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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 07:16

par Shraga Blum

http://www.israel7.com/

22/09/2011

 

Des sources militaires indiquent que Tsahal, le Shin Bet et la police israélienne ont relevé le niveau d’alerte après des informations faisant état d’une volonté du Hamas et d’autres organisations terroristes de « réchauffer » la situation dès vendredi. Ce rapide revirement de l’attitude de l’organisation terroriste serait dû notamment à une volonté de « punir » les Etats-Unis après le discours de Barack Obama à l’ONU.

 

Même s’il est aisé de deviner des intentions électoralistes dans le discours du président américain, tous les observateurs ont noté que ce fut le discours le plus pro-israélien qu’un président américain ait jamais prononcé devant les délégués du monde entier réunis à l’ONU. Cette intervention « surprenante » a provoqué colère et indignation chez les Arabes de Judée-Samarie et de Gaza, où l’on dénonce une « trahison » de celui qui devait symboliser la coupure avec le soutien traditionnel des Etats-Unis à Israël.

 

Dans un premier temps attentiste, le Hamas voudrait à présent surfer sur la vague anti-américaine qui envahit la population arabe palestinienne et tenter de prendre le contrôle des marches et manifestations organisées par le Fatah dans les jours qui viennent. Selon les informations recueillies, toutes les organisations affiliées au Hamas ont reçu ordre d’aller à l’affrontement avec les forces de l’ordre de Tsahal, notamment vendredi après les prières et à l’occasion des discours d’Abou Mazen et Binyamin Netanyahou. Ces menaces incluent également les tentatives d’entrer de force dans des localités juives. Les points de contrôle de Tsahal autour de Jérusalem sont également particulièrement visés par les émeutiers terroristes, car la Police de Jérusalem a prévu de limiter l’entrée des fidèles sur le Mont du Temple, afin d’éviter que les discours incendiaires des Imams soient suivis de violences. Outre la dénonciation des Etats-Unis, l’un des objectifs poursuivis par les terroristes est d’attirer par la violence l’attention du monde entier sur la question arabe palestinienne, selon la stratégie déjà adoptée par Yasser Arafat./ Par ailleurs, ces renseignements indiquent que ces manifestations ne seraient pas uniquement dirigées contre Israël et les Etats-Unis, mais également contre les pays de l’Union Européenne tels que la France, l’Allemagne ou la Grande-Bretagne.

 

Cette prévision de réaction violente va de pair avec les rumeurs concordantes d’un fléchissement de la position de l’AP qui se rend compte de plus en plus qu’elle va droit dans le mur après avoir fait une fois de plus miroiter monts et merveilles à une population systématiquement trompée par ses propres dirigeants.

 

Les avertissements d’Avigdor Lieberman et d’autres se confirment : plus insensées sont les illusions répandues, plus grande sera la déception et plus forts seront les risques de violence.

 

Enfin, un objectif supplémentaire et non négligeable poursuivi par le Hamas : damer le pion au Fatah en montrant à la population que ses dirigeants avaient raison de se montrer sceptiques face à la démarche d’Abou Mazen à l’ONU.

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mordeh'ai - dans Sécurité
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:57

Source : ישראל היום 

  http://www.israelhayom.com

 

 

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mordeh'ai - dans Tribune libre
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:35

Réactions d'Ygal Palmor, Porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères,

Propos recueillis par Marc Knobel pour le CRIF

http://www.crif.org/

22/09/11

 

Le président français Nicolas Sarkozy a proposé mercredi 21 septembre 2011 un statut "intermédiaire (...) d'Etat observateur" à l'ONU pour les Palestiniens, offrant un calendrier d'un an pour parvenir à "un accord définitif" de paix avec Israël. Il a aussi mis en garde les Palestiniens et les Etats-Unis contre un bras de fer au Conseil de sécurité, prévenant qu'un veto américain à la démarche palestinienne visant à obtenir l'admission d'un Etat de Palestine à l'ONU "risquerait d'engendrer un cycle de violences au Proche-Orient". Comment Israël réagit-il à l’allocution de Nicolas Sarkozy ?

La proposition faite ne nous a pas été présentée avant le discours, nous la découvrons avec vous et nous allons l’examiner sérieusement. Nous réagirons après l’avoir examine et pas à chaud. Il va falloir en connaître tous les détails. Ce que je peux dire pour l’instant, c’est qu’un statut d’Etat membre ou pas qui ne soit pas issu d’un accord négocié reste une mauvaise bonne solution. Cela serait atteler la charrue avant les bœufs. Un Etat ne peut être que le résultat d’une négociation comme ce fut notamment le cas récent du Sud Soudan. Qui plus est, les palestiniens ne cachent pas leur intention qu’une fois obtenue cette proclamation, ils l’utiliseront pour attaquer Israël devant certaines instances internationales. Il faut donc se garder de faire le jeu de ceux qui cherche à continuer la confrontation par d’autres moyens.

