Pour Michaël Ben-Ari, « cette loi est un test pour la coalition, et elle est légitime car n’importe quel pays équilibré et sensé l’aurait voté depuis longtemps. Il est inadmissible que l’Etat finance des auteurs qui vont ensuite salir ce même Etat dans le monde entier ». Moshé Matalon explique « que cette loi va dans le sens de la politique actuelle d’Israël qui est de lutter partout dans le monde contre la désinformation à l’égard d’Israël, même si elle est le fait d’Israéliens eux-mêmes. Si le gouvernement veut vraiment lutter contre la propagande, comme il le proclame partout, il doit adopter cette proposition de loi et lui permettre d’arriver devant la Knesset ».
Les députés précisent « que cette loi ne vise pas à empêcher la création artistique, mais un Etat ne doit pas pousser
au ridicule en finançant généreusement des créateurs qui crachent ensuite dans le puits qui leur donne à boire et calomnient leur pays. Aujourd’hui, il s’agit de la lutte pour la survie de l’Etat d’Israël en tant qu’Etat juif ».
La Commission interministérielle de la Législation se penchera dimanche sur la proposition de loi conjointe des députés Michaël Ben-Ari (Ihoud Leoumi) et Moshé (Motz) Matalon (Israël Beitenou), qui demandent que l’Etat ne subventionne plus des cinéastes qui salissent le nom d’Israël à l’étranger.
Cette demande fait suite à de nombreux cas dont le plus récent, les déclarations du réalisateur du film « Aj’ami », qui a reçu des millions de shekels de subventions publiques et en même temps a déclaré aux caméras « qu’il ne se considère pas comme représentant Israël car Israël ne le représente pas non plus ».
Son film se penche sur le sort des Arabes israéliens et constitue un acte d’accusation contre la société israélienne. Ce film entre dans la même catégorie que ceux d’un Amos Gitaï, Eyal Sivan, Ari Folman et autres Shmouel Maoz qui ont un immense succès à l’étranger en ce qu’ils critiquent durement Israël et dépeignent le pays sous des traits caricaturaux et malveillants.