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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 15:46

 

La police ferme une Institution du Mouvement Islamique
Des douzaines de  policiers, des officiers du Shin Bet  font irruption dans les bureaux de l’institut Al-Aqsa du mouvement islamique à Umm Al-Fahm…… 
Sharon Roffe-Ofir Published:  08.24.08, 07:03 / Israel News  
Adaptation française Mordeh’aï

Dans la nuit de samedi de nombreuses forces de police et des agents du Shin Bet ont fait irruption dans les bureaux de l’institution du Mouvement Islamique Al-Aqsa ,dans la ville du nord d’Israël, Um El-Fahm et ont procédé à la fermeture des bureaux de l’Institut.

L'opération a été effectuée conformément à l'ordre donné  par le Ministre de la Défense Nationale Ehud Barak, suite à des informations sur des liens entre l'institution et le siège social du Hamas à Jérusalem.
Simultanément, certains comptes bancaires du mouvement ont été gelés. 
Un porte-parole de la branche Nord du Mouvement Islamique a dit en réponse à cette action que "l'institution israélienne utilise la méthode du bâton au lieu de dialoguer et convaincre".

En application d’un ordre du Ministère de la Défense  des douzaines de policiers, dirigés par le Commandant de la Zone du Nord Shimon Koren et le Commandant de la Zone Amakim,le Général Zohar Dvir, sont arrivés dans les bureaux de l'institution Al-Aqsa appartenant à la branche nord du Mouvement Islamique d’Um El-Fahm.
Après des  recherches effectuées sur place, les forces  de police ont confisqué de nombreux documents, un coffre-fort et de l’argent. Les nouvelles de l'activité de la police dans Um El-Fahm se sont rapidement répandues dans la ville, y compris parmi des activistes du mouvement, qui se sont rassemblés sur les lieux. Le matériel rassemblé pendant la descente de police a été récupéré et emporté au Shin Bet, pour tri et exmen. La police décidera alors s'il y a lieu de lancer une enquête contre le mouvement. 
Un fonctionnaire de Shin Bet a déclaré que selon des informations reçues par le bureau de la défense, l'institut d'Al-Aqsa tient des activités communes avec le siège social du Hamas à Jérusalem.
'' Un des organismes finançant cette activité est 'Charity Coalition' (la coalition de l’œuvre de charité), qui sert  de paravent à l'organisation des islamiques radicaux aux fins de collecter des fonds par le mouvement de Hamas dans le monde entier, l'établissement a été déclaré  illégal en 2002.''

 ' L'état israélien a failli '
Selon les soupçons, "la Coalition de l’œuvre de bienfaisance" a géré de grosses sommes d'argent pour l'activité commune du Hamas et de l'institution Al-Aqsa à Jérusalem sans liste descriptive des fonds, par le biais de bureaux de change, et de transactions bancaires frauduleuses.
Le matériel saisi  par le Bureau de la Défense a aussi révélé que l'institution Al-Aqsa servait à l'aile exécutive "hadawa" du Hamas comme siège social à Jérusalem .
Cette activité inclut l'aide aux membres du Hamas par une aide financière et logistique de  l'activité organisationnelle du mouvement à Jérusalem. Les sources au sein des Services de la Défense ont découvert que certains fonds transférés par les associations du Hamas de par le monde, au mouvement en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza ont servis à la mise à exécution  d'attaques terroristes.

Zahi Nujidat, le porte-parole de la branche Nord du Mouvement Islamique, a critiqué les allégations des forces de sécurité concernant l’activité commune avec le Hamas.

"Ce qui s'est produit ce soir montre que l'Institution Israélienne a fait faillite, n’ayant pas de réponse  solide et forte sur les activités de l'institution d'Al-Aqsa et par rapport aux dommages que l’Etat cause aux lieux saints en général et à la mosquée d'Al-Aqsa en particulier. L’Etat a  choisi d'employer la manière forte au lieu du dialogue ".
Al-Aqsa sert d'établissement au mouvement suprême  en termes d'activité relative à la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem. Vendredi, le mouvement a tenu un événement d’œuvre de bienfaisance en faveur de la mosquée sous la bannière  ‘Festival pour Al-Aqsa en danger ‘.

Des dizaines de milliers de personnes ont répondu présent, y compris le cheik Raed Salah, le leader de la branche nord du mouvement, qui a tenu un discours dur accusant Israël de profaner la mosquée.
Ce n'est pas la première fois que des forces de sécurité cherchent à stopper les activités du mouvement. En mai 2003, les forces de police ont fait une descente dans les bureaux du mouvement dans la ville du Nord et ont arrêté de nombreux membres, y compris le cheik Raed Salah. Dans le passé, les polices ont aussi fait irruption dans les bureaux d'un journal distribué par le mouvement.

Commentaire d’ Effie Eitam : le mouvement islamique est une filiale du Hamas

Le député Effie Eitam (Ihoud Léoumi-Mafdal), a réagi à la fermeture d'un institut du mouvement islamique à Oum-El-Fahm en affirmant que cette association était devenue une filiale du Hamas et du Hezbollah. D'après Eitam, le mouvement islamique est un avant poste de ces organisations terroristes. "On ne doit pas se contenter de traiter ce problème ponctuellement, il faut déclarer ce mouvement organisation terroriste illégale", a déclaré Eitam.

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mordeh'ai - dans Sécurité
23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 19:46

Qui joue aux dominos ?

 

Caroline Glick , JERUSALEM POST                    Aug. 22, 2008

http://www.jpost.com /servlet/Satellite?cid=1219218614103&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

Adaptation française* de Sentinelle 5768 ©

 

L’invasion de la Géorgie par la Russie met à nu plusieurs aspects du système international que l’Occident conduit par les USA a délibérément ignoré depuis la chute de l’Union soviétique. Une vérité ancienne qui mérite attention est que la théorie des dominos dans les relations internationales demeure vraie. Cette théorie affirme que des évènements dans un domaine géographique susciteront des évènements similaires dans d’autres zones.

Les grandes puissances ne sont pas les seules qui peuvent provoquer la chute des dominos. De petits Etats le peuvent aussi. Les actions d’Israël l’ont clairement démontré.

Cette semaine, le gouvernement Olmert-Livni-Barak a voté pour la libération de prison de 199 autres terroristes. Les dirigeants d’Israël ont prétendu qu’après la libération d’assassins terroristes aux mains du hezbollah le mois dernier, nous n’avons pas d’excuse désormais pour ne pas relâcher des terroristes meurtriers aux mains du chef du Fatah, Mahmoud Abbas. Si Abbas ne peut pas parvenir aux réussites du hezbollah, ils arguent qu’il pourra être discrédité.

Mais comme le journaliste Khaled Abu Toameh du ‘Jerusalem Post’ l’a expliqué lundi, il n’y a virtuellement personne dans l’Autorité Palestinienne qui croit qu’Israël renforcera les forces en faveur de la paix dans la société palestinienne en relâchant des terroristes de prison. Ces terroristes renforceront simplement les éléments les plus radicaux de la société palestinienne, généralement alliés avec le hamas et le jihad islamique.

Des libérations antérieures de terroristes ont démontré qu’un nombre non spécifié d’Israéliens paieront de leur vie l’idiotie du gouvernement. Mais ce n’est pas seulement Israël qui subit l’impact de ses fautes. Cela nuit aussi à la Jordanie.

