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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 08:34

Analyse : "Israël à l'heure H" Par OLIVIER RAFOWICZ 05.03.09

 


Tout d'abord, il semble que l'Iran des mollahs ait la capacité de produire suffisamment d'uranium enrichi pour fabriquer une bombe atomique. D'autre part, nous savons que le régime islamique est capable depuis plusieurs années de lancer des missiles balistiques de longue portée et de mettre des satellites, pour le moment encore rudimentaires, en orbite dans l'espace. Le régime iranien qui gouverne un territoire immense de près de 80 millions d'âmes est déterminé à donner à l'Iran une dimension politique et militaire sur tout le Moyen-Orient et même bien au-delà.

Le chef de l'Agence atomique russe, Sergei Kirienko (gauche), et le président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Gholam Reza Aghazeh.
Photo: AP , JPost


Les dirigeants de Téhéran ont compris depuis bien longtemps qu'au Moyen-Orient il faut être présent partout et donner l'impression que l'on ne peut rien faire sans vous. Ainsi, depuis le début, le régime des Ayatollahs s'est doté d'un appareil d'actions terroristes et de renseignements extérieurs parmi les plus efficaces du monde. Un système fondé, entre autres, sur les bureaux d'intérêt iranien de par le monde et qui exploite et utilise des groupes et des mouvances islamistes pour agir, soit dans la collecte de renseignements, soit dans les actions violentes de type explosions d'ambassades occidentales ou meurtres d'agents et de membres officiels de pays liés aux intérêts américains et israéliens.

Nul ne souhaite la guerre

Il ne faut pas oublier que l'Iran, par le biais du Hezbollah, sa branche d'action extérieure, est responsable des attentats à Londres et à Buenos-Aires contre les intérêts israéliens, responsable aussi des attentats sanglants à Beyrouth contre les intérêts américains et français dans les années 1980. Et la liste est longue. D'ailleurs, ces attentats et cette politique déterminée d'exporter la révolution islamique dans le monde sont liés à un nom qui revient sans cesse. Celui d'Imad Moughnieh. Ce Libanais chiite, membre du Hezbollah et lié à l'appareil d'action terroriste extérieure de l'Iran, a été assassiné à Damas, le 12 février 2008. Pour le Hezbollah, Israël est le coupable.

Jusqu'à ce jour, aucun Etat, aucun groupe, n'a revendiqué sa responsabilité dans la mort d'Imad Moughnieh. Mais il faut savoir que de nombreux pays, dont des pays arabes modérés, pouvaient avoir un intérêt à frapper durement l'Iran et le Hezbollah en même temps.

Aujourd'hui, le gouvernement israélien doit travailler sur une hypothèse de travail terrifiante : l'Iran n'est pas proche d'avoir l'arme nucléaire, l'Iran possède l'arme nucléaire ! En outre, le régime iranien a décidé de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour détruire l'Etat d'Israël. Soit par l'utilisation d'armées terroristes comme le Hamas dans la bande de Gaza et le Hezbollah au Sud-Liban. Soit en poussant l'Etat hébreu à une action offensive contre l'Iran, ce qui amènerait l'ouverture d'une guerre sur plusieurs fronts avec des frappes multiples de missiles à l'intérieur de l'Etat d'Israël.

Depuis la première guerre du Golfe, les ennemis d'Israël ont perçu la faiblesse de l'Etat juif dans son incapacité structurelle à protéger sa population civile. Le fait que la population civile soit vulnérable et que des missiles ennemis peuvent s'abattre demain sur Israël oblige tous les gouvernements israéliens, et bien entendu le prochain, à prendre en considération ce paramètre. La perspective d'une guerre entre l'Etat d'Israël et des pays arabes ou musulmans impliquerait alors des milliers de victimes israéliennes dans les grandes villes. Aucun gouvernement israélien ne souhaite voir se profiler ce scénario. Chaque dirigeant israélien en place se doit donc de trouver des solutions politiques et diplomatiques pour éviter une telle catastrophe.

Dans leur grande majorité, les Israéliens comprennent qu'il y a parfois un besoin de faire la guerre, mais, dans le même temps, la société israélienne refuse de payer le prix en vies humaines. Le Hezbollah, le Hamas, la Syrie et l'Iran connaissent cette faiblesse d'Israël et jouent avec elle depuis maintenant une vingtaine d'années. Si Binyamin Netanyahou, comme tel est le cas de figure qui semble se dessiner, forme un gouvernement de droite à coalition restreinte, il ne pourra pas changer fondamentalement de cap dans la politique israélienne. Le problème palestinien étant un problème majeur, il faudra d'une manière ou d'une autre composer avec une autorité palestinienne et la diplomatie américaine pour obtenir un accord viable qui conduirait à la création d'un Etat palestinien à côté d'Israël.

Vers un nouveau Septembre noir ?

Même si sur le plan idéologique, le Likoud refuse le principe de deux Etats à l'est du Jourdain, cette option reste aujourd'hui la seule possible pour éviter un retour en force du terrorisme islamique et suicidaire dans les villes d'Israël.
Quant au front Sud, il n'est pas impossible qu'avec une aide américaine et israélienne, le Fatah reprenne le contrôle militaire de la bande de Gaza et que nous soyons alors témoins d'un nouveau "Septembre noir", cette fois-ci, entre le Fatah et le Hamas. Une destruction militaire du Hamas serait non seulement une victoire pour les pays arabes modérés, mais aussi un fort coup porté contre les intérêts iraniens dans la région. Il est donc impératif, pour Israël, durant cette année 2009, de contrôler de loin le renforcement du Fatah, voire le retour de sa suprématie dans la bande de Gaza.

