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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 21:58

BLOG-NOTE DU 16 MAI 2008

BON ANNIVERSAIRE

 

Sans vouloir jouer, trop facilement, les Cassandre ou les Jérémie, j'avoue éprouver un peu de mal à me joindre au concert de réjouissances satisfaites qui saluent le 60ème anniversaire de l'État juif.

Sans oublier, évidemment, de savourer les invraisemblables succès, militaires, démocratiques, économiques, scientifiques du pays, trop de signes déplaisants altèrent ma joie première.

Le missile Grad, venu d'Iran via Gaza constitue, à n'en pas douter, plus qu'un symbole désagréable, puisqu'il a pu atteindre avec précision le centre commercial d'une ville aussi importante qu'Ashkelon et causé de grands dégâts matériels et humains.

Il semblerait que les actuels dirigeants de l'État sexagénaire n’aient pas encore suffisamment médité les conséquences non seulement stratégiques mais également politiques et psychologiques d'une situation aussi nouvelle.

Celui qui vous parle, dans ces pires cauchemars, ne pouvait imaginer que si – comme c'est désormais le cas – les Arabes de Palestine disposaient sur une portion de leur territoire, d'une entité quasi étatique qui déciderait d'envoyer sur le territoire israélien un missile, la réponse ne serait pas immédiate.

Qu'on me comprenne bien, nous ne sommes plus dans la situation, largement surréaliste, qui prévalait du temps de feu Arafat, qui prévaut encore en Cisjordanie sous la férule molle d'Abou Abbas, où des groupes terroristes factieux attaqueraient Israël en dépit des efforts d'une Autorité Palestinienne qui tenterait, même insuffisamment, même hypocritement, de s'y opposer.

Nous sommes en face d'un territoire officiellement déclaré hostile par Israël, car gouverné par un Hamas, issu des armes, des urnes et des sondages.

Si l'actuel premier ministre israélien, déjà largement discrédité pour des raisons étrangères au débat, ne tirait pas les conséquences d'une telle situation politique et militaire, si de leur côté, les Arabes de Palestine continuaient de constater que le colosse israélien est émasculé et semble se soucier davantage des civils du camp hostile plutôt que des siens propres ; que vaudraient alors de nouveaux accords politiques, où les groupes extrémistes sauraient qu'ils peuvent continuer impunément à s'attaquer aux civils israéliens sans craindre une réplique identique.

Certes, je ne méconnais ni les difficultés morales et politiques d'une situation aussi tragique.

Mais c'est précisément, en homme de paix, que je m'exprime aujourd'hui pour vous dire, une nouvelle fois, que la paix, la vraie paix, la seule paix qui vaille ne peut se faire que dans le courage et l'intelligence et non dans la béatitude et l'ambiguïté.

 

D’après sa chronique sur RCJ du 16 mai 2008


Gilles William GOLDNADEL
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mordehai - dans Réflexions
16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 21:13
L'Union Européenne est-elle si incapable de s'entendre sur des sujets aussi essentiels ?
linkVoici un article de Courrier International mis en ligne le 15 mai :
 
"La bible des néonazis" dans toutes les bonnes librairies
 
Interdit dans la plupart des pays du monde, le roman Les carnets de Turner fait l'apologie du racisme, de l'antisémitisme et de la violence. Il vient d'être publié en toute légalité en République tchèque.
 
Dans toutes les librairies tchèques on peut se procurer facilement Les carnets de Turner, interdit dans quasiment tous les pays du monde [dont la France, en vertu d'un arrêté du 21 octobre 1999 considérant que "la mise en circulation en France de cet ouvrage qui fait l'apologie du racisme, de l'antisémitisme et du recours à la violence est de nature à causer des troubles à l'ordre public"].

Ce roman écrit en 1978 sous le pseudonyme d'Andrew McDonald par William L. Pierce est considéré par les spécialistes comme "la bible du néonazisme mondial". A ce jour, ce livre n'est édité légalement qu'aux Etats-Unis et, désormais, en République tchèque.

Dans bon nombre de pays, à l'instar de l'Allemagne, il est interdit à la vente, et le simple fait de le posséder constitue un délit. Dans ce pays précisément, il ne peut être cité ni mentionné dans les médias. "Ce livre peut constituer une source d'inspiration et d'encouragement pour les néonazis", explique le spécialiste tchèque des mouvements extrémistes, Miroslav Mares.

Ce qui d'ailleurs s'est réellement produit en avril 1995, à Oklahoma City aux Etats-Unis, quand Timothy McVeigh, déclenchant une charge d'explosifs, a tué 168 personnes. Il était un lecteur passionné des Carnets de Turner...

En République tchèque, ce livre est édité par Kontingent, une maison d'édition créée sans doute dans ce seul but. Il constitue en effet son seul produit éditorial. Le patron de cette maison, Lukas Jirotka, affirme, par cette publication, lutter contre le néonazisme. "Je sens un devoir citoyen de dénoncer le mal, auquel la démocratie doit toujours faire face", a-t-il déclaré à
Hospodárské Noviny (HN).

Cependant la traduction éditée par Lukas Jirotka est la même que celle "faite maison", publiée quelque temps auparavant par plusieurs sites néonazis. Ce qui laisse croire, selon les informations du journal HN, que le mouvement néonazi tchèque pourrait avoir contribué à la publication du livre.
 
Ivana Kottasová
Hospodárské Noviny
 
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=85665
#
   
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mordehai - dans Société
16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 16:02

Qui est vraiment Rav Ovadia Yossef ?  

Rav Ovadia Yossef est peut-être aujourd'hui la figure la plus controversée, la plus adulée mais aussi la plus détestée du monde juif actuel.

Mais qu'on l'aime ou qu'on le déteste, l'erreur serait de le caricaturer et de ne retenir que ses interventions limites sur la Shoah ou, de l'autre côté, de ne pas percevoir le caractère parfois très polémique de certaines décisions halakhiques.

Le Rav Ovadia Yosef vaut mieux que cela car, en effet, il est une figure extraordinaire du monde juif actuel. Qui est déjà le sujet de plusieurs biographies, ouvrages critiques et autres analyses sur sa perception de la Halakha. Et qui en plus occupe une place non négligeable sur l'échiquier politique assez chaotique du pays.

Le professeur Marc Shapiro, grand connaisseur du milieu orthodoxe, a produit une excellente revue critique des livres récents parus sur le Rav Ovadia Yossef.

Il a appelé son article:
"MiYosef ad Yosef lo Kam ke Yosef" (De Joseph à Joseph, il n'y en eut aucun comme Joseph).

Petite explication de texte. Cette phrase renvoie à une autre phrase célèbre, présente sur la tombe du célèbre Moïse Maïmonide: "MiMoché ad Moché lo Kam ke Moché" (De Moïse (notre maître) jusqu'à Moïse (Maïmonide), il n'y en eut aucun comme Moïse). Eloge incroyable qui crée un lien presque direct entre Moïse à qui Dieu a donné les tables de la loi et Maïmonide qui a révolutionné le judaïsme, plus d'ailleurs avec son ouvrage de Halakha (le Michné Thora) qu'avec le Guide des Egarés, cher aux intellectuels juifs parisiens.