Juste après que le gouvernement ait annoncé sa décision, la Jordanie a annoncé qu’elle libérait quatre assassins jihadistes de ses prisons. Les quatre terroristes, qui ont tué deux soldats israéliens en 1990, avaient été condamnés à la prison à perpétuité en Israël. L’été dernier, dans le cadre d’une « mesure de construction de la confiance » envers le roi Abdullah, Israël les a transférés en Jordanie pour purger leur peine.

Si Israël ne peut pas refuser au Fatah ce qui a été accordé au hezbollah, de même la Jordanie ne peut refuser au hamas ce qu’Israël a accordé au Fatah et au hezbollah. La Jordanie ne peut pas être plus stricte avec des assassins d’Israéliens qu’Israël ne l’est.

Le récent rapprochement de la Jordanie avec le hamas suit le même modèle. Selon le journal saoudien ‘Al- Watan’, le chef du hamas basé à Damas Khaled Mashaal doit se rendre une visite en Jordanie dans les jours à venir, dans le cadre de la reconstruction de la stratégie politique générale jordanienne de ses liens de coopération avec le groupe jihadiste contrôlé par l’Iran. Amman a coupé ces liens en 2006.

Il ne peut exister aucun doute que le hamas et son organisation sœur ‘les Frères Musulmans’ en Jordanie constituent des menaces pour le régime hachémite. Le gouvernement jordanien préfèrerait sans aucun doute n’avoir rien à faire avec le hamas. En vérité, il serait sans doute satisfait si le groupe terroriste était détruit. Mais la Jordanie ne peut pas agir de son côté. Seul Israël peut faire cela.

Mais Israël a refusé de prendre la moindre mesure contre le hamas alors que celui-ci a consolidé son contrôle sur Gaza et augmenté son influence en Judée et en Samarie. L’inaction d’Israël a obligé la Jordanie à se compromettre avec le groupe terroriste contrôlé par l’Iran.

Le refus d’Israël de reconnaitre les interconnexions des évènements internationaux a aussi un impact dans toute la région. La myopie stratégique des USA affecte les évènements à travers le monde. De récents exemples au Pakistan l’illustrent.

Depuis les attaques du 11 septembre 2001, les USA ont ignoré la situation intérieure au Pakistan. D’abord ils ont placé toute leur confiance dans le président pakistanais Pervez Musharraf pour agir en tant qu’allié. Washington a ignoré le refus de Musharraf de purger l’armée pakistanaise et sa puissante agence de renseignement interarmées de ses éléments jihadistes infiltrés, qui collaboraient avec al Qaïda et les Talibans, leur fournissaient un refuge sûr et leur ont permis de prendre le contrôle de provinces bordant l’Afghanistan.

Puis, dans une volte-face, l’an dernier Washington a tenté de faire avancer son programme de démocratisation du monde islamique en mettant la pression sur Musharraf pour autoriser des élections libres au Parlement pakistanais. Malheureusement, les USA ont échoué à noter que les Partis pakistanais à contenu soi-disant démocratique haïssent tous l’Amérique, et s’opposent à des mesures contre les Talibans et al Qaïda.

Maintenant que les forces “démocratiques” antioccidentales que les USA ont déchaînées ont chassé Musharraf du pouvoir, les USA ne disposent d’aucun allié dans les structures du pouvoir politique et du renseignement militaire au Pakistan, avec lesquelles collaborer pour combattre les Taliban et al Qaïda. Encore plus troublant, les USA n’ont personne en qui faire confiance pour assurer que les forces jihadistes ne gagnent pas un accès à l’arsenal nucléaire pakistanais.

Ce dernier point a été clairement démontré mardi quand le ‘New York Times’ a cité un officiel de haut rang de l’administration Bush qui notait que les agents jihadistes avaient fait des « efforts constants » pour infiltrer les laboratoires nucléaires du Pakistan. Au-delà de cela, même Musharraf n’a jamais donné aux USA une pleine assurance qu’il mettait l’arsenal nucléaire de son pays en sûreté. Musharraf a constamment refusé de rendre compte de la façon dont il dépensait les 100 millions $ que les USA lui transféraient dans l’objectif de sécuriser ses 50 à 100 têtes nucléaires.

Bien que pendant son premier mandat présidentiel, George W. Bush ait souvent prévenu du danger des armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive tombant entre les mains de groupes terroristes, ou leur soient transférées par des Etats parrains, cette question a été largement ignorée dans les années récentes. Les officiels de l’administration ont minimisé la signification d’une coopération ouverte entre les Taliban et al Qaïda d’une part, et l’armée pakistanais et ses agences de renseignements d’autre part. Et aujourd’hui, le refus de Washington de se confronter à cette coopération revient la hanter. Maintenant que les USA ne disposent pas d’options aisées pour empêcher que l’effondrement rapide des appareils de gouvernement pakistanais, disposant de l’arme nucléaire, ne les fasse tomber sous l’influence des Taliban et d’al Qaïda.

Une situation similaire se joue au Liban. Exactement de même que les USA ont ignoré les liens entre le régime pakistanais et al Qaïda et les Taliban, de même ils ont ignoré la signification du contrôle de l’Iran sur le hezbollah, et celle du hezbollah sur le gouvernement libanais.

Depuis que le Mouvement du 14 mars allié à l’Occident avait obligé a Syrie à retirer ses forces du Liban en 2005, les USA ont considéré ses dirigeants comme des allies stratégiques fiables. En conséquence, les USA ont refusé de comprendre que quand le premier ministre libanais Fouad Siniora a autorisé le hezbollah à rejoindre son gouvernement en 2005, il a effectivement placé celui-ci à la merci du hezbollah, et est ainsi devenu un vassal de l’Iran.

Les USA ont continué d’ignorer la soumission de Siniora au hezbollah pendant la guerre Israël-hezbollah en 2006. En espérant le renforcer, les USA ont interdit à Israël d’attaquer les infrastructures libanaises servant à la machine de guerre du hezbollah. Cette décision des USA a rendu beaucoup plus difficile la supériorité d’Israël dans le conflit. Et l’incapacité d’Israël à vaincre le hezbollah et indirectement l’Iran en 2006 a ouvert la voie à la prise du pouvoir par le hezbollah en mai.

Exactement comme les Taliban et al Qaïda ont saisi l’avantage du refus des USA de reconnaître la signification de leurs liens avec l’armée pakistanaise et les services de renseignement, de même le hezbollah, l’Iran et la Syrie ont exploité le refus des USA de reconnaître leur contrôle sur le Liban.

L’une des manières dont l’Iran, la Syrie et le hezbolllah exploitent le refus des USA de prendre conscience de leur contrôle sur le Liban, c’est de rendre ce contrôle incontestable. A cette fin, le hezbollah a forgé des alliances avec des groupes disparates au Liban, et a ainsi davantage isolé les voix pro-occidentales dans le pays.

Cette semaine, le hezbollah a signé un accord de coopération avec les salafistes liés à al Qaïda et soutenus par la Syrie à Tripoli (au Nord du Liban). Ce mouvement a choqué beaucoup d’observateurs qui avaient insisté du fait qu’une alliance entre les jihadistes shiites et sunnites était impensable. Ces observateurs avaient ignoré le fait que les shiites et les sunnites ont des alliances stratégiques à travers toute la région. L’Iran a une alliance stratégique avec la majorité sunnite en Syrie. Elle contrôle le hamas. Elle a accueilli  des commandants d’al Qaïda sur son sol depuis 2001.

