Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Malaassot - le blog de mordehai - ! ברוך הבא
  • Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא
  • : Défenseur de l'unité et de l'indivisibilité de Jérusalem Juive et capitale de l'Etat d'Israel sans aucun partage
  • Contact

Recherche

1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 14:41

 Par Thérèse Zrihen-Dvir

(Inspiré du texte Anglais de Ted Belman –FrontPage Magazine)

Israël doit dire NON au moratoire du gèle de la construction, formellement et de facto. Israël doit aussi dire NON au processus de la paix tôt ou tard. Même si Israël continue de construire et que l'autorité palestinienne accepte de reprendre les discussions pour la paix, Israël doit refuser de négocier, à moins, bien entendu, qu'il ne soit disposé à avaler le compromis que la communauté internationale concocte pour lui dans ses couloirs.

Avigdor Leibermann écrivait dernièrement : durant ma récente visite aux USA, j'ai appris que Washington a la ferme intention de forcer Israël à accepter un accord permanent – deux états pour deux peuples- basé sur les frontières de 1967 avec plus ou moins 3 ou 4% d'échange de territoires. L'objectif du moratoire est d'octroyer aux USA et à la communauté internationale deux mois pour comploter une solution qui sera imposée à Israël."

"Solution qui implique la division de Jérusalem ou son internalisation," écrit Benny Avni dans le New York Post sous le titre : Une Paix d'Escrocs.

"L'offre faite à Abbas comprend (encore une fois, par écrit) l'aval des USA concernant les frontières futures de l'état Palestinien qui devront être largement fondées sur les lignes de l'armistice de 1949 – ignorer l'état actuel des terres conquises par Israel après la guerre défensive de 1967, où se trouvent actuellement l'ensemble des plus grandes colonies juives." Cela ne signifie pas forcément que si Israel refuse d'entamer les négociations sous cette fin prédéterminée, la communauté internationale ne lui imposera pas sa solution, ou du moins ne tentera pas de le faire. Israel se verra dans l'obligation d'avaler tôt ou tard la pilule et d'accepter le sort tissé par la communauté internationale, les USA en tête, et se faire avec ce cul de sac, ou bien s'y opposer formellement.

Israel doit déclarer sans ambiguïté qu'il n'acceptera pas une telle solution, et ne plus se dissimuler derrière ses revendications sécuritaires ou ses demandes d'être reconnu comme état juif. Il doit se montrer bref et concis et refuser cette solution et cesser son jeu méandreux de prétendre.

Un récent sondage israélien démontre que les israéliens favorisent la construction et la fin du gèle sur une marge de 54/39. Tout ceux qui sont pour la construction sont contre la solution de deux états. Pourquoi construire sur ces terres s'il faudrait les abandonner tôt ou tard?

Ceux qui cherchent éperdument la paix, mettent trop l'accent sur le gel et considèrent la construction comme une perte d'argent et de temps. L'occupation de la Judée et Samarie est temporaire et n'a aucune chance de se perpétuer.

Ainsi nous revenons au point de départ de la rejection de la solution de deux états qui reflète actuellement la position originelle du gouvernement de Netanyahu avant et durant les dernières élections. Il n'y a qu'à observer la configuration du gouvernement de Netanyahu pour déduire qu'il n'est pas fiable. Il choisit Dan Meridor, politicien du centre de la gauche du Likoud, rejetant Moshé Feiglin de la droite et invitant le parti travailliste à joindre la coalition. Netanyahu ne veut pas être contrôlée par la droite et cherche à diversifier son gouvernement. Néanmoins, la pression internationale compte sur Netanyahu pour qu'il prolonge le moratoire du gel et nul n'ignore qu'il ne lui reste que quelques jours pour décider. Pour l'instant, il n'a ni majorité ni l'appui du cabinet de prolonger le gel. S'il fait fi du cabinet, son gouvernement disparaîtra.

Le même sondage révèle aussi que le public tend vers la droite. Kadima a pourtant gagné un siège, mais combiné avec le parti travailliste elle ne totalise que 36 sièges contre le Likoud et Israel Beiteinu qui font ensemble 41.

"On ne gagnera rien à démanteler le gouvernement," déclarait Danny Danon, membre de la knesset, la semaine dernière, "Nous n'avons aucune intention de renverser le gouvernement, mais nous atteindrons notre objectif en forçant Netanyahu à suivre notre ligne."

Entre autre, il n'y a aucune raison de craindre la colère d'Obama. Ce dernier a d'autres chats à fouetter ayant perdu tout support, crédibilité et capital politique. Après le 2 novembre, il est fort probable qu'il perde la majorité du parti démocratique et possible aussi celle du Sénat. Netanyahu gagne du terrain tandis qu'Obama tangue dangereusement vers sa chute. Il est donc incertain qu'Obama confronte le congrès en proposant une solution imposée au conflit du Moyen Orient. Par contre, il pourra faire avancer son plan en laissant ce travail au Conseil de Sécurité et le résultat dépendra de son veto ou son abstention. Personne ne croit réellement qu'il misera sur cette voie.

85% des républicains supportent Israel face à 55% chez les démocrates. En addition, la majorité des républicains sont des catholiques sionistes qui ne veulent absolument pas voir Jérusalem divisée et les juifs expulsés de leurs terres ancestrales. Sarah Palin, gouverneur et leader du parti libéral, peut être fiable dans son support d'Israel, bien différemment d'Obama.

