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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 19:00
Des hommes de l'ombre en lumière
par Shraga Blum
jeudi 5 juin 2008

 On a déjà beaucoup dit et écrit sur les lacunes de l'Information israélienne à destination de l'étranger. Israël est constamment malmené tant dans les médias internationaux que dans l'arène des instances internationales, sans avoir ni trouver les moyens de lutter contre la propagande et la désinformation les plus abjectes. Mais il y ici ou là des personnes d'exception, dont le combat quotidien est au service de la vérité et de la justice. C'est le cas par exemple du français Philippe Karsenty qui a remporté une grande victoire sur France 2 et Charles Enderlin dans l'Affaire Al Dura. C'est le cas aussi d'un homme peu connu, juif américano-helvétique, et qui agit inslassablement dans le cadre de l'ONU à Genève et des ONG: David Littman. Son nom n'est pas célèbre, mais il est entre autres le mari de Bat Yeor, femme exemplaire et chercheuse renommée, spécialisée dans tout ce qui concerne la place des Juifs et des Chrétiens dans le monde musulman (Dhimmi), qui avertit depuis des années des dangers de l'hégémonisme musulman, au point d'en avoir fait le combat de sa vie.

Parmi ses nombreuses "casquettes", David Littman est aussi représentant d'une ONG (Organisation Non-gouvernementale): l'"Organisation Mondiale pour un Judaïsme Progressiste". Cette organisation est actuellement visée par le bloc arabo-musulman, qui tente non seulement de l'exclure de la Commission de l'ONU des Droits de l'Homme à Genève, mais d'empêcher Littman de s'exprimer quelle que soit son titre. Selon le règlement interne de l'ONU, les représentants des ONG ont le droit d'exprimer leur opinion lors des séances plenières ou des débats en commissions. Littman y participe avec assiduité et tente sytématiquement de mettre en lumière l'hypocrisie anti-israélienne des pays arabes et des Palestiniens, en utilisant souvent un langage direct et acéré. Un diplomate israélien à l'ONU s'est même permis le luxe de dire "qu'il le trouvait excessif" (!!)

Selon l'intéressé lui-même, "une centaine d'Etats veulent l'exclure des instances internationales" tant il est gênant pour eux!! Litmann est également représentant de l'Organisation Internationale pour l'Education, et il est soutenu par l'Union Internationale pour l'Humanisme et l'Ethique, qui compte plus de 4 millions d'adhérents. Cette dernière est intervenue à New York, pour protester auprès du Président de la Commission des ONG, M. Hassan Hamid, qui est de nationalité...soudanaise!

L'affaire qui a fait "éclater l'ire" des pays arabes, date du début de l'année 2008. David Littman était présent à une séance de la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU sur le thème: "La situation des Droits de l'Homme dans la Bande de Gaza suite à l'agression israélienne". "Lors des débats", raconte Littman, "il n'a été fait aucune mention des tirs palestiniens sur Israël". Lorsqu'est venu son tout de prendre la parole, David Littman introduisit ainsi: "Je suis venu ici pour vous parler de Gaza sous la domination du régime criminel du Hamas, avec sa Charte raciste qui appelle au Jihad et au génocide." Il exprimait aussi son espoir "que le jour de la commémoration de la Shoa par l'ONU, il y aurait autant d'affluence que lors de cette séance destinée à clouer Israël au pilori."

Littman enfonçait ensuite le clou: "Monsieur le président, pour comprendre la tragédie que vivent les Palestiniens de Gaza par leur propre faute, il faut comprendre ce que dit la Charte du Hamas, malgré nos avertissements vains auprès des organisations de Défense des Droits de l'Homme depuis plus de vingt ans. Toute tentative de solution pacifique est vaine". Après avoir lu quelques passages de la Charte, Littman conclut que "le Hamas est une organisation antisémite de type nazi, qui s'inspire de Hassan Al-Bana, fondateur des Frères Musulmans".

C'est à ce moment que les représentants des pays arabes interrompent son intervention et crient "au scandale", obligeant le Président de séance roumain à intervenir contre Littman:

"Je vous prie de vous en tenir au sujet à l'ordre du jour".

Réponse de Littman: "Mais c'est ce que je fais, Monsieur le Président!" Et de continuer à citer des passages effroyables de la Charte du Hamas.

Deuxième avertissement du Président: "Je vous demande, avec politesse et respect, de rester dans le cadre du sujet"

Littman: "Le sujet est ce que le Hamas veut faire d'Israël..." Mais voyant qu'il ne pourrait pas poursuivre, il paraphrase Hamlet: "Il y a quelque chose de pourri dans cette séance!"

Et depuis ce jour, les pays arabes, aidés par Cuba, le Vénézuela et d'autres pays, tentent de faire exclure David Littman des débats de l'ONU.

Ceci est justement le signe qu'il manque des "excessifs" comme lui dans les instances internationales, pour gêner et démasquer les accusateurs systématiques d'Israël. Par effet de contraste, il est triste de ne presque jamais entendre de représentants israéliens défendre ainsi la position de notre pays dans l'arène internationale. La dhimmitude a des effets très prolongés...

 http://www.a7fr.com/

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mordehai - dans Politique
4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 13:57
Un amendement à la loi fondamentale sur Jérusalem a été adopté en lecture préliminaire à la Knesset. Cet amendement introduit par le député national-religieux Zevouloun Orlev définit Jérusalem comme ''capitale d'Israël et du peuple juif''.  (Guysen.International.News)
Il a été approuvé par 58 voix contre 12.
   
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Knesset: "Jérusalem, capitale du Peuple juif"
par Shraga Blum
mercredi 4 juin 2008 - 14:14

Le caractère et l'Histoire de Jérusalem lui confèrent une importance et un rôle qui vont bien au-delà des "frontières" étriquées de l'Etat d'Israël. De la même manière qu'il y a un siècle, les petits troncs du KKL, déposés à travers le monde, symbolisaient l'appartenance de la Terre d'Israël au peuple juif dans son ensemble, ainsi doit-il en être de la Ville de David, qui est centre national du peuple juif avant d'être capitale de l'Etat d'Israël. Elle fut le réceptacle de toutes les prières et de tous les espoirs des Juifs durant des siècles, alors qu'il n'existait encore aucune structure étatique.

De ce fait, toute décision concernant le sort de la Ville ne doit pas dépendre uniquement des décisions d'un gouvernement israélien, passager par définition, soumis à des pressions, ou mû par des intérêts particuliers. Contrairement à la politique générale d'Israël, qui dépend uniquement de la volonté de ses citoyens exprimée dans les urnes (quand ils le peuvent…), l'avenir de Jérusalem doit être remis dans les mains du Peuple juif dans son ensemble. C'est ce que la Knesset a voulu officialiser ce matin, par un vote préliminaire sur un amendement apporté à la Loi Fondamentale sur Jérusalem de 1980: Jérusalem sera nommée "Capitale du Peuple Juif"

La proposition émane de Zevouloun Orlev (Ihoud Leoumi – Mafdal): "Il n'y a pas seulement la Jérusalem civile, il y aussi la Jérusalem d'En-haut, celle qui unifie le Peuple juif dans son ensemble, et dans laquelle chaque Juif, où qu'il soit, peut s'y sentir chez soi." Il a d'ailleurs précisé qu'une Commission juridique Sioniste, sous la présidence du Prof. Shimon Shetrit, ancien ministre de la Justice, travaille également dans ce sens.

Les débats ont eu lieu en présence d'un nombre relativement élevé de députés (70), et le vote a été sans appel: 58 pour et 12 contre, la coalition ayant décidé de soutenir le texte.

Parmi les opposants les plus farouches, Avshalom Vilan (Meretz), qui considère cette loi comme "stupide", et "destinée à saboter les tentatives de trouver une solution politique sur Jérusalem". "Nous nous mentons à nous-mêmes avec ce genre de lois, car finalement, il faudra se rendre à l'évidence: malgré les efforts de la droite d'associer le peuple juif afin d'éviter des concessions, Jérusalem sera aussi la capitale de l'Etat palestinien".

