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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 13:52
L'hôpital qui se moque de la charité :

Relevé dans les infos de Guysen à l'instant :

Ehoud Olmert affirme qu'''Israël est un grand importateur de femmes destinées à la traite des blanches''. Le Premier ministre a pris la parole à la commission parlementaire sur le statut de la femme et a décrit la difficulté pour les autorités de lutter contre l'industrie ''complexe'' de la prostitution et du trafic de femmes, car ''elle fait tourner beaucoup d'argent'' et qu'il y a ''beaucoup de demande.''  (Guysen.International.News)

C'est Spinoza, dans son "Ethique" je crois, qui remarquait que "les hommes (et la femmes ?) sont poussé(e)s par trois grands moteurs : le pouvoir, l'argent et le sexe". Il ajoutait qu'en définitive, ces trois moteurs étaient dérivés d'un seul, la "volonté de puissance".

Comme Salomon le notait dans ses proverbes il y a 3000 ans :
"Vanité des vanités, tout est vanité"...
 "Rien de nouveau sous le soleil, ce qui a été sera"...

C'était notre quart d'heure "rappels de la sagesse populaire", s'ajoutant à une certaine lassitude face au cynisme d'Olmert.
Selon un sondage publié ce matin en Israël, 59 % des Israéliens exigent sa démission immédiate, et 60 % ne lui font pas confiance pour diriger le pays, a fortiori pour envoyer leurs fils, leurs maris, leurs pères, à la guerre qui se profile, hélas, de nouveau bientôt

Israël est entouré d'ennemis au Sud (Hamas à Gaza ; à sa frontière Nord immédiate (le Hezbollah est tout près de s'emparer du pouvoir au Liban) ; la Syrie est surarmée par l'Iran et la Russie.

L'Iran avance à marches forcées vers la maîtrise de l'arme nucléaire, et possède les missiles pour annihiler "l'entité sioniste", "cadavre puant", selon les termes réitérés par le président Mahmoud Ahmadinejad .

Et Israël est gouverné par un incapable corrompu qui ne songe qu'à sauver sa peau, en envoyant éventuellement de jeunes israéliens se faire trouer la leur à Gaza pour qu'il continue de s'accrocher misérablement au pouvoir.

Dehors Ehud Olmert !
 
Vous avez fait assez de mal à Israël, aussi bien à sa réputation morale par votre corruption, que par votre inanité comme chef des armées, responsable du fiasco de la Deuxième Guerre du Liban.

Les citoyens israéliens sont très respectueux de la Loi, mais il est des circonstances où il faut chasser les incapables corrompus qui le mènent à l'abîme, et négocient secrètement dans son dos des accords de cession aux Palestiniens pour se maitenir au pouvoir.

Ehud Olmert aura aussi des comptes à rendre au Peuple juif dans son ensemble : Jérusalem n'est pas sa propriété, et il a prouvé qu'il ne peut en assumer la responsabilité.

Simon Frajdenrajch
 
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mordehai - dans Point de vue
12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 10:13

La Syrie durcit les positions,  et se rétracte concernant les  ballons d'essai de paix adressés vers Israël (adaptation française Mordeh’aï)

 

DEBKAfile’s Middle East sources : signalent que dans les dernières 48 heures, Damas a  eu de nouvelles, intransigeances et positions politiques émises par des canaux divers. Ces dernières sont dues à la situation difficile du  premier ministre israélien Ehud Olmert et des victoires rapides que son allié, le Hezbollah, a réalisé au Liban :

 

1. Les chefs de l’opposition Israélienne en remplacement d’ Olmert ne sont seulement capables que de faire la guerre- pas la paix, selon des fuites provenant de Damas vers les médias arabes. C'est pourquoi les officiels syriens prétendent avoir dévoilé pour la saborder la rencontre secrète prévue  entre fonctionnaires israéliens et syriens en Turquie,  sachant qu’elle ne mènerait nulle part.

 

 2. L'offre du Premier ministre israélien de renoncer à  tout le Golan pour la paix a été de même largement répandue par Damas pour discréditer et nuire  au Premier ministre israélien chez lui.

 

3. Un autre message a informé Jérusalem quelque soit l’accommodation avec Damas elle n’était possible qu’avec un accord de paix avec Beyrouth - ou plutôt avec les maîtres réels du Liban, le Hezbollah soutenu par l’Iran.

 

4. Israël doit restituer les Fermes de Shebaa enclave sur le Mont Hermon.

 

5. Les relations entre la  Syrie et l'Iran ne sont d’aucune manière l'affaire d'Israël. C'était en référence aux demandes au régime d’Assad de geler ses liens avec Téhéran et ceci était  un préalable à un accord de paix.

 

6. Quant à la demande américano-israélienne que la Syrie arrête d'héberger l’état major terroriste, Damas conseille à Israël de se débrouiller avec la dernière déclaration du Chef politique du Hamas, Khaled Meshaal qui a dit que le Hamas est prêt à accepter - sans reconnaitre - Israël dans les frontières  d’avant la  guerre de 1967 et offre une trêve informelle à long terme. La Syrie constate que rien n’est à discuter avec Israël concernant

le Hamas.

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mordehai - dans Point de vue
11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 12:08
ALTER INFO

 

Par Philip Giraldi
The American Conservative (1)
Le 9 mai 2008


Il y a beaucoup de spéculation et de bourdonnement aujourd'hui à Washington qui laissent entendre que le Conseil de sécurité nationale (2) a donné son accord de principe afin de mettre à exécution des plans d'attaque sur un camp dirigé par le groupe iranien Al-Qods, que l'on croit être derrière la formation des militants irakiens. Le camp qui aurait été retenu pour cible est l'un des nombreux camps situés près de Téhéran.