 

Lors de son allocution, le président français a parlé de « tragédie » en évoquant ce conflit. Il a ajouté « Mais il serait trop accablant que l’Assemblée générale des Nations unies ne profite pas de l’opportunité du réveil des peuples arabes au service de la démocratie pour régler un problème qui fait le malheur de ces deux peuples qui, de toutes façons, sont condamnés à vivre à côté les uns des autres. Si nous prenons une solution de compromis, nous redonnerons de la confiance et nous redonnerons de l’espoir. » Comment Israël interprète ces paroles ?

Ce sont des paroles que nous aimerions bien entendre de la bouche d’un dirigeant palestinien, étant donné que nous sommes condamnés a vivre ensemble, nous sommes également condamnés a dialoguer. Revenons au dialogue direct, tout de suite sans préalable et sans tabous, en toute simplicité, parlons-nous ! Ce ne sera pas facile, mais il n’y a simplement pas d’autre voie vers une solution de paix et de compromis

 

« Nous sommes d’accord depuis longtemps sur le fait que les Palestiniens méritent d’avoir un État. Israël a besoin de sécurité. Tous les deux veulent la paix », a indiqué le Secrétaire général de l’ONU. « Nous promettons de déployer des efforts sans relâche pour aider à parvenir à cette paix grâce à un accord négocié », a dit Ban Ki-moon. Que répondez-vous ?

La paix négociée est effectivement incontournable, il faut cesser de poser des conditions a une retour aux négociations. Les palestiniens n’ont de cesse de poser conditions après conditions en évoquant leurs griefs et leurs revendications, mais ces choses là doivent être traitées dans le cadre de la négociation et ne doivent pas servir de prétexte pour empêcher celles-ci et les renvoyer aux calendres grecques. Affirmer qu’il y a un problème, ne signifie qu’il faille le résoudre avant même de se parler, au contraire, cela signifie qu’il faut se parler pour le résoudre.

 

Le président des Etats-Unis Barack Obama, dont la position est inconfortable, a affirmé qu'il n'existait pas de "raccourci" pour parvenir à la paix au Proche-Orient, rejetant d'avance la démarche des Palestiniens. Comment sont interprétés les propos de Barak Obama, en Israël ?

Nous croyons également qu’il n’y a pas de raccourci et les gens qui cherchent à tout prix ce raccourci vont finir pas court-circuiter les chances de paix. Ce n’est peut être pas populaire de le dire, mais on ne le répétera jamais assez, la paix passe obligatoirement par un travail commun, difficile, ce travail est ardu parfois ingrat et souvent frustrant. Mais ce n’est qu’en prenant le taureau par les cornes, ce n’est qu’en s’apprêtant à travailler dur et ensemble, toujours ensemble que l’on pourra parvenir a une véritable réconciliation que nos deux peuples attendent.

 

On lit un peu partout dans la presse française qu’Obama aurait été influencé par le lobby Juif américain, on laisse entendre également qu’il serait tenu par lui, le vote Juif pouvant faire la différence, lors des prochaines élections présidentielles…

Mais en voilà assez avec toutes les théories du complot et des lobbies, ou des motivations inavouables ! Ce discours là compte des relents qui renvoient à des mentalités que l’on croyait bel et bien disparus. Il faut analyser les politiques des USA, de la France et d’autres pays, avec les outils de la science politique qui valent pour tout le monde : c'est-à-dire les intérêts, les valeurs, les acteurs, la psychologie et les circonstances nationales et internationales. Faire Croire qu’il ne peut y avoir de positions, ne serait ce que symboliquement, favorable a Israël, basée sur de véritables faits et valeurs objectives, relève d’une mauvaise foi évidente.

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mordeh'ai - dans Politique
21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 23:55

par Meir Ben-Hayoun

http://www.israel7.com/

21/09/2011

 

Alors que la Maison Blanche multiplie les manœuvres à l’approche de l’Assemblée générale de l’ONU, le candidat à l’investiture du Parti Républicain pour les présidentielles, Rick Perry, s’est rangé de façon claire en faveur de l’Etat d’Israël. Commentant la démarche unilatérale des Arabes occupant Eretz Israël, Rick Perry a déclaré : « Les Etats-Unis doivent fermer les représentations des « Palestiniens » à Washington et transférer l’Ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. »

C’est lors d’un meeting pro israélien organisé à New-York en collaboration avec le député de la Knesset Danny Danon (Likoud) que Rick Perry a tenu ces propos. Il a également affirmé : « Il faut cesser toute aide américaine à l’AP ». L’aide américaine à l’AP qui constitue la plus grosse contribution du financement étranger s’élève à 1,5 milliards de dollars par an. Parallèlement à ces déclarations, les partenaires républicains de Rick Perry au Congrès ont engagé un projet de législation prohibant toute aide américaine à l’AP.