Dans une certaine mesure, la fiction de ces observateurs aveugles au sujet de l’antipathie shiite – sunnite a été encouragée par les sunnites et les shiites eux-mêmes.  Comprenant l’intérêt que l’Occident ignore la menace qu’ils constituent ensemble et séparément, jusqu’à cette semaine ils n’ont jamais laissé apparaître explicitement leur alliance. Ce que l’accord du hezbollah avec les salafistes liés à al Qaïda à Tripoli démontre, c’est que les deux forces sont désormais si convaincues de la faiblesse de l’Occident, qu’elles croient n’avoir rien à craindre d’une coopération à découvert.

A l’opposé des évènements au Pakistan, qui sont la conséquence de la nature de la société pakistanaise et de l’échec des USA à reconnaître la nature de cette société, les derniers évènements au Liban sont au moins en partie la conséquence de la réponse impuissante de Washington à l’invasion par la Russie de leur alliée, la Géorgie.

On met souvent en avant que la Russie ne craint pas moins la domination islamique que l’Occident. Et alors que la Russie a certainement de bonnes raisons d’être préoccupée par les jihadistes, cela ne l’a pas conduite à agir comme un allié de l’Occident dans son combat contre les jihadistes. Au contraire, comme l’Iran et la Syrie et leurs groupes terroristes affiliés, la Russie considère les USA comme son véritable ennemi. Comme eux, elle cherche à exploiter les faiblesses des USA pour faire progresser ses propres positions.

La Russie comprend que les fondations idéologiques de l’Iran rendent impossible que Téhéran ne parvienne un jour à un accord avec les USA. Et elle exploite la situation à son bénéfice.

Moscou a construit en Iran un réacteur nucléaire. Elle fournit à l’Iran et à la Syrie des systèmes d’armes avancés. L’alliance de la Russie avec l’Iran et la Syrie fait progresser ses intérêts de deux façons : elle affaiblit les USA, et elle assure que la Russie ne sera pas la cible de la bombe nucléaire.

Exactement comme l’échec des USA à soutenir la tentative de destruction du hezbollah par Israël au Liban il y a deux ans, a ouvert la voie au pacte de cette semaine entre le hezbollah et al Qaïda, de même la faible réponse des USA au viol de la Géorgie par la Russie a enhardi les Russes, les Iraniens et les Syriens à révéler leur alliance stratégique à long terme. Mercredi, l’Iran a traité la Géorgie « d’Etat sioniste » du fait de ses relations étroites avec Israël. La Russie a retourné le compliment en prenant la défense du lancement du satellite iranien, et en soutenant l’annonce de l’Iran de construire six autres réacteurs nucléaires.

Le président syrien Bashar Assad a capitalisé sur la posture anti-américaine de la Russie en rendant visite à Moscou mercredi. La Russie a donné le ton de sa visite en condamnant les fournitures d’armes et l’assistance militaire d’Israël à la Géorgie. Elle a ensuite autorisé Assad à annoncer l’intention de Moscou de fournir à la Syrie un ensemble de missiles défensifs sophistiqués ‘Iskander’ que la Syrie a réclamé depuis longtemps.

L’exploitation par la Russie des points faibles des USA pour faire avancer ses propres positions laissent à ceux-ci deux options. Washington peut essayer de donner à la Russie une meilleure offre que ne le peuvent leurs ennemis. Ou bien les USA peuvent travailler à affaiblir leurs ennemis en leur faisant face tout en renforçant leurs alliés, forçant ainsi la Russie à une posture de coopération. Aujourd’hui, il n’y a pas de marché que les USA puissent offrir à la Russie permettant de concurrencer ce que la Russie retire de ses alliances avec les ennemis de l’Amérique. Aussi la première option est annulée.

Cela nous amène à la deuxième option qui est seulement le modèle de contention de l’expansion soviétique de la Guerre Froide, fondé sur la théorie des dominos dans les affaires du monde. Considérant la façon dont cela a déjà fonctionné autrefois, il y a peu de raison de ne pas y revenir maintenant. La décision des USA de signer une alliance stratégique avec la Pologne était d’abord une petite étape dans la bonne direction. Les décisions diplomatiques contre la Russie, comme mettre fin à la participation de Moscou au G-7 (club des sept pays démocratiques les plus industrialisés) et à son accord d’association avec l’OTAN, auraient déjà dues être mises en œuvre.

Mais plus important encore, en anticipant, les USA et Israël devraient retirer une leçon de leurs ennemis. Ils doivent admettre que quand ils sont forts et victorieux, leurs alliés sont renforcés à travers le monde. Et quand ils sont faibles et dissolus, leurs alliés paient aussi le prix de leur irresponsabilité.

caroline@carolineglick.com
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mordeh'ai
23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 18:30

Suite et lamentable fin  pour l'article :
Des bateaux en eaux troubles
par Shraga Blum d'A7 du lundi 4 août 2008 - 16:44


Deux bateaux de pro-palestiniens tentent de briser le blocus de Gaza




LARNACA (AFP) — Deux bateaux transportant une quarantaine de militants pro-palestiniens voulant briser par la mer le blocus israélien de la bande de Gaza ont quitté vendredi matin le port de Larnaca, dans le sud de Chypre.

Les embarcations ont quitté Larnaca vendredi 22/08/2008 à 09H50, et devaient être escortées, selon les autorités chypriotes, par un bateau des gardes-côtes pendant trois milles nautiques (5,5 km). Quelque 370 km séparent l'île de Chypre de la bande de Gaza, distance que les organisateurs espéraient couvrir en une vingtaine d'heures.
Plus de quarante personnes, originaires de 14 pays et âgées entre 22 et 81 ans, ont pris place dans les deux grandes barques de pêche, dont le départ a été salué par une petite foule.
"Notre mission est de dénoncer l'illégalité des actions israéliennes, et de briser le siège afin d'exprimer notre solidarité avec le peuple de Gaza qui souffre", indique vendredi dans un communiqué le Mouvement liberté pour Gaza.
Ce mouvement a été fondé il y a deux ans et regroupe notamment des défenseurs des droits de l'Homme, des travailleurs humanitaires et des journalistes..
Parmi les passagers figure Lauren Booth, la belle-sœur de l'ancien Premier ministre Tony Blair, actuellement représentant du Quartette pour le Proche-Orient.
L'Etat hébreu a demandé à ces militants, partis de Crète le 13 août, de ne pas tenter d'approcher de la bande de Gaza, avait indiqué le 19 août l'ambassade israélienne à Athènes.
Nombre de militants, dont la plupart sont américains et britanniques, ont affirmé avoir reçu des menaces de mort pour les dissuader de mener cette expédition.
Les deux bateaux, baptisés Liberty et Free Gaza, naviguent sous pavillons grecs et transportent 200 prothèses auditives pour les enfants de Gaza et 5.000 ballons.
"Pour ôter à Israël tout prétexte +de sécurité+, nos bateaux ont été inspectés et certifiés par les autorités chypriotes comme ne transportant aucune arme ou (objet de) contrebande de quelque sorte", indique encore le communiqué.
"Nous sommes des défenseurs des droits de l'Homme, invités à visiter Gaza par nos partenaires palestiniens (...) Si Israël décide de nous arrêter par la force et fouiller nos bateaux, nous ne résisterons pas par la force", poursuit le texte.
"Une telle fouille se fera sous la contrainte et avec notre protestation formelle. Après cette fouille, nous nous attendons à ce que la marine israélienne s'écarte pour que nous puissions continuer pacifiquement vers Gaza".
Israël impose un blocus à la bande de Gaza depuis janvier en guise de riposte aux tirs de roquettes palestiniennes contre son territoire.
En mars, des organisations humanitaires internationales avaient affirmé que la situation humanitaire dans la bande de Gaza, où vivent 1,5 million de personnes, était la pire depuis l'occupation du territoire par Israël en 1967.

