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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 09:36
 
Titre original : Obama’s Oil Man
par Tait Trussell pour Front page Magazine le 2 septembre 2009
Traduction : Objectif-info

Rédaction d’Objectif-info :
Après l’excellente étude de Sultan Knish qui établit le rôle du lobby saoudien dans la politique américaine au Moyen Orient et ses conséquences pour Israël, le présent article extrait de Frontpage Magazine traite aussi des relations entre le pouvoir américain et le pétrole, sous l’angle cette fois du rôle occulte de Georges Soros. Le financier enrichi naguère par une spéculation contre la Livre britannique, s’avère être l’un des personnages d’influence de l’administration Obama. On sait que ce même Soros a été le promoteur de J-Street, une toute nouvelle organisation juive censément « pro-israël » mais étrangement financée par des fonds arabes et férocement hostile à la cause d’Israël. On peut ainsi identifier un peu mieux les forces qui téléguident dans l’ombre la coupure entre les juifs américains et Israël et la politique d’humiliation de l’état juif de l’administration en place. L’omniprésence du pétrole donne aussi des indications sur les valeurs morales qui animent ce marigot.

Le président Obama ne manque pas de savoir-faire quand il faut récompenser ceux qui lui ont ouvert les portes du bureau ovale. Un financier d’extrême-gauche, Georges Soros, s’avère aujourd’hui être en première position dans le groupe qui le parraine.

Une juste gratification était dûe à Soros. Il avait été une soutien précoce d’Obama, le premier pourvoyeur de fonds de comités d’action politiques comme MoveOn.org, et il avait joué un rôle décisif en orchestrant la mobilisation des électeurs et le marketing politique pour le compte du candidat alors novice. Le triomphe d’Obama dans les primaires du parti démocrate sur des adversaires de grande notoriété était dû pour une bonne part aux poches profondes de Soros et à son engagement politique.

Pour ce dernier, il est temps à présent de ramasser les dividendes de son investissement. Le Wall Street Journal vient d’annoncer que l’administration Obama a pris des engagements à hauteur de 10 milliards de dollars dans Petrobras, une compagnie pétrolière publique brésilienne, pour financer l’exploration pétrolière en haute mer dans la zone côtière de ce pays.

Or Obama était traditionnellement opposé à la multiplication des forages pétroliers. Il ne s’agissait pas seulement d’une décision stratégique prise dans le seul but de faire plaisir aux tenants de la gauche écologiste, mais aussi d’un choix personnel dans la mesure où Obama était sincèrement convaincu que les forages occasionnent de grave dommages à l’environnement naturel. C’est pourquoi, à l’époque où il était sénateur, il vota contre une autorisation pour les États-Unis d’effectuer des forages pour rechercher du pétrole et du gaz dans les Réserves naturelles nationale de l’Arctique, sous le prétexte que ce serait un crime de ravager un « patrimoine magnifique ». De même, au cours de la campagne présidentielle de l’année dernière, il mettait en garde contre les « conséquences environnementales » des forages pétroliers et soulignait que « ce n’est pas avec des forages que nous trouverons une solution à notre problème[d’énergie]. »

Mais il semble que Soros en soit capable, lui. Le président a choisi d’aider une nation à mettre en œuvre le type précis de forages auquel il s’oppose avec tant de véhémence pour son pays, et la raison semble être que Soros a inverti 811 millions de dollars dans Petrobas. Cette compagnie vient de devenir la plus importante participation du fonds d’investissement de Soros. Le lien entre celui-ci et la compagnie n’a rien de secret ; il investit dans Petrobas depuis 2007. Un projet juteux, Petrobas a estimé les réserves disponibles du champ pétrolier du nom de Tupi entre 5 et 8 milliards de barils. Avec son avance pour des montants atteignant des milliards de dollars, Obama sponsorise des politiques qui visent un changement d’échelle de cette production.

Le prêt à Petrobas est sans doute une manne pour Soros et pour le Brésil, mais c’est une mauvaise affaire pour les États-Unis. L’administration se prépare à prêter dix milliards de dollars à une compagnie étrangère pour réaliser des forages pétroliers sur sa bande côtière alors qu’il pourrait obtenir un revenu de 1,700 milliards de dollars pour le gouvernement et créer des milliers de nouveaux emplois en autorisant les forages sur les côtes américaines.

Il ne s’agit pas d’une spéculation fumeuse. L’Institut américain du pétrole estime que l’exploration pétrolière aux États-Unis peut créer 160.000 nouveau emplois bien payés, ainsi que 1700 milliards de dollars de revenus pour l’état fédéral et les exécutifs locaux, et à la clé une consolidation de la sécurité énergétique du pays. Selon les données fédérales du Service de gestion des gisements miniers du Département américain de l’intérieur, les États-Unis ont assez de pétrole et de gaz naturel pour chauffer 60 millions de logements pendant 160 ans. De fait, le gouvernement estime qu’il y a 30 milliards de barils de pétrole non localisés, mais qui seront techniquement accessibles, dans des zones où l’exploitation est actuellement interdite. Mais plutôt qu’investir dans l’avenir énergétique du pays, l’administration semble disposée à offrir un pot-de-vin coûteux à un allié politique dans une époque de récession économique et de taux de chômage élevé.

Cette affaire de pétrole dégage une senteur pestilentielle pour d’autre raisons encore. Par exemple, pour l’hypocrisie fétide de Soros, un partisan enthousiaste de la théorie du réchauffement climatique et de la gauche écologique, qui investit dans l’énergie fossile qu’il a l’habitude de condamner, en partie avec l’argent des contribuables. Pendant des années, Soros a poussé à l’adoption d’un impôt carbone mondial pour sanctionner les entreprises qui contribuent au réchauffement climatique. Mais cela ne l’empêche pas d’investir massivement dans Petrobas.

L’association rentable entre Soros et Obama s’étend au-delà du pétrole. Elle joue aussi un rôle dans le débat sur le système de santé. Les manifestations énormes pour la mise en œuvre du système universel de protection de la santé d’Obama sont pour une bonne part des opérations financées par Soros. Des dizaines de milliers de personnes ont ainsi convergé dans la capitale du pays pour soutenir le plan d’Obama pour la santé. La manifestation était organisée par Protection de la santé pour l’Amérique maintenant ! (Health Care For America Now ! HCAN), un nouveau mouvement populaire de plus de 1000 organisations implantées dans 46 états, réunissant 30 millions de militants favorables à une réforme immédiate de la santé.

Cette organisation « populaire » ressemble plus à un gang composé de groupes d’extrême gauche agissant en réseau. Parmi les 21 membres de son comité de direction, on compte des groupes financés par Soros comme ACORN, MoveOn.org, et le Centre pour le Progrès de l’Amérique (Center for American Progress CAP) dirigé par l’ancien chef de cabinet de Clinton, John Podesta, qui est aussi l’un des conseillers clés d’Obama. L’Institut pour une société ouverte, la fondation caritative de Soros, a donné 1,75 millions de dollars à CAP en 2007 et approuvé un prêt de 1,25 millions en sa faveur.