Par ailleurs, une nouvelle guerre, voulue par certains, contre le Hamas à Gaza, pourrait bien n'avoir aucun effet définitif, et renforcer au contraire le mouvement de Résistance islamique qui s'emploie, à chaque conflit, à jouer "au boxeur KO qui se relève systématiquement au dixième round".
Depuis la fin de la seconde guerre du Liban, le Hezbollah se prépare à un affrontement avec Israël. Et de vouloir tantôt libérer les fermes de Sheba, de venger la mort d'Imad Moughnieh, d'ouvrir un deuxième front pour aider ses frères du Hamas à Gaza. En clair, Hassan Nasrallah cherche tous les prétextes possibles pour légitimer le feu de sa résistance envers Israël.

Israël devra donc décider très vite - en admettant qu'il tombe sous la direction de Netanyahou et de Lieberman qui devrait obtenir un portefeuille-clé du prochain gouvernement - s'il faut attendre une attaque quelconque du Hezbollah pour agir, ou au contraire, initier une offensive qui ne devrait pas manquer de se produire à un moment ou un autre. En ce qui concerne la milice chiite, la question n'est pas de savoir s'il y aura une guerre, mais quand elle aura lieu. Les Israéliens sont conscients que les défis sécuritaires majeurs aujourd'hui obligeront le gouvernement à passer à l'action. Même s'ils espèrent avant tout que les guerres seront courtes, claires dans leurs objectifs et dans les résultats atteints, et surtout que le prix à payer sera le moins lourd possible. L'Iran, par le biais du Hezbollah et du Hamas, et surtout par la menace nucléaire, aspire exactement au contraire.

olivierrafowicz@gmail.com

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mordeh'ai - dans Réflexions
5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 22:29

 mars  05 2009

Par Mati Ben-Avraham d'Israel Valley


On dit :

à Jérusalem, on prie

à Tel-Aviv, on travaille.

Vu de Jérusalem, Tel-Aviv tient de Sodome et Gomorrhe.

A Tel-Aviv, ceux de là-haut, dans la montagne, sont peut-être plus près de Dieu, mais sentent le renfermé.


Tel-Aviv est née par contraste, sinon par opposition à Jérusalem. Les pionniers contre le vieil Ishouv, tourné vers la prière, en éternel attente d’un messie porteur d’un avenir radieux. Jérusalem représentait le juif classique, celui de la diaspora, du ghetto. Tel-Aviv s’est tournée d’emblée vers le large, se grisant d’influences multiples. Mais surtout, ce refus de l’identité d’hier s’est concrétisé dans les faits : Habima fut le premier théâtre hébreu, la Histadrout (la centrale syndicale) était celle des ouvriers hébreux dans le pays d’Israël, les journaux n’étaient pas simplement rédigés en hébreu, ils étaient hébreux!


Ron Huldai vient d’entamer son troisième mandat à la tête de la ville. Son bilan a été contesté. Des Cassandre lui avaient prédit une déculottée. Il a remporté les municipales sans coup férir, lui le travailliste face à un rival communiste. Un cas de figure inédit.


Mati Ben-Avraham : Tel-Aviv s’est voulue la première ville hébraïque en Israël. L’est-elle toujours?

Ron Huldai : Bien sûr que oui ! Je pense que celui qui prend le temps de lire le petit livre de Théodore Herzl, Alteneuland, sera convaincu qu’il n’y a rien qui ressemble le plus à ce qui y est écrit que Tel-Aviv, Tel-Aviv/Yafo aujourd’hui. Tel-Aviv est un acquis extraordinaire de ce que l’on nomme le sionisme moderne. Elle est le symbole de la souveraineté de l’homme hébreu, de l’idéal démocratique, du dynamisme économique et culturel, d’une ingérence minimale de l’orthodoxie religieuse. C’est une ville qui permet à tout un chacun de vivre selon ses convictions propres, une ouverture sur le monde et où tout est très, très hébraïque. On y respire l’hébreu. Oui, Tel-Aviv fut et demeure la première ville hébraïque du renouveau d’Israël.


MBA : Quels sont les projets, les festivités qui vont émailler cet anniversaire?

Ron Huldai : Je n’aime pas le mot projet! Je m’explique. Parlons de conception. Je m’explique. L’année du centenaire, qui démarrera en Avril, repose sur trois piliers. Le premier est celui de la permanence. Par exemple : des programmes d’éducation qui reconstitueront l’histoire de la ville, dont une partie sous forme interactive. L’enfant sera associé à ce retour dans le passé et le présent. Il filmera, photographiera, écrira, fera des recherches sur internet. Il y a aussi une activité superbe, qui se nomme ” la ville qui s’ouvre à la vue”, et se tiendra dans les centres communautaires. Dans ce cadre, des volontaires s’en iront à la recherche de dessins, de photos familiales qui, à leur manière, racontent l’histoire de la ville. Ces images seront scannées, puis présentées sur Webside. Mais cette activité s’insère dans un cadre plus vaste, à savoir la transformation de l’ancienne mairie, rue Bialik, en Musée de l’histoire de Tel-Aviv/Yafo.


MBA : Et qu’en est-il des festivités à proprement parler ?

Ron Huldai : c’est le deuxième pilier qui comportera, chaque mois, un événement principal. En avril, par exemple, ce sera une grande festivité liée à l’ouverture du centenaire, qui donnera le ton en quelque sorte. Nous irons ainsi de festival en festival dont l’un d’entre eux constituera le clou de la fête nationale de l’Indépendance. Et le troisième pilier, sur lequel nous œuvrons depuis de nombreuses années déjà, sera l’héritage urbain que nous laisserons à ceux qui viendront après nous. Telle la rénovation du Théâtre Habima, le premier théâtre hébreu du pays, accompagnée d’une reconfiguration de la place qui le jouxte. Une nouvelle aile au Musée. Une cinémathèque entièrement reconçue. Des aires de stationnement supplémentaires le long du front de mer. Le prolongement de la promenade du front de mer. Sans oublier 100 kilomètres de voies cyclables. Alors bien sûr, ce ne sera pas de l’ampleur de Beijing.