La solution de deux états n'est jamais été une solution pour la paix, mais plutôt une excellente recette pour la guerre. Il n'existe aucune alternative viable pour un seul état. Cet état sera un état juif suivant sa présente structure, de la méditerranée au Jourdan. L'unique question que tous se posent : est-ce que les arabes qui y vivent accepteront une autonomie ou bien choisiront-ils la citoyenneté. La citoyenneté ne sera octroyée que sous réserve de conditions raisonnables comme la loyauté, serment, la connaissance de l'Hébreu et aucun lien avec le Hamas ou toute autre organisation terroriste. Ce plan devra s'étendre sur une période de vingt ans afin de s'assurer que les arabes sont absolument désintoxiqués de leur haine contre les juifs.

Selon les dernières études démographiques, si Israel annexe la Judée et Samarie, le nombre des résidents juifs représentera le double de celui des résidents arabes 2:1 et les citoyens juifs seront plus nombreux que les citoyens arabes 4:1 au commencement.

En parallèle, un plan à financer le départ volontaire des arabes d'Israel est en préparation. Aucun réfugié ne sera permis de retourner, à l'exception de cas exceptionnels de réunification familiale. La communauté internationale devra les réinstaller comme elle le fait dans le cas d'autres réfugiés. Ainsi, personne ne sera expulsé de sa demeure, Jérusalem restera unifiée et Israel gardera le contrôle de ses frontières et de l'espace aérien. Gaza devra se rationaliser comme elle le fait à présent. Tôt ou tard. Préférable tôt. La solution proposée dans cet article est selon Mr. Ted Belman la solution optimale– à mon avis elle est un piège encore plus dangereux que toutes les autres alternatives, puisqu'elle correspond aux demandes pressantes actuelles des palestiniens – la création d'un seul état les comprenant mettrait un terme à l'état juif, si la reproduction démesurée des palestiniens est prise en considération. La balance démographique penchera rapidement en leur faveur et Israel sera en l'espace de quelques années seulement islamisé. Erreur Mr. Belman.

Repost 0
mordeh'ai - dans Réflexions
31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 09:07

Le Bureau du Premier ministre a publié un communiqué vif suite à la décision incompréhensible de l’UNESCO de la semaine dernière. L’institution de l’ONU chargée de l’Education, des Sciences et de la Culture avait voté une résolution indiquant « que le Tombeau de Rachel (Beit-Lehem) et le Caveau des Patriarches (Hevron) sont des lieux saints musulmans, et que dès lors, Israël se devait de les retirer de la liste des sites historiques juifs ». L’UNESCO a même appelé ces deux sites de leur dénomination arabe : « Mosquée Beliaal Ben Rabah » et « Al-Haram Al-Ibrahimi ». Le communiqué du Premier ministre déclare notamment : « La volonté de déconnecter Israël de son Histoire était totalement absurde. Si ces lieux où sont enterrés les fondateurs du Peuple juif depuis 4000 ans ne sont pas des sites historiques juifs, alors qu’est ce qui peut être appelé site historique juif ??!! » Le communiqué exprime aussi « son profond regret qu’une institution qui a été créée pour promouvoir les sites historiques à travers le monde, tente aujourd’hui pour des raisons politiques de nier le lien millénaire entre le Peuple juif et son patrimoine. » Et il poursuit en disant : « Contrairement à nos voisins, Israël continuera à respecter la liberté de culte des autres religions ». L’UNESCO a voulu encore adopter d’autres décisions anti-israéliennes, mais l’ambassadeur des Etats-Unis à l’UNESCO a apposé son véto.

par Shraga Blum israel7
 

[

Repost 0
mordeh'ai - dans Politique
29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 10:58

vendredi 29 octobre 2010,

de Jacques KUPFER
Source : Arutz7

Le serment de loyauté du peuple juif à l’égard de sa Patrie historique n’est pas une invention récente et ce n’est pas la proposition de loi de la Knesseth qui influera sur une fidélité millénaire.

Nos prières à l’Eternel pour reconstruire Jérusalem ont accompagné nos pérégrinations à travers tous les siècles et toutes les terres où notre exil d’Erets Israël nous a amené. L’acte fondateur d’une nouvelle cellule dans notre peuple mélange à la joie du mariage le souvenir de la destruction de Jérusalem lorsque le nouvel époux brise un verre. Dans cet acte fondateur pour le nouveau couple et crucial pour la pérennité nationale, nous entendons répéter ce serment d’allégeance à la reconstruction de notre capitale et du pays qu’elle symbolise :

"Si je t’oublie Jérusalem, que ma droite dépérisse, que ma langue se colle à mon palais si je ne place Jérusalem au sommet de mes joies".

La nouvelle législation adoptée par le gouvernement israélien à l’égard des candidats à l’obtention de la citoyenneté israélienne, prévoit un serment de fidélité à l’Etat d’Israël comme état "juif et démocratique" Il semblerait que selon la formule appropriée "ce qui va sans dire, va encore mieux en le disant". Effectivement ce qui nous parait si évident se heurte à deux obstacles.

Le premier problème est celui posé par cette élite autoproclamée dans le peuple juif où se retrouvent les intellectuels artistes, écrivains et juristes qui obtiennent une couverture médiatique totalement disproportionnée par rapport à leur petit nombre et à leur degré d’intelligence. Le serment de fidélité à l’état "juif et démocratique" les choque. Je dois avouer que j’ignore si le terme qui les dérange est "juif" ou "démocratique".