 

Les deux bateaux "briseurs de blocus" arrivent à Gaza

AU LARGE DE LA BANDE DE GAZA — Après deux jours en mer depuis Chypre et nombre d'incertitudes sur le devenir de leur mission, les deux bateaux affrétés par les militants du mouvement Free Gaza pour briser le blocus israélien du territoire palestinien ont accosté samedi à Gaza, après avoir reçu l'autorisation de débarquer.
Auparavant, Angela Godfrey-Goldstein, une des porte-parole de ce groupe de militants des droits de l'Homme originaire des Etats-Unis, avait accusé Israël de saboter cette mission en brouillant les systèmes de communication des bateaux. "Je ne vois pas d'autre raison, ni d'autre partie y ayant un intérêt", a-t-elle ajoutant, estimant que l'Etat hébreu mettait en danger la sécurité du groupe.
L'Etat hébreu avait mis en garde Free Gaza contre cette mission, qualifiée de provocation inacceptable. "Nous suivons l'évolution de la situation, et s'ils cherchent à faire de la provocation, nous saurons comment l'éviter", a déclaré Arye Mekel, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Il a dit ne pas être au courant d'un éventuel brouillage des communications des bateaux.
Un autre porte-parole du ministère, Aviv Shiron, a affirmé samedi après-midi que les bateaux pourraient débarquer. Vendredi, ce dernier affirmait que "toutes les options étaient envisagées", quand on lui a demandé si l'Etat hébreu comptait recourir à la force pour faire rebrousser chemin aux bateaux.
Dans leur communiqué, les membres de "Free Gaza" on jugé qu'ils étaient "victimes de piratage électronique" et, notant qu'ils ne sont pas "des marins expérimentés", disent s'inquiéter "pour la santé et la sécurité des personnes à bord".
Dans la matinée, par gros temps, les bateaux battant pavillon grec, étaient restés dans les eaux internationales. A Gaza, une armada de petits bateaux avait pris la mer, transportant militants, journalistes et même une fanfare pour aller à leur rencontre, avant de faire demi-tour en raison de l'état de la mer.
De nombreux Palestiniens étaient venus sur la plage pour accueillir les militants, espérant toujours les voir arriver pour les remercier de "ne pas nous oublier", comme l'expliquait Jamila Hassan, 42 ans, venue avec ses deux enfants.
Le "Free Gaza" et le "Liberty" avaient quitté Chypre vendredi pour la traversé, estimée à 30 heures, cherchant à briser le blocus de Gaza imposé par Israël depuis 14 mois et la prise de contrôle du territoire par le Mouvement de la Résistance islamique (Hamas) en juin 2007.
S'il a été parfois été allégé, le blocus n'a jamais été levé, Israël autorisant le passage d'aide humanitaire, un siège qui provoque d'importantes pénuries dans le territoire où s'entassent 1,4 millions d'habitants.
Parmi les 46 militants venus de 14 pays, on trouve notamment une religieuse catholique de 81 ans et la belle-soeur de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, aujourd'hui émissaire du Quartette pour la paix au Proche-Orient. Ils apportent 200 prothèses auditives pour enfants destinées à une ONG (organisation non gouvernementale) palestinienne, et veulent aussi distribuer 5.000 ballons.
"Personne ne pense que ces bateaux vont vraiment briser le siège, mais c'est un message moral: ce qui se passe (à Gaza) est illégal et inhumain, et doit cesser", a jugé le militant des droits de l'Homme Raji Sourani.

Opération anti-blocus de Gaza: les bateaux arrivés à destination

JERUSALEM (AFP) — Les deux bateaux transportant une quarantaine de militants pro-palestiniens décidés à briser le blocus de la bande de Gaza sont arrivés samedi à destination après qu'Israël les eut laissé passer, selon un journaliste de l'AFP.

L'objectif des militants était d'attirer l'attention de la communauté internationale sur le sort des 1,5 million de Palestiniens qui font l'objet d'un blocus imposé par Israël depuis des mois.Israël avait dans un premier temps demandé aux militants de ne pas s'approcher des côtes du territoire palestinien dirigé par les islamistes du Hamas mais avait finalement décidé samedi de les laisser passer.

"Ils voulaient une provocation en mer mais ils ne l'auront pas. Nous savons qui sont les passagers et ce qu'ils transportent, donc nous ne voyons aucun problème à les laisser entrer", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Aviv Shiron. "Il n'y aura aucun contact entre la marine (israélienne) et les bateaux", a-t-il ajouté.

 (Pauvre naïf pour rester poli…. ! Alors que c'est bien le contraire qu'appréhendait ces apprentis provocateurs. Mordeh’aï)

Les militants à bord avaient affirmé en matinée dans un message que leurs systèmes de communications téléphoniques avaient été brouillés. Et depuis le début de la traversée, ils craignaient qu'Israël ne les empêche de mener à bien leur opération.
A leur départ de Chypre vendredi matin, ils avaient indiqué que leurs bateaux avaient été "inspectés et certifiés par les autorités chypriotes comme ne transportant aucune arme ou (objet de) contrebande de quelque sorte".
"Liberty" et "Free Gaza", qui naviguent sous pavillon grec, transportent 200 prothèses auditives et 5.000 ballons destinés aux enfants de Gaza.
Les militants pro-palestiniens, pour la plupart américains et britanniques, viennent de 14 pays et comptent notamment des étudiants, des juristes, des médecins et des journalistes.
En mars, des ONG internationales avaient affirmé que la situation humanitaire dans la bande de Gaza, où vivent 1,5 million de personnes, était la pire depuis l'occupation du territoire par Israël en 1967.


Israël n’est plus crédible aux yeux du monde, de son peuple et des terroristes
(ils savent ce qu’ils ont à faire.) Et qu’olmerd ne nous rebatte pas les oreilles avec du :
"Si le Liban devient un Etat du Hezbollah, plus rien ne nous empêchera de riposter comme il se doit."
Les apprentis provocateurs sans être affiliés au Hizbula l’ont ridiculisé……lui, son gouvernement, la marine et la Nation toute entière, Bravo pour cet exploit  sans  vaseline !
Que faisait notre cher donneur de leçons en stratégie guerrière, l’autre Ehud(Barak) ?  et Livni ?    Elle prenait le thé avec sa copine Rice de retour dans la région pour faire plier l'"Etat vassal" en exigeant d'autres concessions pour redorer le blason de Bush avant son départ en janvier 2009;  plutot que de se fotter à l'Ours moscovite ?

