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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 22:51

Erreur de jugement sur la mort du berger en Judée-Samarie

06/10/2008
Jpost.com

La semaine dernière, les médias israéliens et étrangers ont diffusé une calomnie présentée comme une information par le Centre palestinien pour les droits de l'homme (CPDH). A savoir : le 27 septembre, on aurait tiré sur un jeune berger d'Akrabeh, au sud de Naplouse, qui aurait été enlevé par des habitants de l'implantation de Gitit dans la vallée du Jourdain.

En réalité, les équipes médico-légales de la police et l'autopsie réalisée sur Atta Bani-Minya, âgé de 19 ans, ont révélé qu'il n'y avait aucune trace de coups de feu sur la victime et que sa mort avait été provoquée par la manipulation d'une cartouche de 40 mm.

Le fait que les déclarations douteuses du CPDH aient été accueillies de la sorte, même en Israël, est très inquiétant. Pendant deux jours, des politiciens et des journalistes ont lié la mort accidentelle du berger à l'attaque du professeur Zeev Sternhell et même à l'assassinat d'Itzhak Rabin, sans même attendre les conclusions des enquêteurs.

Ces accusations ont reçu une résonance considérable, en particulier dans la presse Internet, en dépit des résultats de l'enquête médico-légale.

La promptitude à accuser, indépendamment des preuves, ne peut jamais être justifiée. Et cela reste vrai même si la réputation des habitants des implantations n'est pas excellente.

Mais ce qui est encore plus inquiétant, c'est que le CPDH continue de présenter sa version des faits sur sa page d'accueil, en omettant toute référence aux investigations policières.

Il condamne "ce crime atroce" et répète que "la négligence des civils palestiniens à porter plainte contre des colons israéliens, ainsi que la protection fournie par les Forces israéliennes d'occupation aux colons, encouragent ces derniers à lancer des attaques contre des civils palestiniens désarmés".

Un prétendu témoin oculaire décrit également les blessures trouvées sur le corps du jeune homme, soit disant provoquées par vingt coups de feu au cou, sur la poitrine et les jambes.

Ces jugements hâtifs, surtout s'ils se basent sur des informations mensongères, peuvent être littéralement incendiaires. Cette campagne vise peut-être à enflammer les passions chez les Arabes pour inciter des vendettas contre ce prétendu assassinat.

Les Israéliens eux-mêmes doivent bien prendre garde de ne pas divulguer à tort de telles "informations", qui ne font que vilipender des groupes entiers de personnes blâmées à tort.

La dernière chose dont cette société ait besoin est bien d'avantage de polarisation et de radicalisation. Il nous faut garder la tête froide et penser avec modération.

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mordeh'ai - dans Société
6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 00:02
les passages surlignés sont de mon fait
Mordeh'aï

Un terrain de Jérusalem cédé à la Russie
par Yael Ancri d'A7   http://www.a7fr.com/article/57731.htm
dimanche 5 octobre 2008
               Pot-de-vin ou transaction immobilière légitime pour se protéger des missiles syriens ?

Le conseil des ministres doit débattre ce dimanche matin du statut d'une propriété hiérosolomytaine de grande valeur.

Cette initiative a été proposée par les ministres clefs de Kadima : le Premier ministre sortant Ehoud Olmert, la ministre des Affaires étrangères Tsippi Livni, le ministre des Finances Roni Bar-On et celui de la Justice Daniel Friedman.

Olmert, qui doit se rendre lundi à Moscou, souhaite faire un geste de bonne volonté à l'égard du président russe Dmitri Medvedev. Le Premier ministre s'imagine ainsi pourvoir influencer la décision de celui-ci quant à la demande d'Israël qui souhaite que la Russie cesse de fournir des armes ultramodernes à la Syrie et accepte d'imposer des sanctions à l'Iran.

La propriété en question n'est autre que la belle Cour de Sergueï, qui était entre les mains de l'URSS jusqu'à ce que celle-ci cesse toute relation diplomatique avec Israël en 1967. La propriété a été construite à la fin du XIXe siècle et a une valeur de 11 millions de shekels. Plusieurs de ses bâtiments abritent actuellement le ministère de l'Agriculture, l'Autorité israélienne de protection de la nature et des parcs nationaux et la Société de protection de la nature en Israël.

Israël a accepté en 1990 de remettre la propriété à l'URSS, mais n'a jamais appliqué cette décision du fait de la dissolution de l'Union soviétique survenue peu après. Depuis, plusieurs démarches bureaucratiques et diplomatiques ont protégé la propriété d'un transfert à ses propriétaires étrangers d'autrefois.

Au moins une association israélienne tente de lutter contre cette démarche. Le Forum légal pour la terre d'Israël a envoyé une lettre ce week-end au Premier ministre, au Procureur de l'Etat et au secrétariat du cabinet pour demander que la propriété ne soit pas cédée aux Russes.

"Le gouvernement actuel est un gouvernement de transit et d'après la Cour suprême son autorité se limite à des 'actions de maintenance routinière'. Ce gouvernement ne peut prendre d'importantes décisions irréversibles engageant le prochain gouvernement. Transférer une importante propriété du cœur de Jérusalem aux mains d'un pays étranger et puissant, qui a des intérêts dans la région et des aspirations impériales sur la région, est une décision au moins aussi importante que celle de nommer un nouveau juge à la Cour suprême", affirment les représentants du Forum.

Et d'ajouter : "Si un corps collégial, dont deux des neuf membres appartiennent au gouvernement de transition, ne peut nommer des juges, le gouvernement entier n'a pas le droit de transférer la propriété d'un terrain du cœur de la capitale aux mains d'un pays étranger".