Il est vrai que dans tout régime réellement démocratique et non autodestructeur, ces élites intellectuelles ne devraient pas pouvoir monopoliser les medias et tenter d’imposer leurs vues à un peuple qui les rejette. Si le terme dérangeant est "juif", le problème est insoluble. Ces "post-sionistes" ont oublié pour quelle raison, leurs parents sont venus en Israël, ont oublié dans quelles conditions s’est déroulée la renaissance de notre état, dans quelle direction priaient leurs ancêtres et quelle terre ils rêvaient de retrouver. Ils ont effacé de leurs mémoires notre histoire durant les millénaires d’exil, effacé de leurs cervelles affaiblies les combats qu’ont du mener les Juifs pour garantir notre existence à Sion. Il est évident que le syndrome de Stockholm les a atteint et la thérapie ne relève pas de la logique, de la justice ou de l’intelligence mais plutôt d’un traitement pathologique approprié. Une conférence de rabbins réformés aux Etats- Unis, (ou devrais-je plutôt écrire "déformés"), ont protesté contre ce serment pour ne pas heurter les susceptibilités des arabes ! Il est vrai que la susceptibilité et l’honneur juifs paraissent leur être des valeurs totalement étrangères. Il reste encore à recevoir l’avis de Kouchner et la coupe sera pleine.

Décidément la Scandinavie ne nous réussit pas entre le syndrome de Stockholm et la catastrophe d’Oslo !

 

CITOYENNETE…

Le débat sur la citoyenneté bat son plein à travers le monde civilisé occidental mais Israël n’aurait pas le droit de défendre son identité. Les jeunes lycéens américains assistent au lever du drapeau dans les établissements scolaires mais pour les israéliens ce serait du chauvinisme extrémiste. Les nouveaux impétrants dans la nation américaine prêtent serment mais les Juifs en Israël ne pourraient défendre le seul état juif sur terre. En fait, le droit à se défendre nous a été dénié depuis longtemps sur le plan militaire et le droit à notre défense morale et culturelle nous est également refusé par ces mêmes et maigrichonnes cohortes de gauchistes financées par des capitaux étrangers hostiles.

 

TROP PEU, TROP FAIBLE…

Le deuxième obstacle de loin le plus grave provient de nos propres rangs sionistes et nationaux. La décision gouvernementale nous a attiré les foudres de tous les ennemis, alors pourquoi ne pas en faire une arme réelle pour notre survie juive et démocratique. Ce serment de fidélité ne doit s’appliquer qu’aux futurs citoyens de l’Etat d’Israël qui ne seraient pas juifs. De crainte d’être taxé de raciste, les milieux gouvernementaux pensent l’étendre même aux nouveaux immigrants. Trop peu, trop faible et trop inefficace.

Le serment de fidélité devrait être imposé à tout détenteur de la citoyenneté israélienne. Ceux qui ne voudraient pas passer par cette procédure, deviendraient tous simplement des résidents de notre état sans droit de vote aux élections législatives. Les Juifs établis sur notre terre, seront ravis de pouvoir jurer loyauté à notre Etat juif et fidélité au drapeau bleu-blanc. Les "élites" intellectuelles qui ne le voudraient pas devraient pouvoir obtenir un billet simple pour vivre une vie hors du judaïsme. Quant aux arabes, ce serait la solution idéale pour eux et pour nous. Un choix simple et définitif. Ceux qui désireraient prêter ce serment de loyauté à l’état juif et démocratique seraient les bienvenus parmi les citoyens d’Israël et jouiraient de tous les privilèges dont jouissent les citoyens d’Israël.

Avoir les mêmes droits signifie également avoir les mêmes obligations comme celui d’accomplir un service civil de trois ans au profit de l’Etat. Ceux qui ne souhaiteraient pas jurer loyauté à l’Etat d’Israël ainsi défini, n’auraient pas la citoyenneté et ne pourront plus envoyer à la Knesseth les Tibi et Zouabi pour cracher leur haine de la réalisation sioniste. Il est aisément concevable qu’un arabe ne désire pas rester citoyen du seul état juif dans le monde. Ils auraient le choix entre organiser leur départ vers l’un des 22 états arabes dont ils sont les "frères" et tester les vertus démocratiques qui y sont en vigueur. A défaut de partir (même avec une subvention conséquente… de l’ONU), ils pourront choisir d’être et de rester des résidents étrangers dans notre pays.

Si telle avait été la loi établie par notre gouvernement, les protestations des gauchistes "juifs" et des gouvernements européens n’auraient pas été pires qu’elles ne le sont. Les invectives à l’encontre d’Israël n’auraient pas été plus virulentes car elles sont toujours au sommet des possibilités négatives. Alors tant qu’à faire, autant bien faire et décider pour notre bien en désamorçant un problème qui représente une bombe à retardement.

Une telle décision créerait une vague de jalousie et d’admiration à travers les populations européennes qui en rêvent et n’ont plus le courage d’affronter le danger de l’Islam.

 

Repost 0
mordeh'ai - dans Réflexions
28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 16:01

Rédigé par JSS le Oct 28th, 2010 .

Barack Obama continu d’être la cible principale de la droite israélienne, suite à la création d’un Tea Party local, avec la seule ambition de «dire non à Obama».

Le nouveau mouvement, qui s’est inspiré du succès des conservateurs américains, est dirigé par membres mécontents du Likoud. Il donnera son premier meeting à Tel-Aviv dimanche et a déjà déclaré que sa cible était le Président américain, dont l’appel pour le gel des constructions juives de Judée-Samarie, a provoqué la colère des habitants de ces régions – et un taux de chômage en hausse chez les palestiniens.

Selon Michael Kleiner, ancien député du Likoud, l’une des forces motrice du mouvement, «La politique actuelle d’Obama envers Israël ressemble à l’attitude des britanniques aux États-Unis du XVIIIème siècle, qui a provoqué la création des Tea Parties de Boston.»

