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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 00:05



Les drapeaux de plus de 80 pays du monde flottent à Sharm el-Sheikh, en vue de la conférence internationale pour la reconstruction de Gaza, lundi.
Photo: AP , JPost

Par HERB KEINON


Alors que les tirs de roquettes sur le sud d'Israël se poursuivent, une conférence pour la reconstruction de Gaza doit réunir plusieurs dirigeants étrangers en Egypte lundi 2 mars.

Pour le Premier ministre désigné Binyamin Netanyahou, cette situation l'a amené a exprimé des réserves lors de récentes réunions avec des responsables étrangers quant à ses dons d'argent pour l'enclave palestinienne avant même que l'on s'assure que le sud d'Israël n'est plus menacé.

Après avoir entendu au cours d'une rencontre avec des donateurs étrangers que ces derniers étaient inquiets d'investir à Gaza pour ensuite voir les destructions causées par l'armée israélienne, Netanyahou a rappelé que Tsahal a tout fait pour éviter les victimes civiles et ne viser que des zones où se trouvaient des terroristes. Selon certaines informations, il aurait même affirmé qu'il ne voulait pas sacrifier la sécurité d'Israël "juste pour voir sourire les Européens".

Des sources proches du Premier ministre désigné ont affirmé qu'il serait difficile à l'aide humanitaire de contourner le Hamas, surtout quand ce dernier poursuit ces tirs de roquettes sur le sud d'Israël.

Un conseiller de Netanyahou a même affirmé qu'avec la conférence pour la reconstruction de Gaza, il semble que le monde pense que les attaques sur le sud de l'Etat hébreu appartiennent au passé, alors qu'elles se poursuivent quotidiennement.

Des représentants d'environ 80 pays se rencontreront en Egypte à Sharm el-Sheikh lundi pour promettre des milliards de dollars (2,8 selon les estimations) destinés à reconstruire les dégâts causés à Gaza pendant l'opération "Plomb durci". Parmi ces personnalités internationales se trouvera la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, pour la première fois en visite au Proche-Orient depuis qu'elle a pris ses nouvelles fonctions. Washington devrait fournir à lui seul 900 millions de dollars.

De son côté, Ehoud Olmert a prévenu lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement dimanche que "si les tirs sur Israël se poursuivent, les forces de sécurité de Tsahal répondront de manière forte et ciblée, et sans compromis."

Le Premier ministre a poursuivi en expliquant que son pays ne pouvait pas accepter ces attaques quotidiennes et que la réponse israélienne ne serait pas celle à laquelle s'attend les organisations terroristes.

Plus tard dans la journée, Olmert a rencontré le ministre canadien des Affaires étrangères Lawrence Cannon, en route vers la conférence des donateurs en Egypte.

Le Premier ministre a affirmé au diplomate qu'Israël soutenait jusqu'à maintenant l'aide pour les Palestiniens à Gaza mais qu'un moyen devait être trouvé pour que ce soutien ne serve pas à renforcer le Hamas.

L'important, ce n'est pas juste de promettre de l'argent, a déclaré Olmert. L'important, c'est de voir comment cette aide est distribuée et quel mécanisme de surveillance sera mis en place pour s'assurer que l'argent ne profitera pas au renforcement du Hamas.

Le représentant du Quartet (UE, ONU, Etats-Unis, Russie) au Proche-Orient Tony Blair sera également présent à la conférence de Charm el-Sheikh. Selon lui, "cet argent n'aura aucun impact durable à moins que ne soit trouvé une solution politique."
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mordeh'ai - dans Dépêche
1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 19:31
01/03/2009
Dore Gold et Shimon Shapira 
source :Le CAPE de Jerusalem
Dans une lettre adressée au rédacteur  de la revue "Foreign Affairs", concernant  l’article de Richard Haas et Martin Indyk, (publié dans le numéro de jan-fév2009),  l'ancien ambassadeur Dore Gold et le général (réserve) Shimon Shapira, rejettent les affirmations selon lesquelles le premier gouvernement de Benjamin Netanyahou (1996-1999) a accepté un retrait complet des hauteurs du Golan et ils  expliquent les risques émanant d’une renonciation à la ligne vitale pour la défense d'Israël.

