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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 18:36
L’OTAN commet une bavure…25 03 2009 15 h00....

Petite information qui n'a pas fait les unes des journaux: les forces de l'OTAN qui luttent en Afghanistan contre les Talibans, ont tué par erreur deux agriculteurs qui cultivaient leur champ dans l'Est du pays. Ce sont des faits hélas inhérents à la guerre impitoyable que nous imposent les terroristes islamiques, mais les réactions dans le monde dépendent évidemment de qui est à l'autre bout du fusil...
Source : Actu.Co.Il
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mordeh'ai - dans Société
25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 18:11
Mythes de l’alliance entre l’Amérique et Israël
By ELIAS LEVY, Reporter   
Thursday, 26 March 2009
Les ventes d’armes américaines vers les pays musulmans du Moyen-Orient sont quatre fois plus élevées que vers Israël, rappelle l’essayiste français Armand Laferrère dans un petit livre brillant et fort salutaire, où il s’emploie à mettre en charpie une litanie de préjugés tenaces ressassés par les hérauts de l’antiaméricanisme -L’Amérique est-elle une menace pour le monde? (Éditions JC Lattès, 2008)-.


Dans un chapitre intitulé “Les États-Unis menacent la paix du Moyen-Orient par leur soutien inconditionnel à Israël”, l’auteur réfute avec perspicacité les préjugés et les allégations réductrices entourant la relation entre Israël et l’Amérique.


Les alliances musulmanes représentent aujourd’hui pour les États-Unis un enjeu bien plus important en quantité que leur alliance avec Israël. D’après l’Institut suédois international de Recherche sur la Paix (S.I.P.R.I.), une organisation pacifiste, le total des transferts d’armes américaines vers neuf pays du Moyen-Orient (Bahrein, Égypte, Jordanie, Koweit, Oman, Pakistan, Arabie Saoudite, Turquie et Émirats Arabes Unis) a représenté 20,8 milliards de dollars entre 1997 et 2006, contre 5,6 milliards de dollars pour Israël. Deux pays, l’Égypte et la Turquie, ont chacun reçu davantage d’armes américaines qu’Israël.

“Ces chiffres semblent assez difficilement conciliables avec l’idée d’une Amérique foncièrement hostile à l’Islam”, souligne Armand Laferrère.

D’après ce fin connaisseur des États-Unis et des relations internationales, élément parmi d’autres de la politique américaine d’influence au Moyen-Orient, l’alliance entre Washington et Jérusalem n’y joue pas un rôle essentiellement différent des alliances que l’Amérique a scellées avec les pays musulmans.


“Les États-Unis vendent des armes à l’État d’Israël et lui fournissent une assistance militaire. Cette coopération militaire contribue à garantir la survie d’Israël malgré l’hostilité de ses voisins -une survie dont on peut difficilement contester, sauf à donner aux mots le contraire de leur sens, qu’elle contribue à la stabilité du Moyen-Orient. En échange, l’Amérique obtient d’Israël des renseignements sur la région. Enfin, pour ne pas déstabiliser la région, les États-Unis incitent régulièrement l’État juif à une politique aussi conciliante que possible envers ses voisins”, explique Armand Laferrère.

D’après l’auteur, pour les États-Unis, une politique de stabilité au Moyen-Orient ne peut donc pas simplement exiger toujours plus de concessions de la part d’Israël. Elle doit à la fois chercher l’apaisement des tensions présentes et garantir une paix futur à tous les pays de la région, en combinant partage des terres et arrangement de sécurité.


“La mise en oeuvre d’une telle combinaison est extrêmement compliquée, car les deux objectifs sont largement contradictoires: lorsqu’une terre est transférée aux Palestiniens, qui garantit qu’elle ne sera pas utilisée pour une nouvelle guerre contre l’État d’Israël? Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que le conflit israélo-palestinien se prolonge. Ce n’est pas le signe d’une partialité américaine: c’est simplement la preuve qu’il n’y a pas de moyens simples pour stabiliser le Moyen-Orient.”

Selon Armand Laferrère, les objectifs de l’alliance avec Israël -maintien de l’influence américaine et stabilité régionale- ne sont pas différents de ceux des autres alliances américaines au Moyen-Orient.

“Et pourtant, parmi les alliés des États-Unis, Israël occupe une place à part dans le coeur des Américains.”

Parmi tous les alliés des États-Unis, ajoute-t-il, Israël est celui qui a montré la solidarité la plus indiscutable avec l’Amérique.


“Les autres alliés ont souvent des opinions publiques plus ou moins hostiles aux États-Unis. Il arrive que leurs gouvernants encouragent activement l’amériphobie. C’est très fréquent dans le monde arabe mais aussi, à l’occasion, en Europe et en Asie, écrit-il. L’opinion publique israélienne, au contraire, est aussi massivement pro-américaine que l’opinion américaine est pro-israélienne. Pour ne prendre qu’un exemple, après les attentats du 11 septembre 2001, les populations “alliées” des pays arabes ont manifesté soit de l’indifférence, soit de la joie. Les Israéliens, eux, ont multiplié les signes de sympathie à l’endroit des Américains. En Israël, les États-Unis savent qu’ils n’ont pas seulement un allié mais un ami.”

Israéliens et Américains ne se contentent pas d’avoir un passé similaire: ils ont construit des sociétés fondées sur les mêmes valeurs, rappelle Armand Laferrère.


“Israël, comme l’Amérique, est une démocratie profondément attachée à la liberté de parole, à l’État de droit, à l’égalité des individus et à l’égalité des sexes. Cette communauté de valeurs et de mode de vie permet à l’alliance israélo-américaine d’être plus qu’un arrangement de pouvoir: une vraie fraternité.”


“Ces raisons expliquent pourquoi, alors même que la politique étrangère des États-Unis ne distingue pas Israël des autres alliances américaines du Moyen-Orient, l’État juif a une place privilégiée parmi les alliés de l’Amérique”, conclut Armand Laferrère.

 

Source : The Canadian Jewish News

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mordeh'ai
25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 13:12
23.03.2009 - 27 AdarI 5769 

L’INFORMATION SUR LA GUERRE "SAINTE" DE GAZA OU LES ASPECTS PSYCHANALYTIQUES DU CONFLIT
par Me B. RAMAS-MUHLBACH


Selon le journal Haaretz de ce 20 mars 2009, des aumôniers juifs de Tsahal auraient soutenu aux soldats que la guerre menée à Gaza en décembre 2008 - janvier 2009, était une « guerre sainte » contre les païens. C’est du moins ce qu’un officier anonyme de Tsahal (se dissimulant sous le pseudonyme « Ram ») aurait rapporté au journal. Plus précisément certains aumôniers auraient communiqué avec les soldats en affirmant : « nous sommes le peuple juif, nous devons à un miracle d'être venu sur cette terre. Dieu nous y a ramené et il nous faut maintenant combattre pour expulser les païens qui s'opposent à notre conquête de cette terre sainte ».