«Nous pensons que le président Obama essaie de nous forcer à faire des choses que la plupart des Israéliens pensent êtres très dangereuses» a déclaré Kleiner. «Nous sommes victimes de chantage. Sacrifier notre sécurité et nos intérêts vitaux. C’est sans précédent. Nous croyons également que Netanyahu est faible et qu’il cédera sur le gel.»

 

 

Le rassemblement de dimanche, auquel plusieurs députés participeront sera, selon Kleiner, le même mouvement qui «a fait tomber Netanyahu en 99».

Repost 0
mordeh'ai - dans Réflexions
28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 11:05
 

 No 142 27 octobre 2010, News

Évoquant, récemment, l'impasse actuelle dans les pourparlers de paix, Ehoud Barak a fustigé Binyamin Nétanyaou en affirmant qu'Israël avait besoin aujourd'hui " d'un De Gaulle qui cède plutôt que d'un Churchill brutal ". Il est fort probable que le très controversé leader du parti travailliste ait voulu ainsi rendre hommage au De Gaulle, père de l'indépendance de l'Algérie en 62, plutôt qu'au premier résistant de la France libre, en juin 40. Mais ce qu'Ehoud Barak n'a certainement pas remarqué, c'est que la prochaine échéance dans le processus de paix tombait très précisément le 9 novembre prochain, date du quarantième anniversaire de la mort de celui qui avait qualifié Israël de peuple " sûr de lui et dominateur "…
En effet, selon les estimations, aucun développement majeur ne devrait se produire au Proche-Orient avant ce 9 novembre. Cette date correspond à la fin du délai d'un mois accordé par la Ligue Arabe aux Américains pour trouver une solution au problème de la reprise de la construction dans les implantations, et elle interviendra quelques jours à peine après les élections pour le Sénat américain. À cette date là, le président américain Barack Obama sera donc libéré de toute pression électorale interne et il devra donc trancher. L'option d'une reprise du gel de la construction en échange de garanties américaines substantielles envers Israël est toujours présente. Cependant, les Américains estiment que si Binyamin Nétanyaou devait décider de ne pas reprendre, ne serait-ce que pour deux mois, le gel de la construction dans les implantations, les Palestiniens pourraient alors opter pour des démarches unilatérales qui aboutiraient à la création d'un État palestinien indépendant. D'ailleurs, cette estimation détaillée dans le New York Times, serait partagée par les Européens et surtout par l'entourage du Premier ministre israélien qui est de plus en plus convaincu que Mahmoud Abbas n'a pas l'intention de parvenir à un règlement définitif du conflit israélo-arabe dans les prochains mois. Les conseillers de M. Nétanyaou, et peut-être M. Nétanyaou lui-même, considèrent que les Palestiniens n'ont qu'un objectif: parvenir à un accord avec Israël sur le seul point qui les intéresse vraiment, à savoir, le tracé des frontières du futur État palestinien. Ensuite, ils auraient l'intention de trouver un prétexte quelconque pour torpiller les discussions et pour soumettre à l'aval de l'ONU et d'autres instances internationales, la reconnaissance de ce futur État selon les frontières préalablement définies avec Israël. Dans l'absolu, les Palestiniens pourraient bénéficier, dans leur démarche, de la majorité " automatique " des pays du tiers monde au sein de l'Assemblée Générale de l'ONU en faveur de la reconnaissance de leur État sur les frontières de juin 67 mais il est probable qu'ils s'efforceront de prôner une résolution en ce sens au sein du Conseil de Sécurité dont les décisions sont plus unanimement reconnues par la communauté internationale. Par la suite, ils pourraient s'aider du Tribunal International de La Haye pour transformer l'Autorité Palestinienne en structure étatique souveraine dans les territoires.
Toutefois, les Palestiniens savent également qu'une telle initiative unilatérale pourrait finalement se retourner contre eux. D'abord, parce que jusqu'à présent, l'ensemble des gouvernements occidentaux ainsi que la Chine et la Russie ont repoussé toute proclamation unilatérale d'un État palestinien. Un échec de la démarche palestinienne devant le Conseil de Sécurité serait nettement préjudiciable à la cause défendue par Abbas. Ensuite, parce qu'à supposer que le Conseil de Sécurité valide cette proclamation unilatérale, celle-ci n'aurait aucun effet immédiat sur le terrain. Par contre, Israël pourrait alors rendre aux Palestiniens la monnaie de leur pièce, en annexant l'ensemble des implantations juives.
En attendant , le correspondant politique du Maariv Ben Caspit a révélé que le Premier ministre pourrait soumettre après les élections du 4 novembre, à Barack Obama la proposition suivante: reprise pour trois mois du gel de la construction en Judée et Samarie; puis pendant les neuf mois suivants, reprise limitée de la construction et ce, dans le but de vérifier sur un an si les Palestiniens sont prêts à conclure un accord de règlement définitif. Pour cela, Mr Nétanyaou serait prêt, selon le à remplacer Israël Bétenou par Kadima. A la présidence du Conseil, on a refusé de réagir à cette information.

Repost 0
mordeh'ai - dans Politique
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 10:36

17/10/2010
Des juristes aux Etats-Unis sont controversés quant à la légalité des implantations. Certains pensent qu’elles sont en violation avec la Convention de Genève et d’autres sont convaincus de leur légitimité. Bizarrement, ce n’est qu’ici, en Israël, que le droit international n'est pas mis assez en valeur pour pouvoir faire avancer nos intérêts.
Dore Gold
Dans son fameux discours du Caire, le Président Obama a placé le gel des implantations en priorité de ses préoccupations. Il a expliqué à ses auditeurs que les implantations « sapent les tentatives d’aboutir à la paix ». Il a aussi déclaré que la construction viole les précédents accords,  allusion probable à la Feuille de route de 2003, qui ne représentait pas un accord bilatéral, et il a ensuite ajouté : « les Etats-Unis n’acceptent pas la légitimité sur la poursuite des implantations israéliennes ». Il convient de noter le fait qu’il n’a pas souligné que les implantations « n’étaient pas légales ».