Une autre organisation qui s'est déjà opposée par le passé à cette démarche est la Société de protection de la nature en Israël, qui craint que ses droits de location dans le bâtiment souffrent du changement. Mais ses arguments ont été rejetés.

Le candidat aux municipales de Jérusalem, Nir Barkat, a également fait part de son opposition à cette démarche. "Donner une propriété située au cœur de Jérusalem à des éléments étrangers est un dangereux précédent."

Malgré ces oppositions, le gouvernement risque fort d'approuver cette démarche pour aider Olmert à mener à bien son voyage à Moscou. Ce dernier doit rencontrer le président Medvedev et le Premier ministre Vladimir Poutine, avec lesquels il a l'intention de parler du 4e round de sanctions contre l'Iran proposées par le Conseil de sécurité de l'Onu et repoussées par les Russes.

Olmert souhaite également demander aux Russes de cesser de fournir des armes modernes aux Syriens, dont le système S-300 de protection aérienne et un système de missiles sol-sol, et d'examiner la possibilité de vendre le jet moderne Sukhoi Su-37.

Par ailleurs, le Premier ministre compte se plaindre des transferts d'armes russes de Syrie au Hezbollah, trafic qui ne semble pas gêner la Russie outre mesure.

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mordeh'ai - dans Politique
5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 23:49

Rapport : Les troupes américaines découvrent des dizaines de tunnels sous la bande de Gaza



 
Source Israel Magazine

Des soldats américains aident actuellement les autorités égyptiennes à rechercher les tunnels de contrebande entre l'Egypte et la bande de Gaza, selon un rapport publié par un grand quotidien israélien, jeudi. 
Yediot Aharonot, a déclaré jeudi que des soldats américains - opérant sous l’apparence d’ouvriers civils – ont découvert 42 tunnels sous Rafah en septembre.
Les forces américaines ont trouvé les tunnels grâce à la technologie de pointe américaine et l'aide d'autres experts en génie, indique le journal. Les tunnels étaient soi-disant utilisés pour la contrebande d'armes vers la bande de Gaza.
Des sources déclarent également que des soldats américains ont été déployés autour de la Bande de Gaza après que les responsables américains aient conclu un accord avec le ministre de la Défense israélien, Ehoud Barak, lors d'une réunion du Caire il y a plus de six mois.
Le rapport mentionne également que la présence de soldats américains dans la région a été la source majeure des récentes tensions entre l'Égypte et le Hamas.

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mordeh'ai - dans Scoop
5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 23:34

 

By SARAH HONIG  Oct 5, 2008
Another Tack: Then what's the alternative?

Le suicide n’est pas une option nationale

http://www.jpost.com /servlet/Satellite?cid22017437767&pagenameJPost%2FJPArticle%2FShowFull

Adaptation française de Sentinelle 5769  ©

 

 

Les jours précédents ‘Yom Kippour’ sont dédiés à l’introspection et aux demandes de pardon. J’en ai des tonnes à expier, par exemple une irrésistible méchanceté envers les deux Ehud, Tzipi, et leurs acolytes opportunistes assortis, et  autres accélérateurs  de plan d’action. Mais comme ma messagerie entrante le montre, j’ai aussi offensé (bien que sans le vouloir et sans malice) quelques lecteurs. Aussi je vais tenter ici de m’expliquer, en faisant amende honorable.

 


Dernièrement, il y a eu une résurgence marquée de plaintes contre mon échec à faire des propositions concrètes sur la manière dont je dirigerais le pays. Je plaide coupable, mais ce n’est pas un pêché par omission involontaire ou négligence imprudente. Il ne m’appartient pas de composer une stratégie politique de substitution au chaos indiscutable que nos chefs incapables et/ou délinquants ont fait en toutes choses. Je n’ai pas été élue à une fonction, ni ne possède aucun accès ni influence aux ressources et à l’autorité de l’exécutif. Donc il est injuste, trompeur, et intellectuellement hypocrite de me provoquer pour donner ce qu’à l’évidence je ne peux pas – et ne devrais pas me voir demander.


Les recommandations d’essais de prise de décision que personne n’exécutera jamais sont autant de perte de temps que de construire des châteaux en Espagne. De telles recherches nient ou affaiblissent, en les attisant, les efforts  d’une certaine opinion publique contre des schémas catastrophiques, poussent à la désorientation et/ou à la corruption une fraction du public. Des avertissements donnés à temps peuvent sauver des vies.


C’est ma réponse en particulier à ceux qui m’ont attribué la charge, après que j’aie osé affirmer  (le 12 septembre), que les accords d’Oslo étaient un fiasco sur une si grande échelle que cela atteignait tous les critères d’une capacité bornée à la gestion des affaires, décrite par Barbara Tuchman (1), et méritait d’être inclue (ce dont elle  se préservait seule alors) dans sa « March of Folly ». En réponse, un lecteur demanda si je préférais éviter de publier mes recommandations, et d’autres allèrent encore plus loin en demandant : « Qu’est-ce que Honig et les fanatiques des implantations ont-ils jamais offert à la place des accords d’Oslo ? ».


Ces questions ne sont pas nouvelles, pas plus que l’épithète « fanatiques ». J’ai rencontré ces moqueries vexantes avec une régularité cyclique. Mais en plus d’être spécieuses, de telles provocations sont aussi excessivement communes dans le discours israélien. Elles sont souvent retournées par les intellectuels indolents, mais sont aussi utilisées délibérément pour détourner la conversation pertinente. Parce que la tactique  « alternative d’appât » est si répandue, qu’elle est efficacement exaspérante et dangereuse.


