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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 15:43

Par Marlon Brandon 

publié le: 29 Août 2012

En anglais http://www.jewishpress.com/indepth/opinions/grasshoppers-of-the-desert-or-lions-of-judah/2012/08/29/

Adapté par Mordeh'aï pour ©2012 malaassot.com

 

"... Nous étions comme des sauterelles dans notre propre ligne de mire, et nous leur faisions face." Marlin-083112 .

 (Le livre des Nombres 13:33)

 

 (Le livre des Nombres 13:33 regroupe tous les éléments qui ont pris place entre la sortie d'Égypte (l'Exode) et l'arrivée en terre promise (livre de Josué).Ndtr

 

La terre de Canaan n'a été  gagné seulement par étapes par les Israélites, qui ont dû surmonter de nombreuses divisions internes afin de progresser. La même chose est  toujours vraie de nos jours, comme les luttes de la Communauté juive pour maintenir l'unité interne tout en hésitant dans son attitude envers la Terre d'Israël.

 

Bien que le droit des Juifs à un Etat souverain dans sa patrie ancestrale est incontestable - bibliquement, historiquement, moralement et légalement - les Juifs et les Israéliens trop nombreux se sont auto-enchaînés dans des servitudes de contrainte, encore englué mentalement dans les vulnérabilités et les craintes des deux derniers millénaires, incapables de se défaire de la diaspora.

 

C'est certainement un phénomène compréhensible, mais écrasant - et nous avons beaucoup souffert de cela depuis bien trop longtemps.

 

Pour certains éléments de la communauté juive, il reste une sécheresse intrinsèque des os.( La vallée des ossements desséchés - Ezekiel 37:1-3 -ndtr ) 
Même ceux qui habitent physiquement en Israël sont psychologiquement en exil. Ils ont gagné la Terre, mais n'ont n'en pas encore pris possession. Une partie de leur appréhension est bien fondée; des conséquences hostiles entraîneront probablement l'annexion unilatérale de la Judée et de la Samarie, ou les totales éliminations du Hamas et du Hezbollah dans les prochaines guerres. Ces résultats, cependant, peuvent être préparés et traités. Les Juifs ne sont pas étrangers aux dangers. En outre, les conséquences de l'indolence juive vis-à-vis de la terre et des ennemis d'Israël ont eux-mêmes été très invalidantes et ont amèrement affligées la communauté juive et Israël depuis la renaissance de l'Etat juif il y a 60 ans.

 

Notre nation juive moderne est un mini-Etat, un quart de la Palestine historique, et encore moins sans les provinces cruciales de la Judée et de la Samarie. Bien que ces domaines, qui incluent Jérusalem-Est et le Mont du Temple, ont été sous contrôle israélien depuis 1967, le gouvernement israélien de l'époque a insisté sur le fait que le Mont du Temple devait être laissé au Waqf musulman et aucun leader politique ou religieux n'a depuis contesté cet arrangement. La pensée conventionnelle a statué que les terres contre la paix serait une solution viable au conflit, et en certains endroits, à certains moments, et pour certains peuples, cela aurait pu fonctionné. Mais dans le Moyen-Orient contemporain, l'histoire a définitivement réfuté cette hypothèse.

 

Au Liban, la bande de Gaza, même en Egypte mutante, maintes et maintes fois la terre contre la paix a échoué, Seulement la paix pour la paix peut résister.

 

L'histoire a contourné ceux qui plaidaient les raisons d'un renvoi en commission de la solution à deux Etats, la solution à deux Etats de la question des Juifs et des Arabes en Palestine a été mis en œuvre en 1921 lorsque la Transjordanie assez grande a été tout simplement remise aux Arabes. Même la solution à trois Etats faisait un aller et retour en 2005 avec la concession de la Bande de Gaza. C'est le statu quo. Donc, quiconque parle de la solution à deux Etats - qui signifie vraiment la solution à quatre Etats (Israël pour nous, la Jordanie, Gaza et la Cisjordanie(la Rive ouest) pour les Arabes) - sont par inadvertance pris au piège de la nostalgie, car ces beaux jours ont expirés depuis longtemps.

 

Notre réponse à la solution à quatre Etats doit être un " Non " ferme. Les provinces de Judée et de Samarie forment le centre de notre patrie et ont été reprises lors de la Guerre des Six Jours d'une légitime auto-défense contre des voisins agressifs avec des intentions génocidaires. Pour ceux d'entre nous qui revendiquent notre patrimoine, ces régions et leurs villes, leurs villages, les montagnes et les vallées sont profondément fondamentales, l'un des fondements de notre identité collective, et aucune paix qui exigerait l'abandon de nous-mêmes ne vaut la peine. Si jamais il y avait une ligne rouge, ce serait celle-la.

 

Le mauvais rapport des espions israélites qui effectuèrent la reconnaissance de Canaan et l'ordre de sa formulation manifeste une vérité poignante que nous ferions bien d'intérioriser aujourd'hui: Ceux qui souffrent d'abord d'une faible estime de soi inhérente inévitablement à leur dénigrement des autres. Aussi longtemps que le peuple juif se considèrera comme faible, il projettera sa faiblesse et enhardira ses ennemis. Tant que les Juifs hésiteront dans leur sens de la revendication légitime de la prise de possession de la terre, leurs adversaires détecteront l'anémie spirituelle et continueront d'assaillir leur faiblesse.

 

L'hésitation et la réticence malgré une cause juste ne découragent pas, mais plutôt incitent. Quand nous nous

rabaissons, aucun de nous ne sort grandi. Tant que nous agissons comme des sauterelles du désert, aucun ne nous traitera comme des lions de Juda.

 

 Au lieu de cela, que notre approche soit celle de Caleb*, qui contredit courageusement le chœur des détracteurs et implore: « laissez-nous y monter immédiatement, et le posséder, car nous sommes tout à fait capables de surmonter ...» Cela devrait être notre attitude actuelle, parce que cela était vrai alors, et l'est tout aussi vrai aujourd'hui. Le peuple juif sera en effet en mesure de surmonter les obstacles de la souveraineté sur la terre de ses ancêtres, si seulement il l'emporte d'abord sur les ambivalences qui lui font obstacle de l'intérieur.

 

 

À propos de l'auteur: Brandon Marlon est un dramaturge canadien-israélien, poète et écrivain indépendant. Il est l'auteur de "Rêves de Judée et d'Israël: Inspirations. Poésie d'une Terre et des Hommes"

 

*Caleb est parmi les douze explorateurs envoyés par Moïse pour reconnaître le pays de Canaan, il est, avec Josué, le seul à vanter la Terre promise à son retour.

