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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 22:53
              Deux Etats proposés par Netanyahou, c’est un de trop au goût des pacifistes français.

Dans son discours du 14 juin 2009, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a offert officiellement aux Palestiniens une solution à deux États pour deux peuples, redisant, pour la énième fois à la suite de tous les dirigeants d’Israël depuis sa création, la volonté de l’Etat juif vivre en paix avec tous ses voisins.

Pour autant, Netanyahou n’a pas trouvé grâce aux yeux de certains commentateurs hexagonaux : ceux pour qui Israël est de par sa seule existence un obstacle à la paix.


« Des exigences inacceptables », sur l’air de « l’usage disproportionné de la force »

Dans son discours, Netanyahou a réaffirmé le lien historique profond entre le peuple juif et la terre d’Israël et la condition sine qua non pour la paix : que le caractère juif d’Israël soit reconnu par ses voisins.

Autrement dit, ce faux-derche de fait semblant de proposer la paix alors qu’en réalité, il veut que son pays reste la patrie de son seul peuple ! Raciste, va ! Pire, même : islamophobe !

                 Nul doute que nos commentateurs, s’ils avaient tenu les micros à la fin de la Seconde Guerre mondiale, auraient trouvé normal que les Allemands refusent de s’asseoir à une table des négociations avec les Alliés et auraient considéré comme scandaleux que de Gaulle exige des vaincus qu’ils reconnaissent le caractère français de la France...

S’ils tiennent à être juifs, alors qu’ils soient masochistes, au moins !

Autre exigence inadmissible du juif en chef : cet Etat palestinien qu’il appelle de ses vœux doit être démilitarisé.

Démilitarisé ? Manquerait plus que ça ! Et comment ils feront, alors, les courageux résistants, pour attaquer Israël et le détruire ? Mais il n’est pas question de guerre, on parle d’un traité de paix !

                Ah oui, c’est vrai ! Pourquoi, alors, nos thuriféraires hexagonaux trouvent-ils « l’exigence inacceptable » ?

Les Allemands, eux, au sortir de la Première Guerre mondiale, n’ont pas eu le choix et lorsque leurs voisins ont fermé les yeux sur leur réarmement, leur répit a été de très courte durée et leur défaite encore plus rapide.

Admettons.


Pourquoi les mêmes causes entraîneraient-elles les mêmes effets ?

Aujourd’hui, nous sommes en présence d’un peuple de colombes, les Pauvrepalestiniens, démuni face à un puissant voisin, l’Etatsionistelobbyjuif.

Les premiers, isolés sur la scène internationale au milieu d’à peine un milliard trois cent millions de coreligionnaires inconditionnels de leur cause, ont été génocidés par les seconds (un peu moins de treize millions dans le monde dont six en Israël) au point d’avoir vu leur population multipliée par quatre depuis son arrivée, il y a un peu plus de 40 ans.


De la myopie comme outil d’analyse

La myopie des commentateurs antisionistes d’aujourd’hui n’a d’égal que celle de leurs aînés qui se félicitaient des Accords de Munich. Nos élites médiatiques contemporaines ne voient pas le rapport, d’autant moins qu’elles s’adossent fermement à leur conscience immaculée : elles soutiennent les pauvres contre les riches, les faibles contre les puissants, donc les bons contre les mauvais.

Les riches, ce sont les Israéliens, évidemment : les juifs sont tous riches, ce n’est pas être antisémite que véhiculer cette évidence. Certes, de nombreux Israéliens vivent sous le seuil de pauvreté.

                 Mais c’est bien fait pour eux : yzavaikapas, en soixante ans d’une existence qui a débuté dans la misère et les marais, égaler voire dépasser de rassises sommités habituées à donner des leçons au monde du haut de la tribune de l’ONU. Impardonnable.

Les riches ce sont les Israéliens et les pauvres ce sont les Arabes en général et les Palestiniens en particulier. Certes, les Etats arabes possèdent 70% de l’or noir mondial, mais leurs dirigeants ne sont pas partageurs, aussi convient-il de se montrer compassionnel sans jamais chercher l’origine de ladite pauvreté, sous peine d’inverser les images d’Epinal, celle de l’usurier youpin comme celle du bicot miséreux.


De toute façon, Netanyahou est un salaud qui fait une politique de droite

De la même façon que le juif est riche, le Netanyahou est de droite. Qu’en appelant à un État palestinien démilitarisé, il se place dans la lignée de tous les Premiers ministres qui l’ont précédé, quelle que soit leur orientation politique (Yitzhak Rabin, travailliste, Ehoud Barak, travailliste, Ariel Sharon, Likoud et Kadima, et Ehoud Olmert, Kadima) ne change rien à l’affaire.

Que, depuis le début du processus d’Oslo ou presque, la démilitarisation d’un éventuel État palestinien soit comprise comme la condition sine qua non du succès du processus de paix israélo-palestinien n’entre pas non plus en ligne de compte.

