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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 17:46

 Publié par Victor PEREZ

 http://victor-perez.blogspot.com/

 2 janvier 2012

 

Il se trouve en Israël quelques minorités qui se disent juives et qui, par leurs attitudes égocentriques -qu’elles soient politiques ou religieuses- nourrissent la haine qui environne ce pays. Ce qui, quelque part, favorise l’espoir des ennemis de voir enfin triompher leurs combats.

Il en est ainsi, parmi d’autres, de cette minorité d’ultragauche, dont Stéphane Juffa est l’illustration parfaite. Si, rédacteur en chef de la Metula News Agency, il organise chaque année les vœux de ses chroniqueurs pour l’année grégorienne et non pour l’année hébraïque -bien que la grande majorité de ses lecteurs soit composée de Juifs francophones- il n’en reste pas moins que la teneur de ses derniers écrits pour le nouvel an laisse pantois./ Sa haine du religieux, celle envers les Juifs vivant dans les implantations ou encore celle du Premier ministre israélien est plus que palpable. C’est ainsi que les religieux sont catalogués d’office « d’Ultras », installant une « ségrégation machiste » car étant, évidemment, de « dangereux détraqués sexuels » qui s’excitent « sur des fillettes de huit ans ».

Ceux cherchant des nuances n’en trouveront aucune !/ Les Juifs habitants la Judée et la Samarie sont qualifiés par ce ‘’journaliste’’ « d’illuminés » ou encore « d’edennistes violents ». Là encore pas de nuances./ Cependant, le pompon est réservé à Benjamin Netanyahou.

Ainsi, selon Juffa, il « est probablement l’un des pires premiers ministres qu’aient expérimenté les Israéliens » ; il « favorise les intérêts politicards de sa coalition, au détriment de l’intérêt général d’Israël » ; « Sarkozy, qui s’y connaît en la matière, a raison : Netanyahu ment à tout le monde et tout le temps » ; « c’est un mini-politicien. Un homme d’Etat privé d’envergure ».

Le tout attesté sans la moindre démonstration !/ Etienne Durannier, journaliste généraliste à la Mena a aussi publié ses ‘’vœux’’ sur le Premier ministre : « Netanyahu, à mon avis, va payer cet aveuglement au prix fort lors des prochaines élections ; il se trompe en croyant qu’il peut survivre politiquement en ayant uniquement recours au discours démagogique. (…) D’autre part, son parti pris en faveur des edennistes excède la majorité de mes compatriotes, qui n’embrassent pas les causes de l’extrême droite et des hyper-religieux ».

Il conclut : « Pour l’avoir oublié, Bibi va bientôt faire ses valises, à en croire les bruits qui s’élèvent de la rue, et dont je suis à l’écoute ».

Est-ce une information ? Un scoop ? Rien de tout cela ! Chacun, lui-même à l’écoute de ce qui se dit dans les rues israéliennes et ailleurs, sait que pour que ‘’Bibi fasse ses valises’’ démocratiquement il faut encore qu’une majorité d’électeurs israéliens le veuillent.

Aux derniers sondages, Netanyahou est toujours leur favori. Ce qui décoiffe, on le voit, Durannier et son rédacteur en chef et les obligent à tenir des propos haineux et des prédictions très éloignées d’analyses intelligentes pour tenter d’inverser la tendance. Ce qui les transforme en idéologues et les détourne de la déontologie qu’ils exigent de la part de leurs confrères, français entre autres.

Une autre minorité de Juifs, violente celle-ci, divise la société par ses gestes à l’encontre de ses coreligionnaires. C’est ainsi qu’un enfant de quatorze ans, sortant d’une Yeshiva de Haïfa a été récemment rossé parce que religieux. Des soins hospitaliers lui ont été nécessaires.

Un adulte, portant chapeau et papillotes, a été giflé par une femme qui lui a ensuite craché dessus, et des graffitis insultants ont été retrouvés dans les quartiers peuplés principalement d’orthodoxes.

Signes, s’il en fallait d’autres, que l’intolérance ne vient pas que d’un seul camp !

Une troisième minorité, une frange des Haredim, détourne, quant à elle, l’histoire commune du peuple juif. C’est ainsi, lors d’une manifestation dans le quartier de Mea Shearim à Jérusalem, que des étoiles jaunes ont été portées et des enfants déguisés avec la tenue de déportés. Sans oublier les slogans scandés comparant les laïcs israéliens aux nazis./ L’excuse officielle étant que cette population subit une « Shoa intellectuelle » du reste de la population. Eux qui se veulent sicaires et que l’on retrouve trop souvent, parmi d’autres tyrans, aux côtés de ce Président Iranien qui conteste la réalité de la Shoa et combat l’existence de l’Etat d’Israël !

Comme on le voit, ces petites minorités mais aussi d’autres, plus bruyantes que nombreuses, servent au final par des objectifs individualistes les desseins de ceux qui recherchent une guerre des Juifs pour mieux en finir avec le projet sioniste. Leurs fanatismes sont leur tribune commune. Qu’elles soient politiques, laïques ou religieuses, leurs intransigeances, à l’égard de l’autre différent, détruisent Israël à petit feu par le jeu de la démocratie./ Aux démocrates donc, à cette très grande majorité d’Israéliens, de rappeler -à tous ces Juifs qui divisent- les valeurs de la société israélienne mais surtout les lois qui la régissent.

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mordeh'ai - dans Revue de presse
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 17:31

Et ce Retour n’est pas passif. En soixante ans, les Juifs ont démontré qu’ils étaient capables,  après l’infamie hitlérienne qui tenta d’en faire des sous hommes, de passer du Moyen âge aux temps modernes,  en incluant, dans  cette formidable marche en avant,  les technologies les plus diverses  allant de découvertes surprenantes en médecine aux sophistications les plus complexes dans l’aéronautique, etc…

Cessons donc de confirmer le « syndrome juif » en coupant les cheveux en quatre,  afin de déterminer si, ici ou là, nous ne serions pas responsables ou coupables. Le panier aux preuves se défait de quelque côté qu’on le saisisse. L’heure n’est plus à l’auto flagellation, à la contrition, voire à la compassion mais à la…réaction. La quasi-totalité des Nations,  dans la recherche désespérée de preuves à verser au réquisitoire anti juif, frise désormais le ridicule,  tant il devient de plus en plus difficile d’y dissimuler l’antisémitisme débordant.

Durant presque deux millénaires,  le christianisme a fait main basse sur l’héritage d’Israël, usurpé son identité, pactisé avec les anti-Juifs et, revenu chez lui, ce dernier revendiquant parmi ses droits, celui d’une juste réparation,  voilà que s’élèvent  de la collectivité d’Israël les voix  des meilleurs avocats de la cause adverse, sollicitant l’oubli plutôt que la Justice !

Détracteurs et assimilés semblent ne pas avoir compris que,  depuis 1967, depuis la Guerre des Six Jours, le peuple juif proclame, avec ses amis non Juifs, qu’il est rentré « à la maison » pour y exercer les droits sacrés de la liberté d’action propres aux nations libres. Qu’il n’a pas l’intention de renoncer à ce qui est son honneur et sa vocation : le caractère Juif de l’Etat défini au premier congrès sioniste à Bâle en 1897.

Il faudra qu’ils s’en fassent une raison, l’Etat d’Israël se détache de plus en plus de la main mise des nations sur son destin, et se rapproche lentement mais assurément de sa vocation judéenne.