MBA : ..ni de Barcelone, mais plus proche quand même.

Ron Huldai : C’est cela. Nous n’avons pas les Olympiades en toile de fond, mais tout de même. Un centenaire n’est pas mal non plus pour impulser un renouveau urbain.—

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mordeh'ai - dans Société
5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 13:42

05/03/2009
source : Le Cape Jerusalem

Freddy Eytan 

La mémoire des médias et des diplomates est courte et volatile. Le 17 décembre 2007, suite à la conférence de paix d'Annapolis, une réunion internationale de donateurs s'est réunie à Paris avec la participation de 90 délégations. Alors que l'Autorité palestinienne réclamait 5.6 milliards de dollars, les donateurs ont décidé, enfin de compte, de verser la somme fabuleuse de 7.4 milliards de billets verts.


Rouge de satisfaction et de honte, Mahmoud Abbas a déclaré que "sans cette aide, les Palestiniens plongeront dans un gouffre de malheurs et ce sera la catastrophe." Madame Condoleeza Rice a parlé du "dernier espoir du gouvernement palestinien d'échapper à la crise" et le président Sarkozy a lancé un appel enthousiaste: " offrez aux peuples d'Israël et de la Palestine, le plus beau cadeau: "la Paix". Laquelle?


Depuis, 15 mois se sont écoulés. Des roquettes continuent à pleuvoir sur les villes israéliennes en dépit de l'offensive de Tsahal, et le Hamas réussit à se réarmer en armes et en munitions avec le soutien massif de l'Iran.


Cette semaine, une nouvelle conférence internationale s'est réunie à Charm el Scheik et voilà que nous entendons l'éternelle rengaine…"Les pauvres Palestiniens"…Il faut les aider…et comme un coup de baguette magique, on accorde encore la somme faramineuse de 4,4 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza. Rappelons au passage, que depuis 1948, nous parlons de la "reconstruction de Gaza"… Soulignons encore, qu'Israël n'a pas été consulté ni invité à cette conférence…Et autrefois, Washington conditionnait sa participation à une présence d'une délégation israélienne à toute conférence internationale sur le Proche-Orient. Les temps ont bien changé…


Hier à Paris et cette semaine à Charm el Scheik, des milliards de dollars ont été versés aux Palestiniens. C'est vrai, ils souffrent et ils méritent qu'on les aide.

Mais nous devons investir dans des projets concrets, dans l'éducation, l'enseignement, la médecine et la bonne gouvernance, mais surtout contrôler sérieusement les sommes versés et exiger un "remboursement". Aucune banque au monde n'accorde un prêt sans garantie. En fait, nous avons assisté, en plein jour, à l'arnaque du siècle. Depuis l'existence des caisses noires d'Arafat, les Palestiniens, et en particulier le Hamas, sont fertiles en ruses et les champions de la corruption et des mensonges.

Face aux pleurnichements, les donateurs versent des larmes et ouvrent leurs cœurs et leurs poches et se font, à chaque fois, arnaquer. Quelle supercherie!


Au moment, où nous traversons une crise économique mondiale, la plus grave depuis 1929, et au lieu d'investir ces milliards aux misérables et aux nécessiteux enfants du monde, particulièrement en Afrique, les pays occidentaux et l'administration américaine, en premier chef, subventionnent indirectement "le nerf de la guerre" du Hamas contre l'Etat juif.

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mordeh'ai - dans Dépêche
5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 13:36


Israël envisage sérieusement d'entreprendre une action militaire unilatérale pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, selon un compte rendu d'experts américains et d'importantes figures politiques.


Le compte rendu explique également qu'Israël commence à manquer de temps, par seulement à cause des progrès iraniens mais aussi parce que Téhéran pourrait bientôt acquérir des systèmes de défense aérienne et répartir son programme sur des sites supplémentaires.

Les sanctions internationales contre Téhéran doivent s'intensifier pour que l'engagement de l'administration Obama soit efficace, explique le rapport de l'Institut de Washington pour la politique du Moyen-Orient (WINEP), dont une première version a notamment été cosignée par Dennis Ross avant qu'il devienne émissaire spécial au Proche-Orient.


Il recommande également davantage de garanties dans le domaine de la sécurité, avec la livraison de missiles de défense et d'autres mesures de protection pour les alliés du Moyen-Orient, aussi bien pour leur assurer l'engagement de l'Amérique que pour entraver l'efficacité des armes nucléaires iraniennes.

Israël n'aurait pas d'intérêt à être encadré par les Etats-Unis, explique aussi le rapport : "De nombreux Israéliens craignent qu'une déclaration de garantie des Etats-Unis ne vienne remplacer la liberté d'action d'Israël face aux dangers existant", explique le compte rendu.


Aussi, Israël est sérieux quand il menace de prendre des initiatives pour contrer le programme nucléaire iranien, explique l'ancienne ambassadrice américaine aux Nations unies Nancy Soderberg.


Elle ajoute qu'une attaque israélienne pourrait intervenir plus tôt que prévu si Jérusalem apprenait que la Russie est sur le point de fournir le système anti-missile sol-air S-300, celui-ci pouvant compliquer significativement l'efficacité d'une intervention militaire israélienne.


Si une telle transaction a lieu avec la Russie, le compte rendu du WINEP recommande de vendre davantage d'armes à Israël, comme des avions sophistiqués pour que l'Etat hébreu puisse maintenir son efficacité militaire.

