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Par Caroline B. Glick

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=207742

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

Beaucoup croient que le gouvernement Obama est juste composé de ratés. Si seulement c’était le cas.

Au milieu du désarroi politique englobant l’Egypte et la plus grande part du monde arabe, la révélation le mois dernier que le Pakistan a doublé la dimension de son arsenal nucléaire au cours des quatre dernières années a été largement ignorée. Les analystes de la prolifération nucléaire de la Fédération des Scientifiques Américains et de l’Institut pour la Science et la Sécurité Internationale [ISIS en anglais] ont évalué que depuis 2006, le Pakistan a augmenté la capacité de son arsenal nucléaire de 30 à environ 60 bombes atomiques à 110. Cela fait du Pakistan la cinquième puissance nucléaire la plus importante devant le Grande Bretagne et la France.

De même pour les systèmes de transport, selon le ‘Washington Post’, le Pakistan a développé des missiles de croisière aériens et terrestres avec capacité nucléaire. Son missile Shaheen II, avec une portée de 2.400 km est proche du déploiement opérationnel. Mercredi, le Pakistan a lancé pour le tester son nouveau missile de croisière à capacité nucléaire Hatf-VII doté d’une portée de 960 km.

 Le gouvernement Obama est resté silencieux sur les activités de prolifération nucléaire du Pakistan. Comme le président d’ISIS David Albright l’a dit au Washington Post : « Le gouvernement essaie toujours de maintenir le public dans le flou à ce sujet. Ils essaient toujours de minimiser le nombre de têtes nucléaires du Pakistan et insistent pour dire que c’est plus faible que vous ne le pensez ».

La croissance nucléaire du Pakistan se poursuit alors que son économie est en ruines, son gouvernement défaillant et une grande partie du territoire du pays est contrôlée par les Taliban. Le Pakistan est le plus gros bénéficiaire de l’aide étrangère des USA. En 2009, le Congrès a approuvé une aide civile sur 5 ans de 7.5 milliards de $. En octobre dernier, le gouvernement Obama a proposé d’augmenter l’aide de 2 milliards de $ pour l’armée pakistanaise. 

Le gouvernement a demandé l’aide supplémentaire malgré la critique indiquant que l’assistance économique au Pakistan finance indirectement son projet nucléaire, puisque le Pakistan est en état de véritable banqueroute. De plus, le rapport d’un inspecteur général des USA publié cette semaine a conclu que les 7.5 milliards de $ d’assistance sont parvenus à peu de choses.

Pour leur part, le gouvernement et l’armée pakistanais adoptent une ligne radicalement anti-américaine et l’ISI, les puissants services de renseignements du Pakistan et de larges portions de son armée continuent de maintenir des liens étroits avec al Qaïda et les Taliban. Le mois dernier, la police pakistanaise a arrêté le diplomate américain Raymond Davis à Lahore après qu’il ait tué deux bandits armés qui voulaient le voler sous la menace d’une arme. Les officiers judiciaires pakistanais ont accusé Davis de meurtre et refusent de le relâcher pour une prison américaine en dépit du fait qu’il doit bénéficier de son immunité diplomatique. Plutôt que d’essayer de calmer les passions, le gouvernement pakistanais a enflammé les sentiments anti-américains entre autres choses en publiant un enregistrement vidéo de l’interrogatoire de Davis par la police.

A ce jour, alors que des membres du congrès commencent à menacer d’entraver l’aide au Pakistan jusqu’à la libération de Davis, le gouvernement a limité sa réponse à cet acte de prise d’otage de fait par le Pakistan en refusant de tenir des échanges de haut niveau avec les dirigeants pakistanais. Et même cette réponse limitée a-t-elle été inconstamment appliquée.

Par exemple, alors que la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a refusé de rencontrer son homologue pakistanais Shah Mehmood Qureshi à la Conférence sur la Sécurité de Munich en fin de semaine dernière, elle accepta de rencontrer le général Ashfaq Kayani, commandant en chef de l’armée pakistanaise. De même, l’ambassadeur des USA au Pakistan a rencontré lundi le président pakistanais Asif Ali Zardari. 