Le monde reste rivé à l’image obsolète du « Juif Errant » dont il garde une nostalgie exécrable et ne veut pas voir que les Juifs sont chez eux et… debout ! Ils sont donc en mouvement et aucune force au monde n’empêchera le peuple juif de confirmer sa vocation de pasteur de l’humanité.

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mordeh'ai - dans Histoire
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 13:51

Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et impérativement le lien html ci dessous :

© Guy Millière pour www.Dreuz.info

02/01/2012 stopthe_obama_nation_of_america

 

Ai-je besoin de dire ici que j’aime les Etats-Unis ? Je ne pense pas. Je pense que j’écrirai un livre un jour qui sera tout entier consacré à l’amour que je porte aux Etats-Unis d’Amérique. Cet amour date d’il y a longtemps.

Je n’oublie pas que sans les Etats-Unis, les Français parleraient allemand ou russe aujourd’hui. Je me rends toujours avec émotion sur les plages de Normandie, dans les cimetières où sont alignées les tombes surmontées de croix ou d’étoiles de David. Je sais que les Etats-Unis sont, selon la belle expression de mon ami Yves Roucaute, la « puissance de la liberté ». Je comprends tout le sens de l’expression d’Abraham Lincoln reprise par William Bennett pour en faire le titre d’un livre, The last best hope of mankind, le dernier meilleur espoir de l’humanité.

J’aime les Etats-Unis. C’est précisément pour cela que j’étais consterné le soir de l’élection de Barack Obama. Et Barack Obama, depuis, a amplement justifié ma consternation. En termes de politique intérieure, il a engagé la plus grande entreprise de destruction de tous les ressorts qui ont fait des Etats-Unis ce qu’ils sont. Il a porté l’endettement à des niveaux vertigineux. Il a détruit des emplois par centaines de milliers, conduit des entreprises à la faillite, placé des millions de gens en situation de dépendance, prolongé et accru la crise de l’immobilier, largement contribué à ce que les prix de l’énergie s’accroissent et à ce que la dépendance des Etats-Unis, qui auraient largement de quoi être autonomes sur ce plan, s’accentue.

Il s’amuse maintenant à des petits jeux cyniques et à des manipulations sordides. Il a proposé voici trois mois une « loi pour l’emploi » qui visait à ne créer aucun poste de travail supplémentaire mais à endetter encore bien davantage le pays. Il vient de proposer de prolonger les baisses d’impôts votées sous Bush pour une période de deux mois. Les Républicains voulaient un an de prolongation au moins. Obama a insisté pour que ce soit deux mois. Il a fait un chantage au blocage du gouvernement et les Républicains, hélas, ont cédé. Il a, aussi, fait procéder à une modification du calcul du taux de chômage qui permet de dire que ce taux a baissé alors que le nombre de personnes effectivement sans emploi a, lui, augmenté. De qui se moque-t-il ? De ceux qui publient les chiffres et qui disent que le « chômage a baissé », bien sûr. Mais puisqu’ils acceptent qu’on se moque d’eux…

En termes de politique étrangère, est-il besoin de tracer une esquisse ? La déstabilisation de l’économie américaine a accéléré la débâcle européenne et contribué à ce que se dessine une débâcle économique en Chine aussi (j’y reviendrai), ce tout en abandonnant l’Asie orientale au militarisme chinois. Le morceau de choix est néanmoins le Proche-Orient où l’Iran s’est rapproché de l’arme atomique et de la guerre, où l’Irak sans troupes américaines glisse vers la guerre civile, où la Syrie glisse vers le chaos, où la Turquie est elle-même au bord de l’accident économique tout en continuant à dériver vers l’islam radical et où l’Egypte est en plein effondrement. La Libye ? Elle est aux mains des Frères musulmans et, pour le secteur militaire, entre celles de gens d’al Qaida.

Obama ne parle pas d’islamistes modérés, ce qui le distingue d’Alain Juppé, le clown blanc du Quai d’Orsay : il ne parle pas d’islamistes du tout. Hillary Clinton, la voix de son maître, elle, reçoit les dirigeants de l’Organisation de la Conférence Islamique à Washington avec tous les honneurs dus à leur rang pour envisager des lois punissant le « blasphème », ce qui contredirait le Premier amendement à la Constitution. De qui se moque-t-on ? De ceux qui disent encore qu’Obama est un ami d’Israël. Et parmi eux, il y a des juifs américains, hélas.

J’aime les Etats-Unis. C’est pour cela que je souhaite très vivement que 2012 soit l’année où Barack Obama sera renvoyé vers Chicago, vers Hawaii, vers la planète mars, enfin n’importe où, pourvu qu’il ne soit plus à la Maison Blanche et pourvu qu’il cesse de nuire.

Les lignes de sa campagne pour 2012 sont tracées : la population américaine souffre, dira-t-il, tout particulièrement les classes moyennes. La faute à qui ? Aux milliardaires, bien sûr ! A Wall Street. Aux Républicains. Aux tea parties. Autre thème : le monde est en pleine turbulence. La faute à qui ? Au tsunami au Japon, aux milliardaires encore. Aux Républicains. A Wall Street. Aux tea parties. Y avait-il un pilote dans l’avion depuis janvier 2009 ? qui oserait poser cette question ? / Non seulement la campagne d’Obama sera mensongère, mais elle sera sale, tous les commentateurs le prévoient, et les risques de fraude seront bien réels (autre sujet sur lequel je reviendrai).

Dans de pareilles conditions, je dirai que celui qui sera le candidat républicain m’importe relativement peu pourvu que ce soit quelqu’un qui parvienne à éjecter Obama de son fauteuil.

Je fais une seule exception à cette règle : Ron Paul, qui est le seul candidat à proposer une politique étrangère pire que celle pratiquée par Obama, ce qui n’est pas une mince prouesse. Mais je soupçonne Ron Paul d’être un peu dérangé mentalement…

J’aurais une préférence pour Newt Gingrich. Je connais tous ses défauts et toutes ses erreurs. Mais je sais aussi qu’il a le soutien des fondateurs de la supply side economics, au premier rang desquels le grand Arthur Laffer. Je sais ce qu’il a accompli, contre vents et marées, au temps où il était Speaker of the House, au milieu des années 1990. Je sais qu’il bénéficie du soutien d’un homme que j’estime profondément, et que je tiens pour le plus grand penseur américain vivant, Thomas Sowell. Je sais qu’il est, en politique étrangère, sur une ligne néo-conservatrice claire et nette, et qu’il est de taille à reconduire le budget vers l’équilibre, tout en allant vers la flat tax, un impôt proportionnel. Je pense qu’il y a du Winston Churchill en Newt Gingrich et qu’en période de tempête il faudrait aux Etats-Unis un Winston Churchill.

J’aurais une préférence pour Newt Gingrich, mais j’accepterai tout à fait Mitt Romney. Son discours est souvent plus prudent que celui de Newt Gingrich. Il n’est pas de la trempe d’un Winston Churchill, mais il pourrait faire un bon Président. Le clan Obama lui reprochera sa religion, son passé de type Wall Street, et que sais-je encore, ce sera une campagne sordide et au couteau de cuisine, mais Mitt Romney est bien préparé. Il a une équipe solide. Il semble susceptible d’attirer les indécis et les « modérés ». S’il conduit Obama à la défaite, il aura ma gratitude et celle de millions de gens sur la terre.

Si les deux Chambres du Congrès passent aux mains des Républicains, ce sera presque parfait. Si des gens de la trempe de la nouvelle génération conservatrice, Allen West, Marco Rubio, Bobby Jindall, occupent des positions de responsabilité, cela s’approchera encore davantage de la perfection.