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mordeh'ai - dans Dépêche
5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 09:12

Les médias assènent des coups sur le peuple d’Israël, mais l’espoir subsiste !
Espoir, parce que le peuple ne se laisse pas berner et entraîner par la démence dont les médias tentent de le gaver généreusement. Les médias peuvent se vanter d’un grand succès : au lieu de 80/90 sièges la droite n’a remporté que 65 sièges à la Knesset.
Il suffisait de rappeler au peuple des hésitants et des personnes à mémoire courte 3 facteurs :
-   Le désengagement, présidé par les transfuges du Likoud et de l’Avoda qui allaient se transformer en Kadima, a causé le malheur de 1500 familles sur le plan personnel, et sur le plan général deux guerres et une troisième dans un futur très proche.
-   Kadima est composée de gens corrompus (par l’argent : Hirshzon, Olmert… ou par des fonctions : Tsipi Livni qui déclare: « Je reste fidèle à notre idéologie. En rejoignant un gouvernement [celui de Néthanyahou] dans une voie qui n’est pas la nôtre, cela violerait la confiance de nos électeurs » Mais en 2005 n’a-t-elle pas trahi ses électeurs du Likoud pour passer à Kadima et ainsi devenir Ministre des Affaires étrangères ?).
-     Tsipi Livni chante qu’elle a un programme politique de Paix alors que le Likoud n’en a aucun ! Mais où son programme l’a-t-il menée après trois ans qu’elle remplit la fonction de Ministre des Affaires Etrangères ?
C
ependant les médias mobilisés pour soutenir la candidature de Livni ont partiellement échoué et les 65 mandats de la droite ont donné une majorité absolue que les médias qualifiaient d’étroite ( Rabin n’a-il pas fait son gouvernement sur la base de 59 mandats et 5 députés arabes qui formaient le bloc barrant la route de la droite ? Ainsi furent signés les Accords d’Oslo qui ont coûté des milliers de morts et blessés, ‘victimes de la Paix’ !). Espérons que B. Néthanyahou, après s’être dédouané auprès de ceux qui rêvent d’un gouvernement d’Union Nationale (le Président Pérès a milité dans ce sens pour détenir une influence directe !), saura former un gouvernement de droite. Les députés de droite sauront exploiter, espérons-le, la chance qui leur est offerte pour bouleverser l’Etat : la main mise néfaste de la gauche sur tous les organismes de l’Etat doit prendre fin !
Examinons quelques unes des erreurs de la gauche :

1 – ‘Fenêtre étroite fournissant une occasion de Paix’ (halone izdamenoute): expression sonnant agréablement à l’oreille et pourtant vide de sens ! En effet que signifie cette expression ? : « Voyez, nous vivons un moment exceptionnel dans lequel les Palestiniens acceptent de faire la Paix. Nous devons sauter sur l’occasion, les prendre au mot et signer la paix. » Des gens, qui veulent vraiment la Paix, doivent-ils être pris au mot ? Pourquoi Israël, la puissance invincible à ce jour, est-elle toujours disposée à conclure la Paix, et le faible, qui vit au crochet du monde, a des tendances à la Paix quelques heures par an? Tsipi Livni s’est-elle posée la question et a-t-elle essayé d’y répondre ? Depuis 1993 on ne compte pas moins de 15 tentatives faites par le monde (des Européens aux Américains en passant par les Saoudiens !) pour exploiter ‘ces fenêtres’!
L’inconscience de la gauche éclate dans les déclarations de ses dirigeants :
-         Shimon Pérès : discours d’inauguration de la 18ème Knesset : il faut « achever les négociations avec les Palestiniens. »
-         Ehoud Olmert : « Nous étions à deux doigts de parvenir à la paix avec les Palestiniens, mais à mon grand regret cela ne s’est pas fait. »
-         Tsipi Livni a un programme : ‘deux Etats pour deux peuples’, concessions sur Jérusalem, concessions sur le Golan…
-         Les écrivains de grand talent Amos Oz, A.B. Yehoshoua, David Grossman, militent pour Mérètz et ont échoué grossièrement : ils vivent dans l’euphorie de 1993 et des Accords d’Oslo et ne se sont pas aperçus que nous sommes en 2009 avec une expérience amère.
Mr Pérès, que faut-il achever ? Les négociations sérieuses ont-elles seulement commencées ?
Ehoud Olmert, vous êtes-vous poser la question ‘pourquoi vous avez échoué’ à réaliser votre rêve de Paix ?
Tsipi Livni, ainsi on débute des négociations par des concessions ? Vous n’appâtez personne, semble-t-il ! Nos chers écrivains, de renommée mondiale, n’êtes vous pas déphasés? Où étiez-vous pendant 15 ans ? 
Les efforts du Fatah pour se réconcilier avec le Hamas se sont poursuivis depuis la prise de pouvoir du Hamas à Gaza. Un accord fut signé le 9-2-2007 à la Mecque… laissé lettre morte. A l’heure présente une rencontre au Caire s’efforce de rapprocher Fatah et Hamas. Olmert avait dit très justement : « toute unification entre le Fatah et le Hamas signifiera l’arrêt des négociations. » Les deux organisations veulent la destruction d’Israël, mais leurs voies divergent : Le Fatah emploie le principe du ‘salami’, destruction en douceur (cette méthode a séduit la gauche !), le Hamas ne connaît que la violence. Comprenez-vous le ‘Pourquoi ?’ de vos échecs, les Pérès, Olmert, Livni ? Et nos écrivains célèbres, ne pensez-vous pas que vous devriez mettre votre talent au service d’Israël, en expliquant ses droits absolus sur cette terre plutôt que d’encourager l’ennemi ? (Qui a vu la confrontation entre Amos Oz et un avocat arabe israélien à la chaîne de télévision n°1 le 21-2-2009 a pu évaluer les dommages causés par notre grand penseur, ignorant les réalités et l’Histoire.)

