen, avait beau répondre « qu’il n’en savait rien », et que « le choix de Yoram Cohen était excellent à tout points de vue », la journaliste n’en démordait pas et posait à plusieurs reprises la même question : « Est-ce que vous pensez que le Premier ministre a cédé aux pressions de ces milieux en ne nommant pas ‘Youd’, alors que son nom circulait comme le successeur naturel de Diskin ? » Israël Hasson eut alors cette réponse judicieuse : « Les médias prennent une énorme responsabilité lorsqu’ils sacrent et couronnent d’avance une personne avant qu’elle ne soit effectivement nommée à un poste».

Cette série de « montée aux barricades » dès qu’une personne portant kippa est nommée à un poste important est indigne autant que ridicule, car paradoxalement, le fait d’être religieux n’est pas forcément le gage d’une politique « favorable » aux milieux de droite.

C’est d’ailleurs la réaction qui se dégage parmi les Juifs de Judée-Samarie. Certes, on se réjouit de la non nomination de « Youd » car ce candidat était devenu la bête noire d’une bonne partie de cette population. En tant que responsable de la « Section juive » du Shin Bet, il a souvent donné le sentiment que les pionniers de Judée-Samarie étaient le véritable ennemi du pays, plus encore que les Arabes palestiniens. Mais la nomination inattendue de Yoram Cohen ne calme pas forcément les craintes des Juifs de Yesha : Meïr Bretler, membre des « Jeunes des collines » résume l’impression globale : « Un directeur du Shabak portant kippa peut encore être plus dur avec nous car il voudra tout faire pour montrer qu’il ne nous fait pas de faveurs et qu’il n’est pas à droite, que les médias haïssent plus que tout. Et avec le lynchage médiatique qui s’est mis en marche dès sa nomination, il aura encore plus de raisons de vouloir justifier sa nomination en se démarquant de nous ».

Mais au-delà des procès d’intention et des délits de « sale gueule » récurrents de la part des médias, tout le monde est d’accord pour dire que la tâche du nouveau directeur du Shin Bet sera probablement la plus dure qu’aient connue ses prédécesseurs. Au menu : le terrorisme du Hamas et de l’Autorité palestinienne, le Hezbollah, l’Iran, l’irrédentisme croissant des Arabes israéliens, l’appel à une nouvelle Intifada, le dossier Shalit et les retombées des changements profonds dans le monde arabe…

En Israël, quand on devient chef, il n’est pas toujours bon d’avoir…un couvre-chef !

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mordeh'ai - dans Point de vue
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 16:00

Par Jackson Diehl, éditorialiste au Washington Post

WPost du 27 mars 2011

Traduit par Albert Soued, http://soued.chez.com  pour www.nuitdorient.com 

 

A ce jour, ce qu'on appelle "le printemps arabe" a apporté à Israël la 1ère attaque terroriste à Jérusalem en 7 ans, et la 1ère attaque significative de missiles depuis la bande de Gaza en 2 ans. Et ces évènements sont la partie la plus facile dans ce qui attend le gouvernement de Benjamin Netanyahou. Le plus difficile sera de gérer Barack Obama.


Netanyahou et Tsahal savent comment neutraliser les attaques terroristes des Palestiniens. Les chars et les avions bombardent des cibles particulières à Gaza et provoquent des dégâts plus conséquents que ceux causés par les roquettes adverses. Les autorités israéliennes savent que c'est le Jihad Islamique qui les a provoquées, une milice contrôlée par l'Iran. On sait que le Hamas ne cherche pas le conflit, souhaitant éviter en ce moment une invasion dévastatrice de son fief, comme celle de 2008.

 

A moins d'une bourde de part ou d'autre, ou d'un missile qui détruirait une école israélienne, Netanyahou évitera un conflit généralisé avec le Hamas. Mais que pense-t-il de l'administration Obama et de son nouvel appel pour une "action hardie" afin de raviver les négociations en vue d'un état palestinien ? Pour lui, à court terme, au milieu du tumulte régional, c'est le plus grand défi – bien plus que le nouveau gouvernement du voisin égyptien ou l'offensive des alliés de l'Iran.


