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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 11:29
Par BRENDA GAZZAR
18.05.09
 

Une proposition de loi soumise par le député Alex Miller (Israël Beitenou) vise à punir de peines de prison pouvant aller jusqu'à 3 ans les citoyens israéliens qui commémorent ce que les Palestiniens considèrent comme la nakba (la catastrophe), à savoir la création de l'Etat d'Israël.

Pour le député Hanna Swaid (Hadash), une telle proposition est une tentative de nier aux citoyens arabes le droit de commémorer un chapitre crucial de leur histoire et de leur identité.

Même s'il est peu probable que cette loi soit entérinée, Swaid craint qu'une telle idée engendre un "dialogue de haine" envers les Arabes israéliens.

Au contraire, pour Miller, cette proposition pourrait contribuer à la coexistence et à l'unité de l'Etat : "En tant que citoyen, cela me blesse quand d'autres citoyens… portent le deuil de l'établissement de l'Etat d'Israël quand ils jouissent eux-mêmes de droits égaux dans ce pays."

Tout en signalant que certaines manifestations commémorant le jour de la nakba ont tourné à la violence, Miller explique que certains chefs communautaires "essayent chaque année d'inciter les citoyens de l'Etat [à la violence] et je veux que cela cesse grâce à cette loi".

Or, pour le ministre des Minorités Avishaï Braverman (travailliste), cette proposition de loi "constitue un danger à la démocratie et peut renforcer l'extrémisme".

De son côté, le député Ibrahim Sarsour (Liste arabe unie/Taal) a affirmé qu'une telle loi n'empêcherait pas les Arabes de commémorer la nakba, même s'ils risquent des peines de prison.

Par ailleurs, un sondage récent de l'Université de Haïfa révèle que 41 % des Arabes israéliens reconnaissent le droit d'Israël à exister en tant qu'Etat juif et démocratique. Ils étaient 65,6 % en 2003.

Pour 40,5 % d'entre eux, la Shoah n'a pas eu lieu (contre 28 % en 2006).
37 % de ceux qui ont nié l'existence de la Shoah ont poursuivi leurs études après le lycée.
53,7 % des Arabes israéliens reconnaissent à Israël le droit d'exister en tant qu'Etat indépendant, contre 81 % en 2003.

L'étude, menée par Smooha, a été conduite sur 700 personnes du secteur arabe israélien et druze.

Source : Jerusalem Post

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mordeh'ai - dans Politique
18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 10:53
© Shmuel Trigano - Controverses.fr

Un leurre est un artifice qui attire l’attention de quelqu’un pour lui cacher l’événement essentiel qui se déroule au même moment sur une autre scène. C’est ce qui s’est passé avec la visite du pape en Israël et en l’occurrence, ce sont les observateurs qui se sont leurrés eux-mêmes. A nouveau, c’est la mémoire de la Shoah qui a servi d’écran. Tout le monde attendait le pape sur ce qu’il ferait et dirait à ce propos, suite à l’affaire de la levée d’excommunication d’un évêque intégriste négationniste (l’affaire Williamson), tandis que l’essentiel se produisait sur une autre scène : celle des Palestiniens.

A travers tous ses discours aux Palestiniens, si pleins de l’emphase et de l’empathie qu’il n’a pas su trouver pour les Juifs, Benoît XVI nous apparait comme l’un des papes qui a le moins de sympathie pour le peuple juif. Ils laissent entendre l’adoption d’un tournant drastique dans la politique du Vatican envers les Juifs et démontrent que le pape a épousé la position palestinienne, dans sa radicalité la plus grande.

Aux uns la victimologie, aux autres le politique

Le jeu classique du « devoir de mémoire » a été rejoué (1) : aux Juifs la reconnaissance du martyre de la Shoah, aux Palestiniens la reconnaissance politique, voire même théologico-politique. Une formule forte restera: la Terre sainte définie comme la « terre des ancêtres » du peuple palestinien, abondamment évoqué, lui. "Monsieur le Président, le Saint-Siège soutient le droit de votre peuple à une patrie palestinienne souveraine sur la terre de ses ancêtres, sûre et en paix avec ses voisins, à l'intérieur de frontières reconnues au niveau international." Quand cette expression est proférée par l’évêque de Rome, qui doit connaître tout de même son Nouveau Testament et l’histoire des Juifs dans ces mêmes lieux, elle pèse d’un poids considérable. Tout un univers psychologique s’y profile : un État d’Israël défini par la Shoah et donc refuge humanitaire pour rescapés européens du nazisme face à un peuple réel, autochtone, héritier de l’Ancien Israël, « ancêtres » obligent ! Ce qui est en partie faux car une part importante de la population palestinienne descend de vagues migratoires venant du monde arabe de la fin du XIX° siècle au début du XX°...

Le peuple élu de Palestine

Cette interprétation est confirmée par une autre formule ahurissante, qu’a justement relevée Menahem Macina dans la Newsletter de l’U.P.J.F. (2), prononcée à l’occasion du départ du pape des Territoires palestiniens : “Mon souhait sincère pour vous, peuple de Palestine, est que cela arrivera bientôt, pour vous permettre de jouir de la paix, de la liberté et de la stabilité dont vous avez été privés depuis si longtemps. Avec angoisse, j’ai été le témoin de la situation des réfugiés qui, comme la Sainte Famille, ont été obligés de fuir de leurs maisons. » Or, la "Sainte Famille" fuit Bethléem pour échapper au massacre des enfants que le Roi d’Israël Hérode s’apprête à perpétrer pour éliminer Jésus (Évangile selon Matthieu 2, 13).

Cette comparaison appelle inéluctablement dans l’oreille chrétienne et sans doute dans la compréhension papale, une identification des Palestiniens à la famille de Jésus, le “véritable Israël” persécuté par l’Israël déchu, “l’Israël selon la chair”, en l’occurrence les Israéliens contemporains qui, de surcroît, se voient implicitement accusés de fomenter le massacre des enfants! On sait que l’accusation de crime rituel est le mythe central du Nouvel antisémitisme, adroitement exploité par l’Autorité Palestinienne et le Hamas. L’Église vient de la consacrer de façon subliminale.