La collusion d’Obama avec Soros et ses sbires du moment est un tournant malheureux pour une administration qui est arrivée aux affaires en promettant une transparence sans précédent de la Maison Blanche. Soros versera certainement sa part à Obama. En attendant, avec ce prêt de plusieurs milliards de dollars consenti à une compagnie brésilienne, le président se montre plus généreux pour Soros que pour les électeurs qui lui ont confié la conduite du pays.
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mordeh'ai - dans Politique
2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 17:39
 Mercredi 02/09/2009 
par Yael Ancri pour A7



Une ruelle de l’époque du Patriarche Avraham, protégée par un mur de grosses pierres, a été découverte à Jérusalem. Elle sera présentée au public ce jeudi. En plus de sa valeur archéologique, la découverte révèle un point historique important sur la capitale d’Israël.
Le mur en deux épaisseurs a été découvert au cours d’importantes fouilles réalisées par l’Autorité israélienne des antiquités (IAA) et sponsorisées par l’Association de la Cité de David (Ir David). Le Professeur Roni Reich de l’université de Haïfa, qui dirige l’excavation avec Eli Shoukroun de l’IAA, a déclaré dans une interview accordée à Israel National News (Arouts 7) : « D’après les fragments de poteries en argile trouvés sur le site, il semble que ce dernier ait été construit par les Cananéens il y a environ 3 700 ans, pendant la période connue sous le nom d’Age du bronze moyen. »
D’après la chronologie biblique et le verset Genèse 14, 18, le Patriarche Avraham a rencontré « Malki-Tsedek, roi de Shalem » à cette époque. Shalem était le nom de Jérusalem. Ces fortifications, qui mesurent huit mètres de haut, servaient à protéger les personnes qui se rendaient à pied à une source qui se trouve maintenant au sein du parc national de la Cité de David, autour et aux pieds de la muraille de Jérusalem.
Seuls 24 mètres du mur ont été mis à jour, mais il semble être encore plus long. L’ensemble de l’édifice reste à découvrir au cours de fouilles ultérieures. « Il s’agit du mur le plus impressionnant jamais découvert dans la Cité de David », explique le Professeur Reich. Et d’ajouter : « Il est incroyablement grand en termes de dimensions, épaisseur et taille des pierres utilisées. Il semble qu’il servait à protéger la ruelle empruntée pour descendre d’une tour quelconque qui se trouvait en haut de la colline vers la source. »
Le passage protégé est conçu pour résoudre un paradoxe dû à la nécessité d’une source, explique Reich. « D’une part, l’eau est nécessaire, surtout en temps de crise, mais la source est forcément située à l’endroit le plus bas et le plus vulnérable de la région. C’est pourquoi il fallait construire un passage protégé, même si ce n’était pas facile à réaliser », explique le professeur.
Une petite partie des fortifications a d’abord été découverte il y a exactement 100 ans par un archéologue britannique, mais il est maintenant clair qu’il ne s’agissait que d’un morceau d’un très grand mur à double épaisseur.
« C’est la première fois que nous trouvons à Jérusalem une construction aussi massive antérieure à la période du roi Hérode », souligne Reich.
Des fortifications de cette taille indiquent que Jérusalem est devenue à cette époque une ville-Etat indépendante, capable de réunir et déployer les ressources nécessaires à la construction d’un tel édifice. « Un petit village n’aurait pas été capable d’édifier une telle structure », explique Reich.
Et d’ajouter : « Cette découverte montre que notre vision des fortifications de l’est de Jérusalem et de son approvisionnement en eau est loin d’être complète. Bien que de nombreuses personnes aient déjà fouillé la colline, il y a encore de fortes chances que de grandes structures architecturales soient encore bien cachées et n’attendent que d’être découvertes. » Ces fortifications seront ouvertes au public pour la première fois jeudi au cours de la 10e conférence annuelle de recherches de la Cité de David. D’autres découvertes seront également exposées et des visites guidées proposées sur 17 chemins différents !
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mordeh'ai - dans Histoire
2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 15:05
Mercredi 02/09/2009
Par Shraga Blum pour A7

Yariv Levin jeune député Likoud très actif, membre de « l’aile droite » du parti de Jabotinsky, Yariv Levin a prononcé un discours sans équivoque mardi soir lors d’un « congrès idéologique du parti » qui s’est tenu à Tel-Aviv à la veille de la nouvelle année.
Lors de ce congrès se sont également exprimés Tsipi Hotovali, qui a assuré « qu’elle veillerait à ce que le Likoud ne devienne pas un ‘Kadima 2’ », le ministre Yossi Peled qui a rappelé sa profession de foi, « la paix n’est pas un but en soi auquel il faut tout sacrifier, par contre la survie du peuple juif sur sa terre doit être notre objectif principal », ou encore Carmel Shama, qui a demandé entre autres que « des signes symboliques forts soient donnés pour montrer notre souveraineté sur Jérusalem, comme par exemple le transfert de la station de radio ‘Galé Tsahal’ de Tel-Aviv à Jérusalem ».
Yariv Levin, doté d’une impressionnante éloquence, a attaqué d’emblée ce qu’il a appelé « les élites de la gauche post-sioniste qui s’expriment à travers la Cour Suprême ». Le député a tenté de faire la démonstration suivante :
si la droite est devenue majoritaire dans la population, ce qui semble être le cas, elle ne pourra jamais vraiment gouverner tant que les élites de gauche tiennent les manettes des principaux canaux du pouvoir, entre autres médias et système judiciaire. Il faut donc, selon le député, « placer des gens proches idéologiquement de la droite aux postes-clés afin d’être en phase avec la volonté du peuple et de gouverner réellement ».
Yariv Levin a donné un exemple frappant de ce qu’il appelle « le glissement progressif des idées vers le post-sionisme, tel qu’imposé depuis des années par une partie de la gauche israélienne » : « Autrefois, parler de judaïsation de la Galilée faisait partie du vocabulaire sioniste consensuel. Aujourd’hui, l’évoquer, est considéré dans le meilleur des cas comme du racisme, et dans le pire, comme un crime contre l’humanité ». Levin s’en est pris « au manque de capacité de gouvernance » du Likoud : « Etre au pouvoir mais sans avoir la capacité réelle de l’exercer, cela ne sert à rien ! ». Il a mis en garde son parti « contre la perte du pouvoir s’il ne prend pas rapidement les mesures nécessaires pour assurer le changement profond de sa politique » Levin, qui est également Président de la Commission pour un Référendum sur le Golan, a averti « que malgré l’adoption de la loi par la Knesset, il y a des éléments au sein de la coalition qui tentent de mettre des bâtons dans les roues au gouvernement afin de rendre la loi inapplicable ».
L’attaque de Yariv Levin contre les « élites post-sionistes » n’est pas l’apanage exclusif de cet homme de droite. Il y quelques jours, le ministre Moshe (Boggy) Yaalon, enfant des Kibboutzim et élevé dans l’idéologie de gauche, s’est violemment pris à ces mêmes milieux qui règnent depuis des décennies sur le « politiquement correct » israélien, au détriment d’une « périphérie » qui a depuis longtemps pris le dessus d’un point de vue numérique mais sans que cela ne se traduise réellement dans les faits et dans l’exercice des différents pouvoirs.
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mordeh'ai - dans Politique
1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 09:24
Titre original : The Big Israel Lie
Traduction : Objectif-info

Rédaction d’Objectif-info :
Voici un texte majeur, indispensable pour comprendre le tournant inauguré par la furieuse campagne publique d’Obama contre Israël menée ces derniers mois, qui l’a conduit à ne plus recueillir que 4% des suffrages israéliens. Obama rend un sacré service aux admirateurs du petit état du Proche Orient et aux partisans de sa survie dans une région hautement hostile. Il a permis en effet de bien comprendre que les alliances liées au pétrole demeurent l’obsession numéro 1 des États-Unis, quelque soit le président, et que Washington a amoureusement capitulé, depuis longtemps, devant les lobby qui représentent ces alliances. Par ricochet Obama met aussi en évidence la pusillanimité de nombreux juifs américains, plus enclins aux diners pompeux et aux activités de représentation qu’à l’atteinte de résultats. Leur stratégie est à repenser du tout au tout. Enfin l’article de Sultan Knish pointe la faiblesse évidente d’Israël et son influence nécessairement limitée dans une région aux enjeux majeurs. C’est sur la base de ces réalités amères et non de fantasmes creux et commodes qu’Israël doit trouver son chemin et que ses soutiens doivent repenser leur action.