2 – L’erreur du désengagement : Shimon Pérès a avoué publiquement, après Fouad Ben Eliézer,… : « En évacuant les itnhalouiot [Gush Katif…] ont été faites des erreurs. Personnellement je me suis trompé. » Bravo, Mr le Président, pour votre honnêteté! Sous votre direction, avec comme paravent Sharon,  deux
erreurs furent faites :

- Evacuer, expulser en une semaine 1500 familles juives sans pouvoir leur fournir un toit et un travail, pour certains après trois ans et demi. Le transfert n’aurait-il pas pu être exécuté en un ou deux ans ou plus ? Qui vous forçait à une telle précipitation stupide et monstrueuse ?
- Evacuer l’axe Philadelphie permettant l’infiltration, sans limitation, d’armes, de volontaires étrangers… c’est-à-dire vous jetiez les bases de la guerre (ou des guerres) de Gaza.
La responsabilité, de Pérès et de Sharon, dans la réalisation de cette catastrophe nationale n’est partagée que par les élus du Likoud qui trahissaient leurs électeurs et ceux de l’Avoda qui réalisaient un rêve. Il s’agissait de casser, d’écraser les ‘durs’ aimant trop la terre d’Israël, les mitnahalim. La haine présidait à l’action, une haine égale à celle des Palestiniens à l’égard de tous les Juifs habitant en Israël (donc y compris les gauchistes) considérés comme ‘les envahisseurs des terres arabes’ et désignés par le terme ‘Mitnahalim’ (mais les Arabes ignorent le sens étymologique du mot !).
Tous ces responsables de Kadima et de l’Avoda ne devraient-ils pas disparaître de la scène politique? Leur honnêteté ne concerne pas ‘la chaise’! Des actes d’accusation ont été édités contre ceux qui s’opposaient au désengagement et seulement maintenant une proposition d’amnistie a été déposée devant Pérès : c’est le comble de l’ironie!
3 – Gilad Shalit : déjà, en échange de prisonniers, ont été relâchés à plusieurs reprises des assassins qui ont repris leur œuvre d’assassins. La leçon n’a pas été captée : pour ne pas être soumis à des pressions impossibles et opposées (Par exemple la famille Shalit face à ceux qui voient le risque que comporte la libération d’assassins), il faut ‘limiter’ le nombre de prisonniers. L’échange sera alors équilibré et Israël n’aura pas à libérer des terroristes très dangereux. Bien sûr, plane le précédent de la ligne 300 du 12-4-1984 : Alex Libac photographiait les deux terroristes, qui avaient été liquidés, en vie après leur arrestation et vendait la photo au ‘New York Times’ et le journal ‘Hadashot’ reprenait la nouvelle sensationnelle : le résultat fut un scandale qui a fait vaciller jusqu’au siège du Président de l’Etat, Haïm Hertzog. Si les notions de traître et de peine de mort avaient imprégné le peuple et les autorités, Libac aurait agi autrement ou son acte aurait été sanctionné… pour ne plus jamais se répéter. Il est temps de prévenir les candidats!

4 – Les implantations illégales : l’acharnement des Américains, s’appuyant sur la gauche et sur les déclarations d’Abou Abbas-Mazen, pour exiger le démantèlement des implantations illégales a pour but de mettre en position de faiblesse Israël. Et pourtant il serait si simple de répondre aux uns et aux autres : « Le jour où nous signerons un accord avec les Palestiniens, une frontière sera définie et les implantations juives se situant au delà disparaîtront. De quoi donc vous mêlez-vous ? En attendant plus le temps passe du fait des exigences Palestiniennes inacceptables, plus ces implantations fixeront nos frontières.»

5 – Daniel Friedman : Le seul acte positif d’Olmert a été la nomination de Friedman au poste de Ministre de la Justice, il est bon de le rappeler! Tous les gens sensés réclament que Friedman conserve son poste : il tente de redonner à la justice une direction saine. Basée sur des principes tel ‘tout est jugeable’ et sur un recrutement des juges de la Haute Cour de Justice ayant l’‘agenda’ gauchiste extrémiste d’Aaron Baraq, la justice a perdu aux yeux du peuple toute légitimité. Les Baraq, les Heischin,…, avec l’aide des médias, se déchaînent pour que Daniel Friedman ne soit pas maintenu à son poste par Néthanyhou : leur suprématie, leur dictature pourraient prendre fin ! Dorit Beinish, présidente de la Haute Cour de Justice imposée dans des conditions dramatiques par Aaron Baraq, contre la volonté du Ministre de la Justice de l’époque, Haïm Ramon, veut que les nouvelles nominations de juges se fassent suivant son ‘agenda’ politique, et remet la réunion de l’assemblée chargée de ces nominations, espérant le changement de Ministre!

6 – Un Gouvernement d’Union Nationale ou un Gouvernement de droite : Par un caractère opiniâtre, par un esprit de vengeance ou par ambition, Tsipi Livni s’est refusée de participer à un gouvernement d’Union Nationale. A moins qu’elle ne reconnaisse honnêtement que ses échecs nombreux exigent d’elle un temps d’étude. Ehoud Baraq semble également se désister.

Ainsi nous espérons que Binyamin Néthanyahou, après s’être débarrassé du gouvernement d’Union Nationale, formera un gouvernement de droite. Ses tâches sont nombreuses en faveur d’un redressement à l’intérieur et d’un affrontement à l’extérieur :
- Démolir à l’intérieur le pouvoir de la gauche qui s’est infiltré dans tous les corps de l’Etat, et reconstruire une administration saine : dans les médias d’Etat, dans le système judiciaire, dans l’armée, dans la police, dans l’université, dans les écoles…
Voter une loi pour l’élection de la Knesset basée sur des élections régionales et si possible deux partis ou un nombre minimum de 5/6 sièges.
Redresser l’Instruction nationale et mettre à l’honneur l’amour de la patrie, l’instruction civique, la morale… Revenir aux devoirs et leçons à la maison.
Combattre la haine par une propagande extérieure basée sur les droits absolus du Peuple Juif sur sa Terre, comme il est spécifié ans la Tora, acceptée par le Christianisme comme livre saint; thèmes repris par le Coran.
-   Rappeler dans la propagande l’origine juive de nombreux Palestiniens.
-   Combattre les Israéliens déloyaux envers l’Etat : Juifs et Musulmans.
-   Affronter les dangers extérieurs immédiats…