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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)
6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 16:50

05/04/2012

Par Jacques Kupfer

 

A travers le monde, dans les steppes glacées et les déserts brulants, dans les mégapoles ou les villages, les familles juives s’assoiront autour de la table pascale et se remémoreront notre sortie d’Egypte. Une histoire unique et miraculeuse du premier combat contre la tyrannie, contre l’esclavage et pour la liberté. La première victoire de ce petit peuple révolutionnaire dans l’âme, capable de détruire les fausses idoles, mettre à terre une armée puissante et s’en remettre au divin pour assurer sa pérennité et son modèle d’existence. Révolutionnaire au point de se soumettre au tonnerre du Sinaï, d’accepter les dix commandements que nos ancêtres ont reçu en assemblée générale extraordinaire et voté à l’unanimité. Révolutionnaire au point d’avoir réussi à transmettre ces 10 points au monde civilisé qui ne les a pas toujours assimilés pleinement.
En fait aux enfants d’Israël qui se sont préparés au départ et qui ont salué avec liesse la sortie d’Egypte, se sont joints ceux que les Egyptiens ne voulaient pas conserver parmi eux. Tous ceux qui s’étaient assimilés, se sentaient égyptiens et se comportaient selon les règles de vie et les normes égyptiennes, furent poussés par les égyptiens à se joindre à l’exode. Peut être que ces derniers les avaient recherchés jusqu’à la quatrième génération pour être certains de se débarrasser de tous les Hébreux. A ceux là se sont joints les autochtones qui vivaient avec eux et les familles égyptiennes reliées à ces émigrants. Ce sont en fait ces personnes qui se sont jointes aux enfants d’Israël restés fideles à leurs ancêtres et à leurs noms de famille, qui ont causé les pires ennuis à Moise et que l’Eternel lui désigna sous le vocable « Ton peuple ».
Le Erev rav
C’était le « erev rav », le « Chalom Ahchav » et le Betselem de l’époque. Les ancêtres des ONG qui se plaignaient d’avoir quitté la terre d’esclavage, qui hésitaient devant la traversée de la Mer et se départageaient entre ceux qui voulaient se rendre, ceux qui pleuraient et ceux qui priaient au lieu d’agir. Une image que nous connaissons bien dans notre spectre politique quotidien. On nous décrit ceux qui refusaient par crainte ou par piété dévoyée de prendre possession de la Terre promise par l’Eternel, ceux qui voyaient les miracles et ne les reconnaissaient pas, ceux pour qui le miracle devenait une routine indigne d’intérêt !
Les 4 fils…
Cette année, autour de la table dressée pour le Seder, le pere devra répondre aux questions réelles des quatre fils car les questions posées aujourd’hui sont encore celles de notre sortie d’Egypte.
Il devra raconter à l’enfant pourquoi il a décidé de revenir sur la Terre d’Israël, y construire son foyer et permettre à ses enfants de mener une vie juive. Pourquoi les enfants doivent revêtir l’habit de leur liberté retrouvée, l’uniforme de Tsahal et pourquoi il ne faut pas abandonner nos prérogatives sionistes aux mains des descendants actuels du « erev rav » fussent-ils ministres ou commentateurs !
A un autre fils le père devra expliquer pourquoi la Route du Retour est si longue, pourquoi on ouvre le journal d’abord à la page du « Moyen orient », pourquoi on regarde les sites consacrés aux nouvelles d’Israël et pourquoi les informations véhiculées par les medias officiels sont fausses. Il lui racontera la construction de l’Etat Juif et la fierté à perpétuer une histoire multi millénaire et une fidélité qu’aucun Empire du mal n’a réussi à briser. Ce père lui fera revivre les heures glorieuses des combattants de l’Irgoun et du groupe Stern, les héroïques combats pour l’indépendance juive et la reprise pour l’éternité de Jérusalem et des terres à l’ouest du Jourdain libérées de l’ennemi arabe. Il lui racontera les erreurs commises par ceux qui n’ont pas voulu suivre Josué aux portes de la Terre Promise et ceux qui n’ont pas voulu suivre les enseignements de Herzl, Jabotinsky et Rav Kook plus tard. Il lui expliquera que le voyage et l’errance se termineront avec le retour à Sion.
Un autre fils viendra critiquer l’Etat Juif, se déclarer membre de Jcall ou Jstreet, arborer un keffieh et proclamer qu’il a changé de nom et ne se sent Juif que pour avoir le droit de condamner l’épopée sioniste. C’est à celui la qu’il faut « agacer les dents ». Il faudra lui rappeler que l’Empire Romain et les Grecs, Byzance et l’Empire ottoman, les porteurs de svastika et ceux qui arboraient la faucille et le marteau, les Inquisiteurs d’antan et ceux qui se réclament de l’Islam ont disparu ou disparaitront mais le peuple Juif continuera sa destinée. Il faudra lui dire qu’à chaque « génération viennent ceux qui veulent nous détruire mais que l’Eternel nous sauve de leurs mains ». Il faudra lui dire que notre histoire continuera malgré tout et malgré lui et sans lui.
Quant au fils qui ne « sait pas poser de questions », il est celui qui connaît la réponse et ne ressent pas le besoin de vivre avec des points d’interrogation. Il porte Israël, sa Terre et la Thora dans son cœur de manière innée et n’a pas besoin de nouveaux philosophes pour lui expliquer qui il est. Il sait qu’il est fils d’Israël, il sait où est sa Terre, il sait dire « chema Israël » et il connait sa Voie Royale. Cet enfant aime entendre chanter la gloire d’Israël et son pere lui racontera la sortie des Juifs de l’enfer soviétiques, la longue marche des Juifs d’Ethiopie et les ailes de l’Aigle qui ont ramené les Juifs du Yémen, les barques qui ont franchi la Méditerranée à partir du Maroc. Il lui racontera l’épopée des immigrants «illégaux » qui embrassaient le sol de la Mère patrie en débarquant sur nos côtes.
Sortir d’Egypte et sortie l’Egypte 
Ce que nous devrons surtout veiller en ce soir du Seder et tout le reste de l’année sera de bien comprendre que sortir physiquement d’Egypte, de l’Exil est une chose plus aisée que sortir l’Egypte de notre for intérieur zet en éliminer les séquelles mentales.
Souhaitons que cette année soit également complété le grand nettoyage de la Maison d’Israël, que tout le h’amets soit retiré et que notre pays retrouve la pleine aptitude à décider de son avenir, à affirmer sa souveraineté, à finaliser la libération des terres de Judée et de Samarie. Puisse l’esprit de galouth quitter nos instances et disparaitre de la Knesseth.
A tous les enfants d’Israël, aux pionniers de Judée et Samarie, aux soldats assurant notre sauvegarde sur Terre, Mer et Air, aux combattants de l’ombre dans les terres hostiles où nous devrons frapper, aux membres de notre Nation revenus en Erets Israël et à ceux qui en prennent le chemin, « H’ag Herout sameah ».
Puisse l’Eternel sortir d’Egypte ceux de nos enfants qui y sont encore, puisse-t-il sortir l’Egypte de nous-mêmes et accorder à vous tous des fêtes de Pesah’ cachères et heureuses.


