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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 14:36

10.08.2008

Jerusalem, entre Tisha Be'av et Yom Yeroushalayim

Tisha Be'av, jour le plus triste du calendrier juif, commémore la destruction du Temple de Jérusalem. Ce jour-là, tous les Juifs du monde sont plongés dans le deuil et l'affliction, dans le jeûne et la prière. Or, à Jérusalem même, devant le Mur occidental du Temple, vestige de sa splendeur passée, le deuil qui devrait être plus tangible que partout ailleurs, n'est pas entier ! Comme si, à l'affliction et à la tristesse de voir que le Temple n'est toujours pas reconstruit et que le Har ha-Bayit est toujours occupé par une mosquée et foulé par nos ennemis, se mêlait un sentiment différent...

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Le Har Habayit occupe par une mosquee...

Beaucoup d'Israéliens ont une image négative de Jérusalem, et très nombreux sont ceux qui ne s'y rendent presque jamais, comme s'ils la craignaient... Aux yeux d'un grand nombre de Juifs, en Israël et ailleurs dans le monde, Jérusalem est synonyme de « religion » et de religieux ultra orthodoxes, en caftan noir, qui jettent des pierres sur les voitures en criant « Shabbes ! »

 Ceux qui ont la chance de vivre dans la capitale du peuple Juif savent pourtant qu'elle est très différente de cette image caricaturale, trop souvent véhiculée par les médias et par la littérature israélienne. A certains égards, Jérusalem a conservé dans de larges secteurs de la vie culturelle et politique israélienne l'image qu'elle avait au XIXe siècle :

Celle de la capitale du « vieux Yishouv » - ville misérable où habitaient principalement des Juifs vivant de la « halouka » (l'aumône communautaire) et où les Juifs de diaspora venaient surtout pour être enterrés sur le Mont des Oliviers - et l'opposition entre Tel-Aviv, ville nouvelle du sionisme laïc et Jérusalem s'est perpétuée jusqu'à nos jours. Mais Jérusalem est en réalité une ville où l'on vit, où l'on peut rire, danser, être joyeux !

 Mon grand-père Joseph z.l., haloutz venu de Pologne après la Première Guerre mondiale, s'était installé à Jérusalem dans les années 1920, après avoir passé plusieurs années à défricher les marécages et à construire des routes - dans le Gdoud ha-Avoda, le « bataillon du travail » - et il habitait dans le quartier de Mahané Yéhouda. Ma mère, qui y est née en 1928, m'a souvent raconté ses bribes de souvenirs de Jérusalem datant de sa prime enfance : une ville où les rues étaient en terre battue et où l'on voyait passer des chameaux. Cette Jérusalem, très différente de celle d'aujourd'hui, ressemble à la ville décrite par David Shahar dans son immense fresque, Le Palais des Vases brisés 1.

Entre Yom Yeroushalayim et Tisha Be’Av

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YOM YEROUSHALAYIM

Il y a une joie particulière aux habitants de Jérusalem, joie de ceux qui aiment cette ville et ont le privilège d'y vivre. « Réjouissez-vous avec Jérusalem », dit le prophète Isaïe. Cette joie, on la ressent évidemment les jours de fête et de liesse populaire, comme le Yom Yeroushalayim. Mais on la ressent aussi les jours de semaine, dans la vie quotidienne des habitants de la ville sainte, car sa sainteté confère à ceux qui y vivent une qualité spirituelle particulière, comme ce « supplément d'âme » qui descend sur chaque Juif, le shabbat, et que l'on ressent à Jérusalem chaque jour. Ne dit-on pas que « L'air de Jérusalem rend plus sage ? »

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Soukkot au Kottel

Et même les jours de deuil et de malheur - comme lorsque nos ennemis tuent des Juifs dans les autobus et dans les rues, avec des bombes et des bulldozers - ils ne parviennent pas à effacer totalement cette joie particulière à Jérusalem. De même que nous cassons un verre pendant la cérémonie du mariage, pour signifier que la joie des époux n'est pas complète, en raison de la destruction du Temple, le deuil de Tisha Be'av n'est plus total aujourd'hui. Lorsque nous vivons cette journée à Jérusalem, au milieu de centaines de Juifs, venus des quatre coins du monde et accomplissant la promesse du Retour, nous sentons confusément que le Temple est en voie de reconstruction et que, même si nous ne sommes pas encore véritablement sortis de l'exil, nous sommes déjà dans une autre ère. A Jérusalem, mieux qu’en tout autre lieu, nous pouvons ressentir aujourd’hui – en prêtant bien l’oreille - au milieu du deuil, de la confusion et du chaos qui nous entourent, le son lointain, secret et encore imperceptible des pas du Messie.

 Texte et photos : Itshak Lurçat

(Article paru dans VISION D'ISRAEL, le premier magazine culturel francophone israelien)

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mordehai
8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 13:52

Haaretz, le journal des élites israéliennes
post-sionistes 
Pierre Itshak Lurçat


En mars 2008, alors que plusieurs pays arabes appelaient vainement au boycott du Salon du Livre de Paris - dont Israël était l'invité d'honneur - ils reçurent un soutien inattendu : celui du rédacteur en chef du supplément littéraire du quotidien israélien de gauche réputé, Haaretz, qui se vanta publiquement d'avoir été « le premier à lancer la pétition demandant le boycott du Salon du Livre »... Cet appel étonnant en apparence ne surprit pas les lecteurs réguliers du journal israélien. Il avait été précédé, quelques semaines auparavant, d'une déclaration tout aussi polémique, du rédacteur en chef de Haaretz, David Landau, qui avait déclaré à la Secrétaire d'Etat américaine Condoleeza Rice, lors d'un dîner privé en décembre 2007, que l'Etat juif « voulait être violé par les Etats-Unis » - manière élégante de dire qu'il appelait à une intervention plus vigoureuse des Etats-Unis pour contraindre Israël à faire des concessions à ses ennemis arabes…

Ces deux déclarations de responsables du journal Haaretz avaient elles-mêmes été précédées, depuis de nombreuses années, d'articles très virulents condamnant la politique israélienne, et attirant l'attention des lecteurs sur les « souffrances » des Palestiniens - thème devenu la spécialité de deux journalistes de Haaretz en particulier, Gidéon Lévi et Amira Hass, cette dernière résidant à Gaza. En réalité, comme nous le verrons, Haaretz est devenu dans une certaine mesure, depuis le début de la « deuxième Intifada », et sans doute déjà auparavant, un redoutable outil de propagande propalestinienne, dont des articles innombrables sont repris, dès leur parution, sur des sites d'organisations et de groupes politiques propalestiniens, et traduits en anglais, en français, en italien et en d'autres langues, par des traducteurs militants, sur des sites tels que ceux d'Europalestine, France Palestine ou Palestine solidarité...

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Amira Hass, qui porte bien son nom...

En quoi cette évolution est-elle significative de celle des élites israéliennes - dont Haaretz est le journal de référence et le « pain quotidien » (au même titre que Le Monde pour les élites françaises) - et de l'état actuel de l'intelligentsia israélienne ? S'agit-il d'une tendance marginale ou minoritaire au sein du journal et des élites d'Israël, ou bien du reflet plus ou moins fidèle d'un état d'esprit généralisé au sein des élites intellectuelles, universitaires et politiques de l'Etat juif, qui vient de célébrer son soixantième anniversaire?

I. Haaretz , un journal israélien antérieur à l’Etat : 1919 - 1948

Les origines : une feuille d’information de l’armée anglaise

Haaretz a été fondé en 1918, pendant la période du Mandat britannique, ce qui en fait le quotidien le plus ancien d'Israël. A ses origines, il s'agissait d'une feuille d'information hebdomadaire publiée en anglais, en hébreu et en arabe, sous le titre News from the Holy Land. L'édition en hébreu était distribuée aux soldats juifs de l'armée britannique en Palestine mandataire, et aussi au sein de la population du Yishouv à Jérusalem et Jaffa. Par la suite, le mouvement sioniste devint partie prenante du journal, d'abord en le subventionnant, puis en le rachetant à l'armée anglaise. C'est un mécène juif russe, Isaac Leib Godlberg, qui apporta les fonds et devint le nouveau propriétaire du journal, dont le nom fut raccourci de Hadashot Haaretz (Les nouvelles du pays) en Haaretz (Le pays).