Article rédigé par David Bentata

Source :Actu Vue par JJSS

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mordeh'ai - dans Tribune libre
4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 23:00

LES LEADERS PALESTINIENS, AUTEURS VERITABLES DES CRIMES DE GUERRE

par Me B. RAMAS-MUHLBACH

Des plaintes ont été déposées en janvier 2009 devant la Cour Pénale Internationale, pour des supposés «crimes de guerre» commis par Israël lors de l'intervention dans la bande de Gaza. Il a notamment été reproché à l'Etat hébreu d'avoir, tenté de raser au bulldozer des maisons dont les habitants se trouvaient à l'intérieur, ouvert le feu sur une ambulance qui essayait d'atteindre des blessés et utilisé sans discernement la force dans une zone peuplée de civils tout en tirant des obus au phosphore blanc.

Si les plaintes n'ont pas abouti, l'expression de «crimes de guerre» s'avère être une arme redoutable pour discréditer un Etat puisqu'elle sous entend l'emploi d'une force injuste, ce qui naturellement heurte les sensibilités.


L'extraordinaire résonance de la notion de «crime de guerre» tient à la force du vocabulaire et tout d'abord du mot « guerre » qui place le cadre dans lequel les crimes sont commis, autrement dit l'attitude éminemment blâmable par laquelle un groupe humain cherche à s'en prendre à un autre. Par ailleurs, l'expression contient le mot «crime», c'est-à-dire qu'à l'intérieur de l'opération militaire injustement menée par l'Etat concerné, d'autres atrocités sont commises qui encourent la qualification pénale la plus grave qui soit.(…………)
Selon ce dernier texte, le «crime de guerre» est rattaché à «l'occupation» par un Etat du territoire d'un autre, ce qui n'est pas le cas de la bande de Gaza puisque les populations palestiniennes qui y vivent, disposent d'un gouvernement, d'un parlement, d'une police, d'une armée d'une philosophie nationale et que, depuis 2005, il n'y a plus la moindre présence juive sur ce territoire.


Juridiquement, la réciproque n'est pas vraie.


En effet, si des crimes de guerres sont commis dans cette région du monde, ils le sont par les responsables palestiniens du Hamas, du Jihad Islamique, des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa (dépendantes du Fatah), du Front populaire de libération de la Palestine, du FPLP-GC, du Front démocratique de libération de la Palestine qui appellent en cœur à l'éradication de l'entité sioniste et oeuvrent dans ce but. (……………..)

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mordeh'ai - dans Société
4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 18:04
Ouri Ariel demande aux pays donateurs…d’attendre!
Ouri Ariel (Ihoud Leoumi) demande aux pays donateurs en faveur de Gaza "d'attendre avant de transférer les sommes prévues, car il y aura probablement une nouvelle opération militaire israélienne de plus grande envergure encore que la première". Il a également accusé le Président Mourbarak de "fermer les yeux sur la poursuite de la contrebande d'armes" et de se présenter en même temps aux yeux du monde libre comme "le garant de la paix".
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mordeh'ai - dans Société
4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 13:10

mercredi 4 mars 2009, par Antoinette Bremond


Dès 1950, l’Etat d’Israël lança des initiatives isolées de coopération technique avec la Birmanie et le Ghana. Cette action se développa très vite à l’échelle internationale. Par centaines, des experts israéliens apportaient à d’autres nations en voie de développement la compétence qu’ils avaient acquise au cours de leurs premières années d’existence de pionniers : chercheurs, médecins, techniciens, ingénieurs, agronomes, spécialistes des problèmes d’irrigation furent mobilisés. Au début, de petites équipes d’experts étaient envoyées dans les pays en voie de développement. Puis, dans les années 1957 à 1966, près de 9000 hommes et femmes venus de quelques 80 pays, furent formés en Israël même. Le but de ces opérations était de participer au développement du Tiers Monde.

Aujourd’hui ce plan d’aide se poursuit. En voici quelques exemples.


1) Dans le domaine médical


Chaque année, depuis 33 ans, 24 jeunes médecins de pays pauvres sont pris en charge en Israël pour une formation universitaire dans une spécialisation. Pendant une année, ils étudieront différentes matières, étant logés gratuitement et recevant un peu d’argent qu’ils envoient à leur famille. Ils ne payent que leur voyage. Ils ont l’occasion pendant cette année de visiter le pays, de participer aux fêtes…

En septembre 2008, à la remise des diplômes à l’hôpital de Hadassa, Il y avait des étudiants venant d’Amérique du sud et d’Afrique ( Ethiopie, Nigéria, Ghana, Ouganda,Kenya) de l’Inde, de Russie, de Moldavie, du Vietnam, de Mongolie, de Turquie, de Myanmar, d’ Azerbadjan et enfin trois étudiants d’USA payant leurs études. Le « Legacy Heritage Fund » ainsi que d’autres organismes juifs américains soutiennent ce projet.