L’an prochain dans Jérusalem totalement libérée, totalement réunifiée et totalement reconstruite.

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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 15:10

 Par: Rabbi Haïm Richman

directeur du Département international de l'Institut du Temple..

http://www.jewishpress.com/indepth/opinions/embracing-the-temple-mount/2012/03/21/

22 Mars 2012

Adaptation française par Mordeh'aï © 2012 pour le blog malaassot.com 

 

 jerusalem_kotel.jpgL'étude de l'histoire juive nous enseigne qu'à travers les âges, de nombreux édits et décrets ont empêché la pratique des traditions juives et l'observance religieuse.

 

Les Romains ont réduit le culte juif en Terre d'Israël et, finalement, détruit le Saint Temple, les Grecs ont cherché à interdire l'apprentissage de la Torah, et tout au long du Moyen Age, les droits des Juifs et des libertés ont été révoqués à volonté par les dirigeants chrétiens de l'Europe.

 

Pourtant, les droits des Juifs et des libertés d'accès de tous les lieux, en Terre d'Israël, ont une fois de plus fait l'objet d'attaques qui sont passées presque inaperçues ces dernières semaines.

 

Une déclaration publiée, par les autorités religieuses, rappelait aux Juifs de s'abstenir de visiter leur site le plus sacré - le Mont du Temple à Jérusalem.

 

Étonnamment, ce ne sont pas des ordres des imams islamiques,  ils n'émanaient pas non plus d'une législation politique menée par un fonctionnaire de l'Organisation des Nations Unies. Ces instructions sont venues des grands rabbins d'Israël, et de plusieurs autres personnalités rabbiniques.

 

Il s'agit d'une triste réalité que les lois du Temple Saint et leurs études pratiques restent largement incomprises, négligées, et pratiquement tabou, même dans les salles d'études de nombreuses communautés religieuses juives. , 

Plus d'un tiers(troisième) des commandements de la Torah et 1,5 des Cinq Livres de Moïse, traitent exclusivement du Saint Temple  et de son service quotidien, pourtant cette artère cruciale au cœur  de de l'apprentissage de la Torah est sur la touche par ceux qui, pour une raison quelconque, voient ces lois comme non pertinentes ou pas d'actualité.

 

En effet, l'impression que donne la proclamation de cette «interdiction» est que la Torah est contre les Juifs qui montent au Mont du Temple. Rien ne peut être plus éloigné de la vérité. Pas moins universellement reconnu et qui fait autorité dans la compréhension de la Torah,  Maïmonide lui-même a déclaré avoir visité le Mont du Temple, et que la Torah l'autorise comme un aspect d'un commandement positif pour montrer la vénération pour le Temple - un commandement qu'il lui-même a accompli, comme il a écrit ::

 

Je suis entré dans la grande et sainte maison , et làj'ai prié  le sixième jour  de 'Hechvan (de l'année 1164) ... et je me suis fait le serment, que je serai toujours là pour célébrer cette journée comme une fête personnelle, qui marquerait par la prière et la joie en Dieu , et par un repas festif.

Ceci n'est juste qu'une des nombreuses sources qui indiquent une longue tradition de visites juives au Mont, longtemps après la destruction du Temple et et longtemps avant que l'on ait jamais vu  les Juifs priaient  au Mur Occidental. De Rabbi Akiva à Rabbi Moché Feinstein, les sources de la Torah sont accessibles  - si l'on se soucie de les chercher. Aucune proclamation ne peut changer cela, et pas de rabbin ou  groupe de rabbins, sans se soucier de l'emplacement, n'ont le pouvoir de confisquer un tel fondement.

 

C'est vrai que de monter au Mont du Temple il faut être dans la pureté, en complet accord avec la Halacha, qui exige une compréhension, de la prévoyance et de la préparation -- mais c'est tout à fait faisable. Avec l'étude et des préparatifs appropriés, on peut visiter ce lieu saint pour accomplir le commandement de Morah mikdash sans empiéter sur les zones sacrées. Comme d'autres questions complexes de la connaissance de la Torah, le sujet du Mont du Temple est un domaine dans lequel on doit avoir une vérification avant d'émettre un jugement. Pour émettre une déclaration générale qu'il existe une interdiction aux Juifs de se rendre sur le Mont du Temple est trompeuse et inexacte, et fait une grave injusticeà de nombreux religieux Juifs  - parmi eux de grands rabbins et des roshei yeshiva - qui montent au Mont aujourd'hui en stricte conformité avec toutes les exigences de la loi juive.

 

L'Institut du Temple, créé il y a 25 ans, a longtemps été en pointe de la recherche du Temple et de l'érudition. L'institut se consacre à raviver la flamme de la connaissance et la conscience de la centralité et  de l'importance à la fois du Mont du Temple et du Temple Saint, dans la vie du peuple juif, ainsi que pour toute l'humanité. L'institut a recréé plus de soixante véritables récipients sacrés, casher selon la loi juive, qui étaient utilisés dans le Saint Temple. Ceux-ci incluent le menora d'une demi-tonne d'or et les vêtements du du grand prêtre selon les exigences halakhiques précises. Tout cela a été entrepris parce que c'est une exigence religieuse, tout comme manger de la Matsa à Pessa'h.

 

Ce dimanche, 25 Mars , des milliers d'adeptes à travers le monde se joindront à l'Institut du Temple à l'occasion de la troisième édition annuelle de la Journée internationale de sensibilisation du Mont du Temple avec un flux vidéo de six heures diffusé en direct sur Internet pour célébrer et explorer la centralité du Temple dans la vie juive. Après deux mille ans de désir de retourner sur le site sacré, il est certainement temps de reprendre le Mont.

 

 

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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)
4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 11:23

Comment Triompher d'AMALEK

http://www.jewishpress.com/judaism/parsha/how-to-blot-out-amalek/2012/03/04/

 

 Adaptation française de Mordeh'aï 

 

So Joshua did as Moses told him, and fought with Amalek, while Moses, Aaron, and Hur went up to the top of the hill. Whenever Moses held up his hand, Israel prevailed, and whenever he lowered his hand, Amalek prevailed. But Moses’ hands grew weary, so they took a stone and put it under him, and he sat on it, while Aaron and Hur held up his hands, one on one side, and the other on the other side. 