Ce type d’information est grandement utile pour ceux qui n’approuvent pas la politique israélienne car il rééquilibre la situation en plaçant dos à dos les belligérants et en installant dans l’esprit du public qu’il n’en est pas un qui vaille mieux que l’autre. Si en effet, les palestiniens affiliés au Hamas sont souvent présentés comme recherchant une éradication mystique des juifs, l’information sur la dimension « sainte » de la bataille de Gaza suggère que les juifs fonctionnent rigoureusement de la même façon. Ainsi, les actes des israéliens et des palestiniens apparaissent comme étant tout à fait assimilables.


Rappelons qu’il existe déjà des moyens pour illustrer que les palestiniens ne sont pas les seuls assassins, les seuls adeptes du massacre en tous genres, les seuls ennemis de la paix voire que leur comportement trouve une justification. Pour ce faire, il suffit de reprendre quelques actes isolés commis par des juifs dont la puissance symbolique et la résonance permettent de généraliser un état d’esprit individuel à l’ensemble du peuple juif.

Ainsi, pour montrer que les fanatiques ne se trouvent pas uniquement dans le camp palestinien, les critiques de la politique israélienne (qu’ils soient juifs ou non) font généralement référence à l’épisode tragique de l’assassinat d’Itzhak Rabin commis le 4 novembre 1995 alors que le Premier Ministre participait à une grande manifestation sur la paix. Ce jour, un juif a été capable d’assassiner froidement le Prix Nobel de la paix alors qu’il formulait le vœu d’une coexistence paisible et harmonieuse entre juifs et palestiniens. Bien sur, l’assassin a commis son forfait seul, il est depuis sous les verrous et l’Etat hébreu n’en a jamais fait un héros mais l’exemple suffit à lui seul pour faire douter de la sincérité, de la droiture et de l’intégrité des juifs dans leur globalité.


Un autre exemple est celui du massacre commis le 25 février 1994 par Baruch Goldstein dans la Mosquée d’Abraham située à Hébron à l’occasion duquel, 29 musulmans ont trouvé la mort et 150 autres ont été blessées. Cet épisode abondamment exploité illustre une nouvelle fois que les meurtriers ne sont pas tous du même côté puisqu’un juif religieux est capable de faire irruption dans un lieu de culte musulman afin d’abattre froidement des fidèles venus s’y recueillir.

Aujourd’hui, l’information concernant l’appel (supposé) à la « guerre sainte » des aumôniers de Tsahal permettra d’alimenter la critique sur l’intervention militaire à gaza tout en rappelant que les palestiniens n’ont pas le monopole de l’appel à la « guerre sainte » puisque les juifs sont également, et de façon tout aussi absurde et insensée, capables de s’engager dans un combat de cette nature.

Bien évidemment, la divulgation de cette information n’est pas anodine : tout d’abord, le principe d’une guerre de religion agace passablement les laïcs et tourne en dérision toute philosophie de la vie qui repose sur l’existence de D. Par ailleurs, si les juifs mettent en avant les hautes considérations morales de leur système de foi, ils n’ont finalement aucune leçon à donner à personne. Enfin, si l’on a coutume de dire ou de penser (à tort) que les palestiniens affiliés au Hamas ont des méthodes criminelles inhumaines, barbares, sanguinaires, fondées sur un message religieux bien cruel, les juifs ne valent finalement pas mieux, voire fonctionnent sur le même mode.

En réalité, il serait peut être intéressant de s’interroger sur le point de savoir si la divulgation de ce type d’information ne trouve pas son explication dans la psychanalyse.

Traditionnellement, ce sont les palestiniens ou les ennemis d’Israël qui reprennent en boucle les évènements tragiques dans lesquels les juifs sont impliqués pour jeter le discrédit sur la nation juive.

De tels exemples repris dans les articles de presse ou les messages religieux islamistes palestiniens, sont un excellent support pour rappeler que les juifs ont pris leur terre, que les juifs veulent les enfermer dans une prison à ciel ouvert, que les juifs empoisonnent leur rivière, que les juifs ont pour projet de contrôler le monde en général et les nations musulmanes en particulier, et qu’enfin ils veulent s’accaparer des terres musulmanes situées entre le Jourdain et la Méditerranée...

Ce mécanisme porte un nom, la projection.

Il consiste pour une personne à accuser l’autre de ses propres problèmes et à le détester en voyant en lui les traits refoulés de sa propre psyché, c'est-à-dire les défauts qu'elle ne peut voir en elle-même. Ce faisant, les palestiniens cultivent une relation de haine à l’égard de leur ennemi dont ils sont pourtant incapable de se passer.

Chez les palestiniens, la projection de leurs défauts sur les juifs les amène à les détester sans pour autant les connaître, et sans qu’il soit besoin de s’interroger sur les causes à l’origine de ce sentiment, en l’occurrence les peurs installées dans leurs esprits. Grâce à la projection, les palestiniens voient chez les juifs leurs propres maux sans comprendre que le problème vient d’eux et par le mécanisme du transfert, les palestiniens reportent sur les juifs les éléments de leur nature profonde, leur mode de pensée, leurs émotions et leurs sentiments.

Notons que si le mécanisme de la projection intéresse les ennemis d’Israël et ce, de type extraverti, il se retrouve également chez certains juifs qui éprouvent une haine d’eux même et cherchent à se détruire par un mécanisme de projection qui fonctionne alors de manière inversé, et donc de type introverti.

Dans ce type de projection, le juif (introverti) s’accuse de tout et projette sur lui (ou sur le peuple juif) la représentation négative qu’il a de lui-même (ou du peuple juif). Il agit en véritable autodestructeur de sa propre image, étant souvent incapable de faire la distinction entre la faute des autres et la sienne (ou celle du peuple juif), la gravité des actes des autres et ses propres motivations (ou celle du peuple juif).

Ainsi, la projection sur la représentation intérieure concentre l'énergie négative sur la personnalité fantasmée et conduit à se sentir coupables de tout, y compris des actes ratés des autres.

Les phénomènes comportementaux sont multiples mais n’en restent pas moins lisibles.