Des révoltes en cours au Moyen Orient, toute personne raisonnable peut conclure que les problèmes les plus profonds de la région n'ont aucun rapport avec Israël et que l'obsession de l'administration Obama de vouloir négocier un accord israélo-palestinien dans les 2 ans est mal venue. Mais BH Obama ne fait pas partie de ces personnes. Comme nombre de présidents avant lui, il semble avoir conclu plutôt que la meilleure réponse à la crise arabe en cours est une fois de plus de faire pression sur Israël pour accélérer le processus vers un état palestinien.


Un "fonctionnaire important de la défense" qui accompagnait le Secrétaire Robert Gates lors de sa récente visite à Jérusalem a décrit la situation ainsi : "Les Israéliens ont un intérêt stratégique majeur de s'extirper de ce mouvement populiste qui envahit la région… en montrant une avancée dans la voie de la paix avec les Palestiniens qui les mettrait en meilleure posture pour dans 6/12 mois…!" (1)


Ceci est vrai en théorie. Mais les problèmes pour B Netanyahou sont ailleurs.


D'abord, le président M Abbas n'a aucun intérêt à négocier, et n'a jamais eu cet intérêt. Cet homme de 76 ans n'a jamais voulu s'engager dans les concessions douloureuses nécessaires pour avoir son Etat. De plus, il méprise le 1er ministre israélien et n'a aucune confiance en lui, depuis les années 90. Au lieu de négocier, M Abbas ira devant l'Assemblée Générale de l'Onu en septembre pour obtenir l'état palestinien.


Netanyahou n'en est pas trop inquiet, d'autant plus qu'il n'a pas hâte lui-même de faire des concessions, s'il n'était pas pressé par B Obama, et là est le 2ème problème : depuis le 1er jour de sa présidence, B Obama n'a eu cesse de croire que le gouvernement israélien, -- et non les Palestiniens – est le 1er obstacle à la paix. Rappelez-vous, il avait demandé le gel total des implantations en Cisjordanie et à Jérusalem, alors que M Abbas n'y avait même pas pensé; depuis, ce dernier a fait sienne cette condition.


Lors d'un entretien avec des dirigeants Juifs américains à la Maison Blanche, Obama a précisé qu'il n'avait pas changé d'avis. Il insista même sur le fait que M Abbas était décidé à déclarer un état palestinien, mais que le problème était que l'état juif n'avait fait aucun concession territoriale sérieuse.

 

Netanyahou sera obligé de s'opposer à l'offensive palestinienne aux Nations Unies. Son ministre de la Défense E Barak a prédit que "cela serait un tsunami diplomatique anti-israélien". Pour cela, Netanyahou a besoin du soutien d'Obama. Et c'est pourquoi il s'est engagé à faire le discours le plus important de l'histoire du pays, devant le Congrès américain en mai, dans lequel il donnera "sa vision nouvelle pour la paix".


Pour satisfaire M Abbas et B Obama, il devra faire des promesses conséquentes. Selon le commentateur Aqiva Eldar "il devra prononcer des mots magiques, par sa propre bouche" – c'est-à-dire que tout état palestinien sera basé sur les frontières de 1967.


S'il le fait, il se mettra à dos presque tout son cabinet et sa coalition s'effondrera. Ses électeurs croiront qu'il est en train de céder le plus grand atout – le territoire – avant toute négociation. (2)


Netanyahou était assez à l'aise avec l'attentat de Jérusalem et les tirs de missiles de Gaza pour partir à Moscou, comme prévu dans son planning. Mais la confrontation attendue avec Obama va requérir toute son attention.

 

Notes de la traduction de www.nuitdorient.com

(1) Ce fonctionnaire ne semble pas bien comprendre ce qui se déroule au Moyen Orient

(2) Les Palestiniens refusent l'existence de l'état d'Israël et ne feront aucun compromis, d'où la vanité des concessions territoriales. Le problème est ailleurs.

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mordeh'ai - dans Politique
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 09:57

Source : jforum,

par Shmuel Trigano,

De la Libye à Israël  chronique du 25 mars 2011, sur Radio J

mars 28th, 2011

 

L’intervention des puissances occidentales en Libye augure d’un nouvel ordre international aventureux et inquiétant. Jusqu’alors cet ordre était fondé sur la souveraineté nationale des Etats : l’ingérence dans les affaires d’un pays était synonyme de guerre.

C’est bien le cas aujourd’hui en Libye, en fait. Mais cela ne l’est plus en droit. Et c’est là où cette politique montre son aventurisme.

