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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 18:32

Etat juif et démocratique, Israël célèbre, ce mercredi, le soixantième anniversaire de sa création, alors même que son existence est toujours contestée par une idéologie islamiste qui promet, singulièrement par la voix du président iranien Ahmadinejad, de le rayer de la carte. Ce n’est d’ailleurs pas la moindre des réussites de l’état hébreu (7 millions d’habitants, dont 20% d’Arabes) que d’avoir ainsi incité ses plus virulents adversaires à apparaître pour ce qu’ils sont. En Iran, c’est une secte apocalyptique qui se construit un arsenal nucléaire. A Gaza, c’est un parti totalitaire (le Hamas) qui sème la terreur. Or, bizarrement, ces repoussoirs ne suffisent pas à excuser Israël,  îlot occidental au Moyen-Orient,  aux yeux de nombreux européens.

Ce manque de solidarité, qui marqua la diplomatie de Jacques Chirac, témoigne d’une réticence à cautionner une nation multiethnique ayant décidé de préserver son histoire et son identité, en allant même jusqu’à ranimer sa langue initiale. Je cite cette phrase du premier ministre Ehoud Olmert (Le Monde, 3 août 2006) dans mon dernier livre: "Des mouvements terroristes, fondamentalistes, extrémistes, violents, cherchent à détruire les bases de la civilisation occidentale (…) Israël est en train de créer un précédent, de fournir un exemple pour beaucoup d’autres sociétés. Israël a décidé de dire: "Assez ! C’est assez !"". C’est précisément cet exemple d’une démocratie combative qui est rejeté par les belles âmes, au nom de l’apaisement. 

Or, nombreux sont les médias qui se prêtent également au jeu de la dévalorisation d’Israël, rendue volontiers unique responsable de la guerre. Les terroristes du Hamas, qui balancent des missiles Kassam sur Sderot, sont aimablement qualifiés d’ "activistes". Le bombardement, en septembre 2007 par l’aviation israélienne, d’un réacteur nucléaire nord-coréen dissimulé en Syrie, n’a guère suscité de curiosités. Quant aux efforts de contre-enquêteurs, notamment français, qui ont mis sérieusement en doute la version d’Antenne 2 attribuant à l’armée israélienne, le 30 septembre 2000, la mort du petit Mohamed Al Dura, filmé dans son agonie supposée,  ils se heurtent à étonnant un mur du silence.

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mordehai - dans Point de vue
7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 14:55

Fait de Société

La «Demeure ouverte pour la fierté homosexuelle et la tolérance», dont le siège est à Jérusalem, a publié mardi un communiqué indiquant qu’une GayPride sera organisée dans la ville sainte, le 26 juin prochain, quinze jours après un premier défilé qui aura lieu à Tel Aviv.

Les responsables de l’association soulignent notamment dans le texte cité par la presse israélienne : «Cet été, nous marquerons à travers le monde entier le trente neuvième anniversaire des émeutes de StoneWall, à New York, durant lesquelles la communauté transgendre a entraîné la population homosexuelle, lesbienne et bisexuelle dans un combat en faveur de l’égalité des droits pour les minorités et contre la violence policière et institutionnelle».
Plusieurs représentants d’institutions orthodoxes, tant juives que chrétiennes et musulmanes, ont d’ores et déjà fait savoir qu'ils s’opposeront à la tenue d’une telle manifestation, qualifiée «d’incompatible avec la sainteté de la Cité» israelinfos.net

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mordehai - dans Réflexions
7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 10:15
Nouvelle largesse d'Israël à l'égard des Palestiniens : l'AP a été autorisée à délivrer 10.000 pièces d'identité. Ces papiers sont octroyés à des Palestiniens venus en Judée-Samarie ou à Gaza au titre de ''visiteurs'' et qui s'y sont installés définitivement et illégalement depuis plusieurs années.  (Guysen.International.News)
Depuis moins d'un an, Israël a ainsi permis à l'Autorité palestinienne de délivrer 22.000 titres d'identité à des Palestiniens en situation irrégulière
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mordehai - dans Point de vue
7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 08:19

 

Depuis 1948, Israël a tout réussi. Sauf la paix.

PAR BRUNO RIVIERE

                                          Le 14 mai 1948, au Musée de Tel-Aviv, David Ben Gourion proclamait l'indépendance d'Israël. Soixante ans plus tard, l'Etat hébreu apparaît une prodigieuse « success story » : humaine, sociétale, politique. Sauf sur un point crucial : la paix avec ses voisins arabes ou musulmans.

          Première réussite d'Israël depuis 1948 : ce pays a connu, entre 1948 et 2008, l 'une des plus forte croissances démographiques du monde. Lors de l'indépendance, il comptait 720 000 habitants : 600 000 Juifs et 120 000 Arabes (musulmans, chrétiens et druzes). Soixante ans plus tard, il en compte 7,3 millions : 5,5 millions de Juifs, 1,5 million d'Arabes, et quelque 300 000 citoyens qui se réclament de l' « ethnie » hébraïque sans appartenir à la religion juive. La population a donc été multipliée par plus de dix. Si la France métropolitaine avait connu la même progression démographique, elle compterait aujourd'hui 400 millions d'habitants, au lieu de soixante. La population des Etats-Unis s'élèverait à 1,5 milliard d'habitants et non à 300 millions. Quant à la Chine , elle compterait 6 milliards d'habitants, et non 1,3 milliard.

          Aucun autre pays n'a connu une telle progression de sa population proprement dite (non compris les travailleurs étrangers en mission temporaire)  pendant la même période. Même dans les zones les plus prolifiques de la planète : Proche et Moyen-Orient islamique, Afrique noire. La population de l'Egypte a été multipliée par près de trois : de 20 à 75 millions d'habitants. Celle de l'Iran également : de 17,5 millions à 70. Le Kenya, extrêmement prolifique, est passé de 6 à 35 millions d'habitants : c'est énorme mais ne correspond encore qu'à un sextuplement de la population. Les Palestiniens, très prolifiques eux aussi, sont passés d'un peu plus de 1 million en 1948 à 4,5 millions en 2008 dans les Territoires autonomes palestiniens de Cisjordanie et de Gaza et dans les pays arabes où ils n'ont pas reçu la citoyenneté locale (Liban, Syrie, Arabie Saoudite, Golfe, Egypte). Même en incluant dans la population palestinienne globale les Arabes israéliens et les Jordano-Palestinien s, citoyens des Etats où ils résident – démarche méthodologiquement contestable -, on n'obtient que 8 millions d'âmes environ : ce qui correspondrait à un octuplement.

          La croissance démographique israélienne résulte en partie d'une natalité restée relativement élevée par rapport aux autres Etats développés : le taux de fertilité par femme est actuellement de 2,88. Mais ce chiffre n'est en fait que la moyenne de chiffres sectoriels extrêmement diversifiés. Les Juifs à faible pratique religieuse et les non-Juifs de culture hébraïque laïque n'ont que 1,5 enfant par femme. Les Juifs ultra-religieux – 8 % de la population - peuvent avoir jusqu'à 9 enfants par femme. Les Arabes musulmans atteignent un taux de près de 4 enfants par femme, mais les druzes 2,6 seulement et les Arabes chrétiens 2,1. 