La réalisation  d’une paix réelle entre Israël et la Syrie est un but louable qui pourrait être une pierre angulaire pour une stabilité régionale. Malheureusement, en agissant en faveur d’un accord israélo-syrien ; Richard Haas et Martin Indyk présentent sous un faux jour les propositions que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, aurait  fait à la Syrie durant la période de son premier  mandat. Les deux affirment que Netanyahou a proposé au président syrien Hafez- Al-Assad  le « retrait complet d'Israël  des hauteurs du Golan ».
Cette affirmation est simplement fausse. En réalité, en 1996, Netanyahou a demandé au Secrétaire d’Etat américain, Warren Christopher, de clarifier sa position sur l'avenir des négociations avec Damas. Les déclarations hypothétiques faites oralement par Itzhak Rabin, ancien Premier Ministre défunt, concernant le retrait du Golan, ont été connues dans les milieux diplomatiques comme sorte de  « lettre dépositaire" de la part de Rabin.
Netanyahou a voulu clarifier au Secrétaire d'Etat américain, que cela  n’engagerait pas l’Etat d’Israël. Shapira et moi-même,  nous  avons été envoyés à Washington précisément par Netanyahou afin de s’assurer que le message a été bien reçu par des personnalités de plus haut niveau au sein de l'administration Clinton.
Itamar Rabinowitch, ancien ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis,  était à l'époque, à la tête des pourparlers avec les syriens et il affirme dans son livre de mémoires, « Au seuil de la paix » que Warren Christopher a écrit dans une lettre à Netanyahou que le gouvernement américain  n’est engagé, en aucune manière, aux contenus des rapports diplomatiques  antérieurs.
En outre, en1998, lorsque Netanyahou a échangé des messages avec Assad par le biais de Ronald Lauder, à aucun stade, Netanyahou n’a accepté de se retirer des Hauteurs du Golan, comme l’affirment Endyk et Haas. Vers la fin de cette initiative, Assad a même demandé à Netanyahou une carte soulignant exactement l’étendue  du futur retrait israélien des Hauteurs du Golan. Sans aucun doute, le langage utilisé pendant ces contacts entre Jérusalem et Damas n’a pas satisfait le dirigeant syrien, car il pensait établir une souveraineté totale jusqu'aux bords de la rive du lac de Tibériade.  Netanyahou a refusé de fournir une quelconque carte de retrait, et donc  n'a pas du tout tracé  la frontière qu'Assad revendiquait. A la  fin des contacts, Assad a de nouveau demandé à Netanyahou de lui faire part de la manière dont il percevait la future frontière entre Israël et la Syrie par rapport aux lignes d'avant 1967. Il voulait savoir plus sur l'étendue de  la ligne de démarcation vers l'Est : « des dizaines de mètres, des centaines de mètres, de combien très exactement ? » La réponse de Netanyahou, qui a été transmise à Damas était que la frontière serait tracée à « quelques miles » à l’Est (la largeur du plateau du Golan est de 12 miles) Suite à cette réponse, Assad a décidé de mettre un terme à toutes les négociations avec Israël.
En adoptant cette position, Netanyahou a plusieurs raisons supplémentaires afin de ne pas exposer Israël à des dangers émanant d’un retrait complet des Hauteurs du Golan. En 1975, le président américain, Gerald Ford, a écrit à Rabin: "Même si les Etats-Unis n’ont toujours pas pris de position en ce concerne le tracé définitif  des frontières d’Israël, eh bien, lorsqu’ils le feront, ils accorderont un poids  important dans leur décision pour préserver à Israël  le contrôle du plateau du Golan ». Durant les années 90, les gouvernements américains ont promis au gouvernement israélien que les engagements pris par Washington dans la lettre du président Ford seront respectés.
Les Hauteurs du Golan demeurent une ligne de défense vitale pour l'Etat d'Israël. La stabilité le long de  la frontière nord d’Israël avec la Syrie, dépend en partie du fait que les forces de Tsahal sont installées  sur les  Hauteurs du Golan et non pas aux pieds de la vallée.

La réponse de Haas et Indyk à cette lettre:
Comme dans tout récit de l'histoire diplomatique, le rapport des négociations secrètes est coloré par les perspectives des participants. Dans ce cas précis, Dore Gold et Shimon Shapira ont donc perçu les négociations dans la lignée de Benjamin Netanyahou, alors Premier ministre de l'Etat d’Israël et avec qui, ils ont collaboré. Martin Indyk perçoit, lui, ces négociations selon l'approche du président des Etats-Unis, Bill Clinton. Indyk a  servi, à l'époque d'adjoint au  Secrétaire de l’Etat pour les affaires du Proche-Orient, et  sa perspective est totalement différente.
Comme il l’a décrit dans son dernier livre, «Innocente politique étrangère», les négociations que Netanyahou a menées en 1998 avec le Président syrien Hafez Al Assad ont été entreprises "derrière le dos" de Clinton et de ses proches collaborateurs.
Ronald Lauder, un ancien membre du parti Républicain et ancien ambassadeur des USA en Autriche et ami proche de Netanyahu  a servi d'intermédiaire.
Lorsqu' en 1999, Netanyahou a perdu les élections à Ehud Barak, il  a exigé de Lauder d'informer Barak sur ses négociations. Barak  a ensuite demandé à Lauder de briefer Clinton sur ce sujet. Lauder a fourni à Clinton un texte composé de 10 points que Netanyahou et Assad ont conclus lors de ces négociations. L'un des points mentionné de Lauder a affirmé: « Israël se retirera du territoire syrien qui a été  pris en 1967… vers une ligne de démarcation basée sur celle du 4 juin 1967 » En d’autres termes, Netanyahou avait transmis aux Syriens qu’Israël accomplira un retrait complet des Hauteurs du Golan comme il est décrit dans notre article.
Il est fortement crédible de croire que Netanyahou n'avait vraiment pas l’intention de ne pas dessiner en "miles" les lignes de démarcation de la frontière Est du 4 juin 1967, comme Gold et Shapira  l’entendent. En présentant l’étroitesse des Hauteurs du Golan elle aurait été en réalité une ligne basée sur celle du désengagement. Netanyahou sait certainement  qu’aucun dirigeant syrien ne pourra signer la paix sur cette base. Soit cela n'était pas sincère de le faire dans le cadre de ces négociations, soit ses proches  collaborateurs se sont engagés dans une révision de l'Histoire.  

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mordeh'ai
1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 19:00

Dichter: “Il est impossible d’écraser immédiatement le Hamas” par David Geller

Dimanche 03/01/2009 


Tandis que les obus de Gaza s’abattent à nouveau sur les écoles d’Ashkelon et Sdérot, le ministre de la Sécurité intérieure affiche des positions très pessimistes, voire fatalistes, concernant les chances de neutraliser les terroristes islamistes.


“Ceux qui estiment réalisable d’écraser le Hamas en une seule frappe se trompent”, a déclaré Avi Dichter (Kadima) au cours d’une interview accordée ce dimanche à la radio publique.

Pour le ministre sortant de la Sécurité intérieure, “de nombreuses années seront nécessaires pour réduire à néant les capacités militaires du Hamas”.