La guerre contre l'Iran pourrait être plus près que vous ne le croyez
Le secrétaire à la Défense Robert Gates est le seul haut fonctionnaire qui ait demandé de retarder toute action offensive. La décision d'aller de l'avant avec le projet d'attaquer l'Iran est le résultat direct des préoccupations exprimées au sujet de la détérioration de la situation au Liban où le Hezbollah, un allié iranien, semble avoir pris le dessus sur les forces gouvernementales et semble être en mesure de dominer la situation politique.

La Maison Blanche a contacté directement le gouvernement iranien hier par l'intermédiaire d'une chaîne fournie par les autorités de la région kurde en Irak, qui traditionnellement avait des liens étroits avec Téhéran. Les États-Unis ont exigé que l'Iran admette qu'ils font de l'ingérence en Irak et qu'ils s'engagent également à prendre des mesures visant à mettre fin à leur appui aux divers groupes de militants. Il y avait également un avertissement au sujet de l'ingérence au Liban.

Le gouvernement iranien aurait répondu rapidement, réaffirmant sa position selon laquelle il ne discuterait pas de la question tant que les États-Unis n'auront pas cessé leur propre ingérence en employant des groupes de dissidents iraniens.

Cette perception de l'intransigeance iranienne jumelée à la situation libanaise a convaincu la Maison Blanche qu'un certain « signe » ne laissant aucune ambiguïté devait être envoyé aux dirigeants de l'Iran, probablement sous la forme de missiles de croisière. Nous pouvons présumer que l'attaque sera une « cible précise » et autant que possible limitée et dirigée de manière à cibler uniquement un groupe al-Qods, afin d'éviter des victimes parmi les civils.

La décision de mettre à exécution les plans d'une attaque n'est pas définitive. Le président des États-Unis doit encore donner l'ordre de lancer l'attaque lorsque tous les préparatifs auront été réalisés.

Traduit par Dany Quirion pour
Alter Info

Source :
http://www.amconmag.com/blog

NDT : Les textes ci-dessous et la photo qui accompagne l'article sont tirés de l'encyclopédie Wikipédia.

(1) The American Conservative est une revue américaine d'opinion bimensuelle [ndt: et aussi un site Internet], fondée en 2002. La revue défend une vision traditionnelle de la politique, anti-guerre, et paléo-conservatrice, opposée au néo-conservatisme, tout en étant lié au courant paléo-libertarien.
La revue a ouvertement soutenu le candidat républicain Ron Paul lors de l'élection américaine de 2008, mais n'a pas soutenu de candidat en 2004. Lors de l'élection législative de mi-mandat de 2006, elle a appelé ses lecteurs à voter pour les candidats du Parti Démocrate, par opposition à la politique de George W. Bush.
Outre ses fondateurs, les principaux contributeurs de The American Conservative sont (ou ont été):
Paul Craig Roberts , Tom Tancredo, Robert Novak, Samuel Huntington, Norman Mailer, Uri Avnery, Lou Dobbs, ou encore Rod Dreher.

(2) Le Conseil de sécurité nationale est une organisation administrative dépendant directement du président des États-Unis. Il a un rôle de conseil, de coordination et parfois d'impulsion sur les sujets de politique étrangère, de sécurité nationale, et plus généralement sur l'ensemble des questions stratégiques. Il est en cela un acteur peu connu, mais majeur, parfois prédominant, de la politique étrangère des États-Unis.
Il réunit statutairement le vice-président, le secrétaire d'État (équivalent du ministre des affaires étrangères dans les autres pays), le secrétaire à la Défense et le conseiller à la sécurité nationale autour du président.

(3) Photo : Une réunion du Conseil de sécurité nationale le 5 juillet 2006. Voisin de Condoleezza Rice, vous reconnaîtrez l'ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, aujourd'hui remplacé par Robert Gates.

Samedi 10 Mai 2008
danyquirion@videotron.ca


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mordehai - dans Point de vue
10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 13:55
link
Par Steven Plaut

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Un abécédaire de propagande

Au cours des quelques années passées, le terme nakba (aussi écrit naqba) est devenu le mot absurde favori du lobby anti-Israël. Signifiant « catastrophe » en arabe, il a été adopté par les antisémites à travers toute la planète pour désigner la création d’Israël, qui aurait infligé une « catastrophe » aux « Arabes palestiniens privés de droits ».

Bien sûr; la vraie catastrophe qui s’est abattue sur les Arabes en 1948-49 a été qu’ils ont échoué dans leur tentative d’annihiler Israël et d’exterminer sa population, et ils en ont payé le prix.
En attendant, l’absurdité du terme nakba s’est répandue. Une recherche sur Google retrouve 85.000 pages Internet qualifiant la création d’Israël de « nakba », et une recherche sur Yahoo en trouve encore davantage. Le magazine anti-israélien ‘Counterpunch’ ne peut mentionner Israël sans utiliser le terme. Même la ministre gauchiste de l’éducation en Israël, Yuli Tamir a ordonné que la « nakba » soit enseignée dans le programme des écoles israéliennes, où l’on peut enseigner aux écoliers israéliens à déplorer l’existence de leur propre pays.

(Tamir, qui a été autrefois professeur d’éducation à l’université de Tel Aviv, est si bizarre qu’au cours de l’été 1996, elle a publié un article dans la ‘Boston Review’ défendant l’excision des filles dans le Tiers Monde, en dénonçant ceux qui exprimaient leur dégoût face à cette pratique – cf. http://bostonreview.net/BR21.3/Tamir.html.)

Des cérémonies de la « nakba »
sont maintenant célébrées par des professeurs gauchistes dans les universités israéliennes qui déplorent la création même de leur pays.