Un des collaborateurs actifs du journal, qui fut à l'origine de son rachat au bénéfice de la Commission sioniste, n'était autre que le dirigeant sioniste révisionniste Vladimir Jabotinsky, qui participait régulièrement aux éditions hébraïque et anglaise du journal. A cette époque en effet, Haaretz n'avait pas de ligne politique bien définie, et Jabotinsky pouvait y écrire librement sur les sujets qui lui tenaient à coeur 1.

Le rachat d’Haaretz par la famille Schocken

Le second tournant dans l'histoire du journal fut son rachat en 1937 par la famille Schocken, qui possède le journal jusqu'à aujourd'hui. Salman Schocken, homme d'affaires né en 1877 en Pologne dans une famille modeste, avait fait fortune en créant une chaîne de grands magasins en Allemagne, qui comptait des succursales dans une vingtaine de villes. En 1926, Salman Schocken créa aussi une maison d'édition, Schocken Verlag, qui publia plusieurs auteurs juifs allemands célèbres, comme Martin Buber, Franz Kafka ou Franz Rosenzweig, avant d'être transférée aux Etats-Unis lors de l'arrivée au pouvoir des nazis.

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Salman SCHOCKEN

 Outre son activité d'homme d'affaires prospère, Salman Schocken était un bibliophile et un mécène avisé. C'est lui qui découvrit le talent littéraire du jeune Samuel Joseph Agnon, alors qu'il séjournait en Palestine, et qui l'encouragea et l'aida financièrement pour lui permettre de consacrer son temps à l'écriture. Dans sa monumentale biographie d'Agnon, Dan Laor qualifie sa rencontre avec Schocken d'événement déterminant dans la vie du jeune écrivain, futur Prix Nobel de littérature 2.

Schocken, qui était autodidacte, était également très impliqué dans la vie culturelle juive et sioniste en Allemagne. Au cours de son séjour en Palestine mandataire (1935-1942), il se rapprocha du mouvement pacifiste « Brith Shalom », constitué d'intellectuels juifs allemands, partisans d'un Etat binational et hostiles au sionisme politique. Après le rachat du journal Haaretz, il désigna son fils, Gustav Schocken, à la tête de la rédaction. Gustav Schocken fut l'éditeur et le rédacteur en chef du journal de 1939 jusqu'à son décès, en 1990. C'est lui qui fit de Haaretz un quotidien moderne, abordant tous les aspects de l'actualité et notamment les questions économiques et culturelles, et doté d'une page éditoriale influente.

 Le journal des élites bourgeoises libérales

Au cours des années antérieures à la fondation de l’Etat et jusque dans les années 1960, la presse écrite israélienne était dominée par les journaux appartenant – ou étroitement liés – à des partis politiques. Parmi les plus influents, citons Davar, quotidien publié par la confédération syndicale Histadrout, entre 1925 et 1994 (dont le rédacteur en chef était Berl Katznelson, dirigeant et idéologue du parti travailliste) ; Haboker (sionistes généraux) ; Al-Hamishmar (Mapam, extrême gauche) et les organes des partis religieux : Hatsofé (sioniste religieux) et Hamodia (Agoudat Israël).

Dans ce paysage médiatique très idéologique, Haaretz constituait une voix différente, indépendante de tout parti politique et au ton beaucoup plus libre. L’orientation générale du journal, qui est restée sensiblement la même jusqu’à aujourd’hui, était celle d’un quotidien de la bourgeoisie libérale. Alors que les journaux idéologiques liés aux grands partis politiques représentaient les différentes tendances du mouvement sioniste (travailliste, révisionniste, religieux), Haaretz avait pour lectorat le public des classes moyennes de la cinquième alyah, constitué principalement d’universitaires, d’artistes, de médecins et membres des professions libérales, d’origine allemande en majorité, qui s’installèrent dans les villes et notamment à Tel Aviv.

Curieusement, malgré les transformations nombreuses de la société israélienne depuis les années 1930, on peut affirmer que c’est toujours ce même groupe qui constitue le coeur du lectorat d’Haaretz : celui que l’on pourrait définir sociologiquement comme les élites urbaines (par opposition aux élites rurales du mouvement kibboutzique). Et, ce qui est encore plus étonnant, c’est que c'est précisément cette population – dont les membres étaient arrivés en Israël non pas par idéal sioniste, à la différence des membres des mouvements haloutziques de la troisième et quatrième alyah, mais fuyant le nazisme, et contre leur gré – qui a le plus contribué à la constitution des élites intellectuelles israéliennes, notamment autour de l’université hébraïque de Jérusalem.

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II. De 1948 à nos jours : comment Haaretz s’est détaché du consensus sioniste

Au cours des vingt premières années de l'Etat d'Israël, Haaretz défendit ainsi tout naturellement des positions opposées à la politique économique des gouvernements, d'orientation sioniste socialiste, et se fit le défenseur de la libéralisation de l'économie. La ligne politique épousée par le journal après la création de l'Etat fut celle d'un quotidien indépendant promouvant une économie libérale. C'est seulement après 1967 qu'Haaretz s'engagea plus activement sur le thème des « territoires » - en soutenant des concessions territoriales en faveur des Etats arabes - et sur la question des rapports entre l'Etat et la religion - en se faisant l'avocat d'une laïcisation de l'Etat et de la société.

C'est sans doute dans le domaine économique qu'Haaretz fit preuve de la plus grande constance, depuis les années 1930 et jusqu'à aujourd'hui. En matière de politique par contre, son évolution a été beaucoup plus marquée, d'un sionisme modéré à ses débuts, à l'ethos post-sioniste depuis les années 1990. Un article de 1949, signé de Gershon (Gustav) Schocken, atteste de l'évolution suivie par le journal au cours des 50 dernières années : dans cet éditorial, intitulé « Les Allemands et nous », le rédacteur en chef réclamait la promulgation par la Knesset d'une loi interdisant à tout citoyen israélien de s'installer, ou même de séjourner en Allemagne 3. (Un demi-siècle plus tard, en 2006, un groupe de presse allemand, Dumont-Schauberg, a acquis 25% des parts de Haaretz, qui est devenu le premier journal israélien détenu en partie par un groupe allemand - dont le père de l'actuel dirigeant, qui plus est, était membre du parti nazi...)

Haaretz contre le « primitivisme » des Juifs orientaux

A cet égard, Haaretz était aligné sur l'ensemble de la presse israélienne à l'époque, le Yediot Aharonot appelant de son côté à « inculquer la haine de l'Allemagne aux enfants d'Israël ». Sur un autre élément du débat social et politique dans les années 1950, celui de la vague d’émigration en provenance des pays arabo-musulmans, on pouvait trouver dans Haaretz des articles au ton tout aussi virulent, comme en témoigne cet extrait d’un article d’Aryeh Gelblum paru le 22 avril 1949 :

 Il paraît que les Tripolitains et les Tunisiens sont « mieux » que les Marocains et les Algériens, mais ils posent tous le même problème… Le primitivisme de ces gens est insupportable. Ils n’ont pour ainsi dire aucune éducation, et pire encore, ils sont parfaitement incapables de comprendre le moindre raisonnement intellectuel. D’une manière générale, ils ne sont guère plus évolués que les Arabes, les nègres et les berbères de leur pays.
Cet extrait en dit long sur l’état d’esprit de certaines élites israéliennes ashkénazes dans les premières années de l’Etat, dont Haaretz était représentatif. Tom Segev, qui cite cet article, observe qu’il était encore mentionné 30 ans après sa parution lors de débats sur les relations intercommunautaires. Bien entendu, la publication d’un tel article serait aujourd’hui impensable dans les colonnes de Haaretz (ce qui n’empêche pas que des articles tout aussi provocateurs soient publiés, prenant pour cible non plus les Juifs orientaux, mais les religieux ou les habitants des « territoires »).