 

Avi Dichter a néanmoins reconnu que les dernières ripostes de Tsahal contre les terroristes de Gaza n’ont pas produit l’effet de dissuasion escompté. “L’arrêt de la contrebande d’armes et de munitions vers Gaza doit être le principal objectif du prochain gouvernement”, a ajouté le ministre.


Concernant les nouvelles tentatives égyptiennes visant à réconcilier le Hamas et le Fatah, Avi Dichter a estimé que la formation d’un cabinet palestinien d’union nationale desservirait principalement les intérêts des terroristes islamistes. “Le Hamas cherche des moyens légaux pour étendre son pouvoir à la Judée-Samarie et il agit dans ce sens comme le Hezbollah au Liban”, a averti le ministre en précisant qu’il s’agit d’une “tactique typiquement iranienne”.


Au Likoud, on estime que le nouveau gouvernement devra agir avec beaucoup plus de détermination contre le Hamas. “Il est évident que tôt ou tard nous devrons faire tomber le régime du Hamas à Gaza”, déclare le député Dr. Youval Steinitz, un proche de Binyamin Netanyahou. Dans cette optique, cet ancien président de la commission parlementaire de la Défense préconise une vaste offensive militaire semblable à l’opération Rempart (menée en 2002 suite au sanglant attentat perpétré au milieu du Séder à l’hôtel Park de Natanya).


“L’opération Plomb durci était juste destinée à menacer le Hamas, tandis que l’opération Rempart avait pour but de démanteler toutes les infrastructures et réseaux terroristes”, souligne le député Steinitz avant d’ajouter que “le moment est venu d’obtenir une véritable victoire au lieu d’essayer de rééduquer l’ennemi”.


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mordeh'ai - dans Point de vue
1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 18:21
Interview d'Avidgor Lieberman, parue dans le magasine américain Newsweek, traduit de l'anglais par Jonathan-Simon Sellem pour le blog JSS. 
Dimanche 1 mars 2009

Vous proposez que les Arabes israéliens du Wadi Ara [région à l'intérieur de la frontière de 1967] soient transférés sous l'Autorité Palestinienne et que les habitants des localités juives d'autres régions échangent leurs terres...

Lieberman: Pour Yisrael Beytenu, la ligne de démarcation est la suivante: qui soutient la terreur contre qui combat la terreur. Nous ne pouvons pas accepter d'avoir des citoyens, dans les frontières d'Israël, qui prennent parti contre l'Etat et qui soutiennent le Hamas.

Vous parlez des Arabes israéliens?
Bien sûr, mais pas seulement des arabes. Je suis désolé de le dire, mais je parle aussi de certains juifs.

Que proposez-vous? De leur enlever la citoyenneté israélienne ou de les envoyés dans les Territoires Palestiniens ?
Tout d'abord, je propose d'interdire ces partis et ces dirigeants politiques qui ont soutenu le Hamas. Deuxièmement, il faut créer une sorte de service national ou de service militaire pour tous les Israéliens.
Nous prenons exemple de l'Europe ou des États-Unis. Par exemple, "promettre allégeance à l'Etat". Quand j'ai proposé cette procédure, qui est l'exacte réplique de ce que fait les États-Unis avant de donner la citoyenneté, tout le monde aux USA a dit: «Vous êtes raciste, vous êtes un fasciste». Pourquoi?

Ce n'est pas obligatoire en Amérique. Nul ne va vous mettre hors du pays si vous ne le faites pas.

Je suis d'accord avec vous. Nous ne proposons pas de mettre les gens dehors. Mais je pense que le pays doit exiger de la part de ses citoyens, une responsabilitée réelle. C'est une folie, en Israël, qu'un ministre veuille faire changer l'hymne national car il n'est pas d'accord avec ses termes. Je ne peux pas l'imaginer...
Le point suivant est: nos relations avec les Palestiniens. Quelle est la raison pour laquelle, ce conflit dure depuis aussi longtemps? Beaucoup de gens affirment que tout est la cause de "l'occupation", des "colonies", des "colons", etc... Je pense que c
e n'est pas comprendre la réalité. Avant 1967, c'était exactement la même chose. Et avant 1948 Pareil. Ce sont des problèmes entre juifs et arabes.

Vous avez été parler à Tzipi Livni et à Benjamin Netanyahu. Pourquoi avez-vous décidé que Netanyahu serait le meilleur leader?

La meilleure solution pour nous aurait été un gouvernement des trois grands partis, Likoud, Kadima et Yisrael Beitenu. Ce serait un gouvernement stable qui pourrait traiter de tous les problèmes: de l'économie à l'Iran.

Pourquoi cela n'a pas fonctionné ? Parce que Livni voulait que Netanyahu accepte une solution à deux États?
Le problème n'est pas "une solution à deux états". Bibi comprend cette solution mais si l'union n'a pas été acceptée par Livni, c'est parce que Netanyahu refuse un poste par rotation de premier ministre (ndlr: changement de premier ministre tous les six mois jusqu'au terme du mandat).

Quel portefeuille visez-vous?

Je pense que je peux tenir tous les portefeuilles... Défense, Finances, Affaires étrangères. Mais je préfère ce dernier. 

Pensez-vous que vous aurez des problèmes avec la communauté internationale? Vous vivez dans une colonie et vos points de vues sont extrémistes...
J'ai rencontré tout le monde déjà: Condoleezza Rice, Tony Blair, Javier Solana. Ils me connaissent. Je ne crois pas que ce sera un obstacle.

Vous avez George Mitchell en Israël, comme envoyé spécial pour la paix au Moyen-Orient. Il a notamment écrit en 2001, un rapport expliquant que les "colonies sont l'obstacle à la paix".
Nous devons expliquer à Monsieur Mitchell que son point de vue... Est erroné. C'est seulement une petite partie du problème.