Et Joshua fit comme Moïse lui avait dit, pour combattre contre Amalek. Moïse, Aaron et Hur montèrent au sommet de la colline. Et il arrivait, lorsque Moïse élevait sa main, qu'Israël était le plus fort, mais quand il reposait sa main, Amalek était le plus fort. Et les mains de Moïse étant devenues pesantes, ils prirent une pierre et la mirent sous lui, et il s'assit dessus; et Aaron et Hur soutinrent ses mains, l'un d'un côté et l'autre de l'autre; et ses mains furent fermes jusqu'au coucher du soleil.

 --Exode 17, 10-12

Photo Credit: Fresnozionism.org

  

  

J'ai récemment honoré la demande d'un miniane auquel je participe de  faire un 'divré Torah' (cours de Torah)  ce chabbat . J'ai pensé que les lecteurs de mon blog le trouveraient intéressant.

Puisque c'est la semaine avant Purim, il y a un spécial maftir du Deutéronome, qui est très pertinent à notre situation actuelle :

 

17 " Souviens-toi de ce que te fit Amalek, en chemin, quand vous sortiez d'Égypte; 18 Comment il vint à ta rencontre sur le chemin, et te chargea en dernier, attaquant tous les faibles qui te suivaient, lorsque tu étais toi-même las et fatigué, et comment il n'a pas craint Dieu.  19 Quand  l'Éternel ton Dieu t'aura donné du repos de tous tes ennemis à l'entour, au pays que l'Éternel ton Dieu te donna en héritage pour le posséder, tu effaceras le souvenir d'Amalek de dessous les cieux. Ne l'oublie point." - Deut. 25, 17-19

  

Amalek apparaît dans tout le Tanakh, toujours le pire ennemi du peuple juif. Amalek a combattu contre Moïse, Saul et David, souvent apparemment détruit, mais toujours réssuscité prêt à se battre de nouveau. Haman a dit être un descendant d'Amalek, et plus récemment nous avons eu Hitler et Ahmadinejad.

Il peut y avoir eu historiquement les Amalékites, mais il n'est pas clair que les diverses références bibliques se rapportent à un seul peuple. Probablement pas. Mais le concept d'un ennemi est un naturel, une antithèse à la notion d'un peuple.

Peut-être vous ne pouvez pas vraiment définir un peuple sans définir également ses ennemis. Certainement beaucoup estiment que si les Juifs pouvaient se débarrasser de l'idée de peuple, alors ils n'auraient plud d'ennemis.

Shimon Peres aime se référer d'un air approbateur "à la citoyenneté mondiale," comme si c'est un antidote à la guerre sans fin contre Amalek. Dans son livre de 1993  "le Nouveau Moyen-Orient," il a écrit qu' "en Europe occidentale, le nationalisme particulariste s'efface et l'idée de ' citoyen du monde ' prend le dessus," et " l'idée entière du petit Etat national -– l'Etat juif inclus –- s'est effondré …"   

L'expérience du 19ème siècle assimilationiste et post-Oslo d'Israël nous dit que cette stratégie ne fonctionne pas dans le monde réel. Même si nous refusons de nous souvenir d'Amalek, il se rappelle à nous. Et si nous n'avons pas le soutien de la populace timide (et sa représentation concrète, l'Etat juif), comment pouvons-nous nous le combattre ?

 

Le livre des commandements (ספר המצוות) répertorie les trois commandements sur Amalek :

  1. Se souvenir d'Amalek (un commandement positif)
  2. Ne pas oublier Amalek (un côté négatif)
  3. Détruire complètement les Amalekites (le commandement  que Saul a violé lorsqu'il a accueilli Agag lui laissant la vie -- Agag est un roi des Amalékites, vaincu par Saül et taillé en pièces par le prophète Samuel. Un de ses descendants est Haman)

Il y a plusieurs explications à la différence entre le 1 et  le 2 ci-dessus. J'aime celle-ci: 

  

Le 1 dit (Se souvenir d'Amalek) que nous devons nous rappeler que nous avons aujourd'hui des ennemis qui veulent nous détruire.

Le 2 (Ne pas oublier Amalek) nous raconte ne pas baisser notre garde demain – cette situation ne va pas changer. Comme l'indique la citation du Deutéronome, nous ne devons pas oublier Amalek, même lorsque le peuple juif est souverain dans la terre d'Israël (cela semble être la partie  que Shimon Peres n'atteint pas).

Qu'est-ce que cela signifie, que nous sommes obligés de "cacher le souvenir d'Amalek envers le ciel?" Il ne peut pas signifier que nous sommes tenus, comme Saul, d'exterminer une tribu. Même si il y avait à un moment donné une tribu distincte d'Amalek, il a depuis longtemps disparu comme population distincte. Pour cette raison les rabbins nous ont conseillé de ne pas prendre ce commandement à la lettre. Je pense –- et il est approprié que nous lisons cette parasha pendant la Semaine de l'Apartheid Israël –- que ce que nous sommes tenus de "voiler"  ce sont les faux récits de nos ennemis : les histoires qui parlent 'des crimes' des Juifs et de l'Israël, y compris, mais non limité aux  

  1. Deicide
  2. Causant la peste
  3. Faire la matza avec du sang humain
  4. Contrôle des médias et de la finance internationale
  5. Déposséder des arabes et voler leurs terres
  6. Meurtre de Mohammad Al-Dura
  7. Crimes de guerre à Gaza
  8. Imposer un régime d'apartheid

  En résumé, Voici comment j'interpréterais les commandements concernant Amalek aujourd'hui :

  1. Toujours être vigilants et prêts
  2. Ne pas être dupe par des visions de la paix par voie de cession
  3. Raconter notre histoire bruyamment et lutte contre les fausses récits

Nos ennemis attaquent aujourd'hui les Juifs violemment quand ils le peuvent, mais ils ne sont pas assez forts par  eux-mêmes pour nous atteindre gravement. La stratégie Amalekite d'aujourd'hui consiste à assassiner le peu à peu la la vérité sur nous,  créer une image d'un peuple mauvais en possession illégitime de la terre, afin de créer une coalition qui au mieux sera maintenue lorsque nous serons assaillis et nous empêchera activement de nous défendre.

Pour récapituler, voici comment j'interpréterais les commandements touchant Amalek aujourd'hui :

 

     1. Toujours être vigilant et  préparé

     2. Ne  pas être trompé par les visions de paix par la rédition

     3. Raconter notre histoire haut et fort et combattre les faux récits

 

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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)
23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 08:38

Par Rony Akrich

23/01/2012

http://www.israel7.com/

 

L’Éternel nous a nantis d’un présent considérable: depuis plus d’un demi-siècle Le voici engagé au sein du mouvement de renaissance de Son peuple. C’est alors qu’Il jugea bon de chasser l’obscurité enveloppant la Terre d‘Israël depuis le départ de Ses enfants, et de dévoiler une éblouissante lumière éclairant à nouveau les collines et les ruelles de Jérusalem. Des quatre coins du globe le peuple continue de répondre à l’appel Divin, il s’avance inéluctablement vers la Terre de ses ancêtres voulant ainsi participer à la ressusciter.

