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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 08:45

   Ô Jérusalem ! 
      01/06/2008


Freddy Eytan  |  pour JCPA

Au moment ou nous célébrons la réunification de Jérusalem, des questions se posent dans le monde arabe et dans les capitales occidentales sur l'avenir de la capitale légitime de l'État d'Israël et du peuple juif. C'est l'enjeu même du conflit et la pierre d'achoppement décisive des négociations de paix. Nous devons donc être préparés dés à présent pour la bataille diplomatique et nous montrer à la fois réalistes et pragmatiques et se doter de nerfs d'acier.
Ainsi est-il utile de se justifier chaque fois sur notre attachement à Jérusalem et sur le fait qu'elle est la seule capitale des Juifs. Inutile aussi de battre sans cesse le rappel de la Bible et du célèbre chant des exilés de Babylone(Psaume 137); d'expliquer toujours que depuis 3000 ans, nos ancêtres ont vu partir de la ville, Assyriens, Babyloniens, Romains, Croisés, Turcs, Britanniques et Jordaniens…Que chaque jour, nous nous prosternions devant le mur des Lamentations, et que nous  prions trois fois quotidiennement pour la rédemption et la reconstruction du Temple.
Que les Musulmans ont déjà la Mecque et que jamais une ville sainte n'a été choisie par eux comme capitale. Que les Chrétiens ont déjà Rome et Constantinople…
Tous ces arguments traduisent la réalité, mais malheureusement de puissants pays tels que les Etats-Unis, la France, la Russie, le Canada ou la Grande Bretagne protestent depuis 1967 jusqu' à ce jour que nous exercions notre souveraineté sur la ville sainte. Depuis la création de l'État d'Israël en 1948, ces pays s'abstiennent d'ouvrir une ambassade à Jérusalem. Pourquoi dans le contexte actuel ni le président Bush et ni le président Sarkozy n'ont-ils pas fait ce geste en effaçant ce honteux" Corpus separatum" et en déplaçant leurs ambassades à Jérusalem? Qui donc accueille les chefs d'État à Jérusalem, sinon leur ambassadeurs venus tous de Tel-Aviv? Les  lettres de créances ne sont-elles pas toujours remises à Jérusalem au président de l'État d'Israël! Quelle tragi-comédie et quel double jeu de la part de chancelleries amies? Jusqu'à quand va-t-on accepter la politique de l'autruche?
La paix avec l'Égypte et la Jordanie, les pourparlers en cours avec les Palestiniens et les relations diplomatiques avec le Saint-Siège auraient dû amplement suffire pour que les pays occidentaux "ces amis fidèles' d'Israël s'installent officiellement dans la capitale israélienne? Combien de concessions faudra t-il encore faire?   
Les chancelleries occidentales et l'Autorité Palestinienne doivent se faire une raison: de même que Berlin-Ouest n'était pas la capitale de la République fédérale allemande, il n'y aura pas deux capitales qui porteront le nom de Jérusalem.
Il existe une soixantaine de solutions envisageables sur la question de Jérusalem. En dépit des problèmes sécuritaires, nous pouvons nous réjouir d'un constat éloquent et positif de la politique israélienne: depuis 1967 les Palestiniens vivant dans la vieille ville circulent en toute liberté et ont choisi de bon gré la citoyenneté israélienne; Ils reçoivent comme tous les Israéliens des allocations familiales et ils bénéficient de soins médicaux les plus sophistiqués. Ils sont présents avec leurs enfants dans les quartiers modernes de Jérusalem-ouest, dans les jardins publics et les espaces de jeux ainsi que dans les centres commerciaux.  C'est un début de tolérance exemplaire et de tolérance unique dans un environnement hostile. Enfin, les Lieux saints demeurent ouverts et libres  pour toutes les religions et toutes les communautés.
Face aux appels au Jihad et les menaces de l'Iran et des extrémistes de tous bords, nous devrions demeurer vigilants et pragmatiques sur l'avenir de Jérusalem, sinon la poudrière religieuse explosera et nous risquerons alors de nous lamenter sur la destruction du Troisième temple, ô Jérusalem!


http://www.jcpa-lecape.org/ViewBlog.aspx?ArticleId=11

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mordehai - dans Politique
23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 17:36

Permanence de la présence juive en Terre d’Israël malgré la dispersion

Une croyance populaire solidement enracinée veut que toute forme de présence juive en Terre d’Israël avec la destruction du second temple de Jérusalem en l’an 70 de l’ère chrétienne, pour ne réapparaître que dix-huit siècles plus tard. Ce mythe connaît actuellement une singulière fortune. Or, la continuité et la permanence de la vie juive sur le territoire ancestral des Hébreux apparaissent, au contraire, comme l’une des données fondamentales de l’histoire de l’Orient méditerranéen. Elles légitiment d’une façon décisive les revendications des sionistes sur un pays qu’une fraction du peuple juif n’a jamais quitté et que l’ensemble de ce peuple a toujours considéré comme sien, de l’anéantissement du second Etat hébreu à la Déclaration Balfour, en passant par les conquêtes arabes, les Croisades et les longues époques de domination mameluk et turque.

1. De la construction du Second Temple à la première croisade (70-1099).

L’artisan de la survivance des communautés juives en Terre d’Israël fut le rabbin Yohanan Ben Zakkaï, qui, pendant le siège de Jérusalem en l’an 69, réussit à quitter la ville, caché dans un cercueil. Il obtint peu après du commandant en chef romain, Vespasien, à qui il avait prédit une destinée impériale, de pouvoir ouvrir à Yavné un centre d’études des écritures sacrées. Mais loin de s’en tenir là, il accomplit l’action décisive que fut la constitution d’un nouveau Sanhédrin, chargé de promulguer les lois et de veiller à leur application. Le président de cet organe fut reconnu par les Romains comme nassi ou chef du peuple juif. Sous son impulsion commença une œuvre importante d’adaptation des lois à la situation nouvelle. Vaincue à Jérusalem, la résistance juive poursuivit sa lutte avec vigueur dans l’arrière-pays. Elle ne prit fin qu’une soixantaine d’années plus tard, avec la chute en 135 de la dernière citadelle hébraïque, Massada.

Plus d’un demi-million de soldats juifs périrent et 985 villages furent détruits au cours de cette révolte, la plus longue et la plus âpre à laquelle l’Empire romain ait eu à faire face. Après sa victoire, Rome entreprit d’effacer toute trace d’identité juive en Terre d’Israël. Elle débaptisa même celle-ci et l’affubla du nom de Falastina - Palestine - tandis que Jérusalem, complètement rasée, se vit appeler Aelia Capitolina. Mais les changements de noms géographiques furent tout aussi impuissants que les massacres à empêcher la survie de communautés israélites dans le pays. Bannie de la Judée, la vie juive se concentra désormais au nord, en Galilée, où affluèrent de nombreux réfugiés et des esclaves rachetés. C’est là que naquirent au IIIe et Ive siècles quelques-unes des créations les plus importantes de la pensée juive : rédaction du Talmud et achèvement de la Mishna. En 351, les Juifs se révoltèrent à nouveau et en 614, ils réussirent même à se rendre brièvement maîtres de Jérusalem. Mais une nouvelle force était en marche : l’Islam. En 632, les envahisseurs arabes s’emparèrent du pays et dès 640, la Palestine faisait partie de l’Empire arabe en formation. La domination arabo-islamique va durer quatre cent cinquante ans. Les populations arabes nouvellement arrivées dans le pays dépouillent les Juifs des terres auxquels ces derniers s’étaient accrochés pendant vingt générations depuis la fin de l’Etat hébreu.