Orlev s'est indigné de ces propos, accusant Vilan de "franchir toutes les lignes rouges" et lui a demandé s'il se souvenait encore de la phrase "Si je t'oublie, Jérusalem"…

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mordehai - dans Scoop
4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 00:33
Juifs unis avec les amis d’Israël

Caroline Glick , JERUSALEM POST                                                2 juin 2008
 

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a subi un revers humiliant cette semaine dans sa quête de légitimation internationale. Ahmadinejad est attendu à Rome cette semaine pour participer à un sommet de l’ONU sur la crise alimentaire mondiale (provoquée par l’élévation des prix du pétrole qu’Ahmadinejad est si satisfait d’avoir contribué à fomenter).

Ahmadinejad espérait que, pendant son séjour dans la capitale italienne, il pourrait être en photo de couverture avec le Pape Benoît XVI. Pour assurer la rencontre, Ahmadinejad – qui a appelé toutes les nations à se convertir à l’Islam, ou à défaut d’être détruites (sauf pour les Juifs qui ne peuvent rien faire pour éviter la destruction)) – s’est adressé avec douceur au Vatican depuis des mois. Dans son dernier mouvement, pendant une rencontre en avril avec l’archevêque Jean-Paul Gobel, représentant du Vatican en Iran, Ahmadinejad a qualifié le Vatican de « force positive pour la justice et la paix ».

Mais Benoît n’a pas été troublé par la flatterie d’Ahmadinejad. Sa requête pour une audience avec le souverain pontife a été rejetée sans cérémonie.

Sans surprise, le gouvernement israélien n’a rien à dire de l’humiliation d’Ahmadinejad par Benoît. Ce n’est pas surprenant parce que le gouvernement Olmert-Livni-Barack-Yishai ne s’est jamais soucié de prêter attention à rien de ce que le Pape puisse faire. Ses options audacieuses des dernières années, pour mettre au défi les dirigeants islamistes de répudier le meurtre et la coercition au nom d’Allah, n’ont suscité aucun soutien, et de fait aucune réaction d’aucune sorte de la part de Jérusalem.

La négligence du Vatican par le gouvernement Olmert-Livni-Barack-Yishai est regrettable, mais il en est de même pour l’attitude de ce gouvernement, qui a limité la politique étrangère d’Israël à se compromettre avec les terroristes palestiniens, et à faire des courbettes au Département d’Etat. Le mieux que l’on puisse dire de cet état de choses est qu’au moins la négligence par Israël de l’Eglise catholique – ainsi que sa négligence de l’Afrique, de l’Asie, de l’Europe, de l’Amérique du Sud et de l’Australie – est bénigne. A l’opposé, le traitement que le Vatican a reçu de la part de certains dirigeants juifs américains est loin d’avoir été négligent et loin d’être bénin.

Plutôt que de se tenir aux côtés de l’Eglise catholique alors que Benoît se dresse courageusement contre l’Islam radical, les dirigeants juifs américains, conduits par le directeur de « l’Anti diffamation League » (ADL), Abe Foxman, ont attaqué l’église pour ses décisions théologiques. L’an dernier, revigoré par sa campagne acerbe contre le film de Mel Gibson sur Jésus, Foxman a commencé de cibler le Vatican pour sa décision d’utiliser la messe traditionnelle en latin, qui comprend une prière pour la conversion des Juifs au christianisme.

Bien qu’il soit déplaisant pour les Juifs de songer que des millions de catholiques prient pour que nous abandonnions notre foi, il n’est pas évident de savoir pourquoi ce qu’ils disent dans leurs églises devrait nous intéresser, aussi longtemps qu’ils n’exigent pas notre présence à des disputations ou notre conversion forcée. Après tout, dans nos prières, nous rejetons explicitement leur foi comme fausse.
Et c’est ce qu’il faut attendre.

Chaque religion s’affirme comme la vraie foi, et abaisse toutes les autres comme fausses. Comme l’invité de la radio juive américaine Dennis Prager l’a remarqué dans une conférence pour le « Centre de la Liberté David Horowitz » à Santa Barbara, en Californie en fin de semaine, « il n’y a pas de foi judéo-chrétienne. Il existe des valeurs judéo-chrétiennes ».

Le judaïsme et le christianisme sont des religions différentes. Mais elles partagent des valeurs morales communes, et c’est sur le fondement de ces valeurs qu’une action commune peut être entreprise, et des actions séparées peuvent être évaluées. Les Juifs et les Chrétiens ne peuvent pas se juger sur le fondement de la théologie, mais seulement sur celui de la moralité.

Les actes du Pape Benoît montrent clairement qu’il est un ami d’Israël et du Peuple juif. Hélas, du fait de la grave absence de direction juive aussi bien en Israël qu’aux USA aujourd’hui, il peut à peine le montrer.

Mais en dépit de la négligence d’Israël, et des critiques inutiles d’hommes comme Foxman peuvent avoir provoqué chez le Pape, ne sont rien comparées aux insultes dont les dirigeants juifs ont accablé ces derniers mois notre ami protestant chrétien le plus en vue. Le traitement humiliant que le Pasteur John Hagee, fondateur et président national des Chrétiens Unis pour les Juifs (CUFI en anglais), a enduré du fait des dirigeants juifs américains est tout bonnement une parodie.

Cette semaine, à Washington DC, l’AIPAC accueille sa conférence politique annuelle. Ce sera une illustre affaire. Les grosses légumes des deux grands partis politiques américains y assisteront, de même que des universitaires et des activistes d’Israël et des USA. Mais un nom sera notablement absent du programme de trois jours. John Hagee – qui en trois ans a transformé CUFI en un mouvement pro-Israël enraciné, qui a réduit l’AIPAC à l’état de nain – n’est pas au programme. Et cela est une chose horrible.

La décision de l’AIPAC de dédaigner Hagee nous dit quelque chose de terrible sur l’état de la stratégie politique juive américaine aujourd’hui. Tout simplement, Hagee est devenu une victime de la décision des dirigeants américains juifs ‘libéraux’ de mettre en avant leurs préférences politiques gauchistes au-dessus de leur souci de la survie d’Israël, et du bien-être de la communauté juive américaine.

Le sénateur Barack Obama, le candidat Démocrate putatif à la présidence, a un problème avec son passé religieux. Jusqu’à la semaine dernière, Obama était membre depuis 20 ans de ‘l’Eglise Baptiste Unifiée de la Trinité’, à Chicago. Dans les mois récents, son ancien pasteur Jeremiah Wright, l’homme qui l’a converti au christianisme, officia à son mariage et baptisa ses filles, s’est révélé être un activiste politique anti-américain, anti-blanc et antisémite, qui prêche une version suprématiste noire des enseignements chrétiens à sa congrégation enthousiaste. Et puis aussi, l’ami catholique d’Obama, et ami de l’Eglise de la Trinité Unifiée, le Père Michael Pfleger, s’est révélé être un activiste politique anti-américain, anti-blanc et antisémite, qui prêche une version suprématiste de l’enseignement chrétien à sa congrégation enthousiaste.

Les connections prolongées et approfondies d’Obama avec ces mentors spirituels l’ont mis dans une position problématique vis-à-vis de l’électorat américain. Pour limiter les dommages, les partisans d’Obama ont cherché à contrebalancer Wright par un homme d’église conservateur de poids égal dans le camp des Républicains. Et Hagee, selon ses opinions anti-homosexuelles et anti-avortement, et sa position publique en vue, a été choisi comme cible.

Le premier partisan d’Obama à s’aiguiser sur Hagee a été le rabbin Eric Yoffie, président de l’Union pour le Judaïsme Réformé. Yoffie a cherché depuis longtemps à discréditer Hagee, qu’il perçoit comme une menace à son idée que la seule manière d’être pro-Israël est de soutenir l’établissement d’un Etat palestinien.