Sur le Président Obama, Perry a déclaré : « Nous ressentons un profonde amertume de l’Administration Obama et pour sa politique d’apaisement au Moyen-Orient. C’est cette politique qui a favorisé la démarche palestinienne. Tout simplement, nous n’aurions pas été aujourd’hui confrontés à cette démarche dangereuse si la politique d’Obama au Moyen-Orient n’avait pas été aussi naïve, condescendante, erronée et dangereuse. »

Parmi tous les candidats à l’investiture républicaine pour les élections présidentielle, le Gouverneur Perry est le plus populaire. Depuis 11 ans, il mène aux destinées du Texas. C’est l’Etat de l’Union qui a le mieux fait face à la crise et où l’emploi est au beau fixe par rapport au taux de chômage à deux chiffres dans le reste des Etats-Unis.

Selon Perry, la faute la plus grave d’Obama fut son exigence de geler la construction en Israël. « Les valeurs démocratiques et la coopération politique et militaire avec Israël sont un atout stratégique pour les Etats-Unis. La distanciation d’Obama par rapport à Israël a été une énorme erreur ».

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mordeh'ai - dans Politique
21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 23:35

Par Daniel Pipes,

No 186 21 septembre 2011,

http://www.hamodia.fr/

 

La Maison-Blanche s'est lancée tout récemment dans deux manœuvres qui attestent une fois encore de l'amateurisme de la politique du gouvernement Obama pour ce qui est de ses positions sur l'islamisme au Moyen-Orient.

La première manœuvre Photo Maison Blancheconcerne l'épineuse question du statut de Jérusalem selon la loi américaine. En 1947, les Nations unies avaient statué que la ville sainte devait être dotée d’un corpus separatum (un corps ou statut séparé) et qu’elle serait par conséquent placée sous la souveraineté d'aucun État.

Or, après toutes ces décennies passées et malgré les nombreuses évolutions enregistrées sur le terrain, la position américaine officielle a toujours voulu conserver ce statut spécifique pour Jérusalem. Ainsi, les États-Unis ont-ils tout bonnement méprisé le fait que le gouvernement israélien avait déclaré en 1950 Jérusalem-Ouest comme sa capitale et qu’il avait fait de même en 1980 en unifiant toute la ville par l’annexion de la partie Est.

Le pouvoir exécutif américain a même ignoré la loi américaine de 1995 qui prévoyait que l'ambassade américaine soit déplacée de Tel-Aviv à Jérusalem, ou bien encore celle de 2002 qui exigeait de reconnaître que les citoyens américains nés à Jérusalem soient reconnus comme natifs d'Israël. Au mépris de tout cela, l’administration américaine exige que la ville fasse l'objet d'une « réorganisation par les voies diplomatiques ».

Défiant toutes les mesures prises ces dernières décennies par les autorités israéliennes, le gouvernement américain refuse donc à un citoyen américain né à Jérusalem de mentionner l'État d'Israël comme « lieu de naissance » sur son certificat de naissance et sur son passeport américain.

Les « tours de passe-passe » de l’administration Obama sur Jérusalem…

Ainsi, devant le refus obstiné du Département d’État américain d'inscrire ce « détail » sur les papiers d’état civil du petit Menahem Zivotofsky, ses parents ont saisi la justice qui vient de présenter ce cas devant la Cour suprême américaine.

Mais là où les choses prennent une tournure intéressante, c'est lorsque Rick Richman, journaliste du New York Sun, écrit le 4 août dernier : « La Maison-Blanche reconnaît sur son site Internet que Jérusalem se trouve en Israël - ce qu'avaient déjà reconnu le Département d’État et la CIA sur leurs propres sites ». Une évidence en forme de contradiction qui embarrasse pas mal les avocats de la Maison-Blanche dans cette affaire…

Par ailleurs, l'expression « Jérusalem - Israël » apparaît trois fois dans des légendes des photos officielles du voyage du vice-président américain, Joe Biden, en Israël en mars 2010, où l’on trouve les textes suivants : « Le vice-président rit ici avec le président israélien, Shimon Pérès, à Jérusalem, Israël », ou encore : « Le vice-président, Joe Biden, rencontre le Premier ministre israélien, Binyamin Nétanyaou, à Jérusalem, Israël », et enfin : « Le vice-président, Joe Biden, prend un petit-déjeuner avec l'ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, à Jérusalem, Israël. » Richman considère que ces formulations constituent des « preuves irréfutables » contre la position officielle de l’administration Obama ! Lorsqu'un autre journaliste, Daniel Halper, du Weekly Standard, publie quant à lui l'une de ces photos avec sa légende, voilà qu’il constate que, deux heures plus tard, « la Maison Blanche a modifié son site internet et effacé toute trace et toute référence de Jérusalem comme partie d'Israël ! ». Mais selon James Taranto, journaliste au Wall Street Journal, la Cour Suprême américaine risque de ne pas prendre au sérieux ces tours de passe-passe de l’entourage d’Obama…

Une impasse volontaire sur les militants islamistes américains !