          Mais la plus grande partie de la croissance démographique a été assurée par l'immigration : près de 4 millions de Juifs se sont installés en Israël entre 1948 et 2008, mais aussi plus de 600 000 non-Juifs, dont plus de 300 000 Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza (qui « votaient » ainsi « avec les pieds » en faveur de l'Etat juif). En sens inverse, 900 000 Israéliens, immigrés ou nés dans le pays, ont émigré vers des pays étrangers. La plupart se sont installés aux Etats-Unis et dans l'Union européenne.

          Une forte croissance démographique n'a de sens – ne peut être qualifiée de « réussite » - que si elle est confortée par une croissance économique de même ampleur : c’est à dire si les êtres humains qui multiplient sur le territoire considéré sont logés, nourris, vêtus, éduqués, soignés, pourvus d'emplois, capables de créer des entreprises.

Là encore, les résultats d'Israël sont sidérants. En dollars constants de 2008, son PNB se situait en 1948 entre 1 et 2 milliards. Il atteint aujourd'hui 180 milliards. Mis à part les Etats pétroliers, seuls les « dragons » asiatiques ont connu, sur la même période, un développement économique d'une telle ampleur : Singapour passé d'un PNB de 3 à 4 milliards de dollars en 1965, lors de l'indépendance,  à 130 millliards  dans les années 2000 ; ou le Japon, à une échelle beaucoup plus importante et à partir d'un seuil initial beaucoup plus élevé, passé de 32 milliards constants en 1950 à 5000 milliards dans les années 2000. 

          Israël a d'abord connu un développement « d'équipement », pendant les trente premières années de l'indépendance, nourri en partie par des transferts gratuits ou bonifiés de capitaux étrangers (aide de la Diaspora , réparations allemandes, aide militaire et civile américaine). Puis, à la fin des années 1970 et au début des années 1980, il s'est engagé dans une industrialisation à haute valeur ajoutée, insérée dans l'économie de marché mondiale : haute technologie, biotechnologies, industries médicales et pharmaceutiques, métallurgie spécialisée, machines outils, armement, avionique espace. Les investissements étrangers directs sont passés de 537 millions de dollars en 1992 à 18 milliards de dollars en 2006 : IBM, Motorola, Cisco, Intel, Microsoft, AOL, Google ont installé des laboratoires de première ligne en Israël, tandis que le financier Warren Buffet se portait acquéreur en 2005 de 80 % de la société israélienne de mécanique Iscar, pour 4 milliards de dollars…

          Cette métamorphose, que notre confrère Valeurs Actuelles avait été le premier à analyser en France dès 1983, est allée de pair avec une politique d'excellence en matière éducative et scientifique : 70 % de la population achève ses études secondaires, 35 % mène des études postsecondaires, et 20 % atteint le niveau du second cycle de l'enseignement supérieur (notamment à la suite de l'immigration massive d'universitaires ex-soviétiques dans les années 1990). Israël compte  aujourd'hui plus de deux cents instituts universitaires, consacre 3,2 % de son PNB à la recherche, présente le plus fort ratio de chercheurs en sciences dures par habitant au monde (130 pour 10 000 habitants, contre 80 aux Etats-Unis, 75 au Japon et 45 en France), se situe dans les premiers rangs mondiaux en matière de dépôts de brevets ou de publications dans des revues scientifiques par rapport à la population. Dans les années 2000, quatre Israéliens ont été lauréats du prix Nobel dans des disciplines scientifiques : Daniel Kahneman (Economie, 2002), Avram Hershko et Aaron Ciechanower (Chimie, 2004), Robert Aumann (Economie, 2005).

          La troisième réussite d'Israël est d'avoir établi en 1948 et maintenu depuis soixante ans – en dépit d'un état de guerre permanent - une démocratie de type occidental, fondée sur des élections régulières, l'alternance, la liberté d'opinion et le respect scrupuleux du droit. Aucun de ses voisins proches ou lointains n'est dans ce cas : pas même des pays aujourd'hui membres de l'Union européenne, comme la Grèce ou la Turquie , qui ont connu des coups d'Etat militaires et des dictatures dans les années 1960-1980. Certes, la démocratie israélienne présente de nombreuses faiblesses : régime des partis induit par une représentation proportionnelle presque intégrale, autorité excessive du pouvoir judiciaire depuis le renforcement, en 1992, de la Cour suprême, scandales divers. Mais comme toute démocratie réelle, elle est parvenue, jusqu'à ce jour, à s'auto-corriger sur les points les plus importants.

          La quatrième réussite est linguistique : l'hébreu est redevenu, en Israël, un idiome vivant. Ce qui impliquait d'abord sa modernisation, le renouvellement de son vocabulaire, l'adaptation au discours scientifique et technique, l'apparition d'un argot. Mais aussi l'apprentissage rapide et complet de la langue par tous les immigrants, venus d'horizons divers, de l'Europe centrale à l'Ethiopie, et du Maghreb à l'Inde. Theodor Herzl, qui avait fondé le sionisme en 1896, avec son essai L'Etat juif, n'y croyait pas : il pensait que l'Israël moderne parlerait l'allemand, alors langue usuelle (notamment à travers son dialecte judaïsant, le yiddish) de 70 % du peuple juif. Aujourd'hui, l'hébreu est couramment parlé par tous les Israéliens, Juifs, Arabes ou « autres ». De nombreux Arabes israéliens écrivent en hébreu : Emile Habibi, qui a reçu le Prix Israël de littérature en 1997, Anton Shamas, Naïm Araïde, Salman Masalha, Sayed Kashua. Ce qui ne les empêche pas d'adopter, le plus souvent, un ton critique à l'égard du pays et de la société. L'arabe est par ailleurs seconde langue officielle. En 2007, une Académie israélienne de la langue et de la littérature arabes a été créée sous l'égide du gouvernement.

     La résurrection de l'hébreu a inspiré depuis 1948 de nombreux efforts analogues à travers le monde, avec des succès divers : la revivification du catalan et du basque en Espagne, la préservation du gallois et du gaélique écossais en Grande-Bretagne. En France, le breton est désormais souvent enseigné selon les méthodes d'immersion totale – « oulpan » - expérimentées en Israël.

          Cinquième réussite : la renaissance du judaïsme. Selon une enquête publiée au début de 2008 par l'Institut israélien pour la démocratie, 17 % des Juifs israéliens se définissent comme « strictement pratiquants », 14 % comme «  traditionalistes », 25 % comme « traditionalistes libéraux » et 44 % comme « laïques ». Mais ce classement renvoie plus à des catégories sociologiques qu'aux comportements religieux proprement dits : 10 % des «laïques», selon la même enquête, seraient en fait pratiquants, et 59 % seraient attachés à «certaines pratiques religieuses». En outre, plus les Israéliens sont jeunes, plus ils sont religieux : on compte 68 % de non-pratiquants chez les plus de soixante ans,  mais 37 % seulement chez les moins de trente ans. Ces taux d'engagement religieux sont supérieurs à ceux que l'on observe dans les communautés juives de Diaspora, dans les pays de tradition chrétienne (y compris ceux qui sont restés relativement pieux, comme les Etats-Unis) et même dans beaucoup de pays ou de communautés musulmanes.