Les caucus de l’Iowa ont lieu ce mardi. Je commenterai les résultats ici dans les jours qui viennent. Je doute qu’il change la donne telle qu’elle semble être aujourd’hui. Romney devrait arriver en tête. Suivi de Paul. Suivi lui-même de Gingrich qui, au cours des quinze derniers jours, a reçu des tonnes de publicité négative en plein visage de la part de Romney et de Paul. Rick Santorum, qui n’a, je pense, aucune chance d’aller beaucoup plus loin se placera assez bien, sans doute. Peut-être se placera-t-il devant Gingrich en raison de la publicité négative susdite. Rick Perry a de l’argent, et s’il ne sera pas le candidat, restera dans la compétition, et entend compter. / Le processus ne fait que commencer.

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mordeh'ai - dans Tribune libre
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 10:59

 par SUSAN HATTIS ROLEF

http://www.jpost.com/Opinion/Op-EdContributors/Article.aspx?id=251791

01/01/2012

Adaptation française par Mordeh'aï ©2012

http://malaassot.over-blog.com/

 

 Les restrictions juridiques sur la démarche des élections,ont été d'abord statuées en 1985, ont été à l'origine dirigées essentiellement contre Membre de la Knesset Meir Kahane.

 

 , le Procureur général Yehuda Weinstein a décidé de ne pas retenir de charges contre la députée Haneen Zoabi (Balad) et trois autres citoyens arabes israéliens qui avaient participé à cette flottille, même s'il a décrit leur conduite comme "indigne".

 

Mercredi dernier, Daniel Herschkowitz (Habayit Hayehudi) Ministre de la Science et de la Technologie a présenté la décision du procureur général à la Knesset en réponse à l’activité de l'ordre du jour du président de la Commission interne de la Knesset Yariv Levin (Likud) et du député Nissim Ze’ev (Shas. Selon le procureur général, la décision de ne pas engager des poursuites était basée sur le fait qu'aucun des quatre n'avait attaqué de soldats de l’Armée et des difficultés probantes et juridiques significatives concernant l'offense alléguée du fait d'essayer d'entrer dans un territoire ennemi illégalement, ne s’imposaient pas.

 

On peut ajouter que comme le Procureur général Weinstein n'a pas pu établir qu’une quelconque offense criminelle avait été commise, il n'a pas été fait appel pour s'occuper de la destitution de l'immunité parlementaire de Zoabi.

 

Selon la Loi de l'immunité de membres de la Knesset, leurs Droits et obligations, s'apprécient de la pleine immunité pour tout acte qu'ils exécutent dans le cadre de leur travail parlementaire. Il y a néanmoins quatre exceptions à cette règle : la loi implique la négation de l'existence de l'État de l'Israël comme l'état du peuple juif;  nier sa nature en tant qu’état démocratique; l’incitation au racisme basé sur la race ou l'origine ethnique ou le soutien de la lutte armée d'un état ennemi ou d'actes terroristes contre l'État d'Israël, ou pour tous autres actes contre les Juifs ou les Arabes parce qu'ils sont Juifs ou Arabes, en Israël ou à l'étranger.

 

Incidemment celles-ci sont aussi les quatre pierres angulaires pour disqualifier des partis de concourir à la Knesset.

 

Ceux qui suggèrent de mettre en jugement Zoabi en dépit de la décision du procureur général soutiennent que le Procureur général Weinstein a manqué de s'occuper de l'affirmation de sa participation à la flottille et a enfreint la quatrième de ces conditions – à savoir soutien pour la lutte armée contre Israël. Dans un tel cas, l'immunité parlementaire ne s'applique plus.

 

Si le Procureur Général avait abordé cette question, Zoabi aurait sans aucun doute soutenu que son acte était simplement une expression d'opposition au siège continu du pays sur Gaza, qui constitue la punition collective d'une population civile et va donc à l'encontre de la Loi Internationale.

 

Pendant la discussion à la Knesset de mercredi dernier, Levin le criait à plusieurs reprises Zoabi sans aucun doute ne serait pas un membre de la prochaine Knesset. Il n'y a aucun doute que comme les élections pour la 19ème Knesset approchent , les partis de droite redoubleront d’efforts pour faire disqualifier le parti Balad en raison du fait que ce parti recommande de transformer Israël en “état de tous ses citoyens” – quelque chose qui ressemble à la négation essentiellement de son existence comme l'état du peuple juif. Ils disent aussi que Balad maintient le contact avec les organisations qui sont définies par Israël comme des organisations des terroristes.

 

Dans le passé, la Cour suprême de Justice a renversé des décisions du Comité des Élections Centrales de disqualifier Balad, mais la dernière fois la cour a décrété sur cette question, que les positions de Balad étaient problématiques, impliquant que le parti marche sur le fil juridique très mince. Avec un changement, plus conservateur de la Cour suprême et surtout la retraite prochaine de Président de Cour suprême Dorit Beinisch, il est tout à fait probable que la prochaine fois la cour soutiendra une décision de comité de disqualifier Balad.

 

Les restrictions juridiques à la démarche des élections, qui ont été d'abord ordonnées en 1985, ont été à l'origine dirigées principalement contre le Député Meir Kahane, qui avait matraqué la 11ème Knesset de projets de loi racistes. Les dispositions quant à la négation de l'état juif faisaient partie d'une affaire entre le parti travailliste et le Likud dans le gouvernement d'unité national de l'époque. Aujourd'hui, si et quand la Cour Suprême commence à interpréter la loi plus rigoureusement vis-à-vis des partis arabes, il est peu clair que la cour interprétera aussi les restrictions légales quant à l'incitation au racisme et à la dénégation de la nature démocratique de l'état, de la même manière.

 

Pendant qu'il sera très difficile de disqualifier des partis qui n'incitent pas au racisme ou recommandent d'affaiblir la démocratie d'Israël, il y a un groupe clairement identifié de Membres de la Knesset, de plusieurs partis, qui incitent vraiment au racisme et défient la démocratie d'Israël. Il est temps que la loi soit amendée pour que ces individus puissent être disqualifiés aussi. En même temps, cependant, il y a un groupe clairement identifié de Membres de la Knesset, représentant plusieurs partis de Droite et de Gauche, qui violent vraiment la législation actuelle. Il est le temps aussi que la loi soit amendée pour que ces individus aussi puissent être disqualifiés de promouvoir des politiques racistes.

 

Par exemple, lundi dernier, le Député Danny Danon (Likud), président du Comité de la Knesset pour l'Immigration, l'Absorption et les Affaires de la Diaspora, a dit au comité que des centaines de nouvelles filles immigrées juives avaient été "enlevées" par des Arabes au Sud – un "phénomène" que les représentants de la police à la réunion ont niée et rejetée d’un revers de main. L’artéfact, de Danon a frolé certainement le racisme de la pire sorte et a apporté la honte sur la Knesset./ L’auteur enseigne au Collège de Vallée de Max Stern Yezreel et était un employé Knesset pendant plusieurs années.

 

Note du blog : N’en déplaise à SUSAN HATTIS ROLEF ce n’est pas un conte ni du racisme de la part de ce Député mais bien une réalité qui perdure pour preuve la création de l’association israélienne Yad Leahim, qui combat les rapts et les séquestrations et mariages forcés de juives à des arabes israéliens ou palestiniens. Voir l’info http://jssnews.com/2011/12/28/les-cas-denlevements-de-juives-israeliennes-en-augmentation-chez-les-bedouins

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mordeh'ai - dans Société
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 08:38

Par Laly Derai,

Hamodia No 199 28 décembre 2011

 http://www.hamodia.fr/

 

Le New Israël Fund (NIF) ou Keren Ha'hadacha vise à créer un « nouvel Israël » post sioniste et dans cette optique, tous les moyens sont bons. Après avoir soutenu financièrement des ONG clairement ancrées à gauche voire à l'extrême-gauche, le NIF a décidé de changer de stratégie et d'infiltrer la communauté qui, a priori, constitue l'opposée de son idéologie en l'occurrence la mouvance sioniste-religieux. 