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mordeh'ai - dans Point de vue
25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 12:40
25/03/2009
Freddy Eytan pour Le CAPE link

Le 24 mars 1999, il y a juste une décennie, l'OTAN a lancé une opération militaire de grande envergure contre la Serbie. Un bombardement massif qui a duré 78 jours et a tué plus de 1500 civils. Dans cette guerre déclenchée contre un pays européen, des cibles civiles et notamment des hôpitaux ont été touchés et détruits. Des crimes de guerre flagrants et graves ont été commis.  Plus de 850 000 Albanais ont été expulsés soit 90 pour cent des Albanais du Kosovo. 3000 personnes ont "disparu".
Depuis, aucune enquête sérieuse n'a été entreprise, aucun général ni officier de l'organisation Atlantique n'a été traduit en justice, aucune manifestation dans les rues de Paris, Londres, Madrid  et Rome. Quant à l'ONU, c'est le mutisme complet.
Les pays européens, membres de l'OTAN, et notamment la France, championne des droits de l'Homme, ne s'inquiètent plus du sort des Albanais ni des violations contre des civils, ni non plus du sort de la communauté  musulmane de l'ex Yougoslavie.
Le 27 décembre 2008, Israël a lancé une opération militaire contre le Hamas. Elle a été déclenchée après de longues hésitations et suite à des attaques terroristes quotidiennes contre des villages israéliens. Depuis, il n'y a pas un seul jour où la presse européenne et particulièrement française ne parle pas des  "exactions " et de "crimes de guerre" de Tsahal. Des rapporteurs de l'ONU se précipitent dans la bande de Gaza  pour exiger une enquête internationale. Des ONG  se déchaînent et revendiquent le droit de traduire en justice les officiers de Tsahal pour des crimes contre l’humanité.
Nous avons connu le même scénario en 2003, lors du "massacre" imaginé dans le camp de Jenin.
Deux conflits, deux opérations militaires, deux poids, deux mesures. Le blitz sur le  Kosovo  est justifié et une opération défensive de Tsahal est condamnée. Des crimes graves contre des civils sont pardonnés et des rumeurs sur des" tirs non justifiés" sur des  Palestiniens font la manchette des journaux avant même de procéder à une sérieuse enquête. 
Toutes les guerres sont meurtrières et sales. Il y a eu des bavures  à Gaza car nous combattons  contre une organisation terroriste abjecte qui se sert de femmes et d'enfants comme boucliers humains et des ambulances pour transporter des armes et des munitions. Tsahal demeure l'armée la plus morale du monde. Aucune armée au sein de l'OTAN et sans doute pas l'armée Rouge n'a épargné des civils, et n'a prévenu  avant chaque attaque imminente. Les critiques abusives et  les condamnations systématiques de la presse, des ONG  et de l'ONU deviennent obsessionnelles, ridicules et pathétiques.   
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mordeh'ai - dans Politique
25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 10:24
Par OLIVIER RAFOWICZ  24.03.09 pour JPost

5 juillet 2009, onze heures du matin
.
Les télévisions du monde condamnent Israël. L'Etat juif vient de lancer une opération militaire sur l'Iran. On lui reproche d'avoir enfreint tous les droits et bafoué toute morale en s'attaquant à un pays souverain qui ne lui avait pas déclaré la guerre.
                                                                                                     
Depuis son offensive menée à Gaza, l'Etat hébreu n'a cessé de voir son image se ternir. Cette atmosphère plus que préoccupante entraîne dans son sillage une nouvelle vague d'antisémitisme et de déligitimation de l'Etat juif.Elle s'exprime dans la presse mondiale, ou par la voix d'artistes et pamphlétaires de tous bords qui ne cessent de mélanger les mauvais genres.

Ce soir, le Vatican est hors de lui, Israël a osé frapper l'Iran. Une multitude d'ONG clament haut et fort que l'aviation israélienne a bombardé des villes et des sites civils, créant un début de chaos humanitaire dans les villes de Bushehr, Téhéran et Ispahan.

Des images des raids montrent des milliers de réfugiés, surtout des femmes et des enfants, en pleurs, se demandant pourquoi ils doivent fuir sur les routes iraniennes.

Sur les grandes chaînes de télévision occidentales, on s'interroge sur le bien-fondé de l'attaque israélienne sur l'Iran. Commentateurs chevronnés, analystes militaires et politiques se relaient sur les plateaux afin d'expliquer et comprendre les objectifs de l'action militaire israélienne      
 
avant d'en déduire les conséquences géopolitiques.


 
Du nucléaire pour du pétrole

Les chaînes d'information arabophones se déchaînent. Les Juifs envisageraient de détruire la chiaa (chiisme), l'aviation israélienne aurait d'ailleurs pour objectif de raser la ville sainte de Qods et peut être même de bombarder la Mecque. En l'espace de quelques heures, l'Iran symbolise le monde musulman tout entier à qui l'on interdit le droit de vivre et d'exister.

De par le monde, des centaines de milliers de musulmans et de pacifistes manifestent devant les ambassades israéliennes. Les cortèges anti-israéliens se font de plus en plus nombreux dans les rues de Londres, Paris, Stockholm, Berlin. Des portraits à l'effigie d'Ahmadinedjad, Nasrallah, Ismail Hanyeh ou l'évêque Williamson sont arborés.

Les ayatollahs, en particulier Ali Khamenei et Ali Rafsandjani, apparaissent devant les caméras des agences de presse et se présentent comme les victimes de l'ordre sioniste mondial et de son allié américain. Comment est-il possible, d'ailleurs, que des avions de chasse israéliens, 200 de type F-22, F-15 et F-16, tous de fabrication américaine, soient impliqués dans la mort de centaines de civils iraniens. "L'Iran, qui aspire à la paix et à un islam juste et pacificateur, ne mérite pas un tel châtiment", entend-on.

Aux questions des journalistes sur la politique nucléaire iranienne et sa volonté exprimée dans le passé de rayer Israël de la carte, Ali Khamenei répond : "L'Iran n'a jamais voulu employer l'arme nucléaire contre qui que ce soit, mais voulait montrer au monde entier qu'une nation chiite qui croit en Allah, qui veut promouvoir un Djihad positif pour les peuples et libérer la Palestine, a le droit à l'arme suprême." Il poursuit : "Un chef suprême doit détenir l'arme suprême. C'est ce que Khomeiny nous avait déjà enseigné à l'époque, à Nofle-le-château."

La Russie a placé ses troupes en état d'alerte et exige un arrêt immédiat de l'action israélienne qui n'a toujours pas été commentée du côté de Jérusalem. De source militaire proche des Gardiens de la révolution, deux tiers des installations nucléaires du régime auraient été détruits ou mis hors d'état de fonctionnement. Un nuage radioactif se propagerait même d'un réacteur fissuré, près de la ville d'Ispahan. L'Iran accuse Israël d'avoir produit une catastrophe nucléaire, menaçant directement des millions d'habitants. Selon le président Mahmoud Ahmadinedjad, tout juste réélu, son pays a été attaqué injustement par l'entité sioniste "illégale" et "le monde entier doit désormais s'unir pour détruire la raison du mal et des guerres dans cet univers".