Le Pakistan est un exemple scolaire du désastre atteignant des proportions bibliques dans la mise en oeuvre. Son expansion nucléaire hyperactive, son gouvernement central faible, sa population appauvrie et radicalisée, son armée pro-islamiste et les armes de ses services de renseignement sont sources de préoccupation majeure. Cette préoccupation devient une alarme totale à la lumière du contrôle par al Qaïda et des Taliban d’environ globalement plus d’un quart à un tiers du territoire pakistanais et le large soutien accordé par le public à travers le pays.

Depuis son entrée en fonction, le gouvernement Obama n’est pas parvenu à concevoir une stratégie pour faire face à la situation. L’un des principaux obstacles à la formation d’une stratégie cohérente des USA est la décision du gouvernement de bannir toute discussion sur les menaces fondamentales aux intérêts des USA. Peu après être entrée en fonction, le président Obama a interdit l’usage du terme ‘Guerre contre le terrorisme’, le remplaçant par le terme opaque d’ ‘opération de secours outre-mer’.

En avril dernier, Obama a banni les termes ‘jihad’, ‘terrorisme islamique’ et ‘islamisme radical’ des documents du gouvernement des USA.

Etant donné que les officiels américains se voient interdire d’utiliser tous les termes pertinents pour décrire la réalité en des lieux comme le Pakistan, il est évident que les USA ne peuvent pas réunir une stratégie pour faire face aux défis auxquels ils sont confrontés. Imaginez un officier de renseignement à Peshawar, essayant de rapporter ce qu’il observe. 

Imaginez un attaché de défense à Lahore essayant d’expliquer les problèmes de l’armée pakistanaise infestée par le jihad à ses supérieurs de Washington. Imaginez un officier de l’organisme d’aide USAID essayant d’expliquer pourquoi le public fréquentant une mosquée jihadiste refuse de travailler à des programmes d’autoroute financés par les USA.

La décision du gouvernement Obama d’interdire le vocabulaire pertinent dans le discours politique officiel des USA était motivée idéologiquement. Et en choisissant l’idéologie plutôt que la réalité, le gouvernement Obama a induit une situation où, plutôt que de bâtir des stratégies politiques traitant de la réalité, à tous les niveaux les officiels américains ont été chargés de construire des politiques niant et ignorant la réalité.

Sur cette toile de fond, la raison pour laquelle la prise en charge par le gouvernement Obama du désarroi en Egypte a été aussi incompétente devient assez claire. En prenant ses fonctions, Obama a fait un effort déterminé pour ignorer l’instabilité politique filtrant sous la surface à travers le monde arabe autoritaire. Les officiels du gouvernement des USA eurent pour instructions de couper les programmes destinés au développement des alternatives libérales au profit de l’autoritarisme et des ‘frères Musulmans’. La justification de ce comportement était encore idéologique. 

En tant que plus grosse brute du monde, les USA n’avaient aucun droit moral à juger du comportement des tyrans comme le président égyptien Hosni Moubarak.

Lorsque le mécontentement populaire longtemps réprimé et consciencieusement ignoré a débordé dans les révoltes populaires auxquelles nous avons assisté le mois dernier en Tunisie et en Egypte ainsi qu’au Yémen, en Jordanie, en Algérie et au-delà, le gouvernement Obama s’est précipité pour se placer « du bon côté » du problème. Pour éviter d’être critiqué pour avoir refusé de faire face aux problèmes nourris par l’autoritarisme arabe, Obama alla à l’autre extrémité. Il est devenu le champion de plus affirmé d’une démocratie populaire sans entraves en Egypte.

Bien sûr, pour occuper l’autre côté du spectre, Obama a dû ignorer le danger constitué par le mouvement d’opposition le plus puissant en Egypte. L’hostilité des ‘Frères Musulmans’ envers les intérêts stratégiques les plus fondamentaux des USA au Moyen Orient a été balayée sous le tapis par le gouvernement Obama et ses partisans dans les media américain.

Mais alors, à la lumière de l’interdiction de toute discussion des raisons pour lesquelles les ‘Frères Musulmans’ constituent une menace pour les USA – leur idéologie jihadiste de conquête islamiste, leur haine antijuive génocidaire et leur haine de l’Amérique sur une base islamiste, leur soutien au terrorisme islamique contre les régimes non jihadistes à travers le monde musulman et contre l’Occident – il n’est pas surprenant que le gouvernement Obama adopte l’inclusion du mouvement dans un régime égyptien post-Moubarak.

Comment le gouvernement pourrait-il faire objection à quelque chose qu’il a choisi d’ignorer ?