Hagee a soutenu le Républicain John McCain comme Président depuis mars. Au début avril, Yoffie a appelé McCain à rejeter le soutien d’Hagee, et il a appelé les Juifs américains à rejeter le mouvement CUFI, en prétendant que le soutien inconditionnel de CUFI à Israël excluait le soutien à un Etat palestinien.

Selon ses termes : « Non, nous ne pouvons pas coopérer avec les chrétiens sionistes. Ce que Hagee et ses alliés signifient par ‘soutien à Israël’ et ce que nous signifions par ‘soutien à Israël’ sont deux choses différentes. Leur vision d’Israël rejette une solution à deux Etats, rejette la possibilité d’un Israël démocratique, et soutient l’occupation permanente de toutes les terres arabes aujourd’hui contrôlées par Israël ».

Suivant la direction de Yoffie, les activistes du Parti Démocrate, désespérant de trouver uns contrepartie à Wright chez les Républicains, ont concentré leurs tirs sur Hagee. Ils l’ont attaqué pour ses remarques anti-homosexuelles. Et ils ont grossièrement déformé ses remarques sur l’antisémitisme chrétien dans l’histoire, pour le dépeindre comme un ennemi de l’Eglise catholique. Puis, ils l’ont attaqué pour un sermon qu’il a donné, argumentant que l’Holocauste était la manière de D.ieu de diriger les Juifs vers Israël, en impliquant de façon absurde qu’un homme qui a dédié sa vie professionnelle à l’amélioration des relations judéo-chrétiennes, en mettant fin aux tentatives des Chrétiens Evangélistes de convertir les Juifs et soutenant Israël, serait un antisémite ?!?

L’accusation de Juifs du Parti Démocrate contre Hagee a contraint McCain à rejeter le soutien d’Hagee, et a ainsi enfoncé un nouveau coin entre McCain et les électeurs chrétiens de la Droite Républicaine. Cela a aussi créé avec succès l’illusion d’une symétrie entre Wright et Hagee.

Cela est en soi et au-delà moralement répugnant, puisque il n’y a pas d’équivalence morale entre Hagee et Wright. Hagee aime clairement l’Amérique, n’a aucun problème avec les blancs ou les noirs et aime les Juifs. Wright est un homme défini par ses haines.

Mais encore plus insidieux que la séparation forcée d’Hagee avec McCain, il y a l’effort de le faire désavouer par la communauté juive américaine et Israël. Yoffie, et le groupe de pression juif américain pro palestinien ‘J Street’, ont mis la pression sur les dirigeants juifs américains pour que leurs organisations prennent leurs distances avec Hagee et le mouvement CUFI, et boycottent la conférence annuelle de CUFI à Washington le mois prochain. Sans surprise, Foxman a répondu à leur appel en annonçant qu’il mettait « en attente » les relations d’ADL avec CUFI. Et sans doute en s’inclinant face à leur pression, l’AIPAC a oublié d’inviter Hagee à sa conférence de stratégie politique annuelle cette semaine.

De même en Israël : exactement comme Yoffie a porté son attaque initiale sur Hagee, Hagee s’est mis en route pour Israël avec un millier de membres de CUFI pour une mission de solidarité. Il a organisé une manifestation de ses partisans au Centre de Conférence de Jérusalem. Il y a distribué six millions de dollars de contribution des membres de CUFI à des organisations de bienfaisance israéliennes, et à des institutions éducatives. Sans doute face à la pression de Yoffie, les seuls politiciens israéliens de premier plan qui ont participé à l’évènement ont été le dirigeant du Likoud Benjamin Netanyahou et l’ancien ministre du Likoud et membre de la Knesset Ouzi Landau. Aucun ministre du gouvernement n’y a assisté, et le premier ministre Ehud Olmert s’est contenté d’une réunion privée avec Hagee.

Heureusement, tous les dirigeants juifs américains n’ont pas donné leur accord pour suivre cette ligne. Le sénateur Joseph Lieberman a rejeté les demandes de Yoffie et de ‘J Street’ de boycotter la conférence de CUFI à Washington. ‘L’American Jewish Committee’ et l’Organisation Sioniste d’Amérique (‘ZOA’) ont refusé de prendre leurs distances avec Hagee. Israël et la communauté juive américaine doivent suivre leur exemple.

La communauté juive mondiale vit une époque terrible. La haine antijuive islamique est génocidaire. La Gauche internationale nous a trahis. Nos dirigeants sont faibles. Nous avons peu d’amis et sommes loin d’eux.

Si nous voulons nous maintenir dans cet environnement, nous devons nous tenir près de ceux qui nous soutiennent, en évitant ceux qui – même dans nos propres rangs – nous disent que le soutien à Israël est conditionnel. Aujourd’hui n’est pas le temps de la chicane sur la théologie chrétienne. Aujourd’hui, c’est le temps de l’union avec nos amis contre nos ennemis communs.

caroline@carolineglick.com
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mordehai - dans Point de vue
4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 00:09

Israel charges Palestinians with sabotaging its European ties

 The Jerusalem Post Tuesday, June 3, 2008

  By Tovah Lazaroff


 Israël accuse les Palestiniens de saboter ses liens avec les Européens.

 Adapté en français par Mordeh'aï 



Lundi, Israël a accusé les Palestiniens de saper le processus de paix en refreinant les liens d'Israël avec l'Europe.

 

La question a été abordé pendant la réunion du Premier ministre Ehud Olmert à Jérusalem lundi avec la délégation palestinienne menée par le Président de l’AP Mahmoud Abbas. Olmert a dit qu'il avait été vexé que le Premier ministre de l’AP  Salaam Fayad ait envoyé des lettres à l’encontre d'Israël à l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques.(OCDE)

 L'OCDE,  est une organisation européenne qui inclut les Etats-Unis et le Canada, et  qui oeuvre pour augmenter sa base d'adhésion au delà de 30 pays de sorte qu'elle puisse inclure Israël, le Chili, l'Estonie, la Russie et la Slovénie dans ses rangs.

Le porte-parole d'Olmert Mark Regev  a dit au Jérusalem Post qu'aux pourparlers de lundi avec les Palestiniens, "Nous avons exprimé notre sérieuse préoccupation au sujet du comportement de Salaam Fayad qui a envoyé une série de lettres demandant aux pays membres de l'OCDE de "geler" ce processus d'adhésion.

"Nous trouvons ce comportement totalement hors contexte et contraire à l’état d’esprit des bonnes relations de travail qui existent entre le gouvernement de l’AP et le gouvernement d'Israël.Un tel comportement n’apporte rien de bon à quiconque et  ne sert seulement qu’à saper la confiance dans le  processus de paix, "


Aussi lundi, à la conférence de presse de Jérusalem, les membres du Groupe de Travail Parlementaire sur le Moyen-Orient de l’Union Européenne en visite se sont prononcés majoritairement contre des liens accrus Israélo-Européens dans tout cadre.

"Nous estimons fortement que jusqu'à ce que des signes [de la part d'Israël] de bonne foi se traduisent en améliorations tangibles sur le terrain, le temps n'est pas encore venu d'améliorer les relations EU-Israël," a dit une des vice-présidente du groupe Veronique de Keyser.

Les problèmes des droits de l'homme qui surviennent du mauvais traitement israélien  fait aux palestiniens ont pesé lourdement sur la décision du groupe de faire cette déclaration, a dit de Keyser.

Les Parlementaires de l'Union européenne ont aussi appelé les officiels internationaux, y compris ceux de l'Europe, à dialoguer avec le Hamas.


Israël, et les membres de la communauté internationale et des Etats membres de l'Union Européenne, ont appelé à boycotter le  Hamas jusqu'à ce qu'il renonce à la terreur et consente à reconnaître Israël.

 

Mais de Keyser a dit que le temps était venu de changer les règles de cette politique :

"De la part du Parlement de l'Union européenne, nous appelons à la fin de l’isolement

géographique et politique de la bande de Gaza et de la reconnecter au reste du monde".