En revanche, Catherine Ashton, la représentante de la Communauté européenne pour les affaires extérieures, a mis au clair la position de l'Union Européenne à ce sujet et a affirmé récemment que: « les implantations ne sont pas légales selon le droit international ».

Le Ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a auparavant déclaré devant la Chambre des députés : « les activités concernant les implantations dans les territoires palestiniens occupés ne sont pas légales et constituent un obstacle à la paix ».

Bien qu’Obama  agit sur la question des implantations au bord même de l'obsession, il s’abstient de faire un pas supplémentaire comme le font systématiquement les Européens, voire, contester la légalité des implantations israéliennes dans les territoires occupés.

En fait, il existe aux Etats-Unis et depuis fort longtemps un débat public sur cette question.  Au cours des années 90, le problème des implantations a été soulevé entre le Président Bush senior et le Premier ministre Itzhak Shamir.  Eugène Rosto, ancien doyen de l'école de Droit à l'université Yale et sous Secrétaire d’Etat sous l’administration Johnson a publié des articles sur les implantations en se basant sur la quatrième Convention de Genève.

Rosto se réfère à l'article 49 de la Convention: "il est interdit à l’occupant d’exiler ou de transférer une partie de sa population civile à un territoire qu’il occupe » De toute manière, il a expliqué le sens du mot "faire passer" ( en anglais- transfer)  en précisant que cet acte est effectué  sur une population par la force et ne serait pas un transfert voulu et libre de citoyens vers un territoire occupé.

Rosseto a précisé que la quatrième Convention de Genève a été rédigée en 1949, au moment où les souvenirs de la présence des nazis en Europe de l’Est étaient toujours ancrés dans les mémoires dont le transfert de masse dans le « but d’extermination », les travaux forcés ou la colonisation.

L’ambassadeur auprès des Nations Unies à Genève, Morris Abraham, a utilisé un motif similaire à celui de Rosto. Il a expliqué qu'étant ancien membre de la délégation  américaine au procès Nuremberg, établi juste  après la Seconde Guerre mondiale, il comprend parfaitement les bonnes intentions de la quatrième Convention de Genève mais toutefois, celle-ci  n’a pas été conçue pour des situations similaires aux implantations israéliennes, mais plutôt au transfert de force d’un grand nombre de personnes.



Source : Le CAPE de Jerusalem


Carter contre Reagan

Sous l’administration du président Carter la politique américaine au sujet des implantations israéliennes est devenue beaucoup plus rigide et le conseiller des affaires juridiques au département d’Etat, Herbert Mansell, a déclaré publiquement que "les implantations violent le droit international" et selon l’administration Carter, l’article 49 de la quatrième Convention de Genève s'applique également aux implantations israéliennes.

En conséquence, les Etats-Unis ont voté à l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité de l’ONU en faveur des résolutions qui ont déterminé les implantations comme illégales. Cette position a même amené les Etats-Unis à voter en 1980 et pour la première fois au Conseil de Sécurité de l’ONU une résolution, la 465, qui appelle au « démantèlement » des implantations au-delà des lignes 1967, « y compris de Jérusalem ». Soulignons que le Président Carter a réprimandé son ambassadeur pour avoir voté cette résolution sans le consulter.

Les Palestiniens ont réussi à obliger certaines institutions internationales à prendre des positions contre les implantations. Ces décisions ne sont pas contraignantes mais elles ont contribué à la manière dont les journalistes et les diplomates perçoivent le conflit israélo- palestinien.

En 1981 le Président Reagan a déclaré que les implantations « ne sont pas illégales » mais  suscitent "une provocation inutile"». Son opposition aux implantations était fondée sur une base politique et non juridique et elle a été acceptée par les administrations successives.

L'historique juridique est d'actualité parce- qu'aujourd’hui, il existe un large consensus en Israël  pour  maintenir des blocs d’implantations en plus des zones de sécurité dont le pays a besoin pour se défendre.

La revendication israélienne a obtenu un soutien politique dans la fameuse lettre du président Bush adressée  au Premier Ministre Ariel Sharon en avril 2004.

Au cours de cette dernière décennie, les Palestiniens ont contesté le soutien américain et se sont adressés  aux différents organismes internationaux. Ils ont utilisé l’ONU afin d’amener les Suisses à convoquer les Etats signataires de la quatrième Convention de Genève et ont poursuivi leur campagne de dénigrement concernant les constructions israéliennes à Jérusalem.

En 2004, ils ont demandé à la Cour internationale de la Haye à intervenir et lui ont demandé son avis sur la légitimité du Mur de sécurité, hissé pour des raisons de sécurité et pour contrecarrer des attentats terroristes.

Actuellement, alors que les Palestiniens cessent de croire au bien fondé des négociations avec Israël, ils menacent de prendre des solutions unilatérales, et probablement essaieront de renforcer l’utilisation du droit international et les institutions des Nations-Unies.

Cependant, depuis les années 90, Israël n’a pas toujours défendu ses droits sur le plan juridique. En dépit du fait que des experts juridiques de renommée mondiale siègent dans les différents ministères israéliens, il est regrettable que les précédents gouvernements aient souvent fait des concessions unilatérales et n’ont même pas essayé d’utiliser le droit international en faveur de l'Etat d’Israël.