 Un journal post-sioniste avant l’heure

A quel moment Haaretz a-t-il commencé à se détacher du consensus sioniste ? La question est d'autant plus délicate, qu'il n'est pas évident de définir une ligne bien établie au sein de la rédaction du quotidien, qui a toujours - comme la plupart des journaux non affiliés à un parti politique - abrité en son sein plusieurs tendances. Deux journalistes de Haaretz, Amira Hass et Gideon Levi, ont contribué à faire du journal des élites israéliennes un instrument de la propagande propalestinienne en Europe. Le journaliste Tom Segev (lui-même collaborateur de Haaretz) relève une « innovation » due à la plume de son confrère Uri Avneri : l’emploi du terme « sionisme » pour désigner la vaine grandiloquence…

 Cette innovation significative ne date pas, comme on pourrait le croire, des années 1990, ni même de l’après 1967, mais de 1949 ! Segev cite plusieurs articles de la même période, qui illustrent bien la vision du monde (et du pays) du journal Haaretz, que Segev oppose à celle du quotidien de la Histadrout Davar :

 Contrairement au quotidien du syndicat Histadrout Davar, qui était imprégné d’une foi naïve, solennelle presque, piégé dans une rhétorique visionnaire, Haaretz affichait un scepticisme morose non dénué d’une mesquinerie et d’une arrogance qui sombraient aisément dans les ornières de la critique sans fondement…4

Pour illustrer ce scepticisme et cette arrogance, Segev cite également un article du rédacteur en chef de Haaretz à l’époque, Gershom Schocken, demandant que l’Etat juif nouvellement créé change de symbole et abandonne la menorah – chandelier à sept branches – qu’il jugeait d’une « esthétique abominable incarnant le manque de goût, de culture et de sens esthétique du gouvernement israélien ». Cet extrait est révélateur – et presque prémonitoire – dans la mesure où il concerne un des symboles de l’Etat juif. Quatre décennies plus tard, en effet, le même Haaretz allait réclamer la modification du drapeau et de l’hymne national, coupables à ses yeux cette fois-ci, non plus de manque de goût, mais d’exclure la minorité arabe israélienne…

 

Notes

1. Voir J. Schetchtman, Rebel and Statesman, T. Yoselof 1956, p.308.

2. Dan Laor, Hayyé Agnon, Schocken 1998, p.105.

3. Cité par Tom Segev, Les Premiers Israéliens, Calmann-Lévy 1998, p. 327.

4. Tom Segev, Les Premiers Israéliens, p. 14.

 Article publié dans France-Israël Information

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mordehai - dans Politique
8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 10:59

Esclavage d'enfants à Gaza

 

Une chaîne de télévision américaine a diffusé un reportage qui fait frémir: le Hamas utilise des enfants pour creuser les tunnels entre l'Egypte et la Bande de Gaza pour la contrebande d'armes. Ces enfants, tous âgés de moins de 16 ans, travaillent durant des heures dans des conditions extrêmement difficiles, et pour un salaire dérisoire. Selon la chaîne américaine, plusieurs d'entre eux ont déjà trouvé la mort par manque d'air ou des suites de l'effondrement d'un tunnel. Les organisations israéliennes et internationales de défense des Droits de l'Homme ou de l'Enfant se sont empressées...de ne pas réagir.

 

* Ni  Mme Hedy Epstein, survivante de la Shoa de 84 ans qui hait l’Etat d’Israël (Pourquoi ? D. seul le sait) qui disait : " Nous proposons aussi de rappeler au monde que nous ne voulons pas rester spectateurs de  1.5 million de gens sont menacés de mort par le manque de nourriture et la maladie.

 L'une des accusations que veut mettre en évidence cette militante est " la souffrance des enfants, notamment due  aux attaques de l'armée israélienne".


Pas la moindre allusion à  la dictature et au non respect des droits de l'homme , de la femme par le Hamas à Gaza !


* Note de Mordeh’aï

 

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mordehai - dans Revue de presse
7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 16:59
Un vent révolutionnaire français doit souffler sur la politique israélienne
jeudi 7 août 2008 - 12:34

Vouloir écouter les informations pour se tenir au courant est un exercice de style chaque jour un peu plus masochiste. En dehors des surenchères sur l'abandon de notre héritage juif, auxquelles se livrent nos dirigeants, ce ne sont qu'affaires de corruptions ou de harcèlements sexuels qui défraient la chronique…

Même lorsqu'un monstre est venu assassiner des adolescents en plein centre ville de Jérusalem et qu'on a vu l'opinion publique retrouver son unité pour condamner cet acte sanguinaire…l'attention du public a été presque immédiatement détournée vers des velléités de revanche.

Et lorsqu'on examine les 120 locataires de notre Knesset, on finit par faire plus attention au nombre d'affaires de corruption, ou au lien de parenté qui les unit, que par la pertinence des lois qui sont passées.

Bref, ils veulent nous désespérer pour continuer à gouverner.

C'est là que l'Alyah francophone a son rôle à jouer pour tenter de renverser la situation.

Le judaïsme français, grâce à Rachi et aux académies talmudiques, à des lettres de noblesse qui remontent au Moyen Age. Et de même à son amour de Sion, si l'on évoque Rabi Yehiel qui monta avec ses 200 élèves fonder une yéchiva en Palestine. Plus près de nous, les juifs rescapés ashkénazes puis les déracinés d'Afrique du Nord ont retrouvé le goût de l'étude sur les bancs des écoles juives d'Alsace.

A majorité sépharade, l'Alyah française trouve ses origines notamment dans les pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) où ses ancêtres ont été bercés par des grands maîtres comme le RIF à FES, maître du maître du Rambam, Ribach et Rachats à Alger dont les écrits ont servi dans l'élaboration du Choulhan Arouch et bien sûr les maîtres de Djerba. Tous étaient tournés naturellement vers Israël et ont participé au maintien des valeurs juives et de notre héritage. L'arrivée de la France (fille aînée de l'église), d'abord en puissance coloniale puis en deuxième patrie a eu pour effet une volonté d'assimilation effrénée, sous couvert de laïcité et d'émancipation.

L'Alyah francophone contient en elle-même à la fois la tradition des ses grands maîtres, l'amour d'Israël et l'utilisation de son éducation à des fins sionistes. L'Alyah de France est une Alyah volontaire, poussée par un désir profond de retrouver ses racines. Le juif de France vient en Israël pour être partie prenante de son histoire et rend perplexes beaucoup d'Israéliens qui se demandent pourquoi il a quitté un pays où il fait si bon vivre…il vient en Israël, parce qu'il est sioniste, sans vouloir pour autant abandonner ses traditions et son niveau d'éducation. Une volonté qui gène dans un pays où on aime classer les gens par castes : haredi, masorti, dati leumi, hiloni etc.…Et justement le juif de France est le produit d'une communauté qui a su harmoniser pour un temps les différents courants qui la traversaient: ashkénazes ou sépharades, religieux ou non, nous nous sentions juifs, frères et solidaires.

C'est la raison pour laquelle, nous francophones, nous devons montrer l'exemple et passer de l'engagement associatif et caritatif où nous excellons il est vrai en Israël, à un engagement politique ! Notre pays a besoin de notre attachement à notre héritage et à nos valeurs juives, mais aussi a besoin de notre savoir faire, et de notre respect des valeurs démocratiques.

Depuis de nombreux mois, dans les villes et les yichouvim qui parsèment le pays, je rencontre des francophones riches d'expériences dans tous les domaines: social ou économique, médical ou militaire, recherche scientifique ou spirituelle. Quel magnifique réservoir humain!

Je sais, certains d'entre nous désirent fonder un lobby francophone, d'autres rejettent complètement tous les politiciens….