"Nous n’appelons pas seulement le Quartet et son représentant Tony Blair à dialoguer mais et surtout  les institutions de l’Autorité palestinienne à se réengager sur le terrain et collaborer avec la Bande de Gaza." Le changement dans la Bande de Gaza n'est pas possible sans un tel dialogue."Les enfants de la  Bande de Gaza grandissent sans voir d’Européen ou d’Israélien et c'est quelque chose qui doit être pris en compte. La dissemblance grandit  entre le peuple de Gaza et le reste du monde. Et c’est un gros problème a ajouté de Keyser

 

Durant  leur  voyage  de quatre jours ici les membres du groupe ont rencontré tant le

Hamas que les membres Fatah du Conseil Législatif palestinien.

 

De Keyser a dit qu'elle a estimé qu'il était approprié de s'entretenir avec des membres du  Hamas PLC étant donnés qu'ils ont été élus à cette position avant la prise de contrôle violente du Hamas de la Bande de Gaza en juin 2007.

 

De telles réunions avaient eu lieu dans le passé sous l'ancien gouvernement d'unité nationale palestinien et donc il n'y avait aucune raison de ne pas les maintenir présentement.

 

De Keyser a dit : "Nous discutons avec des élus du peuple, et non avec le gouvernement du Hamas".

 

Une  autre vice présidente du groupe Parlementaire, Annemie Neyts-Uyttebroeck, expliquait au Jérusalem Post qu’il était possible d’engager un dialogue avec les membres du Hamas sans établir de lien formel avec le groupe.

Un tel dialogue devrait avoir lieu, car "Il sera impossible d'atteindre une solution durable si le Hamas continue d’être exclu de tout  contact," a dit Neyts-Uyttebroeck. Elle a ajouté qu'indirectement, et par de tierces parties le Hamas et Israël discutaient déjà.

 

Ni le cabinet du Premier Ministre pas plus que celui du Ministre des affaires Etrangères n’ont une quelconque réponse sur le sujet.

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mordehai - dans Point de vue
3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 21:23

Obama et McCain sur le Moyen-Orient


par Daniel Pipes

Quelles sont les approches respectives des deux principaux candidats à la présidence des États-Unis en ce qui concerne Israël et les thèmes apparentés? On trouve des éléments de réponse importants dans deux interviews parallèles du journaliste Jeffrey Goldberg, de The Atlantic, qui a rencontré le démocrate Barack Obama au début mai et le républicain John McCain à la fin mai.

John McCain et Barack Obama, en tête-à-tête

Confrontés à deux séries de questions à peu près identiques, ils ont choisi des directions opposées. Obama s’est servi de l’interview pour convaincre les lecteurs du sérieux de son engagement pro-Israël et pro-juif. Ainsi, il a affirmé à trois reprises son soutien pour Israël: «La conception d’un État juif en sécurité est une idée fondamentalement juste et nécessaire»; «le besoin de préserver un État juif sûr est (…) une idée juste et qui doit être soutenue ici, aux États-Unis, et dans le monde entier»; et «pendant ma présidence, vous n’assisterez à aucun relâchement de l’engagement pour la sécurité d’Israël».

Ensuite, Obama a détaillé son soutien dans quatre contextes spécifiquement juifs.

  • Développement personnel. «Quand je réfléchis à la notion de sionisme, je repense à la manière avec laquelle mes sentiments envers Israël se sont forgés dans ma jeunesse — dans mon enfance, en fait. En sixième année, j’avais eu un animateur de camps de vacances juif américain, mais qui avait passé du temps en Israël.»
  • Carrière politique. «Quand j’ai commencé mon travail d’organisateur, mes deux collègues de Chicago était juifs et j’ai été attaqué par association avec eux. De sorte que je me suis retrouvé dans la tranchée avec mes amis juifs.»
  • Idées. «Je dis toujours par plaisanterie que ma formation intellectuelle est fondée sur des érudits et des auteurs juifs, bien que je ne le savais pas à l’époque. Qu’il s’agisse de théologiens ou de Philip Roth, qui m’ont aidé à façonner ma sensibilité, ou d’écrivains parmi les plus populaires, comme Leon Uris.»
  • Philosophie. «Mon équipe critique parfois ma tendance à me préoccuper trop profondément de questions morales. Je pense tenir cela en partie de la pensée juive, qui rappelle que nos actes ont des conséquences, que cela est important et que nous avons certaines obligations morales.»

En revanche, McCain n’a pas ressenti la nécessité d’afficher son sionisme ou ses références pro-juives. Il a les a considérés comme des faits acquis et a utilisé l’interview pour soulever des questions politiques concrètes, notamment la menace iranienne. Par exemple, interrogé sur la légitimité du sionisme, il a répondu: «Il est remarquable de voir comment le sionisme a pu traverser tant de guerres et d’épreuves et rester tout de même attaché aux idéaux de démocratie, de justice sociale et de droits humains.» Et de poursuivre: «Je pense que l’État d’Israël reste soumis à une grave menace, de la part d’organisations terroristes et en raison des incitations constantes des Iraniens à supprimer Israël de la carte.» Toujours en parlant de l’Iran, McCain s’est engagé à «ne jamais permettre une autre Shoah». Il a déclaré discerner dans la menace de destruction d’Israël «de profondes conséquences pour la sécurité nationale» des États-Unis et a insisté sur le fait que Téhéran parraine des organisations terroristes visant «la destruction des États-Unis d’Amérique».

L’importance du conflit israélo-arabe constitue une deuxième divergence. Obama en parle comme d’une «blessure béante» et d’une «plaie ouverte» qui infecte «toute notre politique étrangère». Il précise notamment que l’absence de solution «fournit un prétexte aux djihadistes militants anti-américains pour commettre des actes impardonnables». Interrogé sur la déclaration d’Obama, McCain rejette l’idée selon laquelle l’Islam radical résulterait de la confrontation israélo-arabe: «Je ne pense pas que le conflit soit une plaie. Je pense que c’est un défi à relever pour la sécurité nationale.» Il continue en indiquant que si le conflit israélo-palestinien était résolu demain, «nous resterions confrontés à l’énorme menace de l’extrémisme islamique».

Enfin, les deux hommes sont en désaccord sur l’importance du fait que des Israéliens vivent toujours en Cisjordanie. Obama insiste beaucoup sur ce point et affirme que si leur présence continue de s’accroître, «nous allons nous retrouver coincés dans le même statu quo où nous restons bloqués depuis des décennies». McCain a reconnu qu’il s’agissait d’une question majeure, mais a rapidement changé de sujet pour évoquer la campagne de bombardement de Sdérot, la ville israélienne assiégée qu’il a personnellement visitée en mars et dont il compare expressément la situation difficile au territoire continental des États-Unis qui serait attaqué depuis l’une de ses frontières.

Les interviews jumelles de Goldberg mettent deux faits en lumière. Premièrement, les candidats des grands partis à la présidence américaine doivent toujours rendre hommage aux bonnes relations américaines avec Israël, même si, comme dans le cas d’Obama, cela contredit radicalement des opinions précédentes. Et deuxièmement, alors que McCain est à l’aise sur ce thème, Obama se soucie d’attirer les votes pro-Israël.

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mordehai - dans Politique
3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 08:56

60 ans, l’âge de la sagesse...

Soixante ans, c’est l’âge de la sagesse, selon certains commentaires (cf. Avoth/Maximes de nos Pères, 5,21, d’après Qidouchin 32, 'Zaqen' : Zé Chéqana ’Hokhma).

Même si nous ne le désirons pas, la Providence divine nous y mène !