Deux contrevérités liées entre elles sont au cœur de tous les débats au sujet d’Israël en Amérique. La première affirme que la route de la paix au Moyen-Orient est entre les mains d’Israël. La seconde est qu’Israël influence la politique américaine à son profit. Ces mystifications ne sont pas le produit de l'ignorance ou du malentendu. Elles découlent d'une campagne de propagande efficace menée par des individus en costume et cravate, les représentants officieux du lobby saoudien qui domine la politique américaine au Moyen-Orient. Cette campagne a eu pour objectif d’imposer l’idée qu’Israël est l'axe autour duquel le Moyen-Orient et l'Amérique tournent, afin d’en faire la cible de tous les tirs. Et c'est une campagne qui a méchamment réussi jusqu'ici.

A présent, arrêtons-nous un moment sur ces mystifications.

Au sein du Moyen-Orient, Israël est matériellement insignifiant. Avec 8.500 miles carrés, Israël ne s’ajuste pas tout à fait à la taille de la Pennsylvanie : il représente le cinquième de la Jordanie, le huitième de la Syrie et le douzième de l'Égypte. En un mot, Israël est plus petit en surface et en population que tous les pays qui sont à ses frontières. Si on regardait le Moyen-Orient depuis l'espace, on couvrirait la totalité d’Israël avec l’ongle.

Israël a vaincu militairement tous ces pays et il a la meilleure armée de la région. Mais c’est parce que si ce n’était pas le cas, il n'existerait plus. La puissance militaire d’Israël n’est pas le produit d’une volonté de conquête, mais la condition du maintien de son intégrité territoriale et de la protection de ses citoyens contre des agressions. Les voisins d’Israël n'ont jamais dû travailler aussi dur et dépenser autant pour leurs propres forces armées parce qu'ils n'en n’ont pas vraiment eu besoin. Pour eux une armée forte ne relève pas d’une stratégie de survie, ce n’est qu’une option.

Tout ceux qui tempêtent à n’en plus finir sur les implantations israéliennes en Cisjordanie et à Gaza comme preuve que ce pays veut s’approprier des terres, oublient que la Jordanie avait annexé la Cisjordanie deux ans seulement après que ses forces s’en soient emparées lors de la guerre d'indépendance d’Israël de 1948. Israël n'a pas annexé la Cisjordanie, même après quatre décennies, et il l’a inclue dans des négociations de paix année après année. Ce n'est pas la politique d'un régime agressif, affamé de terres. Ce n'est pas le comportement d'un pays qui maintient ses voisins éveillés tard la nuit. Alors que pendant un demi siècle les dirigeants israéliens ont passé leurs nuits à s’inquiéter d'une guerre, ses voisins savaient que la guerre dépendait d’options qu’ils choisiraient eux-mêmes.

Ce que cela signifie, c’est qu’en réalité Israël a très peu d’influence au-delà de ses frontières. De petite taille, sans projet expansionniste hors de ses frontières, étant l’un des deux seuls états non-arabes et le seul état non-musulman de la région… l’impact d’Israël sur le reste du Moyen-Orient est étonnamment limité. Pour obtenir une image correcte du rôle d'Israël au Moyen-Orient, il faut imager que Singapour s’échoue dans une région de l'Afrique déchirée par la guerre. Il peut être attaqué, résister, mais il ne peut pas avoir une réelle influence sur la situation locale.

C'est pourquoi Israël reste étranger aux chambardements de la région. Le glissement du nationalisme arabe à l'islamisme, les matraquages et les effusions de sang entre Chiite et Sunnites sont des événements qu’Israël observe à distance. Israël n'est pas partie prenante des conflits idéologiques du Moyen-Orient, parce qu'il ne partage pas la religion, l’identité ethnique ou quoi que ce soit d’autre avec ses voisins. Ses relations diplomatiques avec eux sont essentiellement formelles, jamais intimes. En conséquence, Israël a très peu influence politique sur le Moyen-Orient, et le peu d'influence qu’il a s’exerce sur ses voisins immédiats, comme le Liban et la Jordanie, qui sont eux aussi assez petits à l'échelle du Moyen-Orient.

En outre Israël et ses voisins se trouvent dans la partie du Moyen-Orient qui a perdu de son importance en raison de son absence de pétrole. Il fut un temps où l'Égypte et la Jordanie étaient considérées comme les principaux acteurs régionaux, mais elles ont toutes deux été marginalisées il y a bien longtemps par le pétrole de la riche Arabie Saoudite, de l’Iran et des Émirats arabes unis, qui n’ont pas de frontières avec Israël. Alors que les diplomates et les experts sont obsédés par la Cisjordanie et Gaza, les évènements qui se déroulent dans cette zone n’ont pratiquement aucun impact sur ce qui se produit là où se trouvent le pétrole et la puissance.

La route de la paix au Moyen-Orient ne passe pas par Israël, et pas même à proximité de ce pays. Un coup d’œil rapide sur une carte montre à quel point on s’écarte du sentier battu d’Israël quand on s’approche véritablement du pétrole et des enjeux de pouvoir d’importance mondiale. Ce n'est pas le fantasme du lobby israélien sur le modèle des Protocoles des Sages de Sion qui fixe les données de la puissance globale au Moyen-Orient, c’est la propriété du pétrole. Et si Israël possède de l'huile d'olive en abondance, ce n’est pas le genre d'huile qui intéresse le monde.

Depuis les années 70, la véritable lutte pour le pouvoir au Moyen-Orient s’est déportée vers les états riches en pétrole, vers l’Iran, l’Irak, l’Arabie Saoudite et les état du Golfe. L'Iran et l'Irak ont choisi d’édifier des armées, l’Arabie Saoudite et les état du Golfe ont plutôt investi dans l’influence politique à Washington et ils laissent les États-Unis combattre pour leur compte. Cette stratégie a été payante dans la guerre du Golfe et lors de l’opération Liberté de l’Irak qui ont libéré le Koweït et permis à l'Arabie Saoudite d’éloigner la botte de Saddam de sa gorge. Israël n'a jamais été soumis par Saddam à un risque excédant quelques bombes et roquettes. En revanche l'Arabie Saoudite et le Koweït jouaient leur survie.

Une fois Saddam hors jeu, l'Iran et l'Arabie Saoudite ont financé des insurrections Sunnites et Chiites en Irak pour s’emparer de son pétrole. Comme position de repli au cas où l'Iran parviendrait à avaler l'Irak avant de s’en prendre à eux, les cheiks et les princes continuent de faire des investissements énormes sous forme de participations dans des compagnies et d’acquisitions de propriétés en Amérique et en Europe, pour le cas où ils devraient prendre rapidement un avion et s’éloigner de la région.

Que l’on raye Israël de la région, comme tant de diplomates et d’experts le voudraient, et ce tableau resterait exactement le même. Alors quelle est l’influence d’Israël dans la région, et pourquoi le chemin de la paix moyen-orientale passe-t-il par lui ? La réponse est que ce n’est pas vrai. Il y a des diplomates qui choisissent de critiquer l’alliance de l’ Amérique avec Israël à cause de ses problèmes d'image, mais les alliances sont dictées par des intérêts. L'alliance de l'Amérique avec Israël, tout comme avec l’Arabie Saoudite, est l’expression d'intérêts, pas d’émotions. L’hostilité de l'Iran envers l'Amérique est le produit d’une hostilité religieuse, d’une l'animosité historique et de sa volonté de mettre la main sur le Moyen-Orient autant qu’il sera en son pouvoir.

Tournons-nous à présent vers Washington. Le mythe de la toute-puissance du lobby d’Israël a été activement mis sur le marché depuis des décennies. Mais jetons un coup d'œil sur ce qu’est vraiment la puissance de ce lobby.