Si vous devenez ministre des Affaires Etrangères dans le gouvernement de Benjamin Netanyahu, continuerez-vous le processus de paix?
Bien sûr, mais nous allons remettre les choses dans le bon ordre. Il ne faut pas commencer par un accord final, mais aller étape par étape. Vous ne pouvez pas commencer par traiter de Jérusalem ou de l'évacuation des points de peuplement. Vous devez commencer par la sécurité et l'économie. Il faut renforcer l'Autorité Palestinienne.

Etes vous près à abandonner les hauteurs du Golan à la faveur d'un accord avec la Syrie?

Je ne vois pas pourquoi nous devrions abandonner les hauteurs du Golan. Damas est l'épicentre de la terreur mondiale. Toutes ces organisations comme le Djihad islamique et le Hamas ont leurs sièges à Damas. Par ailleurs, la Syrie soutient le Hezbollah.

Mais il y a des gens, dans votre entourage militaire, qui affirment que si Israël peut conclure un accord avec la Syrie, il pourrait peut-être se désolidariser de l'Iran.
Non, nous ne pouvons pas les séparés. Même le Président syrien, Bachar al-Assad, affirme que, même s'il reçoit le plateau du Golan, il continuera ses relations amicales avec l'Iran. Les gens ne veulent pas voir la vérité.

Croyez-vous que l'administration Obama soutiendra Israël comme le président Bush l'a fait?
Nous respectons chaque administration américaine, chaque président américain. Nous allons respecter le choix de la population américaine. Nous attendons de vous la même chose en ce qui concerne le choix du peuple d'Israël.

Mais les gens aux Etats-Unis pensent que vous êtes un raciste. Que répondez-vous à ces personnes?
Je pense qu'ils ne comprennent pas notre réalité ...
Le problème, c'est l'hypocrisie. Chaque fois que les gens aux États-Unis commencent à condamner les violations par Israël des droits de l'homme, je dois leur dire: "je suis toujours en attente d'une audition du Congrès sur les droits de l'homme en Arabie saoudite". Après cela, je serais  prêt à entendre parler des droits de l'homme en Israël, pas avant.
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mordeh'ai - dans Politique
1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 02:08
"Viva Palestina", vous connaissez ?
La caravane « Viva Palestina » de soutien à Gaza est partie de Londres le 14 février dernier. 120 véhicules transportant des médicaments, des vivres, des couvertures et du matériel médical (et probablement des armes et explosifs) sont en chemin vers Gaza... Après avoir traversé le Maroc, l'Algérie a ouvert pour la première fois en 15 ans, sa frontière pour laisser passer le convoi... Qui est ensuite passé en Tunisie... D'ou il vient d'être expulsé officiellement ! Avec, à leur tête, le parlementaire britannique George Galloway, la caravane a été directement refoulée à la frontière Lybienne. Celle-ci à du reprendre sa route, vers la Libye, avant de traverser l’Egypte et essayer d'entrer à Gaza.Viva Palestina devait initialement traverser la frontière algérienne et passer par Tunis, Sfax et Gabes en suivant la côte avant de rejoindre la fontière libyenne au niveau de Ras Jdayr. Mercredi midi, la caravane a été officiellement accueillie par le gouverneur de Jandouba au point de passage de Malloula dans le gouvernorat de Tabarka (nord-ouest) dans la zone frontalière entre l’Algérie et la Tunisie. Ensuite la caravane a été contrainte d’emprunter un parcours plus long que prévu, et passer par l’intérieur du pays, traversant les gouvernorats de Kasserine et Gafsa, régions les moins peuplées sur des routes en très mauvais état (ce qui n’est pas le cas du parcours côtier initial). Les autorités ont imposé le nombre de personnes représentant l’UGTT (Union Générale des Travailleurs Tunisiens) ayant le droit d’accueillir la caravane à ..... 10 personnes, les syndicats d’avocats, de journalistes, la LDH et le PDP (parti progressiste) ont été mis quant à eux carrément à l’écart. Les membres "du parti" ont eux accueilli la caravane aux cris de "Ben Ali 2009" et "Vive Ben ALi".
 La caravane s’est arrêtée pour passer la nuit à l’extérieur de la petite ville de"El Kettar" de 14.000 habitants située à 18 kilomètres au sud-est de Gafsa. La dernière étape tunisienne a été Gabès, arrivée du convoi à 10h. La caravane a été emmenée puis séquestrée dans un complexe sportif avec interdiction de sortir de ce … pour sa propre sécurité. Ensuite le convoi a été escorté pour rejoindre deux hôtels afin de se reposer. La police a mis en place un cordon de sécurité autour des deux hôtels ’El-shams’ et ’El-waha’ de la ville de Gabès à 300m à la ronde : aucun contact avec la population n’a été possible.
En quittant Gabès (bien escortée... hospitalité tunisienne oblige), la caravane, a eu pour consigne de ne s’arrêter dans aucune autre ville ou village tunisien jusqu’à la frontière libyenne.Tout au long du parcours tunisien, la population a été maintenue à l’écart par un déploiement policier impressionnant ....
La première réaction vient de Noel Mamère... Le maire de Bègle qui a  vivement soutenu ce projet, se dit contrarié par la réaction tunisienne tout en voulant obtenir plus d'information sur ce qu'il s'est passé.
Cette affaire, qui contrarie beaucoup les sites pro-palestiniens, antisionistes et antisémites, est pourtant le simple reflet de la réalitée actuelle. Tout le monde désapprouve les palestiniens pour leur attitude qui n'apportera rien si, ces derniers, continuent de soutenir le terrorisme aveugle du Hamas. L'heure est, même pour les gouvernements arabes, au boycott du Hamas... Et l'on ne s'en plaindra pas !

source : l'actu vue par JSS
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mordeh'ai - dans Dépêche
27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 12:05

par Shraga Blum                                                                                                      Vendredi 02/27/2009

Le “Comité des Villes” a réagi aux propos tenus par Avigdor Lieberman dans un journal américain, et de son “soutien à la création d’un Etat palestinien”: “Nous avons un engagement écrit de sa part qui date juste d’avant les élections, contre la création d’un Etat palestinien, et s’il avait dit cela avant le scrutin, Israël Beiteinou aurait obtenu 9 sièges et non 15 !”.