Benoît XVI n’a pas manqué de bénédictions enthousiastes du peuple palestinien. Dans son discours de départ des territoires palestiniens : « Puisse-t-Il bénir par la paix le peuple palestinien ! ». Au camp de réfugiés d’Aïda : « Puisse Dieu bénir son peuple avec la paix ! ». Dans son homélie à la place de la Mangeoire : « Vous-mêmes, peuple choisi de Dieu à Bethléem ». Dans son discours devant Mahmoud Abbas : « J’invoque sur tout le peuple palestinien les bénédictions et la protection de votre Père céleste » (3). Je ne vois pas beaucoup de bénédictions de ce type sur le peuple d’Israël envers lequel l’Église a tout de même, à ce qu’elle prétend, d’autres liens!
Lire la suite sur le site de l'auteur

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mordeh'ai - dans Société
18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 10:23
18.5.09 
Par Caroline B. Glick
Adaptation française de Sentinelle 5769
Les Israéliens sont fous de l’Europe. Un sondage réalisé par la fondation Konrad Adenauer le mois dernier montre qu’un pourcentage énorme de 69 % d’Israéliens, et 76 % des Juifs israéliens aimeraient qu’Israël rejoigne l’Union Européenne. 60 % des Israéliens ont une opinion favorable de l’UE Le message le plus évident de ce sondage est qu’en ce concerne l’Europe, les Israéliens souffrent d’un amour sans retour. Une enquête de l’Institut Pew en 2003 dans15 Etats de l’UE a montré que 59 % des Européens considèrent Israël comme la plus grande menace pour la paix mondiale. Une enquête réalisée en Allemagne l’année suivante a montré que 68 % des Allemands croient qu’Israël poursuit une guerre d’extermination contre les Palestiniens et 51 % ont déclaré qu’il n’existe pas de différence de principe entre le traitement par Israël des Palestiniens et le traitement allemand des Juifs pendant l’Holocauste.
Et ce n’est pas seulement Israël qu’ils haïssent. Ils n’aiment pas beaucoup les Juifs non plus.
Dans une étude empirique publiée en 2006, les Pr. Eduard Kaplan et Charles Small de l’Université Yale ont montré un lien direct entre la haine contre les Juifs et les positions extrémistes anti-Israël. Un récent sondage révèle le fait que le niveau d’hostilité envers Israël s’élève avec le niveau d’antisémitisme.
Selon une enquête de 2008 de l’institut Pew, les sentiments antisémites dans cinq pays de l’UE – Espagne, Grande Bretagne, France, Allemagne et Pologne – ont augmenté de près de 50 % entre 2005 et 2008. Alors qu’en 2005, quelques 21 % des personnes interrogées ont reconnu abriter des sentiments négatifs envers les Juifs, à la fin de l’an passé le pourcentage d’antisémites autoproclamés dans ces pays s’est élevé à 30 %. Les niveaux d’antisémitisme en Espagne ont plus que doublé, passant de 21 % en 2005 à 46 % en 2008. Sans surprise, une augmentation de la haine antijuive s’est accompagnée d’une croissance de la violence contre les Juifs. La semaine dernière par exemple, trois hommes ont agressé l’ambassadeur d’Israël en Espagne, Rafi Shotz, alors qu’il rentrait à pied chez lui avec sa femme après un match de foot. Ils l’ont suivi et ont crié : « sale juif », « bâtard de juif », et « juif assassin ». Une foule de témoins a assisté à l’agression, mais pas un ne s’est dressé pour les défendre. Shotz a eu de la chance. Comme ambassadeur d’Israël, il avait une escorte de deux policiers l’accompagnant, et ainsi il échappa à une agression physique. Cela n’a pas été le cas de survivants de l’Holocauste qui se sont rassemblés au camp de la mort de Mauthausen en Autriche la semaine dernière, pour commémorer le 64ème anniversaire de la libération du camp par les forces américaines. Alors que les survivants juifs du camp, où 340.000 personnes furent assassinées, pleuraient les morts, un gang d’adolescents autrichiens portant des masques se sont moqué d’eux, hurlant « Heil Hitler », et « voilà le chemin des chambres à gaz ! ». Ils ont ouvert le feu avec des fusils en plastique sur des survivants juifs français, en blessant un à la tête, et un autre au cou. Et l’Autriche n’est pas la seule. De l’Allemagne à la France, en passant par la Belgique, la Grande Bretagne, la Hollande, la Suède , la Norvège et ailleurs, des jardins d’enfants, des écoles, des restaurants des épiceries fines juifs ont été l’objet d’agressions à la bombe et vandalisés. La profanation de cimetières juifs et de synagogues est presque devenue une affaire de routine. Des dirigeants juifs de la Norvège à l’Allemagne en passant par la Grande Bretagne et la France ont mis en garde les membres de leur communauté de ne pas porter des ‘kippot’, ni d’étoile de David publiquement. Des rabbins ont été frappés sur tout le continent. Il n’y a pas de sanction d’Etat pour la violence antijuive en Europe. Mais en beaucoup d’endroits, elle est soit dépeinte comme insignifiante, ou bien justifiée comme produit dérivé du conflit palestinien avec Israël. Dans au moins un cas, la minimisation officielle des sentiments et de la violence antijuifs a eu des conséquences meurtrières.
En Janvier 2006 Ilan Halimi, un Juif français, a été kidnappé par un gang de sadiques musulmans. Pendant une semaine entière, la mise en danger de la vie d’Ilan Halimi – en dépit des appels téléphoniques menaçants de ses ravisseurs aux parents d’Halimi, accompagnées de la récitation de versets du Coran alors qu’on entendait en arrière-fond Ilan hurler de douleur sous la torture. Pour finir, Halimi fut torturé de façon continue pendant 20 jours avant d’être jeté nu, avec des brûlures et des coupures sur 80 % de son corps battu, à une station de train ; il mourut de ses blessures après qu’on l’eût retrouvé. Certains ont attribué la montée de l’antisémitisme européen à la croissance rapide des minorités musulmanes à travers le continent. Cette explication est très plausible. Les taux d’antisémitisme au sein de la minorité des populations musulmanes en Europe sont excessivement élevés. Selon l’étude de Kaplan et Small, les Musulmans européens ont huit fois plus de ’chances’ que les non musulmans d’être ouvertement antisémites. Et Franco Frattini, le responsable officiel européen en charge du combat contre l’antisémitisme a déclaré au ‘Jerusalem Post’ l’an passé que 50 % des agressions antijuives en Europe sont menées par des Musulmans. Mais alors que les Musulmans européens sont un facteur majeur dans la croissance de la violence antijuive, ce sont des ‘petits joueurs’ quand on en vient à la prévalence globale des attitudes antijuives. Par exemple, avec 46 % des Espagnols disposés négativement envers les Juifs, et les Musulmans constituant 3 à 5 % des Espagnols, nous en déduisons que près de la moitié des chrétiens espagnols sont antisémites. Et comme l’enquête Pew de 2008 le montre, la haine européenne contre les Juifs augmente à grande vitesse. De fait, elle croît deux fois et demi plus vite que la haine européenne envers les Musulmans. Selon toute probabilité, ces courants négatifs envers les Juifs ne vont faire que croître dans les années à venir. Les politiciens intéressés par leur élection ont déjà commencé à exploiter la montée des sentiments antijuifs pour accroître leurs perspectives électorales. Lors des élections britanniques de 2005 par exemple, le Parti travailliste conduit par Tony Blair a alors dépeint le chef du Parti Conservateur Michael Howard comme l’image antisémite de Fagin dans ‘Oliver Twist’, sur une affiche électorale. Une autre affiche du ‘Labor’ a qualifié Howard et un homme politique associé, Oliver Letwin, de ‘cochons volants’. Cet état des affaires présage mal des relations futures d’Israël avec l’Europe. Dans la plupart des cas, les politiciens européens caressent l’électorat croissant des antisémites en adoptant des politiques hostiles envers Israël. Ces politiques servent alors à justifier encore plus d’attitudes antisémites, le nombre d’Européens antisémites continue d’augmenter, et en retour, l’hostilité européenne envers Israël s’accroît. Tout cela nous ramène vers l’europhilie d’Israël. Si la majorité des Israéliens devaient suivre leur pente, et Israël rejoindre l’UE, nous nous trouverions soumis à une entité politique transnationale qui rejette de plus en plus le droit d’Israël à l’existence. Reconnaissant sans doute l’avantage politique d’être bien vu en attaquant Israël, l’an dernier le juge d’instruction espagnol Fernando Andreu Merellesis décida d’utiliser une plainte spécieuse soumise par le centre palestinien discrédité des droits de l’homme, pour lancer une enquête pour crimes de guerre contre les principaux dirigeants politiques et militaires d’Israël. Contre la volonté déclarée de poursuite par l’Etat espagnol, Merellesis annonça la semaine dernière qu’il poursuivait son enquête sur des requêtes concernant une dizaine de chefs israéliens de premier rang ayant commis un crime de guerre en approuvant en 2002 de cibler le maître terroriste Salah Shehadeh. En tant que non membre de l’UE, les cours de justice de l’UE n’ont aucune autorité pour appliquer leurs lois contre des Israéliens. Aujourd’hui, la seule chose dont les Israéliens doivent se soucier est que nous soyons arrêtés lors d’une visite en Europe. C’est malcommode, mais pas invivable. Cependant, si les Israéliens devaient rejoindre l’Europe, les lois de l’UE surpasseraient les lois israéliennes, les cours européennes pourraient obliger à appliquer leurs lois. En bref, Israël se retrouverait soumis à une entité politique hostile qui pourrait tout simplement se prononcer et légiférer sur son existence. Alors qu’est-ce qui explique l’histoire d’amour non payé de retour d’Israël pour l’Europe ? Il n’y a pas d’explication globale à la popularité de l’UE en Israël.
 Elle est fonction de nombre de causes complémentaires. La plus importante, c’est l’échec abject des media israéliens à observer l’antisémitisme européen et ses implications pour la politique européenne à l’égard d’Israël de quelque manière cohérente. Plutôt que de reconnaître que l’antisémitisme européen et son hostilité concomitante envers Israël sont la conséquence de dynamiques européennes internes, les media israéliens tendent à mettre les deux sur le compte des actions d’Israël. Ce faisant, cela donne certainement des informations bien ordonnées et aisément digérés, mais banalise aussi la situation. De plus, en agissant comme si le comportement réel d’Israël était le moins du monde important pour le comportement européen envers les Juifs et l’Etat juif, les media locaux adhèrent effectivement à des décisions européennes cyniques pour déprécier la signification de la violence antisémite. Ils crédibilisent les fausses proclamations européennes :les bombes incendiaires contre des synagogues seraient simplement la conséquence regrettable du conflit palestino-israélien. Puis, il y a la quête constante d’Israël pour rompre son isolement international. Pour beaucoup d’Israéliens, il est tentant de croire que nous pouvons mettre fin à notre isolement international en rejoignant l’UE. L’UE est considérée comme un club de pays riches et cultivés, avec lesquels Israël aurait avantage à fusionner. De nouveau, cette opinion est alimentée par les media qui ont échoué à rapporter l’échec du modèle de l’Etat providence à l’européenne. A la lumière du refus des media de raconter l’hostilité de l’Europe envers les Juifs et l’Etat juif, ou l’histoire des problèmes économiques graves de l’UE, il n’est pas surprenant que peu de précieux politiciens israéliens aient une compréhension claire de l’Europe.
Nos ministres des affaires étrangères successifs – depuis Shimon Peres à Silvan Shalom en passant par Tzipi Livni et Avigdor Lieberman – tous se sont prononcés à divers degrés en faveur de l’adhésion d’Israël à l’UE. Leurs déclarations n’ont jamais été soumises à un débat.
Finalement, il y a la nostalgie de beaucoup d’Israéliens pour la vieille Europe d’avant-guerre qu’ils tiennent des narrations de leurs grands-parents. Cette Europe depuis longtemps disparue, où des jeunes femmes et de jeunes hommes se promenaient dans des jardins à Berlin, Paris, Anvers et Prague, se tenant par la main en mangeant une crème glacée, humant l’air de Heinrich Heine et de Franz Kafka, est restée vivante dans l’imagination de générations d’Israéliens. Beaucoup d’entre eux travaillent aujourd’hui comme journalistes célèbres, réalisateurs et acteurs de cinéma connus. Donc pour beaucoup d’Israéliens, l’Europe mythique est plus familière que l’Europe réelle.
Dans l’attente de l’avenir d’une Europe haïssant de plus en plus les Juifs, il est clair qu’Israël et les Israéliens doivent rapidement écarter nos illusions sur l’Europe. Pour Israël, pour faire face comme il convient à l’Europe dans les années à venir, il sera essentiel qu’aussi bien nos dirigeants et la société israélienne dans son ensemble acquièrent un solide point de vue sur la position où l’Europe se tient, aussi bien à l’égard du Peuple juif que de l’Etat juif. Avec une minorité musulmane florissante et profondément antisémite, et avec une majorité chrétienne de plus en plus à l’aise dans des attitudes antisémites traditionnelles ouvertement affichées, rendre inutiles les mythes antijuifs se situe au plus bas sur la liste des priorités de la majorité des dirigeants européens. A l’opposé, pour Israël, observer que cet état des affaires se déploie en Europe, il est clair qu’abandonner notre adoration pour une Europe mythologique est l’une des priorités les plus urgentes sur notre plan d’action national.
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mordeh'ai - dans Société
17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 20:20
Dimanche 05/17/2009