Certes, il n’est pas toujours agréable de défendre une opinion minoritaire au sein  des conférences internationales et il est plus facile "d'abaisser le profil" et d’accepter des définitions juridiques peu commodes, mais ce serait une grave erreur de céder à nouveau aux pressions internationales et accepter l’idée que les implantations sont illégales. L'enjeu est plus important. Non seulement pour l'avenir de quelques implantations isolées mais en premier lieu et surtout concernant l’avenir des villes Maalé Adoumin et Ariel et certains quartiers de Jérusalem.

Repost 0
mordeh'ai - dans Point de vue
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 10:26

Freddy Eytan

25/10/2010Le site Internet Wikileaks vient de publier des centaines de milliers de documents secrets de l'armée américaine sur la guerre d'Irak et publiera prochainement d'autres sur la guerre de l'OTAN en Afghanistan. Ils révèlent des cas de violence, de tortures, viols et même des meurtres commis par des policiers et des militaires irakiens, sous les yeux de l'armée américaine. Ces documents précisent que depuis l'invasion des Etats-Unis en mars 2003, 109.032 irakiens ont été tuées dont presque 77.000 civils!!!

Ahurissant! Jusqu'à ce jour, les médias internationaux n'ont pas focalisé l'attention de l'opinion publique sur ce qu'ils qualifient aujourd'hui de "véritable bain de sang en Irak". Pourtant, les médias diffusent quotidiennement des informations sur "les massacres " de Tsahal dans les Territoires. Ils crient au scandale à chaque intervention militaire israélienne contre des réseaux terroristes.

La manipulation et la désinformation orchestrées par la presse et les détracteurs de l'Etat juif remontent depuis le "massacre de Sabra et Chatila" en1982, en passant par "les massacres" à Djénine en 2003, puis à Gaza en 2008, lors de l'opération "Plomb durci". Elles se sont renforcées avec "la mort de l'enfant Al doura" en septembre 2000 et n'ont pas cessé d'être à l'ordre du jour depuis la dernière flottille.

Les chancelleries, les ONG, et les medias ont condamné violemment Tsahal pour avoir commis "des crimes de guerre" et tous ont exigé des commissions d'enquête internationale ainsi que l'arrestation de généraux israéliens. Bizarrement, quand il s'agit des armées étrangères, celle des pays de l'OTAN, tous font la sourde oreille et aucune commission d'enquête n'est revendiquée.

Nous ne souhaitons faire aucune comparaison avec les opérations et les exactions des autres armées du monde et rappeler les guerres des pays occidentaux dans des pays étrangers, loin des capitales respectives: la guerre de la France en Algérie, celle de la Belgique au Congo, des Américains au Vietnam ou la guerre au Kosovo. Tsahal est différent et unique et se caractérise par ses valeurs morales et se défend pour la survie de l'Etat juif.

Cependant, comment ne pas observer la supercherie et le double jeu des gouvernements, des ONG des droits de l'Homme, et de la presse quand il s'agit du combat d'Israël contre le terrorisme, un fléau qui risque d'ébranler le monde libre et le plonger dans le chaos. Tous savent parfaitement que Tsahal met tout en œuvre pour minimiser les pertes civiles. Plusieurs opérations israéliennes planifiées ont été avortées à la dernière minute pour éviter justement la mort d'innocents. Les jeunes soldats de Tsahal ont risqué leur vie pour effectivement empêcher des pertes inutiles. Certes, toutes les guerres sont meurtrières et sales et les bavures existeront toujours mais contrairement aux autres armées dans des pays démocratiques, Tsahal mène ses propres enquêtes, sans attendre et avec transparence, et juge sévèrement soldat et officier.

Suite aux fuites des derniers documents secrets de l'armée américaine, et au débat en Israël sur le devoir du journaliste de publier ou pas des documents confidentiels de secret-défense, nous pouvons affirmer que l'armée du peuple israélien demeure la plus humaine et la plus morale en dépit des combats collatéraux quotidiens et des guerres successives qu'elle affronte depuis son existence.

Repost 0
mordeh'ai - dans Tribune libre
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 10:10

- Dore Gold

10/10/2010

Dore Gold La proposition du Président Obama de remettre au Premier ministre israélien une missive de garanties en échange de l’extension du gel des implantations comporte un élément supplémentaire dans la série des lettres de garanties qu'Israël et les Etats-Unis ont échangé depuis plusieurs décennies. Cependant et jusqu'à ce jour les choses se sont passées différemment. Certaines lettres ont demeuré en vigueur fort longtemps, mais pour d'autres, les différentes administrations les ont considérées comme lettres mortes.

L’utilisation du procédé a émergé suite à la guerre de Yom Kippour et la première missive a été envoyée avant la réunion de la Conférence de Genève. La lettre américaine la plus importante a été rédigée en 1975, lorsqu’il était question d'un retrait des forces israéliennes des passages du Mitla et du Guidi dans la péninsule du Sinaï. Le Premier ministre de l'époque, Itzhak Rabin, a refusé un retrait complet et en revanche, le secrétaire d’Etat Henry Kissinger a initié « une réévaluation » des relations israélo- américaines comme moyen de pression sur Israël. La crise a été évitée de justesse par le biais de missives confirmant la fourniture d’armement sophistiqué. Rappelons que le président égyptien Sadate n’a pas fait de geste en échange du retrait partiel dans le Sinaï et ce n'était que deux années plus tard, en novembre 1977, qu'il a effectué une visite historique à Jérusalem. Ce sont donc les Etats-Unis qui ont compensé Israël.