Si le soi-disant lobby est si puissant, pourquoi après toutes ces décennies, les États-Unis n'ont-ils pas reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël ? Les candidats à la présidence américaine rendent rituellement visite à l’AIPAC pour promettre que Jérusalem sera reconnue comme capitale d’Israël. Bill Clinton l'a fait, Bush a promis que ce serait l'un des premiers actes de son mandat, Obama l'a garanti. Et une fois en charge, non seulement ils ne tiennent pas leur promesse, mais ils signent rituellement des documents qui empêchent Jérusalem de recevoir le statut de capitale d’Israël.

Il n’y a qu’une nation dont la capitale n'est pas reconnue par les États-Unis. Les médias dominants et les nombreux membres officieux en costume et cravate du lobby saoudien font croire que cette nation contrôle aussi l’Amérique. L’histoire d’un lobby israélien puissant devant lequel tout le monde tremble à Washington n’est pas compatible avec ce seul fait, ni avec beaucoup d'autres.

Par exemple, dans tous les accords de paix passés sous médiation américaine Israël a abandonné des terres et n'a jamais acquis un territoire quelconque à titre permanent. Si Israël est bien expansionniste et s’il contrôle le gouvernement des États-Unis, n’aurait-on pas pris une autre direction ? Ainsi à Camp David, Carter fit pression sur Begin pour qu’il cède des terres qui représentaient plusieurs fois la surface d’Israël. Carter n'a pas exercé de pressions sur Sadate pour qu’il abandonne des terres à Israël. Au cours du processus de paix avec l’OLP, les quatre dernières administrations américaines ont fait pression sur Israël pour qu’il transfère un territoire de dimension considérable sous le contrôle de cette organisation. A aucun moment il n’a été prévu que l'Égypte et la Jordanie fassent de même. Est-ce que tout cela ressemble aux résultats d’un puissant lobby israélien ?

Les défenseurs du slogan "Israël mène Washington par le bout du nez" affirmeront que les États-Unis auraient dû exercer beaucoup plus de pressions sur Israël. Comme si Israël pouvait faire plus sans commettre un suicide. Pourquoi alors les États-Unis n’ont-ils pas fait pression sur la Turquie pour mettre un terme à son occupation de Chypre, pourquoi n’ont-ils pas exigé que l'Espagne crée un état pour les Basques ? Le lobby turc et le lobby espagnol sont plus puissants que le lobby israélien. Ou alors Israël est pris pour cible par les soins d’un lobby beaucoup plus influent, celui d’Arabie saoudite.

Le "lobby d’Israël" s’occupe principalement des négociations liées au commerce d’armements entre les États-Unis et Israël en partie au titre de l’aide étrangère, et des résolutions non contraignantes du Congrès qui ont autant de force qu'une décision municipale qui baptiserait le mardi, Journée Mondiale des Brins d’Herbe. La plupart des membres du Congrès sont étiquetés comme pro-israéliens, principalement parce que c’est facile, que cela ne leur coûte rien et leur permet d’engranger quelques voix ci et là. Il est assez facile de voter ou de parrainer une résolution pro-israélienne ponctuelle qui n’aboutira qu’à accumuler de la poussière sur des étagères, parce qu’elle ne sera pas appliquée. C’est si ridiculement facile que même Barack Obama l'a fait. Elles ont si peu de signification qu'aucun président ne les prend au sérieux. Toute mesure qui a une force juridique réelle est régulièrement présentée sous une forme telle que le président peut l'écarter ou la mettre de côté si elle interfère avec la politique de l'administration. C’est exactement ce qui arrive presque toujours.

La plupart des membres du Congrès peuvent ainsi faire état de leur vote ou de leur parrainage d’une résolution pro-israélienne au moment des élections, devant des auditoires juifs crédules qui ne comprennent pas que l’acte 2012 sur l’Amitié avec Israël, l’acte 2043 sur l’Interdiction des dons aux terroristes, ou l’acte « Cette fois, nous le ferons vraiment » ont autant d’utilité pratique qu’un téléphone cellulaire au Sahara. Et que les membres du Congrès réellement partisans d’Israël sont rares quand la question est importante. Leur prise de parti pour Israël est un exercice de relations publiques. Tout cela ne ressemble pas à l’emprise d’un puissant lobby sur un gouvernement. Si l’on veut s’en rendre compte, il suffit de jeter un coup d'œil sur les lobbyistes de l’industrie pharmaceutique ou de l'industrie du câble. Ou sur le lobby saoudien qui, au lieu de perdre son temps avec des dîners à base de poulet caoutchouteux pour les politiciens, a construit un réseau dense de contacts, des lobbyistes officieux en costume cravate, d’anciens politiciens, des diplomates et des journalistes qui sont des experts de la promotion de l’agenda de ce pays.

Pour déterminer la puissance d'un lobby, il faut voir ce qu’il peut faire quand la question est importante, et quand les circonstances sont défavorables. Un conflit frontal entre les lobbys pro-israélien et pro-saoudien sur la vente d'AWACS (*) à l'Arabie Saoudite s’est achevé par une victoire saoudienne, en dépit de l’opposition de l’opinion publique et du Congrès à cette opération. Le lobby israélien prenait la parole avec éloquence en public. Le lobby saoudien manœuvrait en coulisses. Et comme cela s’est produit quand l'Arabie Saoudite a pris le contrôle de ARAMCO (**), et a forcé les États-Unis à payer aussi pour cela,… le lobby saoudien a gagné.

Voila en quoi consiste un lobby qui contrôle Washington. Il n’affiche pas la plaque du fabriquant. Il ne perd pas son temps avec des dîners où l’on mange du poulet caoutchouteux. Il finance une foule d'organismes dirigés officiellement par des Américains qui ont de l'influence et du pouvoir à Washington. Il leur donne des fonds pour cultiver des relations, pour bâtir des cercles de réflexion et établir des liens dans les coulisses. Il ne se préoccupe pas de savoir s'il a affaire à des Républicains ou des Démocrates. On va avec un, on va avec tous. On peut vous employer vous aussi. Et l’on s'assure que personne ne remarque vraiment ce qui est en train de se faire. Au lieu de cela nous nous enlisons dans une propagande bien conçue pour propager l'idée que les juifs contrôlent Washington, sachant qu'il y aura une abondance de preneurs enthousiastes pour vous passer du cirage et disparaître dans le même mouvement.

Si on cherche ce que de nombreuses personnalités, parmi les plus puissantes des dernières administrations ont en commun, la réponse simple, c’est le pétrole. Le pétrole saoudien. La femme en charge de la politique étrangère de la deuxième période de l'administration Bush, Condoleeza Rice, n'avait pas son nom inscrit sur la coque d’un pétrolier israélien, mais sur celle d’un pétrolier de la compagnie Chevron (***), l'ancienne maison mère d’ARAMCO. L'homme qui domine en toute quiétude la politique étrangère américaine sous Obama, James L. Jones, ne participait pas au conseil d'administration de Manischewitz (****), il participait au même conseil d'administration que Rice autrefois, celui de Chevron. Et Rice a fait tout son possible pour qu’il soit désigné pour la remplacer.

Mais bien sûr, probablement personne ne peut croire à une théorie du complot délirante comme celle-ci, pas même quand la réponse prévisible est que le lobby israélien contrôle Washington et formule des demandes qui forcent les administrations l’une après l’autre à lui faire remettre des terres à ses pires ennemis. Et qu’il contraint parce qu’il a ses raisons, les administrations successives à ne pas reconnaître sa capitale, et les encourage à le menacer constamment et à l'empêcher de se défendre.