Le discours des médias et de la classe politique invoque une « communauté internationale » qui serait garante du droit et de la morale pour justifier l’intervention mais c’est une fiction qui ne repose sur aucune réalité crédible. Cette    « communauté » ne rassemble ni des juges, ni des moralistes mais des organisations et des fonctionnaires internationaux, des groupes de pression qui peuvent être aussi puissants que l’Organisation de la Conférence Islamique avec sa soixantaine d’Etats-membres.

Ces acteurs n’ont rien de moral. Ils sont au service de leurs intérêts politiques et idéologiques et procèdent par majorité automatique. Il n’y a pas si longtemps la dictature libyenne présidait ainsi le Conseil des droits de l’homme.

Il est toujours inquiétant de voir un Etat endosser les habits de la morale : l’instrumentalisation des valeurs n’est en général pas très loin.

Si la raison de l’intervention en Libye est purement humanitaire, pourquoi, en effet, cette sollicitude ne s’étend-elle pas la Syrie, au Yémen ?

Pourquoi Khadafi et pas Gbagbo ?

Pourquoi hier en Serbie et pas au Darfour alors qu’un terrible génocide y était perpétré ? Où commence et où s’arrête la condition de « peuple en danger » ? Est-ce un humanitarisme à géométrie variable, selon que le contrevenant soit puissant ou misérable ?/ Si la raison de l’intervention n’est pas politique, que sait-on du pouvoir qui émerge à Benghazi ?

Qui sont les membres du Conseil National de Transition ?

On y trouve des rivaux de Khadafi et d’anciens membres de son gouvernement tyrannique. Il ne faut pas négliger le fait que, selon le renseignement américain, cette région de Benghazi a fourni aux forces d’Al Qaïda en Irak le plus haut taux per capita des pays arabes, en membres de cette organisation terroriste. De même, elle a connu plusieurs soulèvements contre Tripoli dans les années 1990, sous la houlette du chef djihadiste Abou Yahya Al Libi qui, en 2007, a rejoint Al Qaïda.

On voit à la lumière de ces quelques éléments que l’humanitaire, le droit d’ingérence s’empêtrent inéluctablement dans la nasse de la politique.

« La coalition », comme on dit bizarrement n’a, à ce qu’elle déclare, aucun projet politique pour le lendemain.

Sauvera-t-elle « un peuple en danger » ou le précipitera-t-elle dans une crise plus grave ? Déclenchera-t-elle un conflit régional ?

Questions sans réponses.

La même désinvolture politique s’exerce à propos d’Israël. Pourquoi évoquer Israël ?

Car le premier ministre, François Fillon, nous annonce que la prochaine étape de ce que Claude Guéant a défini comme une « croisade » sera Israël.

En introduisant, le débat de l’Assemblée nationale sur l’intervention en Libye, il a déclaré, de façon purement irrationnelle, que « le conflit israélo-palestinien ne doit pas être le grand oublié de la transition politique arabe en cours ».

On avait cru pourtant, au contraire, que les révoltes arabes désignaient la tyrannie comme leur principal problème et pas Israël …

La si vertueuse Europe cherche-t-elle déjà à compenser sa politique erratique en Libye par une « croisade » contre Israël, oppresseur du « peuple palestinien en danger », comme le définissent les thuriféraires de la Palestine, en le négociant au meilleur prix auprès des Arabes ?

L’obsession malsaine d’Israël qui semble hanter le leadership de l’Union Européenne ne fait qu’aggraver la violence.

Plus l’Europe cherche à expier l’abandon des Juifs durant la Shoa, plus elle s’enferre dans des contradictions fatales.

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mordeh'ai - dans Réflexions
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 20:53

Par CAROLINE B. GLICK

Jerusalem Post

25/03/2011 http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=213747

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 

Le silence palestinien sur les auteurs de cette atrocité nous indique que dans cette nouvelle guerre terroriste, les Palestiniens croient qu’ils ne peuvent pas perdre./ Qui sommes-nous pour comprendre que personne n’a revendiqué l’attentat à la bombe de mercredi à Jerusalem ? L’attentat à la bombe n’était pas un évènement isolé. Il participait de la nouvelle guerre terroriste palestinienne qui se déploie sous nos yeux. Alors qu’Israël envisage comment faire face à l’attaque émergente, il est important de noter comment elle diffère des précédentes.