Toutes les télévisions occidentales évoquent une action disproportionnée menée à l'encontre de l'Iran et parlent désormais d'un risqué de conflit à l'échelle planétaire. Israël est mis au banc des accusés. Les dirigeants occidentaux se réunissent en urgence pour mettre sur pied un plan d'aide à l'Iran, intitulé "Du nucléaire pour du pétrole". Selon ce programme, l'Iran aurait le droit d'obtenir la capacité nucléaire sous contrôle de l'OTAN et de la Russie, en échange d'une exportation d'or noir continue vers l'Ouest.
Au même moment, les roquettes du Hamas et du Hezbollah, et plusieurs fusées iraniennes, frappent les grandes métropoles de l'Etat hébreu. Mais les caméras sont inlassablement tournées vers Téhéran ou Bushehr et omettent de relater les centaines de victimes civiles israéliennes.
L'évêque Williamson est le premier à dénoncer le "génocide iranien". Pour lui, non seulement les Juifs n'ont pas connu la Shoah, mais au contraire, ce sont eux qui la mettent à exécution contre tout un peuple et une nation respectueuse.

Quelques prises de position courageuses des amis d'Israël se font entendre, qui, chiffres à l'appui, expliquent que Jérusalem a décidé cette opération contre l'Iran au moment opportun, avant d'être anéantie par une frappe nucléaire. Mais pour la communauté internationale, il fallait continuer à discuter. C'est la diplomatie qui doit rester la règle, pas la force. Des organisations des droits de l'Homme appellent à un embargo total de l'Etat hébreu et à ce que les dirigeants israéliens soient jugés.


Invraissemblable et pourtant tellement réel

Benoît XVI tend la main au président iranien et lui exprime son soutien dans cette épreuve terrible à laquelle il fait face. "Le monde n'oubliera jamais la tragédie de Téhéran", lui dit-il.
Un tel scénario relève davantage de la fiction noire que de la réalité rationnelle. Mais que cherche réellement à obtenir le président iranien ? A force de menacer Israël de destruction, d'aller à l'encontre de la communauté internationale, ne met-il pas en place lui-même les conditions d'une frappe militaire préventive contre son pays


lire la suite du récit sur JPOST

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mordeh'ai - dans Histoire
25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 09:49
PAR Michel Gurfinkiel.

Dans le numéro de février de la revue conservatrice  Commentary, Shmuel Rosner revient sur le paradoxe des Juifs américains, qui ont préféré à deux reprises, aux présidentielles de 2004  et 2008, des candidats démocrates au pro-israélisme tout relatif, John Kerry d’abord, qui a obtenu 74 % de leurs suffrages, Barack Obama ensuite, qui en a obtenu 77 % , à des  candidats républicains ardemment pro-israéliens,

George W. Bush puis John McCain.

La plupart des commentateurs expliquent ce choix aberrant par le poids de l’histoire. Jusqu’aux années 1970, les démocrates étaient dans l’ensemble favorables aux causes juives et à Israël, les républicains défavorables ou au mieux indifférents. Depuis quarante ans, les choses ont changé : les démocrates se sont peu à peu éloignés des Juifs et d’Israël, tandis que les républicains s’en rapprochaient. Mais pour la plupart des électeurs juifs, le pli était pris : démocrates, good ; républicains, bad. En outre, l’épisode George H. W. Bush, président de 1989 à 1993, n’a rien arrangé. Avec ses acolytes James Baker et Brent Scowcroft, ce dernier était en effet revenu momentanément à la ligne républicaine classique. Ce qui a brouillé l’image de son fils George W. Bush, qui incarnait un courant totalement différent du même parti.

Mais Rosner avance une autre explication. Si le pro-israélisme de Reagan et du second Bush n’a pas été pris en compte par l’électorat juif, c’est tout simplement, selon lui, parce qu’Israël a cessé d’être important aux yeux de ce dernier. Les chiffres qu’il avance heurteront certains  lecteurs de Commentary, semblent difficilement réfutables.

Selon un sondage commandité en 2008 par l’une des principales organisations juives américaines, l’American Jewish Committee ou AJC, 54 % des Juifs américains voulaient que les candidats s’expriment davantage à propos de l’économie, et 3 % seulement à propos d’Israël. Ceci, à un moment où Israël était confronté à la menace nucléaire iranienne, aux bombardements du Hamas et à la reconstitution du potentiel hostile du Hezbollah au Liban. Au même moment, l’organisation juive de gauche J Street publiait un autre sondage où, à la question « quelle est selon vous la question la plus importante qui se posera au président et au Congrès après les élections », 55% des Juifs américains répondent l’économie, 33 % l’Irak, 15 % l’énergie, 12 % l’environnement et 8 % Israël.

Rosner apporte deux précisions importantes. D’abord, le taux de soutien à Israël décroît avec l’âge. Selon une troisième enquête publiée par le Hebrew Union College, le séminaire des rabbins réformés, 54 % des Juifs de plus de 65 ans affirment qu’Israël est le facteur principal dans leur choix électoral. On tombe ensuite à 39 % des Juifs âgés de 35 à 54 ans, et 29 % des Juifs âgés de moins de 35 ans.

Deuxièmement, ces chiffres s’appliquent à l’ensemble des Juifs américains. Mais pas aux orthodoxes, qui représentent 20 à 25 % d’entre eux. Dans l’ensemble, les Juifs orthodoxes ont voté républicain en 2004 et en 2008. Dans l’ensemble, ils considèrent Israël comme une priorité absolue. Et les jeunes Juifs orthodoxes sont aussi pro-israéliens que leurs aînés.

Rosner note que les Juifs orthodoxes « sont en moyenne plus jeunes que les autres Juifs, et croissent plus vite » - ce qui pourrait conduire, dans une génération ou deux, à une situation où le judaïsme américain serait globalement à droite. Mais il n’aborde pas de front la question que chacun ne peut manquer de se poser : pourquoi les Juifs non-orthodoxes – les quatre cinquièmes de Juifs américains - sont de moins en moins pro-israéliens ?

Répondons à sa place : parce que les Juifs non-orthodoxes sont de moins en moins juifs. Par définition, le judaïsme non-orthodoxe, réformé ou « conservative » (massorti), impose moins d’obligations à ses fidèles que le  judaïsme orthodoxe. Par définition, il montre moins d’exigence en matière de conversion. A la première génération, cette ouverture peut apparaître comme un signe de vitalité. A la seconde, elle conduit à la création d’une communauté à l’identité incertaine, où la moitié au moins des fidèles peuvent « zapper » entre un héritage juif et un héritage non-juif. A la troisième génération, le judaïsme s'efface au profit de syncrétismes divers.

