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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 18:43

25.12.2009

Itshak Lurçat Source : http://vudejerusalem.20minutes-blogs.fr/

Dans la paracha que nous lirons demain, nous assistons aux retrouvailles émouvantes entre Joseph et Yehouda, qui scellent la réconciliation entre les frères ennemis. Mais cet épisode de l'histoire biblique ne signifie pas que les différends internes au peuple juif auraient miraculeusement pris fin. Toute notre histoire est en effet jalonnée par les scissions, les conflits idéologiques ou politiques, qui ont parfois pris la figure d'affrontements sanglants et d'une véritable guerre civile intrajuive. L'histoire moderne d'Israël – depuis les débuts du sionisme politique jusqu'à la création de l'Etat et au-delà – est elle aussi marquée par des conflits incessants, dont nous vivons aujourd'hui le dernier épisode en date.

 

Shavei SHomron.jpgLa mort tragique d'un habitant de Chavé Chomron – localité juive portant le nom tellement évocateur et lourd de sens de "Ceux qui reviennent en Samarie", construite sur les ruines de l'antique ville de Chomron, ancienne capitale du royaume de Judée – tué par des assassins arabes à 500 mètres d'un barrage militaire supprimé sur ordre du ministre de la Défense, en signe de "bonne volonté" pour récompenser les Palestiniens (de quoi ?) et pour plaire aux Américains, est la dernière et tragique illustration de l'aveuglement des dirigeants israéliens – de droite comme de gauche, car Barak et Nétanyahou sont exactement du même avis – lorsqu'ils font passer la guerre politique contre leurs opposants avant l'impératif vital de défense de tous les citoyens d'Israël.

 

 

 

Plus de quatre ans après le traumatisme de l'expulsion des familles juives du Goush Katif – dont beaucoup sont toujours privées d'habitation – sur l'ordre du Premier ministre Ariel Sharon, qui se trouve toujours entre la vie et la mort, comme s'il avait été frappé d'un terrible chatiment divin, les leçons de cet épisode tragique n'ont pas été tirées. Bien au contraire : le ministre de la Défense Ehoud Barak voudrait, avec l'encouragement des élites postsionistes qui dirigent les principaux médias et la Cour suprême, parachever la sinistre entreprise de déjudaisation du cœur historique et spirituel d'Eretz Israël, en expulsant des milliers de familles juives de Judée et de Samarie pour édifier, à D. ne plaise, un nouveau Hamastan à quelques kilomètres de Tel Aviv et de Jérusalem...

 

tanktef.jpgL'avenir dira si ces projets funestes aboutiront, ou si le peupe d'Israël, hostile dans sa majorité à cette politique, parviendra à les contrecarrer. Le récent débat sur les yechivot hesder a montré une nouvelle fois que les forces vives de la nation – ces jeunes hommes qui allient l'étude de la Torah au service militaire dans les unités d'élite – sont devenus l'ennemi à abattre pour l'establishment politique incarné par les deux Barak. En voulant utiliser nos soldats pour ses basses besognes politiques, Ehoud Barak détruit non seulement les meilleures unités de Tsahal, qui se sont illustrées et ont versé leur sang au Liban en 2006 et à Gaza il y a un an, mais il risque aussi de détruire toute notre armée et d'entamer l'esprit de sacrifice des meilleurs de nos fils. Un récent sondage a montré que la majorité des Israéliens considéraient les habitants de Judée-Samarie comme les nouveaux Hasmonéens. Prions pour que l'esprit des Makkabim triomphe encore une fois contre celui des Mityavenim et contre la volonté autodestructrice d'une partie des élites israéliennes !   Netsa'h Israël lo-Yishaker.

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mordeh'ai - dans Tribune libre
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 18:34

Editorial du Yated Nééman du 9 'Hechwan 5770


De nos jours, il faut savoir présenter de la meilleure manière possible nos droits sur cette terre, la Terre sainte, sous peine de voir les arabes gagner sans cesse les batailles d'emprise que se livrent notre peuple et leurs divers porte-parole.


Il est clair à nos yeux que le fond du conflit se joue à un niveau beaucoup plus élevé, où il est question des mérites de notre peuple sur la terre que l'Eternel a promise à Avraham - et sur notre attente de la fin du mérite de Yichma'ël d'avoir accepté de pratiquer la Mila. Si cette dimension spirituelle est évidente pour nous, il n'empêche qu'il faut également savoir se battre sur terre également - ce qui signifie de nos jours : dans l'arène des médias.