 

Betselem, « Breack the silence », Adala, Ir Amim sont autant d'organisations non gouvernementales anti-israéliennes ou pro-palestiniennes financées par le New Israel Fund (NIF), le fonds pour un nouvel Israël. À ces ONG se sont ajoutées dernièrement des mouvements « portant kippa » et affichant fièrement leur affiliation communautaire au sionisme religieux. Celles-ci reçoivent désormais des subventions d'une Fondation dont le but avoué est de créer un nouvel Israël, « libéré » de ses « chaînes » religieuses et identitaires.

  

Kole'h (mouvement féministe religieux), Néémané Torah VéAvoda (dont le but est de « créer une culture juive ouverte et non dogmatique, et de promouvoir une pensée courageuse et créative, capable de revitaliser la vie juive »), le centre Yaakov Herzog (« pour le renouveau et le pluralisme juif »), Sionisme religieux réaliste, et d'autres ONG issues du monde religieux sioniste font partie des mouvements que le NIF a soigneusement sélectionné pour faire avancer sa stratégie.

  

Celle-ci a été clairement exprimée par la directrice du NIF, Ra'hel Liel, lors d'une interview accordée à Noémi Pace, la porte-parole du NIF et de Chalom A’hchav aux États-Unis. Répondant à la question de Pace qui lui demandait si la nouvelle stratégie du fonds était « Si tu ne peux pas les battre, rejoins-les », Liel a déclaré : « Vous avez tout à fait raison. Nous avons soutenu de nombreuses campagnes dans lesquelles le public laïc se battait contre le public religieux sur des sujets comme la séparation de la religion et de l’État. Mais il s'agissait là de l'ancien modèle. Et je parle d'ancien modèle parce qu'il n'a obtenu qu'une réussite partielle. Nous avons eu le sentiment, au sein du NIF, qu'il fallait changer de stratégie et ajouter un nouveau pan à notre lutte, grâce à des voix et des organisations issues du sionisme religieux qui connaissent ce terrain et ces personnes, qui comprennent cette culture et ce langage. Ils parleront et les gens les écouteront parce qu'ils parlent un langage que les laïcs ne parlent pas ! Renforcer ces voix modérées au sein du sionisme religieux est la nouvelle mission du NIF ».

  

C'est le mouvement Raananim, dirigé par Yoni Scetbon, qui a mis à jour cette nouvelle stratégie du NIF. « Nous avions le sentiment que certains organismes religieux étaient financés par des personnes non dénuées de mauvaises intentions. Nous avons donc mené une enquête, très simple puisqu'il s'agissait de vérifier sur le site Internet de ces ONG qui étaient leurs donateurs, et nous avons découvert que le NIF avait récemment commencé à les financer de façon conséquente. Lorsque nous avons eu sous les yeux l'enregistrement de l'interview de Liel, nous avons compris que nous avions affaire à une véritable manœuvre bien réfléchie », déclare-t-il à Hamodia.

 

Raananim est le mouvement des jeunes sionistes religieux, fondé au lendemain de la seconde guerre du Liban par Scetbon, officier de Tsahal décoré pour ses actes de bravoure. Depuis, des milliers de personnes ont rejoint cette organisation, soutenue financièrement par de nombreux Juifs de France.

« Il s'agit d'une limite à ne pas dépasser : recevoir de l'argent d'une Fondation fonds qui fait tant de mal aux soldats de Tsahal et à l’État d'Israël par le biais de ses diverses tentacules déguisées en défenseurs des droits de l'homme est un crime. Nous nous sommes donc tournés vers toutes les ONG sionistes religieuses qui acceptaient les émoluments du NIF et avons exigé qu'elles refusent cet argent sale », souligne-t-il. Les sommes sont importantes : par exemple, Kole'h a reçu 434 000 shekels en 2010 du Keren Ha'hadacha ainsi que 35 000 $ supplémentaires destinés à la lutte contre « l'exclusion des femmes du domaine public ».

 

Raananim a entamé une campagne visant à faire pression sur ces ONG : « Il est moralement impossible d'accepter de l'argent d'un fonds qui est à l'origine du rapport Goldstone », affirme Scetbon. S'il ne veut pas entrer dans le détail des actions menées par ces ONG, il aimerait toutefois que leurs dirigeants se posent une question toute simple : pourquoi une organisation comme le Kéren Ha'hadacha a choisi de les financer ?

 

La réponse ne devrait pas être agréable à entendre...

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mordeh'ai - dans Société
1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 22:04

 ROBIN Marco.

http://www.terrepromise.net/

Dec 30th, 2011

 

La question vous semble peut-être surprenante, pourtant depuis quelques mois, même les plus « proaméricains »de nos têtes pensantes commencent à émettre de très sérieux doutes sur la profondeur et l’authenticité des liens qui unissent nos deux pays. Depuis l’arrivée de l’administration Obama à la tête de la Maison Blanche, les tensions tant au plan politique que stratégique se sont multipliées :

 - Le blocage de la livraison des fameuses GBU 27, lesbombes anti bunker indispensables pour attaquer les installations iraniennes ;

 - Le discours historique d’Obama au Caire (5 juin 2002 ), véritable recadrage de la politique étrangère américaine sur le modèle européen (PROARABE) ;

 - Les tensions avec l’anti-israélien viscéral le général Petraus, patron de la CIA et de la stratégie américaine ;

 - Les multiples prises de positions qui mettent en danger la supériorité militaire d’Israël, comme la livraison de la plus grande vente d’armes l’Arabie Saoudite, pour un montant de 160 MILLIARDS DE DOLLARS, (une telle vente n’ayant jamais été effectuée de toute l’histoire des Etats-Unis), ou comme le transfert de technologie à l’Egypte qui produit désormais elle-même ses chars de combat américains, Abrams, avec l’accord d’Obama !

 

Ces deux décisions très mal vécues à Jérusalem, ont donné lieu à des batailles acharnées au Congrès où plusieurs généraux et sénateurs ont publiquement interpelé leur président, dans des termes on ne peut plus clairs :

 « DANS QUEL CAMP ETES VOUS M.LE PRESIDENT OBAMA ???? »

 

Et pour ne rien arranger, le président Obama a humilié publiquement notre Premier ministre Binyamin Netanyahu : tandis qu’Obama prenait le temps de déjeuner il faisait attendre dans un couloir Binyamin Netanyahu pendant deux heures avant de le recevoir. Pourtant, peu avant il recevait avec les honneurs réservés

aux chefs d’états le patron d’Al Jazeera dans le Bureau ovale.

 

Les deux hommes se détestent cordialement et pour la première fois depuis plus de trente ans Netanyahu a désavoué publiquement le président américain en prenant fait et cause pour les Républicains, qui ont fait de la sécurité d’Israël l’un des principaux enjeux de la campagne actuelle.

 

Nous passerons sous silence, les nombreuses critiques et insultes acerbes des anciens présidents américains Bill Clinton ou Jimmy Carter, ou les incalculables coups bas comme le financement « du mouvement des tentes israéliennes » ou les multiples tentatives de déstabilisation du gouvernement israélien actuel par toutes sortes de stratagèmes, plus vicieux, plus tordus et plus pervers les uns que les autres ..( manipulation de l’opposition, espionnage de la CIA au sein de Tsahal, etc…).