A l’occasion, je tente de souligner l’absurdité et le harcèlement superficiel inhérent à l’exigence agressive de savoir « quelle est votre solution ? ». La question suggère aux esprits sans méfiance qu’aucun autre plan d’action n’existe, en dehors de l’erreur grossière de direction du gouvernement sur nos affaires les plus cruciales. Pourtant, il n’y a pas d’obligation de nous comporter comme des imbéciles. Parfois il suffit de ne pas être irréfléchi et stupide.


Il y a une décennie, j’ai illustré ce point par l’histoire d’un camelot appauvri, vivant dans un lointain archipel du Sud Est asiatique. Le gaillard agité réfléchissait à son état peu favorable, le tournant en meilleure réalité, et concevant des plans pour améliorer son sort. Il projetait de transporter ses marchandises dans une île lointaine, où elles seraient rares et trouveraient des prix lucratifs. Il était comblé de joie par l’aventure, les opportunités au-delà de l’horizon, et par-dessus tout, par la perspective de briser la chaîne de l’impasse de son existence.


Il avait tout minuté dans les détails. Tous sauf un : le bateau qui le transporterait, et sa marchandise, sur les flots. 


L’authentique auto-illusion parmi les fournisseurs de béatitude et de paix grandis chez nous – ceux qui ne sont pas de purs escrocs – peuvent le reconnaître comme un compagnon de rêverie. Ils ont aussi travaillé tous les détails sauf l’élément le plus important – un véritable partenaire de paix, capable, volontaire et honorable.


Notre jeune entrepreneur plein de ressources concocta finalement un stratagème créatif, à peu près aussi pratique que celui d’Oslo. Il installa une voile dans un vieux tube abandonné. Il apparut bientôt cependant qu’ainsi conçu, son vaisseau n’était pas navigable. Le chercheur visionnaire de fortune se serait noyé s’il n’avait pas été secouru par des pêcheurs passant par là. Ils furent effrayés par ses risques insensés. Etonnés par leur manque de connaissance, leur incapacité absolue à penser différemment, il s’exclama : « Comment pourrais-je poursuivre mes rêves autrement ? ».


Traduit dans le patois politique israélien, sa réplique incrédule serait : « Alors, quelle est l’alternative ? ». Sous-titre : s’il n’y a rien d’autre qu’un engin en forme de piège mortel où naviguer, vous devez embarquer pour le voyage du destin dans l’engin au piège mortel, parce que c’est l’alternative tenant à flot.


Là réside le sens de la logique d’Oslo. Peut-être les négociateurs magouilleurs, qui signèrent de façon illicite leur accord dans le dos de la nation, auraient-ils pu être excusés en 1933 pour avoir permis qu’un optimisme injustifiable obscurcisse leur jugement et leur pensée magique. Mais 15 ans plus tard, avec le bénéfice d’une connaissance rétrospective – après avoir été témoins – Ô combien - Oslo s’est révélé désastreux dans chaque domaine imaginable – il est intolérable de poursuivre l’auto-illusion. A ce point, la dissonance cognitive (2) obstinée peut bon gré, mal gré, conduire à l’autodestruction.


Il n’y aura pas de marins pêcheurs bienveillants pour arracher les Israéliens de la Méditerranée si l’affaiblissement qu’Israël s’inflige pour revigorer les tentatives génocidaires et renforcer l’inclination arabe à « jeter les Juifs dans la mer ». Même dans des circonstances différentes, une grande circonspection est nécessaire avant qu’une installation stratégique vitale ne soit cédée dans un territoire aussi petit et vulnérable que le nôtre.


Considérant leur traîtrise antérieure, tous les interlocuteurs arabes – même s’ils nous régalent de flatteries mielleuses – doivent être traités avec davantage qu’une mince suspicion. Mais nous n’avons pas à nous soucier de douce flatterie. Nos voisins ressassent ouvertement leur haine, refusent de reconnaître la légitimité d’Israël en tant qu’Etat juif, et ne renonceront pas à leur « droit » de l’inonder avec un nombre non communiqué de millions de soi-disant réfugiés hostiles.


Cela dit, je suis en faveur d’une alternative. Elle est intégrée dans le « Mur d’Acier » de Zeev Jabotinsky. « Les pacifistes parmi nous » écrivait-il en 1923, avant que nous ne devenions des ogres d’occupants, en fait avant que nous ne gagnions notre indépendance, « nous ont conduits à croire que toutes nos difficultés sont dues à un malentendu…Si nous clarifions simplement avec les Arabes quelles sont nos réelles intentions, ils nous tendront immédiatement la main en signe d’amitié ».


De retour à l’époque, il jugea que cette « croyance est totalement sans fondement, parce qu’il n’existe aucune probabilité d’accord volontaire avec les Arabes. Ceux qui considèrent un accord de paix comme une condition ‘sine qua non’ pour le sionisme peuvent aussi bien dit ‘non’ et se retirer du sionisme… Il n’y aura jamais de paix volontaire aussi longtemps qu’il demeure dans des cœurs arabes une étincelle pour se débarrasser de nous. Ils refuseront d’abandonner cet espoir… parce qu’ils ne sont pas une populace, mais un Peuple vivant. Ce Peuple cèdera seulement quand il n’y aura plus aucun espoir de nous rejeter au loin, quand notre Mur d’Acier ne pourra plus être brisé ».


L’alternative impérative absolue d’Israël est de devenir plus fort, pas plus faible. En perçant des trous dans notre proverbial Mur de Fer, nous appelons l’hostilité, pas de futures perspectives de coexistence. Notre choix conscient doit être de ne pas prendre des risques existentiels.