Mordeh’aï

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mordeh'ai
22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 16:49

BEDOUIN ACCUSE D’ETRE EN CONTACT AVEC Al-QAÏDA Yonat Atlas Published:  08.22.08, 12:01 / Israel News 


Adaptation française par Mordeh'aï


Un resident de Tel Sheva est accusé  d’avoir eu des contacts avec un agent étranger faisant parti d’une mouvance terroriste. Selon l'acte d'accusation, l’homme a essayé de créer une cellule terroriste pour un attentat dans Beersheba

 

Autorisation de publication:
Ce vendredi 22 août 2008 la Cour du District de Beersheba accuse Khaled Abu Rakaiek, agé de 23 ans de Tel Sheva localité Bédouine d’avoir tenter d’entrer en contact avec un agent étranger appartenant aux organisations terroristes du Djihad Islamique et d’Al-Qaïda

 

Le jeune homme, un ancien étudiant au Collège Technologique de Beer Sheva, a essayé de créer une cellule terroriste pour effectuer des attentats suicide à l’intérieur de BEERSHEVA

 

 Selon l'acte d'accusation, Abu Rakaiek a commencé de se rapprocher de l'Islam en 2002.
Pendant ses études au collège de Beersheba,il s’est spécialisé dans la maintenance  d’ordinateurs et de sites d'
Internet. Il a commencé à surfer sur des sites Web affiliés à deux organisations terroristes.Sur ces sites il a rencontré un membre d’Al-Qaeda de la bande de Gaza surnommé Abu Balal et a discuté de deux attaques terroristes Abu Rakaiek a aussi téléchargé des films documentaires sur les attaques terroristes commises par l’Organisation du Djihad islamique


En 2004, Abu Rakaiek a décidé d'établir une cellule militaire qui projetterait et effectuerait des attaques suicide à la bombe dans l'Etat Israël. À cette fin, il a téléchargé des films de conseils à l'élaboration de ceintures explosives.  

 

À une certaine période, Abu Rakaiek s’est tourné vers un autre camarade étudiant et lui a demandé de le rejoindre afin d’effectuer un attentat suicide à la bombe dans la gare centrale d'autobus de Beersheba. L'ami a rejeté l'offre.


Dans une autre circonstance en 2006, Abu Rakaiek a planifié de produire un dispositif explosif et de l’installer sur une route à l’est de la communauté de Tel Sheva , où des jeeps
  de l’armée circulaient.Le plan n'a jamais été exécuté. 

 

Sa famille est loyale envers l’Etat

Abu Rakaiek fut arêté le 29 Juillet par La Police du Disstrict Sud et le Shin Bet.
Samir Abu Abde son avocat a dit que son client niait toutes ces allegations et de rajouter :
"Il vient d’une famille ou les personnes sont loyales envers l’Etat," et
par ailleurs en tant que défendeur il n’avait toujours pas reçu les comptes-rendus d’investigation de la police.


Il y a un mois environ, six Arabes Israéliens, quatre d'entre eux des résidants  de
Jérusalem-est, ont été accusé de planification et  d'exploitation d’une cellule d’Al Qaeda en
Israël. Parmi les suspects des étudiants de l’'Université Hébraïque de Jérusalem.   

 

 

Tous les suspects ont été inculpés d’adhésion à une organisation terroriste. Certains d'entre eux, d’avoir essayer d’aider l’ennemi en temps de guerre, de détention de matériel de propagande en faveur d'une organisation terroriste, postulant et  tentant de solliciter  l'adhésion d'autres à les rejoindre dans une organisation terroriste.

 

   

Plus tôt en Juillet, dans le Sud du Pays deux résidents de la ville Israélienne  de Rahat ont été inculpé d’être des agents secrets d’al Qaeda. Taher et Omar Abu-Sakut, qui sont membres du Mouvement Islamique, ont été arrêtés par le Shin Bet de concert avec les  Garde-frontière ; l’ opération s’était déroulée en Juin.

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mordeh'ai - dans Dépêche
22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 08:59

Vue de Maalé Adoumim.
Photo: Ariel Jerozolimski , JPost                             JERUSALEM : LE MAIRE DE MAALE ADOUMIM FULMINE CONTRE OLMERT par Shraga Blum d'A7



Benny Cashriel, maire de Maalé Adoumim accuse le Premier ministre d'avoir "violé un accord conclu avec lui". Le Premier ministre a annoncé aujourd'hui à la Cour Suprême, "qu'après concertation avec le ministre de la Défense, il avait décidé de modifier le tracé de la barrière de séparation vers l'ouest au niveau de Maalé Adoumim". Cet accord de ne pas toucher au tracé avait pourtant déjà été donnée par Ariel Sharon.
Benny Cashriel dit ne pascomprendre (!!!)"comment Ehoud Olmert, qui était de son côté devant la Cour Suprême contre les revendications palestiniennes, ait pu soudainement changer d'avis sans même se concerter avec lui". Selon Cashriel, "désormais, les nouvelles maisons palestiniennes prévues seront à moins de 100m des premières maisons de l'est de Maalé Adoumim."  










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mordeh'ai - dans Politique
21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 22:56

Jérusalem et Tel-Aviv, entre religion et laïcité

Par ELI KAVON  08.19.08  http://fr.jpost.com/servle


Pour le rav Kook, le sionisme était un concept saint. Yeshayahou Leibowitz, au contraire,
pensait que l'Etat n'avait aucune valeur religieuse. L'auteur tranche en démontrant qu'il ne pourrait y avoir de Jérusalem pour inspirer la religion juive sans une Tel-Aviv laïque.



Zvi Yehouda Kook et Yeshayahou Leibowitz avaient de nombreux points communs
.

Tous deux étaient des Juifs orthodoxes qui vivaient en Israël, attiraient des disciples fidèles, embrassaient des idéologies qui suscitaient la controverse. Mais leurs visions du judaïsme et leurs conceptions d'un Etat juif moderne différaient totalement.

 
Le professeur Yeshayahou Leibowitz.
Photo: Jerusalem Post Archives/Isaac Friedman ,

Kook, le fils d'Abraham Isaac Kook - le grand théologien du sionisme
religieux - a suivi les pas de son père et croyait que l'Etat moderne   d'Israël suscitait les prémisses de la Rédemption du peuple juif. D'après le jeune Kook, "le sionisme est un sujet céleste" et "l'Etat d'Israël une entité divine, notre Etat saint et exalté".

A la tête de la yeshiva Mercaz Harav jusqu'à sa mort en 1981, la rav Kook était le père spirituel du Goush Emounim, mouvement sioniste religieux qui encourageait le peuplement de la Judée-Samarie, terres annexées pendant la guerre des Six-Jours. D'après lui, ces territoires ne devaient être rendus aux Arabes sous aucun prétexte pour ne pas saboter les projets de Dieu pour sa nation.