                 Evidemment, Netanyahou prétend vouloir la paix : Israéliens et Palestiniens « vivront librement, côte à côte, en toute amitié et dans le respect mutuel. Chaque peuple aura son drapeau, son hymne national et son gouvernement propres. Aucun des deux ne menacera la sécurité ni la survie de l’autre », dit-il.

Heureusement les commentateurs français ne sont pas dupes !

Ce que l’Israélien cherche, c’est un refus des Palestiniens et pour cela, il leur impose des conditions inacceptables tout en prétendant prendre des risques en faveur de la paix.

D’où sa demande à la communauté internationale de prendre des « engagements clairs garantissant que, dans un futur accord de paix, le territoire contrôlé par les Palestiniens soit démilitarisé ».


On croira aux déclarations de paix quand Israël acceptera de disparaître

Les déclarations israéliennes en faveur de la paix sont légion et Netanyahou suit la tradition : comme le Président Obama, il affirme désirer « voir l’avènement d’une nouvelle ère de réconciliation dans notre région. (...) La paix est depuis toujours ce que notre peuple désire le plus ardemment. Nos prophètes ont donné au monde la vision de la paix, nous nous saluons en nous souhaitant la paix et nos prières se terminent par le mot paix. »

Mais s’il y croyait vraiment, il l’aurait déjà faite, cette paix, non ? Comment ça, « il faut être deux pour faire la paix » ? Encore un prétexte. Vous ne seriez pas sioniste, des fois ?

Et c’est par pure hypocrisie qu’il s’est dit prêt à se rendre « à Damas, Riyad, Beyrouth, partout, y compris à Jérusalem » pour rencontrer des dirigeants arabes et discuter des moyens de mettre fin au conflit. Il sait bien qu’il n’obtiendra pas une seule réponse positive, le salaud !

Mais pourquoi, au fait ? Pourquoi les douces colombes Pauvrepalestiniennes refusent-elles systématiquement les propositions des Sionistelobbyjuifs ? Elles perdent là une belle opportunité de confondre les faucons ennemis. Dommage qu’elles ne veuillent pas prendre ce risque...


Le lien historique des juifs avec la terre d’Israël ? Et puis quoi encore ?

« Le lien qui unit le peuple juif et la terre d’Israël existe depuis plus de 3500 ans... Notre droit de construire notre État souverain ici, en terre d’Israël, émane d’un simple fait : elle est la patrie du peuple juif, c’est ici que s’est forgée notre identité. »

Quel culot ! 3500 ans, c’est du passé révolu dont on n’a plus à tenir compte à l’ère d’Internet et des partis antisionistes. En revanche, on doit respect et réparation à une naqba âgée de 60 ans.

Ne pas confondre avec la Shoah qui, elle, avait cessé trois ans auparavant et qu’il convient de nier ou, si l’on veut passer pour un modéré, de déconnecter du Moyen-Orient et des suppliques du mufti de Jérusalem de faire enterrer les Juifs palestiniens sous les plages de cette contrée...

Benyamin Netanyahou a osé dire que la fin du conflit n’arriverait pas tant que les Palestiniens ne reconnaîtraient pas Israël en tant qu’État juif. Ce minimum imprescriptible qui présiderait sans discussion à n’importe quelles négociations entre n’importe quels adversaires est pourtant excessif dès qu’il s’agit des Juifs.

Conscient du handicap avec lequel son peuple démarre dans l’opinion publique mondiale, le Premier ministre israélien a fait une concession inattendue et inespérée : il n’a pas exigé que cette reconnaissance soit un préalable aux pourparlers, il a appelé à leur reprise immédiate sans condition préalable.


Netanyahou, y connaît rien à la comm’

Il devrait s’offrir les avis d’un vrai conseiller, un qui soit de gauche pour trouver grâce aux yeux des journalistes français, un qui a fait ses preuves auprès d’un Premier ministre, français de préférence : c’est un gage de qualité, un qui est populaire dans les pays arabes, ça faciliterait les choses.

Tiens, Pascal Boniface, il ne serait pas disponible en ce moment ?


Liliane Messika © Primo, 25 juin 2009

 
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mordeh'ai - dans Sécurité
26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 11:54
Par CAROLINE GLICK

Le président américain Barack Obama se présente comme le grand défenseur de la Vérité. Durant son discours au Caire, jeudi 4 juin, comme lors de toutes ses interviews, il répète toujours le même message : exprimer publiquement les dures vérités est au cœur de sa politique au Moyen-Orient.

Au Caire, il y a fait allusion au moins trois fois. Malheureusement, le discours d'Obama n'a pas été à la hauteur de son objectif de vérité. Loin d'exprimer les "dures vérités", le président américain reflète simplement la commodité politique.