Le suicide n’est pas une option nationale, et l’éviter est une bonne alternative.


Il pourrait bien y avoir une chose à ne pas prendre en haute mer, dans une baignoire qui fuit, même si nous rêvons terriblement de la traversée, même si des promesses de belle allure nous font signe. Il y  beaucoup à dire pour seulement rester en vie. Là où de sains instincts de conservation prévalent, la survie prend le pas sur des chimères – qu’il s’agisse de la paix régionale ou de la prospérité personnelle.


Rester à terre est la seule option en l’absence d’un bateau. Il n’existe tout simplement pas d’autre alternative.

 


Notes du Traducteur


(1) Barbara Tuchman, historienne américaine autodidacte, deux fois titulaire du Prix Pulitzer, d’abord pour « Guns of August » en 1962 ; le second lui fut attribué en 1971 pour sa biographie du général Stilwell. Dans la « March of Foll y », elle explore quatre conflits majeurs de l’histoire dont elle tire les leçons : la guerre de Troie ; les guerres de religion ; la guerre d’indépendance américaine et la guerre du Vietnam.


 (2) Dissonance cognitive : présence simultanée d’éléments contradictoires dans la pensée de l’individu. Cette dissonance est souvent le résultat d’un désaccord entre attitudes (modifiables facilement), et comportement (peu modifiables). La dissonance cognitive entraîne le plus souvent un état de tension psychique, que l’individu tente de résoudre le plus souvent par une tentative de rationalisation.

 

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mordeh'ai - dans Réflexions
4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 19:28
Le coup d’Olmert sur le départ
4 octobre 2008
- Caroline Glick , THE JERUSALEM POST | Adaptation française de Sentinelle 5769 ©

Le premier ministre sortant Ehud Olmert n’a jamais été un violent en peau de chagrin. Et lundi dernier, il a fait savoir clairement qu’in n’avait absolument pas l’intention de quitter tranquillement la scène publique. Lors d’un entretien à Rosh Hashana avec le journal ‘Yediot Ah’aronot’ (1), Olmert a admis pour la première fois qu’il négocie des accords avec la Syrie et la faction de l’Autorité Palestinienne menée par le Fatah, engageant Israël à se retirer des Hauteurs du Golan, de dizaines de quartiers de Jérusalem et du Mont du Temple, et de toute ou presque la Judée et la Samarie.

Lire l’article original en anglais sur : http://www.jpost.com/
Olmert remarqua qu’il est le premier Premier ministre à déclarer explicitement qu’il soutient une contraction géographique d’Israël aux lignes d’armistices de 1949. De fait, aucun de ses prédécesseurs n’a jamais été aussi explicite. Et son probable successeur à cette charge - la ministre des affaires étrangères Tzipi Livni - perd la voix chaque fois qu’on lui demande si elle croit qu’Israël doit se retirer de Jérusalem, des Hauteurs du Golan, et de toute les Judée et la Samarie.

La volonté d’Olmert d’expliquer l’extension des cessions territoriales qu’il soutient fait de lui un cas unique parmi les Premiers ministres israéliens. Mais son opinion déclarée qu’Israël n’a pas d’autre choix que de se retirer de presque tous les territoires dont il a pris le contrôle pendant la Guerre des Six Jours a été l’avis commun de chaque Premier ministre à l’exception du dirigeant du Likoud Benyamin Netanyahou depuis 1993. Yitzhak Rabin, Shimon Peres, Ehud Barak et Ariel Sharon se sont tous signalés par leur soutien à cette opinion. En vérité, tout le fondement de leur politique quand ils étaient en poste était basé dessus.

La question est bien : pourquoi cela a-t-il été le cas ? Comment se fait-il qu’au cours des 15 années passées, à un certain moment de leur mandat, chaque Premier ministre, sauf Netanyahou, en soit venu à la conclusion qu’Israël doit donner son territoire à ceux qui ont juré sa destruction ?

Comme Rabin, Peres, Barak et Sharon avant lui, Olmert ne donne aucun argument rationnel pour le retrait. Et comme ses prédécesseurs, Olmert utilise trois tours rhétoriques pour soutenir son assertion. D’abord, il remarque le caractère unique de sa position de Premier ministre. Olmert sait qu’Israël doit céder sa terre simplement parce qu’il est Premier ministre. Sharon exprima cela plus clairement quand il entonna : « ce que vous voyez d’ici, vous ne le voyez pas là-bas ».

Ensuite, Olmert et ses prédécesseurs - et son successeur probable Livni - prétendent tous que « chacun sait » qu’Israël doit se retirer. C’est-à-dire que vous devez être complètement déraisonnable si vous n’êtes pas d’accord avec moi, parce que chaque personne sensée est d’accord avec moi.

Olmert a souligné clairement ce point d’intimidation intellectuelle lundi dernier, en référence aux Hauteurs du Golan quand il a dit : “Je veux bien voir s’il y a une seule personne dans l’Etat d’Israël qui croie qu’il est possible de faire la paix avec la Syrie sans rien concéder des Hauteurs du Golan ».

Enfin, Olmert et ses prédécesseurs - et son successeur probable - mettent en avant qu’il est inévitable qu’Israël se retire aux lignes d’armistice de1949. Et puisque c’est inévitable, ce pourrait aussi bien être fait dès maintenant. Comme Olmert l’a dit - encore au sujet des Hauteurs du Golan - « Je vous le dis, l’an prochain ou dans deux ans, une guerre régionale surgira et nous nous trouverons en confrontation militaire avec la Syrie... Je me le demande, qu’adviendra-t-il après que nous les ayons battus ? D’abord, nous en paierons le prix (de la victoire) et il sera douloureux. Et après avoir payé ce prix, que leur dirons-nous ? Négocions. Et que diront les Syriens ? Négocions le Golan ».