La dérive d’un judaïsme américain en voie de déjudaïsation ne se manifeste pas seulement sur le plan électoral. Elle se traduit également par une soudaine baisse de combativité pro-israélienne (notamment sur Durban II) d'organisations communautaires tenues jusqu’ici pour « inconditionnelles », notamment l'AJC. Ou par la création de lobbies juifs d’extrême-gauche ouvertement destinés à « faire pression » sur Israël en vue d’une capitulation stratégique devant le nationalisme arabo-islamique, notamment J Street. A terme, c’est bien un schisme national qui pourrait se dessiner, au delà de l’éclatement religieux.

© Michel Gurfinkiel & Hamodia, 2009

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mordeh'ai - dans Point de vue
23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 23:25
Par Shraga Blum
lundi 03/23/2009

Dès l’élection de Michael Ben-Ari (Ihoud Leoumi), le rouleau compresseur médiatique s’est mis en branle pour stigmatiser le nouveau député de l’infâme signe de Caïn, “disciple du Rav Kahana”. Sans prêter attention aux qualités humaines de la personne ou tout simplement à ses idées, il était déjà cloué d’avance au pilori, partageant même avec David Rotem, d’Israël Beiteinou, le privilège d’être interrompu et mis hors antenne dès le début lors d’une interview par Aryeh Golan sur Reshet Beth de Kol Israël.

 

Personne n’est obligé d’adhérer aux principes que défendaient le Rav Kahana, mais on ne peut pas non plus reprocher à qui que ce soit d’y souscrire, et la moindre des choses pour des démocrates authentiques serait de débattre avec les idées plutôt que de vociférer des slogans et d’ostraciser ceux qui s’en réclament, alors que de l’autre côté on accourt pour prendre la défense de la liberté d’expression de ceux qui à la Knesset utilisent la démocratie pour saper l’Etat d’Israël.

 

L’une des idées maîtresses de la pensée de Rav Kahana, il y a déjà trente ans, était le danger que représenterait à terme la population arabe citoyenne de l’Etat d’Israël. Sous les ricanements ou les insultes, il annonçait, en plus de l’irrédentisme national palestinien, le réveil d’une rebellion venue des zones à fort population arabe au sein même de l’Etat d’Israël dans ses frontières d’avant 1967, et qui serait le problème n°1 auquel Israël serait confronté pour sa survie même.

 

Cela fait plusieurs fois qu’une organisation se présentant sous le nom de “Libérateurs de la Galilée” revendique des attentats sanglants ou tente d’en perpétrer. En 2003, l’assassinat d’un soldat était revendiqué par ce mouvement, et en 2007, un vigile était visé devant la Yeshiva “Ateret Cohanim” en Vieille Ville de Jérusalem, mais réussit à tuer le terroriste. A nouveau, cette étrange organisation affirmait avoir armé le bras du terroriste. Les “Libérateurs de la Galilée” se sont également attribué la responsabilité de l’attentat à la Yeshiva “Merkaz Harav” en 2008, mais sans que la chose soit confirmé jusqu’à présent. Dernier cas en date, l’énorme charge explosive (50kg) déposée samedi soir dernier dans une voiture stationnée devant un canyon empli de monde à Haïfa. Selon tous les avis, si le système de mise à feu n’avait pas connu de panne, le carnage aurait été terrible. Et pour couronner le tout, cette même mouvance a avertit “qu’elle préparait une attentat spectaculaire comme Israël n’en n’a jamais connu”.

 

Même si revendication n’est pas forcément preuve, les services de Police de la région nord du pays constatent une augmentation régulière des activités hostiles et terroristes en Galilée, dans les région de Sakhnin ou Kfar Manda notamment. On ne compte plus les jets de pierres vers des véhicules israéliens sur certains axes de Galilée, privilège jadis réservé à la Judée-Samarie. Selon certaines sources de renseignement, les “Libérateurs de la Galilée” seraient soutenus logistiquement par le Hezbollah libanais.

 

Il est inutile de se voiler les yeux, il existe des liens culturels, familiaux, linguistiques et religieux entre les Palestiniens de Judée-Samarie, ceux de Gaza, et leurs frères qui vivent à l’intérieur des frontières actuelles de l’Etat. Il est évident aussi que les confrontations passées et futures avec les terroristes palestiniens entraîneront une solidarité de plus en plus forte et affichée des habitants des villes et villages arabes envers leurs frères. Phénomène identique dans les villes mixtes telles que Nazareth ou Akko.

 

Que peut et doit faire l’Etat d’Israël face à ce péril rampant?

 

Pour éviter le syndrôme des “territoires perdus de la République”, l’Etat d’Israël doit manifester sa présence visible et ferme sur tout le pays à travers de nombreux aspects: multiplication d’institutions juives en Galilée, dans le Néguev et dans la partie orientale de Jérusalem, renforcement de l’Etat de Droit, octroi de permis de construction pour les citoyens arabes dans certaines zones, imposition d’un Service National Civil au service de la population arabe, instruction civique dans les écoles, présence et respect du drapeau et des symboles de l’Etat dans tous les bâtiments publics.

 

Il reste à poser la question aux partisans du “Deux Etats pour deux peuples” dans lequel des deux Etats ils comptent insérer la Galilée lorsque soufflera un jour le vent de la révolte et de la sécession, puis un jour le Néguev, puis un jour….puis un jour….

 

Source Arutz 7

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mordeh'ai - dans Sécurité
23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 22:56

 par Amir Gutfreund écrivain israélien

 

 L’écrivain israélien Amir Gutfreund signe, lundi 23 mars 2009, un article dans le Monde où il s’inquiète de l’appréhension incohérente dont fait preuve l’Europe de la situation au Proche-Orient 

                                                                                                                                                                                             

En somme, tout le problème vient de moi. J'adore l'Europe, et ma conception de l'avenir est toujours dépendante d'une vision du monde qui a pour base le mode de vie européen. Bref, je suis un amoureux ! Et justement pour ça, en vertu du pouvoir prophétique typique du soupirant éconduit, j'ai la faculté d'anticiper mes déconvenues. Oui, je suis un homme de gauche, autrement dit quelqu'un qui veut la paix à tout prix et qui est prêt, pour cela, à d'énormes concessions ; et en même temps, les dernières élections ne m'ont pas surpris. Je ne les interprète nullement comme si les Israéliens étaient bouchés à l'émeri devant la paix, mais comme une réaction aussi instinctive que salutaire.

Ce qu'Israël demande ? Une pause. Qu'on nous permette d'hésiter encore un peu avant d'en venir à des décisions irrévocables. Les raisons qui ont poussé l'opinion publique israélienne "à droite" ne me sont pas étrangères, tout électeur "de gauche" que je sois. Le fait est que c'est facile d'en faire abstraction quand on habite une des plaisantes cités d'Europe : tout accord de paix, aussi précaire soit-il, représente en effet pour Israël la mise en jeu de sa propre existence. La preuve ? Une concession sur certains territoires situés en bordure du centre d'Israël nous laisserait un territoire dont la largeur ne dépasserait pas parfois 15 km. Oui, 15 ! Chers lecteurs, l'un d'entre vous pourrait-il se sentir vraiment au large en vivant enserré dans des frontières plus étroites que celles de Paris ?

