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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 22:51

Jean-Paul de Belmont © Primo, 4 janvier 2009

Aucun doute là-dessus : Nicolas Sarkozy est le chef d’Etat le plus actif et le plus volontariste que la Ve République ait connu. Sa détermination à avancer sur tous les fronts fait l’admiration – ou l’irritation – de ses partenaires.


Ses prédécesseurs étaient plus calculateurs, plus lents, plus cyniques aussi.

Déjà, au poste de Ministre de l’Intérieur, il s’était attelé à la mise en place du CFCM, Le Conseil Français du Culte Musulman, avec l’efficacité et la rapidité d’un bulldozer. En six mois, il y était parvenu là où tous les autres, dont Michel Rocard, s’étaient cassé les dents.

Plus tard, en charge de la fonction suprême, il avait réussi, à la force du poignet, à imposer à ses partenaires européens l’adoption du Traité de Lisbonne censé régler l’impasse institutionnelle dans laquelle se trouvait l’Europe.

Dans sa précipitation, Nicolas Sarkozy provoque parfois des «dégâts collatéraux» comme, par exemple, la légitimation au sein du CFCM de l’UOIF, l’Union des Organisations Islamiques de France, émanation fondamentaliste des Frères Musulmans.


Mais peu importe ce côté Gribouille, ce qui compte à ses yeux, c’est l’action, faire bouger les lignes, faire en sorte que ça se sache et que ça se voit.

On aurait pu croire, lors de sa campagne électorale, que sa politique étrangère serait fondamentalement différente de celle de son prédécesseur, Jacques Chirac, dont le tropisme arabe fut le plus important de l’Histoire de France (1).


On nous annonçait une rupture totale en matière de diplomatie française (2).


Lors de son premier voyage officiel en Israël, en juin 2008, il assura : «Le peuple français s'est rangé depuis votre naissance à votre côté. Je suis venu vous dire que le peuple français sera toujours à votre côté quand l'existence de votre Etat sera menacé».

Bref, on était en pleine idylle franco-israélienne, à des années-lumière du fameux «What do you want ? Me to go back to my plane ?» de Chirac, en 1996 dans les rues de Jérusalem-Est.

L’énergie de Sarkozy, à l’heure où sont écrites ces lignes, n’a pas varié. En revanche, c’est son originalité qui s’est considérablement émoussée en quelques mois. Il n’hésitait pas, au début de son mandat, à prendre l’opinion bien-pensante à rebrousse-poil, à choquer la presse, les organisations droitsdelhommistes, les «faiseurs d’opinion».


Progressivement, le temps a eu raison de cette touch si spéciale. Lors de la libération d’Ingrid Betancourt, il a été le premier à proposer l’immunité aux repentis des FARC, en tenant un discours empreint de tiers-mondisme, offrant à d’anciens terroristes des avantages que certains travailleurs français auraient bien aimé obtenir (3).


La révolte lycéenne de cet automne l’a fait renoncer à une réforme bancale de l’Education Nationale – provisoirement est-il dit - avec une rapidité déconcertante, cédant pour la première fois de son mandat à la pression de la rue.


Aujourd’hui, c’est la Realpolitik qui s’invite sur le perron de l’Elysée et Sarkozy lui tend une main chaleureuse. On verra bien ce que donnera son voyage au Proche-Orient prévu pour le 5 janvier. Mais le président français a désormais dans ses bagages la rhétorique archi-usée de «l’usage disproportionné de la force» et de «la légitimité du Hamas librement élu par son peuple».


Cela augure mal d’une influence française enfin positive. La diplomatie française – elle n’est malheureusement pas la seule – a souffert depuis des décennies d’une absence totale de compréhension de la problématique israélo-arabe.


La création d’un Etat palestinien est le dernier souci des… Palestiniens ! Ce peuple de bric et de broc souffre d’une pathologie contre laquelle aucun remède n’a vu le jour : le vertige de la Paix. La Paix signifie la fin de l’essence même qui a fait exister artificiellement ce «peuple» depuis 1967. C’est à cette date que Gamal Abdal Nasser a sorti de la naphtaline une OLP jusque-là inconnue pour la substituer à son rêve de panarabisme englouti dans les sables du Sinaï lors de la Guerre des Six Jours.