De son côté, l’Association des Familles Victimes du Terrorisme, “Almagor”, demande “des éclaircissements à Lieberman, et qu’il dise ce qui a tellement changé sur le terrain pour justifier un tel revirement”

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mordeh'ai - dans Politique
26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 23:54
Freddy Eytan 
27/02/2009


Depuis le résultat des dernières élections à la Knesset, et depuis que Benjamin Netanyahou a été désigné pour former un gouvernement, nous assistons à une avalanche d'articles et de déclarations sur les dangers d'un gouvernement de droite. Des hommes politiques et des diplomates étrangers osent intervenir dans les affaires intérieures et partagent leurs opinions pessimistes, voire apocalyptiques, avec leurs homologues israéliens. Un gouvernement de droite est condamné par avance et sur tous les plans. Aucune chance ne lui offerte et donc selon ces prédictions il tombera prochainement et de nouvelles élections seront proclamées.

Certains observateurs et politiciens nous mettent en garde contre l'isolement d'Israël sur l'arène internationale et prédisent une confrontation avec l'Europe et surtout avec la nouvelle administration américaine. D'autres souhaitent cyniquement l'escalade et laissent faire en déclarant : "nous allons voir comment Netanyahou va s'en sortir tout seul". A en croire ces affirmations, nous avons l'impression qu'il s'agit de diriger deux peuples différents et opposés et que les problèmes de l'Etat ne concernent qu'une seule partie de la population. Les discussions sont vives et les débats sont houleux sur l'utilité d'un gouvernement d'union nationale. Chaque parti se campe sur ses positions, sur des déclarations partisanes, des préjugés et des règlements de compte anciens, mais ne se préoccupe pas sérieusement de la situation actuelle et de l'actualité brûlante.

Bon Dieu! Réveillez-vous et regardez la réalité en face! Sortez de votre torpeur! Israël se trouve  devant des problèmes énormes, les défis sont gigantesques et les menaces sont pressantes et angoissantes.
Jamais depuis la crise de 1929, la situation n'a été aussi  grave sur le plan économique et financier. Le nombre des chômeurs israéliens s'accroît chaque jour et nombreuses sont les entreprises qui ferment leurs portes. Des milliers de familles se trouvent, du jour au lendemain, sans ressources et criblées de dettes et elles s'ajouteront au million d'Israéliens vivant sous le seuil de la pauvreté. . Sur le plan sécuritaire, la dernière guerre à Gaza n'a pas été achevée et une nouvelle confrontation est inévitable. Quant à l'Iran, elle achève son projet nucléaire en se moquant éperdument des sanctions internationales.

Dans ce contexte, toutes les forces politiques, tous les cerveaux et les experts d'Israël et du monde juif doivent se rassembler et s'unir pour résoudre les problèmes et faire face aux menaces. Seul un gouvernement d'union nationale est capable d'affronter tous les défis. Laissons aux vestiaires, les divergences politiques, les règlements personnels, et l'orgueil inique et aveugle. L'intérêt de l'Etat est primordial, crucial.

L'union nationale est la volonté de la majorité écrasante des Israéliens et des Juifs de la diaspora.
Respectons donc la volonté sincère du peuple, celle de millions d'hommes et de femmes qui souhaitent vivent en paix et en sécurité, sur tous les plans.
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mordeh'ai - dans Politique
25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 23:56

Luc Rosenzweig, ancien journaliste au Monde, auteur de plusieurs livres, qui fut mon témoin dans le procès que j'ai gagné contre Enderlin et France 2 , vient de publier un article fort intéressant, sur le sujet du déclin de la gauche. Il écrit notamment ceci :

"Israël, toujours un peu en avance sur le mouvement, avait montré la voie: en moins d’un quart de siècle la gauche travailliste ne se trouva plus représenter que les nantis, les intellectuels, les artistes et les enseignants, alors que les défavorisés votent Likoud, Shas, ou Lieberman…"

Le problème est malheureusement que la droite israélienne, majoritaire dans l'opinion et dans la nouvelle Knesset, est toujours prisonnière des idées catastrophiques de la gauche, et notamment du fameux slogan "Deux Etats pour deux peuples" hérité d'Oslo, qui nous a mené au retrait de Gaza, du Liban et de Samarie, avec les conséquences que l'on sait. La gauche israélienne est moribonde, mais il reste encore a enterrer ses idées...

 

Par Luc Rosenzweig


Le “Longtemps, je me suis couché de bonne heure” de bon nombre de Françaises et de Français à la recherche de leur temps perdu pourrait bientôt être : “Longtemps, j’ai voté à gauche…”


Les plus talentueux pourront alors commencer à évoquer dans la forme artistique de leur choix un monde disparu, pour le plus grand plaisir esthétique des générations futures.

La gauche est en train de sortir de l’Histoire, mais on la retrouvera, à coup sûr dans les romans, au cinéma, en BD, objet de mémoire et de thèses universitaires. Constater son décès n’est pas chose facile: son cœur a cessé de battre, son cerveau de fonctionner, ses poings de frapper, mais elle passe encore pour vivante dans les lieux où s’élaborent les représentations – instituts de sondages, IEP, services politiques des grands médias.

Et pourtant, tout observateur un peu attentif de la vie politique et intellectuelle de l’Europe et de ses dépendances devrait s’apercevoir que nous sommes en train de changer de paradigme.