L'intitulé de Marc Shapiro retrace un lien identique entre Rabbi Yosef Karo et Rav Ovadia Yossef. Pour qui connaît l'impact de Rabbi Yosef Karo sur le monde juif avec la diffusion de son Choulkhan Aroukh ne peut qu'apprécier l'audace de la comparaison. Le Choulkhan Aroukh a en effet provoqué une rupture epistémologique dans la façon qu'ont eu les maîtres de la Tradition d'aborder la loi juive. Il s'agissait, ni plus ni moins, que de compiler et d'arbitrer les décisions halakhiques des plus grands maîtres du Moyen-Age, afin de produire le "code de lois ultime", celui qui mettrait fin aux inombrables discussions portant sur les comportements pratiques du peuple juif et ce, sur l'ensemble du périmètre législatif: les fêtes, la cacherout, les lois commerciales, les prières, le mariage, les contrats, etc...

Nous y reviendrons. Mais l'idée de ce billet, c'est de comprendre en quoi Rav Ovadia Yossef est une personne éminemment importante pour le monde juif d'aujourd'hui.

La renaissance de la fierté séfarade
Pendant longtemps en Israël, l'establishment était composé d'ashkénazes, véritables fondateurs du pays. C'est vrai bien sûr du point de vue laïc (socialistes venus de Russie et de Pologne), mais vrai aussi dans le camp religieux où les plus importantes autorités rabbiniques du pays ont pendant longtemps été issues du monde ashkénaze: le Rav Kook, le Hazon Ich, puis le Rav Shakh, le célèbre Directeur de la Yéchiva de Poniowitz.

Comme esquissé dans un billet précédent, de nombreux jeunes du monde séfarade (principalement d'Afrique du Nord) ont été happés par les yéchivots ashkénazes, ont adopté leur méthodes d'étude et parfois leurs coutumes. Ce qui n'a pas empêché une discrimination notoire: les étudiants séfarades, même les plus brillants, ne peuvent pas forcément étudier dans les plus grandes yéchivot, un séfarade dans le monde Harédi ne peut pas épouser une femme ashkénaze (à moins qu'elle ne soit aveugle, sourde et pauvre), etc, etc... Cet état de fait est bien décrit dans cet article par le Rav Elie Kling.

Un brin paternalistes donc (voire racistes), les grands dirigeants ashkénazes ont toujours considéré qu'il n'était pas encore venu le temps où un séfarade pouvait accéder à des fonctions de leadership au sein du monde religieux. C'est d'ailleurs suite à une phrase malheureuse du Rav Shakh, que le parti Shass décida de ne plus rester sous la coupe des leaders ashkénazes et de prendre son envol de façon autonome dans le paysage politique israélien.

Et ce principalement grâce au Rav Ovadia Yossef. Né en Irak, d'un famille pauvre et pas spécialement reconnue, le Rav Ovadia Yossef n'avait pas les signes extérieurs permettant d'imaginer faire une carrière rabbinique de grande envergure en Israël: séfarade, sans Yikhouss (appartenance à une lignée prestigieuse), et de condition modeste.

Arrivé à l'âge de 4 ans en Israël, il fut pourtant invité à l'âge de 22 ans en Egypte pour prendre la tête du tribunal rabbinique du Caire. En 1968, il fut nommé Grand-Rabbin de Tel-Aviv pour finalement être élu Grand-Rabbin Séfarade d'Israël (Richon Letzion: le primat de Sion) en 1973.

La suprématie halakhique, gage de légitimité incontesté
Qu'est-ce qui distingue donc Rav Ovadia de ses contemporains ? Il dispose d'un atout majeur: c'est un génie de la Halakha. Selon tous les observateurs et les connaisseurs, sa maîtrise des textes halakhiques est absolument inégalée, y compris par les plus grands maîtres ashkénazes du XXème siècle. Or, la légitimité halakhique est absolument fondamentale pour quiconque veut avoir une influence sur le monde juif. Si un quelconque rabbin de communauté explique qu'il est possible d'utiliser une même machine pour laver alternativement le lait et la viande, il risque de se voir rapidement traiter de laxiste, de libéral ou de petit rigolo.

Lorsque c'est Rav Ovadia Yosef qui énonce une telle décision, l'impact est énorme. D'abord, cela a une répercussion sur la vie pratique de centaines de milliers de personnes. Ensuite, il est très compliqué, compte tenu de l'aura dont dispose le Rav Yossef en matière de halakha, de soutenir une opinion opposée.

Si le sujet de la machine à laver la vaisselle vous laisse froid (il ne devrait pas), il faut alors se souvenir que le Rav Ovadia a été à l'origine de plusieurs "Psak Din" (décisions halakhiques) qui ont eu un retentissement énorme en Israël:

- c'est en majeur partie grâce à lui que les immigrants éthiopiens ont été considérés comme Juifs d'un point de vue halakhique. Sans sa décision argumentée et fondée, il n'y aurait peut-être pas d'Ethiopiens en Israël aujourd'hui.

- Rav Ovadia Yosef s'est démené comme jamais pour résoudre le problème des femmes Agounot pendant la guerre de Kippour. Les Agounot sont ces femmes de soldats disparus pendant la guerre qui ne disposaient pas de moyens de divorcer juridiquement et donc de se remarier. Aujourd'hui encore, sur ce sujet épineux, Rav Ovadia Yosef est certainement le décisionnaire ultime auquel on adresse les cas les plus problématiques.

Nous développerons un billet spécifique sur le caractère novateur, voire révolutionnaire sous certains aspects, de la vision halakhique du Rav Ovadia Yossef.

L'autonomie du monde Séfarade en Israël
Mais nous devons d'abord comprendre en quoi son influence a atteint un niveau tel, qu'une personne aussi sensée qu'Ami Bouganim a pu me dire un jour avec conviction que la seule personne capable aujourd'hui de véritablement résoudre le conflit israélo-palestinien s'appellait Ovadia Yossef.

On l'a dit, pendant longtemps, les séfarades religieux ont suivi les décisions prises par les grands maître des Yéchivot lituaniennes, y compris sur le plan politique en votant pour Agoudat Israël (ou Deguel Hathora), le grand parti ultra-orthodoxe. Mais au milieu des années 80, le Rav Shakh, encourage les séfaradim et le Rav Ovadia Yossef à créer un parti spécifiquement séfarade: Shas. L'idée était d'élargir la base électorale orthodoxe pour mieux maîtriser un électorat parfois encore méfiant vis-a-vis du monde ashkénaze. La manoeuvre réussit au-delà de toute attente. En plus d'accueillir les votes des ultra-orthodoxes séfarades, Shas réussit le tour de force de s'attirer les votes des marocains traditionnalistes ou même peu religieux, beaucoup plus nombreux. Shas devient une force majeure de la vie politique israélienne et le Rav Ovadia Yossef, après plusieurs atermoiements, rompt définitivement avec le Rav Shakh pour devenir le leader incontesté de ce mouvement.

La fierté Séfarade était rétablie, ce à quoi ne manque pas de faire allusion le slogan de Shas: "lehahazir ateret leyoshna": redonner la gloire à sa couronne.

A partir du moment où Shas a pris son indépendance, le ressentiment du monde ashkénaze a été extrêmement violent. Du jour au lendemain, le nom de Rav Ovadia Yossef n'apparaissait plus dans les journaux ultra-orthodoxes ashkénazes. Pire, seul son prénom était cité 'Ovadia', sans tous les titres et les marques de respect qui sont accolés dans ces publications aux grands de la Thora. Traitement inimaginable pour un maître du rang d'Ovadia Yossef.