La seconde manœuvre concerne la liste des invités officiels de la Maison Blanche pour célébrer la fin du mois de jeûne du ramadan, le 10 août dernier, à Washington.

La Maison-Blanche avait en effet publié une liste de « quelques-uns des convives attendus, parmi lesquels figuraient quatre membres du Congrès, trente-six diplomates, et onze membres de la communauté » ; et ce, sans nullement mentionner que certains islamistes notoires faisaient également partie de ces « invités » - dont Haris Tarin, du Conseil musulman des Affaires publiques, Mohammed Magid, de la Société islamique d'Amérique du Nord, et Awais Sufi, de l'Association des Avocats musulmans. À noter que la Maison-Blanche n'avait en revanche pas convié un seul des douze représentants des associations anti-islamistes, dont le but proclamé est « de défendre la constitution américaine, de soutenir un pluralisme religieux, de protéger la sécurité américaine et de nourrir une diversité de la pratique de notre foi en l'islam »… Que faut-il penser de ces deux dérapages simultanés de l'administration américaine qui remettent en question la morale et même le bon discernement de l'équipe dirigeante actuellement au pouvoir aux États-Unis ?

De tels tours de passe-passe ne sont pas sérieux. Si chacune de ces supercheries mérite bel et bien une condamnation, ensemble, elles illustrent le sérieux début de panique de l'échec qui s’étend au sein même du gouvernement fédéral, alors même que tous les sondages font état d'une cote de popularité des plus basses pour Obama… et que - conséquence -naturelle » - tous les procédés lui semblent bons pour essayer de remonter dans ces sondages !

Ces deux manœuvres récentes illustrent en plein l'échec des politiques américaines concernant le Moyen-Orient et l'islam. L'arrogance de janvier 2009 subsiste toujours, mais elle est maintenant fortement affaiblie par l'échec et le désespoir.

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mordeh'ai - dans Politique
21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 23:22

Par Serge Golan,

No 186 21 septembre 2011,

http://www.hamodia.fr/

 

Barack Obama a-t-il perdu la présidentielle de 2012 dans les quartiers juifs de New York ? La victoire, la semaine dernière, de Bob Turner, un candidat républicain inconnu, dans la neuvième circonscription new yorkaise à l’occasion d’une élection partielle à la Chambre des Représentants sonne en tout cas comme un avertissement pour le président américain : sa politique proche orientale est en train de lui faire perdre le vote juif ! Cadre de la télévision en retraite, Bob Turner n’avait pourtant sur le papier pratiquement aucune chance de l’emporter contre le démocrate David Weprin. Juif orthodoxe, ce dernier, pouvait espérait en effet succéder à un autre Juif démocrate, Anthony Weiner, contraint à la démission en juin dernier en raison d’un scandale d’ordre familial. Et pour cause : depuis 1920, cette circonscription qui englobe Brooklyn et le Queens, n’avait jamais échappé au parti démocrate ! Une stabilité assurée essentiellement par la fidélité de l’électorat juif – qui représente 40 % des votants dans la circonscription.

Cela n’a pas empêché le catholique Bob Turner d’être élu confortablement avec 53 % des voix ! Il est vrai que son adversaire s’était aliéné la majorité de la communauté juive orthodoxe en soutenant une loi jugée contraire aux valeurs familiales au parlement de l’État de New York. Et pour ne rien arranger, il avait soutenu le projet de construction d’une mosquée sur le site de Ground Zero.

Mais selon tous les commentateurs, c’est avant tout l’attitude jugée inamicale de l’administration Obama envers Israël qui a permis la victoire du candidat républicain. Ce dernier avait d’ailleurs reçu un soutien de poids en la personne d’Ed Koch, l’ancien maire juif et démocrate de New York, qui avait demandé aux électeurs d’envoyer ainsi « un message » à la Maison Blanche.

Le New York Times ne s’y est pas trompé. Dans un éditorial publié au lendemain de la victoire de Bob Turner, le quotidien de référence expliquait ainsi que le « lobby juif » se trompait de cible et qu’au lieu de Barack Obama, c’est du côté de Binyamin Nétanyaou qu’il fallait chercher les causes des difficultés israéliennes./ Pas sûr cependant que cela soit suffisant pour convaincre les électeurs juifs.