Kissinger avait promis dans sa correspondance que les Etats-Unis ne négocieront pas avec l’OLP tant que cette organisation n’accepterait pas la Résolution 242 et mettrait un terme aux opérations terroristes. Cet engagement a duré plus de treize ans jusqu'au jour où Arafat a rempli les revendications écrites dans cette lettre.

Parallèlement, une autre missive du Président Ford adressée à Rabin en 1975 avait inclus des garanties concernant l'avenir du plateau du Golan. Le président avait affirmé que les Etats-Unis n’avaient pas encore pris position sur le tracé des frontières, mais qu’en temps voulu ils appuieront fortement la présence des forces israéliennes sur le Golan. Comme il est d'usage dans la plupart de ces lettres, les formulations sont vagues et prudentes afin de pouvoir donner à Israël un sentiment de sécurité sans toutefois prendre un engagement juridique de la part des Etats-Unis.

La missive de Ford a quand même été significative. Avant la Conférence de Paix réunie à Madrid en octobre 1991, le Premier ministre Itzhak Shamir a exigé une lettre de garanties du secrétaire d’Etat James Baker. Dans la lettre transmise à Shamir les Etats-Unis ont réitéré leur engagement formulé dans la fameuse lettre du président Ford.

 Vingt et un ans plus tard, le Premier ministre Benjamin Netanyahou, exige lors de son premier mandat en 1996, une lettre similaire du secrétaire d’Etat Warren Christopher avant d'entamer des négociations avec l’OLP au sujet de l'avenir de la ville d'Hébron. Dans cette missive, l’engagement des Etats-Unis formulé dans la lettre de Ford concernant le plateau du Golan est réaffirmé.

Le Premier ministre Ariel Sharon a également utilisé ce procédé et a obtenu en avril 2004, avant le désengagement de la bande de Gaza, une lettre du président Bush. Dans cette missive le président américain écrit entre autres que les Etats-Unis n'exigeront pas d’Israël un retrait aux lignes d'avant le 6 juin 1967 – définies correctement dans la lettre comme lignes d’armistice de 1949. La lettre a également évoqué les blocs d'implantations et le droit d'Israël de se doter de frontières défendables. Bien que les deux Chambres du Congrès ont approuvé cette missive,l’administration d'Obama a refusé de la reconnaître. Interrogé à maintes reprises sur la question, le porte parole du département d’Etat a refusé d'y répondre et a finalement reconnu qu’il n’avait reçu aucune instruction à ce sujet. Il semble donc que les lettres américaines peuvent contribuer à une meilleure compréhension des exigences sécuritaires d'Israël bien que certaines administrations peuvent aussi les ignorer. La valeur d’une telle lettre dépend surtout du niveau détaillé de l’engagement.

En fait, les Etats-Unis préfèrent employer des termes vagues pour pouvoir calmer les esprits en Israël et afin de bénéficier d'une couverture positive dans les médias. A ce propos, ils ne ligoteront jamais les mains de l’administration.

Dans ce contexte, le gouvernement israélien doit agir avec détermination et habilité pour que des anciens engagements soient effectivement respectés. Toutefois, les engagements américains peuvent effectivement se poursuivre sur plusieurs années mais cela exige aussi de la part des gouvernements israéliens successifs de contrôler la situation et assurer les engagements pris par tous les présidents américains, Républicains comme Démocrates.

 

Repost 0
mordeh'ai - dans Sécurité
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 09:42

Le blognadel du 25/10/2010 

Je vais publier prochainement une « Réflexion sur la question blanche » dans laquelle j’évoque notamment le sort tragique des chrétiens d’Orient, dont se désintéresse papalement l’Occident post-chrétien.

Je décris non seulement les massacres et les esclavages occultés du passé, mais encore ceux d’aujourd’hui, commis au nom de l’islam, au Soudan, au Nigéria, en Malaisie et ailleurs et dont la simple évocation donne le prurit à la bien-pensance.

C’est dans ce contexte délétère qu’il faut comprendre les incantations antisionistes et antijudaïques dont certains prélats  catholiques de l’église d’Orient ont souillé le dernier synode du Vatican.

Plutôt que de se livrer à de fastidieuses spéculations intellectuelles, il suffit de se reporter aux comptes-rendus de l’envoyé spécial du Figaro, Jean-Marie Guenois, qui décrit l’atmosphère de crainte révérencieuse envers le monde arabo- islamique qui a caractérisé la réunion romaine.

Sous le titre ambitieux : «  Rome veut sauver les chrétiens d’Orient », et le sous-titre « Les pressions de l’islam radical dans le berceau du christianisme sont au cœur du synode qui s’ouvre au Vatican », le journaliste écrivait déjà lucidement dans son premier article le 11 octobre : « Le document de travail préparatoire de ce synode,  remis symboliquement par le pape aux églises du Proche-Orient, à Chypre, le 6 juin dernier, a adopté un ton sans concession vis-à-vis de l’islam radical – un ton qui n’a pas été celui du pape hier. (…) Prendre de la hauteur et analyser les problèmes du Proche-Orient avec le regard de Dieu, telle est désormais l’ambition que Benoit XVI a fixé hier matin ».

Le dimanche 17 octobre, le reporter constatait tristement : « C’est une forme de peur qui se confirme (…) la peur de s’exprimer sur la confrontation avec l’islam radical et politique. Même dans l’enceinte du Vatican, ce qui en dit long… ».

C’est donc dans ce contexte de trouille – qui est devenu chez les chrétiens d’Orient martyrisés une seconde nature  – que le 24 octobre, certains bons pères palestiniens ont, comme ils en ont coutume, voué Israël et son peuple aux gémonies.