Au monde arabe, il a expliqué le besoin de combattre l'extrémisme, de donner des droits civiques égaux aux femmes, d'accorder la liberté religieuse et d'encourager la démocratie. Autant de concepts abstraits et théoriques dépourvus de toute prescription politique. Et des principes à la réalité, le fossé est grand.
 Premièrement, il a évoqué le besoin de lutter contre le terrorisme islamique sans mentionner que ses fondations intellectuelles, politiques et financières trouvent leurs racines dans les mosquées et les classes politiques saoudienne et égyptienne. Des régimes pourtant considérés par Obama comme responsables et modérés.
Par ailleurs, il a parlé du besoin d'accorder l'égalité aux femmes, sans jamais faire mention des pratiques habituelles de l'islam : crimes d'honneur, mutilations génitales féminines...
A l'appui de sa démonstration, le président Obama a utilisé une comparaison douteuse avec la condition des femmes aux Etats-Unis, une classe qui a été également objet d'injustices. Par ce message, il ne pouvait pas montrer un plus grand désintérêt à la condition des femmes dans le monde musulman.
Enfin, le nouveau locataire de la Maison Blanche a fait mention de l'impératif besoin de liberté religieuse, tout en écartant toute allusion au régime d'apartheid saoudien. Il a défendu les bienfaits de la démocratie tout en ignorant les ravages de la tyrannie.

Le discours "franc et direct d'Obama" au monde arabe a débuté avec la déclaration malhonnête que, comme l'Amérique, l'islam est dévoué à la "justice, au progrès, la tolérance et la dignité de l'être humain". La tactique d'Obama n'est rien d'autre qu'une gigantesque fraude, celle de placer sur le même plan moral les pays islamiques et le monde libre. Dans un même esprit, les "vérités" brutales adressées à Israël reflètent une malhonnêteté morale à des fins bassement politiques.

 En surface, Obama semble réprimander le monde musulman pour son négationnisme et sa haine antijuive. Par le simple fait d'assurer que la négation de la Shoah et l'antisémitisme sont inacceptables ; il semble renforcer sa position en disant que les liens entre l'Amérique et Israël sont "inaltérables".
Arguments anti-israéliens "légitimes" pour Obama Néanmoins, une étude attentive des parties de son discours montre qu'Obama accepte finalement la vision arabe d'Israël, c'est-à-dire un corps étranger, un intrus au Moyen-Orient. Loin d'attaquer les racines du rejet anti-israélien, le président Obama le légitimise.
L'argument basique du monde arabe est qu'Israël a été fondé pour apaiser la culpabilité des Européens après la Shoah. Selon lui, les Juifs n'ont aucun droit historique ou moral sur la terre d'Israël. Cet argument est complètement faux. La communauté internationale a reconnu les droits légaux, moraux et historiques des Juifs en Terre promise bien avant d'entendre parler d'Adolf Hitler.

En 1922, la Ligue des nations se prononce en faveur de la "reconstitution", et non de la création, des communautés juives en terre d'Israël, dans leurs frontières historiques, des deux côtés du Jourdain. Mais dans son exercice de vérité, Obama a juste ignoré cet élément au profit du mensonge arabe. Il a donné du crédit à ce mensonge en déclarant à tort que "les aspirations à un foyer juif reposent sur une tragédie historique". Il a explicitement lié la fondation de l'Etat d'Israël à la Shoah. Pire encore que cet aveuglement, le président Obama a franchi la ligne rouge en comparant le traitement israélien des Palestiniens avec celui des esclaves noirs aux Etats-Unis. Il a rangé les terroristes dans la même catégorie morale que les esclaves. Peut-être encore plus choquant, Barack Obama a élevé le terrorisme palestinien au même rang que les rebellions d'esclaves et les combats pour les droits civiques aux Etats-Unis en faisant référence à l'euphémisme "résistance" arabe.

Aussi décevante que pouvait être la rhétorique "obamesque", la politique stricto sensu s'est révélée bien pire. Assurant que l'islam et l'Amérique sont les deux côtés d'une même médaille, Obama a mis en avant deux directions politiques claires.

En premier, il a annoncé son intention d'obliger Israël à mettre un terme aux constructions en Judée-Samarie ainsi qu'à l'est, au nord et au sud de Jérusalem.
Deuxième point, il a exprimé son intention de convaincre l'Iran de transformer son programme d'armes nucléaires en programme d'énergie nucléaire.
Toute une nuance...
Dans l'esprit d'Obama, la première politique permettrait la paix tandis que la seconde empêcherait Téhéran d'acquérir l'arme atomique. Néanmoins, il est parfaitement clair qu'aucune de ses deux mesures ne pourra atteindre ses objectifs. La détermination américaine contre les implantations israéliennes au cœur de leur foyer historique démontre un haut niveau d'hostilité. Non seulement, elle met à la poubelle tous les engagements pris pendant l'ère Bush mais, en plus, elle remet en cause l'accord tacite entre les deux pays de ne pas se mettre des bâtons dans les roues. Par ailleurs, l'hostilité de la Maison Blanche contre les implantations juives de Judée-Samarie - tandis qu'aucun mot n'est prononcé contre le Hezbollah, le Hamas, le soutien nord-coréen à l'Iran et la Syrie - pourrait avoir de graves conséquences dans la région.