Marc Shapiro se souvient que lorsqu'il a lu ces attaques dans la presse haredi, cela lui a fait l'effet d'un moustique essayant de s'attaquer à un éléphant. La comparaison est pertinente: ces attaques n'ont absolument rien fait pour décrédibiliser le Rav, bien au contraire, elles lui ont donné un prestige supplémentaire: celui qui ose enfin se dresser devant l'hégémonie ashkénaze. Car Rav Ovadia Yossef a su également critiquer de façon construite la société ashkénaze: dans les introductions des volumes 1 et 3 de son oeuvre maîtresse (Yabia Omer), Ovadia Yossef remet en cause le système d'enseignement ashkénaze du fait de sa trop grande valence théorique qui ne permet pas de se concentrer sur l'étude des Aharonim (décisionnaires post-Choulkhan aroukh) et la halakha pratique. Il n'a pas hésité non plus à diminuer le rôle joué par le Hazon Ich dans la période récente. Le Hazon Ich ! Le fondateur de la ville de Bné-Brak, le Rav chez qui Ben Gourion s'est déplacé pour négocier le statu quoi, l'autorité icontestable du monde ashkénaze en Israël après la guerre ! Une icône !

Et voilà que Rav Ovadia Yossef se permet de remettre en cause son appellation de "Moré Horaa", expert en halakha, sous pretexte que le Hazon Ich n'avait jamais eu de responsabilité collective. Tempête en Israël que les deux biographies (non apologétiques rappelons-le car écrites par des journalistes) déjà existantes ont bien évidemment rappelé.

Bien entendu, sur le champ politique, le Rav Ovadia Yossef est connu pour sa position modérée concernant le conflit israélo-palestinien. Ou plutôt pour son "psak din" visant à expliquer que rendre des territoires était permis pour parvenir à une véritable paix. Il ne s'est pas fait que des amis, cette fois-ci du côté des Sionistes religieux qui pourtant dans une grande majorité suivent ses autres décisions halakhiques. Mais contre vents et marées, il a cassé certaines barrières en entrant volontairement dans un gouvernement travailliste où figurait le Meretz, le parti laïque anti-religieux. Ou en refusant de participer au gouvernement d'Ariel Sharon. Ou encore en affichant sa proximité et même son amitié avec Shimon Peres.

Bref, sans rentrer dans son système halakhique qui recèle de nombreuses surprises et pépites, il s'avère que le Rav Ovadia Yossef est un véritable leader au sens où il réussit à inspirer les gens et à rassembler bien au-delà de sa famille proche.

Sa proximité avec les masses est également un facteur important de son succès. Marc Shapiro se souvient avoir assisté à une des ses conférences de Motsaé Chabbat avec un réel plaisir: ce mélange de Thora, d'anecdotes et d'humour a un vrai impact sur l'homme de la rue. Vous me direz que des rabbins qui blaguent et qui s'entendent bien avec le peuple sont légions. Certes, mais aucun n'a l'envergure académique d'un Ovadia Yossef, peut-être le plus grand décisionnaire depuis le Choulkhan Aroukh.


Dans le monde occidental, Ovadia Yossef est plus connu pour ses "gaffes" ou ses déclarations intempestives comme lorsqu'il appela Yossi Sarid (un des leaders du parti Meretz) "Aman" ou "Satan". Marc Shapiro semble mettre ces écarts sur l'ambiance surchauffé de ces conférences du Samedi soir et sur la grande proximité du Rav Ovadia Yossef avec les masses lors de ces déclarations. Pour lui, ces petites phrases seront passées aux oubliette de l'histoire, un peu comme on a oublié aujourd'hui "le bruit et l'odeur" de Jacques Chirac pour ne retenir que sa stature d'homme d'Etat...

Le Rav Ovadia Yossef a donc transformé profondément la sociologie de l'Etat d'Israël, dispose d'un pouvoir politique très important et a opéré une véritable révolution dans le monde halakhique que nous aborderons dans un prochain billet.

C'est tout ça qu'il faut avoir en tête pour mieux comprendre l'action du Rav Ovadia Yossef. Et au-delà, mieux comprendre l'évolution du monde juif en diaspora et en Israël.

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 23:05
Abbas : un Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale par Claire Dana Picard
jeudi 15 mai 2008 - 15:19

Une semaine après les festivités du Yom Haatsmaout, la Journée de l'Indépendance de l'Etat d'Israël, les Palestiniens ont marqué officiellement la Nakba, c'est-à-dire la "catastrophe" que constitue pour eux la création de l'Etat d'Israël. 

La sirène a retenti pour annoncer le début des cérémonies. Les Palestiniens, reproduisant parfaitement le geste des Israéliens, ont alors observé deux minutes de silence. De nombreux rassemblements ont eu lieu dans différents secteurs de Judée-Samarie et de Gaza.

Près de 400 Palestiniens, affiliés au Hamas, ont entamé à cette occasion une marche, en début d'après-midi, en direction du passage d'Erez dans le nord de la bande de Gaza. Ils comptaient franchir la barrière et semer des troubles sur place. Les soldats de Tsahal ont tiré en l'air pour éloigner les émeutiers qui se sont finalement dispersés.

La cérémonie centrale s'est déroulée à Ramallah sous la présidence du chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. S'exprimant devant les caméras de télévision, Abbas a déclaré que "la poursuite de l'occupation et de la Nakba n'apporteraient certainement pas la sécurité à Israël". Et d'ajouter :"Seule la fin de l'occupation permettra d'instaurer la sécurité, c'est ce qui a toujours été prouvé tout au long de l'histoire des conquêtes dans le monde".

Abbas a ensuite prétendu être "surpris" de voir qu'Israël "ne répondait pas aux appels de paix". "Après 60 ans, a-t-il encore affirmé, je répète une nouvelle fois que notre main est tendue vers la paix qui constitue pour nous un choix stratégique. Après 60 ans, le moment est venu pour le peuple palestinien de créer son Etat indépendant dont la capitale – et le cœur – doit être Jérusalem".

Abbas a encore indiqué que "les implantations détruisaient tout espoir de paix, et que toute construction dans ces localités, en particulier dans la région de Jérusalem et de E-1 (entre Maalé Adoumim et la capitale) devaient cesser afin de ne pas laisser passer l'occasion de conclure la paix".

Dans son discours, Abbas n'a pas oublié de rappeler que "tout accord devait inclure impérativement la question des "réfugiés". Et pour ne laisser planer aucun doute sur ses intentions, il a évoqué le souvenir de son prédécesseur, le chef terroriste Yasser Arafat, qui a "apporté sa large contribution au combat des Palestiniens".

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mordehai - dans Politique
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 22:54
Talansky témoignera par Yael Ancri
jeudi 15 mai 2008 - 20:06l

La Cour suprême a repoussé la requête du Premier ministre, Ehoud Olmert, qui souhaitait que soit émis un décret provisoire reportant la date du témoignage de l'homme d'affaires américain, Morris (Moshé) Talansky, qui doit avoir lieu dans dix jours.

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mordehai - dans Dépêche
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 17:08
Pharaon a voulu tuer les premiers nés juifs, Aman a visé plus haut en planifiant extermination de tous les juifs de Babylone, Hitler a presque réussi à épurer l'Europe de ses juifs, Ahmadinejad s'est fixé des objectifs beaucoup plus ambitieux.