Certes, aujourd’hui, les principaux dirigeants de l’Autorité palestinienne ont choisi le chemin du pragmatisme pour parvenir à la création d’un Etat palestinien. Leur bonne volonté et leur sincérité ne font aucun doute. Mais que peuvent-ils face à la vacuité essentielle de l’idéal palestinien ? Comment bâtir une nation avec un «peuple» protéiforme qui n’a que la haine de l’Autre pour le cimenter ? Un «peuple» qui, à chaque fois que l’occasion lui a été présentée, a eu le vertige de la Paix et n'a su que dire NON.

En 1947, lors du plan de partage : non !

En 1967, à Khartoum : non, 3 fois non !

En 1970 quand Hussein de Jordanie propose à Arafat de devenir son Premier ministre d’une Jordanie palestinienne : non ! suivi du massacre de Septembre noir.

En 2000, à Camp David, non ! quand Arafat, pris lui aussi du vertige de la Paix à laquelle il était acculé, sort de son chapeau l’exigence inacceptable d’un retour massif des «réfugiés» palestiniens à l’intérieur des frontières d’Israël.


Non ! Toujours non ! Le même «non !» que n’importe qui hurlerait au bord d’un précipice avant de s’y jeter.


Mais le reste du monde, avec désormais Sarkozy en fer de lance, a l’obsession de la Paix là où les Palestiniens ont le vertige.


Il y a pourtant une solution. Ce n’est pas parce qu’un mensonge dure depuis 42 ans qu’il faut continuer à le proférer. Ces Arabes de Palestine doivent commencer leur propre psychanalyse, se regarder sans se mentir, réaliser à quel point ils ont été manipulés par des idéologues depuis si longtemps. C’est le seul moyen pour eux d’envisager un avenir serein, en se débarrassant de cette identité factice tournée vers la guerre et la haine. Encore faut-il que les médecins qui se penchent sur leur cas ne les encouragent pas dans leur délire, cessent de sublimer la «justesse de leur cause», «la splendeur de leur identité».

C’est la seule porte de sortie à ce conflit.


Elle peut paraître frustrante à ces gens qui combattent depuis si longtemps, mais c’est la seule, même au sein d’un Etat qu’ils
 nommeront comme bon leur semblera : Palestine par exemple.

Pourquoi pas ?

 

(1) Chirac d'Arabie d’Eric Aeschimann et Christophe Boltanski. Editions Grasset

(2) Interview de Claude Goasguen sur Primo (I et II)

(3) Des FARC au FRIC de Jean-Michel Peretz

nommeront comme bon leur semblera : Palestine par exemple.
 
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mordeh'ai - dans Politique
4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 17:36
4 janvier 2009

Nos sources militaires nous rapportent que les unités d’élite de Tsahal ont quasiment finit d’encercler la ville de Gaza de Khan Younés à Jeballia. Ce matin un soldat de l’unité Golani a été tué et un autre très sérieusement touché par une roquette. Il y a une heure environ des missiles « Kassams » se sont abattus sur la ville de « Shaar a Neguev » sans faire de victimes. Les unités terrestres échangent en permanence des tirs fournis avec les terroristes du Hamas et du Djihad islamique. Le chef d’état major, Gaby Askenasi est déterminé à mener son armée au bout des objectifs fixés par le gouvernement : La fin du Hamas.

Le Hamas en déroute ?

Selon Youval Diskin, le chef du « Shabak », le Hamas montrerai des signes de faiblesses et serait prêt à négocier un cessez le feu immédiat, les cellules du Hamas à l’étranger sont sous pression et aurait demandé l’arrêt des hostilités après que ces derniers ont subi de très lourdes pertes. Comme l’a souligné un haut gradé de Tsahal « lorsque on joue avec le feu, il faut assumer les conséquences ». Si un cessez le feu devez avoir lieu ces jours-ci, parmi les revendications beaucoup en Israël veulent voir Gilad Shalid inclus dans une quelconque négociation avec les terroristes. Dans les 1ers combats nocturnes terrestres plus de 30 soldats ont été blessés dont 2 grièvement, coté Hamas plus de 50 terroristes ont été tués lors de très violents combats, parfois  au  corps  à corps.

SOURCE  : foxamedia

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mordeh'ai - dans Dépêche
4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 14:32


Les troupes de Tsahal ont partagé en deux la Bande de Gaza , coupant le nord - incluant la ville de Gaza - du reste de la bande. Selon des sources palestiniennes citées par Haaretz , la ligne de partage va du Croisement de Korni sur la barrière israélienne au nord-est de la Bande de Gaza jusqu'à la mer.