Au cours des dernières décennies, la paix a paru à portée de main, puis tout est parti en vrille, et je me demande finalement si elle était si proche, cette paix, ou si nous avons rêvé de châteaux en Espagne. Les choses montrent en tout cas qu'aucune de nos avancées dans cette direction n'a été payée de retour, à savoir comme elle aurait dû l'être en bonne logique : par une amélioration de la situation. Au contraire, le cauchemar n'a fait qu'empirer. Les leaders de droite ont donc beau jeu de se camper devant nous en jactant, et nous lancer des : "On ne vous l'avait pas dit ? Pas vrai qu'on vous l'avait dit ?" Et on leur lâche à mi-voix : "Oui, vous l'avez dit", tout en cherchant à expliquer pourquoi ils n'ont raison qu'en surface. Mais on s'empêtre ; quelque chose en nous est tenté de se joindre à la course côté droit pour pouvoir hurler avec elle : "On vous l'avait bien dit, non ?" Et avoir enfin raison.

J'ai une appréhension bien à moi concernant la victoire de la droite en Israël. Je ne prends pas à la légère les risques que comporte un tel gouvernement. Mais il n'y a pas besoin d'être de droite pour sentir qu'un changement profond s'est récemment opéré dans la réalité qui est la nôtre au Proche-Orient. Un facteur nouveau, dont les Européens se sont insuffisamment rendu compte, est intervenu, je veux parler de l'intégrisme islamique.

Arrivée au pouvoir de la droite israélienne inquiète les Européens, dit-on. Et quand l'Europe s'inquiète d'Israël, moi, Israélien, je commence à "flipper" dur. Je sais d'expérience que ce genre d'inquiétudes finit toujours par avoir des conséquences néfastes.

Aux dernières élections, j'ai voté pour le perdant, autrement dit : à gauche, et même, le bulletin que j'ai glissé dans l'urne est allé à un parti qui s'est pris une raclée monumentale. Mais pour ce qui est de mes angoisses sur le programme de la droite de mon pays, ça va : je peux gérer. Les initiatives européennes, non.

En somme, tout le problème vient de moi. J'adore l'Europe, et ma conception de l'avenir est toujours dépendante d'une vision du monde qui a pour base le mode de vie européen. Bref, je suis un amoureux ! Et justement pour ça, en vertu du pouvoir prophétique typique du soupirant éconduit, j'ai la faculté d'anticiper mes déconvenues. Oui, je suis un homme de gauche, autrement dit quelqu'un qui veut la paix à tout prix et qui est prêt, pour cela, à d'énormes concessions ; et en même temps, les dernières élections ne m'ont pas surpris. Je ne les interprète nullement comme si les Israéliens étaient bouchés à l'émeri devant la paix, mais comme une réaction aussi instinctive que salutaire.

Ce qu'Israël demande ? Une pause. Qu'on nous permette d'hésiter encore un peu avant d'en venir à des décisions irrévocables. Les raisons qui ont poussé l'opinion publique israélienne "à droite" ne me sont pas étrangères, tout électeur "de gauche" que je sois. Le fait est que c'est facile d'en faire abstraction quand on habite une des plaisantes cités d'Europe : tout accord de paix, aussi précaire soit-il, représente en effet pour Israël la mise en jeu de sa propre existence. La preuve ? Une concession sur certains territoires situés en bordure du centre d'Israël nous laisserait un territoire dont la largeur ne dépasserait pas parfois 15 km. Oui, 15 ! Chers lecteurs, l'un d'entre vous pourrait-il se sentir vraiment au large en vivant enserré dans des frontières plus étroites que celles de Paris ?

Au cours des dernières décennies, la paix a paru à portée de main, puis tout est parti en vrille, et je me demande finalement si elle était si proche, cette paix, ou si nous avons rêvé de châteaux en Espagne. Les choses montrent en tout cas qu'aucune de nos avancées dans cette direction n'a été payée de retour, à savoir comme elle aurait dû l'être en bonne logique : par une amélioration de la situation. Au contraire, le cauchemar n'a fait qu'empirer. Les leaders de droite ont donc beau jeu de se camper devant nous en jactant, et nous lancer des : "On ne vous l'avait pas dit ? Pas vrai qu'on vous l'avait dit ?" Et on leur lâche à mi-voix : "Oui, vous l'avez dit", tout en cherchant à expliquer pourquoi ils n'ont raison qu'en surface. Mais on s'empêtre ; quelque chose en nous est tenté de se joindre à la course côté droit pour pouvoir hurler avec elle : "On vous l'avait bien dit, non ?" Et avoir enfin raison.

J'ai une appréhension bien à moi concernant la victoire de la droite en Israël. Je ne prends pas à la légère les risques que comporte un tel gouvernement. Mais il n'y a pas besoin d'être de droite pour sentir qu'un changement profond s'est récemment opéré dans la réalité qui est la nôtre au Proche-Orient. Un facteur nouveau, dont les Européens se sont insuffisamment rendu compte, est intervenu, je veux parler de l'intégrisme islamique.

Rituellement, quelqu'un vient faire miroiter aux yeux des Palestiniens la promesse de succès supplémentaires, de victoire totale pourvu qu'ils se retiennent, pourvu qu'ils sachent résister au compromis en cours. Depuis quelque temps, ce sont les islamistes qui officient. Par là je ne vise pas tout l'islam ni tous les musulmans (je n'ai, moi, aucun goût pour les manifs monstres dont le clou est de brûler ma fiole en effigie !), mais, sans conteste, un vent d'extrémisme islamique souffle.

Si naguère le conflit israélo-palestinien a pu être soluble dans le cadre d'un partage des ressources, de solutions humanitaires, c'est sûr qu'aujourd'hui, alors que les données du problème n'ont apparemment pas changé, aucun espoir de ce type n'est plus envisageable.

Des pans entiers de la population palestinienne croient désormais dur comme fer les promesses d'un djihad mondialisé. Et c'est bien là que le bât blesse : le problème - le conflit - est en apparence seulement resté ce qu'il avait toujours été. Erreur ! Il a changé de bases, et, je le déplore, une grande partie des pacifistes, dans notre région et partout ailleurs dans le monde, n'a pas vraiment pris conscience du tour de passe-passe auquel s'est livrée ici l'Histoire.