 

Il est de coutume de penser que l'objectif d'Ahmadinejad est de rayer Israël de la carte. Erreur. Cette phrase souffre d'une grave erreur de traduction. Elle a été corrigée par John Mearsheimer et Stepen Walt, deux écrivaillons, qui sous prétexte de stigmatiser le Lobby juif qui mènerait l’Amérique à la baguette, soutiennent le régime de Téhéran, et s'associent à tous les Négationnistes qui considèrent, à l'instar de Le Pen, que la Shoah n'est qu'un détail de l'histoire.

Les deux énergumènes nous précisent, qu'en fait Ahmadinejad, ne fait que reprendre une phrase du pas-du-tout-regretté Ayatollah Khomeiny, qui nous dit en Farsi, que "ce régime doit disparaître de la page du temps". Ouf, on est rassurés, mais à la réflexion pas tellement.

Car disparaître de la page du temps signifie disparaître de l'Histoire de l'Humanité, disparaître de la mémoire des  peuples et disparaître du Livre et des livres. En fait, faire en sorte, comme si les juifs en général, et Israël en particulier,  n’avaient  jamais existé. Etablir une sorte d'amnésie collective, qui fera oublier jusqu'à leur souvenir. 

Khomeiny connaissait ses classiques, et semble t-il aussi la Torah. En effet quelle est la punition extrême pour un individu ? C'est de disparaître de la mémoire collective ou être effacé du Livre, ce qui revient au même. Il est écrit en effet "efface le souvenir (Zékhér) d'Amalék" et aussi "efface-moi du Livre que Tu as écrit". Cette deuxième phrase est prononcée par Moshé qui demande à D. de rayer son nom du Livre des Livres, s'Il ne pardonne pas aux Hébreux d'avoir construit le veau d'or.

Il ne suffit pas de combattre Amalék, le haïsseur suprême des hébreux, à chaque génération, l'objectif final doit être beaucoup plus ambitieux: effacer toute trace de son existence.

Or Khomeiny nous dit exactement la même chose en remplaçant Amalék par Israël. Effacer de la page du temps. La page renvoie sur le Livre, et le temps sur l'Histoire ; la combinaison des deux est la mémoire collective de l'humanité. Il ne soutient pas, comme le non-regretté-non-plus Cheikh Yacine, théoricien du Hamas, qu'il ne verrait pas d'un mauvais œil qu'Israël soit implanté....en Pologne, par exemple, ce qui suppose une simple épuration territoriale et non une épuration mémorielle.


Khomeiny va beaucoup plus loin que tous les illustres haïsseurs des Juifs. La preuve en est que son disciple Ahmadinejad, organise à Téhéran les assises de la Négation de la Shoah, dont le but essentiel est de tenter d'effacer la trace de l'Holocauste des Livres d'Histoire; première étape. La seconde devra certainement correspondre avec l'arrivée du Mahdi (le douzième Immam caché), le Messie tant attendu par les Chiites, qui, équipé de la bombe atomique, préparée par ses disciples, connaîtra certainement l'art et la manière d'effacer Israël, dans tous les sens du terme.

 

Il n'est pas innocent non plus qu'Ahamadinejad porte un nom aussi symbolique. Quelques explications: le nom de famille du jeune Mahmoud à sa naissance était Saboradjian. Son père le dota un an après sa naissance, lorsque toute la famille émigra à Téhéran, de son nom actuel; sachant que "nejad" signifie "race" et Ahmad est un des multiples prénoms du Prophète Mahomet. Le Patron de l'Iran actuel serait ainsi de la race du prophète ; sachant qu''il portait déjà son nom Mahmoud. Par ailleurs le mot Mahdi est aussi intégré dans Ah-madi-nejad. Il serait donc non seulement de la race de Mahomet mais aussi le messie en puissance.

Ces arguties sémantiques peuvent nous sembler sans intérêt, mais il n'est probablement pas de même pour les Perses qui ont évidemment intégré qu'Ahmadinejad se sentait investi d'une mission qui dépasse le simple cadre politique. Les avenues qu'il a tracé à Téhéran pour accueillir en grande pompe le Mahdi, lorsqu'il daignera venir, ne sont pas que de l'urbanisme, les restrictions d'essence imposées à ses compatriotes, dans un pays qui regorge de pétrole, ne sont pas neutres non plus. Ce Monsieur se sent investi d'une mission quasi divine. Et c'est pour cela qu'il est terriblement dangereux.

Le bon père Bush l'a compris depuis un bon moment. La question est : va t-il mettre à profit le peu de temps qui lui reste à la Maison Blanche pour "donner la punition" à L'Iran. Le moment en tout cas est bien choisi parce que son image étant ce qu'elle est, à savoir désastreuse, qu'est-ce qu'il risque à la ternir encore plus ? Par contre, une attaque, même partiellement réussie, contre cet Iran qui lui fait tant de misères en Irak, qui soutient et arme le Hamas et le Hezbollah, lui redorera sacrément le blason. Et puis, après lui, le déluge, c'est à dire un des trois candidats à la Maison Blanche, dont deux, sont assez d'accord pour ne pas croiser les bras face à l'Iran.

Alors, peut-être, que ce n'est pas le souvenir d'Israël qui sera effacé de la page du temps, mais bien celui d'Amalék.

 

Aujourd’hui je fête un grand événement : mon cent cinquantième article et un an d’existence de mon blog. Il faudrait que je fasse un SIOUM, comme on dit en hébreu. Mais je ne peux pas le faire tout seul, alors Lehaïm, à votre santé et à la vie !

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mordehai - dans Réflexions
14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 14:00
Un article drôle, caustique, en défense de la croissance de la population juive en Israël, y compris celle des orthodoxes au delà de la "ligne verte".

Croissance zéro de la population, Condi & les condoms

LENNY BEN-DAVID
, JERUSALEM POST                                         13 mai 2008

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©
 
Prenez votre plante d’intérieur favorite et faites quelque chose de stupide : mettez la au réfrigérateur. En l’espace de deux heures, elle aura irréversiblement crevé.
Comme les plantes, les communautés humaines et les familles croissent, se reproduisent et étendent leurs racines. A moins que quelqu’un ne fasse quelque chose de stupide et tente de les « geler ».

Le 2 mai, quatre ministres du « Quartette » - comprenant la secrétaire d’Etat des USA Condoleezza Rice et les représentants de la Russie, des Nations Unies et de l’Union Européenne – ont exprimé « leur profonde préoccupation face à la poursuite de l’activité d’implantation, et ont appelé Israël à geler cette activité, y compris la croissance naturelle ».

Rice et ses partenaires sont opposés à toute activité d’implantation, non pas seulement d’une caravane branlante au sommet d’une colline de Samarie battue par les vents. Ils sont opposés à la construction à Jérusalem du quartier de Har Homa, de nouveaux appartements dans la ville de Maaleh Adumim, ou de nouveaux logements dans la ville d’Efrat dans le Gush Etzion. Ils ne donnent aucune autorisation aux nouveaux quartiers de Jérusalem. Ils sont opposés à la construction dans les centres de population, malgré les assurances du Président Bush en date du 14 avril 2004, quand il écrivit : « A la lumière des nouvelles réalités de terrain, y compris les centres importants de population israélienne en place, il est irréaliste de s’attendre à ce que le résultat final des négociations sur le statut final sera un retour complet et total aux lignes d’armistice de 1949 [celles de 1967] ».