L’Histoire d’Israël est similaire à celle de l’être humain, l’apparition d’un peuple comme sa résurrection présentent un certain nombre d’analogies avec  l’enfant. Dès la naissance, les parents s’assurent du bien être organique et émotionnel du nouveau-né, d’une alimentation décente, d’une hygiène de vie et lui fournissent toute l’assistance médicale nécessaire. Plus tard, alors qu’il sera devenu une personne saine de corps et une personnalité forte et équilibrée d’esprit, ses parents entameront son développement spirituel et lui feront franchir un cap complémentaire par l’investigation de la Torah et l’usage de ses lois.

Le prophète Ezéchiel nous propose un tableau retraçant le futur retour des Juifs en Israël, ceux-ci s’emploieront tout d’abord au renouveau de la Terre et à sa réédification. Au siècle dernier, le poète Lamartine consignait ceci: «Dans les alentours de Jérusalem, nous n’avons vu aucun être vivant, nous n’avons entendu aucune voix. Nous n’avons trouvé à Jérusalem que le vide … le silence … Un silence éternel règne sur la ville, dans les chemins, dans les villages … le tombeau d’un peuple entier.»

Impossible d’effacer de notre mémoire collective que pendant près de deux mille ans la Terre d’Israël n’engendra que des ronces, qu’elle n’eu jamais l’occasion d’émerger. Sa pitoyable désolation fut la conséquence douloureuse du châtiment divin imposé au peuple juif.

Lorsque l’anathème de la dispersion commença à se dissiper, la Terre, de nouveau, nous tendit ses bras, produisant à nouveau sa frondaison avec abondance et décorant les montagnes et les collines de ses fleurs, conformément à la parole du prophète Ezéchiel (36, 8): «Et vous, montagnes d’Israël, donnez vos branches et portez vos fruits à mon peuple Israël, car ils sont proches de revenir.».......... lire la suite

 

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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)
21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 22:49

 L’élection d’Israël est souvent vue comme un privilège immérité !  Les lignes ci-dessous vont tenter de démontrer que le courage, la vertu, le caractère et l’envergure de deux hommes sont à l’origine de la désignation  du Peuple Juif,  comme « porteur » de la promesse messianique. 

 

Longue et périlleuse histoire que celle qui conduisit à l’élection ou désignation d’Israël comme peuple phare de l’humanité. Le choix n’est pas arbitraire. Il va même dans le sens des grandes consultations démocratiques des temps modernes et tout comme l’individu fonde son choix sur des critères, la désignation d’Israël reste fonction d’une singularité objective et rare: la morale ne peut se vivre que dans, et jamais hors, l’histoire.

Cette promotion d’un peuple devenu messianique  n’est pas un caprice de l’absolutisme divin. Elle correspond à une difficile gestation où le Juif en exprimant son refus, sa rébellion contre les dieux,  définira son exceptionnelle destinée. D’abord, comme pour bien montrer que l’humanité prise en chacun de ses peuples avait de sérieuses chances d’être appelée à la magistrature universelle, surgira un personnage atypique, Abraham qui ne sait pas encore où aller mais qui sait d’une certitude absolue, fruit de son cheminement personnel, là où il ne faut pas, où il ne faut plus aller.

 

 On ne dira jamais assez, que la condamnation de l’idolâtrie est d’abord une   décision personnelle d’Abraham que le C.iel confirmera en …seconde main. L’élimination de cette conception polythéiste  procède d’un parcours intérieur, d’un voyage initiatique de type humaniste où l’homme Abraham avant de savoir où le mènera son voyage, comprend la nécessité de la rupture. « Détruire les idoles de son père » c’est prendre le risque d’une solitude absolue si le « vide » n’est pas comblé.  Et, la lutte en vue d’éloigner le risque polythéiste fut un combat  où l’objet était moins de définir un nouvel idéal que de détruire l’ordre ancien établi sur la superstition . Lorsqu’il « renversa » le monde de son père, Abraham était seul,  le C.iel silencieux ! Il y a « quelque chose » de nietzschéen dans le combat d’Abraham !  Le premier humanisme est donc d’abord celui de la solitude de l’homme face à son refus de l’absurde. Le vide est préférable au trop plein hérétique.

 

Les ténèbres dissipées, il fallait savoir utiliser la découverte d’Abraham. Car la liberté, si elle devient une fin en soi, aboutit à l’impasse de la solitude qui conduit à la tragédie. C’est là toute l’ambigüité de la Grèce,  que seule la lumière peut combattre. Le miracle de Hanouca, c’est l’affirmation que la lumière permettant de tout appréhender est plus forte que la vérité ou même l’amour. La différence entre la Grèce et la Judée, c’est qu’Hermione dira : « Je ne suis pas venue sur terre partager la haine » alors que la voix des prophètes s’élèvera pour proclamer : Nous sommes venus vous offrir la Vérité ! »

 

Il fallut qu’Abraham détruisît l’illusion du polythéisme pour qu’apparut, l’homme qui put donner un sens à cette révolte. Deux issues se présentèrent à celui, qui restera pour une raison précise le plus grand des prophètes : Moïse notre Maître : soit affirmer que l’homme est trop petit,  qu’il n’a pas la stature pour arracher la vérité du ciel et  la faire germer sur la terre des hommes.

 Ce sera le triomphe des grandes spiritualités d’Orient et d’Occident. Soit, au contraire, en dépit de son bégaiement, c’est-à-dire de son hésitation, à arracher au divin la part qui revient à l’homme, opter malgré pour la lutte de l’homme contre les forces du destin. C’est ainsi que tout comme Abraham comprit seul par où la vérité ne pouvait passer, Moïse comprit sans l’aide du divin que l’injustice était le frein à toute option morale et, de lui-même,  il mit un terme à la vie de l’Egyptien qui martyrisait ses frères, inaugurant ainsi une nouvelle humanité où l’homme ne priera pas pour un monde meilleur mais le façonnera de ses « mains frêles et périssables. »

Ainsi s’imposa le peuple Juif en Peuple Elu !

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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)
1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 10:26

Cessons de  tergiverser. Si un peuple porte sur lui l’avenir du monde, c’est nécessairement le peuple juif. Pourquoi ?

Parce que les Juifs  apprirent au monde que l’homme et la femme ne « formeront qu’une seule chair » et que ce projet est bien plus exaltant  que le sacrement des Chrétiens.

Parce que les Juifs ont autant de droits que le D.ieu d’Israël !

Parce que les Juifs confirmèrent que les premières haines naissent d’abord entre frères et sœurs.