 

Le comble est sans aucun doute atteint dans les propos calomnieux en off, entre Sarkozy et Obama qui reflètent bien en quelques mots l’état d’esprit qui règne entre nos pays. Et la sécurité d’Israël dans tout cela ?

 

C’est bien de cela qu’il s’agit ! Et même si le président Obama, comme son acolyte français, affirme haut et fort que la sécurité d’Israël n’est pas négociable et reste pour eux la « ligne rouge », le seuil à ne pas dépasser dans leurs politiques respectives, nous sommes alors en droit de nous demander ce qu’ils entendent par « sécurité d’Israël » ?

 

Les liens de plus en plus étroits avec les Frères Musulmans pour l’un, les contacts affichés et sans équivoque avec le Hamas pour l’autre, qui tous deux prônent la destruction d’Israël, laissent un goût amer à nos dirigeants.

 

La trahison d’Obama envers son allié de 30 ans Moubarak, ou la trahison de la France envers le régime tunisien de Ben Ali, sont des preuves irréfutables que ces deux dirigeants ne sont pas dignes de confiance.

 

Ainsi, lorsque notre ministre de la défense arrive en urgence sur le sol américain pour faire part des constations incroyables de Tsahal venant de découvrir avec stupeur l’impossibilité d’utiliser les fameuse GBU 27 livrées aux forceps par l’administration démocrate, nous pouvons légitimement douter sérieusement de l’engagement et de la volonté des Américains de frapper l’Iran- si ce dernier franchit un nouveau cap dans sa course à l’armement nucléaire déjà bien engagé.

 

Nous pensons de nouveau aux conseillers d’Obama qui souhaitent organiser un voyage «historique» en Iran pour rallier les mollahs à leur stratégie, en cas de réélection de leur poulain./ La politique étrangère des Démocrates qui consiste à s’ouvrir sur le monde arabe tout en continuant de « rassurer les Juifs » ne fait plus guère illusion.

 

Le seul contrat militaire d’envergure signé entre Israël et l’administration Obama ces 4 dernières années concernant la livraison de 20 F35 –à un prix très élevé- est menacé suite à la multiplication des problèmes liés à sa réalisation.

 

Seule la campagne électorale en cours pour l’élection présidentielle américaine tempère les ardeurs anti israéliennes d’Hussein Obama. Aucune des nombreuses et récentes déclarations « rassurantes » sur l’état des relations entre les deux pays ne peut occulter la réalité :

 

LE TEMPS DES ETATS- UNIS, AMIS ET ALLIES INDEFLECTIBLES D’ISRAËL EST REVOLU.

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mordeh'ai - dans Politique
1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 21:23

Par Caroline B. Glick

Jerusalem Post 30 décembre 2011

http://www.carolineglick.com/e/2011/12/obamas-foreign-policy-spin.php

Adaptation française de Sentinelle 5772 ©

 

« Un homme averti en vaut deux ».

 

Ces derniers mois, un curieux argument a émergé en faveur du président des USA Barack Obama. Ses partisans mettent en avant que la politique étrangère d’Obama a été un succès massif. S’il avait eu autant de liberté d’action en politique intérieure qu’en politique étrangère disent-ils, ses réalisations dans tous les domaines seraient sans égales.

En exprimant cette opinion, Karen Finney, ancienne porte-parole Démocrate qui défend souvent ce Parti dans les media américains, a déclaré au ‘Huffington Post’ : « Voyez les progrès que le président peut faire quand il n’a pas les Républicains en travers de sa route ».

Selon un sondage Gallup au début novembre, le public américain croit aussi que la politique étrangère d’Obama a été un succès. Alors que 67 % des Américains désapprouvaient la prise en charge de l’économie et du déficit du budget fédéral, 63 % des Américains approuvaient sa stratégie contre le terrorisme. De même, 52 % approuvaient sa décision de retirer les forces américaines d’Irak. De façon générale, 49 % des Américains approuvaient la prise en charge des affaires étrangères par Obama alors que 44 % la désapprouvaient.

Ces taux d’approbation nous en disent beaucoup sur l’isolationnisme du public américain. Car si l’on évalue l’impact à ce jour de la politique étrangère d’Obama, il est impossible d’échapper à la conclusion que si le public américain était plus conscient des conséquences réelles de sa stratégie politique, son taux d’approbation en politique étrangère serait encore plus bas que son taux d’approbation en politique intérieure. De fait, un examen superficiel de l’impact à ce jour de la stratégie politique d’Obama, pays après pays et région après région, montre que sa politique a fait plus de mal aux intérêts nationaux américains que celle de tout autre président depuis Jimmy Carter. A l’opposé d’Obama, les Américains ont largement reconnu que la politique étrangère de Carter était un échec dangereux.

L’échec de la politique étrangère d’Obama à ce jour n’a été nulle part plus évident qu’au Moyen-Orient.

Prenez l’Irak par exemple. Obama et ses partisans prétendent que le retrait de toutes les forces américaines d’Irak est l’une des ses plus grandes réussites. En se retirant, Obama a tenu sa promesse aux électeurs de mettre fin à la guerre de « façon responsable ». Et comme les données du sondage le montrent, la plupart des Américains veulent bien lui accorder crédit pour cette décision.

Mais la situation sur le terrain est dangereuse et empire chaque jour. Au début décembre, juste avant le départ des dernières forces des USA d’Irak, le Premier ministre d’Irak Nouri al-Maliki a rendu visite à Obama à la Maison Blanche. Immédiatement après son retour, le Premier ministre shiite a entamé une campagne impitoyable contre ses partenaires sunnites de la coalition dans une tentative sans frein pour transformer le gouvernement irakien et les forces armées en institutions partisanes contrôlées par son Parti Dawa.

Les forces commandées par le fils de Maliki ont arrêté et auraient torturé plusieurs gardes du corps du vice-président Tariq al Hashimi. Elles ont obligé les gardes à impliquer Hashimi dans des complots terroristes. Maliki a ensuite délivré un mandat d’arrêt contre Hashimi. De même, il a émis un mandat d’arrêt contre le Premier ministre adjoint Saleh Mutlaq et l’a démis de ses fonctions sans l’autorisation du Parlement irakien. 

Hashimi et Mutlaq se cachent désormais à Erbil. Maliki exige que le gouvernement régional kurde les extrade à Bagdad pour les juger. Les actes de Maliki ont conduit les chefs sunnites des provinces sunnites de Diyala, Anbar et Salahadin à revendiquer l’autonomie selon le système fédéral irakien. Il a répondu en déployant des forces loyalistes dans les provinces pour combattre les milices locales.

La situation est si explosive que trois chefs sunnites éminents, l’ancien Premier ministre Ayad Allawi, qui dirige la Parti Iraqiya, le président du Parlement Oussama Nujaifi, et le ministre des finances Rafe al-Essawi ont publié un éditorial de couverture dans le ‘New York Times’ mardi pour prier Obama de maîtriser Maliki de façon à empêcher l’Irak de plonger dans la guerre civile.

Puis il y a l’Egypte. La décision d’Obama en février d’abandonner le président d’alors Hosni Moubarak, l’allié le plus sûr des USA dans le monde arabe, en faveur des protestataires de la place Tahrir, a été saluée par ses partisans comme une victoire de la démocratie et de la liberté contre la tyrannie. En soutenant les protestataires contre l’allié des USA, Obama a mis en avant qu’il défendait les intérêts des Etats Unis en montrant au monde arabe que les USA choisissaient le peuple plutôt que ses dirigeants.