Traditionnellement démocrates, ils avaient ainsi voté à 78 % pour Barack Obama en 2008. Un pourcentage qui était tombé à 66 % lors des élections de mi-mandat en 2010. Et actuellement, ils ne seraient moins de 60 % à le soutenir. Mal en point dans les sondages - 45 % seulement de la population américaine le soutient -

Obama a absolument besoin du vote juif pour espérer être réélu en novembre 2012. Un rêve qui tombera à l’eau si les Juifs de Floride, de Pennsylvanie ou de l’Ohio - où leur poids est déterminant -décidaient d’imiter ceux de la neuvième circonscription de New York…

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mordeh'ai - dans Politique
21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 12:27

Par (c) Michel Gurfinkiel,

20 septembre 2011

http://www.michelgurfinkiel.com/articles/386-France-Une-politique-etrangere-illisible.html

 

La politique étrangère de la France n’est qu’un tissu de contradictions. L’intérêt national est « illisible ». Appelons-en du « prince mal informé » au « prince mieux informé ».

 

La politique étrangère française brille par ses contradictions. Notamment sur la Libye, Israël, la Palestine ou la Turquie. Et accessoirement l’Europe.

1. La France a sans cesse affirmé qu’elle ne reconnaissait que les Etats, et non les régimes. Cela ne l’a pas empêchée de reconnaître le Conseil national de transition (CNT) comme le gouvernement légitime de la Libye dès les premiers jours de la guerre civile qui a agité ce pays.

 

2. La France s’en est toujours tenue, jusqu’à présent, à la définition classique de l’Etat : un gouvernement aux rouages clairement définis, exerçant de manière incontestée son autorité sur une population, à l’intérieur d’un territoire exactement délimité. De toute évidence, la Palestine (ou ce que l’on entend par là) ne correspond pas actuellement à ces critères.

Elle n’a pas un gouvernement, mais au moins deux, qui prétendent chacun être le seul véritable. Ces deux pouvoirs exercent leur autorité, chacun dans sa sphère géographique, de manière arbitraire et tyrannique ; l’un et l’autre sont contraints de composer avec d’autres pouvoirs, soit domestiques (éléments dissidents), soit étrangers (Etat d’Israël, institutions internationales, autres Etats ou entités étrangères intervenant à des titres divers dans sa vie interne). 

Enfin, ils revendiquent l’un et l’autre des territoires relevant sans discussion aucune d’un Etat reconnu par la communauté internationale – Israël – ou susceptibles de lui être rattachés en fonction du droit international. Ces faits auraient du persuader la France de s’opposer avec force, dans les circonstances actuelles, à la reconnaissance internationale d’un soi disant Etat de Palestine. Elle ne l’a pas fait.

Elle a même envisagé de s’abstenir dans les débats qui auront lieu sur ce sujet à l’Assemblée générale et peut-être au Conseil de Sécurité : ce qui revient à donner une même valeur aux deux thèses en présence, celle qui est conforme au droit et aux usages, et celle qui les ignore.

 

3. La France qualifie la ligne de démarcation israélo-transjordanienne puis israélo-jordanienne en vigueur de 1949 à 1967 de « frontière internationale » et veut contraindre Israël à s’y retirer. Mais elle ne l’a pas reconnue elle-même pour telle, notamment à Jérusalem, puisqu’elle refuse, aujourd’hui encore, de considérer le secteur contrôlé par les Israéliens dans les années 1949-1967 – « Jérusalem-Ouest » - comme une partie intégrante de l’Etat hébreu, et donc d’y installer une ambassade.

 

4. Même si les lignes de 1949-1967 avaient un statut de « frontières internationales », la France ne pourrait remettre en question le droit d’Israël, explicitement admis et affirmé par la résolution 242 du Conseil de Sécurité de l’Onu, consécutive aux agressions arabes qui avaient conduit à la guerre des Six Jours, de disposer de frontières « sûres et reconnues », et de conserver au moins une partie des territoires conquis à l’occasion de ce conflit, y compris à Jérusalem. Pourtant, elle le fait constamment.

 

5. La France ne rejette pas d’emblée et explicitement la revendication tendant à faire de Jérusalem – ou de « Jérusalem-Est » - la capitale d’un Etat arabe de Palestine. Elle s’élève pourtant explicitement contre la revendication opposée, beaucoup plus fondée en droit, tendant à faire de cette ville, ou du moins de « Jérusalem-Ouest », la capitale de l’Etat d’Israël.

 

6. La France affirme, selon la formule du général de Gaulle, que « sa cause est celle de l’homme ». Elle a fait du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, depuis que le roi Louis XVI a apporté son soutien à la cause des Insurgents américains, un principe de sa politique étrangère. On ne comprend pas, dès lors, qu’elle n’exige pas des pays arabes et islamiques en général et des pouvoirs arabes palestiniens en particulier de reconnaître explicitement, sans faux fuyant ni ruse sémantique, le droit des Israéliens à disposer d’eux-mêmes, avant de reconnaître celui des Palestiniens.

 

7. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes s’applique en particulier à Jérusalem. On ne comprend pas que la France, si prompte à invoquer ses principes, n’ait pas accordé plus de considération à l’importance exceptionnelle que Jérusalem revêt pour le peuple juif et pour les Israéliens, ni au fait que les Juifs y constituent la majorité relative de la population depuis 1845, et la majorité absolue depuis 1868.