Renverser le Likoud au profit de Kadima
En résumé, en soulignant la responsabilité israélienne dans l'échec de la paix, Obama encourage la poursuite de la politique de rejet opérée par les Palestiniens et le monde arabe L'équipe de Netanyahou redoute que les conseillers de Barack Obama soutiennent dans l'ombre un changement de gouvernement au profit de Kadima, jugé plus souple. Selon des sources au sein de l'administration israélienne, le chef de cabinet de Barack Obama, Rahm Emanuel, aurait joué un rôle central dans l'entreprise de déstabilisation du premier gouvernement Netanyahou en 1999, alors qu'il était à l'époque l'éminence grise de Bill Clinton. Aujourd'hui, Emmanuel travaille main dans la main avec la gauche israélienne et des associations juives américaines liées à Kadima. Il est clair que l'administration américaine préférerait un gouvernement de gauche à Jérusalem qu'elle estime davantage capable d'apporter la paix au Moyen-Orient. Néanmoins, ce souhait ne repose sur aucune base concrète. Après tout, malgré les meilleures volontés, les gouvernements Kadima d'Ehoud Olmert puis de Tzipi Livni n'ont pas été en mesure d'apporter la paix, de même que leur prédécesseur travailliste. La seule explication valable de l'hostilité envers Israël réside dans le souhait profond de l'équipe Obama de renforcer ses liens avec les pays arabes au détriment d'Israël. Par ses mots et ses actions, le président américain a montré que, non seulement il n'était pas un ami de l'Etat hébreu, mais qu'en plus aucun effort d'Israël ne pourra lui faire changer d'avis.

caroline@carolineglick.com
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mordeh'ai - dans Politique
26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 11:40

Vendredi 06/26/2009
par
Claire Dana-Picard

Le ministre Benny Begin (Likoud) s’est étonné des réactions du monde qui “surveillait la moindre construction en Judée-Samarie alors que la Corée du Nord effectuait des essais nucléaires et que l’Iran tentait d’obtenir l’arme atomique”. Prenant la parole lors du 24e anniversaire de la localité juive de Téné Omarim, dans le sud du Har Hévron, Begin a déclaré : “Il y aura une croissance naturelle, les Juifs peuvent s’installer sur leur terre, même sur les monts de Judée et de la région de Hébron”.

 

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mordeh'ai - dans Politique
26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 09:38
Num�ro 802 - 26.06.2009 - 4 Tammuz 5769 


Dans un article publié par le Wall Street Journal, Eliott Abrams, ancien vice conseiller à la Sécurité Nationale du président George Bush, affirme que "malgré les dénégations catégoriques de l'administration Obama, des accords existaient bel et bien entre Jérusalem et Washington concernant la croissance naturelle des implantations".

"Il est possible de revenir sur des accords, en revanche il est impossible de réécrire l'histoire" insiste Abrams, qui contredit ainsi explicitement la version défendue par Hillary Clinton selon laquelle aucun accord à ce sujet, ni verbal ni écrit, n'a jamais été conclu entre Israël et la précédente administration américaine.

"Sharon était déterminé à sortir de l'impasse, se retirer de Gaza, démanteler des implantations, se confronter aux membres de sa coalition, soutenir la création d'un Etat palestinien, et à limiter la croissance des implantations. Il a demandé notre soutien et l'a reçu, y compris notre accord que nous n'exigerions pas le gel total des implantations" a précisé Eliott Abrams.

http://www.israel-infos.net/article.php?id=4157
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mordeh'ai - dans Politique
26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 09:14

 par Shraga Blum
 pour Actu.co.il
Jeudi 06/25/2009


Comme il l’avait indiqué peu après son investiture, le Président Barack Obama s’active sur tous les fronts dans les différents dossiers du Proche-Orient. Cette fois-ci, il s’agit de révélations sur un plan de règlement entre Israël et la Syrie, ou plus exactement sur la manière de retirer à Israël la souveraineté sur le Plateau du Golan. Malgré son implication dans le terrorisme, son alliance stratégique avec l’Iran et son rôle ambigu au Liban, la Syrie n’est plus considérée par la nouvelle administration américaine comme un « pays infréquentable ». A en juger, la décision américaine de faire revenir son ambassadeur en Syrie, ainsi que la toute récente visite de l’émissaire George Mitchell. Les Etats-Unis, avec l’aide la Turquie, aimeraient « faire avancer » le volet israélo-syrien, interrompu depuis l’Opération « Plomb Durci ». A Washington, on explique ce nouveau virage stratégique par le fait que « seule une implication de la Syrie dans un processus diplomatique pourra faire avancer la réconciliation inter-palestinienne, sans laquelle aucun progrès n’est possible dans le dossier israélo-palestinien ». Le président Hosni Moubarak, qui a vivement conseillé aux Américains d’assouplir leur position vis-à-vis de la Syrie, veut à tout prix que les factions terroristes palestiniennes arrivent à un accord d’ici le 7 juillet date butoir qu’il s’est fixé. Et pour le moment, le plus grand obstacle à cette « grande réconciliation » est le n°1 du Hamas, Khaled Meshaal…qui siège à Damas.