Sur le plan militaire, les tactiques que les Palestiniens ont adoptées jusqu’à présent sont un curieux mélange d’attaques de missiles dernier cri avec des attaques à l’ancienne au couteau et avec des bombes dans des porte-documents. Les tactiques diverses démontrent que cette guerre est une combinaison de guerre par un vassal iranien et de cellules terroristes locales et éphémères. Les attaques sont aussi remarquables de par leur dispersion géographique et l’absence jusqu’à présent, d’attaques suicides.

Pour le public, les nouvelles tactiques ne sont pas intéressantes et le message qu’elles véhiculent n’est pas nouveau. Avec ou sans islamikazes à la bombe, les Israéliens comprennent que nous entrons dans une nouvelle période de peur sans relâche, et nous comprenons que nous sommes en danger où que nous soyons. Que nous soyons au lit endormis, ou en route vers le travail ou l’école, ou assis sur le banc d’un parc ou dans un restaurant, que nous soyons à Rishon Letzion, Sderot, Jerusalem, Itamar ou Beersheva, nous sommes dans les mailles des Palestiniens. Nous sommes tous des « colons ». Nous sommes tous en danger.

Les innovations militaires sont importantes pour les commandants de Tsahal qui ont besoin de trouver comment répondre à la demande de sécurité du public. Ils devront tirer des conclusions opérationnelles sur les défis que pose ce mélange de tactiques et d’architecture stratégique.

Alors que les motifs militaires des divers terroristes palestiniens sont importants, comme les deux précédentes, la nouvelle guerre terroriste palestinienne est d’abord et avant tout une guerre politique. Comme les deux précédentes, commencées en 1987 et 2000, le premier objectif de la nouvelle guerre terroriste n’est pas d’assassiner des Juifs. Tuer n’est qu’un bénéfice de plus. L’objectif de la nouvelle guerre terroriste est d’affaiblir Israël politiquement de façon à conduire à son effondrement final.

Et c’est dans ce contexte politique que le refus de la part des diverses armées terroristes de revendiquer l’attaque de mercredi à Jerusalem, et leurs décisions d’envelopper dans l’ambiguïté la plus grande part de responsabilité de leur récente activité terroriste est remarquable. Dans le passé, le Hamas et le jihad islamique étaient prompts à revendiquer les massacres.

 A l’origine, il semblait que la pratique de routine était poursuivie dans le tout dernier round de meurtres. Les brigades des martyrs al Aksa du Fatah par exemple, ont été prompts à revendiquer le massacre de la famille Fogel à Itamar le 12 mars. Le Hamas a paru concourir pour le revendiquer quand ses forces ont célébré publiquement l’atrocité dans la ville de Gaza le 13 mars. Mais ensuite le Fatah a retiré sa revendication, et le Hamas ne l’a jamais revendiquée.

De même pour les tirs de barrage de roquettes et de missiles depuis Gaza, le Hamas a revendiqué 58 projectiles tirés sur le Sud d’Israël samedi dernier. Ensuite, il a laissé au jihad islamique les attaques de Katyusha à longue portée sur Rishon Lezion, Beersheba, Gedera et Ashdod cette semaine.

De nouveau, personne n’a revendiqué l’attentat à la bombe de Jerusalem mercredi.

Que nous indique ce soudain accès de modestie sur la vision par les maîtres terroristes palestiniens de l’agression actuelle contre Israël ? Qu’est que cela nous enseigne sur leur évaluation de nos défis et objectifs politiques ? Dans les deux précédentes guerres terroristes, les groupes terroristes avaient deux motivations pour revendiquer leurs attaques. La première raison était d’élargir leur popularité. Dans la société palestinienne, plus vous tuez de Juifs, plus vous êtes populaire.

La principale raison qui a permis au Hamas de gagner les élections de 2006, était que les Palestiniens croyaient que la guerre terroriste du Hamas était à l’origine du retrait d’Israël de Gaza en août 2005. Même si le Fatah avait en réalité tué plus de Juifs que le Hamas entre 2000 et 2005, le Hamas récolta de plus grosses récompenses pour ses attaques parce que son passé n’était pas entaché par des pourparlers politiques avec Israël.