La coïncidence du binôme sociologique dominant/dominé avec le binôme politique droite/gauche n’a certes jamais été totale, mais elle a tout de même permis, aussi imparfaite soit-elle, de structurer de manière plutôt satisfaisante la vie politique, et sociale et intellectuelle des démocraties au XXe siècle. Chacun la déclinait à sa manière, latine, scandinave ou britannique pour le plus grand bonheur des classes moyennes.

On lui doit une prospérité sans précédent, le développement inégalé dans l’Histoire des libertés publiques et individuelles, la protection collective contre les aléas de la vie, et surtout la fin de la guerre civile intra-européenne.

Ce modèle a néanmoins échoué à s’imposer à l’échelle mondiale : on serait bien en mal de distinguer où se situent la gauche et la droite, ou même le milieu, dans les régimes autoritaires et/ou corrompus qui sévissent dans la majorité des pays siégeant à l’ONU. Adversaire, puis régulatrice du capitalisme, la gauche n’est plus aujourd’hui que spectatrice d’un monde qu’elle a d’abord renoncé à changer, puis à comprendre.

Les premiers à déserter la gauche, en France et dans les pays comparables, ont été les ouvriers: ce sont eux qui ont pris en pleine figure l’échec tragique et, n’en déplaise à Badiou, sans doute définitif, de l’utopie communiste. Non seulement ils n’ont pas rejoint en masse les rangs de la social-démocratie, mais ils ont constitué, pendant les deux dernières décennies, les gros bataillons du Front National, qui fut un temps le premier parti ouvrier de France. Partout en Europe on voit surgir des partis populistes faisant leur pelote sur les angoisses du petit peuple.


Suite.de l'article..

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mordeh'ai - dans Politique
25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 23:40


Au ministère de la Défense on craint que le président américain Barack Obama ne coupe l’aide militaire accordée à Israël pour faire pression sur le nouveau gouvernement israélien. L’administration américaine utiliserait ce moyen pour forcer Israël à agir contre les points de peuplement considérés comme illégaux et la construction dans les localités juives de Judée Samarie.  

 

Les responsables du ministère ont confié leurs craintes au Jerusalem Post à l’approche de la visite de l’émissaire américain au Proche-Orient George Mitchell. L’administration Obama doit également bientôt publier le budget de l’année 2010, lequel comprend les fonds accordés à l’étranger.

 

“Mitchell est bien connu pour s’opposer farouchement aux points de peuplements et aux implantations”, a affirmé un des responsables.

 

La semaine dernière, le ministre de la Défense Ehoud Barak a tenu des consultations sur la question. Mais ses craintes ne sont pas partagées par les services du Premier ministre et le Trésor. Des responsables de ces services ont affirmé ne pas avoir entendu dire que les Etats-Unis envisageaient de mettre un terme à l’aide militaire accordée à Israël dans le cadre d’un protocole d’accord signé en 2007 entre les deux pays.

 

A travers ce document, les Etats-Unis s’engagent à verser 30 milliards de dollars sur une période de 10 ans. Cette année, Israël a reçu 2,5 milliards de dollars et devrait en recevoir 2,7 en 2010. La somme est censée augmenter jusqu’à 3,1 milliards de dollars en 2013. Les années suivantes, Israël continuera à recevoir 3,1 milliards. 75 % de l’aide doit servir à acheter des armes faites aux Etats-Unis et la majeure partie de la somme restante servira aux dépenses locales.  

 

A l’époque de la signature du protocole d’accord, le président George Bush a promis au Premier ministre Ehoud Olmert que les Etats-Unis aideraient Israël à maintenir son avantage militaire au Proche-Orient.

 

D’après l’ambassade américaine à Tel Aviv, rien n’a changé à ce sujet avec l’administration Obama. Le protocole d’accord israélo-américain sur l’aide militaire traduit “l’engagement inébranlable des Etats-Unis envers la sécurité d’Israël”, a précisé le porte-parole de l’ambassade Stewart Tuttle.

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mordeh'ai - dans Sécurité
25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 11:12
Par Caroline B. Glick
Adaptation française de sentinelle 5769



Qui se souvient des bons vieux jours où Kadima était jeune et proclamait fièrement son identité comme le seul parti politique qui ne tenait à rien ? Deux jours avant les élections de 2006, Meir Sheetrit de Kadima annonçait avec emphase que son parti était le seul parti en Israël qui « s’était désengagé de l’idéologie ».

Mais voyez Kadima aujourd’hui. En ce qui concerne Tzipi Livni, l’idéologie est tout ce qui compte. Ne songez pas que son idéologie – de céder la terre aux Palestiniens – ait été totalement discréditée par la victoire électorale du Hamas et sa prise du pouvoir à Gaza qui a suivi. Ne songez pas que l’affirmation de Kadima : l’établissement d’un Etat palestinien est la clé pour résoudre tous les problèmes d’Israël, ait été dépassée par l’élévation de l’Iran à l’hégémonie régionale, et l’aspiration à la puissance nucléaire dédiée à l’éradication d’Israël.

Comme Livni l’a formulé dimanche alors qu’elle rejetait la demande du Premier Ministre désigné Benyamin Netanyahu que Kadima se joigne à son gouvernement comme partenaire loyal : « si nous nous compromettons et cédons sur notre idéologie en nous joignant à un gouvernement dans une voie qui n’est pas la nôtre, cela violerait la confiance de nos électeurs ».