Le Judaïsme orthodoxe a été, en son temps, débordé par le mouvement sioniste laïc, à ce qu’on pourrait croire. En vérité, ce mouvement commença bien avant, quand le glas sonna pour le Judaïsme espagnol, lorsque la communauté de Tsfat, formée des exilés d’Espagne apporta au monde entier une grande lumière de Qabala et de Halakha ; les disciples du Ba’al Chem Tov puis ceux du Gaon de Vilna en arrivant à leur tour à la fin du XVIIIe siècle, donnèrent au Yichouv une expansion remarquable. Au début du XXe siècle, alors que se développait une certaine désaffection de la pratique religieuse, les Juifs en rupture avec la synagogue se sont tournés eux aussi vers cette notion ancienne de retour à la terre, mais en la défigurant et en lui attribuant un sens spirituel discuté : c’est ainsi qu’est né le sionisme actuel.

Depuis lors, le débat entre la communauté religieuse et celle qui ne pratique pas est vif, mais force est pour nous d’admettre les réussites apparentes de la conception laïque du retour à Sion : une grande partie du peuple juif s’est mobilisée en faveur de ce projet. Le pays a refleuri, le peuple y vivant s’est doté d’une armée – l’une des plus performantes du monde. Le peuple juif a l’air d’avoir pris son destin entre ses mains, il a des dirigeants politiques connus et respectés dans le monde entier, ses enfants sont prêts à se sacrifier pour cet idéal : tels sont quelques éléments que la plupart des gens considéreront comme étant positifs, au point d’y voir déjà le début de la délivrance.

Comme l’a dit en son temps le rav de Brisk zatsal., rav Yits'haq Zeèv Soloveitchik, la création de l’Etat représentait un « sourire de la Providence » après la Choa, une sorte de compensation pour toutes les souffrances passées. Mais a-t-on utilisé à bon escient cette ouverture ? Le judaïsme orthodoxe déplore le fait que l’on se soit engouffré dans une direction qui va à l’encontre de celle menant à la Délivrance : le Machia’h doit ramener le peuple juif à la pratique de la Tora, reconstruire le Temple, rétablir le Yovel et toutes les Mitswoth, conduire le peuple entièrement selon la Parole de l’Eternel et le faire arriver aux plus hauts niveaux de spiritualité. Or ce n’est pas du tout la direction qui a été prise. Du tout, du tout…

Il est toutefois remarquable de constater que, 60 ans plus tard, la Providence divine continue à diriger Son peuple, l’amenant doucement, mais screment à bon port. Certaines illusions disparaissent, et d’autres domaines, qui semblaient désespérés, connaissent un merveilleux développement !

D’abord, la Téchouva ! En 1948, 700 jeunes fréquentaient les Yéchivoth. C’est la raison pour laquelle les dirigeants de l’Etat avaient alors accepté de les exempter du service militaire, imaginant que cette arrière-garde finirait bien rapidement par disparaître elle aussi. De nos jours, le retour aux sources est extraordinaire ! Il concerne les personnes les plus éloignées de la pratique, et tous reconnaissent que c’est le vide qu’ils ont trouvé en eux qui les a amenés à revenir à la tradition de leurs pères. Il n’est plus de ville sans école toranique, y compris Eilat. Partout, on rencontre des gens pratiquants, des femmes qui se couvrent la tête comme il se doit, et le mouvement de la Téchouva se développe de plus en plus. Entre 20 et 25 % des députés à la Knesseth sont religieux. Cet état de fait ne peut que donner espoir à toute personne qui sait combien l’étude de la Tora est importante pour l’avenir et la sauvegarde du peuple juif – surtout après la destruction presque complète des centres de Tora durant la Choa.

D’un autre côté, au moment où l’Etat d’Israël fête ses 60 ans, un observateur extérieur ne peut qu’être surpris jusqu’au plus profond de son âme par ce qui se passe de nos jours, notamment en ce qui concerne les autres éléments sur lesquels le sionisme laïc pensait faire reposer son avenir. La Providence divine semble vouloir nous faire comprendre à quel point est fausse l’illusion de faire dépendre notre sécurité sur la force humaine !

L’agriculture israélienne est l’une des plus avancées du monde, mais durant cette année de Chémita, la pluie manque, et le ministre de l’Agriculture est contraint d’annoncer que l’on risque fort de ne plus voir prochainement ces paysages verts que l’on connaissait ().

Les pionniers d’hier, qui ont créé toute cette gloire, sont de nos jours tombés dans une sorte de désespoir que l’on nomme dans l’intelligentsia israélienne le « post-sionisme », et les plus actifs d’entre eux n’hésitent pas à œuvrer contre le peuple juif à l’étranger et dans le cadre des universités israéliennes, pour dénigrer le passé du peuple juif, lui contester tout droit sur sa terre et toute antériorité par rapport aux peuplades qui y vivent, et inviter leurs enfants à s’installer ailleurs de par le monde. Sans parler de la dégradation morale qui se dévoile tous les jours dans toute son étendue – cf. le dernier et éclatant scandale concernant le Premier Ministre en poste...

Et l’Iran : dans combien de mois ce pays, dirigé par un personnage qui n’est pas sans rappeler Hitler à tous les points de vue, aura-t-il la bombe atomique ?

Quant au Liban...

Et l’antisémitisme : on pensait que le fait que le peuple juif ait son propre Etat et cesse de vivre comme un peuple parmi les autres, dispersé de par la terre, mettrait fin à l’antisémitisme. Est-ce le cas de nos jours ?

L’armée ! Que s’est-il passé durant la Seconde Guerre du Liban ? Nul ne comprend comment l’une des meilleures armées du monde n’a pas réussi à vaincre quelques milliers de terroristes, malgré les années d’observation et d’information, et malgré la proximité de ces nids de violence creusés à quelques mètres de la frontière. Guil’ad Chalit, Ehoud Goldwasser et Eldad Régev sont toujours encore en captivité, quelque part en terre arabe ennemie… Que D. les protège et nous les ramène vivants, le plus tôt possible !

Impossible de ne pas rapporter ici à nouveau des paroles quasi-prophétiques de Rachi. Un grand débat oppose deux Sages de la Guémara quant à l’importance d’un retour du peuple juif vers D. pour qu’il ait droit à la Délivrance finale (Sanhédrin 97b). La conclusion sera apportée par l’un des deux Maîtres en présence, en faveur d’une situation où le retour du peuple juif à ses sources ne s’impose pas. La raison ? Un verset de Daniel 12,7 : « Et j’entendis le personnage vêtu de lin et placé en amont des eaux du fleuve [faire cette déclaration], tout en levant la main droite et la main gauche vers le ciel et en jurant par Celui Qui vit éternellement, qu’au bout d’une période, de deux périodes et demie, quand la puissance du peuple saint sera entièrement brisée, tous ces événements s’accompliraient. »

Rachi explique ce verset par les mots suivants : « Quand la puissance du peuple saint sera entièrement brisée – Lorsque s’effondrera leur rétablissement et la force de leur main, qui se lançait dans diverses entreprises avec puissance et succès, une fois leur énergie épuisée, lorsqu’ils se retrouveront dans une très mauvaise situation – alors cesseront ces épreuves et viendra le Machia’h, comme nous le disons, car ils seront désespérés. »

Nous voyons dans ce commentaire de Rachi une image quasi prophétique de ce qui se passe de nos jours : notre Maître présente le peuple juif dans un moment où il aura réussi à se « rétablir » – visiblement sur sa terre. La « force de sa main » lui aura permis de gagner des guerres puissamment… N’en sommes-nous pas là ? L’une des plus importantes armées du monde… Et Rachi tire du verset qu’arrivera un moment où l’énergie du peuple juif s’épuisera, et qu’il se trouvera alors dans une situation très inférieure. Mais la Délivrance viendra alors, et ne pourra venir sur un autre fond de scène que celui-là !