L’affirmation qu’un Premier ministre en sait plus que le grand public est vraie. Mais aucune information secrète au monde ne contrebalance la preuve empirique accessible à chacun d’entre nous. Alors qu’il peut être vrai ou pas qu’Israël peut vivre en paix avec les Palestiniens et les Syriens sans revenir aux lignes d’armistice de 1949, il est manifeste que ni les Syriens ni les Palestiniens ne sont intéressés à vivre en paix avec Israël. Aussi, bien que ce soit une question théorique intéressante, la question de savoir si Israël a besoin de céder « la terre contre la paix » est totalement hors de propos aujourd’hui.

Aussi bien les Syriens et les Palestiniens sachent qu’Olmert - comme ses prédécesseurs depuis Rabin - veut en revenir aux lignes d’armistice de 1949 en échange de la paix. En connaissant ce point de départ, au cours des 15 dernières années, les deux sociétés ont gravité dans l’axe iranien.

Aujourd’hui, au moment où le président syrien Bashar Assad a des pourparlers indirects sur un abandon israélien des hauteurs du Golan, il a massé 25.000 soldats sur sa frontière avec le Nord du Liban. Il reconstruit son programme nucléaire avec l’argent iranien et les scientifiques Nord-Coréens. Il a promis aux Iraniens qu’il continuera d’armer le hezbollah et le hamas, et que ses négociations avec Olmert seront coordonnées en avance avec l’Iran.

De même pour les Palestiniens, à chaque étape de leur relation avec Israël au cours des 15 dernières années, chacun de leurs chefs - depuis le Fatah, en passant par le hamas et jusqu’au jihad islamique - a été catégorique dans son refus d’accepter le droit d’Israël à l’existence. De plus, dans la mesure où le Fatah est concerné, le conflit violent avec Israël était supposé avoir pris fin en 1993. En 1993, Yasser Arafat promit qu’à partir de cette date, toutes les frictions palestiniennes avec Israël seraient résolues par des négociations, et que l’erreur serait combattue, et pas encouragée.

En appelant à des cessions immédiates de territoires à des ennemis non intéressés par la paix, Olmert - comme ses prédécesseurs - prétend aussi qu’il est minimal, le risque impliqué dans la cession des Hauteurs du Golan, de la Judée, de la Samarie et de Jérusalem, parce qu’Israël est fort. Comme Olmert le formule : « Nous sommes plus forts qu’ils ne le sont. Je vous le dis, Israël est l’Etat le plus puissant du Moyen-Orient. Nous pouvons faire face à chacun de nos ennemis, et nous pouvons faire face à tous nos ennemis ensemble et vaincre ».

Pourtant Olmert - comme ses prédécesseurs - ne parvient pas à reconnaître que si nous abandonnons les territoires dont nous avons pris le contrôle en 1967, nous serons bien plus faibles. Et notre capacité à dissuader nos ennemis de faire front commun pour nous attaquer sera sévèrement réduite. Il ignore le fait que c’était le retrait d’Israël du Liban en mai 2000 qui a poussé les Palestiniens à nous attaquer en septembre 2000. Il ignore le fait que le retrait d’Israël de Gaza en 2005 a poussé le hezbollah à nous attaquer en 2006. Et il ignore que l’échec d’Israël à vaincre le hezbollah en 2006 a poussé le hamas à prendre le contrôle de Gaza en 2007. Et dans tout cela, il ignore le fait que le hamas, le hezbollah et la Syrie sont contrôlés par l’Iran.

De même pour l’Iran, quand on en vient à la question du programme des armes nucléaires de Téhéran, le dirigeant qui déclare que nous pouvons battre tous nos ennemis immédiatement, chante soudain un autre air. Israël, « le pays le plus puissant au Moyen-Orient », est dingue de penser qu’il peut se défendre seul contre son ennemi le plus formidable.

Selon l’opinion d’Olmert : “Une partie de l’exagération de notre pouvoir et de notre manque de sens des proportions est fondé sur des déclarations faites ici sur l’Iran... L’hypothèse que l’Amérique, la Russie et la Chine et la Grande Bretagne ne savent pas comment prendre en mains les Iraniens, et que nous Israéliens nous le savons - voilà un exemple de perte du sens des proportions ».

Aussi Olmert, comme Sharon, Barak, Peres et Rabin avant lui, a pris la décision que la seule stratégie qu’Israël puisse suivre, c’est celle d’un défaitisme absolu et la reddition. Et lui - comme eux avant lui - a fait ce calcul stratégique face à la preuve empirique qui montre que, quel que soient le prix pour conserver notre statut victorieux sur nos ennemis - le prix de la capitulation et du défaitisme est bien de se rendre et de céder. C’est-à-dire, le coût pour le pays de suivre leur direction jusqu’à la capitulation est plus élevé que le coût de ne pas céder ou déléguer notre survie à des puissances extérieures.

Ainsi, si l’opinion que la seule option d’Israël est de céder sans base sur des preuves empiriques, qu’est-ce qui explique les affirmations d’Olmert dénuées de fondement ?

La réponse est malheureusement claire. Très simplement, la vie est plus facile pour les Premiers ministres, et bien meilleure pour les anciens Premiers à Gauche qu’à Droite.