          Sixième et dernière réussite : la défense du pays. Depuis 1948, l 'armée israélienne s'est peu à peu imposée comme l'une des plus efficaces au monde et la meilleure du Moyen-Orient: ce qui a assuré, de bataille en bataille, la survie d'un Etat peu étendu et dépourvu de frontières naturelles. Tsahal a gagné les guerres conventionnelles de l'Indépendance (1948), de Suez (1956), des Six Jours (1967), du Kippour (1973), mené des opérations loin de ses bases, en Ouganda (1976), en Irak (1981), en Tunisie (1986) et en Syrie du Nord (2007), poursuivi les organisations terroristes palestiniennes au Liban (1978-1982) et dans le Territoire autonome de Cisjordanie (2002). En outre, l'Etat hébreu a pris une « assurance de survie » en se dotant d'un « potentiel nucléaire stratégique » : démarche conforme au droit international, dans la mesure où, comme l'Inde, il n'a pas signé le traité de non-prolifération de l'arme atomique (TNP), et placée de surcroît sous supervision américaine.

          Mais cette ultime réussite reste partielle, à la différence des cinq précédentes. Le conflit avec les Palestiniens continue, en dépit des accords d'Oslo de 1993. D'autres ennemis sont entrés en lice : l'Iran, l'organisation chiite libanaise Hezbollah. Les pays arabes qui ont conclu des accords formels de paix avec Israël ou qui noué avec lui des relations informelles (Egypte, Jordanie, pays du Maghreb ou Golfe) restent dans une sorte d'expectative : rien ne garantit qu'ils ne puissent basculer à nouveau, en cas de crise, dans telle ou telle forme de belligérance.

     Pendant deux décennies, du milieu des années 1980 au milieu des années 2000, deux thèses dominaient le débat stratégique israélien. Pour les « colombes », la sécurité à long terme du pays passait par l'abandon de la Cisjordanie , de Gaza et du Golan. Ces trois territoires, conquis en 1967, avaient fourni pendant un certain temps un glacis utile face à des agressions conventionnelles. Mais deux d'entre eux au moins, la Cisjordanie et Gaza, constituaient désormais une « bombe démographique arabe » au flanc d'Israël.

          Pour les « faucons », l'Etat juif devait au contraire conserver à tout prix le contrôle de ces territoires, au moins sur le plan militaire : afin d'empêcher des opérations terroristes en Israël même, ou d'éventuels bombardements par roquettes ou missiles. « On ne peut tricher avec la géographie », observe le général Moshé Yaalon, un ancien commandant en chef de Tsahal.

          En définitive, les deux Ecoles ont eu simultanément raison. Les deux Intifadas palestiniennes (1987-1990 et 2000-2002) ont démontré que le danger démographique était réel en Cisjordanie et à Gaza. Les deux « batailles de missiles » (avec le Hezbollah libanais en 2006 puis avec le Hamas de Gaza en 2008) ont démontré la réalité du péril géographique.

          Entre 2003 et 2005, Ariel Sharon semble avoir imaginé une troisième voie : abandonner la principale « bombe démographique », Gaza, mais garder le contrôle opérationnel de la Cisjordanie. La maladie l'a empêché d'aller jusqu'au bout de ses plans personnels. Ses successeurs  – Ehud Olmert, Tsipi Livni – n'ont ni son génie ni son charisme. De plus, la guerre avec le Hezbollah, en 2006, de nombreux dysfonctionnements au sein de Tsahal. Même si un nouveau commandant en chef, Gaby Ashkenazy, semble avoir remis la machine sur pied, l'alerte a été chaude.

© Bruno Rivière & Le Spectacle du Monde, 2008

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mordehai - dans Point de vue
6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 18:26

May 6, 2008


par Daniel Pipes

Adaptation française d’Alain Jean-Mairet

http://www.ajm.ch/wordpress/

Deux nouveaux États identifiés par leur religion ont émergé de l’éclatement de l’Empire britannique au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Israël était l’un deux, bien sûr. L’autre était le Pakistan.
Ils permettent une comparaison intéressante mais rare. L’expérience du Pakistan, avec sa pauvreté largement répandue, ses troubles internes quasiment constants et ses tensions extérieures qui ont engendré son statut actuel d’état presque voyou, montre bien les dangers qu’Israël a su éviter, avec sa culture politique libérale et stable, son économie dynamique, son secteur de haute technologie florissant, sa culture vivante et son impressionnante cohésion sociale.
Mais en dépit de tout cela, l’État juif vit sous une menace à laquelle le Pakistan et la plupart des autres entités politiques ne sont jamais confrontés – celle de son élimination. Ses progrès remarquables au cours des décennies ne l’ont pas libéré d’un péril qui revêt presque toutes les formes imaginables: armes de destruction de masse, attaques militaires conventionnelles, subversion intérieure, blocus économique, assaut démographique et travail de sape idéologique. Aucun autre état contemporain – et probablement aucun dans l’histoire entière – ne doit faire face à une telle série de menaces. 
Les ennemis d’Israël se divisent en deux camps principaux: la gauche et les Musulmans – l’extrême-droite constituant ici un troisième élément mineur. La gauche comprend une aile acharnée (International ANSWER, Noam Chomsky) et un centre plus courtois (Assemblée générale des Nations unies, partis politiques de gauche, principaux médias, principales églises, manuels scolaires). Mais en dernière analyse, la gauche constitue moins une force en elle-même qu’un auxiliaire de l’agent antisioniste essentiel qu’est la population musulmane. Cette dernière peut à son tour être divisée en trois groupes distincts.
Premièrement, les États étrangers: les cinq armées qui ont envahi Israël dès son indépendance en mai 1948, puis les armées et les aviations et marines militaires voisines qui menèrent les guerres de 1956, 1967, 1970 et 1973. Si la menace conventionnelle a quelque peu fléchi, l’effort d’armement de l’Égypte, financé par les États-Unis, constitue un danger nouveau et les menaces d’utilisation d’armes de destruction massive (notamment par l’Iran mais aussi par la Syrie et, potentiellement, par de nombreux autres États), en constitue un autre, plus grave encore.
Deuxièmement, les Palestiniens de l’extérieur, vivant hors d’Israël. Mis sur la touche par les gouvernements de 1948 à 1967, Yasser Arafat et l’Organisation de libération de la Palestine ont saisi leur chance lors de la défaite des trois armées étatiques dans la guerre des Six Jours. Les développements ultérieurs tels que la guerre du Liban en 1982 et les accords d’Oslo en 1993 ont confirmé l’importance centrale des Palestiniens de l’extérieur. Aujourd’hui, c’est eux qui conduisent le conflit, par la violence (terrorisme, missiles lancés depuis Gaza) et, surtout, en montant l’opinion mondiale contre Israël grâce à un effort de relations publiques qui trouve un large écho parmi les Musulmans et la gauche.
Troisièmement, les citoyens musulmans d’Israël, les éléments dormants de l’équation. Ils ont profité de l’ouverture d’Israël pour croître et passer de l’état de communauté docile et inactive à celui d’un groupe de pression revendicatif qui rejette toujours davantage la nature juive de l’État d’Israël, avec des conséquences très sérieuses pour l’identité future de cet état.
Si cette longue liste de dangers rend Israël différent de tous les autres États occidentaux, en le forçant à se protéger quotidiennement de ses nombreux ennemis, sa situation délicate le rend aussi étrangement similaire à d’autres pays du Moyen-Orient, soumis aux aussi à une menace d’élimination.
Le Koweït, conquis par l’Irak, a disparu de la carte entre août 1990 et février 1991. Le Liban, sous contrôle syrien depuis 1976, pourrait se retrouver incorporé par Damas à tout moment. À l’occasion, Téhéran affirme que le Bahreïn devrait faire partie de l’Iran. L’existence de la Jordanie en tant qu’état indépendant a toujours été précaire.
Le fait qu’Israël se retrouve en telle compagnie à cet égard a plusieurs implications. Cela permet d’abord de mettre le dilemme d’Israël en perspective: alors qu’aucun pays situé hors du Moyen-Orient ne risque l’élimination, c’est un problème routinier dans la région. Cela indique que le statut incertain d’Israël n’est pas prêt d’être résolu. Cela jette également une lumière crue sur l’aspect exceptionnellement cruel, instable et mortel de la vie politique au Moyen-Orient. La profondeur et l’étendue de la maladie politique moyen-orientale révèle bien combien il est faux de considérer le conflit israélo-arabe comme le moteur des troubles de la région.
Israël a survécu à d’innombrables périls mortels au cours des six dernières décennies et il l’a fait en gardant son honneur intact. Sa population a donc de bonnes raisons de célébrer. Mais les réjouissances ne pourront pas durer, le pays devra aussitôt retourner aux barricades pour contrer la prochaine menace.
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mordehai - dans Point de vue
6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 13:50
To see this online, click here