Résumé des opérations de la nuit (4 janvier 2009)



L’opération de Tsahal s’est poursuivie durant la nuit avec d’importantes forces d’infanterie, de chars, d’unités du génie, d’artillerie et d’informations du renseignement militaire, dans toute la bande de Gaza, avec l’assistance de l’aviation et de la marine israéliennes.

Durant les échanges de tirs durant la nuit, des dizaines de combattants en armes du Hamas ont été atteints par les tirs de Tsahal.

L’aviation israélienne a frappé plus de 45 objectifs, dont des tunnels, des dépôts d’armes, des équipes d’artilleurs, et plusieurs sites de tirs de missiles,.

La marine israélienne a appuyé la progression des forces d’infanterie et attaqué plusieurs objectifs, dont des quartiers généraux du Hamas dans la ville de Gaza, des sites de lancement de roquettes et des postes avancés de la marine du Hamas.

Un officier et un soldat de Tsahal ont été gravement blessés durant la nuit. Les familles des officiers blessés ont été prévenues.

De plus, 28 autres soldats souffrent de blessures moyennes ou légères. Ils ont reçu les premiers soins sur place et ont été évacués vers un hôpital pour recevoir des soins plus approfondis.

Tsahal continuera à agir contre l’infrastructure terroriste du Hamas dans la bande de Gaza, conformément aux plans pour réduire les tirs de missiles contre le territoire israélien.



Texte anglais en ligne sur le site IMRA, traduit de l’anglais par Menahem Macina.
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mordeh'ai - dans Dépêche
4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 10:03
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mordeh'ai - dans Revue de presse
4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 09:05

[Dimanche 01/04/2009 8:20]

 

Un officier et un soldat ont été grièvement blessés dans des combats dans la lutte dans la bande de Gaza. Ils ont été évacués à l’hôpital Shiba de Tel HaShomer. D’autres soldats, assez sérieusement ou légèrement blessés, ont été évacués. Onze d’entre eux sont hospitalisés à Soroka à Beer Shéva. En tout, 20 soldats ont été blessés par un obus de mortier qui a explosé près d’une force de Golani. 10 soldats supplémentaires souffrent de brûlure de froid à divers niveaux.

par Yael Ancri d'A7

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mordeh'ai - dans Dépêche
3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 22:09
Samedi 3 janvier 2009

La nouvelle présidence tchèque de l'Union européenne a qualifié l'opération terrestre d'Israël dans la bande de Gaza d'action "défensive, pas offensive".

"A l'heure actuelle et à la lumière des événements des jours derniers, nous estimons que cette mesure constitue une action défensive, et non offensive", a déclaré Jiri Putuznik, porte-parole de la présidence tchèque.

Le chef de la diplomatie de Prague, Karel Schwarzenberg, doit se rendre dimanche dans la région à la tête d'une délégation de l'UE.

Jiri Pootuznik a fait savoir que la présidence des Vingt-Sept attendrait le résultat de cette visite pour se prononcer plus avant.



C'est Koushner qui doit  avaler son sac de riz .
Mordeh'aï
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mordeh'ai - dans Politique
3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 21:43

News: - ISRAËL EN GUERRE A GAZA : MOBILISATION GENERALE EN ISRAËL - DES DIZAINE DE MILLIERS D'APPELES PAR TSAHAL -

Par Daniel Rouach à Ness Ziona (40 km de Gaza)
ISRAELVALLEY)
http://www.juif.org/go-news-79209.php
Publié le 3 janvier 2009


LA GRANDE BATAILLE DE GAZA DEMARRE ET ISRA
ËL LANCE MASSIVEMENT SES TANKS MERKAVA CONTRE LE HAMAS.

Ehoud Barak, Tzipi Livni et Ehoud Olmert l’ont décidé hier matin lors d’une réunion secrète : Israël va pénétrer Gaza. Ce samedi soir,l’offensive terrestre israélienne a donc commencé en force.


Toutes les Chaînes de TV passent en boucle les premières images. En raison de la lourde censure militaire les israéliens sont obligés le plus souvent de se reporter aux images des télévisions arabes.

Selon l’AFP à Jérusalem : “Israël va “prendre le contrôle” des secteurs de la bande de Gaza d’où sont tirées les roquettes contre Israël, a indiqué un communiqué de la présidence israélienne du Conseil. L’armée israélienne a l’intention de prendre le contrôle des secteurs d’où sont tirées les roquettes depuis plusieurs mois”.