Ça ne coûte rien et ça fait tellement plaisir.

Le Vatican, courageusement, n’a pas pipé.

C’est bien moins triste pour Israël que pour l’église romaine.

 

Pendant ce temps, les Algériens, chrétiens ou mauvais musulmans, qui n’avaient pas respecté le jeûne du ramadan se sont vus infliger par un tribunal de Kabylie des peines de prison.

On attend encore une ferme réaction de l’État du Saint-Siège.

Mme Boumediene-Thery, la sénatrice vert qui boycotte Israël, ne va pas manquer, c’est sûr, de boycotter désormais l’Algérie. Elle ferait cependant bien de faire attention, car une de ses amies d’EuroPalestine s’est vue condamner par la Cour d’Appel de Bordeaux, à la demande, notamment, d’Avocats Sans Frontières.

 

Je préfère l’annoncer, sinon qui le fera ?

  

Le Monde du 22 octobre assure la promotion en première page d’une pétition signée par neuf historiens dans laquelle ceux-ci s’insurgent contre le projet présidentiel d’une « Maison de l’Histoire de France ». Je ne crois pas caricaturer la pensée progressiste des signataires en écrivant que ceux-ci dénoncent une Histoire centrée sur l’identité nationale de la France, imperméable au métissage et, horreur suprême, qui sera abritée dans un palais princier plutôt que dans une cité.

C’est logique, celui qui n’a pas d’identité, n’a ni avenir, ni passé.

 

En revanche, le journal du soir renonce à toute correction politique excessive, lorsqu’il évoque placidement le même jour l’éventualité pour Marc Edouard Nabe, écrivain sous- célinien à l’antisémitisme bellement assumé, la possibilité de recevoir un prix littéraire.

Si notre littérateur est infiniment moins contesté par le Monde (comme l’ont fait justement remarquer Péan et Cohen dans leur ouvrage consacré à ce journal) que, par exemple, Renaud Camus, je n’ose imaginer que c’est parce qu’il est également d’un antisionisme absolutoire.

Quoi qu’il en soit, je ne résiste pas au plaisir de vous rappeler certaines de ses  formules que je citais déjà dans mes « Martyrocrates » : 11 septembre 2001 : « la date est si magnifique qu’on aurait du prévoir ce que ce jour réservait au monde… Bientôt les mots que je préfère le plus au monde embellissent les lèvres pincées des journalistes : kamikazes, suicide, décombres, catastrophe, pirates, fanatique… ». Lisez encore cette dernière : « Ben Laden est si biblique qu’il a l’air de sortir de Judée. C’est tout à fait comme ça que je vois le Christ ». (Une lueur d’espoir, le Rocher 2001).

Le Monde et Nabe mériteraient d’être canonisés par la Curie d’Orient.

Repost 0
mordeh'ai - dans Tribune libre
23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 09:46

 

Le Collège universitaire de Netanya et son campus francophone

mardi 19 octobre 2010, par Antoinette Bremond 

http://www.un-echo-israel.net/Le-College-universitaire-de


   Créé en 1995, veut répondre aux besoins croissants en Israël d’enseignement académique. En 2009, on y comptait 4200 étudiants venus de milieux les plus divers.
Des diplômes de licence et de master peuvent être obtenus dans divers domaines : droit, mathématique et informatique, gestion et administration des affaires, communication et média, sciences du comportement, banque et finances, assurances. Les diplômés du NAC poursuivront souvent ensuite leurs études de troisième cycle dans les universités d’Israël ou à l’étranger.

Deux Ecoles propres au Collège universitaire de Netanya proposent chacune un enseignement dans un domaines particulier :
1) L’Ecole des Hautes Etudes en Assurances, pour obtenir un B.A en Assurances.
2) L’Ecole de Banque et de Finances, permettant d’acquérir un B.A en Etude Bancaire et en Finances.
Des bourses sont accordées aux nouveaux immigrants qui, après une première année en Israël, souhaitent être admis dans l’une ou l’autre de ces filières.

Le jumelage de la ville de Netanya avec Nice a permis le parrainage d’étudiants du NAC par la région Nice-Côte d’Azur.

Le campus francophone

Pour la cinquième année, le campus francophone de Netanya ouvre ses portes aux étudiants francophones d’Europe et du Maroc. Ils sont 400 cette année. La plupart sont des bacheliers désirant faire une expérience de vie en Israël sans avoir encore vraiment décidé d’immigrer. Leur accueil est minutieusement organisé. Chacun sera pris en charge par un étudiant israélien francophone, ce qui permettra à ce « nouveau » d’apprendre comment étudier en Israël, de s’adapter rapidement et d’entrer dans la danse sur ce campus. Un service pédagogique a été créé spécialement pour les francophones. Tout un personnel est à leur disposition pour répondre à leurs questions aussi bien scolaires que psychologiques ou fondamentales… sur la vie. On compte déjà 43 mariages ! Les étudiants logent et étudient sur place. « Ce campus est un véritable village intellectuel francophone » disait à la radio l’une des initiatrices du projet. »

12 clefs pour le 21ème siècle : Croiser les regards et partager les savoirs
Cette année, de novembre 2010 à avril 2011, une série de 12 conférences en français sera organisée sur le campus francophone du Collège universitaire de Netanya. 12 conférences par d’éminents professeurs israéliens et français sur des sujets très variés : la politique, le droit, la philosophie, l’histoire, la société, la culture. Inscription uniquement par abonnement au numéro : 09 8607898, à Netanya.

Repost 0
mordeh'ai - dans Société