Comme Olmert envisage que ses options avanceront, il sait deux choses. Tout d’abord, il sait que le circuit des conférences internationales est éminemment plus généreux pour les anciens Premiers ministres qui disent du mal d’Israël, que pour ceux qui le défendent. Ensuite, il sait que s’il rêve de jamais revenir en politique, il ne sera capable de revenir que comme chef de la Gauche. Ses déclarations explicites sur le besoin d’une capitulation israélienne le serviront bien dans les deux entreprises.

Et puis il y a la question des malheurs judiciaires d’Olmert. Alors que les décisions politiques d’Olmert sont les mêmes que celles de tous ses prédécesseurs, les circonstances dans lesquelles il quitte son poste ne sont comparables qu’à celles auxquelles fut confronté Ehud Barak.

Comme Olmert, Barak a quitté son poste sous un cumulo-nimbus d’enquêtes criminelles. Et pendant son dernier mois en fonction, il rejeta tous les vestiges restant de la rationalité stratégique aux quatre vents dans des négociations désespérées avec Arafat. Malgré le fait que son gouvernement s’était déjà effondré, ni la Cour Suprême, ni le bureau du Procureur Général ne lui ont rappelé que qu’il ne disposait pas du droit légal pour concéder la souveraineté d’Israël sur Jérusalem. Et en reconnaissance de son adhésion au post-sionisme, quand Barak quitta sa fonction, toutes les enquêtes criminelles contre lui furent tranquillement classées.

Comme Barak, Olmert ne sera probablement pas en place assez longtemps pour conclure les cessions pour lesquelles il se bat. Mais cela ne signifie pas que ses déclarations ne sont pas dangereuses pour le pays.

Les politiciens à l’extrême Gauche, et leurs homologues dans les media, prétendent qu’Olmert est courageux de parler aussi ouvertement qu’il l’a fait. Et c’est vrai. Il y faut quelque bravade pour planter votre doigt dans l’œil du grand public - qui ne soutient pas vos opinions.

Les déclarations et les actions d’Olmert, qui contredisent les promesses qu’il a faites aux électeurs en 2006, sont une claque à la face de l’électorat israélien. Malheureusement, le public est devenu trop habitué à de tels coups. Rabin, Barak et Sharon ont été élus sur des plateformes de ‘faucons’ politiques. Et ils ont tous abandonné leur plateforme après leur élection. Cette tromperie permanente a rendu le public cynique, et a engendré un sentiment d’impuissance parmi les citoyens israéliens. Ce sentiment est simplement exacerbé à la vue de Livni , de Livni travaillant follement pour éviter d’affronter une élection, en tentant de former un nouveau gouvernement. Cela est si vrai qu’elle fait reposer la prétention de sa légitimité à gouverner sur son étroite victoire dans une petite compétition de primaire électorale, compromise par des allégations de corruption.

Ainsi en ignorant la réalité fondamentale des défis stratégiques d’Israël, et en s’exprimant sur des concessions hors de propos à des partenaires de paix imaginaires, tout en démontrant son mépris abject pour le public, Olmert nous cause un très grand tort. Il renforce notre conviction que nous n’avons pas d’autre option que des dirigeants malhonnêtes qui ignorent nos droits et la réalité. Et c’est une dangereuse illusion. Parce que la vérité est que tous les dirigeants d’Israël ne sont pas défaitistes. Il y a encore des dirigeants qui mettent le pays au-dessus. Ce ne sont simplement pas les amis d’Olmert.

caroline@carolineglick.com


Notes du traducteur :

 

(1) Yediot Ah’aronot : Le quotidien populaire israélien au plus fort tirage ; le « Haaretz », donné comme l’équivalent du journal « Le Monde » est franchement à Gauche ; Le « Maariv » est le troisième quotidien national, reflétant l’opinion de l’Israélien « moyen ».

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mordeh'ai - dans Politique
3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 16:58
Le surlignage de certains passages sont de mon fait
Mordeh'aï


Installation d’un radar américain : les insatisfaits
vendredi 3 octobre 2008 - 16:12

En Israël, on continue à prendre des mesures face à la menace iranienne et ces derniers jours, les préparations se finissent en vue de l’installation d’un radar américain dans le Néguev. Ce radar améliorera de façon significative le temps d’alerte en cas de tirs de missiles. Mais apparemment au sein des services de sécurité, tous ne sont pas satisfaits de la présence militaire américaine en Israël.

De hauts officiers de Tsahal ont critiqué dans le magazine américain Times l’installation du radar qui sera manipulé par des soldats américains. Selon ces officiers, même si le radar peut identifier le décollage d’un avion ou le tir d’un missile à une distance de 2400 km et donner à Israël plus de temps pour se défendre, ces avantages ont un prix :
des secrets militaires israéliens pourraient être révélés aux américains. « C’est comme mettre des menottes en or à Israël », a dit l’un des officiers.

Selon le site d’information NRG, l’installation du radar en Israël sera une première quand pour la première fois, dans l’histoire d’Israël une force militaire étrangère sera en poste sur son territoire. La manipulation du radar exigera 120 techniciens et gardes.

« Le radar permettra aux Etats-Unis de surveiller de près tout ce qui bouge dans les cieux d’Israël et d’identifier jusqu’au abeilles », a expliqué un officier israélien. Malgré les capacités époustouflantes du radar, cet officier a souligné : « Même un mari et une femme préfèrent garder certaines choses pour eux mêmes. Maintenant nous sommes nus devant les Etats-Unis ».

Israël n’aura pas un accès direct aux données enregistrées par le radar, selon NRG ; les renseignements israéliens ne recevront des données filtrées que quand ils en auront besoin, sauf bien sûr en cas d’attaque sur Israël.