Parce que les Juifs révélèrent au monde que « le respect dû aux parents » est moins naturel qu’on le croit. Ils en firent donc une loi.

Parce que les Juifs, bien avant Montesquieu surent que les hommes avaient des Droits et que le Chabbat est le signe flamboyant de la préséance de l’homme.

Parce que la Loi d’Israël est au service de l’homme et non l’inverse!

Parce que les Juifs aiment la Loi, comme un être vivant et que leur crainte serait qu’elle devienne…jalouse !

Parce que les Juifs savent sans l’avoir jamais appris que la vie ne s’arrête pas au tombeau.

Parce que les Juifs ont tellement souffert des mains du Chrétien que, le pardon ne sera reçu que par des mains ardentes et non par des paroles mensongères

Parce que les Juifs sont les seuls à affirmer que la Loi de D.ieu doit triompher là où elle s’applique difficilement : sur la terre et non au Ciel,

Parce que les Juifs préfèrent une paix périlleuse dans la Jérusalem d’en bas qu’une paix idéale dans une jérusalem sans hommes.

Parce que les Juifs croient que la volonté de l’homme est la seule arme authentique accordée par la P.rovidence : Quand les Juifs veulent, ils sont messie de Justice, quand les Juifs veulent, ils sont Moïse, Einstein, Strauss, Marx, Prix Nobel ou etc….

Parce que etc ….chez les Juifs, c’est affirmer que le droit de l’homme est l’égal de la puissance du C.iel

Parce qu’aucun peuple n’a été autant pillé que les Juifs. Parce que le père des hommes Abraham a été le premier  à savoir que les dieux  n’étaient que blocs de pierres, et que seuls les Juifs et leurs « cousins » l’ont reconnu !

Parce que la haine dont les Juifs sont l’objet est d’abord la preuve qu’ils détiennent un trésor qui alimente la jalousie du monde

Parce que les Juifs sont capables du TOUT et que les autres, au meilleur d’eux-mêmes,  ne peuvent que le PRESQUE TOUT

Parce qu’il est bon, juste, et beau d’appartenir à un peuple qu’on a forcé à DEMANDER l’aumône et dont l’essentiel de son temps est consacré à FAIRE l’aumône au monde,

Parce que donner est la marque des Grands

Parce que les Juifs élus restent le Messager souffrant du chapitre 53 d’Isaïe, tant que la Justice n’a pas triomphé,

Parce que la seule ambition du Juif est de mériter par l’action ce qu’il a reçu par la grâce.

Nations du monde, qui gardaient de votre histoire la haine des Juifs, ayez foi en Israël. Il sait ce qu’il ne doit pas faire pour démériter. Vous imiter !

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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 21:05

 par LE RABBIN JEAN SCHWARZ

 http://www.lamed.fr/

  

 
Maman, je veux aussi un arbre de Noël !hanukkah

 

Même papa, qui a pourtant tellement à faire dans son bureau et passe si peu de temps à la maison, trouve un moment pour prodiguer des conseils.

 

 

Combien de mamans n'ont-elles pas entendu cet appel bien souvent émouvant dans la bouche d'un enfant à l'approche de ces vacances de fin d'année que tous s'évertuent d'ailleurs à appeler les " vacances de Noël " :

 " Regarde maman, les Martin, en face, ils en ont bien un. Et les Durand, là-bas... Comme il est joli leur arbre de Noël ! Comme il est bien éclairé ! Il illumine même ma chambre depuis l'autre côté de la rue, quand le soir, j'éteins ma lumière ! Dis, maman, tu m'en achèteras un à moi aussi ? ... ".

 

  Et la maman peut-elle ne pas céder à ce pauvre chéri, qui a si bien travaillé pendant ce premier trimestre? Ne faut-il pas lui faire plaisir puisqu'il a rapporté un si bon bulletin? Et puis, finalement pourquoi aurait-il un complexe d'infériorité vis-à -vis du petit Martin ou du petit Durand ? Ne vont-ils pas ensemble en classe, à la piscine, au patinage ? N'est-il pas souvent invité chez eux ? Pourquoi faire rougir cet enfant quand il se trouvera en face de son ami et qu'il ne pourra pas parler lui aussi de son arbre de Noël ? Et, même plus, pourquoi aurait-il honte quand on lui demandera ce que le Père Noël lui a apporté?

 

 "C'est entendu, mon chéri, tu auras ton arbre de Noël. Et tu verras, nous le décorerons joliment, nous l'illuminerons avec des ampoules électriques multicolores. Tu verras, mon chou, tu n'auras rien à envier au petit Durand ou au petit Martin. "

 Et maman va acheter l'arbre de Noël. Et c'est un sujet d'entretien quotidien, un sujet d'occupation et de préoccupation. Même papa, qui a pourtant tellement à faire dans son bureau et passe si peu de temps à la maison, trouve un moment pour prodiguer des conseils pour la décoration de l'arbre de Noël, et aussi pour s'entretenir secrètement avec la maman de ce que le Père Noël apportera au petit Hervé (alias David) .

 

LA PEUR DU PARASITISME

Ne pouvons-nous donc absolument pas garder notre propre identité ?

 

 Ce qui précède n'est pas une fiction, hélas ! Ce n'est pas le produit d'une imagination fertile. L'auteur regrette d'ailleurs qu'il n'en soit pas ainsi. Sa tâche en serait bien facilitée. Hélas, trois fois hélas, il y a de trop nombreux parents qui raisonnent et agissent comme la maman et le papa du petit Hervé (alias David). La frayeur du complexe, la peur du parasitisme, l'inquiétude maladive de celui qui a peur d'être différent et reconnu comme tel, le désir de ce que leur progéniture ne souffre pas plus tard de son état (hélas acquis dès sa naissance), et tant d'autres facteurs les plus variés et les plus bizarres tout en restant bien souvent inconscients, entraînent les parents à céder à leurs enfants quand ils ne prennent pas eux-mêmes l'initiative de célébrer Noël autour d'un arbre de Noël.

 

" Mais c'est une fête civile ! Allons donc. Pourquoi vous formalisez-vous donc tant ? Beaucoup de libres penseurs ont un arbre de Noël ! A l'école laïque, on enseigne des chants de Noël ! Il n'y a pas là de quoi fouetter un chat ! "

 

Il y a là, n'est-ce-pas, des arguments pour vous convaincre tous et vous faire acquérir sans tarder un arbre de Noël ! Hélas oui, à l'école laïque on parle de Noël, et c'est une entorse à la laïcité que nous déplorons beaucoup et contre laquelle il faudrait bien que la Ligue pour la Laïcité de l'Enseignement intervienne un jour. Mais ce fait est loin d'être une preuve pour la laïcité de Noël. II suffit d'ailleurs d'entendre les chants que les enfants doivent apprendre à cette occasion pour en être persuadé ; et il faudrait être de mauvaise foi pour en conclure différemment. Par ailleurs, il est vrai certes, que des libres penseurs ont un arbre de Noël. Y a-t-il chez eux encore, ne serait-ce que dans leur subconscient, un reste de religion chrétienne ? Nous n'en savons rien. Mais pourquoi inférer des libres penseurs ? Nous ne le sommes pas que je sache. Nous sommes juifs et nous nous affirmons comme tels ! Que nous importe donc la manière d'agir des libres penseurs? Faut-il absolument que nous imitions quelqu'un ? Ne pouvons-nous donc absolument pas garder notre propre identité ?