2. Du royaume des Croisés à la conquête turque (1100-1516).

Les Croisés arrivèrent à leur tour en terre sainte dans les dernières années du Xie siècle. A cette époque, un millénaire après la destruction de l’Etat du Second Temple, il y avait des communautés juives à Jérusalem, Tibériade, Ramleh, Ashkelon, Césarée et Gaza. Le célèbre géographe arabe Moukadassi en a laissé une description pittoresque, qui met l’accent sur la fécondité de leurs activités agricoles, artisanales et culturelles. Ce furent sans doute celles-ci qui leur permirent de survivre à la terrible épreuve que fut pour elles la Croisade. Après la défaite des Croisés au milieu du XIIIe siècle, le pays fut submergé par les hordes kharezmiennes et mongoles qui détruisirent tout sur leur passage et exterminèrent une bonne partie de la population. La victoire des Mameluks (musulmans turco-tartares) sur les Mongols sauva in extremis les Juifs de l’anéantissement total. Les nouveaux maîtres de la Terre d’Israël vont imposer leur domination pendant deux siècles et demi (1260-1516). Dès 1627, la communauté juive de Jérusalem fut reconstituée sous l’impulsion de l’érudit Moïse Ben Nahman (Nachmanide, le « RaMbaN »). Elle vivra de façon continue dans la vieille ville jusqu’à son expulsion, temporaire, par les troupes de la Légion arabe sous commandement britannique… en 1948 !

3. De la souveraineté ottomane à la Déclaration Balfour (1517-1917).

Les Ottomans, qui se rendirent complètement maîtres du pays en 1517, y trouvèrent une trentaine de villes et de villages juifs. Les principales agglomérations sont Haïfa, Sichem, Hébron, Ramleh, Gaza, Jérusalem et Safed. Cette dernière cité connut sous les nouveaux occupants un âge d’or culturel qui rejaillit sur toute la région et imprégna la vie spirituelle de l’ensemble du monde juif. Joseph Caro y assura la compilation du Shoul’han Arouh, code de législation rituelle hébraïque qui guide, de nos jours encore, le comportement des Juifs orthodoxes. La première imprimerie du Proche-Orient s’y installa en 1577. A la fin du XVIe siècle, 20 000 à 30 000 Juifs y vivaient.

Mais les Ottomans, assez tolérants au départ, se montrèrent beaucoup moins accommodants dès que commença le déclin de leur puissance impériale au début du XVIIe siècle. A partir de là, les Juifs vécurent dans des conditions si misérables que vers 1625 deux pèlerins chrétiens, Johann Van Egmont et John Haydman, notaient qu’ »ils paient jusqu’à l’air qu’ils respirent ». Un demi-siècle plus tard, le père jésuite Naud, qui visitait la Palestine, remarqua : « L’amour des Juifs pour la Terre Sainte, qu’ils ont perdue par leur trahison (du Christ), est incroyable. Nombre d’entre eux sont venus d’Europe pour y trouver un peu de réconfort, bien que le joug y soit pesant ». Lorsque les conditions politiques et économiques ne permettaient plus aux communautés israélites de survivre, les Juifs de l’étranger mettaient tout en œuvre pour assurer leur subsistance, notamment en acquittant à cette fin un impôt spécial, la halouka. Une preuve encore plus éclatante du lien charnel les unissant à la Terre d’Israël fut fournie par les formidables espoirs que soulevait à intervalles presque réguliers l’apparition de prétendus Messise, qui de Sabbataï Tsevi au XVIIe siècle à Sébastien Frank au XVIIIe siècle, invitèrent leurs coreligionnaires à regagner leur terre ancestrale.

Ce lien, Napoléon Bonaparte fut le premier homme d’Etat occidental à en tirer les conséquences. Lors de sa campagne de Syrie de 1799, il invita les Juifs, « cette nation unique que pendant des milliers d’années la tyrannie avait dépouillé de ses terres ancestrales, mais non pas de son existence ni de son nom »… à « se rallier sous ses drapeaux pour restaurer l’antique Jérusalem ».

A ce moment déjà, les Juifs constituaient le seul élément sédentaire homogène et formaient la majorité de la population de Jérusalem et de quelques autres agglomérations du pays. Chateaubriand, qui visita la Terre sainte sept ans plus tard, en a d’ailleurs porté témoignage : « quand on voit les Juifs dispersés sur la terre, selon la parole de dieu, on est surpris sans doute ; mais pour être frappé d’un étonnement surnaturel, il faut les retrouver à Jérusalem, il faut voir ces légitimes maîtres de la Judée esclaves et étrangers dans leur pays : il faut les voir attendant sous toutes les oppressions un roi qui doit les délivrer ».

Cette prépondérance de la population juive urbaine, déjà évidente plus de cent ans avant la Déclaration Balfour, n’a cessé de s’accentuer au long du XIXe siècle.Même Karl Marx, si hostile à tout ce qui touche au judaïsme, admit ce fait, lorsqu’il releva en 1854 : « La population sédentaire de Jérusalem compte 15 500 âmes, dont 4 000 Musulmans et 8 000 Juifs. Les Musulmans forment le quart de la population totale et comprennent des turcs, des Arabes et des Maures.

Ils sont, bien entendu, les maîtres à tous égards ». C’est encore ce que confirment l’Almanach de Jérusalem de 1868, puis les premiers recensements établis par les autorités ottomanes : 25 000 Juifs sur 39 000 habitants à Jérusalem en 1889, 28 000 sur 45 000 en 1896, 45 000 sur 70 000 en 1913. A partir de 1881, la population juive du pays, essentiellement urbaine jusque-là, s’accrut des premières vagues de pionniers venus d’Europe de l’Est pour redonner vie aux campagnes. Mais les persécutions turques au cours de la Première Guerre mondiale la réduisirent de moitié en moins de quatre ans.

4. La Déclaration Balfour.

Le 2 novembre 1917, le ministre britanniques des Affaires étrangères, Arthur James Balfour, adressait à Walter de Rothschild la lettre qui allait devenir l’un des documents les plus discutés du XXe siècle : « Le gouvernement de Sa majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un Foyer national pour le peuple Juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays. » Les origines et le sens de la Déclaration Balfour ont donné lieu à des controverses d’autant plus passionnées qu’il a été fait grief à ce document de contredire un engagement contracté peu auparavant envers les Arabes du Proche-Orient.

a) Le recul du temps n’a pas dissipé le mystère qui enveloppe les origines de la Déclaration Balfour. Celle-ci a été, en effet, rendue publique, à un moment où elle ne pouvait plus s’expliquer par le désir des Anglais de se concilier l’appui du judaïsme américain contre les Empires centraux. La chute, quelques mois plus tôt, du tsarisme, a supprimé la cause essentielle des réticences des Juifs d’outre-Atlantique à l’égard d’une coalition qui englobait la Russie, terre d’élection des pogroms.

De surcroît, l’engagement des Etats-Unis dans la guerre mondiale était devenu irréversible et les Israélites américains soutenaient leur gouvernement avec la même ardeur patriotique que l’ensemble de leurs concitoyens. Il semble également que, contrairement à l’affirmation du Premier Ministre anglais Lloyd George, dans ses Mémoires de guerre, la promesse de Londres ne fût nullement une sorte de récompense octroyée au dirigeant sioniste Haïm Weizmann. Celui-ci avait, certes, rendu un inappréciable service à la cause des Alliés en mettant au point un nouveau procédé de fabrication des explosifs qui substituait les moisissures de maïs à l’alcool de bois, lequel ne pouvait plus être importé des pays nordiques par suite de l’activité des sous-marins allemands.

Mais l’illustre savant fut le premier à convenir, avec une belle modestie, que son rôle n’avait pas été aussi miraculeux : « L’histoire, remarqua-t-il à ce propos, ne se fait pas avec une lampe magique d’Aladin ». Toutefois, si sa découverte ne saurait, à elle seule, rendre compte de la Déclaration Balfour, elle contribua néanmoins à ouvrir aux sionistes les portes des principaux dirigeants britanniques, déjà favorablement impressionnés par la constitution, sous l’égide de Vladimir Jabotinsky et de Joseph Trumpeldor, de la Légion juive qui combattit aux côtés des Alliés sur le front d’Orient. En effet, ils avaient compris qu’il était nécessaire que le sang juif coule contre les Ottomans, pour avoir plus tard un droit sur la Terre d’Israël. A défaut d’une explication rationnelle, la Déclaration du 2 novembre 1917 peut se comprendre par la personnalité de son auteur. Pour Arthur Balfour, aristocrate écossais nourri dès l’enfance de la lecture de la Bible, la Palestine appartient légitimement au peuple juif. Le rétablir dans sa patrie historique est donc un acte de justice, mais aussi un geste d’humanité auquel les nations européennes sont moralement obligées du fait des persécutions séculaires auxquelles elles l'ont soumis.