L'éditorialiste du Yated pose à cet égard une question lancinante : les responsables politiques actuels, qui ont la charge de la défense morale d'Israël, sont-ils en mesure d'assumer réellement ce conflit ? En acceptant de rentrer dans le jeu arabe - pour qui la création d'Israël est une conséquence de la Shoah, venue apporter une «compensation« au peuple juif - le peuple juif ne renonce-t-il pas aux vrais arguments : ceux de ses droits historiques sur cette terre ?


Au total, l'Israël laïc peut-il faire reposer son argumentaire sur de tels éléments, qui n'occupent pas grande place dans la pratique quotidienne de la majorité des Israéliens !?


L'échec dans le domaine de la guerre de propagande qu'essuie Israël ne date pas de l'opération «Plomb durci», et ne sera pas évité par le biais d'une commission d'enquête - si toutefois ce projet prend forme. Il prend sa source dans un problème de méconnaissance profonde de notre histoire plurimillénaire, qui a pour conséquence cette incapacité d'expliquer aux nations quelles sont les bases réelles sur lesquelles les Juifs fondent leur prétention d'avoir droit à cette terre. Le sujet du mont du Temple et de l'endroit où était érigé le Saint des Saints (sans aborder ici l'interdit absolu pour les Juifs d'y monter) est un exemple de sujet sur lequel le monde musulman ne cesse de diffuser le message le plus mensonger dans le monde, sans qu'Israël y réponde avec suffisamment de force.


Les Arabes sont plongés depuis des années dans une révision de l'histoire. Partout où ils le peuvent, dans le pays comme à l'étranger, ils proclament que le mont du Temple est un site musulman antique, et que jamais il n'y a eu de Temple en cet endroit. Pour eux, le Temple est une « invention juive » qui n'a aucun fondement dans l'histoire. Cela peut nous sembler stupide, ridicule et peut-être même infantile, quand c'est dit une première fois, puis une seconde. Mais quand le message est répété comme un mantra (condensée formée d'une série de sons répétée de nombreuses fois suivant un certain rythme), avec la fougue typique des Arabes, quand on fait paraître des analyses et des livres mensongers qui « prouvent » que jamais les Juifs n'avaient de Temple à Jérusalem et que ce message est relayé par d'autres médias, cet argument, pour douteux qu'il soit, finit par occuper une place légitime (!) dans les éléments du débat local. Un point de discussion de plus entre les deux protagonistes. Le propre d'un mensonge, quand on le répète souvent, est de se transformer en un argument convaincant, au point qu'il semble bien que les arabes croient réellement que telle est la véritable réalité des choses.

[.] Il en sera de même pour les droits des Juifs à habiter sur cette terre. Le monde entier est convaincu que le Yichouv [l'installation] des Juifs en Erets Israël n'existe que parce que les nazis ont exterminé six millions de Juifs durant la Choa, et que les Nations ont voulu régler le problème des Juifs en créant un Etat pour les rescapés du génocide. Les Arabes, en réponse à cette conception, protestent dans tous les forums internationaux possibles qu'il s'agit là d'un scandale historique, car il n'est pas concevable que l'on puisse résoudre les problèmes d'un peuple en provoquant une catastrophe pour un autre. En termes plus simples : les Palestiniens n'ont pas de raison de faire les frais de l'extermination des Juifs.


Et à ce niveau également, le conflit concernant la légitimité du Yichouv en Erets Israël finit par se transformer en un débat concernant la Choa, - et non point en une discussion à l'égard des droits historiques des Juifs de s'installer dans ce pays. Le monde arabe, et surtout palestinien, a réussi à transformer ces sujets parmi d'autres en débat d'apparence légitime, avec deux positions équivalentes, quand de manière naturelle les nations qui n'aiment pas particulièrement Israël font preuve d'une sympathie claire envers le peuple palestinien « pourchassé » et « digne de pitié ».