Selon le porte parole de Tsahal ce soir : “Un nombre important de forces participent à cette étape de l’opération, y compris de l’infanterie, des chars, des forces du génie, de l’artillerie et du renseignement avec le soutien de l’aviation, de la marine, de l’agence de sécurité israélienne et d’autres agences de sécurité”.


Tout le Sud d’Israël (Beersheva, Ashkelone, Yavne…) est en train de se réfugier dans les abris. De là où je me trouve actuellement (Quelques kilomètres de Yavne qui a été attaquée hier) nous attendons d’une minute à l’autre que les sirènes sonnent pour pouvoir pénétrer dans les abris.


Même si les chances sont assez faibles Tel-Aviv peut-être la cible des tirs. Hier, les éditions du week-end signalaient que la ville de Tel-Aviv avait décidé de se préparer au pire : les abris sont en train d’être nettoyés.

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mordeh'ai - dans Scoop
3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 18:31

Pour la 1ère fois depuis le début de l’opération militaire sur Gaza  l'IDF a commencé le bombardement par son artillerie, du nord de la bande de Gaza  samedi après midi !

 Ron Ben-Yishai/ Israël News   adaptation française Mordeh’aï

Pour la première fois depuis le début de l’opération sur Gaza, les unités d'artillerie de l’armée de terre bombardent  des cibles dans la Bande , pendant que l'Armée de l'Air traque les têtes éminentes du groupe terroriste du Hamas dans la bande de Gaza , et frappe des douzaines de cibles. Samedi, un commandant de haut rang de la branche armée du Hamas,a été tué lorsque sa voiture a été touchée par l’aviation.
pour lire la suite
cliquer……..(ici)

 

Is IDF about to enter Gaza? (Photo: Reuters)

 

 

IDF artillery unit in action [file]













Pictures of the week
»






Les commentateurs  TV disent  qu’un feu d’artillerie aussi nourri et intense semble indiquer  qu’Israël se prépare à une intervention terrestre.

Les Forces Armées ne désirent pas commenter ces supputations

 

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mordeh'ai - dans Dépêche
3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 09:45

Deux grands stratèges juifs ont théorisé la guerre victorieuse de contre-insurrection

Jean-Pierre Bensimon, pour Haboné sous le titre "Qui sont ces très grands stratèges juifs ?", le 2 janvier 2009

pour Haboné sous le titre "Qui sont ces très grands stratèges juifs ?"
Par Bensimon Jean-Pierre

Deux très grands stratèges juifs, le français David Galula décédé en 1968 et l'Israélien Yaakov Amidror dominent la pensée militaire contemporaine. Confrontées aux procédés de la guerre terroriste, la forme d'affrontement la plus délicate à traiter puisqu'elle instrumentalise systématiquement les populations civiles et n'obéit à aucun code moral, les démocraties pourraient se sentir désarmées, et renoncer à se défendre. L'Europe, la patrie du "soft power", est en train de faire de ce renoncement une doctrine politique et éthique. Au moment où Israël affronte le Hamas, les deux théoriciens militaires juifs montrent que la guerre anti terroriste peut être gagnée et que les solutions militaires demeurent pertinentes et praticables quand il n'y en a pas d'autres .

Interviewé par Le Figaro le 22 octobre dernier, le général américain Jeffey Schloesser, commandant les forces de l'OTAN dans l'Est de l'Afghanistan déclarait au détour d'une phrase: "le théoricien militaire français David Galula nous est bien utile". Qui connaît en France ce Français si utile aux Américains en difficulté, quarante ans après sa mort ? Presque personne. Au point qu'il a fallu traduire de l'anglais au français l'un de ses ouvrages "Contre-insurrection, théorie et pratique", (1) qui sert de livre de chevet aux membres des états-majors américains. L'officier français qui a rédigé la présentation de l'édition française, Philippe de Montenon, a sans doute fait connaissance avec Galula uniquement parce qu'il était stagiaire au Command and Général Staff Collège, l'équivalent américain du Collège interarmes de Défense.