Le lobby pro-israélien est une parodie, un bijou pour des gens qui ont trop de temps à leur disposition et pas assez de subtilité. Si la moitié des discours sur le lobby d’Israël était vrais, Israël aurait quatre fois la taille qu'il a aujourd'hui, avec les frontières sûres et pas de problème de terrorisme. En lieu et place, Israël a subi des pressions qu’aucun autre pays n’a connu, pour apaiser et arranger des terroristes aux dépens de la vie de ses citoyens, de sa sécurité nationale et même de sa survie… à cause d’une politique étrangère taillée sur mesure pour satisfaire les intérêts saoudiens.

La grande mystification au sujet d’Israël est qu’il est fort à Washington et puissant au Moyen-Orient. La vérité réelle, c’est qu’Israël est un pays minuscule qui suscite l’affinité émotionnelle d'un pourcentage limité de Juifs et de Chrétiens, dont la diplomatie est maladroite et l'influence régionale faible, dont les militaires sont handicapés par l’idéologie compassionnelle de gauche et dont les chefs préfèrent négocier que combattre… jusqu'à ce qu'ils n’aient plus le choix.

Cette fumisterie vise à créer l’image d’un Israël fort et à le placer au centre de tous les problèmes pour en faire le clou qu’il faut marteler pour que tout tienne bien droit. La manière la plus simple de dissiper ce mensonge est d’observer simplement la réalité du Moyen-Orient et de voir qu’Israël disparaît derrière un simple ongle.


Note du traducteur

(*) Avion bourré d’électronique, très onéreux, volant à haute altitude pour guider les grandes opérations de bombardement

(**) Contraction de Arabian American Oil Company. Initialement américaine cette entreprise passe progressivement entre les mains des Saoudiens à partir de 1973. L’ARAMCO est totalement contrôlée par le royaume en 1980

(***) Compagnie pétrolière américaine qui coiffe aussi Texaco and Caltex

(****) C’est le leader des produits casher aux États-Unis
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mordeh'ai - dans Réflexions
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 19:04
30/08/2009 
par Freddy Eytan pour Le CAPE Jerusalem 
La proclamation d'un Etat indépendant est un acte réfléchi, calculé et réalisable et consiste préalablement à obtenir l'appui de tout un peuple, s'assurer du retrait de l'occupant et du droit international et avoir le soutien des chancelleries. En dépit de la fameuse déclaration Balfour qui accordait officiellement un Foyer national au peuple juif, les dirigeants sionistes de l'époque ne se sont pas empressés pour proclamer en 1917 la création d'un Etat juif en Palestine.
Ben Gourion a proclamé l'indépendance de l'Etat juif, 30 ans plus tard et 6 mois après avoir obtenu l'aval des Nations Unies et juste après le départ définitif des forces britanniques de Palestine mettant fin au régime mandataire. Ainsi ont suivi les pays d'Asie et d'Afrique, et notamment ceux du Maghreb, et les anciennes colonies de la France.
En proclamant la création d'un Etat palestinien pour l'année 2011, le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad,joue un énorme risque et dévoile un manque de maturité politique. Fayyad, n'est pas un homme d'Etat ni un politique. C'est un technocrate et un gestionnaire, spécialiste des affaires économiques qui tente par tous les moyens de briguer un nouveau mandat. L'Etat est, à ses yeux, une grande entreprise qu'il faut bien diriger et gérer afin de faire des bénéfices. Il propose de se détacher complètement d'Israël et surtout de couper unilatéralement le cordon économique. Cette optique n'est sans doute pas réalisable parce que l'économie, le commerce, les échanges, la main d'œuvre, et la monnaie israélienne demeurent un ballon d'oxygène pour les Palestiniens. Fayyad prend ses désirs pour des réalités y compris pour l'avenir du statut Jérusalem-Est. Il est convaincu d'obtenir le soutien des Américains et des Européens, mais comment va-t-il créer un Etat s'il ne représente lui-même, que la moitié de son peuple et donc la moitié du territoire du futur Etat palestinien?
Les divergences sur son projet sont si profondes et si compliquées sur le plan intérieur, juridique et international que l'ancien président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat,n'a pas osé se prononcer sur ce sujet même après la signature des accords d'Oslo en 1993. Il l'a fait à Alger en 1988 pour des raisons tactiques et pour sortir de son isolement. Mahmoud Abbas non plus n'a pas osé proclamer un Etat de PalestineSans évoquer tous les détails et les souhaits de Fayyad, les pages du projet sont peut-être intéressantes sur le plan académique et nous donnent un certain espoir pour la région, mais hélas, ce projet grandiose n'est qu'un pari utopique est loin d'être réalisable sur le terrain. En fait, ce n'est qu'un rêve qui pourrait se transformer en vrai cauchemar pour un peuple qui depuis 1947 est plongé dans un désarroi et aspire sans succès à un véritable leadership.
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mordeh'ai - dans Politique
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 16:00
31 août 2009

Une loi pour interdire les mariages entre juives et arabes ?
Par הקיבה אלדר
http://jss.over-blog.com/

Le fait que les couples impliqués dans l’assassinat d’Arieh Karp sur la plage de Tel-Baruch [le 14 août] soient composés de jeunes hommes arabes et de jeunes femmes juives a déchaîné les passions sur Internet et dans les médias. “Voilà ce qui arrive quand des filles se promènent avec des Arabes.” Telle est en substance la nature des messages publiés. Pour un peu, certains remettraient bien à l’ordre du jour la loi jadis proposée par Meir Kahane [rabbin et homme politique israélien d’extrême droite assassiné à Manhattan en 1990] et frappant d’une peine de prison ferme les mariages mixtes et les rapports sexuels entre Juifs et non-Juifs.
Le fer de lance de la lutte contre les mariages mixtes est l’organisation Yad Lé’Ahim [Secours fraternel], dont le président, le rabbin Shalom Dov Lipschitz, a récemment adressé un courrier au Premier ministre Benyamin Nétanyahou et au ministre de l’Education Gideon Saar pour dénoncer “l’échec patent du réseau éducatif laïc dans la transmission des valeurs juives”. Au nom de son ministre, le directeur du ministère de l’Education, Shimshon Shoshani, a abondé dans ce sens. Si la réponse de Shoshani n’est publiée qu’en hébreu sur le site Internet de Yad L’Ahim, c’est en anglais que l’on peut lire que les relations “entre des hommes Arabes et des jeunes Juives débouchent la plupart du temps sur des mariages qui sombrent dans la violence. Un des problèmes les plus aigus causés par de telles relations est l’identité des enfants. Ce sont des Juifs, mais ils sont élevés comme des Arabes.” Le site de cette ONG évoque 1 000 cas par an.
Il y a quelques semaines, le quotidien local Zman Maaleh, édité à Maale Adumim, a publié un reportage sur certains de ses citoyens qui se sont organisés pour aller “expliquer” aux couples composés d'une femme juive et d'un mari arabe (principalement musulman) qu’ils ne doivent chercher l’amour que dans leurs communautés respectives. Cette association “civique” est dirigée par Shaï Haïm, un jeune homme énergique récemment revenu à la religion. L’ennui avec les mariages mixtes, c’est qu’ils concernent des Arabes d’Israël à qui, contrairement aux Palestiniens des Territoires, il est pratiquement et légalement impossible d’interdire d’entrer dans une ville juive. Mais Shaï Haïm a trouvé une solution originale. Après avoir expliqué “par tous les moyens possibles” que les rapports entre Arabes et Juives ne sont “pas sains”, il cherche à vérifier, à partir du numéro de leur plaque d’immatriculation, s’ils ont un casier judiciaire et inflige des contraventions. “Je suis un homme de loi en uniforme”, plaisante Shaï Haïm. L’ennui, c’est qu’il travaille pour l’inspection des parkings à l’administration municipale de Jérusalem et que la police d’Israël s’est plus d’une fois plainte de la trop forte ressemblance entre les uniformes des inspecteurs communaux et ceux de la police nationale.
Depuis le drame de Tel-Aviv, il ne se tient plus. “Cela me fait mal que des jeunes Arabes touchent des jeunes Juives, des jeunes soldates en plus. Qu’est-ce qu’ils ont à venir chez nous ? Il faudrait une loi contre ça. Il faudrait mettre sur pied des groupes de jeunes vigiles, et je me verrais bien à leur tête”, affirme-t-il. Il y a une semaine, son groupe a fait une descente dans un café du coin et a passé à tabac plusieurs Arabes qui avait insultés des jeunes juives de "putes de satan". En juillet, accompagné de deux rabbins, Haïm s’est rendu chez le commissaire de police de ­Maale Adoumim, pour discuter “des risques d’assimilation des jeunes Juives”. Le commissaire leur a expliqué qu’il n’était pas question de s’en prendre à des détenteurs de la carte bleue [carte d’identité israélienne que possèdent aussi les Arabes d’Israël] présents dans la ville en toute légalité.
A Pisgat Zeev, c’est une bande baptisée Shlom Ha-Noar [Protection de la jeunesse] qui traque les couples mixtes. Moshe Ben Zikri, un jeune également revenu à la religion, explique que depuis deux mois une vingtaine de volontaires “descendent sur le terrain” tous les soirs. “C’est pour des raisons religieuses qu’il faut empêcher les jeunes Juives de sortir avec des Arabes”, explique Ben Zikri, lequel affirme bénéficier du concours de certains policiers. Interrogé à ce sujet, le porte-parole de la police de Jérusalem, Shmuel Ben Rubi, affirme ne pas avoir connaissance de tels faits.
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mordeh'ai - dans Réflexions
26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 23:00