A l’approche du voyage du Premier ministre à Washington, ce sont principalement les voix lui demandant  "réalisme" , " souplesse" ou " courage historique " que l’on entendait en Israël comme à l’étranger.
Il y a quelques jours, par exemple, les députés " frondeurs" du parti travailliste lançaient un appel à Binyamin Netanyahou afin qu’il ait le "courage de répondre positivement à l’occasion ouverte par le Président Obama et les pays arabes ".

Profitant de l’appui international aux thèses de la gauche israélienne, les "rebelles "  travaillistes annoncent avec assurance " qu’Israël ne pourra pas échapper à la solution qui a le vent en poupe avec la création de deux Etats ".

Cette fois-ci ce sont des députés du Likoud qui ont commencé à se faire entendre, demandant au Premier ministre de rester fidèle aux principes du Likoud ainsi qu’au message que les électeurs ont lancé lors des élections du mois de mars. " Nous ne pensons pas que Netanyahou déviera de sa ligne de refus de la solution des ‘deux Etats’" disent certains membres, mais rajoutant dans la foulée, " nous n’hésiterons pas à recréer un groupe de fronde au sein du parti, si Bibi recule devant ses principes ". 
Ces menaces doivent être prises au sérieux, car l’on se souvient que ce fut une fronde contre Ariel Sharon au sein du Likoud à propos du désengagement de Gaza qui aboutit à l’implosion du Likoud et à la création de Kadima.