A quel point cet engagement de Bush est-il sérieux ? Le conseiller national à la sécurité Stephen J. Hadley a admis dans une présentation en janvier que la lettre de 2004 de Bush avait pour but d’aider le Premier Ministre Ariel Sharon à gagner l’approbation intérieure pour le retrait de Gaza. « Le Président s’en tient évidemment à cette lettre d’avril 2004, mais vous devez la considérer bien sûr, dans le contexte où elle fut émise » dit-il. Est-ce que le « contexte » de 2004 est différent du contexte de 2008 ?

Le Quartette a fait savoir clairement que la « croissance naturelle » de communautés juives est tabou. Cela signifie une croissance zéro de la population, ou même un croissance négative de la population. C’est un appel pour aucun nouvel appartement pour les familles qu s’agrandissent, et pour aucune construction de centres de santé, ni de jardins d’enfants ou d’écoles. Qu’est-ce que cela signifierait pour les Juifs ultra-orthodoxes dans l’essor des villes de la Rive Occidentale de Betar Illit et de Kiryat Sefer, où les enfants de moins de 17 ans constituent les deux tiers de la population ? Les communautés religieuses nationales à la « kippa tricotée » ne sont pas très loin derrière en matière de taille de la famille. Les politiciens du Shas (1) ne pourront jamais accepter un tel diktat.

Comment le Quartette envisage-t-il de stopper la croissance naturelle de ces communautés juives ? Par une police de la procréation ? Des campagnes défendant le contrôle des naissances ? « Désolés » répondront les Juifs religieux, « nous avons donné aux fours ». Dans leur cas, ZPG (2)  signifie « Croissance de la Population Sioniste ».

Il y a quelques années, une agence de publicité imprudente plaça des affiches de modèles habillés en bikini sur les stations de bus dans les quartiers ultra-orthodoxes. En quelques heures, les stations et les posters furent détruits. Quelques mois plus tard, un poster de campagne anti-SIDA était lancé avec la photo d’un condom. Chose incroyable, les posters des quartiers ultra-orthodoxes restèrent intacts. Pourquoi ? Probablement parce que les résidents n’avaient pas la moindre idée de ce qu’était ce produit. Ce sont des quartiers où les télévisions sont bannies, et où les activités tardives dans la nuit n’incluent pas de regarder Jay Leno (3).

Les grandes familles signifient des appartements plus grands. Des enfants mariés signifient une demande de logements à proximité. La communauté ultra-orthodoxes de Mea She’arim a reçu récemment la visite de l’ambassadeur des USA Richard Jones, qui a simplement démontré combien il était loin du compte avec son auditoire quand il exprima sa préoccupation « sur le lieu où des choses étaient bâties à Jérusalem… Parfois, les gens doivent partir dans un autre lieu. Ils ne peuvent pas toujours rester proches de leurs familles ». Est-ce qu’un ambassadeur américain ferait jamais une pareille déclaration dans une société arabe où traditionnellement les fils demeurent près de leurs pères et des leurs clans ?

C’est un fait incroyable et tragique que le gouvernement d’Israël ait vraiment approuvé la feuille de route du Quartette en 2003, avec ses restrictions sur les implantations et la croissance naturelle. Le gouvernement israélien, qui à l’époque comprenait plusieurs ministres de droite, exprima 14 « réserves », mais elles n’ont pas été conservées dans les pourparlers avec le gouvernement des USA ou les autres membres du Quartette. Et aucune de ces réserves n’incluaient l’opposition à la restriction sur la « croissance naturelle ».

Pour utiliser un terme rabbinique, la réserve est une gezera (un décret) que la  communauté ne peut supporter.

Alors, pourquoi les dirigeants d’Israël ont-ils accepté un tel décret ?

La réponse réside peut-être dans le fait que les chefs du gouvernement qui ont soutenu la feuille de route vivent essentiellement sur la plaine côtière, ont peu d’enfants, ou bien ont des enfants vivant sur la rive Occidentale de l’Hudson (4), la Rive Gauche de la Seine, une ferme offerte par le gouvernement dans le Negev (5), ou finalement une installation correctionnelle d’Etat (6).

Comparez ces dirigeants avec deux hommes de bien très chers à mon coeur qui sont décédés la semaine dernière. Joseph Black, mon beau-père, qui fit son aliya à 92 ans et vint dans notre foyer à Efrat. (Est-ce que cela représente une « croissance naturelle » ?). Quand il est mort à 97 ans, nous avons été réconfortés par ses six petits-enfants (nos enfants), et sept arrière-petits-enfants, tous vivant dans des foyers assez récents alentour. Notre voisin, Ernie Alexander, est mort à 85 ans alors que nous étions assis pour la shiva (7). Sa tribu compte quelques 60 enfants, petits-enfants et leur descendance. 

Pratiquement tous vivent en Israël, et la plupart vivent « au-delà de la ligne verte ». Ils prouvent que la croissance naturelle » est une force irrépressible et irrésistible.

L’auteur a travaillé comme chef de mission adjoint à l’ambassade d’Israël à Washington. Son blog est :
www.lennybendavid.com

Notes du traducteur :

(1)     Shas : Parti religieux, représenté à la Knesset et au gouvernement ;
(2)     ZPG : Zero Population Growth ; jeu de mots avec « Zionist Population Growth » ;
(3)     Jay Leno : Animateur de l’émission n°1 de la nuit en Amérique : « The Tonight Show » ;
(4)     Hudson River : fleuve qui arrose New York et marque la limite entre l’Etat de NY et celui du New Jersey ;
(5)     référence au « ranch » qu’Ariel Sharon possède dans le Negev ;
(6)     Allusion au sort qui attend Ehud Olmert quand l’enquête pour corruption à son encontre aura abouti ?
(7)     Les sept jours de deuil  après la disparition d’un proche, passés en prières et récitations de psaumes.
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mordehai - dans Politique
13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 08:05

Comment le Liban a été perdu

Caroline Glick , THE JERUSALEM POST                                          12 mai 2008

 

http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1209627067500&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

La réussite du renversement par le Hezbollah des forces pro-démocratiques au Liban, la semaine dernière, était éminemment prévisible. Mais cela ne rend pas moins tragique le renversement violent des forces de la liberté dans ce pays. Et le fait qu’on pouvait prédire le coup d’Etat du Hezbollah ne veut pas dire qu’il était inévitable.

Un grand nombre de forces ont dû tourner le dos aux forces démocratiques du Liban pour permettre le triomphe facile du Hezbollah. Un grand nombre d’acteurs ont dû détourner les yeux au réarmement du Hezbollah financé par l’Iran et la Syrie au cours des deux années passées. Un grand nombre d’acteurs ont dû ignorer et ainsi exacerber les faiblesses inhérentes du Mouvement du 14 Mars, et le gouvernement Siniora qu’il a produit. Un grand nombre de pays et d’organismes internationaux ont dû accepter la fiction que l’armée libanaise prend ses ordres auprès du gouvernement libanais élu.

Hélas, au cours des deux années écoulées, la plupart des gouvernements supposés pro-démocratiques, anti-iraniens, anti-syriens et anti-Hezbollah dans le monde ont détourné les yeux de toutes ces choses, et ont ainsi ouvert la voie à la prise du pays par le Hezbollah.