Par ailleurs, certains spécialistes américains de géopolitique considèrent que la crise actuelle qui secoue l’Iran est une aubaine pour tenter d’éloigner Damas de la sphère d’influence de Téhéran.

Selon les éléments qui ont été révélés, le plan Obama n’entrerait pas pour le moment dans les détails concernant la normalisation des relations entre Israël et la Syrie. Par contre concernant le Golan, que réclame Damas comme condition sine qua non de toute avancée, la Maison Blanche prévoit le retrait d’Israël du Plateau, sa démilitarisation et sa transformation, en tout cas sur une partie de sa surface, en réserve naturelle protégée», surnommée « Parc de la Paix », et dont l’accès serait ouvert en journée aux touristes syriens comme israéliens (qui pique-niqueraient ensemble dans la fraternité et la bonne humeur…). Cette zone qui inclurait une partie du Golan mais aussi une petite partie de la Vallée du Jourdain, jusqu’à la rive nord-est du Lac de Tibériade, et ainsi, selon les Américains « les Syriens pourraient aussi tremper leurs pieds dans ce Lac »… !!!! Toute cette zone serait soumise à une supervision internationale et principalement américaine, et les dizaines de localités juives seraient démantelées sur plusieurs années, selon un calendrier fixée ne commun entre Israël et la Syrie. Ce plan n’évoque que très vaguement la « normalisation » des relations entre la Syrie et Israël (un détail…), et exigerait que la Syrie cesse son aide au Hezbollah et au Hamas, en même temps qu’elle se détacherait progressivement de l’Iran…


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mordeh'ai - dans Sécurité
24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 17:02
Par JEAN GAUTHIER 23.06.09
pour Jerusalem Post

Eitan Gilboa, chercheur reconnu en communication et politique israélienne à l'université Bar-Ilan, s'est exprimé dimanche 14 juin devant un panel d'étudiants et de journalistes après le discours de Binyamin Netanyahou.
Le Premier ministre Binyamin Netanyahou lors de son discours à l'Université de Bar-Ilan, le 14 juin dernier.
Il avait alors prédit que "la presse et l'opinion internationale verront soit les deux tiers pleins soit le tiers vide du verre".

Pour la presse française, il s'agit plutôt de la seconde option.
Comme l'exprime le Journal du Dimanche (JDD), "Dans le 'oui, mais', de Binyamin Netanyahou, l'Europe et les Américains ont préféré entendre le oui, les Palestiniens le mais."

Et comme toujours, les journaux français ont réagi en bloc derrière la direction palestinienne et le monde arabe, c'est-à-dire en se limitant aux conditions posées par le Premier ministre israélien et en fermant les yeux sur les ouvertures et les avancées qu'il a pu réaliser.
On entend souvent dire qu'en ce qui concerne les offres de paix israéliennes, les Palestiniens ne ratent jamais l'occasion de rater une occasion. Apparemment, la presse française non plus.

 L'Humanité : "Israël poursuit la colonisation de la Cisjordanie."

Se concentrant sur les points négatifs du discours, les journaux français, Libération, L'Humanité et Ouest France en tête dénoncent le rejet de l'appel américain à geler les implantations.
Tous trois citent le discours de Netanyahou de la même manière : "Il faut prendre en compte la croissance naturelle."

Seul hic, ils oublient totalement d'étayer sa réflexion. Bien sûr, pas de mensonges, mais une habituelle subjectivité de rigueur. Au lieu de revenir comme Netanyahou sur le fait que les enfants du Goush Etzion ont autant besoin d'écoles et de crèches que les enfants palestiniens, on réduit les propos du Premier ministre israélien seulement soucieux d'"une vie normale pour les habitants des colonies". Ce qui sous-entend avec une agressivité à peine cachée que si Israël aspire à une vie acceptable pour les "colons", il n'a que faire de la qualité de vie palestinienne. Un mode de pensée d'autant plus préjudiciable que si Netanyahou désire un Etat palestinien démilitarisé et la déposition du Hamas, ce n'est pas, comme l'explique Ouest France, pour "qu'ils [les Palestiniens] recourent à une guerre civile" mais plutôt pour protéger la population palestinienne des dérives intransigeantes et dictatoriales des organisations terroristes islamistes.

Des conditions qui "torpillent toutes les initiatives de paix dans la région"

Le sujet des implantations n'a pas été le seul à faire couler de l'encre. Les conditions "draconiennes" (Ouest France) et "inacceptables" (Libération) posées par le Premier ministre israélien à la création d'un Etat palestinien se sont vues placées au cœur des critiques. La demande, formulée par le leader israélien, sur la reconnaissance par les autorités palestiniennes d'Israël comme Etat juif a créé un tollé dans ces trois mêmes journaux.
D'après Libération, cette condition est "lourde de conséquences pour les Palestiniens citoyens d'Israël" et encourage le "transfert" de la population arabe- israélienne de l'autre côté de la barrière de sécurité.