 

NOËL EST UNE FÊTE RELIGIEUSE

Dresser dans sa maison un arbre de Noël consiste, qu'on le veuille ou non, à fêter celui que le Judaïsme n'a jamais reconnu et ne reconnaîtra jamais.

 

Noël est une fête religieuse chrétienne. Une des fêtes religieuses les plus importantes même. Nous n'avons pas à chercher si à l'origine, l'arbre de Noël avait une signification païenne. Peu nous en importe l'origine. Il est un fait, c'est qu'à l'heure actuelle, Noël est l'anniversaire de la naissance de Jésus. Le mot même vient de " natalis ", que la tradition juive a retenu dans l'expression " Nitelnacht " (nuit de la naissance). Dresser dans sa maison un arbre de Noël parce que les chrétiens en ont un, consiste, qu'on le veuille ou non, que l'on y ajoute ou non la crèche qui normalement en fait partie, à fêter et à faire fêter par un enfant juif celui que le Judaïsme n'a jamais reconnu et ne reconnaîtra jamais. C'est, de plus, graver dans l'esprit malléable de l'enfant, qu'il est absolument identique au petit Martin ou au petit Durand, quand effectivement ceci n'est - ou tout au moins - ne devrait pas être le cas. Que les chrétiens fêtent Jésus la nuit de Noël, c'est leur droit, c'est même pour eux un devoir, et nous respectons leurs convictions ! Mais de là à les imiter, il y a là un pas à ne pas franchir. Car pourquoi ne pas aller plus loin ? Déjà, il n'est que trop pénible d'entendre les juifs employer à tort pour leurs enfants des termes tels que baptême, communion, messe, etc. Si l'usage erroné d'un terme n'a pas lui seul une importance très grande, tout en témoignant cependant d'un certain état d'esprit, l'adoption d'une pratique religieuse chrétienne peut entraîner des conséquences extrêmement fâcheuses que des parents inconscients seront eux-mêmes appelés à regretter.

 

 TRANSMETTRE LA BEAUTE DE NOS TRADITIONS

Quoi de plus merveilleux pour l'enfant que ce chandelier qui chaque jour illumine de plus en plus toute maison juive ? "

 

Faut-il donc, alors, que notre enfant soit toujours brimé, toujours privé de tant de belles choses que d'autres enfants de son âge possèdent et qui lui feraient tellement plaisir ?

 

" Non, Madame, il n'est pas question du tout de le priver. Loin de là ! II n'est pas le moins du monde question de lui donner l'impression - d'ailleurs fausse - que la religion juive ne demande que privation et macération. II faut au contraire lui montrer et lui faire vivre nos propres pratiques religieuses, lui en faire apprécier toute la beauté et tout le merveilleux. Et je vous garantis, Madame, que votre enfant, ne demandera pas un arbre de Noël…

 

Nos fêtes, notre manière traditionnelle de les célébrer, n'ont-elles donc pas à vos yeux un contenu émotionnel suffisant pour intéresser et même passionner vos enfants ?

 

Ne croyez-vous donc pas que vous-mêmes vous y retrouverez un contenu toujours nouveau, dans un contenant pourtant ancien, qui vous fera retrouver et apprécier à vous aussi le sens et la valeur de ces fêtes au fur et à mesure que vous serez appelés à les faire aimer par vos enfants?

 

Pourquoi donc Noël, quand nous avons 'Hanoucca ? Quoi de plus merveilleux pour l'enfant qui a, chez lui, l'occasion de célébrer cette fête, que ce chandelier qui chaque jour illumine de plus en plus toute maison juive ! Quoi de plus merveilleux pour lui que l'histoire que ces lumières lui raconteront par votre bouche ! Quelle belle épopée pour garçons et pour filles ! Epopée ancienne, renouvelée en 1948 en Israël, et répétée cette année encore, précisément à l'approche de la fête de 'Hanoucca ! Et que dire du contenu religieux de cette fête qui lui montrera que la vérité n'est pas toujours chez ceux qui sont les plus nombreux et que l'Eternel peut faire vaincre " ceux qui sont nombreux par ceux qui ne le sont pas, ceux qui sont forts par ceux qui sont faibles " ?

 

 Pourquoi d'ailleurs n'aurait-il pas sa propre Menorah ? Pourquoi dès son jeune âge, qu'il soit garçon ou fille, votre enfant ne prendrait-il pas l'habitude d'ajouter lui-même une lumière à une autre et de participer à cette grande illumination que le Judaïsme voudrait un jour voir réalisée pour le bonheur de tous les hommes? Et si l'arbre de Noël des Durand se réflète dans la chambre de David (alias Hervé), n'est-il pas permis, dans un pays libre comme celui où nous avons le privilège de demeurer, de répondre par l'illumination de la Menorah, placée, elle aussi, devant la fenêtre ?

 

Parents juifs, en agissant ainsi, vous êtes assurés que votre enfant n'aura pas ce complexe que vous semblez tant redouter. Bien au contraire ! Mais attention n'attendez pas qu'il vous réclame un arbre de Noël pour lui offrir une Menorah ! Ce serait trop tard. Prenez les devants. Préparez-lui ces huit jours de fête avec soin, fêtez-les en famille avec lui et nous vous garantissons que jamais vous ne l'entendrez dire - car il sera fier de son 'Hanoucca et de son titre de Juif -" Maman je veux aussi un arbre de Noël ! "

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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)
5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 23:39

Heureux et optimistes pour Israël, pessimistes pour la paix

Par Daniel Haïk,

Hamodia No 188 du 05 octobre 2011,

 