Il y a trois ans, soutenus pas les USA, le groupe fort de 1,5 millions de membres du Mouvement du 14 Mars réussit à faire honte à la Syrie et à retirer ses forces militaires du Liban, mettant fin ainsi à 18 ans d’occupation du pays. Mais depuis lundi dernier au matin, les chefs du Mouvement du 14 Mars étaient devenus effectivement prisonniers du Hezbollah. Saad Hariri et Walid Joumblatt, ainsi que le premier ministre Fouad Siniora, s’étaient publiquement soumis aux conditions humiliantes du Hezbollah pour un cessez-le-feu.

Joumblatt avait été la mouche du coche du Mouvement du 14 Mars, s’opposant à la transformation constante du Liban en un vassal irano-syrien par le Hezbollah. Dimanche dernier, il mit à nu l’impuissance du mouvement quand il supplia le chef du mouvement Hassan Nasrallah d’épargner ses partisans dans les Montagnes du Shouf. Parlant sous le blocus du Hezbollah depuis son domicile à Beyrouth, Joumblatt déclara au cours d’un entretien télévisé : « Sur LBC, je m’adresse à Saïd Hassan Nasrallah : si vous avez un problème personnel avec moi, ça va. Mais nous ne pouvons pas permettre des attaques sur la population d’Al Jebel (c.a.d. les villages druzes dans les montagnes autour de la capitale). Nous devons tous œuvrer à un cessez-le-feu avec l’armée, et laisser les questions personnelles de côté.

Joumblatt fit son plaidoyer pour la vie des membres de sa communauté après qu’il leur ait ordonné de déposer les armes, et de mettre leur confiance dans l’armée libanaise, dimanche dernier après-midi. Pourtant l’armée, sous le commandement du Général Michel Souleiman, a refusé de les protéger. Apparemment la campagne du Hezbollah contre les Druzes est malveillante. Car dimanche dernier, même le collaborateur druze du Hezbollah, Mir Talal Arslan a requis l’intervention de l’armée. Pour leur part, les partisans de Joumblatt dans les montagnes du Shouf menaient une défense désespérée de leurs villages et appelaient à une assistance mondiale. Jusqu’à présent, personne n’a répondu à leurs appels.

Evidemment, Joumblatt savait qu’il ne pouvait pas faire confiance à l’armée de Souleiman. S’il l’avait pu, il n’aurait pas imploré la merci de Nasrallah pour sa communauté. Et il avait raison, car depuis que le Hezbollah a commencé sa violente prise du Liban mercredi dernier, il l’a fait en pleine coopération avec l’armée libanaise. Quand les forces du Hezbollah ont lancé leurs attaques, mis le feu et détruit les bureaux du journal et de la station de TV « Future News » de Hariri, ils l’ont fait avec une escorte de l’armée. Les forces de Souleiman n’ont pas rouvert les installations des media pro-démocratiques de Hariri, après avoir ordonné aux forces du Hezbollah de quitter les rues de Beyrouth en fin de semaine. Elles n’ont pas fait face aux forces du Hezbollah à Tripoli ou à Tyr. Et maintenant, elles autorisent la destruction des Druzes.

Bien sûr, l’armée libanaise dominée par les Shiites a donné la victoire au Hezbollah dans le coup d’Etat, quand les généraux ont annoncé qu’ils n’appliqueraient pas les décisions anti-Hezbollah du gouvernement Siniora. L’armée a remis en place l’agent du Hezbollah limogé, le brigadier général  Wafiq Shuqeir, comme chef de la sécurité à l’aéroport international Hariri de Beyrouth. Elle s’est aussi inclinée devant le Hezbollah en annonçant qu’elle ne prendrait aucune mesure pour fermer le système de télécommunications indépendant du Hezbollah, dirigé par l’Iran et lié aux services de renseignement syriens.

La collaboration de Souleiman avec le Hezbollah n’est pas nouvelle. Elle a été révélée pendant la guerre de 2006 avec Israël. Les forces libanaises assistaient activement les forces du Hezbollah dans leur guerre contre Israël. Elles ont désigné les cibles israéliennes pour les escouades de missiles du Hezbollah. Elles ont collaboré dans l’attaque au missile contre le bateau de la marine israélienne ‘Hanit’. Elles ont payé des pensions aux familles de combattants du Hezbollah tués au cours de la guerre.

Depuis 2006, les forces militaires libanaises déployées le long de la frontière avec Israël, suivant la résolution 1701 du conseil de Sécurité de l’ONU, ont rapporté les mouvements de Tsahal au Hezbollah. Elles ont permis au Hezbollah de transférer des armes et de déployer des combattants dans les villages frontaliers d’Israël. Elles ont permis à l’Iran et à la Syrie de transférer des quantités massives d’armes au Hezbollah à travers le pays. Ces transferts d’armes ont permis de tripler l’arsenal de missiles du Hezbollah depuis les niveaux d’avant-guerre.

Puis aussi, il y a eu la campagne soi-disant réussie de Souleiman contre les forces syriennes soutenues par al Qaïda dans le camp de réfugiés de Nahar el Bared l’été dernier. Souleiman a permis de prolonger les combats pendant 33 jours plutôt que de prendre d’assaut le camp. Il a permis à la plupart des terroristes de ’Fatah al Islam’ affiliés à al Qaïda, soutenus par la Syrie, y compris leur commandant, Shaker al Abssi, de fuir en Syrie.

Avec cette histoire, il aurait dû être clair depuis longtemps à tous ceux qui étaient attentifs, que loin d’être une institution nationale servant le gouvernement démocratiquement élu du Liban, l’armée libanaise n’est rien qu’une autre milice ;  Et il aurait aussi dû être clair qu’en l’absence d’une armée loyale et subordonnée, le gouvernement Siniora était juste un peu au-dessus d’un groupe de pression.

Pourtant, beaucoup complotèrent à ignorer cette réalité. D’abord bien sûr, il y a Israël. Le gouvernement Olmert- Livni a soutenu la résolution 1701, et le déploiement prescrit de l’armée libanaise sur la frontière avec Israël, comme le couronnement de leur réussite à leur poste. Ils devaient maintenir la fiction que l’armée libanaise dominée par les Shiites s’opposait au contrôle du Hezbollah sur le Liban, de façon à préserver l’apparence que la résolution 1701 est un bon accord pour Israël.

De plus, le premier ministre Ehud Olmert et la ministre des affaires étrangères Tzipi Livni ont soutenu la fiction que les 15.000 membres des forces terrestres de la FINUL et son détachement naval sont vraiment déployés au Sud Liban pour défendre le gouvernement libanais, et empêcher le réarmement et le redéploiement du Hezbollah. Suite à ce fantasme, plutôt que de prendre une mesure efficace contre le Hezbollah pour empêcher la prise du Liban par laminage, Livni et Olmert se sont contentés d’émettre des plaintes à l’ONU concernant le réarmement massif du Hezbollah et le redéploiement le long de la frontière. De nouveau, se confronter vraiment à la réalité impliquerait de reconnaître leur propre incompétence.

Dès le début de la guerre il y deux ans, Olmert annonça avec raison qu’Israël tenait le gouvernement Siniora pour responsable de l’agression du Hezbollah. L’annonce d’Olmert était juste parce qu’à ce moment-là, le Hezbollah était membre à part entière du gouvernement Siniora, qui agissait effectivement comme le microphone du Hezbollah. Pourtant, les USA ne lui en faisaient pas reproche.