Mais nous avons plus à apporter à notre nation que la création d'un lobby supplémentaire et le slogan " ils sont tous pourris " rajoute au désintérêt de la population à la chose publique : Non ! Nous n'avons plus le choix, il nous faut sortir de notre réserve et nous engager !

Pour commencer, les responsables de l'Agence Juive se plaignent de la profusion d'associations indépendantes qui les supplantent dans leur travail et récupèrent une partie de la manne des budgets de l'Etat …Si des associations comme " Oz lé-Israël " ou " Alyah de groupe " sont nées c'est justement pour répondre à un manque.

Au plan national, il faut concevoir une reforme du ministère de l'Intégration et présenter un plan de développement pour chacune des régions du pays.

On ne peut pas dissocier l'Alyah de l'intégration et il nous faut refonder l'agence juive et le ministère de l'intégration en un grand et unique ministère qui associera à sa planification l'ensemble des acteurs de la société israélienne.

Il ne suffit pas d'aider financièrement les Olim (nouveaux immigrants), un grand ministère de l'Alyah et de l'Intégration doit être le fer de lance d'une politique de développement et de grands travaux revivifiant la grande épopée sioniste, redonnant l'envie d'entreprendre et d'envisager un avenir meilleur en Israël pour toutes les couches de la population.

De même, nos gouvernants rêvent de faire de notre pays la Singapour de la Méditerranée, appuyant leur rêve sur le succès de la high-tech et des nouvelles technologies…c'est vrai, des golden boys deviennent milliardaires en peu de temps et font rêver, parents et adolescents …mais un pays vit aussi grâce à ses petites et moyennes entreprises et il faut empêcher qu'Israël accroisse sa dépendance dans le domaine de l'agriculture, des biens de consommation et de l'industrie. Il nous faut, au contraire, encourager et valoriser l'esprit d'entreprise sur l'ensemble de notre territoire et donner les moyens aux Juifs de produire bleu blanc.

Il n'y a pas que les militaires qui réclament plus de profondeur territoriale. Dans le domaine de la production agricole, nos amis occidentaux sont en train de détruire leur agriculture par l'invention du pétrole vert (transformation d'une production végétale en énergie). Les changements climatiques dans le monde terminent cette lente agonie. La terre d'Israël et son excellent climat nous donne la possibilité d'avoir les plus beaux fruits et légumes. Encourageons l'exploitation agricole juive, et les industries qui s'y rattachent.

Enfin, nos ministres se bousculent pour embrasser nos ennemis devant les caméras et annoncer la création d'une nouvelle ville arabe, mais qu'en est- il des nouvelles villes juives du Néguev et de Galilée ? Pourquoi ne pas développer le tourisme dans la Samarie et la Judée, régions symboliques de l'histoire juive ? Je sais par expérience que lorsque des chefs d'entreprises étrangers et non juifs, rendent visite à des clients israéliens ils sont heureux de visiter ce qu'ils considèrent comme le berceau de l'humanité. En étant fiers de notre histoire et de nos racines nous communiquons notre raison d'être sur notre terre et personne ne peut nous contredire, au contraire nous suscitons l'admiration et l'envie de participer.

Il existe de nombreux autres exemples…

L'heure est venue pour le peuple juif de se réveiller du sommeil de l'exil, de renaître à nouveau, de retourner à sa terre, à sa langue et à son armée, à son indépendance et à son Etat, à sa culture et à ses valeurs. C'est pourquoi il retourne à sa capitale sacrée, éternelle. Un peuple a besoin d'une terre, un peuple a besoin d'une économie, d'une armée mais surtout il a besoin d'un coeur.

L'heure est venue, car nous sommes un peuple un, et que nous avons tous besoin d'un lieu où tous ensemble nous respirons notre passé et notre futur, un lieu où tous les murs dressés entre nous tombent.

Chaque communauté revenant sur notre terre a su apporter sa pierre à l'édifice de l'Etat d'Israël. Il est temps pour le judaïsme français d'imprimer sa couleur sur l'oeuvre nationale.

Alors nous, francophones prenons le devant de la scène et orientons nos concitoyens vers un avenir meilleur. Les élections législatives et municipales approchent : les francophones doivent prendre des places réelles.

Un vent révolutionnaire français doit souffler sur la politique israélienne, nous en avons aujourd'hui la possibilité

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mordehai - dans Tribune libre
6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 12:11

LA PEINE CAPITALE POUR DES CRIMES CAPITAUX

Caroline Glick
JERUSALEM POST
Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Il y a six ans la semaine dernière, une bombe explosa à la cafeteria Franck Sinatra sur le campus de l’Université Hébraïque au Mont Scopus. Sept étudiants furent assassinés. L’attaque était « l’œuvre » d’une cellule du Hamas dans le quartier de Silwan à Jérusalem.

La cellule de Silwan a été l’une des plus prolifique et meurtrière parmi celles qu’Israël a connues. En plus du massacre à l’Université Hébraïque, ses quatre membres réalisèrent le massacre du Café ‘Moment’ à Jérusalem, dans lequel 12 personnes furent assassinées ; L’attentat à la bombe du ‘Sheffield billiards club’ de Rishon Letzion qui fit 16 morts ; et l’attentat à la bombe de la voie de chemin de fer à Lod ; cependant, l’attaque la plus épouvantable de cette cellule, est généralement minimisée.

En mai 2002, le groupe installa une bombe sur un camion citerne, et la fit exploser alors que celui-ci s apprêtait à se ravitailler au dépôt de carburant de Pi Glilot. Miraculeusement, les membres de la cellule avaient fixé leur bombe sur une citerne de diesel. Comme le diesel n’est pas aussi inflammable que l’essence courante, l’explosion ne fut pas assez puissante pour faire exploser le dépôt de carburant comme ils l’avaient prévu. S’ils avaient fait en sorte de fixer leur bombe sur une citerne d’essence, l’explosion aurait certainement résulté en une boule de feu qui aurait pu tuer des milliers de personnes.

Le dépôt de carburant de Pi Glilot est situé dans l’une des zones les plus densément peuplées du pays. Il est adjacent au Nord de Tel Aviv, de Ramat Hasharon et du carrefour de Glilot où la circulation, au moment où la bombe explosa, se faisait pare-chocs contre pare-chocs. D’après l’amplitude prévisible et recherchée du carnage, l’attaque de Pi Glilot constituait un acte de génocide (1).

Pour leurs activités, trois membres de la cellule ont été condamnés pour le meurtre de 35 personnes et pour des tentatives de meurtre (210 personnes ont été blessées dans leurs attaques). On leur a décerné 35 peines de prison à vie et des décennies supplémentaires pour leurs attaques non létales. Le quatrième membre a été condamné pour complicité d’assassinat à 60 ans de prison.

Les crimes de la cellule de Silwan valent de rappeler aujourd’hui comment le gouvernement de canards boiteux des Olmert-Livni-Barak poursuit ses négociations avec le Hamas pour la libération du sergent de Tsahal Gilad Shalit, que le régime terroriste et ses partenaires terroristes détiennent en otage depuis juin 2006. Le Hamas exige qu’en un échange en trois étapes, Israël relâche un millier de terroristes et de meurtriers condamnés, dont le cerveau terroriste du Fatah Marwan Barghouti, le commandant du FPLP Ahmed Sa’adat, et un nombre inconnu de meurtriers supplémentaire s.

Fin juin, le négociateur du premier ministre, Ofer Dekel a fourni au Hamas les noms de 450 terroristes qu’Israël est prêt à relâcher pour l’otage dans une première étape de l’accord. Bien que les identités n’aient pas été révélées au public, on peut supposer que parmi eux il y a des assassins condamnés. Olmert a récemment déclaré au gouvernement qu’Israël devra redéfinir ce qu’il signifie par des terroriste « avec du sang sur les mains » de façon à assouplir les critères pour relâcher les meurtriers et les auteurs de tentatives de meurtre, en échange de Shalit. De plus, plusieurs ministres poussent activement à la libération de Barghouti.