Le sionisme, une notion sainte ?
Kook était aussi convaincu qu'Israël était un Etat saint que Leibowitz était inflexible sur l'idée contraire. "L'Etat", écrivait ce dernier dans un essai de 1975 sur l'entité politique moderne d'Israël, "n'a aucune valeur religieuse."
Doyen de la chaire de chimie organique à l'Université hébraïque de Jérusalem, Leibowitz invoquait souvent la séparation de la religion et de l'Etat en Israël, et critiquait Israël pour ce qui était à ses yeux l'occupation des territoires palestiniens en Judée-Samarie et à Gaza.
Avant de disparaître il y a quatorze ans ce mois-ci à l'âge de 91 ans, Leibowitz était l'intellectuel le plus controversé du pays.
La fureur qu'il avait suscitée en son temps était bien plus forte que celle dirigée contre Avraham Burg et son récent ouvrage Vaincre Hitler (Fayard). Burg, influencé par Leibowitz, fustige l'Israël moderne et réclame que la nation abolisse son identité d'Etat juif.
Kook et Leibowitz s'opposaient l'un l'autre sur la nature de la relation entre l'Etat sioniste et le judaïsme.
Mais peut-être qu'en fin de compte les deux hommes abordaient la question sous un mauvais angle. Le sionisme est autant une conséquence du judaïsme qu'une coupure décisive avec la tradition juive.
Les premiers sionistes, dont la plupart s'étaient éloignés des valeurs religieuses, ont laïcisé et nationalisé les dogmes clés du judaïsme et les fêtes du calendrier juif. S'ils ont adopté des concepts comme la rédemption messianique et le rassemblement des exilés, ils ont opéré une nette coupure avec la tradition, en plaçant le Juif, plutôt que Dieu, au centre d'une idéologie politique moderne.
Le sionisme laïc a une grande dette envers le judaïsme et l'histoire de la religion juive de diaspora qui date de 2 000 ans. Sans l'idée théologique de la centralité de Jérusalem dans la vision juive du monde, les sionistes n'auraient pas de doctrine sur laquelle fonder leur idéologie.
S'il n'y avait pas d'aspiration au Messie et d'espoir de souveraineté juive sur la terre, le sionisme n'aurait jamais pu apparaître comme un mouvement de masse pour les Juifs.

Tel-Aviv, berceau de la laïcité
Tel-Aviv, première ville juive moderne en Israël, doit aussi beaucoup à Jérusalem, le centre de la religion juive pendant tant de siècles.
Le judaïsme n'a pas seulement construit son identité sioniste sur un mouvement national vieux de 150 ans fondé sur des modèles européens, mais sur une tradition de plus de 3 000 ans, qui a su préserver les Juifs pendant des millénaires.
Parallèlement, le judaïsme a prodigieusement profité de l'ascension du mouvement sioniste et de l'Etat. Bien qu'étant un pays fondé par des socialistes non religieux, Israël a stimulé un judaïsme qui n'aurait pas pu se remettre du désastre de la Shoah sans l'apparition d'un Etat juif.
L'Etat moderne et démocratique d'Israël a fourni l'inspiration et la structure nécessaires au développement de la vie juive dans le monde entier. Israël est devenu central dans l'identité juive.

Le sionisme n'est pas mort
Aujourd'hui, le défi pour les sionistes religieux n'est pas de construire un Troisième Temple mais d'appliquer la Halakha à un Etat juif souverain. Le rêve sioniste, autrefois dédaigné par les Juifs orthodoxes et réformés, a ranimé la tradition juive. Il ne pourrait pas y avoir de Jérusalem pour inspirer la religion juive sans une Tel-Aviv laïque, dans la mesure où le sionisme a renforcé le judaïsme.
Parler le langage extrême du rav Kook ou du professeur Leibowitz pourrait s'avérer dangereux et trompeur. Que l'Etat soit suprêmement saint ou qu'il ne revête pas de signification théologique n'a aucune importance.
Nous devons dépasser la sphère de la théorie et explorer les voies dans lesquelles le sionisme laïque et la tradition juive ont besoin l'un de l'autre pour survivre et se développer.
Le sionisme et le judaïsme ne sont ni identiques, ni diamétralement opposés. Israël est une démocratie moderne pour laquelle le judaïsme devra toujours jouer un rôle central dans l'identité sioniste.
Peut-être que les fondateurs socialistes de l'Etat croyaient que le judaïsme devrait un jour disparaître en tant qu'anomalie médiévale, mais ce n'est pas arrivé. Les rumeurs de la mort de la religion juive - et du sionisme - sont prématurées.
L'Etat d'Israël doit chercher des moyens créatifs et constructifs de relier les visions du monde du sionisme laïque et du judaïsme. Il y aura toujours des tensions entre les deux, mais le fait est que Jérusalem et Tel-Aviv ne peuvent pas exister l'une sans l'autre. Les Juifs du monde entier doivent trouver le moyen de construire des ponts entre la tradition ancienne et l'idéologie politique moderne.

L'auteur est un conférencier en histoire juive à l'université Broward (Floride).

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mordeh'ai - dans Société
21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 22:03

Sauver le quartier de la Moshava Guermanit

Le futur tramway de Jérusalem menace l'écologie urbaine de ce quartier.
Par GIL TROY   http://fr.jpost.com/
08.21.08

 

Derekh Beit Lekhem. Si des représentants locaux
siégeaient à la Knesset, ils se réveilleraient tous les matins
 en se demandant comment préserver leur quartier.
Photo: Ariel Jerozolimski , JPost

La Colonie allemande (Moshava Germanit) de Jérusalem est un bijou architectural, une véritable oasis urbaine avec ses bâtisses historiques, ses coins intimes et l'harmonie visuelle qu'elle offre. Le gazouillis des oiseaux procure un agréable répit dans le brouhaha ambiant de la capitale israélienne.
La Moshava Germanit se trouve à proximité du quartier de Baka, peut-être moins pittoresque, mais d'où se dégage toutefois une semblable impression de communauté. Aux côtés des cafés d'Emek Refaïm particulièrement fréquentés, la rue commerçante de Derekh Beit Lekhem connaît elle aussi ses heures d'affluence et fait office de centre marchand très populaire. En clair, il fait bon vivre à Baka ou dans la Moshava Germanit.
Hélas, l'écologie urbaine de ces deux quartiers est mise en danger de manière tragique et stupide.
Une menace qui provient des fonctionnaires pourtant censés se préoccuper de la préservation de telles perles citadines. Le véritable coupable, qui sévit partout ailleurs dans la ville, n'est autre que le tramway dont les voies sont en cours de construction. Au moment de sa mise en service, les bureaucrates de Jérusalem prévoient de détourner 1 000 voitures par heure de la rue Derekh Hébron vers celle de Derekh Beit Lekhem.
Les automobiles ne pourront plus emprunter la rue Remez près de l'ancienne gare ferroviaire, pour laisser le champ libre à d'imposants autobus et leur permettre de rallier en un temps record les quartiers périphériques au cœur de la ville.
Des ingénieurs indépendants ont confirmé ce que toute personne sensée pourrait dire. A savoir, ce projet pourtant porteur de bonnes intentions, mais si mal conçu, provoquera une véritable invasion des quatre roues qui transformera Beit Lekhem en une "autoroute" dévastatrice pour la paix et la tranquilité de ces luxuriants quartiers.
Résultat : des embouteillages, un vacarme incessant, l'impossibilité de se garer, des magasins en faillite, la dévaluation des propriétés, et plus inquiétant encore des centaines d'élèves se rendant à pied à l'école dans cet environnement pollué.