La lecture de l'ouvrage "a été recommandée, puis imposée aux quelques 1200 stagiaires qui tous les ans passent par le creuset de la pensée militaire américaine" nous apprend Philippe de Maintenon, ce que le général David Petraeus confirme : "ayant été érigé en lecture obligatoire au Command and General Staff College …Contre Insurrection … sera un jour considéré comme le plus grand des écrits militaires français du siècle dernier." Ce général, le plus réputé des militaires américains contemporains, qui vient de renverser admirablement une situation militaire plus que compromise en Irak, ne tarit pas d'éloges sur David Galula. Il a tenu à rédiger la préface de l'édition française pour exprimer sa reconnaissance envers l'obscur lieutenant-colonel français. ".. on peut dire de l'ouvrage de Galula qu'il est à la fois le plus grand et le seul grand livre jamais écrit sur la guerre non conventionnelle…Car il s'agit vraiment d'une pépite : tout comme De la guerre de Clausewitz, cet ouvrage est à la fois une réflexion philosophique sur la nature de la guerre et un précis de doctrine".

David Galula est né dans une famille juive de Sfax, en Tunisie, en 1919. A vingt ans il intègre Saint-Cyr. Il reçoit ses galons d'officier en mars 1940 pour prendre part au combat contre les nazis, mais voila que le 2 septembre 1941, il est rayé des cadres "en application des lois portant statut des Juifs". Réhabilité par Giraud en 1943 et intégré dans l'infanterie coloniale, il sera de tous les combats en France puis en Allemagne. Lors de la guerre d'Algérie, il se distinguera encore par un remarquable commandement en Grande Kabylie. Mais comme le dit Petraeus, une expérience de la guerre "non complétée par la réflexion intellectuelle n'est qu'une longue succession d'horreurs obscures". Et l'intelligent Galula ne manquera pas de sortir des sentiers battus et de proposer des solutions entièrement nouvelles pour triompher des insurrections nationalistes et communistes de son époque, après les avoir longuement observées et disséquées. Contrairement au colonel Trinquier qui estimait qu'en recourant au terrorisme les rebelles perdaient le droit d'être traités en soldats, ce qui pouvait justifier la torture, David Galula se préoccupait des paramètres politiques. Pour lui, il fallait absolument protéger la population civile et gagner sa confiance pour disposer de l'information opérationnelle indispensable au combat. Et c'était bien plus important que "tuer ou capturer des insurgés". Il recommandait donc de ne pas s'aligner sur leur niveau de violence. Le conflit étant politique, l'important était de mener des opérations de propagande. Le général Petraeus le cite admirativement : "On pourra dans ces circonstances, préférer une ronéo à une mitrailleuse, un médecin spécialiste en pédiatrie à un spécialiste des mortiers, du ciment à des barbelés et des employés de bureau à des fantassins." Pour lui, les opérations militaires devaient représenter 20% du combat, le reste étant consacré à la politique. C'est ainsi que sous la conduite de Petraeus, près de 40 ans après sa mort, la doctrine de Galula a tiré les Américains d'un si mauvais pas en Irak et qu'elle inspire aujourd'hui les réorientations stratégiques à l'œuvre en Afghanistan.

Un autre officier juif, bien vivant celui-là et israélien, Yaakov Amidror, vient d'apporter à son tour une contribution tout à fait essentielle à la guerre de contre-insurrection : "Vaincre dans la guerre de contre-insurrection, l'expérience israélienne; perspectives stratégiques". (2) Comme la pensée de Galula, la synthèse d'Amidror, une merveille de lucidité, a aussi vocation à transformer l'approche de la guerre anti terroriste qui va demeurer longtemps encore la principale préoccupation des démocraties, occidentales et au-delà.

A l'évidence, Israël a gagné sa guerre de contre-insurrection (l'Intifada II) dans les territoires des anciennes Judée et Samarie, mais Israël est un pays étrange. " Je n'aurai pas écrit cet article si je n'avais pas entendu un étudiant du Collège d'État-major et du Commandement de l'armée israélienne dire que des conférenciers s'exprimant devant des officiers israéliens avaient affirmé qu'"une armée ne peut pas vaincre le terrorisme" nous dit le général Amidror. On prêche donc au sein même d'une armée qui a déjà vaincu le terrorisme le plus féroce, "qu'il n'y a pas de solution militaire face au terrorisme". Il en est ainsi aux États-Unis et en Europe qui comptent des victoires tout à fait documentées sur de nombreuses insurrections (en Grèce, aux Philippines, en Malaisie, au Moyen-Orient, …). En un mot, dans de nombreux milieux proches des instances de décision, sans parler des média trop souvent pitoyables, la guerre contre le terrorisme est perdue avant même d'avoir été engagée.