De l’image peut-être négative que nous traçons là, quand les illusions d’un mode laïc de pensée s’effondrent, c’est justement à ce moment-là que tous les espoirs sont permis ! Concluons ici avec une anecdote rapportée dans la Guémara que nous avons déjà citée à l’occasion. Rabba bar bar ’Hana est un grand maître de la Guémara. Il a eu le mérite, d’après les commentateurs (Maharcha sur Baba Batra 73b), de percevoir ce qui se passera pour le peuple juif après la période de la fin de la prophétie. Il raconte : « Nos Maîtres étaient en bateau quand ils ont vu une île. Ils s’y sont installés, ont commencé à y allumer du feu et à y cuire leur repas, quand il s’est avéré qu’ils s’étaient trompés, qu’ils avaient débarqué sur un immense poisson lequel, quand le feu a commencé à l’importuner, a renversé tout ce qu’il avait sur son dos, mais comme le bateau était proche, nos Sages ont été sauvés... » Le Na’halath Ya’aqov du rav Ya’aqov de Lissa explique qu’à la fin des temps, le peuple d’Israël pensera être arrivé à bon port, et il commencera à dominer d’autres entités nationales – comparées ici au poisson – persuadé que les prétentions nationales de ces peuples seront déjà épuisées. Alors qu’ils commençaient à s’installer, ils seront surpris par la réaction de ces peuples qui menacent de faire tout chavirer, et, si la délivrance finale n’avait pas été proche, ils auraient été perdus...

Tout porte à penser en cette date que le Machia’h n’est pas loin !

http://www.kountrass.com/

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 08:45

   Ô Jérusalem ! 
      01/06/2008


Freddy Eytan  |  pour JCPA

Au moment ou nous célébrons la réunification de Jérusalem, des questions se posent dans le monde arabe et dans les capitales occidentales sur l'avenir de la capitale légitime de l'État d'Israël et du peuple juif. C'est l'enjeu même du conflit et la pierre d'achoppement décisive des négociations de paix. Nous devons donc être préparés dés à présent pour la bataille diplomatique et nous montrer à la fois réalistes et pragmatiques et se doter de nerfs d'acier.
Ainsi est-il utile de se justifier chaque fois sur notre attachement à Jérusalem et sur le fait qu'elle est la seule capitale des Juifs. Inutile aussi de battre sans cesse le rappel de la Bible et du célèbre chant des exilés de Babylone(Psaume 137); d'expliquer toujours que depuis 3000 ans, nos ancêtres ont vu partir de la ville, Assyriens, Babyloniens, Romains, Croisés, Turcs, Britanniques et Jordaniens…Que chaque jour, nous nous prosternions devant le mur des Lamentations, et que nous  prions trois fois quotidiennement pour la rédemption et la reconstruction du Temple.
Que les Musulmans ont déjà la Mecque et que jamais une ville sainte n'a été choisie par eux comme capitale. Que les Chrétiens ont déjà Rome et Constantinople…
Tous ces arguments traduisent la réalité, mais malheureusement de puissants pays tels que les Etats-Unis, la France, la Russie, le Canada ou la Grande Bretagne protestent depuis 1967 jusqu' à ce jour que nous exercions notre souveraineté sur la ville sainte. Depuis la création de l'État d'Israël en 1948, ces pays s'abstiennent d'ouvrir une ambassade à Jérusalem. Pourquoi dans le contexte actuel ni le président Bush et ni le président Sarkozy n'ont-ils pas fait ce geste en effaçant ce honteux" Corpus separatum" et en déplaçant leurs ambassades à Jérusalem? Qui donc accueille les chefs d'État à Jérusalem, sinon leur ambassadeurs venus tous de Tel-Aviv? Les  lettres de créances ne sont-elles pas toujours remises à Jérusalem au président de l'État d'Israël! Quelle tragi-comédie et quel double jeu de la part de chancelleries amies? Jusqu'à quand va-t-on accepter la politique de l'autruche?
La paix avec l'Égypte et la Jordanie, les pourparlers en cours avec les Palestiniens et les relations diplomatiques avec le Saint-Siège auraient dû amplement suffire pour que les pays occidentaux "ces amis fidèles' d'Israël s'installent officiellement dans la capitale israélienne? Combien de concessions faudra t-il encore faire?   
Les chancelleries occidentales et l'Autorité Palestinienne doivent se faire une raison: de même que Berlin-Ouest n'était pas la capitale de la République fédérale allemande, il n'y aura pas deux capitales qui porteront le nom de Jérusalem.
Il existe une soixantaine de solutions envisageables sur la question de Jérusalem. En dépit des problèmes sécuritaires, nous pouvons nous réjouir d'un constat éloquent et positif de la politique israélienne: depuis 1967 les Palestiniens vivant dans la vieille ville circulent en toute liberté et ont choisi de bon gré la citoyenneté israélienne; Ils reçoivent comme tous les Israéliens des allocations familiales et ils bénéficient de soins médicaux les plus sophistiqués. Ils sont présents avec leurs enfants dans les quartiers modernes de Jérusalem-ouest, dans les jardins publics et les espaces de jeux ainsi que dans les centres commerciaux.  C'est un début de tolérance exemplaire et de tolérance unique dans un environnement hostile. Enfin, les Lieux saints demeurent ouverts et libres  pour toutes les religions et toutes les communautés.
Face aux appels au Jihad et les menaces de l'Iran et des extrémistes de tous bords, nous devrions demeurer vigilants et pragmatiques sur l'avenir de Jérusalem, sinon la poudrière religieuse explosera et nous risquerons alors de nous lamenter sur la destruction du Troisième temple, ô Jérusalem!


http://www.jcpa-lecape.org/ViewBlog.aspx?ArticleId=11

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mordehai - dans Politique
23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 17:36

Permanence de la présence juive en Terre d’Israël malgré la dispersion

Une croyance populaire solidement enracinée veut que toute forme de présence juive en Terre d’Israël avec la destruction du second temple de Jérusalem en l’an 70 de l’ère chrétienne, pour ne réapparaître que dix-huit siècles plus tard. Ce mythe connaît actuellement une singulière fortune. Or, la continuité et la permanence de la vie juive sur le territoire ancestral des Hébreux apparaissent, au contraire, comme l’une des données fondamentales de l’histoire de l’Orient méditerranéen. Elles légitiment d’une façon décisive les revendications des sionistes sur un pays qu’une fraction du peuple juif n’a jamais quitté et que l’ensemble de ce peuple a toujours considéré comme sien, de l’anéantissement du second Etat hébreu à la Déclaration Balfour, en passant par les conquêtes arabes, les Croisades et les longues époques de domination mameluk et turque.

1. De la construction du Second Temple à la première croisade (70-1099).

L’artisan de la survivance des communautés juives en Terre d’Israël fut le rabbin Yohanan Ben Zakkaï, qui, pendant le siège de Jérusalem en l’an 69, réussit à quitter la ville, caché dans un cercueil. Il obtint peu après du commandant en chef romain, Vespasien, à qui il avait prédit une destinée impériale, de pouvoir ouvrir à Yavné un centre d’études des écritures sacrées. Mais loin de s’en tenir là, il accomplit l’action décisive que fut la constitution d’un nouveau Sanhédrin, chargé de promulguer les lois et de veiller à leur application. Le président de cet organe fut reconnu par les Romains comme nassi ou chef du peuple juif. Sous son impulsion commença une œuvre importante d’adaptation des lois à la situation nouvelle. Vaincue à Jérusalem, la résistance juive poursuivit sa lutte avec vigueur dans l’arrière-pays. Elle ne prit fin qu’une soixantaine d’années plus tard, avec la chute en 135 de la dernière citadelle hébraïque, Massada.