La paix au Moyen Orient commence par le respect.                                                                            Note à Mr Obama : les Palestiniens n’ont pas encore reconnu l’Etat Juif.

De Ronald Lauder, président du Congrès Juif Mondial - YnetNews 
Traduit par Albert Soued

mercredi 26 août 2009


Plus d’un président américain a tenté d’apporter la paix au Moyen Orient et plus d’un a échoué. Alors que l’administration Obama envisage son propre plan de paix globale pour résoudre le conflit avec les Arabes et avec les Palestiniens, elle serait bien inspirée de prendre note de quelques écueils.

Règle n°1 : respecter la souveraineté des alliés démocratiques. Quand dans une démocratie un peuple libre exprime ses préférences, les Etats-Unis devraient respecter son opinion. L’administration actuelle ne devrait pas chercher à imposer ses idées à des alliés comme Israël.

Reconnaissance et respect mutuels – Cette administration devrait prendre en considération que l’Autorité Palestinienne persévère dans son refus de reconnaître l’Etat d’Israël, comme l’état-nation du peuple Juif. Ce n’est pas une mince affaire. Un accord pour le long terme ne peut être conclu que sur la base d’une reconnaissance mutuelle et le respect de l’autre. Nier l’essence du projet sioniste de reconstruire l’ancienne patrie du peuple Juif, c’est remettre en question le sérieux de tout engagement pour la paix.
Il est triste de constater que l’approche palestinienne du processus de paix dénigrant une patrie au peuple Juif n’est pas seulement le fait des dirigeants antisémites du Hamas. C’est aussi une conviction largement partagée par l’ensemble de l’opinion palestinienne. Et on doit tenir compte de cette réalité.

Rejet par les Arabes – Aujourd’hui les dirigeants ne doivent pas oublier les raisons historiques au cœur du conflit, le refus continu de l’existence d’Israël par le monde Arabe. La solution à 2 états avait déjà été acceptée par les dirigeants juifs menés par David Ben Gourion en 1947 (l’année qui précède l’indépendance), quand ceux-ci ont accepté le plan de partage de la résolution 181 du Conseil de Sécurité de l’Onu. Et les Arabes l’ont formellement rejetée.
Comme la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton le sait bien, le plan de paix de Bill Clinton en 2000 a sombré à cause du rejet palestinien de l’état Juif, alors qu’Israël, une fois de plus, avait accepté le droit des Palestiniens à un état.

Il est dangereux de négocier avec des terroristes –Les récentes expériences en Europe nous donnent des leçons sur le danger de négocier avec des terroristes. L’an dernier, des officiels de Grande Bretagne, de France et de l’Union européenne ont pris langue avec des représentants de l’"aile politique "du Hezbollah, dans une tentative pour les amener à la modération dans leur conduite. Le Hezbollah est certainement reconnaissant pour la légitimité que lui confèrent ces pourparlers, mais il ne désarme pas. En fait, selon un communiqué récent du Times de Londres, le groupe a accumulé plus de 40 000 missiles à la frontière avec Israël.

Ne pas trop insister sur l’importance des implantations – Sûrement, nous devons avoir de l’espoir. Les accords de paix avec l’Egypte et la Jordanie sont des modèles utiles. Néanmoins, les récentes rebuffades de la Jordanie, du Koweit et de l’Arabie saoudite devant les efforts de l’administration Obama pour promouvoir une attitude plus conciliante à l’égard d’Israël, nous rappellent à l’évidence que ceux qui ont commencé le conflit ne sont pas encore prêts à le terminer, quelle que soit la rhétorique qui prétend le contraire.
Et puis il y a les implantations. C’est une affaire complexe, sans aucun doute. Mais l’administration américaine doit prendre la mesure des choses, sans les amplifier. Des compromis entre des gens de bonne volonté peuvent être trouvés sur la question des implantations, comme Israël l’a démontré dans un passé récent. Mais aucun compromis ne peut être fait sur le droit à l’existence d’Israël (comme état juif) dans des frontières sûres et non agressées en continu par des groupes terroristes ou menacées par des pays agressifs.

Une stratégie non ambiguë – C’est pourquoi une stratégie non ambiguë expliquant avec précision comment le Hamas et le Hezbollah pourront être désarmés et comment on empêchera l’Iran d’acquérir des armes nucléaires est d’une importance capitale pour tout plan de paix.
L’administration américaine doit être aussi prudente en ne laissant pas les ennemis d’Israël se servir de la question des implantations comme excuse pour ne pas faire de pas en avant vers la paix. Les implantations sont d’importance, mais elles ne font pas partie du cœur du conflit qui dure depuis des décennies.

Faire la paix au Moyen Orient est une tâche peu enviable. Mais c’est aussi une noble cause. Pour réussir, il faut de la patience et de la détermination. Il faut avoir aussi la capacité de pouvoir se tenir au dessus de la mêlée, de bien cerner les problèmes et avoir le courage de les affronter à la source.


Publié par www.YnetNews.com émanation de Yédio’t Ah’oronot – le 26/08/09 Traduit par Albert Soued, écrivain, http://symbole.chez.com pour www.nuitdorient.com

 
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mordeh'ai - dans Réflexions
26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 22:41
25 août 2009 Par Isi Leibler , THE JERUSALEM POST
www.jpost.com/servlet/Satellite?cid51145115975&pagename=JPArticle%2FShowFull
Adaptation française de Sentinelle 5769

Les efforts naïfs du président Obama pour un compromis avec les Arabes en intimidant Israël et en prenant des distances avec les USA s’est retourné contre lui. Cependant, malgré un malaise croissant s’étendant à certains des plus fervents partisans d’Obama, le gouvernement n’a montré aucun signe de changement dans sa politique. Essayer d’atteindre un compromis avec des tyrannies est évident partout ; le comportement de voyou du régime iranien à l’égard de son propre peuple transforme en farce les efforts d’Obama pour amener à la raison Ahmadinejad. ; en réponse aux ouvertures unilatérales vers les Syriens, le président Assad a rendu viside au président iranien, l'a félicité pour sa réélection bidon, et déclaré que leur alliance n’a jamais été aussi forte ; les Nord Coréens ont démontré un mépris absolu pour l’assistance amicale d’Obama , les Etats arabes ont tous répondu négativement à toutes les requêtes d’Obama pour apporter quelques bribes de reconnaissance pour répondre aux concessions israéliennes , la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a été humiliée publiquement par le ministre des affaires étrangères saoudien, qui a dûment souligné qu’il n’y avait rien à négocier jusqu’à ce qu’Israël cède à toutes les exigences arabes. La réponse palestinienne a même été encore plus délétère.