La nakba de la fin des années 1940 et 1950 qui frappa un grand nombre de Juifs vivant dans des pays arabes où ils furent soudain expulsés, persécutés, et dépouillés de leurs biens n’intéresse pas ces gens-là. Ces réfugiés juifs ont bâti de nouveaux foyers en Israël et ont en vérité dépassé en nombre les Palestiniens qui s’enfuirent.

En même temps, une légende courante a été forgée sur les origines du terme « nakba » - un conte de fée qui prétend que le mot était une bannière agitée par les Palestiniens, ayant débuté en 1948, et que son usage même montre à quelle profondeur la « nationalité palestinienne » s’enracine.

Aussi, voici un quiz des évènements présents : quelle est la véritable origine du terme « nakba » et quelle est sa signification à l’origine ?

Si vous donnez la mauvaise réponse au quiz – autrement dit, si vous répondez qu’il se rapporte aux évènements de 1948 – vous êtes en très bonne compagnie. Moi-même, j’aurais séché sur le quiz jusqu’à il y a quelques jours quand je suis tombé par hasard sur la bonne réponse. Non seulement la liaison absurde du mot « nakba » ne souligne en rien « la profondeur des racines de la nationalité palestinienne », mais il prouve tout simplement le contraire : c'est-à-dire qu’il n’existe rien de tel qu’une nation palestinienne ou la moindre nationalité.

La source autorisée à l’origine de « nakba » n’est nul autre que George Antonius, présumé le premier historien « officiel du nationalisme palestinien ». Comme tant de « Palestiniens » il n’était pas réellement palestinien. C’était un chrétien libano-égyptien qui vécut un moment à Jérusalem, où il composa son plaidoyer / histoire du nationalisme arabe. « Le Réveil arabe » (« The Arab Awakening »), un livre plein de préjugés, publié en 1938 et pendant bien des années, ce fut le texte officiel utilisé dans les universités britanniques. 

Antonius était un « représentant palestinien official » pour la Grande Bretagne, s’efforçant d’argumenter pour créer un état arabe à la place de toute perspective de foyer national promis aux Juifs par la Déclaration Balfour de 1917. Dans les années 1930, Antonius était un propagandiste antisioniste actif, et comme tel, on lui offrit un poste à l’université Columbia (où certaines choses semblent ne pas changer beaucoup).

Il servit de feuille de vigne universitaire aux nationalistes arabes xénophobes, cherchant à dénier aux Juifs tout droit d’autodétermination ou d’émigration sur la terre d’Israël. Et il fut étroitement associé au grand Mufti, principal allié islamique d’Hitler, ainsi qu’avec le régime pro-allemand d’Irak au début des années 1940.

Antonius était si passionnément antisioniste qu’il continue de servir de héros et de mentor aux gauchistes juifs antisionistes partout. Par exemple, le dernier professeur de sociologie à l’Université Hébraïque, le Pr. Baruch Kimmerling se reposa en totalité sur Antonius pour sa propre pseudo-histoire : « Palestinians : The Making of a People (Free Press, 1993) ».

Alors comment Antonius nous apporte-t-il la réponse au quiz des évènements présents concernant l’origine de « nakba » ? Le terme ne fut pas inventé en 1948 mais plutôt en 1920. Et il fut forgé non pas parce que les Palestiniens devenaient soudain nationalistes, mais parce que les Arabes vivant en Palestine se considéraient eux-mêmes comme Syriens et étaient enragés d’être coupés de leur patrie syrienne.

Avant la Première Guerre Mondiale, tout le Levant – y compris ce qui est aujourd’hui Israël, les « territoires occupés », la Jordanie, le Liban et la Syrie – étaient compris dans les colonies ottomanes turques. Quand les forces alliées chassèrent les Turcs du Levant, les deux puissances principales, la Grande Bretagne et la France se divisèrent les dépouilles entre elles. Le Grande obtint la Palestine, y compris ce qui est aujourd’hui la Jordanie (et l’Irak, Ndt), alors que la France obtint le Liban et la Syrie.

Le problème était que les Arabes palestiniens se considéraient eux-mêmes comme Syriens et était considérés ainsi par les autres Syriens. Les Arabes palestiniens étaient enragés qu’une barrière artificielle fût érigée au sein de leur patrie syrienne par les puissances coloniales infidèles – celle qui diviserait les Arabes syriens du Nord des Arabes syriens du Sud, ces derniers étant ceux qui furent nommés plus tard à tort « Palestiniens ».

Le gros des Arabes palestiniens avait en fait émigré en Palestine depuis la Syrie et le Liban au cours des deux générations précédentes, surtout pour profiter de l’amélioration des conditions de vie et des opportunités de travail offertes par l’immigration sioniste et les capitaux affluant dans la région. En 1920, les deux groupes d’Arabes syriens, ceux de Syrie et ceux de Palestine, déclenchèrent des émeutes violentes et meurtrières.

En page 312 du livre « The Arab Awakening », Antonius écrit : « l’année 1920 porte un nom maudit dans les annales arabes : elle est appelée année de la catastrophe (Am al-nakba). Elle a vu les premiers soulèvements armés survenus pour protester contre la colonisation d’après guerre, imposée par les Alliés sur les pays arabes. Cette année-là, de graves révoltes ont eu lieu en Syrie, en Palestine, et en Irak ».  

Oui, la réponse à notre petit quiz est 1920, pas 1948. C’est en 1920 – alors qu’il n’existait pas d’Etat sioniste, pas de souveraineté juive, pas de « colonies » ni de « territoires occupés », pas de Forces de Défense d’Israël (Tsahal), pas de missiles israéliens ni d’hélicoptères visant des chefs terroristes, et pas de contrôle juif sur Jérusalem (où une majorité démographique juive remontait au moins à 1850).  