La configuration de la liste du Likoud donne du poids à leur menace, car on y trouve un bon nombre de députés fidèles à Erets Israël : Reouven Rivline, Benny Begin, Boggy Yaalon, Israël Katz, Zeev Elkin, Yossi Peled, Tsipi Hotoveli, Dany Danon, Yaïr Levine, Ofir Akounis etc.
Un calcul arithmétique permet d’ailleurs de constater que plus de la moitié des parlementaires Likoud est opposée à la formule des "deux Etats ". Dany Danon, l’un des députés les plus actifs en ce domaine, a non seulement écrit une lettre non équivoque au premier ministre, mais il réuni mercredi derniers des députés du Likoud et des autres partis de droite de la coalition, mais aussi des responsables des localités juives de
Judée-Samarie et des personnalités telles que Moshe Ahrens. Lors de cette rencontre, certains avaient même demandé de commencer à "agir préventivement " sur le plan politique et public, mais la majorité a préféré "attendre et voir   comment les choses vont se dérouler ".
Lors d’une récente entrevue avec le Premier ministre, ce dernier les aurait rassurés en disant " qu’il ne faut pas s’attendre à des surprises lors de ce voyage ". Samedi soir, Israël Katz, l’un des plus proches lieutenants de Netanyahou a déclaré " qu’Israël n’est en aucun cas lié par la solution des ‘deux Etats’ ", et que " le Premier ministre, lors de son voyage aux Etats-Unis, allait proposer la création d’une commission mixte israélo-américaine, dont l’objectif serait de proposer une nouvelle initiative de paix qui remplacerait toutes les initiatives précédentes, tant israéliennes qu’internationales ".

Au Likoud, on aimerait bien croire que leur leader restera ferme et tête haute face aux énormes pressions qui vont être exercées sur lui. Au parti de Jabotinsky, on est tout de même inquiet des expériences passées de louvoiements de Netanyahou, mais on est surtout encore traumatisé par le " syndrome Sharon ", qui avec désinvolture a tourné le dos aux principes historiques du parti.

par Shraga Blum pour A7
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mordeh'ai - dans Politique
15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 21:51
vendredi, mai 15, 2009 par VICTOR PEREZ

Lundi dix-huit mai, le Président us et le Premier ministre israélien vont enfin se rencontrer. Le public sera donc informer de la politique de la nouvelle administration américaine à l’égard du Proche-Orient et celle que le gouvernement israélien est prêt à mettre en œuvre en faveur de la Paix.
Dans cette attente, plusieurs pays appellent ouvertement à la solution de deux états. Certains, tels Kouchner et Blair, voient même le risque de la « fermeture de cette fenêtre d’opportunité ».
D’autres, tel le roi Abdallah II, probablement lassé de l’indépendance d’Israël, exige (pas moins) que ce pays agrée cette solution et entérine le plan de la ligue arabe, tout en oubliant de rappeler qu’il gouverne le foyer arabe de Palestine, dénommé Transjordanie et crée par la Société Des Nations en 1923 ! Ces appels pourraient être considérés comme comiques si n’était que, tôt ou tard, ces ‘’conseilleurs’’ devront se confronter à la réalité du terrain et résoudre quelques interrogations quant à l’avenir d’Israël sur la terre ancestrale et permettre, seulement ainsi, la création d’un nouvel état. Ainsi, qui, de ceux là entres autres, exige des ‘’Palestiniens’’, ou de la communauté internationale musulmane, la reconnaissance de la qualité d’état juif à Israël pour court-circuiter toute renaissance ultérieure du conflit ?
Qui en appelle à la fin totale de la terreur et de la violence proche ou lointaine à l’égard d’Israël pour lui permettre de croire à un avenir meilleur et accéder à la requête internationale ? Qui engage les ‘’Palestiniens’’ et la Oumma à mettre une fin à la diffusion et l’enseignement de la haine et de l’antisémitisme dans les mosquées, les écoles ou les médias à l’égard du peuple israélien, quand ce n’est pas envers le peuple juif dans sa totalité ? Qui somme les belligérants d’Israël d’oublier définitivement l’exigence d’un « droit de retour des réfugiés », utile, certes, pour modifier la destination du refuge juif en « état de tous ses citoyens » (musulmans évidemment), mais surtout pour faire avaliser par la communauté politique la faute originelle du renouveau d’Israël quant à la naissance du conflit ? Quatre revendications israéliennes primordiales qui permettront à la « paix juste et durable » de s’installer et de faire de cette région une terre prospère.
Quatre demandes que les puissances internationales sont incapables de satisfaire pour causes de mercantilisme, de pétrole mais aussi de banlieues islamisées.
Quatre exigences israéliennes minimales et incontournables, sauf à prétendre au suicide du seul état démocratique de cette région ! Ces points, mais aussi celui de Jérusalem, capitale indivisible de l’état d’Israël, devront trouver une réponse avant toute création d’un nouveau foyer arabe de Palestine. Au final, peu importe les positions des puissances internationales si l’on sait que ces nécessités ne seront pas résolues d’ici peu. Si Benjamin Netanyahou veut réellement progresser vers cette Paix si attendue des israéliens, il devra dresser une liste de ces exigences et la rendre publique afin que le débat s’engage. Ce qui aura pour effet premier de réduire la pression sur Israël, bouc émissaire bimillénaire de tous les fléaux qui frappent cette planète.
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mordeh'ai - dans Société
12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 13:00
Lundi 11 mai 2009
source : http://www.geopolitiquebiblique.com/

 Jérusalem,Ryad,Le Caire, front commun contre Washington et Téhéran

Le paradoxe des paradoxes : devant l'entêtement ou la folie d'Obama de privilégier l'Iran quasi nucléaire et ses vassaux, la Syrie, le Hezbollah et le Hamas, Israël n'a d'autre choix que de s'allier avec les puissances arabes pour lesquelles un Iran nucléaire serait la pire des catastrophes.