Il y a dix ans, en effet, j'étais convaincu que des concessions israéliennes conduiraient à la paix. Désormais, je suis au contraire persuadé que les retraits les plus spectaculaires ne serviront à rien : de paix il n'y aura pas. Pas maintenant. Ceux qui ont en main la gestion des relations israélo-palestiniennes ne sont pas des responsables qui la désirent, pas plus qu'ils n'agissent en vue du bien des Palestiniens. Israël n'a jamais été et ne sera jamais réfractaire à la paix, comme on essaye parfois de le laisser croire.

Cela vient peut-être de ce que la société israélienne vit selon des normes occidentales, confortables aux points de vue économique et culturel, et que, du coup, nous serions censés n'avoir aucune inclination au changement. A l'inverse, le camp palestinien, celui de la pauvreté et de la souffrance, devrait être enclin à exploiter le moindre lumignon de paix.

Mais j'ai l'impression que cette situation s'est inversée. Côté israélien, les coeurs se serrent à l'idée que rien d'extraordinaire ne peut sortir du contexte actuel. C'est pour cela aussi que de fieffés hommes de droite avaient soutenu Oslo et que la majorité des Israéliens, la droite comprise, étaient favorables au retrait unilatéral de Gaza, fût-ce à contrecoeur. Côté palestinien, un processus inverse s'est enclenché ; on s'y enthousiasme maintenant pour les opportunités que recèle l'attente : obtenir plus, et à de meilleures conditions dans l'avenir.

Peut-on espérer convaincre les Européens que cette mutation a bel et bien eu lieu ? L'espoir, je le devine, est faible. Surtout quand on constate la paralysie qui les saisit dès lors qu'ils doivent affronter le radicalisme musulman. Cet islam-là, indépendamment de ce qui se passe en Israël, tétanise les Européens. Ils le craignent et s'y opposent, mais redoutent plus encore que leur opposition les fasse paraître sous un jour arrogant, raciste, colonialiste. Stigmatiser l'arrivée de la droite au pouvoir en Israël et en faire le noeud du problème, c'est tellement plus facile ! Moi, l'amoureux transi et déçu, je peux déjà imaginer les gros titres de la presse européenne l'année prochaine.

La mise à l'épreuve suivante de l'Europe est pour bientôt. Elle aura lieu en Suisse à l'occasion de la conférence contre le racisme qui a déjà eu droit au sobriquet de "Durban II". J'imagine déjà la scène. Le délégué d'un pays où des fillettes de 8 ans sont mariées de force à des vieillards proclamera son indignation devant la situation des droits de l'homme en Israël ; le délégué d'un Etat qui subventionne la terreur partout dans le monde portraiturera Israël en Etat terroriste.

L'ambassadeur d'une nation où un tribunal a prononcé une peine de viol collectif sur une jeune fille dont le frère avait attenté à l'honneur d'une autre femme dissertera sur la politique scandaleuse d'Israël par rapport à ses minorités. Et celui d'un pays qui fomente la guerre à toutes ses frontières parlera de l'inquiétude qui l'étreint face au bellicisme israélien.

Mais l'image qui serait la plus terrible pour moi, ce serait celle de diplomates européens cravatés écoutant les orateurs avec attention et une mine sérieuse. Ah oui, ils seront beaux à voir, avec leur costume sur mesure, avec leurs bésicles à la dernière mode conservatrice, avec dans l'expression du regard mille ans de civilisation dominatrice. "Durban II" est un événement si parodique, si grotesque, qu'on pourrait croire qu'il a été taillé pour dessiller les yeux des incrédules, pour faire bouger les lignes.

Mais ce réveil de la conscience européenne n'aura sans doute pas lieu. L'Europe, qui représente le véritable objectif de l'intégrisme islamique, continuera à se préoccuper de ce qui arrive en Israël. Comme si le plat de résistance devait s'inquiéter de l'apéritif.

Et pourtant, dans un sursaut d'optimisme, je voudrais m'efforcer de donner des aliments à l'amour sincère que je porte à l'Europe, à ma conviction que sa culture a encore quelque chose à proposer au reste du monde. Ce serait un code confidentiel entre nous, la marque que quelque chose a enfin changé : quand la conférence de "Durban II" sera ouverte, que commenceront les discours délirants sur Israël, vous allez créer la surprise.

Oui, vous allez vous précipiter à la tribune et vous tenterez d'expliquer aux extrémistes ce que vous pensez d'eux. Essayez, vous, au moins une seule fois, de les tarabuster.

Ce n'est pas facile, mais c'est infiniment moins inquiétant comme horizon que ne l'est pour nous, Israéliens, le jeu que vous nous poussez à jouer. Et ce sera le signal que, oui, peut-être, ça va enfin changer !

Traduit de l'hébreu par Nicolas Weill


Amir Gutfreund écrivain israélien Né en 1963, il a suivi une formation de mathématicien au Technion d'Haïfa et est ancien colonel de l'armée de l'air. Son premier roman, "Les gens indispensables ne meurent jamais ", publié en 2000, a reçu le prix Sapir. Il a été traduit en français en 2007 et publié chez Gallimard. Ce récit raconte de façon sensible le choc générationnel entre jeunes Israéliens et survivants vieillissants d'une Europe où a eu lieu la Shoah

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mordeh'ai - dans Société
23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 10:02

Le rapport confidentiel de l’Union européenne sur Jerusalem-Est

NOUVELOBS.COM 19.03.2009

Dans un rapport confidentiel daté du 15 décembre 2008, dont le Nouvel Observateur a obtenu une copie, l’Union européenne accuse le gouvernement israélien d’utiliser le développement de la colonisation, la construction du mur de séparation, la planification des voies de circulation, l’instauration du régime des permis de résidence et de déplacements imposés aux Palestiniens pour "poursuivre activement l’annexion illégale de Jérusalem-Est".
Dû à l’initiative du consul général du Royaume-Uni à Jérusalem, ce document de 20 pages, illustré de plusieurs cartes, est le fruit des contributions des consuls généraux des pays de l’Union Européenne à Jérusalem et des chefs de leurs bureaux à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne.

L’intention de séparer Jérusalem-Est de la Cisjordanie


Après avoir rappelé que la politique de l’Union européenne, face à la question de Jerusalem est fondée sur la Résolution 242 des Nations-Unies, c'est-à-dire sur le caractère "inadmissible de l’acquisition de territoires par la force", le document constate que "la construction de colonies à Jerusalem-Est et autour de Jerusalem-Est continue à un rythme rapide, contrairement aux obligations d’Israël, au regard de la légalité internationale et de la Feuille de route, réaffirmées à Annapolis"." Sur un total de près de 470.000 colons dans les Territoires palestiniens occupés, poursuit le rapport, 190.000 (soit 40%) vivent dans Jerusalem-Est et 96.000 dans les colonies autour de Jérusalem, la majorité étant rassemblée dans de grands blocs de colonisation comme Givat Ze’ev, Etzion, et Ma’ale Adoumim". Le développement de la colonisation dans la vielle ville et autour de Jérusalem, la construction et le développement projeté des principaux blocs de colonisation existant, la mise en œuvre du plan "E-1" reliant Jerusalem à Ma’ale Adoumim "indiquent une intention de séparer l’ensemble de Jérusalem-Est et les blocs de colonies qui l’entourent de la Cisjordanie".