 

"Human Rights" Internships that promote conflict, not education

 

Media coverage of this report:"American Internships in Israel Promote Extremism, Report Says," April 16, 2008, Chronicle of Higher Education, Matthew Kalman; and reply: "Internships with Radical NGOs Undermine Human Rights Education," Gerald Steinberg, April 16, 2008. See also "Education or advocacy? Internships cause a stir," Riham Feshir, Minnesota Daily, May 5, 2008.




        University programs that take place under the headings of “human rights” and “international law”, and include internships with highly politicized NGOs (non-governmental organizations) active in areas of violent conflict, often cross the boundary between education and advocacy. This problem is illustrated by two such academic programs involving activist NGOs operating in the Israeli-Palestinian zone – one under the auspices of the Minerva Center for Human Rights at the Hebrew University of Jerusalem [1] , for students at the Graduate School of International Studies (GSIS), University of Denver; and the second program run by the Center for Global Education at George Mason University (Virginia). As shown in the detailed analysis below, the NGOs involved in these internship programs are systematically biased in promoting a pro-Palestinian political agenda, and present human rights and international law in a simplistic, partisan, and misleading manner, in which the environment of terrorism and asymmetric warfare is erased.[2] And in contrast to the role of critical thinking in the academic process, such internships within academic programs also adorn NGOs with an undeserved "halo effect", in contrast to the research on NGO deficiencies and failures.[3] As noted in this literature, “There is a widespread attitude that NGOs consist of altruistic people campaigning in the general public interest, while governments consist of self-serving politicians. … such an attitude should not be adopted as an unchallenged assumption…”. [4]

I) The Minerva summer program is organized through the CORD (Center on Rights Development), and is “open to all University of Denver undergraduate and graduate students, the 8-week program immerses participants in the political dynamics and human rights issues of the Israeli-Palestinian conflict.” [5] In addition to standard academic courses, the program includes an “Internship with Israeli and Palestinian Human Rights Organizations”. Many of these NGOs are highly political and partisan, such as B'Tselem, Machsom Watch, ICAHD, and Adalah. These organizations promote a Palestinian narrative, and detailed analyses of activities and publications demonstrate that their human rights activities are secondary to political agendas that emphasize opposition to Israeli government policy. The officials of these NGOs often participate in conferences "in Support of the Palestinian People” and “Marking 40 Years of Occupation of Palestinian Territory” (Geneva 2007), and similar activities. None of the internships are with NGOs that focus on or include balanced emphasis the human rights issues involving Israeli victims of Palestinian violence.
        As documented in detail by NGO Monitor, ICAHD (the Israel Committee Against House Demolitions) actively promotes academic boycotts, publishes documents that refer to Israel using demonizing terms such as “apartheid”, and participates in conferences and campaigns that promote a radical pro-Palestinian position, such as those held by Sabeel. In an August 2007 conference, Jennifer Loewenstein from ICAHD referred to "Israeli crimes, including its bloody and sadistic actions in Gaza and its atrocities…." [6] And declared that "with every action, Palestine was becoming increasingly invisible, a non-entity for non-people." These are clearly partisan positions that are entirely outside the framework of universal human rights. In addition, ICAHD officials promote their political and ideological positions through presentations to groups such as "Birthright Unplugged" – a framework which presents itself as pro-Palestinian. In its campaigning against Israeli government policies related to construction issues, the accuracy of ICAHD's claims are widely challenged. [7]
        Similarly, Adalah is very active in anti-Israel activities in the United Nations, such as a July 2006 document sent to member states asking them to convene an emergency session to condemn Israel's construction of the security barrier. This submission, and calls for sanctions and boycotts, misleading refers to the International Court of Justice's advisory opinion as a "ruling" against the "wall" and omits any mention of the barrier's role in preventing terrorist attacks.
        Machsom Watch is also a partisan political organization, openly declaring its positions and objectives, and many of its media reports and claims have been shown to be inaccurate, unverifiable or false. Claims that security measures are employed by Israelis for the sole purpose of preventing the "'free passage of Palestinian residents between their villages and towns'" absurdly erase the context of mass terror.
        B’stelem, one of the most visible and powerful Israeli NGOs, acknowledges that prime objective is to "to change Israeli policy in the Occupied Territories", and its focus on human rights claims is the main means to that end, and not an end in itself. As a result, Palestinian violations of the human rights of Israelis, while occasionally condemned by B'tselem, are secondary. Detailed analyses have shown that this political orientation often results in distorted reports, particularly regarding Palestinian casualties which fail to distinguish between civilians and those involved in terrorism. In response to a May 2007 publication co-authored by B’tselem, the Israeli Ministry of Justice (MOJ) issued a nine page letter detailing the questionable methodology and lack of verifiable sources. The letter notes that the report is “fraught with mistakes, groundless claims and inaccuracies.”

II) George Mason University's "Israel Palestine Internship", led by Dr. Yehuda Lukacs, includes placements with highly politicized NGOs, including some that are active in the BDS -- boycott, divestment and sanctions -- program. The list of NGOs from the summer 2007 program includes the following:

  1. I'LAM -- Palestinian Media Advocacy Center – (based in Nazareth) - This NGO has a long record of anti-Israel campaigning, including a steady barrage of press statements and reports using the language of demonization ("racist", "collective punishment", etc.) in condemning Israeli responses to Palestinian terror, while ignoring the Palestinian violence. [8] In the February 2008 "Israel Apartheid Week" Conference at the School of Oriental and African Studies in London, Haneen Zoubi, General Director of I'lam, spoke in a panel entitled "Media and Normalising Israeli Apartheid".
  2. Arab Association for Human Rights (HRA) - Nazareth - Like I'lam, HRA often engages in anti-Israel campaigning, using the language of demonization with terms such as "apartheid". [9] During the 2006 Lebanon War [10], HRA issued a press statement (July 31, 2006) entitled 'Israel's war crimes, massacres and blatant breaches of international law continue unhindered in Lebanon and Gaza." The press release refers to "violent massacres" and "collective punishment" (with no mention of Hezbollah rocket attacks against Israeli cities, or of Hamas terrorist attacks and its prior kidnapping of Israeli soldier Gilad Shalit). Such ideological and political agendas are clearly incompatible with the universality of human rights norms.
  3. Mossawa Center - The Advocacy Center for Arab Citizens in Israel - Haifa – Mossawa often issues reports characterizing Israel as a "racist" and non-democratic State. In November 25-December 1, 2006, Mossawa held a conference on "The Future Vision of the Palestinian Arabs in Israel," branding Israel as an “ethnocratic state” which “cannot be defined as democratic,” and repeating the claim that only “Palestinian Arabs are the indigenous people of the country.” Mossawa was also a party to a joint NGO submission to the UN Committee on the Elimination of Racial Discrimination which characterizes Palestinians as “indigenous” while branding Jews as “colonizers” and claims that Israel engaged in "forced expulsions" of the indigenous population. The submission, joined by radical NGOs Badil, ICAHD, and Al Haq, included a pseudo-academic article that compares the State of Israel to Nazi Germany.
  4. Amnesty International - This international superpower has become one of the leading NGOs involved in anti-Israel campaigning, as highlighted in its numerous biased statements during the 2006 Lebanon War. In January 2008, Amnesty issued a statement headlined, "Winograd Commission Report Disregards Israeli War Crimes", which greatly distorted the content of this document, particularly the chapter on international law. Amnesty has also abused international law by denouncing Israeli responses to Palestinian rocket attacks from Gaza as "collective punishment" and in similar ways.
Such political campaigning by unaccountable NGOs is antithetical to academic norms and standards of conduct, and such internships are inappropriate in an educational framework. Furthermore, the role of universities in the exploitation of the rhetoric of human rights further degrades these important universal norms. NGO Monitor urges the heads of the Minerva Center, its funding organizations, the Hebrew University, the University of Denver GSIS, and George Mason University to end such biased internships, and to appoint an independent committee to review this and similar activities.

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[1] Funders include The Minerva Foundation and The Konrad Adenauer Foundation (Germany), The Ford Foundation and The New Israel Fund, The United States Institute of Peace, The European Commission, and others.

[2] For broader academic analysis of tendency to remove the context of terrorism in human rights discussions, see Robert Charles Blitt, "Who Will Watch the Watchdogs? Human Rights Non-Governmental Organizations and the Case for Regulation," Buffalo Human Rights Law Review, Volume 10 (2004); and Don Habibi, "Human Rights and Politicized Human Rights: A Utilitarian Critique," Journal of Human Rights (Volume 6, Issue 1), January 2007, pages 3 - 35

[3] M. Edwards & D. Hulme, Beyond the Magic Bullet: NGO Performance and Accountability in the Post-Cold War World, 1996; Gerald M. Steinberg, “Soft Powers Play Hardball: NGOs Wage War against Israel”, Israel Affairs, 12:4 October 2006 pp. 748-768

[4] Peter Willetts, introduction to ‘The Conscience of the World’: The Influence of Non-Governmental Organisations in the UN System, Peter Willets, ed., Brookings Institution Press, Washington, DC, 1996; see also Willetts, “The Impact of Promotional Pressure Groups in Global Politics,” in Pressure Groups in the Global System: The Transnational Relations of Issue-Oriented Non-Governmental Organizations Peter Willets, ed., Palgrave Macmillan, 1982.

[5] http://www.du.edu/gsis/programs/jerusalem

[6] United Nations International Civil Society Conference Ends with Call to Oppose Israeli Military Operations

[7] Justus Weiner, Illegal Construction in Jerusalem, Jerusalem Center for Public Affairs, May 2003

[8] See NGO Monitor's analysis of I'lam

[9] "Proposal for Population Exchanges: Land Exchanges and the Future of the Palestinian Minority in Israel"

[10] Amnesty and HRW Claims Discredited in Detailed Report, NGO Monitor, December 28, 2006
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mordehai - dans Point de vue
2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 21:49
Par Caroline B. Glick

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Une nouvelle semaine ordinaire s’est écoulée dans le Sud d’Israël. Bombardés de roquettes depuis le Hamastan à Gaza, les résidents de Sderot, d’Ashkelon et des villes alentour ont observé leurs dirigeants nationaux mener des négociations par mandataire interposé avec le Hamas, pour libérer des centaines de terroristes des prisons israéliennes, et consolider les lignes de fourniture d’armes du Hamas en suspendant les opérations anti-terroristes israéliennes pendant un « cessez-le-feu ».

Entre les voyages aux abris anti-bombes, ils ont observé les camions israéliens livrer du combustible et des fournitures au Hamas à Gaza le matin ; et il sont vu le Hamas stocker le combustible et les fournitures dans des dépôts près de la frontière dans l’après-midi. Le soir, ils ont vu de nouveaux rapports faisant écho aux prétentions du Hamas selon lesquelles Israël prive les hôpitaux de Gaza de combustible et les civils gazaouis des denrées alimentaires de base. 

Mercredi soir, ils ont essayé de participer à une cérémonie de Yom Hashoah à Sderot, mais elle fut interrompue par des chutes de missiles. Pour sa part, le Hamas a marqué l’Holocauste par une série documentaire prétendant que le génocide de la communauté juive européenne était un complot juif satanique pour éliminer les handicapés de la population juive, et pour manipuler les média dans le monde. 

Le Hamas a placé des titres cette semaine alléguant qu’Israël était responsable de la mort d’une femme palestinienne et de quatre de ses enfants lors d’une explosion à Bet Hanoun à Gaza, alors que Tsahal visait des terroristes du Hamas par voie aérienne. Tsahal a conduit deux enquêtes montrant que la femme et ses enfants ont été tués par quelque chose d’autre : une explosion secondaire provoquée par des bombes que les terroristes du Hamas – dont l’un était le mari – transportaient au moment où Tsahal les visait.  

Les allégations du Hamas prétendant que Tsahal avait tué quatre enfants et leur mère ont été rapportées aussi bien par les media internationaux qu’israéliens comme des faits. Ces « faits » ont été mis en question seulement quand Tsahal a commencé ses enquêtes. Ni les media locaux, ni les media internationaux n’ont pensé que, la source de leur compte-rendu étant le Hamas, cela aurait dû les conduire à mettre en question la véracité de leurs rapports initiaux.

Quand ses porte-parole ne sont pas occupés à accuser les Juifs de planifier un génocide, et Israël de tuer des mères et des enfants, le Hamas consacre ses efforts à accuser Israël de tuer des Palestiniens malades en refusant de les laisser entrer en Israël pour des soins médicaux gratuits. Comme aucune bonne action de la part des Juifs ne reste impunie par l’ONU, au début du mois dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a puni Israël pour avoir admis plus de 7.000 Palestiniens de Gaza pour des soins médicaux gratuits en 2007. Faisant écho à la propagande du Hamas, l’OMS a accusé Israël d’avoir provoqué la mort de 33 Palestiniens entre octobre 2007 et mars 2008. Ils sont morts, selon l’OMS, du fait du refus sans pitié de l’Etat de leur donner accès à leurs hôpitaux.

Le rapport de l’OMS a mentionné le fait que le Hamas contrôle maintenant les hôpitaux et les cliniques de Gaza. Aucune mention n’a été faite qu’Israël ne porte aucune responsabilité dans la fourniture de soins de santé aux non citoyens de territoires ennemis, ou du fait qu’il n’y a aucun lieu au monde où cela est fourni, ailleurs qu’en Israël. Aucune mention n’a été faite de l’interception et du stockage par le Hamas des fournitures d’hôpitaux dans des buts de propagande. Aucune responsabilité n’a été dévolue à l’Egypte – l’autre pays frontalier de Gaza – qui n’admet aucun patient palestinien. Le rapport n’a jamais mis en question la crédibilité des sources du Hamas.  