L’incompétence stratégique menée par l’idéologie du gouvernement Obama est évidente partout. Depuis sa dévotion servile jusqu’à la compromission avec l’Iran, en passant par son insistance farouche à se retirer d’Irak, son engagement annoncé de se retirer d’Afghanistan ; sa tolérance d’Hugo Chavez, et son bouton de remise en jeu infantile de la diplomatie envers la Russie, la politique étrangère du gouvernement Obama est en voie de collision avec la réalité.

Mais son incompétence préméditée n’est nulle part plus évidente que dans son obsession sur l’établissement d’un Etat palestinien à l’Ouest du Jourdain.

Il en était ainsi pendant sa visite en Israël cette semaine. Le Général James Jones, conseiller à la sécurité nationale récemment en retraite a déclaré que c’est la volonté de D.ieu qu’Israël se retire sur des frontières indéfendables et il a effectivement reproché le désarroi politique en Egypte sur le compte de l’absence d’Etat palestinien.

Comme Jones l’a formulé : « J’ai la conviction que si D.ieu était apparu devant la président Obama en 2009 pour lui dire de faire une chose et une seule devant la planète, pour faire du monde un lieu meilleur et donner aux gens plus d’espoir et d’opportunités pour l’avenir, je me risquerais à dire que cela aurait quelque chose à voir avec trouver la solution à deux Etats au Moyen-Orient ». Jones avança alors : « Le temps ne joue pas en notre faveur, un échec dans l’action [pour établir un Etat palestinien] peut déclencher d’autres manifestations comme en Egypte et dans d’autres pays de cette région ».

Le gouvernement Obama n’est pas seul dans sa vision totalement irrationnelle. Alors que le monde arabe subit des convulsions massives nées de l’héritage de l’autoritarisme et nourri par l’attraction du jihadisme, tous les hommes d’Etat importants d’Europe s’alignent derrière Washington et poussent Israël à donner son accord pour céder encore davantage de terre à l’OLP de façon à établir un autre Etat arabe autoritaire infesté par le jihad.

Le Secrétaire Général de l’OTAN, le Général Anders Fogh Rasmussen, le ministre des affaires étrangères britannique William Hague, la chef de la politique étrangère de EU Catherine Ashton et d’autres officiels de haut rang ont tous répété comme des perroquets l’avis de Jones cette semaine.

Face à l’attaque du gouvernement Obama contre la raison dans l’intérêt d’une fidélité idéologique, Israël dispose de très peu de bonnes options. Les menaces auxquelles Israël fait face proviennent largement de la montée des forces du jihad, du terrorisme islamique et de l’aventurisme nucléaire justifié par la religion, adopté par des politiciens islamistes et des chefs religieux. C’est-à-dire que les menaces auxquelles fait face Israël proviennent largement des forces que le gouvernement Obama a choisi d’ignorer et de nier.

De plus, l’obsession singulière du gouvernement Obama de contraindre Israël à céder toujours plus de territoire à l’Autorité Palestinienne signifie que la stratégie politique centrale de l’Amérique au Moyen Orient implique d’exiger qu’Israël renforce les forces tabou du jihad à ses propres dépens. Ce fait é été souligné cette semaine par la révélation du journaliste Khaled Abou Toameh du ‘Jerusalem Post’ : la majorité des chefs de haut niveau de l’AP ont récemment demandé la citoyenneté jordanienne. Clairement, les émules de Mahmoud Abbas croient qu’ils ne gagneront pas si leur régime répressif en Judée et Samarie est sérieusement mis en cause par leurs rivaux jihadistes populaires du Hamas.

Nos dirigeants sont sans doute tentés de prendre simplement le chemin de la moindre résistance et de rejoindre Obama et sa bande de joyeux aveugles qui vont de mensonge en mensonge pour défendre leur idéologie contre la réalité. Mais procéder ainsi ne nous protègera pas quand les dangers semés par la démence stratégique des USA provoqueront la prochaine conflagration.

La meilleure option d’Israël est de dire simplement la vérité aussi bruyamment et avec force qu’il le peut et de fonder notre stratégie politique dessus. Bien que cela ne gagnera pas d’amis à Israël au sein du gouvernement Obama ou en Europe, cela nous préparera pour le jour où le mur des mensonges qu’ils construisent d’Islamabad au Caire en passant par Ramallah s’effondrera.

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