La seconde raison pour laquelle les divers groupes ont toujours été prompts à revendiquer les attaques est qu’ils voulaient montrer à leurs Etats parrains qu’ils faisaient bon usage de leurs armes, de leur formation et du soutien financier. Saddam Hussein et la famille royale saoudienne payaient de coquettes récompenses aux familles des terroristes tués ou capturés. Au cours des décennies passées, l’Iran, la Syrie et la Hezbollah ont dépensé des centaines de millions de dollars pour armer, entraîner et financer des cellules terroristes palestiniennes du Fatah, du Hamas et du jihad islamique.

Le fait qu’aujourd’hui ni le Hamas, ni le Fatah ne veuille revendiquer l’attentat à la bombe de mercredi à Jerusalem ou le massacre de la famille Fogel est le signe que quelque chose de fondamental est en train de changer dans la dynamique politique entre les deux factions. Avant d’envisager ce que ce changement peut être, un mot d’explication sur le jihad islamique est nécessaire.

Le jihad islamique a été fondé par l’Iran en 1988. A l’opposé du Hamas et du Fatah, le jihad islamique n’a aucune aspiration politique. Il n’a pas d’agents politiques, et il se contente de limiter ses opérations au terrorisme. Le Hamas, bien plus important et puissant, a subordonné son commandement et son contrôle à l’Iran en 2005. Le jihad islamique n’a servi à rien de plus qu’à être le sous-traitant du Hamas. Il exécute et revendique les attaques quand le Hamas ne souhaite pas le faire.

Il existe deux explications palestiniennes internes plausibles pour la toute nouvelle réticence du Fatah et du Hamas, et elles ne sont pas mutuellement exclusives. La première explication de leur silence, c’est que les pourparlers récents pour un gouvernement d’unité entre le Fatah et le Hamas sont sérieux. L’annonce par le Fatah jeudi qu’il a arrêté deux terroristes du jihad islamique en liaison avec l’attentat à la bombe de Jerusalem est remarquable dans ce sens. Il indique qu’après quatre ans de combat contre les forces du Hamas en Judée et en Samarie, le Fatah recherche un groupe politique plus commode de « suspects habituels ».

La seconde raison pour laquelle Hamas et Fatah peuvent garder le silence sur les responsables, c’est qu’ils savent tous deux qui a agi et utilisent le terrorisme pour de nouveau se hisser l’un par rapport à l’autre à la table des négociations. Si le Hamas exécute les attaques, ses chefs peuvent simplement les utiliser pour renforcer leur position de marchandage dans les pourparlers d’unité. Le Fatah sait que si le Hamas revendique les attaques, sa popularité dans les masses en Judée et en Samarie augmentera. Et si le Fatah les exécute, ses chefs peuvent les utiliser pour montrer au Hamas qu’ils sont sérieux pour enterrer la hache de guerre avec les ‘Frères Musulmans’.

Alors que la dynamique politique interne des divers groupes terroristes palestiniens est intéressante, ce n’est pas le principal enjeu. Aussi bien pour le Fatah et le Hamas, la plus importante cible d’audience est l’Europe. Mais avant de discuter comment l’évaluation des Palestiniens est liée à leur décision de masquer la responsabilité organisationnelle du terrorisme, il est nécessaire de considérer l’objectif politique concret de leur nouvelle guerre terroriste.

Le Fatah se situe au milieu d’une campagne mondiale pour bâtir un soutien international en vue d’une déclaration palestinienne unilatérale d’indépendance en septembre. Du point de vue d’Israël, cette campagne est menaçante pour deux raisons. D’abord, un Etat palestinien déclaré unilatéralement sera de facto en état de guerre avec Israël. Ensuite, si les Palestiniens s’assurent une reconnaissance internationale de leur « Etat » à Jerusalem, en Judée, Samarie et à Gaza, la décision placera les 500.000 Juifs qui vivent dans ces zones dans les mailles internationales.

La plus grande part de la discussion sur cet objectif a été centrée sur le fait de savoir si oui ou non le président des USA Barack Obama mettra son veto à une résolution adoptant une telle déclaration. Et selon le comportement d’Obama jusqu’à présent, les Palestiniens ont une bonne raison d’espérer qu’il pourrait bien soutenir leur décision. Mais en vérité, la discussion sur la façon dont les USA répondront à la déclaration planifiée par les Palestiniens est largement hors sujet. Le sujet de la menace de cette déclaration n’est pas d’obtenir une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU la soutenant. Le sujet est bien d’obtenir que l’UE mette en actes de nouvelles sanctions contre Israël.