2) Dans le domaine agricole


a) Vietnam - Depuis 4 ans, les autorités israéliennes coopèrent avec le ministère vietnamien de l’Agriculture et du Développement rural en faisant venir, pour une période de 11 mois, des stagiaires. Ils doivent avoir entre 20 et 32 ans, avoir déjà travaillé dans l’agriculture, et posséder un bon niveau d’étude. Au programme, des cours universitaires, une formation agricole et un stage dans un centre d’exploitation agricole moderne : un jour d’étude théorique et cinq de pratique dans l’un de ces centres. Les stagiaires sont rémunérés pour leur travail. Ils sont logés, ont une assurance médicale et des jours de vacances. Jusqu’à la fin de l’année 2008, trois cents Vietnamiens ont pu profiter de ce stage. Cette formation est organisée par RNDAC (Ramat Neguev Desert Agro Research Center) avec la collaboration de SCPAC (Comité directeur pour les programmes agricoles de coopération et de formation).


b) Birmanie, ou Myanmar - 134 stagiaires sont venus en octobre 2008 de Birmanie étudier l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’irrigation pour une période de 11 mois. Ces stages sont organisés par le gouvernement de Myanmar en collaboration avec le Grand Centre International de l’Agriculture (GICA) et le Centre International Arava pour la formation agricole (AICAT) en Israël. Les stagiaires travaillent avec les agriculteurs du pays dans le sud, la Arava, et dans les régions centrales, Granot. Le programme comprend une formation théorique et pratique, en particulier dans les domaines de l’irrigation, de la lutte contre les parasites, de la récolte, de l’élevage et du marketing. L’ambassadeur d’Israël au Maynmar, Yaron Mayer, a pu rencontrer ces stagiaires avant leur départ lors d’une réunion de préparation gouvernementale. C’est en 1994 qu’ont été envoyés en Israël les premiers candidats.


Depuis lors, 1200 stagiaires ont participé à ce programme israélien.


source : un écho d'Israel

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mordeh'ai
4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 12:09
 04.03.2009 - 8 Adar I 5769 

 

Plusieurs Etats européens se sont opposés ce mardi, lors d’une réunion de la Commission de l’ONU pour les Droits de l’Homme, à ce que des pays musulmans ne profitent du prochain sommet «Durban II», pour faire adopter une résolution anti israélienne, concernant le conflit avec les Palestiniens, selon laquelle l’Etat hébreu sera qualifié de «conquérant et raciste».

Une autre exigence controversée de ces pays, tient à l’inclusion dans la déclaration finale de ce sommet mondial contre le racisme qui se tiendra à Genève au mois d’avril prochain, d’un parallèle entre critique religieuse et violation des droits de l’homme.

Le ministre hollandais des Affaires étrangères, Maxime Verhagen, s’est déclaré «profondément inquiet» qu’il y ait «plusieurs participants qui souhaitent utiliser ce sommet pour nous imposer à tous, leurs tentatives d’aborder des sujets religieux, ou se concentrer sur un conflit régional». «Nous ne pourrons tolérer un texte plaçant la religion au dessus de l’individu, qui ne condamne pas l’antisémitisme, et qui décrie de manière particulière l’Etat d’Israël» a encore affirmé le chef de la diplomatie néerlandaise.
Les représentants danois, allemand, belge et italien ont fait également part d’une inquiétude similaire.
Le Premier ministre français, François Fillon, avait pour sa part menacé lundi, de quitter ce sommet si y étaient entendues des déclarations de nature antisémite, précisant : «Nous n’hésiterons pas à abandonner la conférence, si des dénégations d’Israël ou de la communauté juive dans le monde y sont prononcées».

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mordeh'ai - dans Politique
3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 23:37

Mardi 03/03/2009

Monsieur le Premier Ministre,

 

Je viens d’apprendre en écoutant les infos que vous avez fermement l’intention de régler l’Affaire Shalit avant la fin de votre mandat. Autrement dit, que nous avons de bonnes raisons d’espérer qu’un de ces proches matins, nous sirotions notre café en tournant machinalement le bouton sur notre station de radio préférée et que nous entendions annoncer que Guilad Shalit vient de rentrer chez lui. Je comprends très bien les raisons qui vous poussent à mettre fin au supplice du jeune caporal avant de passer les clefs à Binyamin Netanyahou. Outre la satisfaction de mettre ainsi un point final à une affaire qui débuta alors que vous occupiez déjà le poste qui est, pour quelques semaines encore, le vôtre aujourd’hui et dont vous vous sentez donc, à juste titre, responsable, outre le légitime besoin qui vous anime de boucler ainsi la boucle en rendant le sourire aux malheureux parents, vous vous dites qu’il vaut quand même mieux rendre le tablier sur une photo vous montrant accueillant Guilad que sur une autre vous surprenant à la sortie de votre dernier interrogatoire de police portant sur l’une de vos nombreuses casseroles politico judiciaires. Comme je vous comprends! Permettez-moi cependant de modestement vous conseiller de renoncer à ce projet et de résister à la tentation.


Le retour de Shalit, selon toute vraisemblance, ne sera pas dû à l’une de ces audacieuses opérations militaires qui font la réputation des forces de défense d’Israël. Ni même à une pression diplomatique ou militaire appliquée sur nos charmants voisins islamistes. Si l’on en croit les journaux, la seule option actuellement sur le tapis est celle de la libération en masse de centaines d’assassins, tous plus fanatiques les uns que les autres, sanguinaires représentants de l’islamisme le plus radical, libération à laquelle jusqu’à présent vous vous êtes toujours opposé. 