La “nakba” n’avait rien à voir avec les Juifs, et rien à faire avec les exigences des Arabes palestiniens à l’autodétermination, à l’indépendance, et à un Etat. Tout au contraire, elle avait tout à voir avec le fait que les Arabes palestiniens se considéraient eux-mêmes comme Syriens. Ils se révoltèrent lors de cette nakba - cette catastrophe – parce qu’ils trouvaient profondément insultant l’idée même qu’ils puissent même être indépendants de la Syrie et des Syriens.

Dans les années 1920, la simple suggestion que les Arabes palestiniens constituaient une nationalité ethniquement séparée suffisait à faire descendre ces mêmes Arabes dans les rues pour tuer et piller violemment avec indignation. S’ils insistaient eux-mêmes du fait qu’ils étaient simplement des Syriens émigrés vers la terre d’Israël, selon quelle logique les Arabes palestiniens peuvent-ils avoir des droits à leur propre Etat aujourd’hui ?

Les Arabes palestiniens ne sont pas plus une nation et n’ont pas plus de titre à leur propre Etat que les Arabes de Détroit ou de Paris. Ils n’ont certainement pas de titre à quatre Etats différents ; la Jordanie, le Hamastan, l’Etat de l’OLP sur la Rive Occidentale, et Israël converti en un nouvel Etat arabe en accordant le « droit de retour » aux réfugiés arabes.

En parlant des Palestiniens comme de Syriens, il faut remarquer ce qu’un des premiers nationalistes syriens avait à dire. La citation suivante provient de l’arrière-grand-père du dictateur syrien actuel, Bashar Assad :

« Ces braves Juifs ont apporté la civilisation et la paix aux Arabes musulmans, et ils ont dispersé l’or et la prospérité sur la Palestine sans dommage à quiconque, et sans rien prendre par la force. Malgré cela, les Musulmans ont déclaré la guerre sainte contre eux et n’ont pas hésité à massacrer leurs enfants et leurs femmes… Ainsi un noir destin attend les Juifs et d’autres minorités au cas où les mandats seront annulés, et où la Syrie musulmane sera unifiée avec la Palestine musulmane »…  

Cette déclaration provient d’une lettre adressée au Premier Ministre français en juin 1936, par six notables syriens alaouites (les Alaouites sont la classe dirigeante en Syrie de nos jours) en soutien au sionisme. L’arrière-grand-père de Bashar était l’un d’eux.
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mordehai - dans Point de vue
7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 23:57

La Nakba des losers Par Sami El Soudi  © Metula News Agency  

 
En cette veille de l’anniversaire de l’Etat d’Israël, je suis, comme chaque année, divisé entre deux sentiments : l’amertume d’avoir perdu ma terre et l’amertume d’être incapable de constituer un Etat. Dans mon esprit, ces deux sensations demeurent distinctes, et mon ressentiment s’adresse plus à moi-même et aux dirigeants de la cause palestinienne qu’aux Juifs.

 

Certes, il y eut la première guerre, celle que mes camarades israéliens de la Ména appellent la Guerre d’Indépendance, et que nous nommons la Nakba, le désastre. D’un point de vue historique, il est clair que les Juifs se sont emparés de plusieurs villes cent pour cent arabes, telles Haïfa, Jaffa, ou encore Beer Sheva. Paradoxalement, leur enracinement historique était plus dense à Gaza et Hébron que dans ces villes devenues israéliennes.

 

Ces conquêtes ont-elles donné lieu à des massacres, comme des historiens arabes et plusieurs néo-sionistes l’affirment ? Difficile de trancher. Il y eut des morts, assurément, mais des deux côtés, les Juifs perdant un centième de leur population lors de ce conflit. Est-ce que la Haganah a perpétré des assassinats de sang froid contre des civils sans armes ? Selon des anciens de Galilée, que je juge dignes de foi, les combattants juifs auraient effectivement abattu quelques hommes désarmés, à l’issue d’affrontements. Combien ? Quelques dizaines tout au plus, ce qui nous laisse loin de la présentation propagandiste de la Haganah sous les traits d’une seconde Waffen SS.

 

Ceci dit, les crimes de guerre demeurent des crimes de guerre, et ils ont été perpétrés des deux côtés, avec une férocité que je qualifierai toutefois de relativement retenue. A ce propos, il est peut-être utile de mentionner que le différend israélo-arabe, depuis ses origines durant le dernier tiers du 19ème siècle, n’a pas fait plus de 80 000 morts, civils et militaires de tous les belligérants et de tous les conflits confondus. Dans ce chiffre, environ 22 500 des victimes étaient juives ou israéliennes, ce qui met un peu de plomb dans l’aile des statisticiens instrumentalistes de l’agence de presse française AFP. Proportionnellement, n’en déplaise à ces messieurs, Israël a payé sa part de la tragédie...........................................

 

Car le fait le plus marquant de cette page d’histoire, que les historiens antisionistes omettent scrupuleusement de mentionner, réside en ce que le 29 novembre 1947, l’ONU vota le "Plan de partage", qui divisait le pays en deux Etats distincts, l’un arabe, l’autre juif. Avant cela, il n’y avait pas d’Etat en Palestine, il n’y eu que des occupations étrangères............................................

Les puissances arabes, persuadées de leur supériorité militaire, rejetèrent à l’unisson la décision onusienne, alors que la direction sioniste l’accepta sans conditions. A consulter la carte issue du Plan de partage, on se rend compte qu’Israël, dans ces frontières, était à la fois ingérable et indéfendable, morcelée et noyée dans un environnement hostile. Si nous n’avions pas commis l’impair de rejeter la résolution de l’ONU, nous aurions eu, dès 1947, un Etat de Palestine, et les Juifs auraient été, à brève échéance, pour survivre, contraints d’accepter l’idée d’une fédération, l’itinéraire le plus court vers l’Etat multiconfessionnel dont on a tant parlé ensuite...................................  