Plus d’un demi-million de soldats juifs périrent et 985 villages furent détruits au cours de cette révolte, la plus longue et la plus âpre à laquelle l’Empire romain ait eu à faire face. Après sa victoire, Rome entreprit d’effacer toute trace d’identité juive en Terre d’Israël. Elle débaptisa même celle-ci et l’affubla du nom de Falastina - Palestine - tandis que Jérusalem, complètement rasée, se vit appeler Aelia Capitolina. Mais les changements de noms géographiques furent tout aussi impuissants que les massacres à empêcher la survie de communautés israélites dans le pays. Bannie de la Judée, la vie juive se concentra désormais au nord, en Galilée, où affluèrent de nombreux réfugiés et des esclaves rachetés. C’est là que naquirent au IIIe et Ive siècles quelques-unes des créations les plus importantes de la pensée juive : rédaction du Talmud et achèvement de la Mishna. En 351, les Juifs se révoltèrent à nouveau et en 614, ils réussirent même à se rendre brièvement maîtres de Jérusalem. Mais une nouvelle force était en marche : l’Islam. En 632, les envahisseurs arabes s’emparèrent du pays et dès 640, la Palestine faisait partie de l’Empire arabe en formation. La domination arabo-islamique va durer quatre cent cinquante ans. Les populations arabes nouvellement arrivées dans le pays dépouillent les Juifs des terres auxquels ces derniers s’étaient accrochés pendant vingt générations depuis la fin de l’Etat hébreu.

2. Du royaume des Croisés à la conquête turque (1100-1516).

Les Croisés arrivèrent à leur tour en terre sainte dans les dernières années du Xie siècle. A cette époque, un millénaire après la destruction de l’Etat du Second Temple, il y avait des communautés juives à Jérusalem, Tibériade, Ramleh, Ashkelon, Césarée et Gaza. Le célèbre géographe arabe Moukadassi en a laissé une description pittoresque, qui met l’accent sur la fécondité de leurs activités agricoles, artisanales et culturelles. Ce furent sans doute celles-ci qui leur permirent de survivre à la terrible épreuve que fut pour elles la Croisade. Après la défaite des Croisés au milieu du XIIIe siècle, le pays fut submergé par les hordes kharezmiennes et mongoles qui détruisirent tout sur leur passage et exterminèrent une bonne partie de la population. La victoire des Mameluks (musulmans turco-tartares) sur les Mongols sauva in extremis les Juifs de l’anéantissement total. Les nouveaux maîtres de la Terre d’Israël vont imposer leur domination pendant deux siècles et demi (1260-1516). Dès 1627, la communauté juive de Jérusalem fut reconstituée sous l’impulsion de l’érudit Moïse Ben Nahman (Nachmanide, le « RaMbaN »). Elle vivra de façon continue dans la vieille ville jusqu’à son expulsion, temporaire, par les troupes de la Légion arabe sous commandement britannique… en 1948 !

3. De la souveraineté ottomane à la Déclaration Balfour (1517-1917).

Les Ottomans, qui se rendirent complètement maîtres du pays en 1517, y trouvèrent une trentaine de villes et de villages juifs. Les principales agglomérations sont Haïfa, Sichem, Hébron, Ramleh, Gaza, Jérusalem et Safed. Cette dernière cité connut sous les nouveaux occupants un âge d’or culturel qui rejaillit sur toute la région et imprégna la vie spirituelle de l’ensemble du monde juif. Joseph Caro y assura la compilation du Shoul’han Arouh, code de législation rituelle hébraïque qui guide, de nos jours encore, le comportement des Juifs orthodoxes. La première imprimerie du Proche-Orient s’y installa en 1577. A la fin du XVIe siècle, 20 000 à 30 000 Juifs y vivaient.

Mais les Ottomans, assez tolérants au départ, se montrèrent beaucoup moins accommodants dès que commença le déclin de leur puissance impériale au début du XVIIe siècle. A partir de là, les Juifs vécurent dans des conditions si misérables que vers 1625 deux pèlerins chrétiens, Johann Van Egmont et John Haydman, notaient qu’ »ils paient jusqu’à l’air qu’ils respirent ». Un demi-siècle plus tard, le père jésuite Naud, qui visitait la Palestine, remarqua : « L’amour des Juifs pour la Terre Sainte, qu’ils ont perdue par leur trahison (du Christ), est incroyable. Nombre d’entre eux sont venus d’Europe pour y trouver un peu de réconfort, bien que le joug y soit pesant ». Lorsque les conditions politiques et économiques ne permettaient plus aux communautés israélites de survivre, les Juifs de l’étranger mettaient tout en œuvre pour assurer leur subsistance, notamment en acquittant à cette fin un impôt spécial, la halouka. Une preuve encore plus éclatante du lien charnel les unissant à la Terre d’Israël fut fournie par les formidables espoirs que soulevait à intervalles presque réguliers l’apparition de prétendus Messise, qui de Sabbataï Tsevi au XVIIe siècle à Sébastien Frank au XVIIIe siècle, invitèrent leurs coreligionnaires à regagner leur terre ancestrale.

Ce lien, Napoléon Bonaparte fut le premier homme d’Etat occidental à en tirer les conséquences. Lors de sa campagne de Syrie de 1799, il invita les Juifs, « cette nation unique que pendant des milliers d’années la tyrannie avait dépouillé de ses terres ancestrales, mais non pas de son existence ni de son nom »… à « se rallier sous ses drapeaux pour restaurer l’antique Jérusalem ».

A ce moment déjà, les Juifs constituaient le seul élément sédentaire homogène et formaient la majorité de la population de Jérusalem et de quelques autres agglomérations du pays. Chateaubriand, qui visita la Terre sainte sept ans plus tard, en a d’ailleurs porté témoignage : « quand on voit les Juifs dispersés sur la terre, selon la parole de dieu, on est surpris sans doute ; mais pour être frappé d’un étonnement surnaturel, il faut les retrouver à Jérusalem, il faut voir ces légitimes maîtres de la Judée esclaves et étrangers dans leur pays : il faut les voir attendant sous toutes les oppressions un roi qui doit les délivrer ».

Cette prépondérance de la population juive urbaine, déjà évidente plus de cent ans avant la Déclaration Balfour, n’a cessé de s’accentuer au long du XIXe siècle.Même Karl Marx, si hostile à tout ce qui touche au judaïsme, admit ce fait, lorsqu’il releva en 1854 : « La population sédentaire de Jérusalem compte 15 500 âmes, dont 4 000 Musulmans et 8 000 Juifs. Les Musulmans forment le quart de la population totale et comprennent des turcs, des Arabes et des Maures.

Ils sont, bien entendu, les maîtres à tous égards ». C’est encore ce que confirment l’Almanach de Jérusalem de 1868, puis les premiers recensements établis par les autorités ottomanes : 25 000 Juifs sur 39 000 habitants à Jérusalem en 1889, 28 000 sur 45 000 en 1896, 45 000 sur 70 000 en 1913. A partir de 1881, la population juive du pays, essentiellement urbaine jusque-là, s’accrut des premières vagues de pionniers venus d’Europe de l’Est pour redonner vie aux campagnes. Mais les persécutions turques au cours de la Première Guerre mondiale la réduisirent de moitié en moins de quatre ans.

4. La Déclaration Balfour.

Le 2 novembre 1917, le ministre britanniques des Affaires étrangères, Arthur James Balfour, adressait à Walter de Rothschild la lettre qui allait devenir l’un des documents les plus discutés du XXe siècle : « Le gouvernement de Sa majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un Foyer national pour le peuple Juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays. » Les origines et le sens de la Déclaration Balfour ont donné lieu à des controverses d’autant plus passionnées qu’il a été fait grief à ce document de contredire un engagement contracté peu auparavant envers les Arabes du Proche-Orient.

a) Le recul du temps n’a pas dissipé le mystère qui enveloppe les origines de la Déclaration Balfour. Celle-ci a été, en effet, rendue publique, à un moment où elle ne pouvait plus s’expliquer par le désir des Anglais de se concilier l’appui du judaïsme américain contre les Empires centraux. La chute, quelques mois plus tôt, du tsarisme, a supprimé la cause essentielle des réticences des Juifs d’outre-Atlantique à l’égard d’une coalition qui englobait la Russie, terre d’élection des pogroms.