Et cela nous ramène à la nouvelle politique de non revendication des attaques contre Israël, et à la décision de lancer une nouvelle guerre terroriste en général. D’un côté, à un moment aussi sensible diplomatiquement pour les Palestiniens, il semblerait qu’ils veulent conserver leur scénario traditionnel du ‘Fatah bon flic’, et du ‘Hamas mauvais flic’ en action, et que le Hamas prenne la responsabilité des attaques récentes. De fait, il semblerait que les Palestiniens veuillent accorder un répit aux attaques ensemble jusqu’après leur déclaration d’indépendance.

Le fait que le Fatah et le Hamas n’ont pas attendu jusqu’après septembre pour attaquer ni chercher à se différencier entre eux alors que les attaques se fondent en une nouvelle campagne terroriste démontre puissamment que les Palestiniens ne ressentent plus le besoin de prétendre s’opposer au terrorisme pour maintenir le soutien européen à leur guerre contre Israël.

Les Palestiniens mesurent que l’Europe en vient rapidement au point où elle n’a plus besoin de prétendre être équitable avec Israël. Les votes des Britanniques, des Français, et des Allemands en faveur de la résolution anti-Israël des Palestiniens au Conseil de Sécurité de l’ONU le mois dernier étaient le tout dernier signal de l’adoption par les principaux gouvernements européens d’une stratégie politique ouvertement hostile à l’égard d’Israël.

Plus important, ces politiques ne sont pas la conséquence d’efforts de ‘lobbying’ palestinien, et ainsi, Israël ne peut pas espérer les modifier par des efforts d’influence opposée.

L’abandon par l’Europe d’un simple masque d’équité à l’égard d’Israël est le produit de réalités politiques intérieures en Europe elle-même. Entre le pouvoir politique des communautés musulmanes d’Europe s’élargissant rapidement et les positions anti-Israël virulentes presque universellement adoptées par les media européens, les gouvernements européens sont obligés d’adopter des positions toujours plus hostiles envers Israël pour apaiser les publics haïssant Israël et les communautés musulmanes.

Prenez le Premier ministre britannique David Cameron par exemple. Quand Cameron a qualifié Gaza de « prison à ciel ouvert » l’an dernier, ce n’était pas parce que il venait tout juste de parler au chef du Fatah Mahmoud Abbas. Et il n’agissait certainement pas par conviction. Cameron savait sûrement que sa déclaration était un mensonge absolu. Et il savait aussi sûrement que le Hamas est un groupe terroriste jihadiste qui partage l’idéologie de ses compagnons, sous-produits d’al Qaïda les ‘Frères Musulmans’.

Mais pour Cameron, bien plus importants que la relative prospérité de Gaza et les objectifs génocidaires du Hamas, il y avait le fait qu’au cours des dernières élections britanniques, le Comité Britannique Musulman des Affaires Publiques (MPAC-UK) a évincé six membres du Parlement qui avaient exprimé leur soutien à Israël.

Les Palestiniens reconnaissent qu’ils n’ont pas besoin de prétendre être bons pour obtenir le soutien de l’Europe. Après que les peuples d’Europe se soient faits laver le cerveau par leurs media et intimider par les communautés musulmanes, ils ont développé une réponse pavlovienne envers Israël, où chaque rappel d’Israël les fait le haïr davantage. Il n’importe pas que le récit concerne le massacre d’enfants israéliens ou des attentats à la bombe contre des synagogues et des crèches. Ils savent qu’Israël est le coupable et attendent que leurs gouvernements le punissent.

Le silence palestinien sur les auteurs de cette atrocité nous indique que dans cette nouvelle guerre terroriste, les Palestiniens croient qu’ils ne peuvent pas perdre.

Avec l’Europe en remorque, Fatah et Hamas se sentent libres d’unir leurs forces et de progresser aussi bien militairement et politiquement.

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mordeh'ai - dans Point de vue
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 20:20

par Jacques Kupfer

24/03/2011

 

Qui se souvient encore de nos avertissements avant la destruction de toute vie juive à Gaza ? Si jamais une balle est tirée depuis Gaza nous serons libres de les écraser, nous disait-on! Qui se souvient de nos avertissements avant les accords d’Oslo ? Au moindre acte terroriste, on rentre dans leurs villes et on les écrase, nous répondait-on! Et maintenant ?