b) La signification de la Déclaration Balfour peut être plus aisément précisée que ses origines.Certains interprètes de ce texte ont voulu voir dans l’emploi des mots « Foyer national », inconnus jusqu’alors en droit international, la preuve de la volonté du gouvernement britannique de ne pas promettre un Etat aux sionistes, mais seulement de leur garantir une autonomie culturelle en Palestine. Il ne fait pourtant plus aucun doute aujourd’hui que la Déclaration de 1917 entendait satisfaire pleinement la revendication étatique du mouvement national juif. En se référant à un « Foyer national », elle ne faisait, d’ailleurs, que reprendre l’expression même dont avait usé Théodore Herzl dans le programme de Bâle, charte constitutive du sionisme. Les incertitudes qui pouvaient encore subsister à ce sujet furent dissipés par la publication des minutes de la conférence du 22 juillet 1921, au cours de laquelle le Premier Ministre Lloyd George et le ministre des Affaires étrangères Balfour affirmèrent à Haïm Weizmann que le cabinet de Londres avait effectivement entendu se prononcer en faveur de la constitution d’un futur Etat juif.

c) Mais la création de ce dernier n’était-elle pas en contradiction flagrante avec les promesses faites par les mêmes autorités britanniques aux Arabes du Proche-Orient ? En vertu des accords Mac Mahon-Hussein de 1915, les Anglais s’étaient, en effet, engagés à constituer, après les hostilités, un grand royaume arabe dont le souverain serait le chérif de La Mecque, Hussein. Celui-ci se verrait ainsi récompenser du rôle qu’il avait joué dans le déclenchement de la « révolte » de la péninsule arabique contre les Turcs. En fait, cette « révolte » ne disposa jamais de plus de quelques centaines de combattants à la fois et son rôle militaire, limité à quelques opérations de razzia, fut inexistant.

Elle ne dut de passer à la postérité qu’à l’imagination de Lawrence d’Arabie, l’un des plus habiles mystificateurs du XXe siècle. L’engagement juridique contracté par la Grande-Bretagne envers le chérif Hussein allait, assez curieusement, servir par la suite de fondement à la revendication arabe sur la Palestine. Or, celle-ci était indubitablement exclue du territoire assigné au futur royaume arabe, ainsi que l’admit expressément le fils du chérif Hussein, l’émir Fayçal, reconnu par les grandes puissances comme le représentant des Arabes du Proche-Orient à la Conférence de la Paix de Versailles en 1919. Le 3 janvier 1919, l’organisation sioniste, Haïm Weizmann, un accord aux termes duquel le royaume arabe, prévu par les accords Hussein-Mac Mahon, reconnaissait la Palestine en tant qu’Etat juif. L’article 4 de cet accord stipulait : « Toutes les mesures nécessaires seront prises pour engager et stimuler l’immigration des Juifs en Palestine sur une meilleure mise en valeur du sol et par une culture intensive ».

Deux mois plus tard, Fayçal écrivait au dirigeant sioniste américain Félix Frankfurter : « Notre délégation à Paris est parfaitement au courant des propositions que l’Organisation sioniste a soumises hier à la Conférence de la Paix et elle les considère comme tout à fait modérées et bien fondées ». Or, ces propositions incluaient dans les territoires dévolus à l’Etat juif, non seulement la Judée Samarie (ou Cisjordanie), mais une partie (20 000 km2) de la Jordanie actuelle. »

http://www.jerusalemplus.com/551-SIONISME-Permanencedelapresencejuive.php

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mordehai - dans Histoire
22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 23:22
par Claire Dana Picard
jeudi 22 mai 2008 - 15:38

 

Doit-on s'inquiéter des contacts entre le gouvernement israélien et les autorités syriennes ? Pour les résidents du Golan, il ne fait aucun doute que ces démarches sont préoccupantes. Leurs dirigeants ont donc décidé de convoquer mercredi soir tous les chefs des localités de la région pour débattre d'urgence de la question. Ils ont rappelé, bien entendu, que le Premier ministre Ehoud Olmert, était prêt à céder tout le plateau du Golan en échange d'un accord de paix avec la Syrie.

Le chef du conseil régional du Golan, Eli Malka, a déclaré au cours de la réunion : "Nous ne permettrons pas au Premier ministre, qui agit pour des raisons externes, de céder une partie du pays à l'Axe du Mal et de mettre en danger l'existence de l'Etat d'Israël". Il a ajouté: "Olmert agit à l'encontre de l'intérêt national et contre la volonté du peuple. Il nous met en danger et n'est donc pas digne de nous gouverner". Toutes les personnalités présentes ont lancé un appel aux "forces politiques et publiques" du pays, leur demandant de s'unir pour œuvrer en faveur du Golan.

Quant à l'opinion publique, il suffit de consulter les sondages pour constater qu'une large majorité refuse catégoriquement la moindre concession territoriale dans cette région d'Israël.

En effet, d'après un sondage réalisé par l'institut Maagar HaMohot, dirigé par le professeur Itshak Katz, il s'avère que 70 % des personnes interrogées estiment qu'il ne faut pas accepter de retrait, même en échange d'un traité de paix avec Damas. Seules 22 % ont déclaré qu'elles accepteraient de céder le Golan dans le cadre d'un accord global.

Par ailleurs, 57 % des Israéliens pensent que le moment choisi pour ces pourparlers n'est pas fortuit et qu'il est lié à l'enquête menée à l'heure actuelle contre le Premier ministre. Seul un tiers du public affirme qu'il n'existe aucun rapport entre les deux.

Le quotidien Haaretz rapporte un autre résultat intéressant du sondage qui a été réalisé par l'institut Maagar HaMohot: en effet, pour 65 % des Israéliens, il ne serait pas question d'accepter la division de Jérusalem pour un accord de paix avec le monde arabe. Il s'avère également que 68 % de la population israélienne ne veut pas changer le statut actuel (ce qu'Haaretz appelle "radicalisation des positions"), c'est-à-dire qu'elle souhaite maintenir la souveraineté israélienne sur la Judée-Samarie et sur le Golan.

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mordehai - dans Politique
22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 11:48

 Le testament de George W. Bush

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mordehai - dans Réflexions
22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 00:41
par Shraga Blum
mercredi 21 mai 2008

L
e Premier ministre ne pouvait pas ignorer que la déclaration de ce midi allait déclencher une avalanche de réactions, tant sur le principe même de ces contacts, que sur le moment choisi pour rendre la chose publique. Et si dans l'entourage d'Ehoud Olmert, on s'évertue à dire que ce n'est que maintenant que la publication a été possible, dans la Knesset, on ne manque pas de faire le lien entre cette annonce et l'enquête contre Olmert qui entre dans une phase très délicate pour lui. Et les critiques dépassent les limites de l'opposition parlementaire.

 

Les chefs des partis Likoud, Israël Beiteinou et Ihoud Leoumi - Mafdal exigent un débat d'urgence à la Knesset encore ce mercredi. Nissan Slomiansky (Ihoud Leoumi-Mafdal) a repris le fameux slogan utilisé il y a trois ans pour Ariel Sharon, avant la Hitnatkout: "L'étendue des concessions sera fonction de celle des enquêtes pénales." Le Président de la formation, Zevouloun Orlev, a lui aussi liés les deux affaires: "Olmert tente de sauver sa peau à tout prix, et maintenant au prix du Golan. Les Américains et les Syriens doivent savoir que ce Premier ministre n'a plus aucune légitimité morale à gouverner le pays et surtout pas à s'engager à céder des parties d'Eretz Israël. Chaque accord qu'il signerait serait comme une inscription sur de la glace, et ne serait pas accepté par la Knesset!"