Mauvaises surprises

Bien évidemment, ces trois publications ne sont pas les seules à couvrir l'actualité et l'on pourrait s'attendre à différents points de vue d'autres grands noms de la presse française.
Malheureusement, ces deux autres titres que sont, Le Monde et Le Figaro ont déçu, et ce pour différentes raisons.
Le Monde, qui veut attirer des lecteurs plus intellectuels à la recherche d'articles riches et travaillés, a raté le coche pour emboîter le pas au pessimisme populiste de Libération et de L'Humanité.
Selon un éditorialiste, les conditions israéliennes sont impossibles à satisfaire et le discours de Netanyahou, un "discours pastèque constitué à 92 % d'eau".
Mais c'est dans la chronique de Robert Solé, d'habitude à contre-courant, que la volonté d'enfoncer des portes ouvertes est la plus frappante. Prenant la plume en lieu et place de Netanyahou, il écrit une lettre, au comble du sarcasme et de la malhonnêteté, à l'intention des Palestiniens. "Si votre futur Etat pouvait éviter d'avoir une Constitution, un Parlement, une police, une justice, une diplomatie et des services publics, cela faciliterait beaucoup les choses."

Quel est le but de cet article si ce n'est d'exacerber les positions déjà tellement anti-israéliennes des cercles intellectuels français ?

 Le Figaro quant à lui s'est décidé à relater les faits sans prendre parti dans un article dénué d'analyses. Binyamin Netanyahou, dans son discours, a évoqué que la source du conflit entre Israël et les Arabes résidait dans le refus de ces derniers à reconnaître le droit des Juifs à une terre et un pays.

Peut-être pourrait-on ajouter qu'une des sources de la prolongation du conflit n'est autre que la malhonnêteté chronique de la presse française à l'égard d'Israël.
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mordeh'ai - dans Politique
24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 11:02

Netanyahou et Sarkozy : une sympathie réciproque mais des désaccords politiques

par Tsilla Hershco, chercheuse israélienne, Perspectives papers n°82, BESA, le 22 juin 2009

Traduction : Objectif-info

 
Rédaction d'Objectif-info : Israël a besoin d'amis et si Tsilla Hershco, chercheuse israélienne, donne une image complète des divergences franco-israéliennes, elle les exprime sur un ton très modéré. En réalité, ce qui transparait à travers ce bref panorama, c'est l'alignement complet de Nicolas Sarkozy sur les positions "palestiniennes". C'est dire que ses propositions aboutiraient, si elles étaient appliquées, à l'éradication pure et simple du petit état juif. Sarkozy est en effet opposé à la barrière de sécurité et à la démilitarisation de l'éventuel état palestinien: autant exposer directement la gorge des Israéliens au couteau du djihad palestinien. Mais il ne s'en tient pas là: il est aussi favorable au droit au retour des Palestiniens (manière sûre d'étouffer la majorité juive) et à la division de Jérusalem, mais il est opposé à l'exigence de reconnaissance d'Israël comme un état juif, c'est à dire un état fondé sur des bases radicalement différentes de celles de la civilisation islamique dominante dans la région. Les Palestiniens, qui rêvent de gober tout cru  un jour ou l'autre Israël, ne veulent pas entendre parle de cette reconnaissance de l’état juif et Sarkozy les y encourage. Le redoutable "ami" d'Israël qui siège à l'Élysée prendra peut-être le soin de démentir clairement chacun des points qui sont soulevés ici...
 
Résumé : Netanyahou et Sarkozy se ressemblent par leur leadership charismatique, leur approche du dynamisme du capitalisme et leur vision mondiale des menaces sur la sécurité. Cependant, au cours de leur réunion prévue à Paris le 24 juin 2009, des désaccords substantiels pourraient survenir sur des questions comme le gel des constructions en Judée et en Samarie et la division de Jérusalem que les français exigent. Netanyahou est fermement opposé à ces demandes. Par ailleurs, la France critique Netanyahou, entre autres, pour les préconditions qu’il avance, à savoir que les Palestiniens 1) reconnaissent Israël comme un État juif et 2) soient démilitarisés.

lire l'article complet
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mordeh'ai - dans Politique
24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 10:27

Transmis par Albert Soued, pour "nuit d'orient" :
Par Guy Bekhor
Paru le 22/06/09 dans www.Ynetnews.com
Traduit & aménagé par Artus pour www.nuitdorient.com


Quand j'ai lu que le Président Obama demanderait la normalisation des liens entre le monde rabe et Israël dès le début de son "plan de paix", j'ai haussé les épaules. Mais quand j'ai lu qu'il s'apprêtait à installer les réfugiés palestiniens dans les pays arabes où ils vivent déjà (1) et à leur donner une compensation financière, j'ai beaucoup ri.

Des rêves, des illusions, tout autant que la vision de la "démocratie arabe" de son prédécesseur qui s'est effondrée avec bruit amenant un désastre dans la région.

C'est vraiment un plan d'un ignare qui croit que le conflit arabo-israélien peut être résolu par un geste rapide et arrogant. Il est évident que celui qui propose un tel plan ne comprend pas bien l'histoire, la démographie et surtout les appréhensions dans la région (2).