Pour sortir du marécage conceptuel dans lequel s'est enlisée la pensée militaire occidentale sous l'effet des doctrines du "soft power" et de l'apaisement dont l'Europe est si friande, Yaakov Amidror, est contraint de donner une substance nouvelle aux notions les plus communes. Il va donc redéfinir ce qu'est "l'armée", "l'insurrection et le terrorisme", et surtout ce qu'est la "victoire". C'est ainsi qu'il avance une notion capitale, celle de "victoire suffisante", à ne pas confondre avec la victoire totale ou la victoire temporaire. Il ne faut pas se laisser abuser par l'issue de la guerre contre le nazisme en Europe et au japon. La victoire contre le terrorisme ne se traduit pas par une cérémonie de capitulation et un défilé. Elle s'incarne dans une réduction radicale du niveau de violence et un retour des populations à une vie quasiment normale. L'effort militaire et de renseignement, le "profilage" global de la situation, doivent cependant se poursuivre sur une durée indéterminée, autant que la situation l'exige, car il est aisé de ranimer les braises de la guerre terroriste. C'est pour cela que l'armée israélienne ne peut en aucune façon quitter purement et simplement les territoires à l'Est des lignes de 1967 jusqu'au Jourdain où en laisser la responsabilité à des troupes de l'OTAN, indifférentes aux enjeux et qui ne connaissent rien au renseignement au plus près des populations arabes.

Yaakov Amidror se livre à une minutieuse étude pour transposer les principes généraux de la guerre à "la guerre asymétrique" qu'il prend aussi la précaution de définir par le menu. L'asymétrie, ce n'est pas tant le rapport des forces initial que le désir de l'adversaire d'échapper aux lois de la guerre, et l'attitude vis-à-vis des pertes humaines et des souffrances auxquelles le belligérant expose sa propre population civile. C'est ainsi que s'élabore, sur la base de l'expérience considérable de l'armée israélienne au cœur de laquelle l'auteur a vécu toute sa vie de soldat, un traité rigoureux et détaillé qui identifie avec force exemples les six grandes conditions qu'il faut impérativement réunir pour la victoire, conditions qui sont d'abord des conditions politiques. Par exemple, un gouvernement qui se résout à entreprendre une guerre de contre-insurrection doit prendre une décision claire et assumer le coût politique de cette guerre, être loyal avec son armée et avoir les nerfs solides.

La pensée de David Galula et celle de Yaakov Amidror s'emboitent remarquablement pour former une doctrine opérationnelle de victoire dans les guerres insurrectionnelles déclenchées au 20ème et au 21ème siècle, par le communisme, le nationalisme et l'islamisme terroriste. Que cette doctrine émane de deux très grands stratèges juifs peut étonner quand on a en mémoire la longue passivité des juifs dans l'ère de la diaspora. Mais la roue tourne ; l'émancipation a libéré des énergies que l'on croyait disparues à jamais et le sionisme a apporté avec lui l'obligation de défense de la souveraineté. David Galula et Yaakov Amidror sont d'éminentes figures de ces deux mouvements de l'histoire.

(1) Éditions Economica 2008
(2) Winning Counterinsurgency War: The Israeli Experience Jerusalem Center For Public Affairs http://www.jcpa.org/text/Amidror-perspectives-2.pdf
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mordeh'ai - dans Histoire
2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 18:55

 
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Israël et Gaza – Guerre électorale ?


Miguel Garroté
     Aujourd’hui vendredi 2 janvier 2009,  quelque vingt objectifs militaires du groupe terroriste palestinien Hamas sont ciblés par tsahal dans la bande de Gaza (notamment dépôts d'armes,  véhicules transportant des missiles antiaériens,  centres de fabrication de roquettes  et  tunnels utilisés pour acheminer des armes en provenance d'Egypte).  Plus de 400 ressortissants étrangers y compris des palestiniens titulaires d’un passeport étranger sont autorisés à quitter la bande de Gaza aujourd’hui vendredi 2 janvier ce qui - selon certaines sources - indiquerait l'imminence d'une éventuelle offensive terrestre.