Effi Eitam, habitant lui-même le Plateau, estime "qu'un vent de folie s'est emparé d'Israël. Le Premier ministre qui a échoué lors de la Deuxième Guerre du Liban, orchestrée par la Syrie, se jette maintenant dans les bras de Bachar El-Assad afin d'échapper à Mazouz, Lador et à la Police. Olmert et Kadima veulent être les fossoyeurs des implantations juives en Erets Israël." Aryeh Eldad considère que "cette annonce est celle d'un homme 'connu des services de Police' qui veut maintenant desserrer l'étreinte des autorités judiciaires et des médias. Olmert est convaincu que su Sharon a pu échapper à la mise en examen grâce à la Hitnatkout, lui-aussi pourra bénéficier du même traitement en cédant le Golan"

Au Likoud, on est indigné, même si l'on se rappelle que Binyamin Netanyahou avait eu des contacts avec Hafez El-Assad. Gilad Erdan déclare que "le Premier ministre confirme une fois pour toutes qu'il est prêt à tout vendre, y compris la sécurité de l'Etat d'Israël, uniquement pour faire passer au second plan les enquêtes qui pèsent sur lui. Si Shass, les Travaillistes, et Tsipi Livni ne prennent pas rapidement les décisions qui s'imposent plus que jamais, ils seront complices face à l'Histoire de l'abandon du Golan." Son collègue de parti, Gidon Saar, est encore plus sévère: "Celui qui a reçu des enveloppes en espèces n'arrivera pas jusqu'au Golan. Il n'y a décidément aucune limite au cynisme et au jeu qui consiste à brader la sécurité de l'Etat pour sa propre survie politique." Silvan Shalom enfin, estime "que de telles négociations n'éloigneront pas la Syrie de l'Axe du Mal, bien au contraire. Elles donnent raison aux terroristes et rapprochent encore davantage l'Iran des frontières d'Israël"

Mais les critiques ne fusent pas uniquement des bancs de l'opposition. Le Parti Travailliste est pris entre deux feux, celui de sa volonté affichée d'arriver à un processus de paix avec la Syrie, mais celui aussi de se démarquer d'Ehoud Olmert et de sa manière de procéder. Dany Yatom dit "ne pas être dupe": "Olmert veut faire diversion sur ses ennnuis judiciaires". Pour Shelly Yehimovitz, la "passionnaria travailliste", "cette annonce n'est qu'un coup médiatique de plus par lequel le Premier ministre veut abuser les citoyens honnêtes qui veulent vraiment la paix".

Au Shass, on "s'étonne" de la tournure des choses. Elie Ishaï déclare "que la Syrie fait toujours bel et bien partie de l'Axe du Mal. Est-il judicieux de mettre notre front nord aux mains d'un tel pays?" Ishaï se pose aussi la question du moment choisi, mais sans parler directement des affaires touchant Olmert:"Le Premier ministre a toujours affirmé que tant que la Syrie n'aurait pas changé sa stratégie, il n'y aurait aucune négociations avec elle. Je ne sais pas ce qui a changé entre temps. On ne peut pas confier notre sécurité dans les mains du Hezbollah!"

A Kadima, on ne se presse pas pour réagir, et les rares qui le font, expriment au minimum "leur réserves". Zeev Boïm, ministre de la Construction et du Logement, se dit "opposé à un retrait du Golan pour une paix virtuelle" Il dit "soutenir un accord avec la Syrie, seulement si cette dernière coupe ses liens avec les terroristes palestiniens, avec le Hezbollah et avec l'Iran."

Les seuls appuis au Premier ministre sont venus de quelques députés de gauche et d'extrême gauche. Youli Tamir (Avoda), ministre de l'Education et militante de Shalom Akshav, "se félicite de l'ouverture de ces négociations qui amèneront enfin la paix dans notre région. Ce sera aussi le seul moyen de briser l'Axe Damas-Téhéran-Hezbollah. Et pour cela, il faut descendre du Golan" Ran Cohen (Meretz), "se félicite de cette annonce, et espère que les parties vont négocier sérieusement et rapidement afin d'arriver enfin à un accord de paix qui déconnectera la Syrie de l'Iran". Même avis chez Haïm Oron, qui y "voit une porte ouverte à des négociations avec tous les pays arabes" mais demande "à ce que les négociations avec la Syrie ne se fasse pas sur le dos des Palestiniens".

Par contre, Youli Tamir, ministre de l'Education et militante de Shalom Akshav, "se félicite de l'ouverture de ces négociations qui amèneront enfin la paix dans notre région. Ce sera aussi le seul moyen de briser l'Axe Damas-Téhéran-Hezbollah. Et pour cela, il faut descendre du Golan"

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mordehai - dans Politique
19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 23:00

M. le Président, je vous fais une lettre…

 

Simon Frajdenrajch, analyste, 19 mai 2008

 

M. Le Président

 

Je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps.

Je viens de recevoir, de fort mauvaises nouvelles, qui viennent après tant d’autres,

Conforter un malaise.

 

M. Le Président, vous m’inspiriez confiance, et je votais pour vous, tant aux présidentielles,

Qu’aux législatives. Dans les mois qui suivirent, j’admirais l’artiste,

Qui débaucha à tout-va, dans l’opposition.

 

Avec l’élection présidentielle, vous avez réduit à presque rien le F.N.,

Que Mitterrand avait si bien contribué à faire monter et durer,

Pour casser la Droite républicaine.

 

Après cette élection suprême, en explosant les restes du P.S.,

Vous avez transformé ses « éléphants » en proie pour les lionceaux,

Plongeant dans le désarroi ce parti sans boussole, ni capitaine.

 

Dans l’année qui suivit, les erreurs s’accumulèrent : votre côté « m’as-tu vu »,

Vos déboires conjugaux, votre vie sentimentale, étalés au grand jour,

Etonnèrent, choquèrent puis lassèrent.

 

Mais ce n’était pas l’essentiel : les Français ont la tête près du bonnet,

Et ils en ont vu d’autres : Mitterrand et sa maîtresse officielle,

Aux frais de la princesse ; Chirac, et son cynisme de fer jamais puni… Passez musette...

 

Non, les Français se sont lassés des promesses non tenues :

Travailler plus pour gagner plus, disiez-vous ?

De fait, il faut travailler plus pour espérer garder son emploi.

 

Les revenus, loin d’augmenter, sont dévorés par l’inflation 

Des charges, des loyers, des transports, des produits de première nécessité.

La réforme de l’Etat : « moins d’Etat pour mieux d’Etat » promettiez-vous,

Survivra-t-elle à la surenchère de la rue et des syndicats ?

 

Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite,

Pour parvenir à l’équilibre budgétaire avant 2010, puis avant 2012, promis, juré…

Comme vous vous y engagiez, devant l’Europe : dès le budget 2007, la purge fut révisée,

Les syndicats, sans vertu politique, se reprirent à espérer le 3ème tour dans la rue.

 

Comme en 2006 avec la réforme du CPE de Villepin, le taux de réussite au Bac en 2008

Sera-t-il proportionnel au nombre de journées de manifestations de lycéens

Poussés par des enseignants manipulateurs et démagogues dans les rues ?

 

Surtout, et c’est là que vous décevez vos meilleurs partisans :

Ce sont les libéraux qui vous ont soutenu et porté au pouvoir, contre les socialistes.

Votre politique économique, loin de libérer l’initiative, ne fait qu’ajouter des nœuds…

 

Aux délices infernales des têtes d’oeuf énarchiennes,

Mouches du coche nuisibles, pondeuses de textes réglementaires.

Réglementations pour déréglementer, aux plans fiscal et social,

Limitations des détaxations votées, pour perdre la confiance des investisseurs…

 

Voulez-vous connaître la recette de la « Poule aux Œufs d’Or… au Pot » ?

Venez en France : vous repartirez aussitôt aux USA, en GB, en Israël, en Inde, en Chine, ailleurs…

Et reviendrez en France pour goûter ses bons vins, ses jolies femmes… et ses musées.

 

Enfin, en politique internationale, vos idées fixes vous joueront de mauvais tours :

Non content de recevoir à grands frais Mouammar Khadafi,

Pour avoir relâché de malheureuses otages bulgares.

Vous lui promettez l’énergie nucléaire, filière qu’il abandonna officiellement en 2004,

Jugeant peu enviable le sort de Saddam Hussein.

 

Parti sur cette lancée, vous prenez votre bâton de pèlerin,

Représentant de commerce d’Areva*, fleuron du nucléaire français,

Pour proposer notre savoir-faire nucléaire à tous les potentats arabes de la planète.

 

Algérie, Egypte, Arabie saoudite, qui n’en croit pas ses oreilles, Emirats du Golfe,

Tous y passent, pour que vous arrachiez ce « point de croissance qui manque à la France »,

Au risque de mettre le feu à la planète, dans cette région incandescente. 