Les critiques entendues au sein de l’armée touchent également le ministre de la Défense, Ehoud Barak. Pour certains membres des services de sécurité cités dans le Time,
Barak a pris une décision sans consulter personne d’autre que le chef d’état major, Gaby Ashkenazy.

L’une des personnes qui s’expriment dans le Time a indiqué qu’au mois de juillet, Barak avait demandé au ministre de la Défense américain, Robert Gates, de placer le radar en Israel, après que la Turquie et la Jordanie avaient refusé l’installation de ce système chez elles.

Le Time et les personnes qui y témoignent ont également évoqué l’influence de l’installation du radar sur les relations entre Israël et la Russie. Les Russes sont encore fort en colère suite aux conseils qu’Israël a donné à la Géorgie en matière de sécurité. La portée du radar permettra aux Etats-Unis de suivre les avions dans le sud de la Russie, ceci devrait augmenter la motivation de Moscou de fournir à la Syrie et à l’Iran des batteries de missiles anti aériens de type SA 300.

Tsahal est également inquiet du fait que Barak n’a pas tenu compte de la possibilité que le radar ait une influence sur les opérations de l’armée. Des spécialistes israéliens de sécurité ont exprimé leurs craintes que les radiations produites par le radar ne portent atteinte à la précision des nouveaux missiles anti chars à l’essai dans le Néguev.
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mordeh'ai - dans Scoop
1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 21:02
Nous ne pleurerons pas Mr. Olmert
1er octobre 2008
- M. Halkin, rédacteur associé au journal ‘The New York Sun’.
Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Il est difficile de se sentir vraiment désolé pour le premier ministre d’Israël, Ehud Olmert, qui a démissionné de son poste il y a deux jours. On dit de lui que c’est une personne agréable, chaleureux avec ses amis, et estimé de son personnel. C’est peut-être vrai, exactement comme il est vrai qu’il est un habile politicien. Mais il a provoqué sa propre chute - et il l’a fait non pas comme dans une tragédie grecque, en trébuchant à l’aveugle, mais en courant après les yeux ouverts.

 

Le politicien qui prend l’habitude de se remplir les poches illégalement parce qu’il pense pouvoir en réchapper ne nous inspire pas, comme Aristote le dit du héros de tragédie, de la pitié et de la terreur. S’il nous fait ressentir quelque chose de plus fort que la dérision, c’est du dégoût.

Excepté de devenir peut-être le premier Premier ministre d’Israël à aller en prison, on se souviendra de M. Olmert certainement pour une, et potentiellement pour deux choses. La chose certaine est la guerre ratée au Liban en 2006. La chose possible, ce sont les négociations de paix qu’il a conduites avec l’Autorité Palestinienne et le gouvernement de Syrie.

Pourtant, ironiquement, alors que tous ont fustigé M. Olmert pour la guerre au Liban, et que beaucoup l’ont félicité pour ses pourparlers avec les Palestiniens et les Syriens, ce devrait être le contraire. La guerre ne fut pas vraiment sa faute. Les pourparlers sont une bourde qui lui reviennent totalement.

Quand M. Olmert décida d’aller en guerre à l’été 2006, il agissait, dans les limites de ce qu’il savait, de façon parfaitement raisonnable. Il n’était Premier ministre que depuis quelques mois. Le hezbollah avait livré une provocation intolérable, traversant la frontière internationale pour tuer et kidnapper des soldats israéliens. C’était là une opportunité de lui donner une leçon, ainsi qu’à tous les ennemis d’Israël, tout en le chassant du Sud Liban et en détruisant là son infrastructure.

L’armée dit à Olmert que ce serait du gâteau. Les quelques centaines de combattants irréguliers tenant les positions du hezbollah dans le Sud libanais seraient écrasées par la puissance aérienne israélienne avant qu’ils ne puissent parvenir à tirer leurs roquettes Katyousha vers le Nord d’Israël.

Il se trouva que l’armée se trompait. La puissance aérienne d’Israël ne pouvait pas faire ce travail. Le renseignement militaire avait sous-estimé à quel point le hezbollah était bien enterré. Les Katyousha continuèrent de pleuvoir jour après jour. Et quand l’armée décida que la seule manière de déraciner le hezbollah était d’envoyer les fantassins, elle assura de nouveau à M. Olmert que c’en serait fini rapidement. Les combattants du hezbollah accroupis dans leurs bunkers pourraient bien être à l’abri des bombes, mais ils ne pourraient pas tenir contre les divisions d’infanterie d’Israël.

L’armée se trompait encore. La plupart des bunkers tinrent le choc, les Katyousha continuèrent de pleuvoir, et la guerre se termina sans conclusion, ce qui signifiait une victoire pour le hezbollah. Au lieu de renforcer le pouvoir dissuasif d’Israël, elle ne fit que l’affaiblir, au pris de plus de cent morts et de la démoralisation du public. Ce fut en vérité un désastre - mais personne ne pouvait blâmer M. Olmert pour cela.

Il n’avait aucun moyen de savoir que l’armée vivait dans un monde de fantasmes. S’il avait ignoré son conseil sans réagir puissamment à la provocation du hezbollah, ou en arrêtant la guerre sans envoyer l’infanterie, on le lui aurait reproché aussi. La seule différence alors est qu’il aurait été appelé une mauviette indécise, plutôt qu’un aventurier tirant plus vite que son ombre.