 

A noter que, bien entendu, la Guerre d’Indépendance/Nakba n’aurait pas eu lieu si les Arabes avaient accepté le partage, et les violences dont j’ai traité auparavant ne se seraient pas produites. Causalement, on est amené à déduire que c’est le refus arabe qui a conduit à l’exil une bonne part des Palestiniens et à l’essor d’Israël.

 

 

Wednesday 07 May

Lire l'article... sur la © Metula News Agency  http://www.menapress.com

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mordehai - dans Point de vue
7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 18:39
DOSSIER SPÉCIAL - Israël célèbre avec éclat ses 60 ans, fier d'avoir construit un État juif et démocratique mais soucieux aussi de montrer sa force dans un environnement hostile. (AP) et Figaro
.
Le Figaro du jour nous offre un dossier complet en l’honneur du 60ème anniversaire de l’Etat d’Israël.
 
Si l’on met de côté les propos de Patrick Saint-Paul, qui ne peut s’empêcher de dévoiler sa détestation de la religion juive, et de l’attachement des Israéliens à leurs racines religieuses, y compris pour les « laïcs » au sein de l’Etat juif d’Israël,, on se réjouira de pouvoir lire un dossier assez équilibré.
 
Il est certain que si la religion juive, l’histoire du Peuple juif, sa culture, ses traditions et la langue hébraïque, disparaissaient de la planète, malgré la volonté de l’Etat juif d’Israël de vivre en paix avec ses voisins, il n’y aurait certes plus de « problème juif », ni de « problème palestinien ».
 
On n’aurait plus qu’à fusionner tout cela dans cet Etat binational dont nous menace doucereusement Sarih Nousseibeh par la « bombe démographique arabe » (article joint au dossier daté du 06 mai 08), partisan présumé du « camp de la paix » : à condition que celle-ci garantisse la partition de Jérusalem, dont rêvent les éradicateurs d’Israël pour démoraliser les Israéliens (cf. la vidéo de « l’ambassadeur de l’OLP au Liban »), et/ou, par étapes, le « droit au retour des réfugiés », pour noyer l’Etat juif dans la masse arabe.
 
Selon Sarih Nousseibeh, et les post-sionistes de l’extrême Gauche israélienne du type « Shalom Archav », qui ne représentent quasiment rien en Israël, mais tiennent la presse et des postes universitaires, et sont les seuls interrogés par nos media en France, le choix serait entre « un Etat juif, mais pas démocratique », cad l’apartheid dont l'accuse Jimmy Carter (dernier ouvrage antisioniste/antisémite paru : « la paix, pas l’’apartheid »), ou un « Etat démocratique mais pas juif », cet Etat binational dont rêvent les éradicateurs d’Israël.
Ainsi, nous parviendrions bien à la paix…Mais ce serait « paix des cimetières ».
 
Martine Perez, médecin et directeur de la rédaction du Figaro pour les affaires médicales et scientifiques, nous met du baume en cœur en rapportant positivement ce qui marche très bien en Israël, et fait l’admiration de la communauté scietifique internationale. Martine Perez nous confirme qu’Israël est le n°1 mondial en termes de dépôts de brevets pour les dispositifs médicaux par tête d’habitants, et le 4ème pour les biotechnologies.
 
Israël n’a pas de pétrole, mais sait exploiter sa matière grise.
Evidemment, cela peut faire aussi des jaloux et alimenter un antisémitisme dissimulé sous les oripeaux de l’antisionisme bien plus politiquement correct.
 
Simon Frajdenrajch, analystel


lire les articles dans le Figaro selon leur adresse URL :

http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/07/01003-20080507ARTFIG00294-l-etat-hebreu-montre-sa-force-pour-son-anniversaire.php

 

http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/06/01003-20080506DIAWWW00512-israel-l-ans-d-histoire-en-images.php

http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/07/01003-20080507ARTFIG00011-en-peres-revait-d-un-pays-transforme-en-kibboutz.php

http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/05/07/01008-20080507ARTFIG00303-pour-reussir-il-faur-savoir-tenter-l-impossible.php

 

http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/05/07/01008-20080507ARTFIG00322-l-etat-hebreu-champion-des-biotechnologies.php

 

http://www.lefigaro.fr/debats/2008/05/07/01005-20080507ARTFIG00008-israel-entre-deux-generations.php




Vidéos INA

 

- La prise de Jérusalem en 1948

http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=5cb00ea7c7c5d3f50c456ccd309d51ed

 

- Les troupes israéliennes dans le Sinaï

http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=05a761b452ac5c78161b3edfe53fedbf

 

- La guerre des Sept Jours

http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=363cd25784b93c816985a2b8e5f6faef

 

- Guerre du Liban : rétrospective

http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=1fde3f9a15586dc596454eb62c2c7504

 

- Une année d'Intifada

.

http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=a3b2983a8155528a84b21494107fbec7




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mordehai - dans Histoire
7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 18:32

Etat juif et démocratique, Israël célèbre, ce mercredi, le soixantième anniversaire de sa création, alors même que son existence est toujours contestée par une idéologie islamiste qui promet, singulièrement par la voix du président iranien Ahmadinejad, de le rayer de la carte. Ce n’est d’ailleurs pas la moindre des réussites de l’état hébreu (7 millions d’habitants, dont 20% d’Arabes) que d’avoir ainsi incité ses plus virulents adversaires à apparaître pour ce qu’ils sont. En Iran, c’est une secte apocalyptique qui se construit un arsenal nucléaire. A Gaza, c’est un parti totalitaire (le Hamas) qui sème la terreur. Or, bizarrement, ces repoussoirs ne suffisent pas à excuser Israël,  îlot occidental au Moyen-Orient,  aux yeux de nombreux européens.