Les états arabes ne renonceront jamais à leur demande de renvoyer les réfugiés palestiniens en Palestine, c'est-à-dire en Israël, et peut-être pour quelques uns dans les territoires autonomes. Pourquoi ? Car c'est un sujet sacré. Ces réfugiés sont les symboles des aspirations du monde arabe, en politique comme en religion, auxquels personne ne peut renoncer. Cette obstination à demander le retour des réfugiés "chez eux", c'est le dénominateur commun qui relie le Hezbolalh et les Chrétiens du Liban, l'Arabie saoudite et l'Iran, et cela vaut plus que de l'or.
La classe politique arabe exige le "droit du retour", non pas pour le bien des Palestiniens – que D garde! Car ils sont haïs en pays arabe – mais pour affaiblir l'état juif, pour le détruire de l'intérieur et le noyer dans la marée palestinienne. Le sort des Palestiniens ne préoccupe nullement le monde arabe, ce qui les intéresse au plus haut point, c'est le problème palestinien, car autant ils haïssent le peuple palestinien, autant ils adorent le problème palestinien, ils détestent les réfugiés, mais ils aiment "leur droit au retour". Les pays arabes n'ont pas créé et maintenu ce problème des réfugiés, depuis 61 ans, pour l'abandonner maintenant.


Indifférence aux craintes locales

Au fur et à mesure que le temps passe, la notion du "droit au retour" est devenue sacrée dans le mode arabe et un sujet tabou. Comme une religion. Quand Mahmoud Abbas a visité Beyrouth en 2005, il a rencontré des représentants des réfugies et leur a promis qu'ils rentreraient "chez eux ", dans leurs villages et leurs maisons, comme si ceux-ci existaient encore, et comme si Israël n'existait pas. C'est le cœur du problème, car pour les Arabes il s'agit d'un sujet métaphysique, qui dépasse l'existence, puisque dans leur credo, les réfugiés ne reviennent pas en Israël, mais aux origines, 1948, début de leur départ.


De plus les Libanais ont ajouté une clause à problème à l'initiative de plan de paix saoudien: ils ont décidé que les réfugiés ne doivent pas être réinstallés en pays arabe. Car si les Palestiniens sunnites recevaient la citoyenneté libanaise, l'équilibre politique changerait totalement au détriment des chrétiens et des shiites. Aucun chrétien et aucun shiite ne l'accepterait.  Or 700 000 réfugiés vivent au Liban sans carte d'identité, sans permis de travail et sans citoyenneté.


La Syrie les abrite mais n'en veut pas, de même pour l'Egypte. Le Koweit a déjà chassé 250 000 palestiniens après la 1ère guerre du Golfe. L'Irak shiite souhaiterait qu'ils disparaissent, et une forme de "nettoyage ethnique" est en fait en cours. Seule la Jordanie leur a donné la citoyenneté, et ils sont pleinement Jordaniens. (1)


Alors qu'offre Barack Obama? Une solution illusoire qui ne fait que faire avancer son propre programme, sans tenir compte des appréhensions de la région, montrant une ignorance et des prétentions (2).
Tout comme les accords Sykes-Picot du siècle dernier, signés après la 1ère guerre mondiale, quand les frontières ont été tracées sans tenir compte des gens, des tribus et des religions, avec les conséquences que l'on connaît, la même chose pourrait se produire maintenant. Comme d'habitude, un prix amer sera payé par le Moyen Orient, en sang autochtone.


Notes de www.nuitdorient.com

(1) Statistiques de l'UNRWA, organisme créé en 1949 à l'instigation des pays arabes pour perpétuer le problème des réfugiés.


Field of Operations         Official                 Registered                 Registered
                                            Camps                  in Refugees               Refugees

Jordan                                    10                        338,000                       1,951,603                                          
                              
Lebanon                                 12                         222,776                         422,188


Syria                                          9                          125,009                        461,897 
                          
West Bank                             19                          193,370                         62,820
  
Gaza Strip                                8                           495,006                    1,073,303
 
Agency total                           58                        1,373,732                  4,671,811
 
(2) ou fait semblant de ne pas comprendre, poursuivant un objectif particulier. 
 

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mordeh'ai - dans Sécurité
23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 20:20
S'il suivait ce même raisonnement qui l'a amené à revoir les implantations concernées par la demande de"gel" Hussein Obama va bientôt interdire de construire aussi bien à Tel Aviv qu' à Eilat,et pourquoi pas dans tout l'Etat d'Israel puisque cet Etat s'est agrandi par la guerre qui a suivi la déclaration d'indépendance par rapport à ce que l'ONU lui avait octroyé lors du plan de partage de la Palestine.