Dix mois plus tard, le peuple égyptien a répondu à cette politique démagogique en donnant aux Partis jihadistes une majorité des deux tiers aux élections parlementaires en Egypte. Pour la première fois en trente ans, l’ancrage stratégique du pouvoir américain dans le monde arabe – le traité de paix égypto-israélien – est en péril. De fait, il n’y a aucune raison de croire qu’il y survivra.

Selon le sondage Gallup, 48 % des Américains approuvent la prise en charge par Obama de la guerre en Afghanistan et 44 % la désapprouvent. Là aussi, on est loin de comprendre ce qu’il y a à approuver. A l’encontre des demandes publiques des commandants militaires américains sur le terrain, Obama poursuit sa promesse de retrait d’Afghanistan de tous les soldats après leur montée en puissance, d’ici les élections présidentielles américaines en novembre. Dans le même temps, les USA on entamé des négociations avec les Talibans. L’objectif de ces négociations est de parvenir à un accord politique qui poserait les conditions d’un retour des Talibans au pouvoir après le retrait des USA. C’est-à-dire que l’objectif des pourparlers est de poser les conditions de la défaite des USA en Afghanistan.

Le gouvernement vante son succès dans la chute du dictateur libyen Mouammar Khaddafi sans avoir sacrifié un seul soldat américain. Et certainement, cela a été un succès. Cependant, les opposants à Khaddafi, qui prennent aujourd’hui les rênes du pays, sont probablement pires pour les USA que ne l’était Khaddafi. Ils comprennent un nombre significatif de terroristes d’al Qaïda et sont dominés par des forces jihadistes. Des tentatives du gouvernement provisoire soutenu par l’OTAN pour les convaincre de désarmer ont complètement échoué.

Depuis que Khaddafi a été renversé, de grandes quantités d’armes sophistiquées de son arsenal – qui comprendraient des réserves d’armes de destruction massive – sont portées manquantes. Des quantités significatives de missiles sol-air portables à l’épaule sont parties vers Gaza depuis la chute de Khaddafi.

En Syrie, alors que le gouvernement des USA insiste pour dire que les jours de Bashar Assad au pouvoir sont comptés, il ne fait pratiquement rien pour soutenir l’opposition syrienne. Craignant l’instabilité qui s’ensuivrait si une guerre civile devait éclater dans ce protectorat arabe de l’Iran, les USA ont choisi effectivement de rester attentistes et donc d’annuler tout levier qu’ils pourraient exercer sur les formes des évènements à venir.

De même en Iran, la stratégie politique d’Obama a conduit à une situation où le régime de Téhéran ne craint pas une frappe militaire américaine sur ses installations nucléaires. L’opposition ouverte d’Obama à la perspective d’une frappe israélienne contre les installations nucléaires de l’Iran a aussi convaincu le régime qu’il peut faire avancer sans crainte son projet nucléaire.

Cette semaine, la menace par l’Iran de fermer le détroit d’Ormuz dans le cas où les USA imposeraient un embargo sur les exportations de pétrole iranien est largement désignée par les media américains comme un signe de désespoir de la part du régime. Mais il est difficile de comprendre comment cette qualification est en phase avec la réalité. Il est bien plus approprié de considérer les menaces directes de l’Iran comme un signe de mépris pour Obama et pour la projection du pouvoir américain sous sa direction.

Si les ambitions de l’Iran d’acquérir des armes nucléaires sont entravées, ce sera en dépit d’Obama, et pas à cause de lui.

Puis il y a le soi-disant processus de paix entre Israël et les Palestiniens. Du fait de l’hostilité débridée d’Obama envers Israël, il n’y a aucune chance pour qu’Israël et l’OLP parviennent à un accord de paix dans le futur prévisible. Au lieu de cela, le Fatah et le Hamas se sont accordés pour unifier leurs forces. La seule chose qui s’oppose à la prise de contrôle de l’OLP par le Hamas, c’est la menace du Congrès des USA de couper l’aide américaine à l’Autorité Palestinienne. Pour sa part, Obama a fait tout son possible pour discréditer la menace du Congrès en se comportant comme un infatigable défenseur du maintien du soutien financier des USA à l’AP. Bien sûr, le Moyen-Orient n’est pas la seule région où les conséquences néfastes de la politique étrangère d’Obama sont ressenties. Depuis l’Europe, à l’Afrique, en passant par l’Asie et l’Amérique Latine, la détermination d’Obama d’adouber les adversaires des USA comme Vladimir Poutine et Hugo Chavez a affaibli les forces pro-américaines et renforcé ses ennemis.

Aussi comment se fait-il que, alors que Carter était perçu par la majorité du public américain comme un désastre de la politique étrangère américaine, une grande variété d’Américains considère la politique étrangère d’Obama comme un succès ?

La réussite d’Obama pour masquer ses échecs au public américain est liée à deux facteurs. D’abord, jusqu’à présent, les USA n’ont pas été obligés de faire face directement aux conséquences de ses échecs.

Les échecs de Carter étaient impossibles à ignorer parce que leur contrecoup a été immédiat, indubitable et sévère. Sa trahison du Shah d’Iran a conduit directement à la prise de l’ambassade des USA à Téhéran et à la crise des otages. Carter ne pouvait pas faire tourner à son avantage la communication quotidienne sur les otages. Il ne pouvait pas influencer la décision du célèbre Walter Cronkite sur la chaîne ‘CBS News’ d’achever chaque émission en rappelant aux téléspectateurs depuis combien de jours les otages étaient retenus en captivité.

De même, les conséquences de la faiblesse de Carter pour s’opposer à l’Union Soviétique étaient impossibles à ignorer ou à minimiser avec les images des colonnes de tanks soviétiques envahissant l’Afghanistan, qui dominaient les informations.

A ce jour, les échecs de la politique étrangère d’Obama doivent encore éclater pour que l’Américain moyen en prenne conscience.

De plus, Obama et ses conseillers ont été extrêmement habiles à présenter ses réalisations tactiques comme des victoires stratégiques. C’est ainsi que son gouvernement a projeté avec succès l’élimination d’Oussama ben Laden comme une victoire stratégique dans la guerre contre le terrorisme. Obama a défendu la mission, de même que l’élimination du chef d’al Qaïda Anwar al-Awlaki, comme une preuve de sa compétence pour assurer les intérêts des USA. Et dans une large mesure, le public américain a admis ses prétentions.

Parce qu’il est impossible de savoir quand les échecs d’Obama commenceront d’avoir un impact direct sur le Peuple américain, il est possible qu’il n’en paie pas le prix politique aux élections de 2012. S’il en est ainsi, les concurrents Républicains à la présidentielle offriraient un service inestimable aussi bien à eux-mêmes qu’au public américain dans son ensemble, s’ils faisaient de la démonstration de la prestation désastreuse d’Obama en politique étrangère un argument central de leurs campagnes [électorales].

 

 « Un homme averti en vaut deux ». La dimension des échecs d’Obama est si énorme qu’il est clair que le Peuple américain souffrira de leurs conséquences pendant les années à venir.

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mordeh'ai - dans Revue de presse
1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 16:52

Edito  Publié: 31 Décembre, 2011

Par David Singer *

http://www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/11069

Adaptation française de Mordeh'aï ©2012

http://malaassot.over-blog.com/

 

Les raisons de la disparition des ‘accords d’Oslo’ sont complexes et révèlent des solutions infranchissables entre Israël et l'Autorité Palestinienne.