Jusqu’à ce jour, personne n’a soulevé publiquement la perspective de libérer des meurtriers comme les membres de la cellule de Silwan. Mais ce n ’est pas une raison d’apaisement. Même s’ils ne sont pas relâchés dans un accord pour libérer Shalit, il n’y a aucune raison de supposer qu’ils mourront en prison.

En 2004, Israël a refusé de libérer l’assassin d’un bébé, Samir Kuntar, en échange des cadavres des soldats Adi Avitan, Benny Avraham et Omar Sawayid, et du trafiquant de drogue et agent du hezbollah Elhanan Tannenbaum. Au lieu de cela, Israël a relâché les commandants du hezbollah Mustafa Dirani and Abdul Karim Obeid - hommes supposés n’être relâchés qu’en échange du navigateur des FAI Ron Arad, kidnappé en1986. Lorsque Dirani et Obeid furent relâchés, il n’en resta plus aucun à relâcher entre les mains d’Israël, sauf Kuntar, en échange des cadavres mutilés des réservistes de Tsahal Eldad Regev et Ehud Goldwasser le mois dernier ; Ici aussi, si Israël relâche un millier de meurtriers terroristes de niveau moyen ainsi que Barghouti et Sa’adat pour Schalit, cela posera les bases de la libération de meurtriers de masse à la prochaine tournée.

Tout cela soulève la question que la société israélienne trop policée veut balayer sous le tapis : la volonté répétée d’Israël de relâcher des terroristes pour des otages vivants et morts souligne clairement la nécessité d’exécuter la peine de mort contre des meurtriers terroristes.

Le code pénal autorise l’usage de la peine de mort (en Israël) en cas de trahison, de meurtre, de crimes contre l’humanité, de génocide et de crimes contre le Peuple juif. Le problème n’est pas celui des lois dans les livres ; le problème est le refus du Parquet général de l’Etat de les utiliser. Sans considérer la nature de leurs crimes, le bureau du procureur général de l’Etat refuse de requérir que le juge condamne des terroristes à la peine capitale.

Après que les membres de la cellule de Silwan eurent été arrêtés à l’automne 2002, et que l’énormité de leurs crimes ait été rendu publique, il y eut une campagne publique relativement concertée pour influer sur le Procureur général et le juge à la Cour Suprême Elyakim Rubinstein, aux fins de requérir la peine capitale contre les membres de cette cellule. Mais il ne l’envisagea jamais.

Le fait qu’un autre gouvernement irresponsable serait susceptible de les relâcher un jour en échange d’otages ne semble pas les avoir ennuyé. De même, Rubinstein ne semble pas avoir été préoccupé du fait que ces hommes, et des milliers comme eux, continuent de constituer un grave danger. En prison, ils sont libres de comploter et d’ordonner l’exécution d’encore plus d’attaques. Plusieurs attaques meurtrières ont été ordonnées par des prisonniers qui communiquent leurs ordres par leurs avocats, les membres de leurs famill es et même par téléphone. De plus, en prison ils peuvent attirer leurs codétenus dans leurs rangs génocidaires. Du fait que beaucoup de ces codétenus ont été condamnés pour de moindres crimes, ils seront libérés pour tuer encore plus d’Israéliens après avoir été radicalisés en prison par les semblables du gang de Silwan.

Il n’est pas surprenant qu’aucun de ces fait n’aient joué dans les calculs de Rubinstein quand il a choisi de ne pas demandé aux juges d’appliquer la peine capitale au gang de Silwan ; tout simplement, l’univers intellectuel et moral raréfié dans lequel il vit ainsi que son successeur Menahem Mazouz et leur collègues procureurs , n’est pas l’univers intellectuel et moral dans lequel la majorité des Israéliens vivent. Les procureurs vivent dans un monde où la moralité est une question abstraite, réglée au mieux par des professeurs, des juges et eux-mêmes, au nom de l’humanisme des lumières.

Le corps professoral du pays, qui jouit d’une relation intime avec ses frères du monde judiciaire, a depuis longtemps abandonné tout semblant de décence morale dans son acceptation enthousiaste des causes antisionistes. Leur folie morale du sommet à la base a été clairement exposée la semaine dernière quand, un jour avant le sixième anniversaire du massacre de l’Université Hébraïque, le président de l’Université Menahem Magidor, a cosigné une lettre avec les autres présidents d’universités, destinée au le ministre de la défense Ehud Barak : pour exiger que celui-ci arrête de barrer la route à certains étudiants palestiniens qui constituent des risques à la sécurité en étudiant dans les universités israéliennes.

Les présidents d’universités ont rédigé la lettre en soutien à une pétition à la Haute Cour de Justice émanant de l’ONG ‘Gisha’, qui exige que la Cour s’oppose aux services de sécurit qui empêchent des étudiants palestiniens d’étudier dans des universités israéliennes, ou d’étudier des disciplines comme la physique nucléaire qui pourrait faciliter l’effort de guerre panislamique contre l’Etat juif. La pétition de ‘Gisha’ a été signée par quelques 450 membres seniors ou juniors de toutes les universités israéliennes.

Ironiquement, les présidents d’universités ont adressé leur missive 10 jours après que le Shin Beth (Agence de Sécurité intérieure d’Israël), ait annoncé l’arrestation de six Arabes israéliens suspectés d’être membres d’al Qaïda. Deux d’entre eux étaient étudiants à l’Université Hébraïque. L’un des étudiants est accusé d’avoir planifié l’assassinat de George W. Bush en abattant son hélicoptère pendant sa visite en mai.

A la lumière du refus pathologique des élites intellectuelles et judiciaires de reconnaître le caractère meurtrier des terroristes palestiniens, et le devoir d’Israël de prévenir le meurtre de ses citoyens, il serait sensé que la Knesset délimite leur autorité à juger de la moralité depuis leur banc et leur pupitre. La Knesset pourrait amender le code pénal pour requérir la peine capitale dans le cas d’un meurtre terroriste.

Hélas, un tel effort de la Knesset ne serait probablement pas suffisant pour leur forcer la main. Soit les procureurs inculperaient les terroristes de charges plus légères ; ou bien les juges déclareraient les amendements inconstitutionnels, ou les deux.

Le refus de la Cour Suprême de tout simplement reconnaître le devoir d’Israël de défendre ses citoyens a été démontré par sa prise en charge de la pétition de 2001 de la Gauche antisioniste visant à empêcher Tsahal de conduire des éliminations ciblées de terroristes. Bien que la mesure soit parfaitement légale, la cour a pris cinq ans et demi pour émettre son jugement du fait que Tsahal est de fait légalement autorisé par le droit international coutumier à éliminer des terroristes. Pourquoi se posa-t-on simplement la question de savoir si Tsahal avait le droit de cibler des combattants illégaux engagés dans une guerre terroriste, ce n’est pas clair. Pourtant, même dans son jugement coulant de source, la Cour inventa des limitations sur la tactique pour démontrer son souci du bien-être des meurtriers de masse terroristes.

Les taux de récidives des terroristes libérés dans les échanges contre otage démontrent à eux seuls que de tels échanges mettent en danger les citoyens d’Israël. Et à la lumière de la dépravation morale de nos élites intellectuelles et judiciaires, il est clair que l’action législative seule ne peut remédier à la situation actuelle dans laquelle même les terroristes les plus monstrueux peuvent présumer en sûreté qu’ils seront r elâchés un jour. Le public doit s’impliquer dans cette question.

La première étape dans une campagne appelant à une peine capitale obligatoire pour des terroristes assassins serait de mener un sondage sur la question. A ce jour, aucun institut de sondage important n’a conduit une enquête d’opinion publique sur la peine de mort.

Au-delà de cela, des étudiants militants devront se réunir pour s’opposer à l’appel de leurs professeurs au ministre de la défense d’arrêter de faire des contrôles de sécurité d’étudiants potentiels. Une nouvelle organisation étudiante, « Im Tirtzu » a été formée l’an dernier pour combattre l’absurdité antisioniste déguisée en recherche académique propagée par leurs professeurs. ‘Im Tirtzu’ or ganise déjà une telle campagne et ses efforts doivent être soutenus.