Clairement enhardi, l’assemblée générale du Fatah a montré du mépris pour toute initiative qui pourrait faire avancer le processus de paix. Leur intransigeance a démontré l’absurdité de la notion que cette direction corrompue et pleine de duplicité pouvait être un réel partenaire de paix. Il y a même eu des touches surréalistes quand l’assemblée générale du Fatah a accusé à l’unanimité Israël d’avoir assassiné Arafat et offert une ovation debout à un meurtrier de masse. Ils ont décrété qu’à moins qu’Israël n’accède à toutes leurs exigences, aucune négociation ultérieure n’aurait lieu, et qu’ils pourraient reprendre la « lutte armée ». Loin d’encourager la modération arabe, l’approche dure d’Obama envers Israël a renforcé les partisans de la ligne dure. Les faits sur le terrain rendent les perspectives de paix plus éloignées que jamais. Le seul message clair ressortant du congrès du Fatah est que, comme pour le Hamas ,l’élimination de la souveraineté juive dans la région demeure son objectif ultime. S’il n’en n’était pas ainsi, Mahmoud Abbas aurait accepté l’offre d’Ehud Olmert, qui lui assurait virtuellement toutes ses exigences territoriales, et suggérait même un compromis sur le droit de retour arabe.

Les conseillers d’Obama ont été amèrement déçus quand leurs diktats contre Israël leur sont revenus en boomerang. De fait, leurs exigences unilatérales et leurs tactiques d’intimidation peuvent être tenus responsables d’avoir créé un consensus rare dans le public israélien, qui soutient aujourd’hui massivement Netanyahou. Pour ajouter aux problèmes d’Obama et en dépit de prédictions contraires, les dirigeants juifs américains ont commencé à remettre en cause ouvertement certaines de ses positions politiques. Il y a un malaise croissant même parmi certains Juifs Démocrates percevant qu’Obama trahit les promesses qu’il fit pendant les élections de préserver fidèlement l’alliance avec Israël.
L’exemple en a été donné dans les remarques de Howard Berman, le président influent du comité des affaires étrangères au Congrès des Représentants, qui, lors d’une réunion fermée avec des dirigeants juifs, critiqua explicitement la pression du gouvernement Obama sur Israël au sujet des implantations. Berman déclara qu’Abbas « attendait désormais que les USA lui présentent Israël sur un plateau ».
Steny Hover, le chef de la majorité Démocrate en visite en Israël, fit des commenta ires similaires lors d’une conférence à Jérusalem. Obama doit aussi avoir été étonné quand son ami et partisan loyal Alan Solow, le président de la conférence des présidents représentant 52 organisations juives américaines, a condamné son exigence de limiter les implantations juives à Jérusalem et dans sa banlieue.
Sur une publicité en pleine page du ‘New York Times’, Abe Foxman de l’Anti Defamation League* a déclaré " le problème, ce ne sont pas les implantations… M. le président, il est temps d’arrêter de faire pression sur notre partenaire et ami vital ".
David Harris de l’American Jewish Committee**a exprimé de semblables sentiments à un groupe du Congrès. Tout en réitérant en général rituellement leur croyance qu’Obama n’abandonnerait pas Israël, les dirigeants juifs ont commencé à critiquer ouvertement le comportement du gouvernement envers l’Etat juif.
La considération pour Obama parmi les activistes juifs américains s’effondra davantage quand, négligent avec mépris l’une des rares protestations juives unanimes, il participa personnellement à la cérémonie honorant de la plus haute récompense des USA pour les droits de l’homme, l’ancienne présidente irlandaise Mary Robinson, également organisatrice avec l’ONU du festival de haine de Durban en 2001. Cela fut perçu comme une autre manifestation de la nouvelle histoire d’Obama avec l’ONU et ses affiliés anti Israël.
Les conseillers juifs d’Obama faisant la promotion de la ligne J Street*** doivent aussi avoir été déçus quand ils se sont aperçus qu’en dépit de publicités coûteuses dans les media, les sondages indiquaient que la majorité des activistes juifs demeuraient méprisants à l’égard des groupes marginaux de Juifs de Gauche pressant Obama d’obliger Israël à faire de nouvelles concessions. Cependant, désormais, en continuant à éviter toute initiative qui pourrait irriter les Arabes, les USA maintiennent leur approche de la main lourde envers leur allié d’autrefois, Israël.

Alors qu’un compromis permettant de sauver la face pourrait se produire bientôt, appréciant le soutien sans précédent de son électorat, Netanyahou serait mal avisé de capituler face aux exigences d’Obama. Hélas, sans tenir compte de la question des implantations, le pire peut être attendu de l’administration des USA. Après la rencontre chaleureuse entre le président égyptien Hosni Moubarak et Obama à Washington, il a félicité avec effusion les changements politiques introduits par le président et suggéré de nouvelles initiatives ‘positives’ imminentes des USA.

Il y a aussi des prédictions effrayantes : sans consultations préalables avec Israël, Obama a l’intention de soumettre unilatéralement un plan des USA pour un règlement élargi à l’ONU ou ailleurs. Une rumeur court ; ce plan utiliserait comme point de départ les offres irresponsables faites à Abbas par Olmert pendant l’agonie de son mandat – offres qui sans le moindre doute auraient été rejetées par la Knesset et le Peuple d’Israël lors d’un referendum. Cette démarche serait une trahison sans précédent d’un allié de longue date. D’ici à ce un véritable partenaire de paix palestinien émerge, on ne peut attendre du Premier Ministre Benyamin Netanyahou qu’il crée un plan miraculeux magique qui apporterait un règlement final étendu. Mais maintenant sa tâche doit être de prévenir un règlement désastreux imposé par les Américains. Pour ce faire, il doit rapidement identifier les lignes rouges que son gouvernement, soutenu par la vaste majorité des Israéliens, ne devra jamais envisager de franchir.

 A cette fin, il devra aussi rassembler le soutien de la direction de la majorité des Juifs américains, et les encourager à faire connaître qu’eux aussi ont leurs lignes rouges. Ils ont déjà commencé de signaler qu’ils ne resteront pas passifs si leur gouvernement tente d’imposer unilatéralement une solution qui pourrait mettre en danger l’Etat juif.

Notes du traducteur : *Anti Defamation League (ADL) : la plus grande organisation de lutte contre l’antisémitisme aux USA **American Jewish Committee** : organisation fédérant la plupart des organisations juives aux USA. ***J Street : récent groupe de pression de « Juifs américains de Gauche » caviar, créé pour faire concurrence à l’AIPAC (principal Lobby juif aux USA). J Street se fait passer pour pro Israël alors qu’il est soutenu par des antisionistes forcenés (ex : George Soros) qui avancent masqués, et financé par des capitaux arabes évidemment anti-Israëiens.

Cf l’article traduit en français sur le site de Desinfos.com ; publié sur le Jerusalem Post à l’adresse : http://www.jpost.com /servlet/Satellite?cid49418678387&pagename=JPArticle%2FShowFull
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mordeh'ai - dans Politique
26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 21:48
Par JPOST.FR
25.08.09


"Personne n'attend plus de faveurs de la part du Premier ministre Binyamin Netanyahou que n'en a offert [l'ancien Premier ministre Ehoud] Olmert au [chef de l'Autorité Palestinienne Mahmoud] Abbas". Telles sont les dernières déclarations du ministre des Renseignements, Dan Meridor (Likoud), dans les colonnes du magazine allemand Der Spiegel. L'interview a été publiée mardi, peu de temps avant la visite de Netanyahou à Berlin - l'une de ses destinations européennes cette semaine.