Depuis des mois, le Sud d’Israël est soumis aux tirs de mortiers des arabes pendant que nos medias précisent qu’il n’y a aucun « dommage ».

Depuis des mois, les provocations de Mahmoud Abbas, les déclarations antisémites et les affirmations visant à délégitimer l’Etat Juif se succèdent. Depuis des mois, nous assistons béatement aux nominations de places arabes au nom de terroristes assassins. Depuis des mois nous assistons aux distributions de friandises dans les villes occupées par les arabes pour célébrer l’assassinat de Juifs. Depuis des mois, les bouteilles incendiaires et les rocs pleuvent sur les voitures de nos pionniers sur les routes de Judée Samarie.

Depuis des mois, nous assistons aux appels des organisations gauchistes, et d’une lamentable élite de professeurs, au boycott d’Israël et à la destruction de notre économie.

Barak: échec et incapacité…

En riposte, le ministre de la Défense Ehud Barak, symbole même de l’échec et de l’incapacité, bombarde quelques tunnels vides et inopérants..

Depuis des mois, les déclarations de Barak viennent renforcer nos ennemis. Il prône le partage de Jérusalem, nous promet « un tsunami politique » si nous ne cédons pas aux arabes la terre juive. Si tsunami politique il doit y avoir, que la seule victime en soit M. Barak expulsé du pouvoir ! Il ose comparer notre situation à celle de l’Afrique du Sud alors que se déclenche la campagne assimilant Israël à l’Apartheid.

C’est ce même Barak qui mobilise les forces de Tsahal pour détruire les constructions « illégales » juives.

Les combines sordides politicardes sont sa spécialité mais la construction sioniste, la fierté juive restent un terrain inconnu pour lui.

Depuis l’arrivée au pouvoir de ce gouvernement élu par des voix de droite, la construction en Judée Samarie a été stoppée. Toutes les idées de gauche qui ont prouvé leur inanité, se retrouvent mises en place par ce gouvernement.

A Itamar, les arabes tuent et égorgent. Nous avons entendu de belles phrases de la part de notre premier ministre.      « Ils tuent et nous construisons » !

Mensonge ! Ils tuent et nous mourrons. Telle est la dramatique réalité.

Ils lancent des pierres pour tuer et nous subissons. Il a fallu cinq Juifs saints assassinés par des barbares qui n’ont rien d’humain, pour que Barak dégage quelques centaines de permis de construire de logements en affirmant que c’est une décision non répétitive.

C’est en fait le premier ministre qui a lancé la campagne de déligitimisation d’Israël avec son discours de Bar Ilan. Elu pour préserver la Terre d’Israël, il l’a offert à l’ennemi. Discours de Bar Ilan: Déligitimisé

Depuis le fameux discours de Bar Ilan, notre gouvernement n’a fait que reculer. Reconnaissance d’un droit «palestinien» sur la terre d’Israël, arrêt de la construction sioniste, soumission aux diktats du Quartet, humiliation chez le locataire de la Maison Blanche et passivité absolue.

Nous n’avons pas réagi au drame d’Itamar. Nous avons eu les dizaines de roquettes, obus et Grad sur Ashkelon et     Beer Sheva. Nous n’avons pas réagi à cette déclaration de guerre et nous avons eu l’attentat de Jérusalem.

Il est temps d’agir. Pleurer n’est pas une solution sioniste. Natanyahou a déjà à son passif la transmission de Hébron à l’ennemi et le vote de destruction du Gouch Katif. L’Histoire retiendra sa responsabilité directe dans l’autorisation donnée à Barak de nuire à notre sécurité nationale, à notre fierté juive, à notre réalisation sioniste.

Au moment où se tiennent les discussions entre Fatah et Hamas, entre terroristes avec cravate et ceux qui n’ont pas encore appris à la nouer dans les chancelleries occidentales, les résultats sont visibles. Terrorisme aveugle et guerre contre les Juifs. Dans de telles conditions, même Natanyahou peut déclarer nulle et non avenue sa déclaration de Bar Ilan, la rendre « caduque ». Il doit clairement annoncer la fin des négociations. Il doit impérativement mobiliser tracteurs, grues et camions pour construire sur toutes les parties de la Judée Samarie et développer les quartiers nouveaux de notre capitale.