Ce manque de solidarité, qui marqua la diplomatie de Jacques Chirac, témoigne d’une réticence à cautionner une nation multiethnique ayant décidé de préserver son histoire et son identité, en allant même jusqu’à ranimer sa langue initiale. Je cite cette phrase du premier ministre Ehoud Olmert (Le Monde, 3 août 2006) dans mon dernier livre: "Des mouvements terroristes, fondamentalistes, extrémistes, violents, cherchent à détruire les bases de la civilisation occidentale (…) Israël est en train de créer un précédent, de fournir un exemple pour beaucoup d’autres sociétés. Israël a décidé de dire: "Assez ! C’est assez !"". C’est précisément cet exemple d’une démocratie combative qui est rejeté par les belles âmes, au nom de l’apaisement. 

Or, nombreux sont les médias qui se prêtent également au jeu de la dévalorisation d’Israël, rendue volontiers unique responsable de la guerre. Les terroristes du Hamas, qui balancent des missiles Kassam sur Sderot, sont aimablement qualifiés d’ "activistes". Le bombardement, en septembre 2007 par l’aviation israélienne, d’un réacteur nucléaire nord-coréen dissimulé en Syrie, n’a guère suscité de curiosités. Quant aux efforts de contre-enquêteurs, notamment français, qui ont mis sérieusement en doute la version d’Antenne 2 attribuant à l’armée israélienne, le 30 septembre 2000, la mort du petit Mohamed Al Dura, filmé dans son agonie supposée,  ils se heurtent à étonnant un mur du silence.

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mordehai - dans Point de vue
7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 14:55

Fait de Société

La «Demeure ouverte pour la fierté homosexuelle et la tolérance», dont le siège est à Jérusalem, a publié mardi un communiqué indiquant qu’une GayPride sera organisée dans la ville sainte, le 26 juin prochain, quinze jours après un premier défilé qui aura lieu à Tel Aviv.

Les responsables de l’association soulignent notamment dans le texte cité par la presse israélienne : «Cet été, nous marquerons à travers le monde entier le trente neuvième anniversaire des émeutes de StoneWall, à New York, durant lesquelles la communauté transgendre a entraîné la population homosexuelle, lesbienne et bisexuelle dans un combat en faveur de l’égalité des droits pour les minorités et contre la violence policière et institutionnelle».
Plusieurs représentants d’institutions orthodoxes, tant juives que chrétiennes et musulmanes, ont d’ores et déjà fait savoir qu'ils s’opposeront à la tenue d’une telle manifestation, qualifiée «d’incompatible avec la sainteté de la Cité» israelinfos.net

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mordehai - dans Réflexions
7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 10:15
Nouvelle largesse d'Israël à l'égard des Palestiniens : l'AP a été autorisée à délivrer 10.000 pièces d'identité. Ces papiers sont octroyés à des Palestiniens venus en Judée-Samarie ou à Gaza au titre de ''visiteurs'' et qui s'y sont installés définitivement et illégalement depuis plusieurs années.  (Guysen.International.News)
Depuis moins d'un an, Israël a ainsi permis à l'Autorité palestinienne de délivrer 22.000 titres d'identité à des Palestiniens en situation irrégulière
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mordehai - dans Point de vue
7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 08:19

 

Depuis 1948, Israël a tout réussi. Sauf la paix.

PAR BRUNO RIVIERE

                                          Le 14 mai 1948, au Musée de Tel-Aviv, David Ben Gourion proclamait l'indépendance d'Israël. Soixante ans plus tard, l'Etat hébreu apparaît une prodigieuse « success story » : humaine, sociétale, politique. Sauf sur un point crucial : la paix avec ses voisins arabes ou musulmans.

          Première réussite d'Israël depuis 1948 : ce pays a connu, entre 1948 et 2008, l 'une des plus forte croissances démographiques du monde. Lors de l'indépendance, il comptait 720 000 habitants : 600 000 Juifs et 120 000 Arabes (musulmans, chrétiens et druzes). Soixante ans plus tard, il en compte 7,3 millions : 5,5 millions de Juifs, 1,5 million d'Arabes, et quelque 300 000 citoyens qui se réclament de l' « ethnie » hébraïque sans appartenir à la religion juive. La population a donc été multipliée par plus de dix. Si la France métropolitaine avait connu la même progression démographique, elle compterait aujourd'hui 400 millions d'habitants, au lieu de soixante. La population des Etats-Unis s'élèverait à 1,5 milliard d'habitants et non à 300 millions. Quant à la Chine , elle compterait 6 milliards d'habitants, et non 1,3 milliard.

          Aucun autre pays n'a connu une telle progression de sa population proprement dite (non compris les travailleurs étrangers en mission temporaire)  pendant la même période. Même dans les zones les plus prolifiques de la planète : Proche et Moyen-Orient islamique, Afrique noire. La population de l'Egypte a été multipliée par près de trois : de 20 à 75 millions d'habitants. Celle de l'Iran également : de 17,5 millions à 70. Le Kenya, extrêmement prolifique, est passé de 6 à 35 millions d'habitants : c'est énorme mais ne correspond encore qu'à un sextuplement de la population. Les Palestiniens, très prolifiques eux aussi, sont passés d'un peu plus de 1 million en 1948 à 4,5 millions en 2008 dans les Territoires autonomes palestiniens de Cisjordanie et de Gaza et dans les pays arabes où ils n'ont pas reçu la citoyenneté locale (Liban, Syrie, Arabie Saoudite, Golfe, Egypte). Même en incluant dans la population palestinienne globale les Arabes israéliens et les Jordano-Palestinien s, citoyens des Etats où ils résident – démarche méthodologiquement contestable -, on n'obtient que 8 millions d'âmes environ : ce qui correspondrait à un octuplement.