Dans les premiers jours de la guerre, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice exigea qu’Israël ne prenne aucune mesure contre le gouvernement Siniora dont elle prétendait – à tort – qu’il était un allié crédible des USA. Comme lourde conséquence de l’exigence de Rice, et du refus du gouvernement Olmert- Livni de cibler les camps d’entraînement et les bases logistiques du Hezbollah et du Hamas en Syrie, la stratégie du gouvernement Olmert- Livni contre le Hezbollah perdit sa rationalité. Dès lors, la défaite d’Israël n’était qu’une affaire de temps.

Après la guerre, les USA eurent l’opportunité de vraiment soutenir les forces démocratiques, anti irano-syriennes au Liban en aidant le gouvernement Siniora quand le Hezbollah quitta brutalement la coalition au pouvoir, et soutenu par l’Iran et la Syrie, tenta de prendre le contrôle du gouvernement par les assassinats et le terrorisme.

Les USA auraient pu agir contre la Syrie ou l’Iran. Mais au lieu de cela, ils cherchèrent le compromis avec l’Iran et la Syrie dans l’espoir qu’ils modèreraient leur soutien aux insurgés en Irak. L’apogée de cet abandon par les USA du Mouvement du 14 Mars, ce fut la décision de Rice d’inviter la Syrie à participer à sa conférence de la paix à Annapolis en novembre dernier.

Aussi bien l’acquiescement silencieux des USA et d’Israël à la prise du Liban par le Hezbollah complète leur acceptation de la prise de Gaza par l’Iran par le Hamas.

De nouveau, pour masquer l’échec de leur politique de signature de documents, en retirant Tsahal de Gaza et en expulsant 10.000 civils israéliens de leurs foyers de Gaza et du nord de la Samarie en 2005, le  gouvernement Olmert- Livni a refusé de prendre des mesures contre le régime du Hamas soutenu par l’Iran à Gaza. Là encore, exactement comme les USA ont protégé le Hezbollah pendant la guerre de 2006 en prenant le parti de Siniora, qui partageait alors le pouvoir avec le Hezbollah, de même aujourd’hui, les USA protègent le Hamas en prenant le parti du chef du Fatah, Mahmoud Abbas, qui a partagé le pouvoir avec le Hamas jusqu’à ce que celui-ci l’expulse l’été dernier, alors qu’il a cherché désespérément depuis lors à se réunifier avec le Hamas.    

Avec la visite du ministre du renseignement égyptien Omar Souleiman lundi en Israël, le gouvernement Olmert- Livni a démontré la profondeur de sa reconnaissance du régime du Hamas à Gaza. Souleiman est venu présenter au gouvernement l’accord de cessez-le-feu que l’Egypte a négocié avec le Hamas. L’accord interdira à Tsahal de renverser le vassal palestinien de l’Iran, et permettra au Hamas de garder son armée financée, entraînée et armée par l’Iran. Les attaques de roquettes Katyusha du Hamas lundi matin sur Ashkelon ont montré clairement où ce cessez-le-feu conduira.

Et pourtant, le  gouvernement Olmert- Livni y adhère. Et l’administration Bush le soutient.

Pendant sa visite festive en Israël cette semaine, on s’attend à ce que le Président George W. Bush célèbre l’alliance stratégique des USA avec l’Etat juif. C’est une grande tragédie que les stratégies que ces alliances ont promues dans les années récentes aient ouvert la voie de la disparition du Liban, et de l’encerclement d’Israël par des vassaux iraniens.   

La tragédie n’est que renforcée du fait que ce résultat était éminemment évitable.

caroline@carolineglick.com

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mordehai - dans Point de vue
13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 00:15

News: ISRAEL OLMERT - Selon le MAARIV, il est pratiquement certain que l’on se dirige vers des élections anticipées

Par IsraelValley Desk
Rubrique: Actualité
Publié le 12 mai 2008 à 20:12

la justice israélienne a partiellement levé l’interdiction de publier les détails concernant de la nouvelle enquête menée contre le Premier ministre Ehud Olmert. Selon des membres de l’appareil judiciaire, M. Olmert est soupçonné d’avoir reçu entre 1993 et 2002, alors qu’il était maire de Jérusalem puis ministre de l’Industrie, des centaines de milliers de dollars de Morris Talanski, un homme d’affaire et philanthrope juif américain, spécialiste dans la collecte de fonds pour associations et organisations.

Selon les éléments de l’enquête rendus publics hier, à chacune des rencontres entre les deux hommes, en Israël ou à l’étranger, Morris Talanski aurait confié à Ehud Olmert des enveloppes contenant quelques dizaines de milliers de dollars en liquide. L’assistante personnelle d’Ehud Olmert, Shula Zaken, aurait organisé ces rencontres et, dans plusieurs cas, participé elle- même aux transferts d’argent.

Les enquêteurs n’ont, pour l’heure, pas pu déterminer si Olmert a utilisé ces fonds à des fins personnelles ou autres, mais selon des sources judiciaires, il est soupçonné d’avoir fait un usage personnel de l’argent. Quoi qu’il en soit, souligne le journal, il est possible de condamner une personne pour corruption même si on ne sait pas à quelles fins l’argent a été utilisé.

Morris Talanski n’est lui, semble-t-il, pas soupçonné et on estime qu’il a agi en toute bonne foi pour soutenir l’action politique d’Ehud Olmert. Le journal note aussi que l’enquête dans cette affaire pourrait durer encore plusieurs mois.

Hier à 23h15, après la levée de l’interdiction de publier les éléments de cette affaire, Ehud Olmert a convoqué une conférence de presse au cours de laquelle il a reconnu que Morris Talanski l’avait aidé à lever des fonds pour ses campagnes à la mairie de Jérusalem, en 1993 et en 1998, et à la présidence du Likoud, en 1999 et en 2002. Selon le Premier ministre, il s’agit de levées de fonds légitimes dans le cadre de campagnes politiques. Il a déclaré n’avoir jamais reçu de pot-de-vin, ni pris un seul centime des fonds récoltés pour lui.

Le journal cite des responsables au sein de Kadima, le parti d’Ehud Olmert, selon lesquels « il est évident que le parti ne nommera pas Ehud Olmert comme son candidat au poste de Premier ministre lors des prochaines élections ». Pour ces responsables, « cette enquête peut détruire non seulement Ehud Olmert mais aussi le parti tout entier ». Aucun membre du parti n’a cependant fait de déclaration officielle. En revanche, plusieurs députés de droite ainsi qu’un député du parti travailliste ont appelé hier à la démission immédiate du Premier ministre, avant même la fin de l’enquête.

Commentaires :

Pour Nahum Barnéa, l’éditorialiste du Yediot Aharonot, il n’est pas certain que la carrière politique d’Ehud Olmert puisse survivre à l’enquête actuelle. Moins à cause de l’affaire Talansky elle-même, dont l’importance est bien moindre que ne laissaient présager les rumeurs, mais plus à cause de l’accumulation des enquêtes dans lesquelles il est impliqué, qui risquent de lui faire perdre définitivement la confiance des Israéliens.

En effet, le danger immédiat qui menace Olmert sur le plan politique ne vient pas de la coalition. En effet, ni le parti Shas ni le parti des retraités n’ont l’intention de quitter la coalition. Quant au président du parti travailliste, Ehud Barak, il préfère avoir à la tête du gouvernement un Ehud Olmert affaibli qu’une Tzipi Livni forte de sa popularité. Ce qui menace Ehud Olmert ce sont plutôt ses camarades du parti Kadima, dont trois veulent lui succéder. Or, il aura bien du mal à les faire taire s’il n’a plus aucun soutien de l’opinion publique, note Barnéa.