La barrière de séparation, future frontière de l’État d’Israël ?


Les infrastructures de transport, construites et projetées par Israël, comme la poursuite de la construction du mur de séparation contribuent également, selon le document, à saper les bases d’une future négociation. "86% du trajet de la barrière, y compris à Jerusalem-Est, constatent les auteurs du rapport, sont à l’intérieur de la ligne d’armistice de 1949 (la Ligne verte) en Cisjordanie. La barrière s’éloigne de la Ligne verte pour inclure 80 colonies, dont 12 à Jérusalem-est, où vivent 385.000 colons israéliens, du côté 'israélien' du mur". "Il n’est donc pas difficile de comprendre, poursuit le document, que nombre de Palestiniens redoutent de voir la barrière de séparation devenir la future frontière avec l’Etat d’Israël". Alors que, selon le rapport, 285.000 Palestiniens qui résident aujourd’hui entre le mur et la Ligne verte sont désormais coupés de la Cisjordanie, le franchissement des checks point et le régime des permis imposés aux Palestiniens a été durci. "Ces restrictions, écrivent les diplomates européens, soumettent la vie quotidienne des Palestiniens à des contraintes qui à leur tour, accroissent la frustration et nourrissent l’extrémisme".


La politique israélienne des faits accomplis affaiblit le soutien au processus de paix


Ajoutées à la colère provoquée par la politique israélienne de démolition des maisons palestiniennes à Jérusalem (400 depuis 2004), les mesures "discriminatoires" appliquées en matière de droit de résidence, la fermeture des principales institutions palestiniennes à Jérusalem, et les restrictions imposées par Israël à la liberté religieuse des Palestiniens chrétiens et musulmans relèvent, selon ce document d’une pratique des "faits accomplis sur le terrain" qui "sape la crédibilité de l’Autorité palestinienne et affaiblit le soutien populaire aux négociations de paix entre Israël et les Palestiniens".

Destiné en principe au département des relations extérieures de l’Union européenne, c'est-à-dire aux services de Javier Solana, ce rapport demeure, trois mois après sa transmission à Bruxelles, un "document de travail confidentiel" au statut incertain.


Une "base de données" condamnée à la confidentialité


Certains États membres, parmi lesquels la France, le Royaume-Uni et l’Espagne, ne seraient pas hostiles à lui donner davantage de visibilité, surtout après le voyage de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton à Jérusalem, où elle a tenu aux dirigeants israéliens un discours au moins aussi critique, notamment sur la question de la colonisation et de la démolition des maisons à Jérusalem-Est.
Au Quai d’Orsay, les familiers du dossier confient qu’ils considèrent le document comme une "base de données" précieuse pour surveiller l’application de la Feuille de route, adoptée en 2003 par le "quartette" (Etats-Unis, Nations Unies, Union Européenne, Russie), et pour discuter à Bruxelles la politique de l’Union, sur le dossier israélo-palestinien, mais ils ajoutent que, faute de consensus, ce rapport est condamné à demeurer confidentiel.
En 2005, déjà, un rapport rédigé par les mêmes, et avec la même tonalité globale avait été enfoui dans un tiroir, à la demande de plusieurs pays dont l’Italie, avec l’assentiment de Javier Solana.

René Backmann

Note de 
malaassot

C'est une vraie galéjade que les réstrictions imposées aux chrétiens - les comparer à celles qu'ils se voient imposées et subissent par le Hamas à Gaza - , je ne sais pas sur quels témoignages se sont appuyés le ou les rédacteurs de cet exutoire anti-israelien.
Aucun de ces états européens n'avait réclamé le droit d'accès non pas aux Israeliens mais
aux Juifs du monde entier au Mont du Temple et au Mur Occidental de 1948 à 1967 du temps de l' OCCUPATION de Jérusalem par la Jordanie !
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mordeh'ai - dans Politique
23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 09:35

3ème rencontre mondiale du judaïsme francophone le 19 mars au Netanya Academic College : un authentique moment… d’exception !


Ce jeudi 19 mars s’est tenu au Netanya Academic College la 3ème rencontre mondiale du judaïsme francophone sur le thème des "grandes voix du judaïsme francophone au 20ème siècle" : un moment rare de qualité à en voir la réaction des intervenants entre eux mais aussi, et surtout, du public. Plus de 300 personnes ont répondu présent à l’invitation des organisateurs du NAC et l’auditorium est resté complet  jusqu’à la fin des interventions aux alentours de 20h.

Lors de la cérémonie d’ouverture du colloque, L’Ambassadeur de France en Israël, J.M. Casa, a annoncé en exclusivité l’implantation prochaine au sein du Netanya Academic College, du groupe international de management en hôtellerie et tourisme, l’école Vatel.

Netanya et son université ont, une fois de plus, prouvé leur appartenance et intérêt pour la Francophonie avec des étudiants francophones totalement investis dans cette belle mission. Les thèmes abordés étaient de très hauts niveaux et délivraient des messages de qualité, permettant à l’ensemble de l’assistance de se ressourcer au coeur même de cette identité commune de juifs francophones d’Israël.

Le clou de la journée fut l’intervention d’exception de Claude Goasguen - député-maire du 16ème arrondissement de Paris et Président du groupe parlementaire d’amitié France-Israël - au cours d’une conférence plénière célébrant les 60 ans des Droits de l’Homme à laquelle participaient, l’Ambassadeur français des Droits de L’Homme François Zimeray et l’ancien Ambassadeur d’Israël en
France et aux Nations Unies, Yehuda Lancry. Comme l'a si bien souligné ce dernier, l’intervention unique de Claude Goasguen – ovationné par l’ensemble de l’assistance debout - fut un authentique réquisitoire contre la lâcheté et un cri d'alarme à la sagesse du monde digne des grands Prophètes.

Indubitablement ces « grandes voix du judaïsme francophone du 20ème siècle », de Lévinas à Mandel en passant par Cassin et Lévi-Strauss, auraient été fières de voir leurs messages si bien mis en exergue.


Contact Presse :
054 665 33 36 – com.an@hotmail.fr
NETANYA ACADEMIC COLLEGE
Kiryat Yitzhak Rabin NETANYA 42365, ISRAEL
Nicole Farhi – coordinatrice du bureau francophone -
Tel : 09860789 - nicolfa@netanya.ac.il

Source :  israel-infos.net

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