Pour essayer d’inciter Kadima à mettre de côté sa nouvelle ferveur idéologique, Netanyahu a prêté l’oreille au passé du parti qui, selon les mots de Sheetrit, « ne portait pas le poids d’un bagage idéologique, et ne regardait que l’avenir ». Netanyahu argumenta que puisque aujourd’hui, il n’y a aucune chance d’établir un Etat palestinien vivant en paix avec Israël, Kadima peut laisser de côté ses différences avec le Likoud et coopérer à empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires, à renverser le régime du Hamas à Gaza et protéger l’économie d’Israël contre la chute de l’économie mondiale. Mais Livni n’aura rien fait du tout.

Depuis que Livni est devenue une post-sioniste radicale, et même depuis qu’elle entrepris sa conversion de la Droite à la Gauche en 2004, sa position est compréhensible. Moins compréhensible, la volonté opportuniste des membres de son parti de la soutenir. Comment expliquer leur inclinaison à abandonner leurs ministères moelleux pour les bancs de la Knesset ?

Depuis l’élection, les dirigeants de Kadima, leurs amis de Gauche du Parti travailliste et du Meretz et des Media ont tous clamé que la coalition de Droite de Netanyahu n’est pas durable. La présidente de la Knesset, Dalia Itzik a même suggéré que Kadima ne jette pas son matériel de campagne parce que de nouvelles élections se dérouleront dans moins d’un an.

De leur côté, ces affirmations ont peu de sens. Une coalition de Droite comprendra 65 membres de la Knesset qui n’ont pas d’autre choix. Pour quelle raison seraient-ils d’accord pour de nouvelles élections ?

Mais Livni et ses collègues ont trois formidables atouts donnant du crédit à leur prétention : l’administration Obama, le Président Shimon Peres, et le chef d’Etat Major Général de Tsahal, le Lt-Général Gaby Ashkenazi. Si ces forces agissent de concert pour s’opposer à Netanyahu, sa capacité à gouverner et à rester à son poste sera en effet significativement diminuée.

Au cours de la semaine passée, l’administration Obama a pris une série de mesures qui montre qu’elle se prépare à augmenter la politique traditionnelle des USA de pressions sur Israël pour l’amener à des concessions sans réciprocité de ses voisins arabes, à un niveau inconnu jusqu’alors. Alors que l’administration Bush rejetait la légitimité du groupe terroriste Hamas soutenu par l’Iran, l’administration Obama a donné cette semaine trois signes de sa volonté de reconnaître un régime palestinien dirigé par le Hamas. D’abord, son délégué, le sénateur John Kerry, qui préside la Commission des relations extérieures du Sénat, a visité Gaza contrôlé par le Hamas, et il a ainsi reconnu effectivement le ‘protectorat’ du Hamas. Pendant son séjour, il a accepté une lettre du Hamas au Président Barack Obama, et l’a dûment remise au consulat des USA à Jérusalem.

Ensuite, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a annoncé qu’elle participera à la conférence parrainée par l’Egypte le mois prochain, avec pour objectif de lever des fonds pour reconstruire Gaza contrôlé par le Hamas, à la suite de la guerre provoquée par l’envoi de missiles contre Israël. C’est la première participation volontaire des USA à la levée de fonds depuis que le Hamas s’est emparé du pouvoir en juin 2007.

Enfin, le dirigeant du Fatah Mahmoud Abbas a décidé de participer aux négociations destinées au rétablissement d’un gouvernement d’unité Hamas-Fatah. Abbas a déclaré que les USA soutiennent désormais un tel gouvernement qui ferait de nouveau du Fatah le partenaire junior du Hamas. La reconnaissance par les USA d’un tel gouvernement constituerait de leur part la reconnaissance de la légitimité du Hamas.

Et puis il y a eu la visite de Kerry en Syrie. Non seulement Kerry a-t-il indirectement félicité la Syrie pour son soutien au Hamas en louant sa volonté de soutenir un gouvernement palestinien dans lequel le Hamas jouera le rôle dirigeant, mais il appelé à l’abandon de la décision de l’administration Bush de rappeler son ambassadeur de Damas, après que les Syriens aient supervisé l’assassinat de l’ancien Premier Ministre libanais Rafik Hariri en février 2005.

La volonté d’Obama de négocier avec le Hamas et la Syrie est une partie de sa conviction apparente que la raison principale de l’hostilité des mondes arabes et islamiques envers les USA provient du soutien des USA à Israël. La notion que Obama reproche à Israël la haine arabe et islamique contre les USA a gagné en crédibilité cette semaine quand on a rapporté qu’il a l’intention de nommer l’ancien ambassadeur des USA en Arabie saoudite Chas Freeman au poste de directeur du très influent Conseil National du Renseignement.

Freeman est connu pour son animosité virulente à l’égard d’Israël. Dans de nombreuses déclarations publiques, il a mis toute la faute de l’hostilité arabe et islamique à l’égard des USA sur Israël, et a prétendu que les conflits des USA avec les Arabes disparaîtront à la minute où les USA abandonneront Israël.

Lors d’une telle déclaration en 2007, Freeman, qui loue le Hamas pour son « élection démocratique », a déclaré : « ceux dans la région et au-delà qui détestent le comportement d’Israël, ce qui signifie pratiquement tout le monde, étendent maintenant naturellement leur répugnance aux Américains, légitimant l’islamisme radical, en permettant à l’Iran de prendre pied parmi les Arabes sunnites aussi bien que les shiites ».

En refusant de se soumettre à ses ennemis arabes, Freeman met en avant que Israël a gagné leurs représailles courroucées. Et il prétend que cela constitue aussi un danger pour les Américains. Selon ses termes, « de telles représailles – quelles que soient leurs formes – auront le soutien ou au moins la sympathie de la plupart des gens de la région, et de beaucoup d’autres au dehors. De là, l’escalade du terrorisme à long terme contre les USA est une certitude, et pas une conjecture ».