Enfin, le public doit faire savoir clairement, par des manifestations et des campagnes de courriels aux dirigeants politiques et aux mass media, qu’I exige à la fois la fin des échanges otages contre terroristes, et la peine de mort pour les assassins terroristes condamnés. C’est maintenant, alors que nos politiciens se préparent aux élections, qu’ils sont le plus enclins à nous écouter.

Il est difficile pour des citoyens privés de prendre position publiquement. Mais entre notre instabilité gouvernementale, la faiblesse de nos dirigeants politiques et la perfidie de nos élites, il nous incombe de montrer clairement notre exigence de sécurité et de gouvernance responsable. Jusqu’à ce que nous puissions être certains que des assassins comme Kuntar et le gang de Silwan ne nous fera plus jamais de mal, nous ne pourrons pas dormir tranquilles dans nos lits.

Notes du traducteur :
(1) D’aprés la définition de la Convention internationale de 1948 dans ses articles II et III sur la prévention et la punition du génocide, l’article II décrit 2 éléments du crime de génocide :
- L’élément mental, signifiant « l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, en tant que tel » et...
- L’élément physique, qui comprend cinq actes décrits dans les sections de a à e. Un crime doit comprendre ces deux éléments pour être appelé « génocide ».

L’article III décrit les formes punissables du crime de génocide : génocide, conspiration, incitation, tentative et complicité.

Caroline Glick est donc ici excessive dans son expression de « génocide », même si « l’intention y était ».

http://www.jpost.com /servlet/Satellite ?cid=1215331190746&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

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mordehai - dans Point de vue
6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 00:22

A Gaza, le Hamas s’en prend aux dernières positions du Fatah

  Après le coup de force du Hamas contre les derniers bastions du Fatah dans la bande de Gaza, Israël a dû transférer près de 200 Palestiniens en danger de mort vers la Cisjordanie

 

Quelques drapeaux du Fatah flottent encore sur les toits, mais les rues sablonneuses qui forment le bastion de la famille Helles, dans le quartier de Choujaïya à Gaza, appartiennent désormais aux forces du Hamas. On ne croise plus guère que des femmes et des enfants parmi les façades noircies par les explosions et les fortins de sacs de sable, témoins des combats qui ont vu la déroute de la famille Helles et de sa soldatesque, l’un des derniers clans affiliés au Fatah dans la bande de Gaza et ont fait onze morts et plus de cent blessés.

 

Un policier du Hamas montre une cavité dans le sol d’une maison. « Ils cachaient des armes », assure-t-il, tandis que son collègue déguste un fruit. « J’espère que tu vas t’empoisonner ! », invective une femme depuis la fenêtre de son immeuble criblé de balles. « Regardez ce qu’ils nous ont fait ! » Les policiers grondent : interdiction formelle d’adresser la parole aux habitants du quartier. « C’est une zone militaire fermée. »

 

« Avec le Hamas, tu ne sais pas si tu ressortiras vivant »

 

Quelques rues plus loin, de jeunes recrues islamistes défilent au pas de course en uniforme de camouflage. « Ils ont pris le club de sport du quartier et l’ont transformé en camp d’entraînement militaire, s’étrangle Abou Hamdi, un militant du Fatah C’était le seul espace de récréation pour 100 000 habitants. » Cet ancien soldat de l’Autorité palestinienne a passé dix jours dans le redouté camp de détention de Meshtal, accusé d’être en contact avec des militants de Ramallah.

 

Un souvenir plus cuisant que son incarcération de deux années en Israël pendant la première Intifada. « Chez les Israéliens, tu peux être interrogé et humilié, mais tu ne crains pas pour ta vie. Avec le Hamas, tu ne sais pas si tu ressortiras vivant », soupire-t-il. Il secoue la tête à l’évocation des plus de 180 hommes de la famille Helles qui ont trouvé refuge en Israël puis en Cisjordanie, pour fuir le Hamas. « Quand je vois que nos ennemis font preuve de plus de pitié que nos frères palestiniens, j’ai envie de pleurer », ajoute-t-il.

 

L’attentat du 25 juillet dernier sur le front de mer de Gaza, qui a tué sept personnes dont cinq militants du Hamas, a ravivé le feu mal éteint des affrontements entre factions palestiniennes. Le mouvement islamiste a immédiatement pointé du doigt « une tentative de déstabilisation du Fatah » et lancé une vague de répression sans précédent depuis son coup de force de juin 2007. Plus de 200 partisans du parti de Mahmoud Abbas ont été arrêtés en quelques jours, parmi lesquels les deux principaux dirigeants du mouvement à Gaza, Ibrahim El Naja et Zakarya Al Agha

.

La loi du Hamas a un goût amer

 

« Ce ne sont pas des affrontements entre le Hamas et le Fatah. Il s’agit de lutter contre le crime. Dans le cadre d’une enquête, il est normal de procéder à des vagues d’arrestations », affirme Ahmed Youssef, l’une des têtes pensantes du Hamas, qui se dit gêné des excès de brutalité, mais rejette la responsabilité sur l’attitude des clans, comme la famille Helles, rebelles à l’autorité du Hamas.

 

« J’espère que ce sera la dernière bataille pour ces familles qui abritent des activités criminelles et pensent qu’elles sont au-dessus des lois. Je n’aime pas voir le sang couler, mais comme dans les débuts d’une révolution, il faut que les gens acceptent de se plier à la loi et à l’autorité du gouvernement. »

 

Pour beaucoup, la loi du Hamas a un goût amer. Selon le Centre palestinien pour les droits de l’homme, 155 associations ont été fermées au cours des dernières semaines. Des clubs de sport, des organisations de charité, dont une grande partie n’ont pas de liens connus avec le Fatah.

 

Du jamais vu, assure Jaber Wishah, directeur adjoint du Centre pour les droits de l’homme. « Le Hamas ne vise pas seulement le Fatah et ses militants, mais la société civile tout entière. Une fois que les associations séculaires n’existent plus, la seule alternative est les associations religieuses. Cela peut mener à l’instauration d’un État islamique. »  

 

Karim LEBHOUR, à Gaza

 

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Le HAMAS, règne sur Gaza 

05/08/08   

 

Le quotidien La Croix publie dans son édition du mardi 5 juin 2008 un entretien avec Ziad Medoukh, professeur à l’université Al-Aqsa de Gaza, sur les luttes interpalestiniennes ayant cours en ce moment dans les territoires palestiniens.

 

Selon lui, les méthodes brutales des forces du Hamas ont choqué les populations. Le Hamas est en train d’écraser tous les pouvoirs qui lui résistent encore dans la bande de Gaza comme c’est le cas avec la puissante et nombreuse famille Hellis. Indiquant avoir été surpris par le nombre de « soldats » que le Hamas avait mobilisé dans l’offensive contre ce clan, il estime qu’en réalité, grâce à la trêve en vigueur avec Israël depuis le mois de juin, le Hamas a tout loisir de concentrer ses forces contre les opposants. «  C’est une politique programmée de maintien au pouvoir par la force ». Un signal qui signifie : « Nous sommes les maîtres de Gaza et rien ne peut se faire sans nous ». Le professeur y voit un double message, adressé à la fois à Israël et au président Mahmoud Abbas. Le Hamas montrerais au premier qu’il est le seul capable de faire taire les factions armée et de faire respecter la trêve, et à Mahmoud Abbas que l’Autorité palestinienne (AP) n’a pas d’autre alternative que de négocier une sortie de crise entre le Hamas et le Fatah.

 

Sur la position actuelle du Fatah à Gaza, M. Medoukh estime qu’on ne peut plus vraiment parler d’une présence du Fatah sur ce territoire : « Les caciques de l’AP et les hauts responsables du Fatah sont tous réfugiés en Egypte, ou à Ramallah (Cisjordanie). Les cadres intermédiaires sont dans les prisons du Hamas, se cachent ou se font discrets. Le Fatah reste une force d’opposition mais c’est une opposition cachée qui n’a pas les moyens de se défendre ou de s’exprimer ».