La différence entre cette nouvelle affaire et d’autres affaires de corruption qui l’ont précédé est qu’on est cette fois-ci en présence d’argent, en liquide, dans des enveloppes qu’Ehud Olmert, selon les soupçons, aurait reçu en mains propres et mis dans sa poche, écrit Sima Kadmon du Yediot Aharonot. Le Premier ministre comprend bien que dans ce cas de figure, sa technique habituelle, faite de langage juridique et de spins, d’attente et de reports, ne lui sera d’aucun secours et c’est pourquoi il a affirmé hier avec véhémence n’avoir rien pris pour ses besoins personnels.

Pour Shalom Yerushalmi, dans le Maariv, la bataille judiciaire et médiatique dans laquelle va s’engager Ehud Olmert est inutile : il est pratiquement certain que l’on se dirige vers des élections anticipées et dorénavant, Le Premier ministre est un « canard boîteux » qui fait honte au pays et au gouvernement.

Source: Revue de Presse - Ambassade de Fr.

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mordehai - dans Point de vue
12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 13:56
Israël a-t-il chassé les Arabes il y a 60 ans ? Par Mona Charen

Jewish World Review  9 mai 2008 / 4 Iyar 5768

Israël a-t-il chassé les Arabes il y a 60 ans?

Par Mona Charen

http://jewishworldreview.com/cols/charen050908.php3

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©


Soixante ans est joliment vieux pour un pays. Songez qu’au moment où les Etats-Unis avaient 60 ans (en comptant depuis la conclusion de la Guerre d’Indépendance en 1783), nous étions en 1843. Nous avions déjà eu 10 Présidents, nous avions presque quadruplé la dimension de la nation, et nous étions en voie de devenir une puissance mondiale. Et comme l’histoire de toutes les nations, notre naissance ne fut pas dénuée de pêchés et de crimes. Les Indiens payèrent un prix élevé pour notre expansion, de même les esclaves. Mais cela ne délégitime pas (en dépit des professeurs gémissant des collèges) la totalité de l’entreprise appelée les Etats Unis d’Amérique. En fait, notre capacité à reconnaître nos fautes est un aspect de notre honneur national.

Israël célèbre son 60ème anniversaire, mais c’est la seule nation dans le monde, dont la légitimité et le droit à l’existence continuent de prêter à débats. Israël, comme les Etats-Unis, veut être autocritique (parfois de façon excessive), mais un état d’esprit équilibré semble flotter sur un plan différent de la vitupération et de la diffamation dont Israël est accablé depuis tant de directions.

En 2001, la majorité des nations du monde s’est réunie en conférence sur le racisme en Afrique du Sud. Les Etats-Unis se sont retirés après qu’il soit devenu évident que la conférence sur le racisme était elle-même raciste. Les condamnations d’Israël ont dominé les présentations, et les prospectus disponibles à l’accueil représentaient des caricatures dignes du ‘Sturmer’* : Des juifs au nez crochus avec du sang palestinien sur leurs mains, entourés de sacs d’argent.

Ainsi, même maintenant, même après avoir triomphé de tant d’adversité au cours de ses 60 premières années trop pleines d’évènements, Israël n’est pas considéré comme un pays normal. La campagne de délégitimation lancée par ses ennemis a obtenu un immense succès en persuadant les gens ordinaires qu’Israël a été conçu dans le pêché. Ce pêché a été la dépossession des Palestiniens, les habitants légitimes du pays maintenant appelé Israël. Venant seulement après la prétention que l’Iran recherche la puissance nucléaire avec des objectifs pacifiques, voilà le plus sinistre des mensonges en circulation.

Il y a eu une population juive en Israël depuis les temps bibliques. Il y a eu des difficultés pour maintenir une présence juive importante à Jérusalem à travers les millénaires – il y a eu par exemple, beaucoup de dissensions avec les Romains autour de l’année 70. Mais Jérusalem a été une ville à majorité juive depuis les années 1860. En 1914, les Britanniques estimaient que la ville comprenait 45.000 Juifs sur une population totale de 65.000.

Quand l’ONU a fait la partition du Mandat britannique en un Etat juif et un Etat arabe en 1947, la partie juive comptait 538.000 Juifs et 397.000 Arabes.

Jérusalem, avec ses 100,000 Juifs, ne comptait pas, car l’ONU proposait d’en faire une cité internationale séparée de l’Etat juif. Comme Alan Dershowitz l’a souligné, ceux qui prétendent qu’Israël a été créé à partir d’une région à majorité arabe comptent les Arabes qui vivaient dans ce qu’on appelait alors le Transjordanie, ainsi que la rive Occidentale et Gaza.

Le plan de partition de l’ONU donna aux Arabe plus de terres arables qu’aux Juifs, et donna à l’Etat juif une douloureuse taille de guêpe gracile de 15 km de large. Néanmoins, les Juifs acceptèrent la partition. Les Arabes la rejetèrent et partirent en guerre pour extirper la présence juive.

Dans la guerre qui s’ensuivit, l’Egypte s’empara de Gaza, et la Jordanie prit la Rive Occidentale. Il n’eut pas de pourparlers pour céder ces territoires au peuple « palestinien » pour un nouvel Etat arabe. Ils étaient simplement appelés réfugiés arabes et, contrairement au nombre égal de réfugiés juifs qui fuirent vers Israël depuis des pays arabes, leurs frères arabes leur refusèrent la citoyenneté, les droits et les libertés. Ils furent abandonnés à s’envenimer dans des camps surveillés par l’ONU.

Les Juifs s’enfuirent des nations arabes à cause des persécutions. Pourquoi les Arabes se sont-ils enfuis du nouvel Etat juif ? (A noter que beaucoup restèrent et devinrent citoyens d’Israël).

Ecrivant dans le numéro le plus récent de ‘Commentary’, Efraim Karsh* passe en revue certaines des nouvelles preuves découvertes sur les évènements de 1948. Non seulement les Juifs n’ont pas chassé les Arabes de leurs foyers, mais ils firent beaucoup de vains efforts pour les persuader de rester. Les 6.000 Arabes de Tibériade, exemple typique, furent obligés de partir par leurs propres chefs, contre les objections énergiques des chefs juifs.

Il se peut que les Arabes locaux aient incité leur population à fuir pour leur épargner la déroute génocidaire qu’ils attendaient pour les Juifs. Fawzi Qawuqji, un chef de ‘l’Armée de Libération Arabe’, jura de « mener tous les Juifs dans la mer ». Après avoir essayé et échoué à plusieurs reprises d’annihiler les Juifs (un idéal auquel les Palestiniens doivent toujours renoncer), ils ont œuvré puissamment à discréditer l’Etat d’Israël : en cela, il faut y penser avec tristesse, ils ont eu un immense succès.

 

Note du Traducteur :

* Sturmer : journal de propagande nazie, publié depuis l’arrivée de Hitler au pouvoir, célèbre pour son antisémitisme débridé et ses caricatures antijuives d’une violence inouïe.
Note de l'Administrateur : Lire également la Nakba des losers  Par Sami El Soudi  © Metula News Agency  
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