Comme Andrea Levin, le directeur général de “CAMERA” (Accuracy in Middle East Reporting in America) l’a noté cette semaine dans le ‘Jerusalem Post’, ce n’est que par une réponse rapide et détaillée des hauts fonctionnaires israéliens réfutant les allégations du Hamas qu’Israël n’a pas été largement condamné pour avoir tué des personnes malades.

L’aspect le plus intéressant de ces reportages de media, c’est qu’en grande partie les agences d’information rapportant les allégations brutes du Hamas n’ont pas même de correspondants à Gaza. L’habitude du Hamas de kidnapper des journalistes – même pro Hamas – a conduit la majorité des supports de media occidentaux à retirer leurs correspondants de Gaza depuis plus d’un an. Les media israéliens n’avaient jamais eu de correspondants sur le terrain depuis qu’Israël s’est retiré de Gaza en septembre 2005.

Pourtant les mêmes supports médiatiques qui réalisent que le Hamas est trop radical pour qu’on puisse lui confier la vie de leurs propres journalistes, refusent de mettre en question la véracité de leurs dires, et sont plus que volontaires à leur accorder crédit alors que le fait a largement dépassé le point de l’embarras professionnel. De fait, aucun support médiatique – israélien ou étranger – ne s’est jamais demandé si cela a seulement du sens de mettre la propagande du Hamas en première place. Ils ne se sont certainement pas soucié d’informer leurs audiences que la source de leurs histoires est un groupe terroriste génocidaire, qui mène actuellement une campagne d’envoi de missiles contre des civils israéliens, dont les objectifs sont de terroriser et de les tuer pour la seule raison qu’ils sont juifs.

Mais alors, peut-être peut-on pardonner aux media leur refus d’admettre que leurs reportages sur Gaza ne sont généralement rien de plus que de la propagande terroriste, puisqu’ils sont loin d’être les seuls dans leur refus de reconnaître la signification du régime du Hamas. Depuis Jimmy Carter, jusqu’à l’administration Bush en passant par le gouvernement Olmert-Livni-Barak, le déni est à l’ordre du jour.

Carter défend sa décision de rencontrer les chefs du Hamas en Syrie et en Judée, en notant que le groupe terroriste, jihadiste, génocidaire, parrainé par l’Iran, a gagné les élections palestiniennes. Puisqu’une majorité de Palestiniens ont voté pour le Hamas et le soutient encore, le groupe terroriste, jihadiste, génocidaire, parrainé par l’Iran est légitime, argumente Carter. Certainement, aucun accord de paix ne peut être obtenu sans lui.

Mais alors, comme le Hamas l’a dit clairement juste après la rencontre de ses dirigeants avec Carter, tout accord qu’il pourrait passer avec Israël ne serait que tactique, dans sa guerre continue pour détruire Israël. Aussi, alors qu’il est peut-être vrai qu’aucun accord de paix israélo-palestinien n’est possible sans le Hamas, il est absolument certain qu’aucun accord de paix israélo-palestinien n’est possible avec le Hamas.

Le fait est que loin de démontrer la nécessité de négocier avec le Hamas, la popularité du Hamas montre la futilité de tenter de pousser gentiment vers une coexistence pacifique une société palestinienne engagée à la destruction de son voisin. Pourtant, exactement comme les media et Carter refusent de reconnaître la signification du régime terroriste du Hamas, de même l’administration Bush refuse de reconnaître la signification de sa large base populaire chez les Palestiniens.

Dans ses remarques mardi dernier devant “l’American Jewish Committee » (AJC), la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice a reconnu que la société palestinienne aujourd’hui soutient dans son immense majorité l’annihilation d’Israël par le terrorisme quand elle a déclaré : « De plus en plus, les Palestiniens parlant d’une solution à deux Etats sont de mon âge. Et je ne suis pas si vieille, mais un peu plus que la majorité de la population palestinienne ».

Mais ensuite, après avoir reconnu que la majorité des Palestiniens ne soutiennent pas une coexistence pacifique avec Israël, Rice a mis argumenté qu’Israël doit leur donner davantage de territoires, plus de fusils et plus d’argent, parce que selon sa vision, il est temps maintenant d’établir un Etat palestinien et les dirigeants doivent « prendre des décisions difficiles en confiance, au nom de la paix et de leur peuple ».

Rice a poursuivi en expliquant que ce compromis doit être fait en permettant au régime du Hamas à Gaza de rester en place. Selon ses termes : « La seule politique responsable est d’isoler le Hamas et de se défendre contre ses menaces, jusqu’à ce que le Hamas fasse le choix de soutenir la paix ».

Ainsi, du point de vue de Rice, non seulement le Hamas ne doit pas être vaincu, mais il serait irresponsable d’essayer de la vaincre. La seule « politique responsable » pour Israël est d’autoriser le Hamas à continuer d’amasser des armes et de construire son armée, tout en cherchant à obtenir un cessez-le-feu avec.

Et puis aussi, en ce qui concerne Rice, Israël doit réfréner ses opérations anti-terroristes en Judée et Samarie, chasser de là et des quartiers de Jérusalem d’après 1967 les communautés israéliennes, et autoriser les milices du Fatah formées et armées par les USA (qui soutiennent aussi le terrorisme),  à se déployer dans les villes et cités palestiniennes par milliers. Cela, croit-elle, est la meilleure façon d’amener le Hamas à se transformer lui-même en un parti politique pacifique voulant vivre en paix avec les Juifs. 

Pour Israël, le gouvernement Olmert-Livni-Barak est clairement d’accord avec Rice, car il suit sa politique.

Mercredi dernier, le Premier Ministre Ehud Olmert a refuse de commenter l’implication du gouvernement dans les pourparlers de cessez-le-feu avec le Hamas pendant la réunion de son cabinet de sécurité. Quand il a été ostensiblement confronté par le ministre de la sécurité intérieure Avi Dichter à sa décision apparente de permettre au Hamas de rester en charge de Gaza avec son armée terroriste formée et armée par l’Iran, Olmert a simplement dit qu’il serait inapproprié de discuter de tels sujets.

Jeudi, le ‘Jerusalem Post’ a rapporté l’enthousiasme du gouvernement pour accepter l’accord de cessez-le-feu proposé par le Hamas, prétendant étrangement qu’il pourrait ouvrir la voie à un deuxième accord, non lié, dans lequel Israël paiera la rançon de l’otage du Hamas Gilad Shalit en libérant des centaines de terroristes.

Et puis encore, le gouvernement prétend triomphalement que le Hamas a donné son accord pour le déploiement de forces du Fatah à la frontière internationale avec l’Egypte. Mais puisque aussi  bien le Fatah et le Hamas ont profité d’un flux quasi ininterrompu d’armes par cette frontière quand le Fatah en était responsable, il est loin d’être clair pourquoi ceci constituerait un développement positif.

Les vérités simples sont que les media, Jimmy Carter, l’administration Bush et le gouvernement Olmert-Livni-Barak ne veulent pas reconnaître que le Hamas est un groupe terroriste génocidaire qui a juré la destruction d’Israël, et qu’il représente la volonté de la majorité des Palestiniens qui l’ont élu à leur tête en 2006 et continuent de le soutenir aujourd’hui.