Le Président Shimon Peres pour sa part ne partage pas l’enthousiasme de Washington pour la Syrie, ou son animosité à l’encontre d’Israël. Mais il croit vraiment qu’Israël peut et doit en faire plus pour établir un Etat palestinien. Comme chef incontesté de la Gauche israélienne, vendredi, Peres a fait une sortie en faveur du soi-disant « plan de paix saoudien ». Lors d’un entretien indirect et servile avec le commentateur politique du journal ‘Ma’ariv’ Shalom Yerushalmi, Peres a adhéré à l’initiative saoudienne, qui appelle à un retrait israélien aux lignes d’armistice indéfendables de 1949, et à accepter des millions d’Arabes étrangers hostiles comme partie du soi-disant « droit de retour ».

Aussi bien dans l’entretien que dans ses remarques avant et après les élections, Peres s’est posé en rempart contre un gouvernement non dirigé par la Gauche, qui voudrait mettre en veilleuse la question d’un Etat palestinien. Comme Livni, malgré le fait qu’il n’existe pas de dirigeant palestinien ayant la volonté de vivre en paix avec Israël, Peres insiste pour dire que le défi le plus pressant d’Israël est d’établir un Etat palestinien.

Dans leur tentative de discréditer le gouvernement Netanyahu, Peres et Obama se réjouiront apparemment du soutien du chef d’Etat Major Général de Tsahal, Gabi Ashkenazi. Selon un rapport de ‘Ma’ariv’ vendredi, celui-ci a adhéré au défaitisme comme stratégie nationale. Le commentateur diplomatique de ‘Ma’ariv’ Ben Caspit a rapporté que Ashkenazi déclare que bien qu’il soit vrai qu’Israël possède la capacité de retarder significativement le programme nucléaire de l’Iran, il n’est pas nécessaire de le faire.

Selon Caspit, en ce qui concerne Ashkenazi, plutôt que de supprimer la menace immédiate à sa survie, Israël devrait chercher le compromis avec sa marionnette arabe – Assad. Ashkenazi croirait que Israël doit laisser l’Iran en paix, et prier Obama de convaincre Assad d’accepter les Hauteurs du Golan de la part d’Israël. Lorsque Assad détiendra le Golan, Ashkenazi affirme qu’il cessera de pointer sur Israël ses missiles armés de têtes biologiques et chimiques, de soutenir le Hamas et le Hezbollah, et de façon générale, deviendra un membre de bon aloi de l’alliance occidentale. Pourquoi la Syrie ferait cela, alors qu’elle devrait la cession par Israël des Hauteurs du Golan à son alliance avec l’Iran, voilà une question qu’Ashkenazi n’a pas jugé bon d’envisager.

Ashkenazi est loué par les media de Gauche comme apolitique, mais cela est faux. Le chef d’Etat Major Général est extrêmement proche de l’ancien chef d’Etat Major de Tsahal, Amnon Shahak, qui a signé l’initiative post-sioniste de Genève en 2004, et a établi des partenariats d’affaires avec des dirigeants du Fatah.

En tant que chef d’Etat Major Général pendant le premier mandat de Netanyahu comme Premier Ministre, Shahak s’est ouvertement rebellé en refusant de le rencontrer, ou d’assister à des réunions du cabinet. Shahak a annoncé un échec de tentative pour renverser le Premier Ministre Netanyahu peu après sa retraite du service militaire en 1998.

Ashkenazi, qui a mentionné Shahak en tant que "coach professionnel" après avoir remplacé Dan Halutz comme Chef d’Etat Major Général en 2007, partage clairement ses opinions politiques. Il s’est opposé à combattre le Hamas jusqu’à ce que ses missiles ne commencent à arroser Ashdod, il soutient la signature d’un nouveau cessez-le-feu avec le Hamas aujourd’hui, ce qui confèrera la légitimité israélienne à ce groupe terroriste, et il a soutenu l’interruption de l’opération « Plomb coulé » sans avoir renversé le Hamas au préalable, ou avoir diminué significativement sa capacité à contrôler Gaza.

Ashkenazi est aussi très proche de l’ancien chef du renseignement militaire de Tsahal, Uri Saguy. Depuis la mi-1990, Saguy, qui possède de grandes propriétés terriennes en Galilée, a été l’un des plus grands champions de la cession par Israël des Hauteurs du Golan. Comme Shahak, Saguy sert de mentor officieux d’Ashkenazi.

Caspit a déclaré que juste après la formation du gouvernement de Netanyahu, Ashkenazi se propose de lui dire que Tsahal refuse la notion même d’attaquer l’Iran. C’est-à-dire, selon Caspit, en arrivant à son poste, Netanyahu trouvera un chef d’Etat Major Général se tenant au coude à coude avec Obama et Peres dans une tentative pour le renverser

Ne vous étonnez pas que Kadima ait désormais trouvé une idéologie.

Si Netanyahu veut survivre à son poste et accomplir vraiment les objectifs clairs qu’il a fixés à son gouvernement, il doit commencer par vendre de façon dynamique son programme au public. Ce faisant, il construira le type de crédibilité publique dont il a besoin pour empêcher Ashkenazi de se rebeller contre lui. Ashkenazi mis sur la touche, Peres et Obama disposeront d’une moindre capacité directe pour empêcher Israël d’attaquer l’Iran.

Pendant la campagne, Netanyahu a choisi de garder profil bas sur ses espoirs de neutraliser les critiques des media en déniant leurs titres. A ce moment-là, il y avait une justification à cette stratégie. Mais maintenant qu’il forme le prochain gouvernement, le public doit savoir pourquoi il veut ce qu’il projette de faire et pourquoi nous devons le soutenir. Autrement, Kadima a raison. Il n’y a pas de raison de se joindre au gouvernement.
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mordeh'ai - dans Politique