 

Meridor a notamment souligné la disposition du gouvernement israélien à reprendre les négociations avec les Palestiniens, annoncée dimanche par Netanyahou au conseil des ministres.

Il rappelle également le refus d'Abbas de négocier avant un gel complet des constructions d'implantations. Et ce, malgré trois ans de négociations avec Olmert pendant lesquelles la situation concernant les implantations était pourtant la même.


La position d'Abbas est aujourd'hui très affectée par des problèmes internes, précise cependant le ministre. "Peut-être [Abbas] a-t-il réagi comme cela parce qu'il ne contrôle pas la bande de Gaza, où vit 40 % de la population des territoires et dans laquelle il ne peut même voyager", a-t-il expliqué.


En ce qui concerne les déclarations controversées du ministre des Affaires stratégiques, Moshé Yaalon - qui dans une récente tournée en Judée-Samarie a exprimé son soutien aux habitants des implantations - Meridor réplique : "Nous sommes un gouvernement de grande coalition avec des opinions divergentes. Ces déclarations ne reflètent ni la politique officielle du Premier ministre Netanyahou, ni la politique officielle du gouvernement".


"Nous n'avons construit aucune nouvelle implantation. Nous remplissons nos engagements [conclus avec la précédente administration américaine]. Maintenant les discussions visent à trouver un compromis", a-t-il précisé.

Meridor a également souhaité définir une certaine "ligne rouge", à ne surtout pas franchir selon lui : "La Vieille Ville, son quartier juif et le Mur occidental ne feront jamais partie d'un Etat arabe ; tous les grands partis israéliens partagent cette conviction. Il pourrait y avoir un compromis sur les terres de Judée et de Samarie. Mais tous les gouvernements israéliens se sont rejoints sur le fait d'avoir une Jérusalem unie. Notre position est claire."


"Nous sommes ouverts à toute discussion sur les frontières définitives, mais nous ne reviendrons pas à la ligne de 1967", a ajouté le ministre.


Par ailleurs, le ministre des Renseignements est revenu sur quelques "fondamentaux" du conflit. Selon lui, l'introduction de la religion, par exemple, dans un conflit historiquement basé sur des idées nationalistes, a beaucoup compliqué les choses. "C'est devenu plus difficile au fil des années. Nous avons toujours été en conflit avec les Arabes sur des théories nationalistes. Mais, depuis la Révolution à Téhéran [1979], le discours a changé : les Iraniens, le Hezbollah et le Hamas nous combattent au nom de la religion."


Meridor insiste d'ailleurs sur le fait que le sort de Jérusalem n'a jamais été une question de religion. "Nous n'avons aucune prétention religieuse sur Jérusalem mais des revendications nationales. Jérusalem est notre capitale."

Quant au nucléaire iranien, Meridor refuse de divulguer les plans israéliens. "Je ne pense pas que le Premier ministre a pris sa décision [d'attaquer les installations nucléaires de l'Iran], mais je ne veux pas entrer dans les détails (…).

Selon moi, l'Iran ne devrait pas être autorisé à devenir une puissance nucléaire. Ce n'est pas seulement un problème pour Israël, mais pour le monde entier.
Il s'agirait d'une victoire des extrémistes sur les modérés. Une perspective beaucoup plus inquiétante pour les Etats arabes modérés que pour tout autre pays, d'ailleurs. Cela changerait l'équilibre au Moyen-Orient et signifierait la fin du Traité de Non Prolifération [nucléaire].

Il ne faut pas oublier que le président iranien [Mahmoud Ahmadinejad] a maintes fois parlé de l'illégitimité d'Israël et de sa destruction. Il faut désormais se concentrer sur des sanctions plus sévères contre Téhéran, avec l'Amérique en tête du mouvement.

Et nous comptons sur les Européens, dont l'Allemagne, un des grands partenaires commerciaux de l'Iran.

Voir également l'article traduit  par Marc Brzustowski de l'interview de MERIDOR au journal Der Spiegel http://lessakele.over-blog.fr/article-35308128.html

 
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mordeh'ai - dans Politique
26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 08:48
Par Serge Dumont

pour Info Palestine

 

(JPG)
Les organisations israéliennes et palestiniennes de défense des droits de l’homme dénoncent le nouveau visa israélien comme un « symbole de l’apartheid ».

 

"Autorité palestinienne seulement."

Dans la torpeur de l’été, Israël a discrètement introduit un nouveau visa destiné aux personnes se rendant en Cisjordanie. Cette norme oblige les personnes désireuses de visiter les territoires palestiniens à transiter par la Jordanie pour pénétrer en Cisjordanie par le pont Allenby, le point de passage habituel.


Là, les militaires israéliens apposent le cachet « Palestinian Authority only », ce qui signifie que les touristes, membres de familles ou amis devront se contenter de circuler dans les zones contrôlées par l’AP mais ne pourront pas se rendre en Israël. Ni même à Jérusalem-Est, la partie arabe de la ville annexée par Israël en 1967.

Contacté par téléphone, le cabinet du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur Elie Yishaï (le leader du parti ultra-orthodoxe Shas) confirme que la mesure s’applique également aux visiteurs d’origine palestinienne qui débarquent à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv.


Depuis l’entrée en vigueur du nouveau visa, la mésaventure est également arrivée à des représentants d’ONG européennes ainsi qu’à des délégations françaises, italiennes et américaines. Des employés de l’Unwra, l’agence des Nations unies chargée d’aider les réfugiés palestiniens, ainsi que d’autres fonctionnaires des Nations unies qui venaient d’atterrir à Tel-Aviv se sont également vu refuser le droit d’entrer en Israël.


Les organisations israéliennes et palestiniennes de défense des droits de l’homme dénoncent le nouveau visa israélien comme un « symbole de l’apartheid ».


Dans les cercles diplomatiques étrangers, l’instauration du nouveau visa soulève également une tempête mais celle-ci garde le caractère feutré qui sied à ce milieu. Plusieurs ambassadeurs européens en poste à Tel-Aviv et consuls généraux en poste à Jérusalem ont fait connaître leur préoccupation à leurs interlocuteurs du ministère israélien des Affaires étrangères. La Grande-Bretagne et les États-Unis ont également manifesté leur mécontentement. Sans résultat jusqu’à présent. En revanche, le ministre israélien du Tourisme a écrit à son collègue Yishaï pour attirer son attention sur les risques que sa politique restrictive fait courir au secteur hôtelier d’Israël.


Mais Yishaï ne s’y intéresse guère. Car le leader du Shas est l’un des chefs de file de l’aile la plus dure du gouvernement. Lundi, accompagné de trois collègues parmi lesquels le ministre des Questions stratégiques Moshé Yaalon, il s’est d’ailleurs rendu en Cisjordanie afin de dire aux colons de « ne pas se décourager ». Il s’est prononcé en faveur de la reconstruction des quatre implantations évacuées puis démolies en même temps que celles de la bande de Gaza (août 2005)

la suite :.http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7139
                                                                                               
                                                                                                  *
                                                                    *            *

Un VISA "territoire palestinien" créé par Israël

Vous ne le croirez jamais. Même en facilitant les choses, ils se plaignent encore!

Cet été, Israël à créé un Visa "Territoire Palestinien" qui autorise les touristes du monde entier à visiter la Judée-Samarie. Ce Visa interdit cependant l'entrée sur l'Etat d'Israel... Mais après tout, rien de grave puisque bien souvent, ceux qui visitent Jéricho ou Jenine ne veulent surtout pas visiter l'état "sioniste".......(http://jss.over-blog.com/)

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