Cette réalité simple démontre qu’il n’y a qu’une politique responsable à suivre pour Israël, et que la communauté internationale doit soutenir, si elle est vraiment intéressée à la paix entre Israël et les Palestiniens. Cette politique est pour Israël de réduire en miettes l’armée terroriste du Hamas à Gaza, et de renverser son régime. Ce n’est que quand ils seront obligés de payer le vrai prix de leur soutien au terrorisme et au jihad – par opposition à des récompenses pour cela, avec de nouveaux cadeaux de terres israéliennes – que les Palestiniens seront obligés de reconsidérer ce soutien. Ce n’est que quand ils réaliseront que le terrorisme ne les mènera nulle part – et non pas partout où ils le souhaitent – que les Palestiniens seront obligés d’accepter Israël comme une réalité immuable, avec laquelle ils doivent vivre en paix.

La condamnation par Dichter Mercredi, de la politique pro Hamas de son gouvernement, n’était pas la première fois que ce résident d’Ashkelon et ancien chef du Shin Bet* arguait que la politique du  gouvernement Olmert-Livni-Barak est dangereuse pour le pays. Et Dichter, avec le ministre des transports et ancien ministre de la défense Shaul Mofaz, qui a de même critiqué comme dangereuse la politique du gouvernement, pourraient mettre fin à la situation actuelle s’ils avaient le courage d’agir selon leurs convictions : en quittant le gouvernement, ils provoqueraient de nouvelles élections.

Pourtant jusqu’à présent, ils ont refusé de prendre des mesures. Jusqu’à ce qu’ils le fassent, Dichter, Mofaz et leurs collègues permettent à Olmert, au ministre des affaires étrangères Tzipi Livni et au ministre de la défense Ehud Barak de continuer de mettre en danger des centaines de milliers d’Israéliens par leurs fanfaronnades et la compromission avec le Hamas. Jusqu’à ce qu’ils le fassent, ils sont aussi coupables que les media, Carter, l’administration Bush et leurs collègues du gouvernement, de blanchir et de protéger le Hamas au détriment de leur pays et de la cause de la paix.
 
Contribuant à la JWR, Caroline B. Glick est membre senior pour le Moyen Orient du “Center for Security Policy” [Centre pour la Politique de Sécurité] à Washington, DC et rédacteur en chef adjoint du « Jerusalem Post ».

Note du traducteur
* Shin Bet : Service de Sécurité intérieure de l’Etat d’Israël, équivalent de la D.S.T.
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mordehai - dans Point de vue
2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 10:17

Les archéologues israéliens ont déjà bradé Jérusalem et la Cisjordanie aux palestiniens.

 

 Les archéologues israéliens n'ont pas attendu un quelconque accord politique qui aboutirait ou n'aboutirait pas à un nouveau tracé de frontières entre Israël et une entité palestinienne à voir le jour, ils l'ont déjà anticipé et se sont partagés, avec leurs collègues palestiniens, ce qu'en langage archéologique, on appelle les biens meubles. Pour mieux comprendre ce jargon et la nature des concessions, il suffit de lire un paragraphe de cet accord : "Les artefacts découverts après le 4 juin 1967 (date de la guerre des Six-Jours) et de l'occupation israélienne de la Cisjordanie, doivent être remis à l'Etat dans lequel ils ont été mis à jour"

Qu'est ce qu'un artefact ? Les 900 manuscrits de Qumran sont des artefacts, tout ce que les archéologues ont trouvé en 40 ans de fouilles  sur plus de 850 sites situés en Cisjordanie et à Jérusalem-est, sont des artefacts.

Donc les objets et manuscrits, meubles,  c'est à dire transportables, seront remis à l'Etat palestinien, conformément aux dispositions de cet accord.

Un autre paragraphe non moins volcanique suit: "Les artefacts des collections des musées qui y ont été amenés après le 4 juin 1967 devront être rapatriés". Cela concerne au premier lieu  les manuscrits inestimables de la mer Morte qui végétaient à Jérusalem-est, et ont été rapatriés après 67, par les israéliens dans des musées israéliens. Ils devront être restitués aux palestiniens, selon les termes de l'accord. Quelques aménagements seront apportés à ces dispositions abruptes mais les termes de l'accord sont parfaitement clairs.

 

Cet accord insensé appelle deux commentaires:

 - la quasi totalité des artefacts sont liés aux Juifs et non pas à une quelconque civilisation palestinienne ou cananéenne, qui se voit attribuer quelques objets qui datent de l'âge de bronze. Qu'ils les gardent !

- J'ignorais que les artefacts trouvés appartenaient  aux archéologues qui les dénichaient et qui seraient libres d'en disposer ou d'indiquer leur destination future. C'est peut -être comme ça dans les films d'Indiana Jones mais dans notre cas nous ne naviguons pas dans la fiction mais dans la réalité.

 

Pour faire simple, cela signifie que notre héritage historique, dans ce qu'il a de plus précieux, nous sera enlevé et remis dans les mains de ceux qui se verront attribuer les territoires dans lesquels  cet héritage aura été trouvé. Abu Mazen, le Hamas, le Hezbollah, ou je ne sais trop qui, récupéreront, par exemple le Rouleau d'Isaïe découvert dans les grottes de Qumran. Si on est gentil avec eux, ils pourront nous le prêter, stipule l'accord.

Les archéologues et universitaires israéliens qui ont participé et à cet accord qui s’intitule, j'oubliais de vous le dire, "Accord sur l'héritage culturel de la Palestine et d'Israël", marchent sur la tête et devront à mon sens être internés dans des maisons spécialisées à cet effet, en Cisjordanie, s'ils le souhaitent.

 

J'ai déniché cette perle dans un canard qui nous veut du bien, à savoir Courrier International, une publication du Monde, qui reprend un article publié dans Haaretz.


Note de Mordeh'aï


Pour mieux comprendre la bêtise de cet accord. Lire les textes mentionnés aux adresses ci-dessous on s’apercevra  que  l’accord entre archéologues israéliens et ‘palestiniens’ n’est qu’une grosse farce de l’administration olmertienne inepte drivée par le futur retraité de la Maison blanche…..

http://www.pleinsfeux.com/article.php?sid=186

Qui sont les Palestiniens ? site http://www.houmous.net

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mordehai - dans Point de vue
30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 22:47

par Jean-Pierre Bensimon, le mardi 29 avril 2008


Le 3 août 1939, la France et le Royaume Uni déclaraient la guerre à l'Allemagne. Il ne se passa rien de vraiment significatif avant que le 19ème Panzerkorps se mette en route en avril 40, perce les défenses de Sedan en mai 1940 pour entrer dans Paris le 14 juin. La drôle de guerre se terminait en une défaite, en bonne et due forme. Aujourd'hui, au Proche Orient, le Hamas vient de demander deux trêves successives tout en déployant un effort de guerre toujours plus intense. Si l'on retient les avances israéliennes en direction de la Syrie, le comportement du Hezbollah qui se dispose en ordre de bataille, le Proche Orient est plongé dans une situation de grande incertitude que l'on peut baptiser "la drôle de paix".

Le Hamas a d'abord fait passer son message par Jimmy Carter, sous la forme d'une proposition de trêve de 10 ans. Ce n'est pas la première fois que le Hamas fait ce genre d'ouverture, et à chaque fois il propose 10 ans. Pourquoi dix et pas cinq ou quinze ans ou n'importe quelle autre durée ? Parce qu'en 628, le Prophète conclut à Houdaïbya une trêve de 10 ans, la hudna, avec les tribus insoumises qui dominaient La Mecque. Les circonstances ne lui étaient pas favorables. Quand 18 mois plus tard le vent tourna, il rompit la hudna et conquit La Mecque.