 

Vétéran du Moyen-Orient Robert Fisk a pu être un peu hatif quand lorsqu'il a dit le 20 Septembre 2011:

C'est fini: "le processus de paix", la "feuille de route", "les accords d'Oslo"; tout ce cirque est de l’histoire ancienne. Personnellement, je pense que la "Palestine" est un état imaginaire, impossible de créer, maintenant que les Israéliens ont volé tant de terres « Arabes » pour leurs projets coloniaux.

Fisk - en attribuant cette raison simpliste à la signature du certificat de décès d'Oslo - a totalement ignoré les deux offres faites par Israël en 2001 et 2008 de céder ses droits en vertu du Mandat pour la Palestine et de la Charte des Nations Unies de plus de 90% de la terre gagnée sur la Jordanie dans la Six Guerre de Jour 1967.

 

Les vraies raisons de la disparition d'Oslo sont beaucoup plus profondes et plus complexes - la révélation d'écarts infranchissables entre Israël et l'OLP d’arriver à une entente concernant les questions suivantes après avoir échoué sur et hors négociations s'étendant sur les 19 dernières années:

Israël exige que:

 1. Qu'Israël soit reconnu comme l'Etat juif

 2. Tout Etat palestinien sera démilitarisé

 3. Les frontières définitives établies entre Lui et un État palestinien seront des frontières sûres et reconnues comme stipulé par les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

L'OLP exige que:

 1. Israël doit céder selon ses réclamations 100% des territoires gagnés sur la Jordanie lors de la guerre de 1967 - avec éventuellement des échanges de terres équivalent - exiler des Juifs de leurs maisons dans la Judée, la Samarie et de l'Est de Jérusalem

 2. Israël consente d’accepter le retour de millions d'Arabes palestiniens - et leurs descendants - qui sont devenu des réfugiés suite à la Guerre 1948

 

On a, toutefois, donné plus de poids à la prédiction de Fisk qu’aux nouvelles de cette semaine que le Hamas a consenti de rejoindre l'OLP. Le Premier ministre d'Israël a pris une position très claire pour son gouvernement avec l'annonce à Radio Israël que si cela devait se produire réellement, que le Hamas rejoigne le gouvernement palestinien, il refuserait toutes négociations de paix avec l'Autorité palestinienne.

Peu d’amélioration peut être entrevue à partir de la nouvelle que l'Autorité palestinienne pourrait être prête à reprendre les négociations de paix en panne avec Israël s’il publiait la libération de 100 prisonniers.

Les parties peuvent parler ‘jusqu’à plus soif’. Mais après 19 ans de discussions infructueuses – comment les deux bords peuvent-ils arriver à un accord sur toutes leurs revendications en suspens?

Les Accords d'Oslo - et l'Autorité palestinienne - sont nées du grand enthousiasme de 1993.

 

Le Président du Comité Nobel norvégien - Francis Sejersted - a exprimé les espoirs suivants du Comité en attribuant le Prix Nobel de la Paix 1994 conjointement à Yasser Arafat, Shimon Peres et Yitzhak Rabin .

"De l'avis du comité, les Accords d'Oslo conclus l'an dernier entre Israël et l'OLP ont signifié que les événements au Moyen-Orient prenaient un nouveau tournant. Ce qui était révolutionnaire a été la reconnaissance mutuelle de facto des deux parties. Non pas en vertu de cette reconnaissance, les accords ont ouvert une sortie possible au cercle vicieux de la violence vers une coexistence pacifique."/ L'optimisme du Comité Nobel a été mal placé. Yasser Arafat avait signé une lettre d'accompagnement datée du 9 septembre 1993 - neuf jours avant d'enregistrer la Déclaration des Principes dans laquelle il a assuré Yitzchak Rabin : Que la signature de la Déclaration de principes marque une nouvelle ère ... Je voudrais confirmer les engagements suivants de l'OLP:

 

L'OLP reconnaît le droit de l'Etat d'Israël à exister en paix et en sécurité. L'OLP accepte les résolutions 242 et 338 des Nations Unies. L'OLP s'engage ... à une résolution pacifique du conflit entre les deux parties et déclare que toutes les questions en suspens relatives au statut permanent seront résolues par des négociations.

L'OLP renonce à ... l'usage du terrorisme et autres actes de violence et assumera la responsabilité de tous les éléments de l'OLP et du personnel afin d'assurer leur conformité, de prévenir les violations et les contrevenants discipline ... l'OLP affirme que les articles de la Charte palestinienne qui nient à Israël le droit d'exister , et les dispositions du Pacte qui sont incompatibles avec les engagements de cette lettre sont désormais inopérants et plus valide. En conséquence, l'OLP s'engage à soumettre au Conseil national palestinien pour approbation formelle les changements nécessaires à l'égard de la Charte palestinienne.

 

En violation à ces engagements:

Le Pacte de l'OLP est resté inchangé et non révisé en 2011.

 1. L'OLP a rejeté l'idée qu'Israël avait droit à des frontières sûres et reconnues comme l'exigent les Résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité.

 2. L'OLP a cherché à obtenir de façon unilatérale un Etat - et non par des négociations - mais en cherchant la reconnaissance et l'admission aux Nations Unies et l'UNESCO.

 3. L'OLP exige des conditions préalables à la reprise des négociations au point mort avec Israël.

En effet on serait incapable de trouver une amélioration dans les relations entre Israël et l'OLP en 2011 à celle qui existait en 1994 lorsque M. Serjested déclaré:

La situation est encore sous tension, marquée par la violence, les meurtres, et l'insécurité, et la stabilité est encore loin.

L'OLP eu sa chance dans les 19 dernières années pour créer un second état arabe - en plus de la Jordanie - dans l'ancienne Palestine mais franchement elle a raté le coche.

Martin Sherman a résumé la situation actuelle en ces termes:

"Depuis près de deux décennies après les Accords d'Oslo. - malgré l'aide financière massive et le soutien politique - ils n'ont rien produit, qu’une entité profondément divisée, paralysée par la corruption et le clientélisme. Le résultat est une politique dysfonctionnelle incapable de mener, même un semblant d'élections en temps opportun, et une économie fragile, comprenant un secteur minuscule de sphère privée et un secteur publique pléthorique, totalement impossible, sans injections massives de fonds étrangers ".

 

La prescription de Sherman d’abandonner Oslo et la solution à deux états basée sur la Feuille de route de Bush et décrite par lui comme suit : "Puisque la géographie est immuable, l'accent doit être mis sur la démographie.

Il n'est donc pas plus "élémentaire" pour la conservation à long terme de l'état juif, doit impliquer le transfert des Arabes non-israéliens entre le fleuve et la mer. Toute autre option est l'illusoire, un fardeau ou tout au moins la preuve pour démontrer le contraire aux tenants d'une telle option, surtoutt au vu des expériences post-Oslo/post-désengagement".

 

Je vous prie de différer.

Les négociations directes entre l'Israël et la Jordanie (et peut-être l'Egypte) dans le cadre des Résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité et de leurs traités de paix existants - n'impliqueront personne - Arabe ou Juif - d'avoir à quitter sa maison actuelle à moins qu'il ne souhaite volontairement le faire.

Ce n'est pas un rêve illusoire - mais il y aura besoin d’un peu de pression de la part du Quartet - l'Amérique, la Russie, l'Union Européenne et les Nations Unies - sur la Jordanie et l'Egypte pour s'asseoir et négocier avec l'Israël s'ils refusent de faire volontairement.