De surcroît, l’engagement des Etats-Unis dans la guerre mondiale était devenu irréversible et les Israélites américains soutenaient leur gouvernement avec la même ardeur patriotique que l’ensemble de leurs concitoyens. Il semble également que, contrairement à l’affirmation du Premier Ministre anglais Lloyd George, dans ses Mémoires de guerre, la promesse de Londres ne fût nullement une sorte de récompense octroyée au dirigeant sioniste Haïm Weizmann. Celui-ci avait, certes, rendu un inappréciable service à la cause des Alliés en mettant au point un nouveau procédé de fabrication des explosifs qui substituait les moisissures de maïs à l’alcool de bois, lequel ne pouvait plus être importé des pays nordiques par suite de l’activité des sous-marins allemands.

Mais l’illustre savant fut le premier à convenir, avec une belle modestie, que son rôle n’avait pas été aussi miraculeux : « L’histoire, remarqua-t-il à ce propos, ne se fait pas avec une lampe magique d’Aladin ». Toutefois, si sa découverte ne saurait, à elle seule, rendre compte de la Déclaration Balfour, elle contribua néanmoins à ouvrir aux sionistes les portes des principaux dirigeants britanniques, déjà favorablement impressionnés par la constitution, sous l’égide de Vladimir Jabotinsky et de Joseph Trumpeldor, de la Légion juive qui combattit aux côtés des Alliés sur le front d’Orient. En effet, ils avaient compris qu’il était nécessaire que le sang juif coule contre les Ottomans, pour avoir plus tard un droit sur la Terre d’Israël. A défaut d’une explication rationnelle, la Déclaration du 2 novembre 1917 peut se comprendre par la personnalité de son auteur. Pour Arthur Balfour, aristocrate écossais nourri dès l’enfance de la lecture de la Bible, la Palestine appartient légitimement au peuple juif. Le rétablir dans sa patrie historique est donc un acte de justice, mais aussi un geste d’humanité auquel les nations européennes sont moralement obligées du fait des persécutions séculaires auxquelles elles l'ont soumis.

b) La signification de la Déclaration Balfour peut être plus aisément précisée que ses origines.Certains interprètes de ce texte ont voulu voir dans l’emploi des mots « Foyer national », inconnus jusqu’alors en droit international, la preuve de la volonté du gouvernement britannique de ne pas promettre un Etat aux sionistes, mais seulement de leur garantir une autonomie culturelle en Palestine. Il ne fait pourtant plus aucun doute aujourd’hui que la Déclaration de 1917 entendait satisfaire pleinement la revendication étatique du mouvement national juif. En se référant à un « Foyer national », elle ne faisait, d’ailleurs, que reprendre l’expression même dont avait usé Théodore Herzl dans le programme de Bâle, charte constitutive du sionisme. Les incertitudes qui pouvaient encore subsister à ce sujet furent dissipés par la publication des minutes de la conférence du 22 juillet 1921, au cours de laquelle le Premier Ministre Lloyd George et le ministre des Affaires étrangères Balfour affirmèrent à Haïm Weizmann que le cabinet de Londres avait effectivement entendu se prononcer en faveur de la constitution d’un futur Etat juif.

c) Mais la création de ce dernier n’était-elle pas en contradiction flagrante avec les promesses faites par les mêmes autorités britanniques aux Arabes du Proche-Orient ? En vertu des accords Mac Mahon-Hussein de 1915, les Anglais s’étaient, en effet, engagés à constituer, après les hostilités, un grand royaume arabe dont le souverain serait le chérif de La Mecque, Hussein. Celui-ci se verrait ainsi récompenser du rôle qu’il avait joué dans le déclenchement de la « révolte » de la péninsule arabique contre les Turcs. En fait, cette « révolte » ne disposa jamais de plus de quelques centaines de combattants à la fois et son rôle militaire, limité à quelques opérations de razzia, fut inexistant.

Elle ne dut de passer à la postérité qu’à l’imagination de Lawrence d’Arabie, l’un des plus habiles mystificateurs du XXe siècle. L’engagement juridique contracté par la Grande-Bretagne envers le chérif Hussein allait, assez curieusement, servir par la suite de fondement à la revendication arabe sur la Palestine. Or, celle-ci était indubitablement exclue du territoire assigné au futur royaume arabe, ainsi que l’admit expressément le fils du chérif Hussein, l’émir Fayçal, reconnu par les grandes puissances comme le représentant des Arabes du Proche-Orient à la Conférence de la Paix de Versailles en 1919. Le 3 janvier 1919, l’organisation sioniste, Haïm Weizmann, un accord aux termes duquel le royaume arabe, prévu par les accords Hussein-Mac Mahon, reconnaissait la Palestine en tant qu’Etat juif. L’article 4 de cet accord stipulait : « Toutes les mesures nécessaires seront prises pour engager et stimuler l’immigration des Juifs en Palestine sur une meilleure mise en valeur du sol et par une culture intensive ».

Deux mois plus tard, Fayçal écrivait au dirigeant sioniste américain Félix Frankfurter : « Notre délégation à Paris est parfaitement au courant des propositions que l’Organisation sioniste a soumises hier à la Conférence de la Paix et elle les considère comme tout à fait modérées et bien fondées ». Or, ces propositions incluaient dans les territoires dévolus à l’Etat juif, non seulement la Judée Samarie (ou Cisjordanie), mais une partie (20 000 km2) de la Jordanie actuelle. »

http://www.jerusalemplus.com/551-SIONISME-Permanencedelapresencejuive.php

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mordehai - dans Histoire
22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 23:22
par Claire Dana Picard
jeudi 22 mai 2008 - 15:38

 

Doit-on s'inquiéter des contacts entre le gouvernement israélien et les autorités syriennes ? Pour les résidents du Golan, il ne fait aucun doute que ces démarches sont préoccupantes. Leurs dirigeants ont donc décidé de convoquer mercredi soir tous les chefs des localités de la région pour débattre d'urgence de la question. Ils ont rappelé, bien entendu, que le Premier ministre Ehoud Olmert, était prêt à céder tout le plateau du Golan en échange d'un accord de paix avec la Syrie.

Le chef du conseil régional du Golan, Eli Malka, a déclaré au cours de la réunion : "Nous ne permettrons pas au Premier ministre, qui agit pour des raisons externes, de céder une partie du pays à l'Axe du Mal et de mettre en danger l'existence de l'Etat d'Israël". Il a ajouté: "Olmert agit à l'encontre de l'intérêt national et contre la volonté du peuple. Il nous met en danger et n'est donc pas digne de nous gouverner". Toutes les personnalités présentes ont lancé un appel aux "forces politiques et publiques" du pays, leur demandant de s'unir pour œuvrer en faveur du Golan.

Quant à l'opinion publique, il suffit de consulter les sondages pour constater qu'une large majorité refuse catégoriquement la moindre concession territoriale dans cette région d'Israël.

En effet, d'après un sondage réalisé par l'institut Maagar HaMohot, dirigé par le professeur Itshak Katz, il s'avère que 70 % des personnes interrogées estiment qu'il ne faut pas accepter de retrait, même en échange d'un traité de paix avec Damas. Seules 22 % ont déclaré qu'elles accepteraient de céder le Golan dans le cadre d'un accord global.

Par ailleurs, 57 % des Israéliens pensent que le moment choisi pour ces pourparlers n'est pas fortuit et qu'il est lié à l'enquête menée à l'heure actuelle contre le Premier ministre. Seul un tiers du public affirme qu'il n'existe aucun rapport entre les deux.

Le quotidien Haaretz rapporte un autre résultat intéressant du sondage qui a été réalisé par l'institut Maagar HaMohot: en effet, pour 65 % des Israéliens, il ne serait pas question d'accepter la division de Jérusalem pour un accord de paix avec le monde arabe. Il s'avère également que 68 % de la population israélienne ne veut pas changer le statut actuel (ce qu'Haaretz appelle "radicalisation des positions"), c'est-à-dire qu'elle souhaite maintenir la souveraineté israélienne sur la Judée-Samarie et sur le Golan.

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mordehai - dans Politique
22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 11:48

 Le testament de George W. Bush

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mordehai - dans Réflexions