          La croissance démographique israélienne résulte en partie d'une natalité restée relativement élevée par rapport aux autres Etats développés : le taux de fertilité par femme est actuellement de 2,88. Mais ce chiffre n'est en fait que la moyenne de chiffres sectoriels extrêmement diversifiés. Les Juifs à faible pratique religieuse et les non-Juifs de culture hébraïque laïque n'ont que 1,5 enfant par femme. Les Juifs ultra-religieux – 8 % de la population - peuvent avoir jusqu'à 9 enfants par femme. Les Arabes musulmans atteignent un taux de près de 4 enfants par femme, mais les druzes 2,6 seulement et les Arabes chrétiens 2,1. 

          Mais la plus grande partie de la croissance démographique a été assurée par l'immigration : près de 4 millions de Juifs se sont installés en Israël entre 1948 et 2008, mais aussi plus de 600 000 non-Juifs, dont plus de 300 000 Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza (qui « votaient » ainsi « avec les pieds » en faveur de l'Etat juif). En sens inverse, 900 000 Israéliens, immigrés ou nés dans le pays, ont émigré vers des pays étrangers. La plupart se sont installés aux Etats-Unis et dans l'Union européenne.

          Une forte croissance démographique n'a de sens – ne peut être qualifiée de « réussite » - que si elle est confortée par une croissance économique de même ampleur : c’est à dire si les êtres humains qui multiplient sur le territoire considéré sont logés, nourris, vêtus, éduqués, soignés, pourvus d'emplois, capables de créer des entreprises.

Là encore, les résultats d'Israël sont sidérants. En dollars constants de 2008, son PNB se situait en 1948 entre 1 et 2 milliards. Il atteint aujourd'hui 180 milliards. Mis à part les Etats pétroliers, seuls les « dragons » asiatiques ont connu, sur la même période, un développement économique d'une telle ampleur : Singapour passé d'un PNB de 3 à 4 milliards de dollars en 1965, lors de l'indépendance,  à 130 millliards  dans les années 2000 ; ou le Japon, à une échelle beaucoup plus importante et à partir d'un seuil initial beaucoup plus élevé, passé de 32 milliards constants en 1950 à 5000 milliards dans les années 2000. 

          Israël a d'abord connu un développement « d'équipement », pendant les trente premières années de l'indépendance, nourri en partie par des transferts gratuits ou bonifiés de capitaux étrangers (aide de la Diaspora , réparations allemandes, aide militaire et civile américaine). Puis, à la fin des années 1970 et au début des années 1980, il s'est engagé dans une industrialisation à haute valeur ajoutée, insérée dans l'économie de marché mondiale : haute technologie, biotechnologies, industries médicales et pharmaceutiques, métallurgie spécialisée, machines outils, armement, avionique espace. Les investissements étrangers directs sont passés de 537 millions de dollars en 1992 à 18 milliards de dollars en 2006 : IBM, Motorola, Cisco, Intel, Microsoft, AOL, Google ont installé des laboratoires de première ligne en Israël, tandis que le financier Warren Buffet se portait acquéreur en 2005 de 80 % de la société israélienne de mécanique Iscar, pour 4 milliards de dollars…

          Cette métamorphose, que notre confrère Valeurs Actuelles avait été le premier à analyser en France dès 1983, est allée de pair avec une politique d'excellence en matière éducative et scientifique : 70 % de la population achève ses études secondaires, 35 % mène des études postsecondaires, et 20 % atteint le niveau du second cycle de l'enseignement supérieur (notamment à la suite de l'immigration massive d'universitaires ex-soviétiques dans les années 1990). Israël compte  aujourd'hui plus de deux cents instituts universitaires, consacre 3,2 % de son PNB à la recherche, présente le plus fort ratio de chercheurs en sciences dures par habitant au monde (130 pour 10 000 habitants, contre 80 aux Etats-Unis, 75 au Japon et 45 en France), se situe dans les premiers rangs mondiaux en matière de dépôts de brevets ou de publications dans des revues scientifiques par rapport à la population. Dans les années 2000, quatre Israéliens ont été lauréats du prix Nobel dans des disciplines scientifiques : Daniel Kahneman (Economie, 2002), Avram Hershko et Aaron Ciechanower (Chimie, 2004), Robert Aumann (Economie, 2005).

          La troisième réussite d'Israël est d'avoir établi en 1948 et maintenu depuis soixante ans – en dépit d'un état de guerre permanent - une démocratie de type occidental, fondée sur des élections régulières, l'alternance, la liberté d'opinion et le respect scrupuleux du droit. Aucun de ses voisins proches ou lointains n'est dans ce cas : pas même des pays aujourd'hui membres de l'Union européenne, comme la Grèce ou la Turquie , qui ont connu des coups d'Etat militaires et des dictatures dans les années 1960-1980. Certes, la démocratie israélienne présente de nombreuses faiblesses : régime des partis induit par une représentation proportionnelle presque intégrale, autorité excessive du pouvoir judiciaire depuis le renforcement, en 1992, de la Cour suprême, scandales divers. Mais comme toute démocratie réelle, elle est parvenue, jusqu'à ce jour, à s'auto-corriger sur les points les plus importants.