 

« Ils ont droit à l’énergie du futur, et nul ne peut les en priver ! »,

Argumentez-vous, avec un sens du paradoxe qui rappelle que vous fûtes avocat.

Nullement gêné par vos contradictions : vous assurez Israël, la main su le cœur,

Que « Jamais la France ne laissera attenter à sa sécurité ! »,

 

« Qu’il faut stopper la course au nucléaire de l’Iran, à tout prix »…

En quoi faisant, M. Le président ? Des discours officiels par devant,

Et des négociations secrètes avec le Hamas par derrière,

Que votre ministre des Affaires étrangères vient de confirmer ?

 

Ainsi le Figaro du jour nous informe de la duplicité du Quai d’Orsay,

Qui reste égal à lui-même en matière de « politique arabe de la France »

Et se permet de nous servir l’argumentaire gavé de sophismes, du désastreux ex-président Carter.

 

Sans parler de l’Union Euro-Méditerranée, resucée du « Traité de Barcelone »

Censée rassembler les pays bordant la Méditerranée

Idée saugrenue au-delà de tout vraisemblance.

 

Elle inclurait le Portugal pour ne pas fâcher la péninsule ibérique,

Mais aussi la Mauritanie, pour ne pas exclure « l’Union du Maghreb Arabe »,

Et pour faire bonne mesure, la Ligue Arabe (23 pays jusqu’à l’Arabie et les Etats du Golfe !?!)

Mais en excluant Israël, pour ne pas fâcher ces pays avancés…  

 

Je vous livre à la page suivante, M. le Président,

Mes commentaires désabusés sur l’impasse où vous mène le Quai d’Orsay.

 

Nos diplomates chèrement payés du Quai d’Orsay ne sont pas assez stupides, ni assez peu informés pour ignorer que la charte du Hamas (branche irrédentiste des « Frères Musulmans » à Gaza) stipule comme article de foi irrévocable que jamais il ne reconnaîtra l’existence de l’Etat juif d’Israël.

Pour qui connaît la théorie du porte-avion de Yasser Arafat, celui-ci est déjà largement conquis dans le Hamasland que constitue la bande de Gaza.

 

M. de la Messuzière (qui fait, pardonnez-moi cette irrépressible espièglerie, grand mésusage de notre intelligence des situations), voudrait nous faire avaler que ce « qui l’a surpris, c’est que les dirigeants du Hamas reconnaissent la légitimité de Mahmoud Abbas.

 

M. de la Messuzière doit pourtant bien connaître la stratégie du Hezbollah au Liban : celui-ci, après avoir fait son coup de force à Beyrouth, s’est assuré de la réalité du pouvoir en laissant à la « majorité anti-syrienne » conduite par Fouad Siniora et Saad Hariri le soin de la gestion au quotidien : c’est ce qu’a fait le Hamas à Gaza à l’été 2006, et ce qu’il s’apprête à faire quand l’unité palestinienne sera refaite, avec le consentement énamouré du Fatah sur la Rive Occidentale du Jourdain (Cisjordanie ou mieux Judée – Samarie), exactement comme l’Autriche s’était donnée à l’Allemagne nazie en mars 1938, comme un maîtresse éperdue, lors de l’Anschluss.

 

Ainsi nous apprenons :

 

… « Nicolas Sarkozy n'est plus hostile à l'ouverture de «passerelles» avec les islamistes palestiniens »...

… «  Pour la première fois, Sarkozy approuvait publiquement cette idée de «passerelle». Jusque-là, il avait tendance à diaboliser le Hamas, rejetant tout dialogue «avec des gens qui assassinent». «Le président a bougé», se félicite-t-on au Quai d'Orsay, où certains y ont vu «une validation du modèle syrien» : pas de contact entre lui-même et Damas, mais au-dessous, des «passerelles» peuvent donc être «utiles».

… « Le Figaro révèle que la France a eu des contacts diplomatiques avec le Hamas en avril. Cette rencontre a eu lieu à Gaza, entre Yves Aubin de La Messuzière, diplomate français de haut rang en retraite depuis janvier, et les principaux responsables du Hamas. Ancien ambassadeur en Irak et patron de la direction Afrique du Nord, Moyen-Orient au Quai d'Orsay, La Messuzière s'est notamment entretenu avec Ismaël Haniyeh et Mahmoud Zahar, avant d'informer le Quai d'Orsay de ses discussions »...

 

…«Ce n'était pas une mission officielle, nous déclare l'intéressé, j'ai dit au Hamas qu'il devait se rapprocher au maximum des conditions imposées par l'Occident pour qu'on leur parle (mettre fin au terrorisme, reconnaître l'État hébreu et entériner les accords signés entre Israël et l'Autorité palestinienne, NDLR). Ils m'ont répondu qu'ils étaient prêts à accepter un État palestinien dans les frontières de 1967, ce qui équivaut à une reconnaissance indi­recte d'Israël. Ils se sont dits prêts à arrêter les attentats kamikazes, et ce qui m'a surpris, c'est que les dirigeants islamistes reconnaissent la légitimité de Mahmoud Abbas »

 

Le sophisme surligné en rouge est exactement celui que Jimmy Carter a misérablement rapporté de ses rencontres avec les dirigeants du Hamas en Syrie et au Caire : « la reconnaissance d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967… serait une reconnaissance indirecte de l’Etat d’Israël », selon l’irénique-nique-nique Carter.

 

Poursuivons la lecture du Figaro, et de la pensée tortueuse des diplomates du Quai d’Orsay :

… « Paris avait été l'une des dernières capitales européennes à s'opposer en 2003 à l'inscription du Hamas sur la liste des organisations terroristes dressée par l'UE.

Rappelons qu’à l’époque, Chirac était en charge du domaine réservé de la politique étrangère de la France, que rien n’était trop beau pour les potentats arabes – ainsi, lors des journées de la Francophonie organisées à Beyrouth en 2003, Chirac n’eut pas honte de siéger à côte de Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, mouvement qui avait assassiné 58 parachutistes français à la caserne du Drakkar en 1982, et l’ambassadeur de France au Liban, Louis Delamare : mais à l’époque, l’« ami », Rafik Hariri lui amenait ponctuellement sa mallette mensuelle de dollars, et « les racines de l’Europe sont tout autant musulmanes que chrétiennes » (dixit le regretté Chirac).

Rappelons aussi les funérailles quasi-nationales que Chirac organisa en Faveur du plus grand assassin de Juifs de la deuxième moitié du 20ème  siècle, j’ai nommé Yasser Arafat. Et vous suivriez ses traces, M. le Président ?!?

Georges Malbrunot se demande si tout cela ne va pas gâcher le beau voyage que Sarkozy s’apprête à faire en Israël à la fin du mois de juin, craignant que ces prises de position n’altèrent la bonne humeur des convives, après avoir si bien fêté Shimon Pérès en visite officielle en France en Mars.

… « Mais aujourd'hui, le virage est difficile à négocier. «On s'attend à une opposition très forte des partisans d'Israël en France», reconnaît-on au Quai d'Orsay. Le calendrier aussi est délicat. «Si les Français avancent trop vite, les Israéliens vont ruiner la visite de Sarkozy fin juin à Jérusalem», ajoute un expert du renseignement »... …« Paris souhaiterait que sur ce dossier très sensible une avancée puisse avoir lieu pendant les six mois de présidence française de l'Union européenne, à partir du 1er juillet »....

Après avoir gavé la communauté juive de promesses de commémorations, comme au dîner du CRIF en février où vous avez voulu faire porter sur les frêles épaules d’enfants innocents, la « chape d’un passé vichyste français qui ne passe pas : aimez donc les Juifs vivants, M. le Président, et non pas morts, comme sait trop bien le faire la chaîne publique « Arte », qui nous gave de films sur la Shoah, et de reportages distordus et diabolisant le Peuple israélien.

M. Le Président, ce n’est ni la « communauté juive française », dont on cherche en vain un soi-disant « vote communautaire », ni le « lobby israélien » qui vous demanderont des comptes.

C’est le Peuple de France, trompé, ce sont les Français, gavés de belles paroles, frustrés et en colère, qui diront, pour utiliser une expression un peu mystérieuse mais scientifique et explicite :

Les sodomisations d’hyménoptères du Quai d’Orsay, ça commence à bien faire !