 

L'alternative - on ne peut pas se permettre que la tension continue, la violence, l'insécurité, les meurtres et l'instabilité dégénèrent - inévitablement vers une guerre ouverte.

 

Ce en quoi on a le droit d’espérer alors que nous inaugurons 2012 est pure folie.

 

*Plus sur : David Singer est un avocat australien qui est actif dans les organismes communautaires sioniste dans ce pays.

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mordeh'ai - dans Politique
1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 10:26

Cessons de  tergiverser. Si un peuple porte sur lui l’avenir du monde, c’est nécessairement le peuple juif. Pourquoi ?

Parce que les Juifs  apprirent au monde que l’homme et la femme ne « formeront qu’une seule chair » et que ce projet est bien plus exaltant  que le sacrement des Chrétiens.

Parce que les Juifs ont autant de droits que le D.ieu d’Israël !

Parce que les Juifs confirmèrent que les premières haines naissent d’abord entre frères et sœurs.

Parce que les Juifs révélèrent au monde que « le respect dû aux parents » est moins naturel qu’on le croit. Ils en firent donc une loi.

Parce que les Juifs, bien avant Montesquieu surent que les hommes avaient des Droits et que le Chabbat est le signe flamboyant de la préséance de l’homme.

Parce que la Loi d’Israël est au service de l’homme et non l’inverse!

Parce que les Juifs aiment la Loi, comme un être vivant et que leur crainte serait qu’elle devienne…jalouse !

Parce que les Juifs savent sans l’avoir jamais appris que la vie ne s’arrête pas au tombeau.

Parce que les Juifs ont tellement souffert des mains du Chrétien que, le pardon ne sera reçu que par des mains ardentes et non par des paroles mensongères

Parce que les Juifs sont les seuls à affirmer que la Loi de D.ieu doit triompher là où elle s’applique difficilement : sur la terre et non au Ciel,

Parce que les Juifs préfèrent une paix périlleuse dans la Jérusalem d’en bas qu’une paix idéale dans une jérusalem sans hommes.

Parce que les Juifs croient que la volonté de l’homme est la seule arme authentique accordée par la P.rovidence : Quand les Juifs veulent, ils sont messie de Justice, quand les Juifs veulent, ils sont Moïse, Einstein, Strauss, Marx, Prix Nobel ou etc….

Parce que etc ….chez les Juifs, c’est affirmer que le droit de l’homme est l’égal de la puissance du C.iel

Parce qu’aucun peuple n’a été autant pillé que les Juifs. Parce que le père des hommes Abraham a été le premier  à savoir que les dieux  n’étaient que blocs de pierres, et que seuls les Juifs et leurs « cousins » l’ont reconnu !

Parce que la haine dont les Juifs sont l’objet est d’abord la preuve qu’ils détiennent un trésor qui alimente la jalousie du monde

Parce que les Juifs sont capables du TOUT et que les autres, au meilleur d’eux-mêmes,  ne peuvent que le PRESQUE TOUT

Parce qu’il est bon, juste, et beau d’appartenir à un peuple qu’on a forcé à DEMANDER l’aumône et dont l’essentiel de son temps est consacré à FAIRE l’aumône au monde,

Parce que donner est la marque des Grands

Parce que les Juifs élus restent le Messager souffrant du chapitre 53 d’Isaïe, tant que la Justice n’a pas triomphé,

Parce que la seule ambition du Juif est de mériter par l’action ce qu’il a reçu par la grâce.

Nations du monde, qui gardaient de votre histoire la haine des Juifs, ayez foi en Israël. Il sait ce qu’il ne doit pas faire pour démériter. Vous imiter !

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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)
1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 10:19

 Durant presque deux mille ans d’exil, marginalisés par les mesures vexatoires de la chrétienté, les Juifs devinrent asociaux,  se déshabituant  des conditions et des réflexes  qui permettent à tout groupe ou collectivité de s’intégrer à la vie commune.  Leur statut fut assimilé à celui de véritables parias. La gestion des affaires publiques leur était interdite et la plupart des emplois ou offices proposés par l’Administration leur était refusée. Parmi ces possibilités, figurait, bien naturellement,  le métier des armes qui, en Europe chrétienne était très lié avec le pouvoir royal, tout comme le clergé. C’était l’alliance du « sabre et du goupillon. » 

 La notion de tradition est très attachée à l’armée, que celle-ci serve un monarque ou la République. Il suffit de faire quelques pas sous le dôme des Invalides à Paris pour s’en convaincre  à la vue des anciens drapeaux pris à l’ennemi, devenus de véritables reliques. Les Juifs ignorèrent donc tout un monde fait de panache, ciselé de devises incantatoires, véritables exorcismes destinés à alimenter le courage et la bravoure du chevalier des temps modernes.  Ces sentences ou maximes qu’on peut encore lire au fronton des écoles militaires, ne concernèrent les Juifs que dans la deuxième partie du XIXème siècle. Le cas du capitaine Dreyfus est tout à fait exceptionnel. L’armée, refuge des aristocrates déchus, était restée méfiante à l’égard de ces « nouveaux Français. » 

Les Juifs méconnurent donc le  respect dû au drapeau et à l’uniforme. Tout cet environnement proche d’un authentique rituel qui permettait  de susciter   un tel oubli de soi même, que mourir au combat n’était rien, à  condition que le « passage » s’opérât aux accents du clairon, de la  cornemuse, etc… Cette ambiance d’exaltation de la valeur militaire et de l’héroïsme faisait dire aux détracteurs d’Israël, que les Juifs ne pratiquant pas l’art de la guerre méconnaissaient la fierté d’être homme.

Cette règle communément admise qui établit qu’une armée ne peut être victorieuse que préparée, initiée par l’exemple des Anciens, le renouveau militaire de la conscience nationale juive y échappa,  ainsi qu’à d’autres fatalités,  auxquelles il sut se soustraire,  à la stupéfaction des observateurs. Car,  les  exemples les plus récents qui accompagnèrent les initiatives de la Hagana, première armée juive constituée lors des péripéties de la Guerre d’Indépendance de 1948, datent de la lutte contre l’envahisseur romain au 1er siècle de notre ère… « Savoir se battre » pour les Juifs relevait donc du mythe.

L’absence de traditions militaires n’empêcha pourtant pas, la Hagana, devenue Tsahal (Tsva Hagana Léisraël d’écraser l’offensive arabe. Qu’est ce à dire ? Que retrouvant sa terre, le peuple juif y regagna aussi certains caractères spécifiques dont la capacité à se défendre ? Peut être, mais la brutalité de l’aspect irrationnel choque notre appréhension cartésienne de la réalité, pas toujours dépourvue de vérité.

Ce qui fait d’abord la valeur d’une armée c’est la motivation de ses soldats. Or, les « soldats » de la Hagana savaient qu’un échec entraînerait la disgrâce de tout le mouvement sioniste et contraindrait les survivants à mourir sur place ou à  retourner en Europe, ce dont il ne saurait être question.

Tout comme ces héros de la conscience nationale retrouvée surent renouer avec l’aptitude à l’art de la guerre qui, pour regrettable qu’il fût, n’en reste pas moins garant de la survie d’Israël, viendra aussi le temps où la finalité du sionisme s’imposera au peuple juif, comme le départ du renouveau universel, car Israël retrouvant sa place, les Nations recouvriront la leur. C’est, peut-être là, le sens de l’obligation, selon Maïmonide, de croire que l’histoire des hommes a un sens, ce qu’il assimilait à l’ère messianique !

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mordeh'ai - dans Réflexions