C'est une situation absolument nouvelle au Proche-Orient où Israël n'a d'autre possibilité que de chercher des alliés auprès de pays arabes pour contrer les Américains, qui pour d'obscures et chimériques manœuvres géopolitiques, font la part belle à l'Iran considéré comme un allié objectif dans la guerre que mènent les États-Unis en Afghanistan/Pakistan et en Irak.
Les Américains ont beau envoyer des émissaires successifs en Égypte et dans les Pays du Golfe pour expliquer que le rapprochement Américano-iranien ne se fera pas sur leur dos, personne n'y croit, et surtout pas l'Égypte, dépourvue de pétrole et soumise depuis peu à une attaque en règle sur son territoire par le Hezbollah. Ces attaques du Hezbollah n'auraient pu avoir lieu si la Syrie ne se sentait pas le vent en poupe, soutenue la fois par les Iraniens et par une Amérique qui ne pipe mot, donc qui consent.
Bibi, avant de se colleter avec Obama à Washington, se rend au Caire pour tenter de formaliser une alliance avec les saoudiens et les égyptiens. A cette alliance, il y aura bien entendu un prix à payer, dont le moindre serait de jeter les bases pour la création d'un état palestinien. Mais Bibi n'a pas le choix, s'il veut un soutien arabe dans une attaque éventuelle contre l'Iran, il est contraint de donner des gages. Rappelons à ce titre que l'un des gages qu'a fourni Olmert à l'Égypte fut de ne pas éradiquer le Hamas dans l'opération "plomb durc"i, alors que Tsahal avait les moyens de le faire.
Durant cette même opération, un phénomène semble avoir échappé aux commentateurs avisés: c'est la première fois qu'Israël entreprenait une opération militaire contre des Arabes avec l'assentiment total d'un Etat arabe, lire l'Egypte et la neutralité bienveillante des saoudiens. Ce cas de figure donc a des chances de se répéter mais à une échelle toute autre: Israël attaque l'Iran, avec le consentement et peut être même l'assistance financière, voir logistique de l'Egypte et des pays du Golfe, l'Arabie saoudite en tête. L'Iran étant malgré tout un Etat musulman, les Etats arabes seront tenus à une opposition de façade, qui ne trompera personne. Il est nécessaire de rappeler que les Iraniens ont beau être musulmans, ils sont avant tout Perses et Chiites; deux bonnes raisons pour être royalement jalousés et détestés par les arabes sunnites. Les saoudiens et les Emirats Arabes Unis savent pertinemment qu'un Iran fort et nucléaire ne leur fera pas de cadeaux et que leur meilleur allié aujourd'hu,i c'est Israël. Ainsi on s'oriente vers une situation tout à fait paradoxale de renversement d'alliances. Les meilleurs copains d'Israël sont aujourd'hui ceux qui redoutent un Iran fort et non celui qui a accepté l'idée d'un Iran nucléaire et qui tisse des alliances avec les Perses dans une guerre perdue d'avance contre le fondamentalisme musulman sunnite en Afghanistan et au Pakistan, lire les Américains.

Triste époque mais combien prévisible où l'Amérique lâche Israël, son allié de toujours, pour s'allier avec une Babylone toute en crocs et en bombes nucléaires, qui rêve d'un destin planétaire. M'est avis qu'Obama et l'Amérique anesthésiée vont se mordre les doigts de ce choix imbécile et irresponsable.

Quant au slogan adoré par Obama "Deux peuples deux états", il n'y a pas trop d'inquiétude à avoir à court terme parce que ni le Hamas arc-bouté sur la non reconnaissance d'Israël, ni le Fatah peureux et désorienté, ne sont murs pour construire un Etat. Quelle désillusion pour Obama de constater que ses cadeaux sont refusés.
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mordeh'ai - dans Réflexions
9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 16:05
Caroline Glick ,
THE JERUSALEM POST -
Adaptation française de Sentinelle 5769

Des vents arctiques soufflent sur Jérusalem depuis Washington ces jours-ci. Alors que la visite du Premier Ministre Benyamin Netanyahou le 18 mai à Washington approche, l’administration Obama accentue sa rhétorique anti-Israël et travaille fébrilement à coincer Israël dans un corner.


Utilisant la conférence annuelle de l’AIPAC en toile de fond, cette semaine l’administration Obama a lancé son attaque la plus sévère contre Israël à ce jour. Cela a commencé par des articles de media rapportant que le conseiller national à la sécurité, James Jones a déclaré à un ministre des affaires étrangères européen que les USA projettent de monter une coalition anti-Israël avec les Arabes et l’Europe pour obliger Israël à rendre la Judée, la Samarie, et Jérusalem aux Palestiniens.

Selon ‘Haaretz’, Jones, dans un câble classifié du ministre des affaires étrangères, aurait déclaré à son interlocuteur européen : « La nouvelle administration convaincra Israël de faire un compromis sur la question palestinienne. Nous ne pousserons pas Israël sous les roues d’un bus, mais nous serons plus contraignants envers Israël que sous l’ère Bush ».

Puis il expliqua que les USA, l’UE, et les Etats arabes modérés doivent déterminer ensemble ce que sera une « solution de fin de partie satisfaisante ». Pour Jones, Israël devrait être mis à l’écart de ces discussions et se voir simplement présenter un ‘fait accompli’ qu’il sera obligé d’accepter.

Les évènements de la semaine ont montré que la déclaration de Jones était une description exacte de la politique de l’administration. D’abord, le médiateur du quartette Tony Blair a annoncé que d‘ici six semaines, les USA, l’UE, l’ONU et la Russie dévoileront un nouveau cadre pour établir un Etat palestinien.

S’entretenant avec des journalistes palestiniens mercredi, Blair déclara que ce nouveau cadre sera une initiative sérieuse parce que « on y a travaillé aux niveaux les plus élevés dans l’administration américaine ».

De plus, nous avons appris cette semaine que l’administration essaie d’obtenir que les Arabes eux-mêmes écrivent le nouveau plan du Quartette. Le journal ‘Al-Quds al-Arabi’ édité à Londres a rapporté mardi que, agissant au nom d’Obama, le roi Abdullah de Jordanie a pressé la Ligue Arabe de mettre à jour le soi-disant plan de paix arabe de 2002. Ce plan, qui appelle Israël à se retirer de Jérusalem, de Judée, de Samarie et des Hauteurs du Golan, et à accepter de millions d’Arabes étrangers comme citoyens comme part d’un soi-disant ‘droit au retour’ en échange de relations ‘naturelles’ avec le monde arabe, a été rejeté par les gouvernements israéliens successifs comme un subterfuge diplomatique dont le but est la destruction d’Israël.

En acceptant de millions de soi-disant “réfugiés palestiniens”, Israël serait effectivement incapable de se défendre contre une invasion étrangère. Et puisque des « relations naturelles » est une formule dénuée de sens aussi bien dans le vocabulaire juridique international que dans le vocabulaire diplomatique, Israël aurait commis un suicide national pour rien.

Pour qu’Israël fasse moins d’objections à ce plan, Abdullah aurait appelé ses frères arabes à y supprimer les références aux soi-disant ‘réfugiés arabes’, et d’accepter des relations ‘normales’ plutôt que ‘naturelles’ avec l’Etat juif. Selon le rapport, on s’attendait à ce que le président égyptien Hosni Moubarak présente à Obama les modifications du plan pendant leur rencontre à Washington à la fin du mois. Le plan révisé était supposé constituer la base du nouveau plan du Quartette auquel Blair se référait.

Mais les Arabes n’en voulaient rien savoir. Mercredi, le secrétaire général de la Ligue Arabe Amr Moussa et le chef du Fatah Mahmoud Abbas annoncèrent qu’ils s’opposaient à cette initiative. Jeudi, la Syrie rejeta le moindre changement au document.