 

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mordehai - dans Politique
19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 18:43

Le poison "antisioniste"

Le Hezbollah suite à son récent coup de force et surtout suite à sa victoire va désormais pouvoir imposer plus encore ses propres conditions au Liban. Peut-être le Hezbollah va-t-il aussi se débarrasser de son « allié chrétien » le général Michel Aoun et faire porter le chapeau de son assassinat aux chrétiens libanais indépendants, notamment le parti des forces libanaises et son chef Samir Geagea. La télévision du Hezbollah, la chaîne Al-Manar, dérape déjà en inventant de toutes pièces une soi-disant présence d’officiers israéliens dans le secteur de Samir Geagea. Un faux prétexte pour une incursion du Hezbollah dans cette région chrétienne ? Ou un faux prétexte pour semer la discorde chez les chrétiens libanais entre le parti pro-Hezbollah du général Michel Aoun et le parti indépendant des forces libanaises de Samir Geagea ? En réalité le Patriarche maronite Mgr Sfeïr et Samir Geagea sont les seuls obstacles chrétiens crédibles face au Hezbollah, ce qui explique la propagande du mouvement terroriste à leur encontre.
-
Mais le principal enjeu stratégique est ailleurs : avec la nouvelle victoire du Hezbollah le Liban est devenu une base avancée de l’Iran à la frontière d’Israël. On assiste en fait au Proche et au Moyen Orient à un remake de la période 1960-1990. A l’époque, les insurgés et terroristes de tous poils soutenus par l’URSS participaient au projet mondial de la révolution communiste contre le « capitalisme » et « l’impérialisme ». Depuis les années 1990, les insurgés et terroristes de tous poils participent au projet mondial de la révolution islamique contre la société libre de culture judéo-chrétienne et notamment contre Israël. Dans cette nouvelle guerre mondiale, le leader reste pour l’instant l’Iran. Ce pays va prochainement mettre sur orbite une série de satellites de fabrication iranienne notamment en juillet le satellite Omid. Tout cela vient s’ajouter au programme nucléaire de l’Iran et à sa récente prise de contrôle du Liban par Hezbollah interposé.
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Comme pour aggraver cette situation, en Europe l’antisémitisme nouvelle version consiste à haïr Israël. L’Europe se déclare facilement « antisioniste » alors que concrètement cela implique l’annihilation pure et simple d’Israël. Et la même Europe est en revanche pétrie de fausse compassion pour les Palestiniens soi-disant victimes des Israéliens alors que les Palestiniens sont avant tout victimes de leurs chefs sanguinaires et maffieux, tant au Hamas qu’au Fatah. Les récentes interviews de chefs palestiniens effectuées par Doc en Stock sont révélatrices à cet égard mais l’Europe feint de ne pas avoir vu et entendu.
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Il est dans ce contexte intéressant que selon le dernier sondage de l’Institut Maagar Mohot, effectué pour la chaîne de télévision israélienne Channel 10, 56% des Israéliens aient déclaré préférer mener la guerre au Hamas plutôt que de conclure avec cette bande de terroristes un « cessez-le-feu » bidon. A l’heure où l’on célèbre les 60 ans de l’Etat d’Israël moderne, il faut bien constater que la version arabe sur ce sujet reste très à la mode en Europe. C’est oublier que déjà à l’époque de Hitler le grand mufti de Jérusalem Hadj Amin al-Husseini était un collaborateur des nazi et c’est oublier qu’il résidait à Berlin pendant la Seconde Guerre mondiale.
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Le monde arabe a toujours rejeté et rejette encore Israël quelle que soit sa taille. Je dois avouer que le missile Grad iranien – et non pas la « roquette » comme l’on écrit les médias – je dois avouer que le missile Grad iranien lancé depuis la Bande palestinienne de Gaza et qui a atteint le centre commercial de la ville israélienne d’Ashkelon ma sérieusement estomaqué. Car jamais depuis sa création l’Etat d’Israël n’avait été à ce point vulnérable. Et jamais depuis sa création, l’Etat d’Israël n’a été dirigé par un gouvernement à ce point lâche, immoral et corrompu. J’ai beaucoup écrit sur Israël en ce mois de mai à l’occasion de son soixantième anniversaire.
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Mais en même temps je n’ai jamais autant craint pour Israël, pris en tenaille : par la république islamique du Hamastan, alias Bande de Gaza ; par la république iranienne du Hezbollistan, alias Liban ; par les minikosovos maffieux du Fatahland, alias Judée Samarie dite Cisjordanie. Le grand gagnant des soixante ans d’Israël c’est l’Iran désormais infiltré un peu partout y compris en Irak, au Liban, à Gaza et dans les territoires disputés de Judée Samarie. Enfin il y a la prostituée, celle qui prend Israël en tenaille de l’intérieur, à savoir une certaine classe politico-médiatique gauchisante et munichoise. Elle est à I’Etat hébreux ce qui Vichy fut à la France. Je vous laisse. J’entre à l’hôpital en médecine générale pour une série d’examens.
Et de ce fait je vous dit à mardi 27 mai prochain. Shalom.
Miguel Garroté
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mordehai - dans Point de vue
18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 19:44

      Par Frank J. Gaffney Jr.                                                                   
   
Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Même les Américains, familiers des accommodements croissants de l’Europe
avec l’idéologie totalitaire connue soit sous le nom d’islamisme, de jihadisme ou d’islamo-fascisme, tendent d’un air suffisant à croire que la même chose ne peut pas se produire en Amérique. Songez-y de nouveau.
 
Chaque jour, une nouvelle preuve sort, de semblables actes de soumission – les islamistes appellent cela « dhimmitude* » - de la part du gouvernement des USA, des juges, de la presse et des principales corporations. Eurabia* va à la rencontre des Etats-Unis d’Amerabia.
 
Le 4 mai, une alerte menaçante a sonné dans un éditorial du média ‘Pajamas’, rédigé par Youssef Ibrahim, ancien journaliste du ‘New York Times’. M. Ibrahim est un fin critique des efforts constants, infatigables et de plus en plus efficaces des islamistes, pour imposer – sur les Musulmans comme sur les non musulmans – le projet politique théo-politico-légal qu’ils appellent la loi de la sharia. Il a prévenu que « dans la guerre même contre le terrorisme, une dispute bruyante  sur le thème « les combattre là-bas [au Moyen-Orient, Ndt] de façon à ne pas avoir à les combattre chez nous, masque une vérité toute simple : à savoir que « ils » sont déjà là. De fait, les islamistes s’activent à construire une aile du jihad dans l’arrière cour de l’Amérique ».

Au sein du plus préoccupant du « ils » opérant aujourd’hui au sein des USA, il y a divers fronts d’organisations établies systématiquement par le mouvement islamiste connu sous le nom « d’ Ikhwan », ou les Frères Musulmans . Pendant le dernier procès fédéral de l’année, contre la « Fondation pour la Terre Sainte » sur des accusations de financement du terrorisme, le gouvernement  a fait la preuve des nombreux résultats  sous des noms tels que les Fronts Ikhwan. Identifiés aussi comme complices des conspirateurs, il y a avait pratiquement chacune des organisations musulmanes américaines les plus importantes, dont le notable « Conseil pour les Relations Islamo-Americaines » (CAIR, Ndt), la Société Islamique d’Amérique du Nord (ISNA, Ndt), et le Conseil Musulman pour les Affaires Publiques (IMPAC, Ndt).
 
Des procureurs ont aussi présenté ce qui se donne comme une déclaration de mission. Selon un memorandum du groupe en 1991 : « Le processus d’implantation de l’islam en Amérique du Nord, est un processus de « civilisation jihadiste », selon le plein sens du mot. L’Ikhwan doit comprendre que tout leur travail en Amérique est une espèce de grand jihad pour l’élimination et la destruction de la civilisation occidentale de l’intérieur, en « sabotant » leur misérable maison de leurs mains mêmes et par les mains des croyants ».
 
Soyons clairs : cela n’est pas le projet de tous les musulmans, sûrement pas de tous les Musulmans Américains. Pourtant, nous ne pouvons ignorer en toute sécurité que les partisans des « Frères Musulmans » ont un tel objectif – sans parler de notre propre participation pour contribuer à un tel évènement.