On peut tirer deux observations de cette référence historico-religieuse du Hamas. La première, c'est qu'un accord de ce genre est fait pour être violé dès que le rapport des forces a changé. Il s'agit donc d'une ruse de guerre. La seconde est que cette offre de trêve est une continuation de la guerre, puisqu'elle sert le but de guerre, la victoire totale sur l'ennemi, en reportant l'estocade au moment le plus opportun.

Cette tradition islamique qui consiste à utiliser la ruse de guerre comme prescription religieuse pour étendre le périmètre du Dar al Islam, et à mépriser tout engagement passé avec l'Infidèle, est parfaitement connue. Yasser Arafat en avait usé à loisir. Mais curieusement, à la différence du vieux raïs, avec sa proposition de hudna de 10 ans, le Hamas n'esquisse pas le moindre geste pour dissimuler ses intentions. Seuls des personnages formidablement éloignés des exigences intellectuelles et déontologiques de leur profession, comme les correspondants locaux du Monde et du Figaro, peuvent suggérer à leurs lecteurs que l'on peut y croire. N'empêche qu'en quelques jours, la hudna a fait long feu et nul n'en parle plus.

Et voila que c'est la tadiyeh, l'accalmie, qui vient à l'ordre du jour. Il s'agit encore d'une proposition du Hamas. A la suite d'une négociation orchestrée par l'Égypte, l'offre consiste en un arrêt des combats durant 6 mois, assorti de l'ouverture de tous les points de passages frontaliers. Le plus radical des chefs du Hamas, Khaled Meschaal, qui vit à Damas, s'est chargé d'en donner toute la signification dans une dépêche d'Associated Press reprise par le New York Times (1)

C'est dit-il "une tactique dans la conduite du combat…Il est normal qu'il y ait dans toute résistance, parfois une intensification et parfois une désescalade des combats. En 2003 il y a eu une tadiyeh, et puis les combats ont repris….Si Israël ne l'accepte pas, alors nous verrons d'un bon œil la reprise de la lutte."

Israël, bien sur, perçoit très bien l'intention du Hamas : mettre l'accalmie à profit pour panser ses plaies, se regrouper, compléter et perfectionner ses armements, fortifier ses défenses sur le modèle du Hezbollah au sud-Liban, dans l'attente du prochain round. Israël exige donc avant de donner sa réponse définitive, un arrêt effectif des trafics d'armes et une cessation effective des combats (durant les "accalmies" le Hamas passe le relais au Djihad islamique, au Comité de Résistance Populaire ou toute autre organisation commanditée qui continuent les tirs de fusées et les raids armés). Naturellement, l'État Hébreu a commencé par refuser la tadiyeh, mais voilà que des pressions intenses des Égyptiens et surtout des Américains, le conduisent à différer sa position ultime.

Ces offres de hudna et de tadiyeh coïncident avec les attaques meurtrières aux points de passage de Nahal Oz et de Keren Shalom. Les tirs de fusées Kassam continuent, et une fusée Grad a encore été lancée hier en direction d'Ashkelon. On a appris il y a deux jours que l'Égypte avait arrêté deux membres de la redoutable confrérie des Frères musulmans qui s'apprêtaient à vendre du carburant utilisé par les drones à Gaza. Le Hamas ajoute donc à sa panoplie, de petits avions sans pilotes bourrés d'explosifs…

On pourrait penser que les choses sont plus limpides avec l'autre coté, celui des modérés de Mahmoud Abbas. Mais l'Orient est compliqué, aussi, du coté de Ramallah. Il y a quelques semaines, en février, Mahmoud Abbas a donné une interview surprenante au journal jordanien Al Dustour. Pourquoi se disait-il opposé à la guerre ? "…nous sommes aujourd'hui incapable de la soutenir. Mais dans les étapes futures, les choses pourraient être différentes…" Il se vantait du même mouvement d'avoir été le premier palestinien à tirer des balles sur Israël en 1965. Mieux, il aurait été un enseignant du terrorisme dont l'OLP et le Fatah, son organisation, était alors le grand laboratoire international : "Nous avons enseigné ce qu'est la résistance à tout le monde, y compris au Hezbollah, qui s'entrainait dans nos camps …". Et il réitérait logiquement son refus de reconnaître l'État juif à sa porte. D'ailleurs, à l'approche du 60ème anniversaire d'Israël, il vient d'interdire la participation de tout Palestinien aux cérémonies ; il interdit même aux responsables politiques de son équipe de rencontrer les chefs d'état étrangers qui les auraient honorées de leur présence.

Pour quelqu'un qui doit signer un accord de paix dans les six mois qui viennent et qui reçoit plus de 7 milliards de dollars pour y parvenir, on ne peut pas dire que ces propos et cette attitude soient très encourageants. D'ailleurs, un des gros bonnets de l'Autorité palestinienne, son ambassadeur au Liban, Abbas Ziki, (2) vient lui aussi de donner une interview à la principale chaîne de TV libanaise, qui en dit long sur la façon de penser des Palestiniens du courant "pacifique modéré".

Il y explique avec beaucoup de pédagogie que l'OLP n'a pas modifié sa stratégie d'un iota, qu'elle est toujours contrainte de procéder par étapes. Le terme "étape" que l'on retrouvait dans la bouche de Mahmoud Abbas, est la notion principale de la stratégie de feu Arafat. Elle fut consignée dans une résolution célèbre du Conseil national palestinien de juin 1974. Il s'agissait de se fixer des objectifs intermédiaires successifs dans une stratégie d'élimination progressive d'Israël. Abbas Ziki, qui recommande de combiner toujours les avancées politiques et l'affrontement armé, fixe aujourd'hui comme objectif intermédiaire la récupération de Jérusalem, car alors, "le moral des sionistes s'effondrera et nous les mettrons dehors de la Palestine."

De quelque coté que l'on se tourne, les processus de paix ou de trêve des Palestiniens se présentent comme des déclarations de guerre différée. Différée parce que le rapport des forces ne leur est pas favorable aujourd'hui. Mais halte aux illusions, dans le personnel palestinien aux commandes, qu'il soit financé par l'ONU à Gaza, ou principalement par l'Europe en Judée et Samarie, les buts de guerre demeurent limpides : l'effacement des effets du plan de partage de l'ONU du 29 novembre 1947 et l'élimination d'Israël. C'est aujourd'hui la drôle de paix. Israël le sait et saura ajuster sa tactique aux évènements qui vont se précipiter ces prochaines semaines.


voir l'interview d'Abbas Ziki, haut responsable palestinien appartenant au courant dirigé par Mahmoud Abbas, vient de déclarer sur la principale chaîne TV du Liban, qu'il faut associer la lutte politique à la lutte armée, et que la stratégie de son organisation visant à mettre les Juifs dehors de la Palestine n'a pas changé d'un iota. Cela laisse planer beaucoup d'interrogation sur la démarche de paix des Palestiniens
Notes:

(1) Hamas Chief Sees Truce as a ‘Tactic’ New-York Times du 27 avril 2008 http://www.nytimes.com/2008/04/27/world/middleeast/27mideast.html?_r=1&oref=slogin
(2) Voir la vidéo : "Arafat est vivant!"

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mordehai - dans Point de vue
29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 14:31
"SCOOP " !!!
Pour les 60 ans de l'état, Israel s'offre son Youtube !
Un site pour partager des milliers de vidéos de notre Terre Magnifique !!!
www.road90.com

Les premiers inscrits seront les premiers servis…vite ! "
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mordehai - dans Scoop