L’administration ne pouvait moins s’en soucier. Les Palestiniens et les Arabes ne sont rien de plus que des petits joueurs dans la politique au Moyen-Orient. Pour l’administration Obama, Israël est le seul obstacle à la paix.

Pour s’assurer qu’Israël comprend ce point central, le vice-président Joseph Biden a usé de son apparition à la conférence de l’AIPAC pour l’adresser à destination. Comme Biden l’a fait savoir clairement, les USA ne respectent pas ni ne soutiennent le droit d’Israël en tant qu’Etat souverain pour déterminer sa propre stratégie politique en vue d’assurer ses intérêts nationaux. Selon la formule de Biden : « Israël doit travailler à une solution à deux Etats. Vous n’allez pas aimer ce que je vais dire, mais ne construisez pas davantage d’implantations, démantelez les avant-postes existant, et autorisez la liberté de mouvement des Palestiniens ».

Pour Israël, le principal évènement de la semaine était censé être la rencontre du président Shimon Pérès avec Obama mardi. Pérès avait pour tâche de calmer le jeu avant la visite de Netanyahou. On espérait qu’il pourrait introduire une tonalité plus collégiale dans les relations USA-Israël. Israël ne s’attendait pas à la réception humiliante que reçut Pérès de la part d’Obama. En empêchant tous les media de couvrir l’évènement, Obama transforma ce qui était supposé être une visite amicale avec un chef d’Etat respecté et ami, en une rencontre derrière la porte avec un hôte indésirable, qui fut chassé hors de la Maison blanche sans un bruit.

La tentative abrupte de la Maison Blanche d’obliger Israël à accepter la responsabilité totale de l’hostilité du monde arabe à son encontre n’est pas la seule manière de rejeter Israël comme le bouc émissaire de tous les maux de la région. Dans leur tentative d’ouvrir des liens diplomatiques avec l’Iran, Obama et ses conseillers reprochent aussi à Israël son programme nucléaire. Ils font cela indirectement et directement.

Comme le chef de cabinet d’Obama, Rahm Emmanuel l’a fait savoir clairement dans sa présentation à huis clos devant les responsables de haut rang de l’AIPAC cette semaine, l’administration tient Israël pour indirectement responsable du programme nucléaire de l’Iran. Elle le fait en proclamant que le refus d’Israël de céder sa terre aux Palestiniens rend impossible le soutien du monde arabe à une politique empêchant l’Iran d’acquérir des armes nucléaires.

Quelque peu malcommode pour l’administration, les Arabes eux-mêmes rejettent cette prémisse. Cette semaine, le secrétaire à la défense Robert Gates a visité le Golfe persique et l’Egypte pour calmer les craintes arabes : les tentatives désespérées de l’administration pour chercher un compromis avec les Mollahs ne nuiront pas à leurs intérêts sécuritaires. Il a aussi cherché à gagner leur soutien au plan de l’administration pour dévoiler un nouveau plan de paix destiné à isoler et à contraindre Israël.

Après sa rencontre avec Gates, Amr Moussa – qui s’est distingué comme l’un des critiques les plus incisifs d’Israël – déclara catégoriquement : « La question de l’Iran doit être disjointe du conflit entre le monde arabe et Israël ».

Exactement comme l’administration n’est pas interpellée par des faits objectifs qui montrent la folie de sa dévotion unilatérale à la notion qu’Israël est responsable de l’absence de paix au Moyen-Orient, de même le rejet arabe de sa vision du blâme contre Israël pour le programme nucléaire iranien l’a simplement conduit à augmenter ses attaques contre Israël. Cette semaine, elle a entamé une nouvelle campagne pou reprocher à Israël directement – à travers son prétendu arsenal nucléaire – les ambitions nucléaires de l’Iran.

S’adressant à un forum de l’ONU, la secrétaire d’Etat adjointe Rose Gottemoeller a dit : « L’adhésion universelle au NPT lui-même [Traité de Non Prolifération Nucléaire], de l’Inde, d’Israël, du Pakistan et de la Corée du Nord… demeure un objectif fondamental des Etats-Unis ».

Comme Eli Lake du ‘Washington Times’ l’a montré de façon convaincante, en parlant de la sorte, Gottemoeller a effectivement abrogé 40 ans de compréhension entre les USA et Israël : les USA garderaient le silence sur le programme nucléaire israélien parce qu’ils comprenaient qu’il était défensif, et non pas offensif par nature. Ce faisant, Gottemoeller a légitimé la revendication de l’Iran de ne pas s’attendre à la voir suspendre sa démarche pour acquérir des armes nucléaires, dans la mesure où Israël en possède. Elle a aussi effacé toute distinction entre des armes nucléaires aux mains des alliés des USA et d’Etats démocratiques, et des armes nucléaires aux mains de ennemis des USA et d’Etats terroristes.

Les media israéliens dépeignent largement l’affaire de l’antagonisme croissant des USA et déjà sans précédent à l’encontre d’Israël comme un défi diplomatique pour Netanyahou. Pour relever ce défi, on met en avant que Netanyahou doit venir à Washington dans un délai de 10 jours avec un plan de paix attractif, qui gagnera l’adhésion de la Maison Blanche. Mais c’est une fausse interprétation de ce qui va arriver.

Même Ethan Bronner du ‘New York Times’ a souligné cette semaine que la politique d’Obama au Moyen-Orient n’est pas fondée sur des faits. Si elle l’était, la soi-disant « solution à deux Etats », qui a échoué de façon répétée depuis1993, ne serait pas sa pièce maîtresse. La politique d’Obama au Moyen-Orient est fondée sur l’idéologie, pas sur la réalité. Par conséquent, elle est imperméable à une argumentation rationnelle.

Le fait que si l’Iran acquiert des armes nucléaires, toute chance de paix entre Israël et les Palestiniens, et entre Israël et le monde arabe disparaîtra, n’a aucun intérêt pour Obama et ses conseillers. Ils ne se soucient pas que le jour suivant la déclaration du maître terroriste du Hamas Khaled Mashaal au ‘New York Times’ selon laquelle : ‘le Hamas suspendait ses attaques contre Israël depuis Gaza’, le régime terroriste contrôlé par l’Iran s’attribua plusieurs lancements de roquettes contre des cibles civiles israéliennes depuis Gaza. L’administration a toujours l’intention de donner à Gaza 900 millions de $ sur des fonds prélevés aux contribuables américains, et elle continue d’exiger qu’Israël donne sa terre pour un gouvernement d’union Fatah-Hamas.

Sans considérer le poids des arguments de Netanyahou, ni la rationalité de quelque initiative diplomatique qu’il présente à Obama, il peut n’attendre aucune sympathie ou soutien de la Maison Blanche.

En conséquence, la signification opérationnelle des positions anti-Israël de l’administration est qu’Israël sera mal desservie en adoptant une posture plus accommodante envers les Palestiniens et l’Iran. De fait, c’est avec un malin plaisir que le traitement d’Israël par l’administration Obama pourrait se dévoiler au gouvernement Netanyahou : Israël ne devrait plus tenir compte des avis de Washington dans la prise de décisions pour faire progresser les intérêts de la sécurité nationale d’Israël. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne le programme d’armes nucléaires de l’Iran.