Ecrivant sur le Manifeste des Frères Musulmans dans le journal ‘Dallas Morning News’ en septembre dernier, l’éditorialiste Rod Dreher observa : « le projet entier sur 18 pages soulignait un plan à long terme. Il prescrit que l’ensemble du plan des Frères Musulmans enfonce ses racines dans la société civile. Il commence aussi bien par trouver et en contrôler les organisations musulmanes américaines, au nom de l’unification et de l’éducation de la communauté musulmane d’Amérique – de façon à préparer l’établissement d’un Etat islamique mondial gouverné par la sharia ».

Hélas, au cours des 17 années passées, l’Ikhwan a réussi au-delà de ses rêves les plus fous. Des groupes tels que CAIR, ISNA et MPAC ont parcouru à grandes enjambées ce que M. Ibrahim appelle « la tâche commune d’instiller la notion parmi les Arabo-américains, ou les communautés d’immigrants européens de pays musulmans, qu’ils ne font pas partie des sociétés laïques multiculturelles. « Les fronts des Frères Musulmans ont aussi pénétré et exercé une énorme influence sur les agences gouvernementales des USA responsables de comprendre et de contrer la menace islamiste.

La place limitée empêche de citer plus d’une poignée d’exemples : le FBI autorise CAIR à apporter « une formation à la sensibilité » de ses agents. Le renseignement des USA recrute activement  dans les conférences d’ISNA et d’autres fronts d’ Ikhwan. L’un des admirateurs d’ISNA hautement placé, le ‘consigliere’ Hisham Islam du chef adjoint du Pentagone Gordon England, a été autorisé à chasser l’expert en islamologie de l’Etat Major Interarmées des Commandants en chef, Steven Coughlin, pour avoir alerté sur de telles pratiques.

Plus récemment, deux agences fédérales essentielles – le Département d’Etat et le Département de la Sécurité Intérieure – ont encouragé des officiels américains d’éviter, en décrivant nos ennemis, l’utilisation de mots tels que jihadiste, mudjahid, terroriste islamiste, islamiste, saint guerrier du jihad et islamofascisme. Selon un article de l’agence ‘Associated Press’, le gouvernement est supposé, d’utiliser le terme « d’extrémiste violent », au lieu de « terroriste ». Les deux sont des termes largement compris qui définissent comme il se doit nos ennemis, et leur refusent en même temps le moindre degré de légitimité. (Evidemment, le Président Bush n’a pas saisi le mot comme lorsqu’il utilisait ce qu’Andy McCarthy appelle le « J-Word** » dans sa conférence de presse à la fin avril 2008).  
 
Ce stupéfiant acte de dhimmitude confirme la thèse de Steven Coughlin : l’ennemi a si profondément pénétré à l’intérieur de notre processus de décision, qu’il nous exclut de la compréhension de sa vraie nature et de sa doctrine menaçante. En offrant à l’Ikhwan une telle opportunité, nous avons rendu ce pays, en pratique, incapable de s’opposer à nos ennemis à l’étranger – sans parler d’ici chez nous.

  
Heureusement, une parlementaire courageuse, la Républicaine Sue Myrick, de Caroline du Nord, s’est mise en avant pour défier l’émergente « Amerabia ». Elle a dévoilé un programme en 10 points qui exige, entre autre choses : des enquêtes sur la pénétration d’Ikhwan dans nos prisons et dans le corps des aumôniers militaires ; une enquête sur la légitimité du statut d’exemption fiscale de CAIR ; des actions correctives en ce qui concerne les nombreuses politiques mal avisées vis-à-vis de l’Arabie saoudite ; et de s’occuper de la nature séditieuse des menaces islamistes contre notre gouvernement et notre peuple.

Pour sa capacité à diriger et sa détermination exemplaires à résister à la dhimmitude nationale, cet éditorial décerne à Mme Myrick sa récompense convoitée « Horatius (ou, pour la première fois, Horatia) sur le pont*** », pour sa volonté  - comme le Romain légendaire – de s’opposer seule aux hordes ennemies, pour essayer de sauver son pays.
 
Nous espérons que d’autres viendront s’ajouter à sa liste, pour assurer le plus de soutien possible à ses efforts.  
Frank J. Gaffney Jr. est président du ‘Centre pour la Politique de Sécurité’ et éditorialiste au ‘Washington Times’.

Notes du Traducteur

* Dhimmitude et Eurabia sont en réalité des néologismes créés par l’Historienne Bat 'Ye or, qui a publié récemment un ouvrage traduit en plusieurs langues, dont une version française : « Eurabia, l’Axe Euro-Arabe », après avoir publié « La Dhimmitude : où les civilisations s’effondrent », réédité récemment en français.
** J-Word  le mot non dit ‘J’pour jihad
*** Horatius Coclès : Romain d’un courage héroïque et d’une force exceptionnelle, qui défendit seul l’accès à la ville de Rome naissante sur une rive du Tibre, en empêchant les troupes Etrusques en grand nombre, de traverser le pont qu’il gardait seul.

http://www.washingtontimes.com/article/20080506/COMMENTARY03/145808170/1012/COMMENTARY

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mordehai - dans Politique
18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 10:27
Vous trouverez, ci-dessous, la réponse de Yossef Lapid à un article d'Anton Shamas, auteur palestino-israélien, parue dans le numéro de Yom Haatzmaout d'un hebdomadaire tel-avivien. Une réponse particulièrement brillante et réaliste, qui remet les choses à leur place ! L'auteur palestino israélien, connu pour 'l'égalité' de sa plume, écrivait: "Mesdames et Messieurs, le moment est venu, en ce jour de fête, de reconnaître avec une totale franchise, sans sentiment de honte, ni en baissant les yeux, que toute cette affaire s'est mal terminée. L'aventure sioniste s'est soldée par un échec total"
Réponse de Yossef Lapid: Shamas, mon ami,Le sionisme est la plus grande "success story" du XXe siècle. Cinquante ans après la défaite de Hitler et du Mufti de Jérusalem, le sionisme vit et prospère au coeur du Moyen-Orient, dans un État de 4 millions et demi de Juifs, dont la survie pouvait faire doute, à un moment donné.
La langue hébraïque (une des merveilles du sionisme) a fait l'union des Sabras (Israéliens nés dans le pays) et des réfugiés des camps,des Séfarades et des Juifs d'Orient et d'Occident.
En un demi-siècle et en partant pratiquement de zéro, les sionistes ont forgé un État qui lance ses propres satellites dans l'espace et approvisionne la marine américaine en avions-espions sans pilote. Un État qui exporte des progiciels compliqués et enseigne aux Latino-Américains comment faire pousser des melons. Un État qui exporte tous les mois des produits, pour une valeur de plus d'un milliard de dollars, vers l'Europe occidentale, les États-Unis et même le Japon.
Une démocratie exemplaire, où les ministres craignent les contrôles de comptes et où les juges ne craignent que D-eu. Un État qui a produit une armée considérée comme l'une des meilleures du monde. Un État où il y a peu de crimes de sang, mais beaucoup de bons concerts.
Où les fidèles de toutes les religions jouissent de la liberté de culte, et où les non-croyants sont également les bienvenus.
Où 10% des citoyens du pays sont de nouveaux immigrants.
Où 89% estiment que, malgré toutes les difficultés (et l'Agence Juive), c'est un pays où il fait bon vivre.
Voilà un État où un Anton Shamas est libre, un jour de fête nationale israélienne, de publier une virulente attaque contre tout ce qui est cher aux Juifs vivant dans ce pays. Shamas sera peut-être capable de nous pardonner tout cela. Mais ce qu'il ne peut pas supporter, c'est le fait que, présentés à la lumière des réalisations du sionisme, les échecs arabes apparaissent si humiliants et déprimants.
Combien y a t il de Palestiniens, mon ami ? Un million ? Deux ? Trois?
Et combien d'États arabes t'entourent ? - Vingt ? Vingt pays de rois et de dictateurs, de terreur et d'effusion de sang. Il n'existe pas une seule démocratie arabe avec liberté d'expression et droits civiques. Tu nous parles de l'échec de l'État d'Israël. Comparé à qui, à quoi ? - A l'Algérie ? A l'Égypte ? A l'Irak ?
Combien y a-t-il d'Arabes entre l'Océan Atlantique et le Golfe Persique ? - Cent millions ? Deux cents millions ? Et combien y a-t-il de musulmans ? - Un milliard ! Et ils prient tous le même Allah, au nom du même prophète, Mahomet. Et tous, tant qu'ils sont, ils ne peuvent pas résoudre le problème des égouts à Gaza! Depuis 47 ans, vous vous êtes préparés à l'indépendance palestinienne, et pourtant vous ne vous êtes toujours pas mis à ramasser les ordures ménagères à Jéricho. Malgré tout le pétrole du monde vous n'êtes pas parvenus à mobiliser la fraternité arabe nécessaire pour construire l'hôpital, à Deir El Balah. Et tous les robinets en or massif d'Arabie Saoudite et tous les jacuzzis du Koweït ne suffisent pas à fournir de l'eau potable à Jabalyia. Ceci dit, mon ami - tu le sais bien, n'est-ce pas ? - si un million de Juifs vivaient à Gaza, cette ville deviendrait un paradis sur terre. Ace moment-là, les ouvriers palestiniens feraient la queue au passage d' Erez pour y travailler. S'il y avait dans le monde un milliard de croyants juifs, les Juifs de Gaza n'auraient pas besoin d'aumônesonusiennes. Les Juifs du monde prendraient soin des Juifs de Gaza, et Gaza serait depuis longtemps la perle de la Méditerranée. Allons, tu sais tout cela, Anton Shamas, et c'est bien ce qui t'exaspère. C'est l'envie qui te dévore et qui t'égare. Ainsi, vois-tu, le moment est venu de conclure avec une totale franchise, sans sentiment de honte, ni en baissant les yeux: cela n'a pas marché, toute cette affaire.
 L'aventure palestinienne s'est soldée par un échec total.
 Yossi Lapid
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mordehai - dans Point de vue
18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 08:40
Droit de réponse : les derniers mots de Daniel Pearl