Des riverains engagés
Ayant le privilège de vivre dans la Moshava Germanit depuis un peu plus d'un an, j'ai eu le loisir d'observer avec horreur l'évolution de ce fiasco. J'ai vu les équipes d'ouvriers installer des feux de signalisation, malgré les promesses de la municipalité de geler le plan l'année dernière.
J'ai aussi été témoin de l'action de petits groupes de citoyens pour alerter leurs voisins pendant que d'autres tentent par tous les moyens de se faire entendre des bureaucrates de la ville.
En mars dernier, je suis moi-même entré en contact avec les autorités concernées. En tant que chroniqueur occasionnel, j'ai sollicité une interview officielle. J'attends toujours une réponse.
Heureusement, il existe suffisamment de riverains engagés pour lancer une campagne d'information. Récemment, un certain nombre, menés par Itaï Fishendler et Jonathan Kalman, ont entrepris de récolter des fonds et d'éveiller les consciences pour sauver leur communauté.
Pour se battre contre une mairie indifférente, ils ont bien compris qu'il fallait attirer la sympathie du grand public et une couverture médiatique la plus vaste possible. La campagne est entièrement coordonnée par le centre communautaire local et les responsables du conseil communal (bakaa.s.o.s@gmail.com).
Si davantage de résidents prenaient conscience de la menace que représente ce projet pour leur qualité de vie, ils inonderaient ces activistes d'argent liquide. D'autres habitants de quartiers menacés par des plans tout aussi nuisibles ne disposent pas des mêmes ressources - financières ou personnelles - pour se battre.

Le central écrase le régional
Cette débâcle révèle un profond problème. Le système politique israélien est trop centralisé. Les riverains de la Colonie allemande et de Baka, tout comme ceux de Metoula jusqu'au Néguev, manquent de représentation locale. Nous avons besoin de délégués des conseils municipaux à la Knesset pour présenter les revendications des quartiers d'une façon efficace et indépendante.
Il est vrai qu'avec un système local, on risque de voir des gens se mettre à crier : "Pas dans mon arrière-cour", sans se soucier de cosnsidérations qui pourraient affecter l'ensemble de la communauté ou autres problèmes communautaires plus larges. Mais dans une démocratie qui fonctionne, le local et le national devrait s'équilibrer l'un l'autre pour former une danse constructive.
Il arrive trop souvent qu'en Israël, le central écrase le régional. On le voit quand des ingénieurs imposent avec entêtement et arrogance des plans urbains nuisibles aux quartiers. On le constate aussi quand des bureaucrates du ministère de l'Education empêchent des parents de réunir des fonds pour une école particulière qui fait appel à l'excès à des professeurs-stagiaires par manque de moyens.
La bataille pour sauver Baka, la Moshava Germanit et la rue marchande de Beit Lekhem ne constitue qu'une simple prise de bec dans une lutte de longue haleine. Israël a désespérément besoin d'un système politique plus responsable, mais aussi de fonctionnaires plus réactifs, à tous les niveaux.
Ces derniers doivent comprendre que les démocraties - tout comme les quartier menacés - sont des écosystèmes délicats qui exigent une attention toute particulière

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mordeh'ai - dans Société
14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 17:28

Téfilines interdits en Jordanie



 

 Si vous êtes Juif pratiquant et avez l’habitude de mettre les Téfilines (phylactères) tous les matins, il vous sera désormais difficile de vous rendre en Jordanie. En effet, les autorités jordaniennes ont décidé de ne plus autoriser les touristes israéliens à pénétrer en territoire jordanien avec, dans leurs bagages, tous les objets de culte pouvant les assimiler aisément à leur religion. La Jordanie affirme qu’il ne s’agit pas là d’une mesure raciste, mais que le but de cette interdiction est d’empêcher des membres d'organisations terroristes d’identifier des Juifs, qui risqueraient d'être pris pour cible lors d'attentat. Livres de prières et Téfilines devront donc rester à la maison.

http://www.israelmagazine.co.il/website/index.php?rubrique=#pop1626

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mordeh'ai
12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 17:19

Le défaut fatal du Post-sionisme

 

Si Israël n'est pas Sioniste, il ne sera pas juif; s’il n'est pas juif il ne sera pas démocratique
de
Martin Sherman Published:  08.11.08, / Israel Opinion 


Adaptation libre de Mordeh'aï

 

A mon sens, le concept " Post -Sionisme " est - au niveau idéologique - une demande de démocratisation de l'état - i.e. un appel à un état démocratique libéral sur  un modèle Occidental. Prof. Uri Ram -- from "The Anti Zionist Congress" Israel Radio (Reshet Bet) 27-4-2008

 

Cette citation d'un des leaders de l'école du post-Sionisme dans le monde universitaire israélien est représentative de l'hypocrisie morale, du manque de profondeur intellectuel et le fait d'être pompeux et extrêmement choquant au vu de cette satisfaction de soi qui caractérise les adhérents de la philosophie de l’auto - contradiction.

 

Pour cela prenons seulement la compétence analytique la plus élémentaire pour identifier le défaut évident dans la logique des positions du post-Sionisme qui - prétendument au nom des valeurs libérales éclairées - appellent à la conversion d'Israël "d'un État juif" "en un état de tous ses citoyens."

 

Il n’exige d'aucun intellect extraordinaire de saisir le fait que si un tel changement,  intervenait, les réalités en résultant seraient en fait l'antithèse exacte des valeurs invoquées pour le faire.

En effet, il n'est pas difficile de prévoir la chaîne inévitable d'événements qu'un tel mouvement déclencherait. D'abord, la signification d'une vérité simple mais d'une grande portée doit être reconnue : si Israël est en effet défini comme "un état juif," il y a une raison valable et une justification viable pour l'existence d'une gamme entière d'éléments qui caractérisent la conduite de vie nationale et publique dans le pays, comme : l'Étoile de David sur le drapeau; le Candélabre "Menora" comme l'emblème d'état; les mots de l'hymne national qui se réfèrent "au languissement de l'âme juive"; et le statut de l’hébreux comme véhicule dominant de communication entre les citoyens de l'état. La même vérité pour l’organisme de la législation "Judéo-central" comme la Loi de Retour accordant à tout Juif la citoyenneté immédiate par l’immigration en Israël.

Cependant, si Israël devait être redéfini comme "un état de tous ses citoyens," il n'y aurait plus aucun raisonnement valable ou  justification viable pour aucuns de ces dispositifs.  Comme conséquence inévitable, il n’y aurait plus aucune rime ni raison pour un quelconque Juif (indépendamment des  ultra-dévots qui considèrent la vie en Terre Sainte comme une commande religieuse) de choisir de vivre leur vie dans un Etat d’ " Israël non juif " plutôt que dans n'importe quel autre "état de tous ses citoyens" où les rigueurs de la vie quotidienne sont moins exigeantes et moins stressantes

Aucun Juif (sauf la poignée d’âmes ultra-pieuses qui croient en la sainteté divine de la Terre d'Israël) n'insisterait pour vivre  leur vie dans un pays, où à la place de l'Étoile bleue de David, le drapeau national montrerait des raies - verticales ou horizontales - de couleurs différentes même si ceux-ci incluraient les teintes nostalgiques de bleu et blanc.

 

L'érosion continuelle de la population juive serait en conséquence, non seulement due à une augmentation spectaculaire du nombre de Juifs qui quitteraient le pays et que l’on n’appellera plus bien sûr "Yordim", mais simplement "des émigrants", mais aussi une fin presque totale du nombre de Juifs arrivant ici. Après tout, si Israël n’est  pas un état juif, il n’y aura absolument plus aucune motivation, ni raison,  pour les Juifs fortement instruits, fortement qualifiés et fortement formés par delà le monde développé aspirent à bâtir leurs maisons ici – pas de scientifiques, pas de médecins, pas d’entrepreneurs pas d'ingénieurs, pas d’universitaires -.