Pour parler rationnellement, la seule manière dont l’administration Obama pourrait raisonnablement s’attendre à dissuader Israël d’attaquer les installations nucléaires de l’Iran, serait que le coût d’une attaque par Israël soit supérieur au coût de ne pas attaquer. Mais ce que le comportement de l’administration Obama démontre, c’est qu’il n’existe pas de différence significative entre les coûts des deux options.

En reprochant à Israël l’absence de paix au Moyen-Orient tout en ignorant le refus palestinien d’accepter le droit à l’existence d’Israël, en cherchant à construire une coalition internationale avec l’Europe et les Arabes contre Israël tout en dissimulant le fait qu’au moins les Arabes partagent les préoccupations d’Israël au sujet de l’Iran, en révélant l’arsenal nucléaire d’Israël et en contraignant Israël à désarmer tout en courtisant dans le même temps les ayatollahs comme un jeune marié trop zélé, l’administration Obama fait savoir à Israël que quoi qu’il fasse, et quelle que soit la réalité objective, pour la Maison blanche, Israël est coupable.

Cela bien sûr ne signifie pas que Netanyahou ne doit pas défendre son dossier devant Obama quand ils se rencontreront, et devant le peuple américain pendant sa visite aux USA. Ce que cela signifie, c’est que Netanyahou ne doit pas s’attendre à ce que la bonne volonté israélienne puisse écarter Obama de la voie qu’il a choisie. Et de nouveau, cela nous révèle deux faits : Les relations d’Israël avec les USA pendant le mandat d’Obama seront déplaisantes et difficiles, et le dommage qu’Israël causera à cette relation en empêchant l’Iran d’acquérir les moyens de le détruire sera négligeable.


NDLR (titre acerbe et ironique)
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mordeh'ai - dans Politique
9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 15:56
04/05/2009

par Freddy Eytan  pour Le CAPE de Jerusalem

La tournée du chef de la diplomatie israélienne en Europe est importante et montre que le gouvernement Netanyahou accorde une priorité majeure à l'avenir des relations avec l'Union Européenne, tout en sauvegardant  l'amitié  solide et profonde avec les Etats-Unis.
Pour son premier voyage à l'étranger, Lieberman a choisi de rencontrer les dirigeants européens pour leur exposer sa nouvelle politique. Hélas, tous les accords de paix et les négociations avec les Palestiniens ont échoués et ont été bafoués depuis les accords d'Oslo signés en 1993. Jérusalem désire poursuivre le dialogue et  n'a aucune intention de saboter le processus de paix en cours et de ne pas respecter les engagements internationaux comme le pensent certaines chancelleries. Cependant, Jérusalem a aussi le droit et le devoir de  proposer un nouveau plan de paix et réviser les enjeux et la nouvelle donne au Moyen-Orient, face aux menaces de l'Iran et ses satellites, le Hezbollah au Nord et le Hamas au Sud. Ces menaces et le fléau du terrorisme visent aussi le bassin méditerranéen et une partie du Vieux continent et les voies maritimes, et donc une concertation, un dialogue ouvert et franc avec nos amis européens est nécessaire et  pourrait être très constructif pour les deux parties.
Israël et l'Europe partagent les mêmes valeurs universelles et démocratiques. La place de l'Etat juif  est déjà en Europe sur le plan économique, technologique et spatial et donc l'Union Européenne a intérêt  à consolider ses relations  avec Israël dans les domaines stratégiques et militaires et dans la lutte anti-terroriste.
Il est regrettable que  l'Europe conditionne la consolidation de ces relations et pratique un certain chantage. C'est inadmissible! Comment, Israël  pourra offrir à l'Union Européenne, un rôle d'influence dans le processus de paix si elle même sanctionne l'Etat juif qui représente la moitié du conflit. Il est inconcevable que le président Sarkozy, ami sincère d'Israël, hésite de rencontrer le chef de la diplomatie israélienne. Tous les ministres des Affaires étrangères et notamment celui de la France sont reçus à Jérusalem avec tous les égards par le président de l'Etat et le Premier ministre, même si le protocole ne l'exige pas. C'est une règle de conduite entre pays amis. Le dialogue et le contact est primordial pour aplanir les divergences et convaincre ses bonnes intentions. Lieberman n'est pas un diplomate, c'est un homme politique, un chef de parti, franc et direct qui ne pratique pas la langue de bois. On peut critiquer son style, ne pas accepter sa politique, mais l'Europe doit le faire avec respect et sincérité. L'Etat juif est indépendant et souverain et aucun pays n'a le droit de le mépriser ou le considérer comme une ancienne colonie...Des chefs d'Etats étrangers et notamment le président iranien n'ont-ils pas été reçus en grande pompe en dépit du fait qu'ils souhaitent anéantir l'Etat d'Israël par la lutte armée, le terrorisme et  l'arme nucléaire? Ne s'agit-il pas d'une politique européenne dépassée et mercantile?
La politique actuelle du gouvernement Netanyahou-Barak-Lieberman, n'est pas belliqueuse et ni menaçante, elle représente simplement, l'opinion de la majorité écrasante des Israéliens. La volonté d'un peuple démocratique est honorable et respectable, et l'Europe devrait s'habituer au langage clair et sincère des nouveaux dirigeants israéliens. Le double jeu et les propos ambigus ne sont plus acceptables. D'ailleurs, ils n'ont pas abouti à des résultats concrets et tangibles. Face aux menaces réelles, il est interdit de se bercer d''illusions romantiques afin de pouvoir regarder la réalité en face.  
 
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mordeh'ai - dans Politique
9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 15:41

Des Ambitions étrangères planent  sur la ville de Jérusalem

 

 Une décision courageuse et hautement  importante est prise en Israël, ce 7 Mai 2009. Le grand rabbinat d'Israël a décrété, au terme d'une réunion d'urgence, que la Loi juive "interdit formellement à quiconque la transmission de biens se trouvant en Israël à l'Etat du Vatican et en l’occurrence des lieux saints qui sont le cœur même du peuple juif ".

 

La "Commission rabbinique des lieux saints" s'est ainsi opposée, à l'unanimité de ses membres, au projet du gouvernement de transférer la propriété de plusieurs sites chrétiens, au Vatican, pour répondre positivement à la demande, en ce sens, du pape Benoît XVI, qui doit se rendre très prochainement en Israël.

 

Il faut rappeler ici qu’Israël et le Vatican ont établi des relations diplomatiques au début des années 1990, mais  ils n’ont pas encore réglé certaines questions comme le statut des biens de l'Eglise en Terre sainte.

 

La décision « Commission rabbinique des lieux saints » était nécessaire car tout laisse à  penser que la prochaine venue du Pape en Terre Sainte n’est pas étrangère à cette “hâte” manifestée par toutes les parties. Veut-on ainsi faire un « cadeau » de bienvenue au chef de l’Eglise ? Sans doute.