          La quatrième réussite est linguistique : l'hébreu est redevenu, en Israël, un idiome vivant. Ce qui impliquait d'abord sa modernisation, le renouvellement de son vocabulaire, l'adaptation au discours scientifique et technique, l'apparition d'un argot. Mais aussi l'apprentissage rapide et complet de la langue par tous les immigrants, venus d'horizons divers, de l'Europe centrale à l'Ethiopie, et du Maghreb à l'Inde. Theodor Herzl, qui avait fondé le sionisme en 1896, avec son essai L'Etat juif, n'y croyait pas : il pensait que l'Israël moderne parlerait l'allemand, alors langue usuelle (notamment à travers son dialecte judaïsant, le yiddish) de 70 % du peuple juif. Aujourd'hui, l'hébreu est couramment parlé par tous les Israéliens, Juifs, Arabes ou « autres ». De nombreux Arabes israéliens écrivent en hébreu : Emile Habibi, qui a reçu le Prix Israël de littérature en 1997, Anton Shamas, Naïm Araïde, Salman Masalha, Sayed Kashua. Ce qui ne les empêche pas d'adopter, le plus souvent, un ton critique à l'égard du pays et de la société. L'arabe est par ailleurs seconde langue officielle. En 2007, une Académie israélienne de la langue et de la littérature arabes a été créée sous l'égide du gouvernement.

     La résurrection de l'hébreu a inspiré depuis 1948 de nombreux efforts analogues à travers le monde, avec des succès divers : la revivification du catalan et du basque en Espagne, la préservation du gallois et du gaélique écossais en Grande-Bretagne. En France, le breton est désormais souvent enseigné selon les méthodes d'immersion totale – « oulpan » - expérimentées en Israël.

          Cinquième réussite : la renaissance du judaïsme. Selon une enquête publiée au début de 2008 par l'Institut israélien pour la démocratie, 17 % des Juifs israéliens se définissent comme « strictement pratiquants », 14 % comme «  traditionalistes », 25 % comme « traditionalistes libéraux » et 44 % comme « laïques ». Mais ce classement renvoie plus à des catégories sociologiques qu'aux comportements religieux proprement dits : 10 % des «laïques», selon la même enquête, seraient en fait pratiquants, et 59 % seraient attachés à «certaines pratiques religieuses». En outre, plus les Israéliens sont jeunes, plus ils sont religieux : on compte 68 % de non-pratiquants chez les plus de soixante ans,  mais 37 % seulement chez les moins de trente ans. Ces taux d'engagement religieux sont supérieurs à ceux que l'on observe dans les communautés juives de Diaspora, dans les pays de tradition chrétienne (y compris ceux qui sont restés relativement pieux, comme les Etats-Unis) et même dans beaucoup de pays ou de communautés musulmanes.

          Sixième et dernière réussite : la défense du pays. Depuis 1948, l 'armée israélienne s'est peu à peu imposée comme l'une des plus efficaces au monde et la meilleure du Moyen-Orient: ce qui a assuré, de bataille en bataille, la survie d'un Etat peu étendu et dépourvu de frontières naturelles. Tsahal a gagné les guerres conventionnelles de l'Indépendance (1948), de Suez (1956), des Six Jours (1967), du Kippour (1973), mené des opérations loin de ses bases, en Ouganda (1976), en Irak (1981), en Tunisie (1986) et en Syrie du Nord (2007), poursuivi les organisations terroristes palestiniennes au Liban (1978-1982) et dans le Territoire autonome de Cisjordanie (2002). En outre, l'Etat hébreu a pris une « assurance de survie » en se dotant d'un « potentiel nucléaire stratégique » : démarche conforme au droit international, dans la mesure où, comme l'Inde, il n'a pas signé le traité de non-prolifération de l'arme atomique (TNP), et placée de surcroît sous supervision américaine.

          Mais cette ultime réussite reste partielle, à la différence des cinq précédentes. Le conflit avec les Palestiniens continue, en dépit des accords d'Oslo de 1993. D'autres ennemis sont entrés en lice : l'Iran, l'organisation chiite libanaise Hezbollah. Les pays arabes qui ont conclu des accords formels de paix avec Israël ou qui noué avec lui des relations informelles (Egypte, Jordanie, pays du Maghreb ou Golfe) restent dans une sorte d'expectative : rien ne garantit qu'ils ne puissent basculer à nouveau, en cas de crise, dans telle ou telle forme de belligérance.

     Pendant deux décennies, du milieu des années 1980 au milieu des années 2000, deux thèses dominaient le débat stratégique israélien. Pour les « colombes », la sécurité à long terme du pays passait par l'abandon de la Cisjordanie , de Gaza et du Golan. Ces trois territoires, conquis en 1967, avaient fourni pendant un certain temps un glacis utile face à des agressions conventionnelles. Mais deux d'entre eux au moins, la Cisjordanie et Gaza, constituaient désormais une « bombe démographique arabe » au flanc d'Israël.

          Pour les « faucons », l'Etat juif devait au contraire conserver à tout prix le contrôle de ces territoires, au moins sur le plan militaire : afin d'empêcher des opérations terroristes en Israël même, ou d'éventuels bombardements par roquettes ou missiles. « On ne peut tricher avec la géographie », observe le général Moshé Yaalon, un ancien commandant en chef de Tsahal.

          En définitive, les deux Ecoles ont eu simultanément raison. Les deux Intifadas palestiniennes (1987-1990 et 2000-2002) ont démontré que le danger démographique était réel en Cisjordanie et à Gaza. Les deux « batailles de missiles » (avec le Hezbollah libanais en 2006 puis avec le Hamas de Gaza en 2008) ont démontré la réalité du péril géographique.

          Entre 2003 et 2005, Ariel Sharon semble avoir imaginé une troisième voie : abandonner la principale « bombe démographique », Gaza, mais garder le contrôle opérationnel de la Cisjordanie. La maladie l'a empêché d'aller jusqu'au bout de ses plans personnels. Ses successeurs  – Ehud Olmert, Tsipi Livni – n'ont ni son génie ni son charisme. De plus, la guerre avec le Hezbollah, en 2006, de nombreux dysfonctionnements au sein de Tsahal. Même si un nouveau commandant en chef, Gaby Ashkenazy, semble avoir remis la machine sur pied, l'alerte a été chaude.

© Bruno Rivière & Le Spectacle du Monde, 2008

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