Mais les pourparlers de paix de M. Olmert ont été autre chose. Oui, ils résultèrent de la guerre de 2006. Incapable, du fait de ses conséquences, de poursuivre l’exécution du plan de désengagement unilatéral d’Ariel Sharon, qui avait été son programme électoral, M. Olmert chercha une stratégie politique alternative et trouva la stratégie pré Sharon du Parti Travailliste, d’échange de territoire contre la paix.

Au départ, ce fut probablement un stratagème bien connu, pour créer l’illusion de la résolution dans laquelle lui-même, ancien homme de Droite, ne croyait pas beaucoup. Pourtant, plus il s’enfonçait dans ses problèmes à cause des accusations de corruption pesant contre lui, plus le stratagème devenait un radeau de sauvetage auquel il s’accrochait, dans l’espoir que personne ne jetterait par-dessus bord un artisan de paix dévoué.

Et pour garder le radeau à flots, il commença à faire concession après concession aussi bien sur le front des Palestiniens que des Syriens, sans obtenir rien de substantiel en retour, alors que le marchandage aida le régime syrien à s’extraire lui-même de son isolement international.

Heureusement, M. Olmert, bien qu’il continue d’expédier les affaires courantes comme premier ministre pendant encore plusieurs semaines ou mois, jusqu’à ce qu’un successeur soit choisi, ne dispose pas du temps ou du levier politique pour faire beaucoup avancer les pourparlers de paix entamés par lui. Et pourtant, les concessions qu’il a déjà faites, et qu’il peut encore faire avant de quitter le bureau du premier ministre, reviendront hanter Israël dans le futur.

Peu importe comment les gouvernements d’Israël essaieront légitimement de mettre en avant qu’ils ne sont pas liés par les offres que M. Olmert a faites pour re-diviser Jérusalem, pour donner des dizaines de kilomètres carrés de territoire d’Israël à un Etat palestinien, pour réadmettre un nombre de réfugiés palestiniens à négocier, et pour se retirer de la totalité des Hauteurs du Golan : la ‘Communauté Internationale’, sans parler des Etats arabes, considèrera cela à partir de maintenant comme les positions d’Israël sur lesquelles on ne pourra pas revenir en arrière.

Il est vraiment difficile de se sentir désolé pour lui. Il est bien plus facile de se sentir désolé pour le pays qu’il a dirigé.

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mordeh'ai - dans Réflexions
29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 09:56

EHOUD OLMERT au YEDIOT :

" Il nous faut nous retirer de tous
les territoires, y compris le Golan et Jérusalem" IsraelValley

 

C’est ce qu’affirme le premier ministre Ehoud Olmert, dans une interview exclusive accordée au quotidien Yédiot Aharonot, à l’occasion du Nouvel an du calendrier liturgique hébraïque.

Ehoud Olmert y précise que ce retrait comportera des rectifications du tracé des frontières actuelles, mais des rectifications mineures.

Ce crédo, le premier du genre depuis 1967 a être exprimé aussi clairement par un premier ministre israélien, crée un désarroi certain dans la classe politique israélienne.

le surlignage est de mon fait
Mordeh'aï

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mordeh'ai - dans Politique
28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 09:08
Olmert propose un échange de territoires

D'après la radio de l'armée, Galei Tsahal, le Premier ministre, Ehoud Olmert, a proposé aux Palestiniens d'importantes parties de la Vallée du Jourdain en échange des grands blocs de localités juives en Judée Samarie. Olmert aurait discuté en secret de cette proposition avec le chef de l'AP, Mahmoud Abbas (Abou Mazen). Les deux hommes se seraient presque totalement mis d'accord sur la question des frontières définitives des deux Etats. D'après la proposition, Ma'alei Adoumim, Goush Etsion et Ariel resteraient entre les mains d'Israël et les Palestiniens recevraient en échange des territoires situés à l'intérieur de la ligne verte.

http://www.a7fr.com/

surlignage par Malaassot
Mordeh'aï

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mordeh'ai - dans Dépêche
27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 22:57

Terroristes à Jérusalem-Est


Le Shin Bet (services de sécurité intérieure israéliens) a arrêté, à l'aide de la police israélienne, sept membres d'une cellule terroriste implantée à Jérusalem-Est. Ils sont soupçonnés d'avoir orchestré deux fusillades aux cours desquelles deux policiers ont perdu la vie et deux autres ont été blessés.

 

Les lieux de l'attentat de lundi soir.
Photo: AP , JPost

Selon les forces de sécurité, le groupe était en train de planifier l'assassinat d'un autre agent de police posté dans la Vielle Ville ainsi que l'enlèvement d'autres membres des forces de l'ordre dans la capitale.

La cellule était dirigée par Mahmoud Anan Abou Snenie, âgé de 21 ans et résident du quartier de Anata à Jérusalem-Est. Son père, Adnan, avait été arrêté en 1981 et condamné à la prison à perpétuité pour son implication dans le meurtre d'un soldat israélien près du musée Rockefeller à Jérusalem. Il a été libéré en 1985, dans le cadre de l'accord Jibril (par lequel 3 soldats israéliens ont été libérés en échange de 1150 terroristes).

L'organisation serait notamment à l'origine de la fusillade de janvier dernier, tuant l'agent de police Rami Zuheiri près de Shouafat, ainsi que celle de la Vieille Ville en juillet dernier, causant la mort du policier David Shriki.

Selon le Shin Bet, les villages de Tsour Bahir, Jebl Mukaber ainsi que le camp de réfugiés de Shouafat et d'Issawiya hébergeraient des cellules terroristes depuis déjà longtemps, dont notamment quelques unes liées au Hamas.

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1222017378430&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

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mordeh'ai - dans Sécurité