 

Enfin, en ce qui concerne les desseins du Hamas pour la Bande de Gaza, Ziad Medoukh rappelle que le Hamas ne laisse rien au hasard et procède par étape. Dans un premier temps, il a chassé l’AP et ses forces de sécurités. Puis dans un second, il a dirigé ses foudres contre le Fatah lui-même avec l’arrestation de la plupart de ses dirigeants politiques. Aujourd’hui semble correspondre à un troisième palier, qui voit le Hamas s’attaquer à la population civile (associations, presse, grandes familles). La future quatrième étape apparaît être pour M. Medoukh la négociation d’une alliance objective avec Israël, mais sans être forcé de reconnaître l’Etat hébreu. Ainsi, à condition de ne pas attaquer Israël, le Hamas pourra mener son projet islamique, qui est au cœur de son idéologie, dans les limites de la bande de Gaza.

 

 

Rare cruauté dans la bande de Gaza entre terroristes palestiniens du Hamas et combattants (?) palestiniens fidèles à Mahmoud Abbas.


Plus au sud - je veux parler d’Israël - il y a actuellement des combats d’une rare cruauté dans la bande de Gaza entre terroristes palestiniens du Hamas et combattants (?) palestiniens fidèles à Mahmoud Abbas.
A ce propos hier lundi 4 août à 17:15 Sami El Soudi sur Metula News Agency écrivait : «...
188 membres du clan Khilès (ndlr : pro Mahmoud Abbas) qui s’étaient battus contre les intégristes (ndlr : le Hamas) au pouvoir à Gaza allaient être déportés (ndlr : depuis Israël où ils se sont réfugiés) dans la Bande à la demande de Mahmoud Abbas (ndlr : et non pas à la demande d’Israël qui les accueille). (...) Une petite minorité de ces exilés continue à recevoir des soins dans les hôpitaux de Beer Sheva et d’Ashkelon (ndlr : donc en Israël). (...) Lors des combats auxquels ils ont pris part,  11 personnes ont trouvé la mort et une centaine d’autres ont été blessées,  dont celles qui reçoivent des soins dans l’Etat hébreu. Ledit Etat hébreu,  qui a pris unilatéralement la décision de transférer ces hommes dans la ville de Jéricho,  sous contrôle de l’Autorité Palestinienne. (...) Le gouvernement de Jérusalem,  agissant avec infiniment de tact dans cette affaire,  a laissé entendre qu’il avait le sentiment que Messieurs Abbas et Fayyad se repentaient de la requête qu’ils avaient adressée à Ehoud Barak,  le pressant de renvoyer les combattants du Fatah à Gaza. (...) Dans ces conditions,  il me paraît pour le moins discutable de désigner Tsahal comme l’ennemie de ces hommes. Tout comme il est hautement contestable de définir la direction de l’AP comme leurs amis. De ce qui ce dégage de cet incident,  la seule autorité qui soit venue en aide au clan (ndlr : pro Mahmoud Abbas) et sur laquelle il peut compter est Israël. (...) Dans les dépêches de nos confrères des autres agences de presse,  en général,  la narration du déroulement des faits a manqué de lumière. Aucune n’a salué comme il se doit – clairement et sans ambages – la conduite exemplaire du gouvernement israélien,  faisant un usage abusif du conditionnel ». Voilà. Israël a accueilli et soigné des palestiniens membres du Fatah puis les a envoyés en lieu sûr soit à Jéricho en Judée Samarie. Retenez bien cela. Et à l’occasion reparlez-en. Car c’est-là une fois encore la différence entre la Thora et la Charia. Entre autre.

Miguel Garroté http://monde-info.blogspot.com/

  http://leblogdrzz.over-blog.com/article-21759877.html

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mordehai - dans Revue de presse
4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 16:42
Des bateaux en eaux troubles par Shraga Blum
lundi 4 août 2008 - 16:44
http://www.a7fr.com/Default.aspx?tabid=52&articleType=ArticleView&articleId=55271

Alors qu'Israël vient de montrer à la face du monde entier qu'il est capable d'accueillir et protéger ses propres ennemis en danger de mort, une rencontre insolite et irréaliste a lieu ce lundi à Chypre: une soixantaine de personnes venues de 15 pays différents sont réunis pour mettre la dernière touche à une opération de propagande de grande envergure qui doit débuter dans les jours qui viennent. Dimanche prochain, le jour de Tish'a Beav, deux bateaux quitteront Chypre en direction des côtes de Gaza, afin de forcer le blocus israélien, "dénoncer l'inhumanité d'Israël envers les populations de ce territoire, et leur manifester la solidarité du monde entier"

Le "Free Gaza Movement" a affrété deux bateaux, le "Free Gaza" et le "Liberty" qui navigueront en direction des côtes de Gaza avec banderoles, drapeaux palestiniens et accompagnement médiatique conséquent. Parmi les participants, des Palestiniens résidant en occident, des militants gauchistes, une religieuse catholique, la belle-soeur de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, deux Israéliens, mais également Hedy Epstein, survivante de la Shoa de 84 ans, qui entend avec ses camarades "ouvrir le port, aller pêcher avec les pêcheurs, apporter de l'aide aux cliniques, et travailler dans les écoles" "Nous proposons aussi de rappeler au monde que nous ne voulons pas rester spectateurs. 1.5 million de gens sont menacés de mort par le manque de nourriture et la maladie" indique-t-elle. Epstein n'a jamais caché sa haine d'Israël lors de diverses interviews qu'elle a accordées.

Dr. Bill Dienst, le médecin qui s'occupera des navigateurs donne le ton de cette opération "strictement humanitaire":

" Sous la forme d’une punition collective de toute la population civile de Gaza, Israël a bouclé le territoire en rationnant les importations de nourriture, d’essence et de médicaments. Ces restrictions ont provoqué une situation désespérée, dans laquelle les habitants de Gaza ne peuvent plus ni pomper de l’eau, ni faire fonctionner les équipements hospitaliers ni même le système d’évacuation des eaux usées, lesquelles se déversent maintenant dans la Méditerranée par millions de litres. C’est un désastre créé par l’homme, créé par le désir d’Israël de rendre les habitants de Gaza aussi misérables, et donc aussi soumis, que possible."

L'une des accusations que veulent mettre en évidence ces militants est "la souffrance des enfants, notamment le phénomène croissant de surdité dû aux attaques de l'armée israélienne". Et à la question des "tirs de roquettes sur les villes israéliennes" qui sont à l'origine des interventions israéliennes, l'un des activistes ne trouve pas de réponse plus judicieuse que de dire "C'est une question politique à laquelle nous ne pouvons pas répondre"…Effectivement.

Les autorités israéliennes n'ont pas encore indiqué ce qu'elles feront lorsque ces deux bateaux approcheront des eaux territoriales israéliennes. La marine va-t-elle arraisonner les bateaux, accompagnés de plusieurs autres navires?

Peut-être ces humanistes sélectifs pourraient-ils demander à prendre à leur bord et soigner les membres du Fatah menacés de mort par leurs "frères" du Hamas?

Car pour le moment, ce sont les cruels et inhumains israéliens qui le font.

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mordehai - dans Réflexions
3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 07:43
Des membres du Fatah trouvent refuge ... en Israël !
Michel Paul correspondant à Jérusalemhttp://www.rfi.fr/actufr/articles/104/article_69293.asp

Les violences interpalestiniennes dans la bande de Gaza ont fait, samedi, neuf morts et plus de 90 blessés. Les combats ont opposé les forces du Hamas et des militants du Fatah. Plusieurs dizaines de membres du Fatah ont d'ailleurs fui la bande de Gaza et ont été autorisés à entrer en Israël. Les personnes blessées ont été hospitalisées dans l'Etat hébreux, les autres ont pu regagner Ramallah, en Cisjordanie.Une décision prise pour des raisons purement humanitaires, souligne-t-on en Israël, mais dont le but évident est de renforcer le régime de l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas.