À l’occasion de Roch Hachana, les grands quotidiens ont publié dans leurs suppléments spéciaux des sondages particulièrement éloquents puisqu’ils sont tous parvenus à la même conclusion. À l’aube de cette nouvelle année 5772, les Israéliens et en particulier la population juive sont heureux de vivre dans ce pays et sont optimistes tant pour l’avenir sécuritaire d’Israël que pour leur avenir personnel./ Selon le Yediot A’haronot, 88 % des Juifs israéliens sont heureux de vivre dans leur pays, 41 % sont même persuadés que l’avenir sera encore meilleur et 74 % sont satisfaits de leur situation économique ! Selon le Maariv, 74 % des Israéliens sont optimistes face aux défis sécuritaires d’Israël et selon le Israël Ayom 76,5 % sont optimistes pour leur avenir personnel ! Par contre, ces mêmes sondages sont nettement moins optimistes lorsqu’il s’agit des chances de règlement du conflit israélo-palestinien. Ainsi le Yediot constate que 66 % soit deux tiers, des Israéliens considèrent qu’il n’y a aucune chance de parvenir, même dans un avenir lointain, à un règlement du conflit israélo-palestinien et 55 % sont opposés à un retrait israélien sur les frontières de juin 67. Selon le Maariv, ils sont 54 % à ne pas croire à un règlement du conflit. Enfin selon Israël Ayom, 48 % sont persuadés qu’il n’y aura pas de règlement et 33 % supplémentaires se disent sceptiques à ce propos. Seuls… 15 % des Israéliens croient encore en la paix avec les Palestiniens… Selon Israël Ayom, plus de 55 % des Israéliens sont satisfaits de la manière dont Binyamin Nétanyaou a géré la confrontation avec les Palestiniens à l’ONU en septembre. Selon le Maariv, M. Nétanyaou reste pour 27 % des Israéliens le plus apte à être Premier ministre , alors que 17 % accordent leur confiance à Tsipi Livni, 15 % à Shelly Yé’himovitz et 14 % à Avigdor Lieberman. Et toujours selon ce quotidien, la menace la plus sérieuse pour l’État d’Israël, aujourd’hui n’est ni le terrorisme palestinien (19 %) ni même la bombe nucléaire Iranienne (21 %), mais plutôt le fossé social qui sépare les plus riches des plus pauvres en Israël ! Enfin 88 % des Israéliens, probablement ceux qui sont heureux de vivre en Israël, n’ont jamais envisagé de quitter le pays !

 

La stabilité de la Tékia

Les observateurs de la presse ont visiblement eu du mal à commenter ces sondages qui voguent allègrement de l’optimisme au pessimiste, de la joie à la préoccupation. Et ils l’ont reconnu. Toutefois, pour tenter d’expliquer de telles variations, ils auraient pu s’inspirer du commentaire de Rabbi Shimchon Refaël Hirsch sur la fête de Roch Hachana (Parachat Emor). Dans ce commentaire édifiant, le rav Hirsch se penche sur la signification des différentes sonneries du chofar de Roch Hachana et surtout, sur leur structure. Il constate que la Tékia (son unique prolongé) précède et conclut les sons de fracture (Chevarim et Troua). Pour le rav Hirsch, cette construction précise est le reflet fidèle de l’approche que nous devons avoir de notre présence sur terre et il est normal que ce soit à Roch Hachana, jour du jugement que nous en prenions pleinement conscience : certes, notre vie est ponctuée de Chevarim, de crises. Certes, elle peut être également rythmée au son de la Troua, de l’hébreu Raoua qui signifie fragilité et instabilité. Mais, ce serait une erreur que de ne percevoir notre existence qu’à travers ces sons fragmentés. Car ceux-ci ne sont pas seulement introduits par le son pur de la Tékia, ils sont également suivis par ce même son.

Or en hébreu, la Tekia est issue de la racine TKH, qui est assimilée à la solidité d’un accord (Tékiat Kaf) ou au clou planté solidement (Litkoa masmer) ! Rabbi Shimchon Refaël Hirsch vient nous indiquer par le biais de la Tékia, que la stabilité, la sécurité, et d’une certaine manière la émouna la plus pure doivent dominer notre existence. Elles doivent être la base de départ, mais aussi le point d’ancrage de notre vie. Elles doivent envelopper de certitude les périodes les plus incertaines.

 

Et puisque nous nous référons aux sondages, il n’est pas impossible que cette leçon de vie ait été perçue par ces 88 % d’Israéliens qui comprennent l’immense privilège qui est le leur, de vivre dans la stabilité et la sécurité sur la Terre d’Israël… tout en admettant que le conflit avec leurs voisins arabes perdure. Et peut-être comprennent-ils, aussi en cette veille de Yom Kippour, que derrière les tensions diplomatiques onusiennes, les menaces nucléaires iraniennes et les protestations sociales israéliennes, se profile à l’horizon le grand chofar de la Délivrance, celui de la grande Tekia qui annoncera la reconnaissance par les Nations de la Royauté du Maître de l’Univers ainsi que la quiétude et la stabilité définitives pour Son peuple.

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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)
3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 22:43

La demande de services religieux pour les fêtes juives est croissante.

Par le staff d'A7

Publié: le 03/10/2011,

http://www.israelnationalnews.com/

Adaptation Mordeh'aï pour malaassot.com © 2011

 

Comme le Yom Kippour, est le jour le plus saint de l' année pour les juifs, plus il se Kibbutz rapproche, et plus il y a eu une augmentation de la demande pour les services religieux aux kibboutzim et moshavim d'Israël, ainsi que dans d'autres communautés traditionnellement laïques.

 

Le Yehudit B'ayin (- «avec un regard juif» -) l'organisation, qui vise à renforcer l'identité juive dans le sud d'Israël tout au long de l'année, a noté une augmentation dans les communautés qui veulent rejoindre le «cercle de l'espritde et de l'identité juive  » cette année.

 

Rabbi Moshé Black, directeur de l'organisation, affirme qu'à la lumière de nombreuses demandes des mouvements des kibboutz et moshav cette année, il y a un grand besoin de bénévoles pour participer, et mener les prières, dans ces communautés. «Alors que nous avons attribué des bénévoles pour des dizaines de ces communautés, des dizaines d'autres en ont encore désespérément besoin», dit le rabbin Black à Arutz Sheva .

 

Rabbi Black dit :"Ces jours-ci , le kibboutz a ouvert la porte pour découvrir le judaïsme et la bonne volonté est nécessaire de notre part. Nous avons besoin de dirigeants compétents pour les services, s'il vous plaît venez rejoindre l'esprit particulier du jour le plus saint de prière ".

Les groupes de jeunes religieux, de Bnai Akiva et Ezra envoyent leurs membres dans les quartiers laïques, les kibboutzim et moshavim chaque année pour mener les services du Yom Kippour,  comme le font beaucoup de religieux sionistes des écoles secondaires.

 

Rabbi Black ajouté: " Il n'y a aucune raison pour que nous devions laisser un seul Juif, sans les services [à Yom Kippour],  En outre, "Yehudit B'ayin" a lancé une initiative de renforcement des Souccah dans les kibboutzim et moshavim dans le sud d'Israël. Le rabbin Black dit à Arutz Sheva qu'il y a un besoin de bénévoles pour construire des Souccoth, .

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