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Des chars israéliens sont encore et toujours concentrés à la frontière de la bande de Gaza.  Les divers groupes terroristes palestiniens poursuivent leurs tirs de roquettes - depuis la bande de Gaza - sur la population civile en Israël,  entre autre sur la ville israélienne d’Aschkelon,  ce qui semble démontrer qu’après sept jours de bombardements aériens israéliens,  le Hamas continue et continuera toujours de frapper des civils israéliens,  à moins qu’une offensive terrestre israélienne soit enfin lancée.

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A ce propos,  sur Les 4 Vérités Hebdo,  Jean Rouxel – jeudi 1 janvier 2009 – publie (début des extraits de l’article de Jean Rouxel publié hier sur Les 4 Vérités Hebdo) :  « Israël a entamé des frappes dans la bande de Gaza pour riposter aux tirs de roquettes du Hamas.  (...)  Israël demeure l’un des derniers États-nations à se comporter en État-nation,  capable de frapper s’il estime que ses intérêts vitaux sont en jeu,  sans se préoccuper de l’avis de la ‘communauté internationale’.  Sachant que l’Occident agonise lentement de cette soi-disant ‘communauté internationale’,  la riposte d’Israël au terrorisme islamiste a quelque chose de rafraîchissant  (...) ».

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« ...il est extrêmement peu vraisemblable que les frappes aériennes israéliennes soient suffisantes.  Tôt ou tard,  pour nettoyer la bande de Gaza de toute influence du Hamas,  il faudra envoyer des troupes terrestres.  (...)  nous sommes en période électorale en Israël et (...) le principal enjeu est peut-être là :  montrer que Kadima,  le parti au pouvoir,  est capable d’autant de fermeté que le Likoud de Netanyahou,  grand favori pour le moment.  (...)  l’offensive tombe à pic :  durant ce pénible interrègne qui frappe les États-Unis (ndmg :  entre l’élection d’Obama en novembre dernier et son entrée en fonction ce mois-ci) ».

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« Or,  Obama,  malgré le soutien massif des Juifs américains,  semble fort peu sioniste.  (...)  ce qui frappe dans cette opération militaire,  c’est l’absence de but politique aisément compréhensible pour les observateurs.  Naturellement,  je n’ai aucune difficulté à admettre le droit d’Israël à l’auto-défense et donc la légitimité de l’opération en cours.  Toute la question tient à la suite.  Et,  pour l’instant,  là-dessus,  je reste dans le flou… » (fin des extraits de l’article de Jean Rouxel publié hier sur Les 4 Vérités Hebdo).

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Au vu de l’actualité de ce jour sur le front (résumée au début du présent article),  je suis très heureux de trouver dans le texte de Jean Rouxel (cité ci-dessus) une analyse que je partage à 100%.  C’est toujours un motif de satisfaction de constater que l’on n’est pas le seul analyste à prôner une alternative donnée,  en l’occurrence,  dans le cas présent,  une offensive terrestre israélienne à Gaza.  Je reste persuadé que Madame Livni agit en ce moment tel qu’elle agit,  pour des raisons électorales,  puisqu’en quelques années,  environ 4.000 roquettes,  obus de mortier et missiles de type Grad,  ont été lancés par des terroristes palestiniens sur des civils israéliens,  sans que cela n’empêche Madame Livni de dormir.

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Avec une offensive terrestre,  Madame Livni pourrait,  à la rigueur,  passer pour une vraie patriote.  En revanche,  sans offensive terrestre,  Madame Livni restera ce qu’elle est devenue aux côtés d’Ehud Olmert,  à savoir une politicienne dans le mauvais sens du terme.  J’ajoute que la présence du Hezbollah au Liban représente pour Israël un danger égal ou supérieur à la présence du Hamas à Gaza.  Et la présence de mollahs intégristes,  négationnistes et génocidaires en Iran,  un danger supérieur au Hamas et au Hezbollah conjugués.
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Par conséquent,  même avec une offensive terrestre à Gaza,  Madame Livni n’aura résolu que 25% du problème global,  c’est à dire le problème Hamas-Hezbollah-Ahmadinejad.  Car il faudra bien un jour écraser le serpent par la tête.  Or,  la tête n’est ni au Hamastan,  ni au Hezbollistan,  la tête est en Iran.  L’écraser sans se préoccuper de l’avis de la « communauté internationale »,  formule vide signifiant,  tout au plus,  « journaleux et politicards dépourvus de discernement ».

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© Copyright 2009 Miguel Garroté http://monde-info.blogspot.com

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mordeh'ai - dans Politique