En tout, ce sont quelque 150 membres du Fatah recherchés par le Hamas qui ont été admis sur le territoire israélien. Une partie d'entre eux se sont présentés au point de passage de Nahal Oz, entre Israël et la bande de Gaza.

Dans ce groupe se trouvaient notamment Ahmed et Adel Helis, le chef d'un important clan proche du Fatah, impliqué directement dans les affrontements qui ont eu lieu en début de journée ce samedi.

Plusieurs dizaines de blessés ont été admis dans des hôpitaux israéliens, d'autres ont été transportés dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, où se trouve le siège de l'Autorité palestinienne.

La décision exceptionnelle d'ouvrir la frontière a été prise par le ministre israélien de la Défense Ehud Barak, qui a été personnellement sollicité par le président palestinien Mahmoud Abbas et par son Premier ministre Salam Fayyad.

La frontière entre Israël et la bande de Gaza est fermée depuis le coup de force du Hamas en juin 2007.

par Mordeh'aï

Incroyable!ce gouvernement de "corrompus" est plus prompt à protéger les nombreux ‘Shahidim’ du Fatah de ce nihiliste et négationniste Abbou Mazzen que d'apporter protection et confort à ses propres citoyens.
Celà dépasse l'entendement même sous couvert d'humanitarisme dégoulinant!Ce gouvernement a déjà oublié dans quel état sont revenus Eldad REGUEV et Oudi GOLDWASSER,et il nous manque encore SHALIT qui est entre les mains du Hamas
C'est vraiment du n'importe quoi...laissons plutot les hyènes entre elles et vraiment renvoyons ce gouvernement le plus vite possible loin des affaires de l'Etat avant qu'il ne fasse d'autres
"ço....ies " plus graves et irréversibles en cette période du mois de AV.
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mordehai - dans Dépêche
30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 22:43
Olmert a-t-il fait des promesses aux Syriens ?
par Claire Dana Picard
mercredi 30 juillet 2008 - 09:46

Les émissaires du Premier ministre Ehoud Olmert ont entamé mardi matin, en Turquie, le quatrième round de leurs conversations indirectes avec les représentants de la Syrie. Si l'on en croit des sources officielles à Damas, on semble encore loin des pourparlers directs entre les deux pays. Selon des dirigeants syriens, "la situation politique d'Israël et le prochain changement de régime aux USA ne seraient pas encourageants et les conditions ne seraient donc pas propices pour de telles négociations".

En Israël, plusieurs députés de droite craignent qu'Olmert n'accepte des "concessions douloureuses" pour pouvoir obtenir en échange que les contacts entre les deux pays passent à la vitesse supérieure. Ils pensent qu'Olmert est prêt à promettre à Damas le retrait de tout le plateau du Golan si, de leur côté, les Syriens "permettent des conversations directes entre les deux camps et débattent de leur rupture avec l'axe Iran-Hezbollah-Hamas".

Dans l'entourage d'Olmert, on dément formellement ces rumeurs et on affirme que le Premier ministre n'a pris aucun engagement de ce genre vis-à-vis des Syriens.

Réagissant lui-même aux attaques de ses adversaires, Olmert a prétendu mardi que le gouvernement israélien était, à l'heure actuelle, en mesure de proposer une alternative à la Syrie "lui permettant de rompre avec l'Axe du Mal". Il a ajouté qu'il faudrait bien, "à un moment ou à un autre, et dans un avenir proche, que les conversations deviennent directes entre les deux camps".

Abordant la question dans un discours prononcé lors d'une cérémonie de clôture au collège de la Sécurité nationale à Jérusalem, Olmert a tenu à répondre à ceux qui l'accusent d'utiliser ces négociations pour détourner l'attention du public des enquêtes dont il fait l'objet. Il a prétendu que les premiers contacts avec la Syrie n'avaient pas été entrepris sous son impulsion mais suite aux recommandations de Tsahal et du ministère des Affaires étrangères. Le Premier ministre a souligné que les services de sécurité jouaient dans ce domaine un rôle prédominant et sans précédent.

http://www.a7fr.com/article/55075.htm

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mordehai - dans Politique
28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 23:03
Proche-Orient: Obama veut se rallier le monde arabe par Shraga Blum  http://www.a7fr.com/article/54997.htm
lundi 28 juillet 2008
 On est loin de la déclaration sur "l'unité et l'indivisibilité de Jérusalem sous souveraineté israélienne". Barack Obama a quasi-officiellement endossé la thèse défendue notamment par la gauche libérale américaine, majoritaire aujourd'hui au parti Démocrate, mais non seulement elle: cette thèse défend tout simplement les stricts intérêts stratégiques et diplomatiques des Etats-Unis, dans lesquels Israël ne représente finalement qu'un pion: "la solution du conflit israélo-palestinien est la clé de l'amélioration de nos relations avec le monde arabe"

C'est au lendemain de la première Guerre du Golfe déjà, que James Baker, Secrétaire d'Etat de George Bush le père, avait initié cette politique qui repose sur le principe simple suivant: Israël soit servir de monnaie pour payer la reconstruction de la confiance entre les Etats-Unis et le monde arabe, ou nouer des alliances stratégiques avec des pays arabes. C'est ainsi que dès la fin de la Guerre du Golfe, qui avait bouleversé et irrité le monde arabe, les Etats-Unis ont entrepris leur "reconquête du monde arabe" en forçant quasiment Israël et Itsh'ak Shamir à accepter de se rendre à la Conférence de Madrid, prélude aux Accords d'Oslo.

Le scénario qui se dessine aujourd'hui, alors que la Guerre en Irak n'est pas encore terminée, est donc le même: les dégâts causés à l'image des Etats-Unis dans le monde arabo-musulman au cours de cette campagne longue et meurtrière, ne pourront être réparés qu'avec "la solution du conflit israélo-palestinien" - appellation pudique d'un plan dont tout le monde connaît les conditions - et surtout si d'autres champs de bataille se profilent à l'horizon dans la région.

Invité des journalistes sur la chaîne NBC, Obama s'est engouffré dans cette ouverture facile: "La solution du conflit israélo-palestinien facilitera le soutien d'Etats arabes dont les Etats-Unis ont besoin concernant l'Iran ou l'Afghanistan par exemple". En allant au bout des choses, cela signifie que les Etats-Unis ont besoin de concessions territoriales israéliennes, de destruction de localités juives et d'expulsion de leurs habitants, de la partition de Jérusalem et d'autres cadeaux encore, pour pouvoir s'allier des Etats arabes et compter sur leur aide dans leurs conflits futurs.

Dans la même émission, Obama affirmait dans le même sens que la "résolution des conflits israélo-palestinien et israélo-syrien permettrait de sortir la Syrie de l'étreinte iranienne". Vider le Golan de ses Juifs pour mettre la Syrie dans le camp des "gentils". C'est faire bien peu de cas de "l'amitié pour Israël" maintes fois mise en avant par les différentes administrations américaines. Le candidat démocrate ne fait pas qu'évoquer une théorie, il la met déjà en pratique, puisque ces déclarations lui ont été conseillées suite aux nombreuses critiques émises dans le monde arabe après son voyage qualifié de "trop chaleureux" en Israël. A propos de ces nombreuses rencontres avec des responsables politiques israéliens - par rapport à une seule côté palestinien - Obama s'est "excusé" de manière assez maladroite, arguant que "vu la crise politique en Israël, il se devait de rencontrer des dirigeants actuels ainsi que des dirigeants futurs, ce qui a multiplié les entretiens"…!

Interrogé sur CNN à la fin de la semaine dernière, Obama a établi cette symétrie plus qu'explicite: "Les Israéliens doivent cesser immédiatement toute construction dans les territoires, tout comme les Palestiniens doivent éradiquer le terrorisme".

Face à un tel programme, et si la plus grande puissance du monde menace de sacrifier les intérêts d'Israël sur l'autel de sa politique étrangère, il est nécessaire que se lève au plus vite un gouvernement Israélien fort et déterminé.
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mordehai