 

Il n'y aurait aucune " Aliyah " de masse des pays où des juifs sont opprimés et sont à la recherche d’un asile sûr, dans un état juif. Évidemment le phénomène extraordinaire de l'apport énorme de la communauté Juive de l’ex-URSS, avec sa forte contribution à chaque aspect de la vie dans le pays, ne serait inconcevable si Israël devenait juste un autre « état de tous ses citoyens » aux portes du désert à l’entrée de l’Orient.

 

D'ailleurs, si l'Israël devenait "un état de tous ses citoyens", il y aurait peu raisons pour empêcher l'afflux massif des migrants des pays voisins de se déverser dans le pays - si accomplir le «droit du retour » ou faire simplement avoir une meilleure vie - depuis la nuit des temps, la probabilité de trouver une vie plus lucrative était toujours plus grande ici plutôt que là.

 

Inévitablement, ces processus provoqueront l’érosion continuelle de la population juive. Car la composition de la population sur cette terre deviendrait semblable à celle des autres états de la région, il n'y aurait aucune raison de supposer que les réalités qui y règneraient  ne deviendraient pas également semblables à celles qui  règnent dans ces états - comprenant le niveau du développement économique, le niveau de vie et le style de vie, le statut des femmes, la nature du régime, et les libertés qu’il permettraient à ceux qui y vivraient. Il est difficile d'imaginer que même les post-Sionistes, avec leur prévention et la vue sélective du monde, sont inconscients du fait que dans le monde arabe entier - de Casablanca au Koweït - il n'y a aucun état ressemblant à un quelconque "état démocratique libéral sur le mode Occidental" après lequel ils se languissent prétendument avec une telle passion. 

 

En effet, en raison du contraste radical entre leurs objectifs avoués et la nature des réalités que l'effort à réaliser cet objectif va probablement créer ; à la lumière de la contradiction manifeste entre leurs aspirations prétendues et les conséquences probablement à résulter ; de la poursuite de ces aspirations, il est difficile de déterminer si les Post-Sionistes sont motivés par de la perfidie ou de la naïveté ; s'ils sont honteux ou  s'ils sont seulement stupides.

 

Cependant, quelle qu’en soit la controverse  elle peut être,  que tous ceux-là sont authentiquement désireux "de l'état démocratique libéral sur le mode Occidental" Il n’empêche qu’ils doivent reconnaître une vérité de fond inéluctable:

 

Si Israël n'est pas Sioniste, Il ne sera pas juif; s’Il n'est pas Juif  Il ne sera pas Démocratique.

les commentaires sont à adressés http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3580743,00.html

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mordeh'ai
12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 14:24

LE 9 AV

Nul n'ignore cette déclaration prêtée à Napoléon (et tantôt à l'empereur François- Joseph) et s'enquérant, en traversant une bourgade en Pologne, de la raison d'une palpable tristesse de deuil un jour du 9 av. Apres avoir reçu l'explication de ce jeûne et de ce deuil, l'empereur aurait déclaré que pour un  peuple capable de pleurer pendant deux millénaires la destruction de son temple, l'avenir est assuré. Le jour viendra où il pourra le reconstruire.


Effectivement une telle preuve d'amour et de fidélité mérite une consécration et notre capacité, pendant toutes ces années d'exil et de dispersion, à se tourner vers Jérusalem et à rêver de ce jour béni où la souveraineté juive serait rétablie sur la terre d'Israël s'est matérialisée par l'idéologie sioniste nationale et le rassemblement des exilés en Erets Israël.


C'est pourquoi nous avons jeûné en attendant la libération de notre capitale et le retour de la loi juive sur notre ville sainte. C'était certainement vrai jusqu'à ce jour de juin 1967 où retentit la phrase tant espérée par des centaines de générations juives: "Le Mont du Temple est entre nos mains". Et depuis?


Depuis des dirigeants politiques  ont tergiversé pour aboutir à donner un contrôle absolu au Waqf sur le lieu le plus saint du judaïsme. Et depuis, des politiciens d'une rare lâcheté ont permis au Waqf de détruire les vestiges des premier et deuxième Temples, d'agrandir leurs mosquées. Et depuis le seul endroit du monde où il est interdit à un Juif de remuer ses lèvres en récitant une prière est "notre" Mont du Temple. Et depuis, les rabbins asionistes, non sionistes ou anti-sionistes ont coopéré, en échange de quelques avantages financiers dans leurs Yechivot, avec des dirigeants  politiques qui sont allés jusqu'à proposer la souveraineté arabe sur le Mont du temple et  des corridors réservés aux Juifs pour l'accès au Mur


Alors si je jeûne ce n'est plus seulement en raison de la destruction du Temple mais en raison de sa non reconstruction. Si je pleure en ce jour du 9 av, c'est parce que des autorités juives m'interdisent l'entrée de mon lieu saint sous de futiles prétextes religieux et en raison d'une intense lâcheté politique. Si je pleure en ce 9 av, c'est parce que ces rabbins continuent à rassembler les Juifs pieux et fidèles à se lamenter dans des salles fermées et ne les conduisent pas directement sur le mont du Temple sans empiéter sur le Saint des Saints que nous savons parfaitement situer. Si je pleure, c'est parce que le tombeau de Joseph est détruit à Schh'em, que la chambre d'Isaac m'est interdite à Hébron, que le tombeau de Josué est noyé sous des immondices près d'Ariel, que le tombeau d'Ichaï est délaissé à Hébron. Si je pleure c'est parce que tout est entrepris pour effacer notre histoire passée et obérer notre avenir juif sur la terre juive. Si je pleure en ce 9 av, c'est parce que les rabbins en question continuent à se comporter comme si nous étions en Galouth sur notre terre d'Israël.

Si je pleure en ce 9 av, c'est parce que nos politiques n'ont aucune vision sioniste du destin de notre peuple et que leur pragmatisme nous mène vers un drame. C'est parce que ce peuple a élu sciemment un homme qui avait honnêtement (!) annoncé qu'il "était fatigué des victoires" et que logiquement il nous a ainsi amené à la défaite. Si je pleure c'est parce que notre politique consiste à craindre les réactions dans de lointains pays musulmans qui se soulèveraient si nous ramenions un Sefer Thora sur le Mont du Temple. Comme si nous y avions des ambassades ou des consulats qui risqueraient d'être brûlés dans la bonne tradition musulmane. Et comme si la politique de compromis empêchait des dizaines de milliers de roquettes d'être pointées sur le Nord d'Israël et des milliers de balles et de tonnes d'explosifs d'être massés dans le Sud et au centre de notre pays! Si je pleure en ce 9 av, c’est parce que nos politiques et ces rabbins se tournent vers Oslo et Washington pour supplier et non vers Jérusalem pour prier.


C'est parce que nos politiques et nos rabbins ne sont pas à la hauteur des événements miraculeux et héroïques que nous vivons depuis la renaissance sioniste.

La nature a horreur du vide et le vide juif sur le Mont du Temple a été comblé par les arabes comme dans tout endroit où se retire notre dignité, notre fidélité, notre Foi et notre courage.


L'Eternel avait enjoint aux enfants d'Israël devant la mer à la sortie d'Egypte, d'arrêter de prier et d'agir. Quand viendra ce jour où un Grand rabbin et un Premier Ministre pleinement juif diront aux enfants d'Israël réunis pour prier le 9 av: "Assez de gémissements! Place à l'Action"?


On peut toujours rêver!

 

 

Jacques Kupfer

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mordeh'ai - dans Point de vue