Par TOVAH LAZAROFF ET HILARY LEILA KRIEGER 23.06.09 

Les quartiers juifs de Jérusalem-Est seraient compris dans ce que les Etats-Unis considèrent comme des implantations, et seraient donc directement concernés par le gel exigé par la Maison Blanche dans le cadre du processus de paix. "Nous faisons référence à toutes les formes d'activité dans les implantations, y compris celles liées à la croissance naturelle", a précisé le porte-parole du Département d'Etat, Ian Kelly, lundi.

Concernant les subventions prévues dans le budget 2009-2010, et destinées à des projets de construction dans le quartier de Har Homa ainsi que dans l'implantation de Maalé Adoumim, Kelly n'avait aucun commentaire immédiat. En effet, le ministère du Logement compte attribuer plus de 200 millions de shekels pour attirer la population dans les 1 210 appartements de Har Homa, à Jérusalem-Est. Ce projet s'inscrit dans une période de tensions entre Israël et les Etats-Unis concernant l'avenir des constructions au-delà de la Ligne verte.

D'un côté, l'Etat hébreu continue d'affirmer son droit de construire dans la ville de Jérusalem, puisqu'elle est soumise à l'autorité de la municipalité et, donc, à la législation israélienne. Autrement dit, la capitale ne s'intègre pas, techniquement, dans les terres de Judée-Samarie. Cependant, la communauté internationale maintient précisément le contraire et condamne systématiquement toute nouvelle construction israélienne à Jérusalem-Est.

L'administration Obama n'a pas encore officiellement clarifié sa position concernant le sort des habitations juives situées au-delà de la Ligne verte et comprises dans l'enceinte de la municipalité de Jérusalem. En l'absence de déclarations claires, le gouvernement de Binyamin Netanyahou présumait que les récents appels au gel des implantations ne concernaient pas les quartiers de la capitale.

Lundi, les commentaires de Kelly sont précisément venus corriger cette idée. Au cours des dernières semaines, le président Barack Obama a qualifié les implantations israéliennes d'"illégitimes" et appelé à l'arrêt total de leur développement, y compris pour des raisons de croissance naturelle.

Côté israélien, malgré le démantèlement de plusieurs avant-postes non autorisés, le gouvernement refuse, pour l'heure, d'écarter le facteur de croissance naturelle, arguant que les habitants des implantations ont le droit de vivre normalement.
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mordeh'ai - dans Sécurité
23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 20:08
source : Crif
23/06/09

Toutes les bonnes âmes, Toutes les scories infernales et les derniers rejetons du politiquement correct sont toujours très prompts à reconnaître pourtant qu’il y a un peuple palestinien, un peuple martiniquais, malgache, coréen, gabonais… mais point de peuple Juif ! Selon eux, le judaïsme ne serait qu’une religion.
La construction idéologique d’une telle « foutaise » nous apparaît clairement.

Essayons de résumer la chose :
1) Si le judaïsme n’est qu’une religion, la notion de peuple Juif n’existerait pas.
2) Cette notion aurait été créée abusivement par quelques zélés sionistes, pensent-ils (sic).
3) De quel droit alors, les Juifs pourraient-ils revendiquer le droit d’avoir un Etat ?
4) Par conséquent, cet Etat n’aurait aucune justification, aucune légitimité (sic) ! Ainsi, lorsque l’on voit poindre et dégouliner le danger et se précipiter comme des vautours, les propagandistes, il conviendrait d’adopter trois attitudes :
a) Mépriser.

- Mépriser les pauvres d’esprit qui feignent d’ignorer que l’Histoire juive commence en Mésopotamie et ne se termine jamais : de la prise de Jérusalem par les Romains, à l’âge d’Or espagnol en passant par les ghettos d’Italie, les « shtetls » polonais et les quartiers de Brooklyn, on retrouve partout la même volonté de vivre, de protéger sa langue, sa culture, sa religion.

 - Mépriser les simplets qui ignorent la continuité de l’histoire du peuple juif à travers trois millénaires et cinq continents.

-Mépriser les méchants et les violents qui s’engouffrent dans cet espace pour demander aux juifs d’abandonner l’Etat juif (ah, les cons !).

 b) Réaffirmer l’existence du peuple juif.

Car il coule dans nos veines toutes les senteurs, toutes les saveurs, toutes les énergies, tous les épices, toutes les solidarités, toutes les fraternités, toutes les réalisations, toutes les envies, toutes les joies ou les peines, toutes les grandeurs, tous les amours, tous les rêves, toutes les idées, toutes les concrétisations d’un peuple, au passé, au présent et au futur.

 c) Réaffirmer la centralité d’Israël.

Car si Israël est petit (en superficie), il s’ouvre sur le monde entier, il est pour un peuple, le droit inaliénable de disposer enfin de son destin.

 Alors, à tous ceux et toutes celles qui scandent comme un leitmotiv -tant ils sont obnubilés par leur passion et leur aveuglement- qu’il n’y aurait point de peuple Juif, il me plaît de rappeler la Bible (Isaïe, 42.6) : « Moi Yahvé, je t’ai appelé dans la justice, je t’ai saisi par la main et je t’ai modelé, j’ai fait de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations… »

Marc Knobel
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mordeh'ai - dans Histoire