Vous vous y êtes opposé, parce que, davantage sans doute que quiconque, vous savez pertinemment ce qu’une telle libération signifierait pour toute la région. Elle marquerait tout d’abord la capitulation de l’Etat juif devant le chantage des fous d’Allah. La proposition de capitulation que vous vous apprêtez à accepter est la même, à quelques assassins près, que celle que l’organisation terroriste nous avait faite au lendemain de l’enlèvement du soldat. Y céder aujourd’hui, trois ans et deux guerres plus tard, c’est reconnaître l’incapacité israélienne à répondre efficacement à ce genre d’agression; c’est reconnaître que l’opération “Plomb fondu” n’a servi à rien; c’est redorer le blason du Hamas aux yeux des arabes de la région; c’est saboter le seul succès diplomatique israélo-américain qui, malgré l’élection d’Obama et la lâcheté habituelle des gouvernants européens, maintient encore le Hamas dans le camp (de plus en plus restreint) des organisations pestiférées avec lesquelles les gouvernements respectables ne peuvent entretenir des relations ou des négociations sans se compromettre; c’est affaiblir le fragile parti des palestiniens modérés, si tant est que celui-ci ait jamais existé; c’est assurer le maintien du Hamastan dans la Bande de Gaza pour de longues années encore et favoriser sa prochaine extension aux territoires de Judée et de Samarie; c’est faire de la Justice israélienne qui condamna ces criminels un tigre en papier qui n’impressionnera plus personne; c’est conforter l’idée rependue chez nos ennemis, que, décidemment, Israël ne comprend que le langage de la force et du chantage; c’est porter un coup fatal à notre force de dissuasion si difficilement retrouvée (partiellement du moins) après avoir été profondément atteinte par l’irresponsable évacuation des courageux habitants juifs de Gouch Katif, évacuation dont vous aviez été naguère l’un des partisans les plus acharnés et dont même le président Shimon Peres reconnaît aujourd’hui qu’elle fut une erreur tragique; c’est aussi augmenter formidablement la motivation chez nos nombreux ennemis de redoubler d’efforts pour kidnapper le prochain soldat dont la capture s’avère être si rentable dans la lutte contre l’”entité sioniste”. Mais c’est surtout, monsieur le premier ministre, mettre sciemment en danger la vie de milliers de citoyens israéliens qui deviendront dès le lendemain la cible de ces assassins libérés, célébrés en héros par leurs “libérateurs”.

Je sais, vous ne serez pas le premier à faire la bêtise. Déjà en 1983, on échangea 4765 terroristes contre 6 de nos soldats, en 1985, on en libéra 1150 (parmi eux le tristement célèbre Kozo Okamoto et un certain Ahmed Yassin) contre 3 soldats et en 2003 on libéra 400 terroristes contre un civil israélien aux activités douteuses kidnappé au Liban. Dois-je vous rappeler ce que la première et la deuxième intifada doivent à ces scandaleux échanges? Dois-je vous rappeler combien d’israéliens, soldats ou civils, juifs ou arabes, payèrent de leur vie le prix de ces honteux accords? Une stupidité réitérée de nombreuses fois n’en reste pas moins stupide. Au vu de l’expérience accumulée, elle en devient même criminelle. Je sais qu’une certaine presse mène campagne pour que vous cédiez au Hamas. Ils appellent cela: “avoir le courage de prendre des décisions douloureuses”. Je sais que Ehoud Barak, qui n’en est plus à une gaffe près, vous encourage dans ce sens. J’ai même vu des veuves dont le mari fut tué par un de ces criminels “renoncer” généreusement à ce que les assassins de leur époux restent sous les verrous, comme si leur arrestation et leur détention était une affaire privée, comme si ces criminels avaient été jugés pour faire plaisir à la veuve! Pourquoi l’immense douleur de cette dernière lui donnerait-elle le droit de mettre ma vie, celle de mes voisins ou celle de mes enfants en danger?

Tout cela ne signifie d’ailleurs pas qu’il fasse se désintéresser du sort de Guilad ou renoncer à obtenir sa libération. Bien au contraire Mais il faut impérativement changer de disque. Si une opération de sauvetage n’est pas possible (et seuls les spécialistes militaires le savent), il faut s’en tenir aux pressions diplomatiques et économiques. Kouchner et ses amis nous ayant rappelé ces derniers temps l’importance de maintenir proportionnée l’attitude que nous devons avoir envers les organisations terroristes, commençons donc, dans un premier temps, par annoncer d’une voix assurée que le temps des échanges disproportionnés est définitivement révolu. Si négociations il doit y avoir, le tarif doit être fixé d’avance: un contre un. Un être vivant contre un être vivant et un corps inanimé contre un corps inanimé. Tout le monde doit savoir qu’Israël ne cédera plus au chantage. Ensuite, il faut donc s’assurer de la santé et de la survie du captif. Tant que ses ravisseurs se comporteront comme des barbares et refuseront à la Croix Rouge le droit de lui rendre visite, aucun prisonnier du Hamas détenu en Israël n’aura le droit de recevoir de visite. Ni de la Croix Rouge, ni de la famille. Il n’y a aucune raison pour que nous nous entêtions à jouer aux dames avec un adversaire qui a depuis longtemps décidé de disputer avec nous un match de boxe! Pas de discussion directe ou indirecte avec le Hamas sur l’ouverture des points de passage ou sur tout autre sujet tant que Shalit ne reçoit pas de visite. Kouchner qui, dans une vie précédente, faisait dans l’humanitaire, trouverait enfin là un vrai rôle à faire jouer à la diplomatie française. Il pourrait exiger avant toute aide financière l’obtention pour Guilad de ce droit humanitaire élémentaire.

Monsieur le premier ministre, j’ai lu dans la même interview fin-de-règne que vous êtes à deux doigts de signer un accord (de plus?) avec Abou Mazen sur les problèmes de fond. Cette hyper-activité soudaine, à quelques pas de la fin, n’est pas très saine pour votre santé, ni même pour votre image. Croyez-moi, trois ans ont largement suffi a nos concitoyens pour se faire une opinion sur vous. Ce dernier forcing ne changera rien. Jusqu’à ce que Bibi ne vienne vous relayer rue Balfour, contentez-vous de gérer les affaires courantes qui, dans ce pays, sont suffisamment complexes pour accaparer toute votre énergie. En attendant, de grâce, n’entreprenez plus rien de dramatique: ne libérez pas Shalit, ne signez rien avec Abou Mazen, ou avec Assad ou avec les princes saoudiens. N’envahissez pas non plus l’Iran. Ne nationalisez aucune banque, ne changez rien au système électoral. Reposez-vous donc un peu, faites moi plaisir. Vous en avez bien besoin. Et nous aussi…

Arrêtez moi si je dis des bêtises…


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mordeh'ai