On ne comprend pas non plus que la France soit indifférente aux sentiments des Arabes palestiniens vivant à « Jérusalem-Est » qui, selon un sondage réalisé en 2010 et actualisé en 2011, préfèrent à 70 % Israël à un Etat de Palestine.

 

8. La France demande aujourd’hui à l’Union européenne d’adopter une attitude commune à l’Onu sur la question israélo-palestinienne.

Ce qui, la moitié de l’Europe étant opposée à la reconnaissance, dans les circonstances présentes, d’un prétendu Etat de Palestine, revient à vouloir imposer à cette moitié le point de vue propalestinien de l’autre moitié.

Mais hier, Paris n’avait pas jugé utile de subordonner son engagement en faveur des rebelles libyens à l’adoption, par les Vingt-Sept, d’une position commune.

Ce qui, entre autres choses, anéantissait les efforts en vue d’une « politique étrangère commune » de l’Union et portait atteinte, de façon peut-être irréversible, au rêve d’une « Europe-puissance ».

 

9. La France prétend être intervenue « seule » en Libye, ou avec le seul concours de la Grande-Bretagne, ou avoir du moins joué un rôle de leader dans la « libération » de ce pays. La Grande-Bretagne tient exactement le même propos, mutatis mutandis. / Mais en termes militaires, ni les Français ni les Britanniques n’auraient pu faire quoi que ce fût outre-Méditerranée sans le support de l’organisation militaire multinationale du Pacte atlantique, c’est à dire des Etats-Unis. / Ceci ne devrait-il pas convaincre la France de se concerter sans cesse avec ce pays, et avec les autres membres de l’Otan, avant d’arrêter sa ou ses politiques en Orient ?

 

10. La France et la Grande-Bretagne ont renversé Kadhafi. Ont-elles songé à ce que la Libye deviendra ?

Je ne dis pas qu’il ne faille pas renverser les tyrans, quand l’occasion se présente. A condition qu’on ne se borne pas à mettre en place d’autres tyrans.

La France n’ignorait pas que Kadhafi, pour assurer sa survie, se rapprochait de l’Occident : c’est même la seule justification de l’attitude étrangement amicale qu’elle a observé dans les années 2000, et que le président Sarkozy a non seulement maintenue mais amplifiée entre l’été 2007 et l’hiver 2011.

Pourquoi s’être rallié, dès le début du « printemps arabe » à une opposition libyenne dominée par des islamistes plus proches d’Al-Qaida que de l’Occident ? (Quelques réponses viennent à l’esprit). / Et dès lors qu’on se mêle de renverser Kadhafi, pourquoi ne pas contribuer à la chute du régime Assad en Syrie ? (Mêmes considérations.)

 

11. L’intervention dans les affaires libyennes n’a pas renforcé outre mesure la stature du président Nicolas Sarkozy dans l’opinion française. L’objectif était-il de redonner une teinte « morale » aux politiques d’Orient ? Pourquoi, si c’était le cas, se défausser en parlant, dès que le dictateur a été chassé de Tripoli, d’un marché pétrolier acquis à la France, vantardise que le CNT récusait sur le champ ?

 

12. L’un des points forts de Nicolas Sarkozy en 2007, l’un des thèmes qui firent le succès de sa campagne et assurèrent son élection, était l’hostilité envers la Turquie et l’opposition à son entrée dans l’Union européenne. On ne s’explique pas que le président français reste insensible et silencieux, en 2011, devant les coups de force et les provocations du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, dans son pays même, où il musèle les médias et décapite l’armée, ou à l’étranger, où il multiplie les interventions illégales et injustifiées, de l’Irak où il prétend poursuivre les militants kurdes, à Israël, qu’il menace de sa marine de guerre.

Ni que la France, membre permanent du Conseil de Sécurité de l’Onu, ne rappelle pas la Turquie à l’ordre, quand celle-ci récuse le rapport de l’Onu sur l’affaire de la « flottille de la paix » ( le « rapport Palmer »), qui établit le bon droit absolu d’Israël ? Ou qu’elle n’évoque pas, quand la Turquie d’Erdogan parle des « droits des Palestiniens », le génocide des Arméniens et des Grecs du Pont ou la persécution des élites arabes pendant la Première Guerre mondiale, l’expulsion des Grecs d’Ionie en 1922, la négation de l’identité kurde dès les années 1920 et jusqu’à ce jour, les pogromes antijuifs de 1934, les lois raciales de 1942 contre les Juifs et les musulmans d’origine juive, les pogromes principalement antichrétiens et parfois antijuifs de 1955, l’invasion de Chypre et la « purification ethnique » du nord de ce pays en 1974, les discriminations et les violences envers les non-musulmans qui n’ont jamais cessé ? Comment expliquer que la France, en tant que membre majeur d’une Union européenne à laquelle la Turquie est toujours candidate, et d’une Otan dont la Turquie est membre, n’ait pas demandé des comptes à ce pays pour une politique étrangère et de défense de moins en moins compatible avec les intérêts de ces organisations ?