JUDEA & RUTH PEARL
, JERUSALEM POST                                     14 mai 2008

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Un éditorial du ‘Jerusalem Post’ de Larry Derfner ("Les derniers mots de Daniel Pearl, non censurés"), met en question l’héritage public qui a tourné autour des derniers mots de notre fils : « Je suis juif ».

Le monologue de Danny, enregistré sur la vidéo de son meurtre brutal, est fait de deux parties : d’abord, un compte rendu de son passé et de son héritage spirituel, ensuite du matériel de propagande anti-américain.

Il n’y a pas le moindre doute, bien sûr, que Daniel ait pu croire un mot de la partie propagande ; il était un fier Américain, et il détestait toutes les idéologies extrémistes. De plus, il existe plusieurs indices qu’il a essayé de marquer son mépris pour le texte qu’il lisait. D’abord, c’est exprès qu’il prononça mal certains mots (par ex. « Amrika » au lieu d’Amérique) pour nous faire savoir qu’il lisait un texte imprimé, mal prononcé, et que ce n’étaient pas ses mots.   

Ensuite, tout son comportement dans cette scène, pour les familiers de ses manières et de son humour, se situe  au « deuxième degré », comme s’il se moquait des auteurs de ce texte et invitait les spectateurs à être témoins du grotesque de leurs diatribes.

La famille et les amis de Danny se sont toujours demandés ce qui lui donnait la force de garder son calme et sa posture détachée dans ces moments affreux. Toutes les indications pointent vers une explication : on lui avait promis sa libération aussitôt que le film de propagande aurait été fait.

Cette explication était corroborée par deux personnes présentes sur la scène du meurtre, aujourd’hui dans une prison pakistanaise, qui furent interrogées par la police pakistanaise. Ils dirent ensuite aux enquêteurs que, pendant toute se semaine de captivité, ils comprenaient aussi que Danny serait libéré aussitôt que certains « arrangements » seraient faits.

Les choses étaient différentes dans la première partie du monologue, où Danny relate sa foi, son passé et son identité nationale. Nous sommes convaincus que, de sa part, il choisissait ses propres mots, et sa propre histoire. Nous fondons cette conclusion sur les phrases suivantes : « Mon père est juif, ma mère est juive, je suis juif.En remontant dans la ville de Bnei Brak, il existe une rue qui porte le nom de mon arrière-grand-père, Haïm Pearl, qui fut l’un des fondateurs de la ville ».

Les faits révélés dans cette dernière phrase n’étaient pas connus en dehors de notre famille immédiate, et donc, ne pouvaient absolument pas avoir été arrachés par force de Danny. Plus probablement, c’était utilisé comme un code à sa famille pour dire qu’il allait bien et parlait librement avec ses propres mots.

Cette théorie est encore corroborée du fait que la première partie du monologue a été clairement ‘copiée-collée’ à partir d’un enregistrement plus long, car elle est prise sous plusieurs angles. Il apparaît qu’il a pu donner ses antécédents selon ses propres mots, et les assassins coupèrent et firent un ‘copié-collé’ des seules parties qui pour eux, constituaient une justification de leur acte.

Est-ce que la phrase proclamant sa judéïté a été prononcée sous la contrainte ? C’est improbable. Il n’y avait pas nécessité de cacher un fait qu’il n’avait jamais chercher à dissimuler à travers ses voyages au Moyen-Orient ; un fait qu’il affirma fièrement lors d’une réunion à Karachi quelques semaines avant son enlèvement, en réponses à des remarques antisémites de Khalid Khawaja, un sympathisant d’al Qaïda ; un fait connu de ses ravisseurs, de leur propre aveu à la Cour.

Cela fut-il dit par défi ?
Absolument pas. Un homme à qui on promet la liberté s’il joue le jeu ne risquerait pas cette liberté juste pour marquer un point.

Dans l’introduction à notre anthologie ‘Je suis juif : réflexions personnelles inspirées par les derniers mots de Daniel Pearl’ , nous écrivions : « Il ne l’a pas dit sous la contrainte, il ne l’a pas dit par défi ni par bravade. Il l’a dit de sa manière détachée habituelle, légèrement irrité, comme pour dire :’Combien de fois devrai-je me répéter ? Deux plus deux égalent quatre, et je suis juif !’ C’était une affirmation d’identité assertive, pas une confrontation, ni un confession forcée ».

Suivant cette compréhension des circonstances, voilà pourquoi l’héritage spirituel de Danny Pearl est, et doit rester ancré aux mots : « Je suis juif », et pas au matériel de propagande qui l’a suivi. Il est seulement raisonnable que les derniers mots « prononcés librement », et non pas « physiquement libres », soient ceux qui définissent l’héritage spirituel de cette personne.
De nouveau, nous ne faisons pas de tentative de « censurer », « d’abréger », ou « d’arranger » la partie propagande du monologue, telle qu’impliquée dans l’article de M. Derfner ; il est accessible au complet sur beaucoup de sites Internet :
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1209627025556&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull,             

bien que nous le trouvions parfaitement non cohérent avec le message de la vie de Danny, et la tragédie transmise à notre génération.
Cela nous amène à la question centrale soulevée par M. Derfner dans son article : Daniel Pearl est-il un martyr ou un héros ? En d’autres termes : la communauté juive a-t-elle raison de le considérer comme un modèle pour inspirer l’identité juive ?

Notre famille a observe un soin méticuleux à ne pas le décrire comme un super héros sans peur qui, par défi, « crachait aux yeux de ses ravisseurs ». Tout au contraire, des efforts concertés ont été faits pour souligner la vie de Danny, pas sa mort.

Si Daniel Pearl a grandi au point de devenir une légende, ce n’est pas à travers l’héroïsme de sa mort, mais par les principes qui guidaient sa vie, et qui brillaient dans ses écrits et des milliers de ses témoignages, son honnêteté, son attention et son humour, le respect qu’il gagna des deux côtés de la division de l’Orient et de l’Occident, et finalement suivant la fierté naturelle, non héroïque, et pourtant inflexible de son identité juive.
Sa mort a simplement illuminé sa vie.

Et oui, d’une façon subtile, Daniel Pearl a craché aux yeux de ses ravisseurs : non pas dans un accès de défi, mais en pratiquant le ‘tikkun olam’ chaque jour de sa vie, et en affirmant finalement calmement : Je suis juif ! Cela vous devez l’accepter.

Les auteurs sont co-fondateurs de la « Daniel Pearl Foundation » portant le nom de leur fils.
www.danielpearl.org
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mordehai - dans Société