Natanyahou doit, après avoir jeté Barak, nommer un ministre de la défense qui défende Israël et non les intérêts d’un Abbas. A défaut de garantir une sécurité absolue, nous pouvons au moins faire payer aux arabes un prix tel pour le sang juif versé, qu’ils se terreront dans leurs trous et n’oseront plus nous agresser. Les chefs terroristes doivent être éliminés.

La Retenue…

Quand les pays occidentaux, quand les Juppé et consorts, viendront nous parler d’ « usage disproportionné de la   force » et de « retenue », éclatons de rire et montrons leur les photos de leur attaque sur la Libye et des mariages afghans décimés!

Nous devons revendiquer le droit aux dommages collatéraux comme toute démocratie qui se respecte!

Dans la foulée de nouvelles mesures qui restaureront sur le plan international notre prestige, il faut annexer les terres juives de Judée Samarie,établir le respect de la loi face aux arabes qui dénigrent nos droits et à la Cour Suprême qui les soutient.

Impossible, me direz vous car jamais le monde ne l’acceptera. Effectivement ! Le monde ne l’acceptera pas mais actuellement, alors que le sang juif coule, le monde nous soutient-il ?

Alors impossible, peut-être ! Mais indispensable,sûrement.

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mordeh'ai - dans Réflexions
23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 21:22
Pat Quartier:Nous livrons à chaud le témoignage important de notre ami Meir Ben Hayoun, journaliste à israel7, présent sur les lieux de ce nouveau crime.
Méir Ben-Hayoun Mercredi, 23 Mars 2011
 

attentatJe reviens à l'instant de l'endroit de l'attentat à Binyanei Haouma à l'entrée Ouest de Jérusalem. Les policiers étaient hystériques craignant les protestations et la colère des Hiérosolomytains. En effet, deux à trois mille personnes sont sur les lieux.

Pour la plupart des jeunes. Ils sentent qu'une nouvelle offensive de terrorisme de grande échelle a commencé depuis le massacre de la famille Fogel et les tirs de missiles Graad sur Beer-Sheva et dans le Sud du pays.

 

Je me suis fait jeter par un flic alors que je posais des questions à des ambulanciers et à des employés de la mairie. Tout ça parce que je n'avais pas sur moi ma carte de presse à lui montrer. Il m'a lancé : « tu te fais passer pour un journaliste ». Je lui ai rétorqué que je voulais voir sa carte de policier, lui expliquant que tout un chacun pouvait s'acheter un uniforme.

 

Je lui ai alors dit : « on vient de descendre des Juifs et tout ce que vous trouvez à faire, c'est rabrouer un journaliste sioniste d'Aroutz 7 en français parce qu'il n'a pas sa carte », en lui indiquant les équipes de télévision étrangères comme France 2 qui s'introduisent là où elles veulent sans qu'on leur demande leur carte et qui, systématiquement cassent du sucre sur Israël.

 

Sur place, tout a déjà été nettoyé en à peine deux heures. "Circulez, il n'y a plus rien à voir! Les flics demandent à la foule de rentrer à la maison. Quelques jeunes ultra-orthodoxes crient : « Mort aux Arabes ». Les gens qui semblent résignés devant les attentats parlent entre eux et sont unanimes à dire : « On ne peut pas laisser les attentats recommencer. Ça peut arriver partout, à tout moment, à n'importe qui. Il faut virer les Arabes »

 

Au même moment ou le nettoyage prend fin, on nous annonce qu'une dame de 74 ans vient de succomber à ses blessures. Le sang se glace. Cinquante et une personnes blessées ont été évacuées dans les hôpitaux de la ville préparés pour ce genre de scénario, ô combien connu.

 

En revenant à pied jusqu'au centre de Jérusalem pour prendre mes affaires laissées au bureau, je vois que la ville s'est vidée et y règne un silence pesant. Mon portable sonne. C'est Elishéva. Elle me dit : « On ne peut laisser les choses comme cela, comme si cet attentat n'était qu'un accident de la circulation. » Je ne peux qu'acquiescer à ce qu'elle suggère: « Méir, il faut badigeonner à la peinture rouge l'endroit pour qu'on se souvienne: "Ici, on est venu exterminer des Juifs!!"

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mordeh'ai - dans Sécurité