Cette politique n’est-elle pas illisible, et insensée ? Appelons-en à l’opinion et à la partie la plus saine de la nation. Appelons-en, selon l’admirable formule de l’ancienne monarchie , « du prince mal informé au prince mieux informé ».

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mordeh'ai - dans Point de vue
21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 07:28

par Laura Uzan Pour Guissen News

http://www.guysen.com/

20 septembre 2011


Vu de la détermination de M. Abbas à vouloir présenter une demande de reconnaissance de la Palestine à l’ONU, des sénateurs républicains considérant la politique actuelle de M. Obama trop laxiste, ont pris l’initiative de présenter un plan de résolutions en soutien au droit d’Israël à annexer la Judée-Samarie. 


Le groupe pro-israélien Emergency Committee for Israël (ECI, Ndlr, Comité d’Urgence pour Israël) a récemment monté une campagne avec l’objectif d’attirer l’attention des média sur la politique de B. Obama sur la question d’Israël, se concluant sur la phrase “il est temps de prendre parti pour Israël” adressée au Président américain.
 
Selon le Président de l’ECI, Noah Pollak, “la Maison Blanche semble toujours penser que les gens ne comprennent pas leur politique, les gens comprennent : leur politique est mauvaise. Le problème n’est pas la forme du message. Les Américains veulent que (leur) Président arrête d’être neutre sur la question du Proche-Orient et se tienne fièrement aux côtés de (son) allié démocratique”.
 
Dans cette même optique, le représentant du parti républicain de l’Illinois, Joe Walsh, jugeant évident que “les États-Unis doivent faire un geste important”, afin d’affirmer leur opposition à l’initiative de M. Abbas. “Cela devrait incomber au Président, mais il en est incapable. Donc, la Chambre des représentants doit le faire, si l’AP continue dans cette voie en essayant d’obtenir la reconnaissance de la Palestine. Et nous respecterons le droit d’Israël d’annexer la Judée et la Samarie”, a t-il ajouté. 
 
Aux yeux du sénateur républicain John Boehner, “Israël a  démontré à de nombreuses reprises qu’il ne recherchait rien de plus que la paix... une paix acceptée par les deux États et uniquement les deux États”. Mahmoud Abbas a choisi d’impliquer les Nations-Unies dans ce processus, au détriment de négociations directes avec le Premier ministre israélien qui a maintes fois répété sa volonté de rouvrir le dialogue. Il a continué en affirmant que B. Netanyahou “est conscient qu’un (accord de) paix requerra des compromis, il accepte cela”.
 
En dépit de multiples déclarations émanant de diverses personnalités politiques affirmant qu’Israël s’était isolé de la communauté internationale à cause de sa politique concernant des questions palestinienne et turque, ainsi que les récents incidents avec l’Égypte, Israël a trouvé de solide alliés. En effet, les républicains américains semblent déterminés à soutenir Israël dans ces moments qui s’annoncent difficiles.
  
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mordeh'ai - dans Politique
21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 07:01
Arnold Lagémi
21/09/2011

 

Les pouvoirs publics sont-ils conscients du risque majeur de mouvements de panique au sein de la communauté juive de France après l’incident de RoissyIl ? Et si la situation était déjà incontrôlable ? Il y a parfois des évènements qui obligent par leur portée à nous conduire sur des chemins qu’on n’emprunte pas avec enthousiasme, tant ils peuvent nous mener vers des impasses. L’affaire de Roissy en est un. Il faut, cependant, s’arrêter, voir, déduire et agir.

Car du seul point de vue emblématique, entendre, en France « mort aux Juifs » fait partie de ces attitudes qui interpellent, parce qu’on était persuadé de ne les revoir jamais. Et pourtant !
Car enfin, la scène se passe d ans le premier aéroport d’Europe, surveillé et gardé par la police et l’armée. Le plan vigie pirate n’a pas, me semble t-il été levé (que serait-ce s’il l’eût été ?). Et bien, une vingtaine ou une trentaine d’individus bravant les lois et leurs représentants, empêchent des voyageurs d’embarquer sous les cris de « Mort à Israël » et de « mort aux Juifs. » La présence de nombreuses femmes et d’adolescents parmi les manifestants est à vérifier. Elle ne serait pas sans signification !