 

Des tractations officieuses et dangereuses, peu médiatisées, visent  en effet à aboutir à de nouvelles concessions israéliennes : cette fois-ci, il s’agirait d’une partie du Mont Sion, en faveur du Vatican. Des négociations discrètes se trament depuis plus de dix ans entre Israël et le Vatican, et seraient sur le point d’aboutir à un accord des plus inquiétants. Il s’agirait de concéder le contrôle du bâtiment abritant la Tombe de David, à Jérusalem.

 

Une Commission bilatérale permanente  travail composé d’une équipe de négociateurs représentant Israël et le Vatican, a ainsi fait état de « progrès sensibles, d’une grande cordialité, et d’une compréhension mutuelle visant à parvenir à un accord final, au plus tôt ».

 

Les deux Etats négocient un traité depuis déjà 10 ans (mars 1999), sur la question de propriétés appartenant à l’Eglise Catholique ou réclamées par elle. L’une des revendications les plus significatives exprimée par le Vatican fut celle de « La chambre du Dernier repas », située au second étage du bâtiment du Mont Sion, également considéré par la Tradition juive comme le lieu de sépulture des Rois David, Salomon et Ezéchias.

 

En outre, les demandes du Vatican ne s’en arrêtent pas là. D’autres zones, proches du Kinnereth (Lac de Tibériade), tout comme près de la ville de Césarée, ou encore Jérusalem, sont évoquées.


Petit retour en arrière ; rappelons  que l’ancien premier ministre israélien, M. Ehud  Olmert, n’a pas  hésité,  l’année dernière,   à brader une partie du  patrimoine d’Israël  lorsqu’il a offert  à la Russie la ''Cour de Sergueï'' à Jérusalem. Son  gouvernement a approuvé la transaction, le 5 octobre 2008,  de cet édifice à l’Eglise russe pour vider encore plus pays d’Israël de sa substance.

Cet édifice  de l'ex-URSS était passé sous tutelle israélienne après la rupture des relations entre les deux pays en 1967. Olmert a espère infléchir Moscou sur les sanctions à prendre contre l'Iran et sur ses ventes d'armes avec la Syrie, par ce geste de bonne volonté. Le lendemain il s’est  rendu au Kremlin. Comme pour les palestiniens,  il (a) fait ce geste sans contrepartie.

 

Pot-de-vin ou transaction immobilière légitime pour se protéger des missiles syriens, la Cour Sergueï est sortie définitivement de la  propriété israélienne. A part qu'en signe de soumission,  Olmert a offert un des fleurons de Jérusalem , un bâtiment estimé à 11 millions de shekels en signe d'apaisement en accord avec les principaux représentants de Kadima aux russes.

 

Transférer une importante propriété du cœur de Jérusalem aux mains d'un pays étranger et puissant, qui a des intérêts dans la région et des aspirations impériales sur la région, était une décision insensée et un dangereux précédent.

 

C’est pour cela qu’il faut aujourd’hui saluer la position courageuse, prise en Israël, ce  7 Mai 2009, par le grand rabbinat visant à interdire formellement la transmission de biens se trouvant en Israël à l'Etat du Vatican surtout que  le Mont Sion est considéré comme un des lieux des plus saints qui soient au cœur même du peuple juif. Situé non loin du Mont du Temple, ce site sacré est tout à fait symbolique et cet accord risque d’affirmer davantage encore d’autres ambitions qui veulent que  Jérusalem soit offerte à des mains étrangères.

Après avoir cédé le Mont du Temple et le Caveau des Patriarches aux autres religions, les dirigeants israéliens ne peuvent  poursuivre la voie de l’abandon spirituel.

Publié sur le site de lessakele.over-blog.fr

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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)
9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 15:24


par Simone Charrier


Israël patrie du christianisme , ces jours-ci je lis ou j’ entends cette expression à droite ou à gauche .Je suis chrétienne et cette expression me choque . Notre patrie , c’est notre pays d’ origine . Effectivement le christianisme est né en Israël , et quand on dit christianisme , il s’ agit de notre foi , pardonnez la banalité . Je trouve que ce mot de patrie pris au sens figuré bien sûr , sonnerait juste concernant les chrétiens , seulement si certains événements n’avaient jamais existé .


Si les chrétiens n’avaient jamais fait de croisades
Si l’église et les rois n’avaient jamais commandé ensemble
Si le peuple d’Israël n’avait jamais été chassé de sa terre
Si l’antisémitisme n’avait jamais existé
Si la Shoa n’avait pas eu lieu
Si on n’avait jamais entendu parler d’antisionisme
Bref si au moins aujourd’hui, le peuple juif qui vit en Israël sa patrie, était reconnu par tout le monde et vivait 100% en sécurité sur sa terre.

On dirait un rap mais ce n’est pas un rap, c’est la réalité. Les pays musulmans pour beaucoup d’entre eux ne reconnaissent même pas l’existence de l’état d’Israël. Combien de chrétiens joignent fièrement leurs voix aux antisionistes de tous bords pour accuser Israël, même quand Israël est en danger. Normalement on défend sa patrie, on l’aime, on n’en dit pas du mal à tout le monde.

Tiens, et si l’Iran attaquait Israël, est-ce que les chrétiens, tous ceux qui pensent qu’Israël est leur patrie se léveraient pour la défendre ? Si oui, je me réconcilie avec eux. Sinon, qu’ils se taisent .

Je trouve plutôt cruel que nous, les chrétiens nous osions parler d’Israël comme de notre patrie. J’ai bien compris que pour certains, c’est un pas en avant. Longtemps ils ont ignoré les origines juives du christianisme, certains viennent de découvrir que Jésus a été juif du début à la fin de sa vie sur la terre, et la plupart des apôtres aussi . De là à s’imaginer des droits sur la terre d’Israël, c’est méconnaître et la Bible et surtout, surtout l’histoire.

Israël est la patrie du peuple juif. Si on aime Israël parce qu’on est chrétien, ce que je trouve complètement normal et complètement logique, on doit trouver d’autres mots que le mot de patrie. Ce mot est maladroit. Comment peut-on dire avec un gentil sourire " ta patrie est la mienne " à un peuple à qui on reconnait si mal son droit à l’existence sur sa terre...et même sur la planète.

On pourrait dire : pardon, certains trouvent qu’on l’a trop dit, je crois qu’ils se trompent. On pourrait dire aussi : votre pays est magnifique. Quand on vient chez vous, on est heureux. Merci de nous acceuillir chez vous. Toc toc, est-ce qu’on peut entrer ? Quand on est chez vous, on n’a plus envie de partir, on est comme à la maison, merci pour l’accueil. On n’arrivera pas à vivre longtemps loin de votre pays, vous nous manquez déjà.Il y a beaucoup de mots doux à dire à Israël.

Par exemple : je suis sioniste, votre patrie, je l’aime.
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mordeh'ai - dans Tribune libre