Que ce soit inacceptable tombe sous l’évidence. Mais cela traduit et exprime plusieurs autres vérités. D’abord une atteinte frontale visant à démontrer la déliquescence de l’autorité de l’Etat. Des situations semblables auraient dû être prévues et les moyens d’y pallier mis à l’exécution sur le champ. Qui oserait se permettre un soupçon de ce qui s’est passé à Roissy, à l’aéroport Kennedy de New York ? Il est manifeste qu’on cherche à savoir jusqu’où on peut s’aventurer…

Pour aller à l’essentiel : la police est en mesure d’assurer avec toute la vigueur requise la protection des biens et des personnes, conformément à sa mission . Mais en a-t-elle toujours les moyens ? Certains diront que j’exagère. Peut-être, mais pas sûr ! L’incident de Roissy est gravissime parce qu’il confirme qu’en France, certains bravent et provoquent l’Autorité. La peur du gendarme est passée aux oubliettes.

Ce qui est à craindre c’est que la situation soit, d’ores et déjà difficilement contrôlable. Si d’aventure, c’était le cas, le Communauté juive devrait, sans délai en tirer les conclusions. Et si ce n’est pas le cas, un point de vue officiel est attendu, par une communauté inquiète, choquée, voire plus.

Car ce qui s’est passé à Roissy est inhabituel sur le territoire de la République. La réaction doit être à la mesure de l’outrage. Voilà une occasion où l’on aurait apprécié d’entendre des responsables de la Communauté juive !

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mordeh'ai - dans Société
20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 12:06

par Shraga Blum

http://www.israel7.com/

20/09/2011

 

Menahem Begin z.l. avait trouvé cette formule lapidaire et pertinente : « Erets Israël appartient au peuple juif non par le droit de la force mais pas la force du Droit ».

Dans un article de Ben-Dror Yemini paru dans « Maariv » ce mardi, le journaliste décrète « qu’un Etat palestinien qui verrait le jour le serait par le droit de la force, et serait une récompense à la violence palestinienne ».

Voici en substance quelques extraits de son article : « Un peuple se définit par une langue commune, une identité ethnique commune, une tradition culturelle spécifique, ainsi qu’une histoire et un territoire définis. Il y a dans le monde près de 2000 peuples et ethnies et il y a pourtant moins de 200 Etats. En Afrique, les frontières ont été dessinées en fonction des intérêts des pays coloniaux sans tenir compte du découpage national ou ethnique. Aujourd’hui, la plupart des conflits qui ensanglantent la planète ont pour origine des revendications d’autonomie ou d’indépendance de groupes ethniques.

Mais à la différence des centaines d’ethnies existant dans le monde, les ‘Palestiniens’ sont loin de répondre à ces critères. La plupart de ceux qui se définissent comme Palestiniens ou sont vus comme tels, font partie d’une pure fiction. Un Azmi Bishara (ancien député à la Knesset), hérault du nationalisme arabe disait lui-même ‘qu’il n’existait pas de peuple palestinien mais uniquement une nation arabe, et qu’il s’agissait d’une invention colonialiste’.

Au premier congrès arabe sous le mandat britannique, les délégués arabes israéliens avaient déclaré qu’ils faisaient partie de la Syrie ! La plupart de ceux qui se disent appartenir aujourd’hui à un peuple palestinien sont en réalité des descendants d’immigrants qui sont venus en Palestine pour diverses raisons – y compris les perspectives de travail proposées par l’entreprise sioniste – et aucun d’entre eux ne se définissaient alors comme Palestinien puisqu’une telle ethnie n’avait jamais existé auparavant.

Mais l’histoire est une chose et la politique en est une autre. Les temps ont changé et les ‘Palestiniens’ se définissent comme tels et veulent une auto-détermination, et aujourd’hui il est accepté que la volonté d’une collectivité d’être une peuple et de devenir un Etat est admise par le droit international même si un tel peuple n’a jamais existé auparavant dans l’Histoire.

Mais alors, pourquoi les Palestiniens auraient-ils droit à ce qui est refusé aux Kurdes ? Et pourquoi ceux qui soutiennent avec enthousiasme le droit à l’autodétermination des Palestiniens sont les mêmes qui utilisent toutes arguties intellectuelles pour nier ce droit aux juifs ? Les Kurdes ont droit à un Etat bien plus que les Palestiniens. Mais voilà : même si leurs revendications sont plus limitées que celles des palestiniens, ils ont face à eux les Turcs et font l’objet d’une sévère répression de la part de l’armée. Et en Turquie il n’y a pas un Ahmad Tibi kurde au Parlement. Si les Palestiniens avaient face à eux les Chinois, ils auraient tout simplement été écrasés depuis longtemps. Leur chance est d’avoir en face les Israéliens et de jouir ainsi d’une attention à nulle autre pareille dans la communauté internationale, car plus que d’aimer les Palestiniens, les nations haïssent Israël, car c’est dans l’air du temps. Et c’est ‘grâce’ à leur utilisation de la force que les Palestiniens ont réussi à imposer l’idée d’un Etat.

De la force du terrorisme mais aussi de celle d’avoir su mobiliser en leur faveur l’opinion mondiale qui est aujourd’hui l’un des plus grandes sources de force au monde ».

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mordeh'ai - dans Point de vue