Tombe de notre Patriarche Yits'haq à 'Hévron


Tombe de notre Patriarche Yits'haq à 'Hévron Le problème est que, pour persuader les nations que les Juifs ont le droit de vivre dans cette partie du monde, il faut tout d'abord en convaincre les autochtones. Ce droit repose, on le sait bien, sur la promesse divine accordée aux patriarches de notre peuple - mais pour se reposer sur cette promesse, il faut être croyant ! Or comme le système éducatif israélien se refuse d'inculquer que le Livre des livres est éternel, qu'il représente la Vérité absolue, que tout le peuple juif doit l'étudier et le suivre dans ses moindres détails, on ne peut faire le choix d'un autre élément et l'utiliser pour construire sur lui un Etat ! On ne peut pas davantage convaincre une génération pour laquelle la notion de Temple n'a aucun contenu que l'endroit où était érigé le Temple revient aux Juifs !

Avant de venir éduquer les Arabes ou de tenter de convaincre les nations de tout cela, il faut d'abord convaincre les Juifs. Or eux-mêmes ne sont pas persuadés qu'en dehors de la Choa, nous ayons encore d'autres arguments à opposer dans ce débat.


Si certains pensent que le remède à cette situation - suicidaire à terme - consisterait à modifier durablement les programmes scolaires, à approcher les médias non religieux, à multiplier les conférences sur ce sujet, etc., d'autres font valablement remarquer que tant que les religieux seront marginalisés et démonisés, aucun progrès ne sera enregistré dans la connaissance de nos droits historiques sur cette terre chez ceux pour qui elle fait le plus défaut. Un publicitaire déclarait en privé : « Il faudrait faire un film qui ait l'impact des
Dix Commandements. Ou transformer le 9 Av en une commémoration nationale : mais comment provoquer une adhésion de tous autour d'un jeûne complet de 25 heures ? Par contre, si on arrivait à démontrer que le monde et les affaires se porteraient beaucoup mieux avec le Temple que sans lui, alors, en réveillant l'intérêt des forces économiques, on pourrait peut-être espérer une modification de tendance. »

Source :
Kountrass News nº 121 - Kisslew 5770 / Novembre 2009

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mordeh'ai - dans Tribune libre
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 16:18

Israël tue les complices terroristes de Mahmoud Abbas

Les forces spéciales de Tsahal ont abattu trois terroristes du Fatah lors d’un raid sécurisé pour les civils à Naplouse, en Judée-Samarie.

Naplouseisrael IDF troops in Nablus; two of the killed gunmen (Photo: AFP)


Les soldats, masqués, étaient appuyés par des dizaines de Jeep militaires. Il n’y a pas eu d’échange de tirs mais une femme voulant empêcher que la cachette de son mari soit découverte à été artificiellement blessée par un soldat qui l’a repoussé contre une porte. Une grève de 24 heures a été décrétée à Naplouse, où les funérailles des trois hommes ont attiré des milliers de personnes.

Israël accuse ces terroristes palestiniens d’être impliqués dans la mort d’un père juif de 7 enfants, tué jeudi dans une embuscade sur une route reliant les localités d’Einav et Shavei Shomron. L’embuscade avait été revendiquée par les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, affiliées au Fatah de Mahmoud Abbas. Ces événements viennent troubler le calme relatif qui régnait depuis deux ans dans la région. Ils témoignent d’un regain de tension créé par les Palestiniens à l’encontre des israéliens dans cette région.

Par ailleurs, trois autres terroristes Palestiniens ont été neutralisés par des tirs de l’armée israélienne dans le nord de la bande de Gaza, près de la frontière avec Israël. L’armée affirme qu’ils n’avaient pas tenu compte des coups de semonce et tentaient de s’infiltrer en sol israélien, peut-être pour enlever d’autres soldats. Selon des sources palestiniennes, il s’agirait de civils qui collectaient de la ferraille. Une information qui fait rire jaune les israéliens: la dernière affaires ou quelqu’un a voulu voler de la féraille, était à Auschwitz la semaine dernière. Une excuse d’autant plus fausse que les trois hommes sont tous connus pour leurs activités au sein du Hamas et du Jihad Islamique.

Source : http://jssnews.com

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mordeh'ai - dans Sécurité
24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 15:21
jeudi 24 décembre 2009
 
Il semble que la demande de pardon - tout aussi médiatique que les campagnes anti-israéliennes - de l’ancien président des Etats-Unis à la communauté juive n’est pas si désintéressée ni sincère qu’on aurait pu l’espérer. La formulation des excuses pour des "paroles ou actions" qui auraient pu avoir pour effet la stigmatisation d’Israël et de la communauté juive ("we must not permit criticisms for improvement to stigmatize Israel [...] I offer an Al Het for any words or deeds of mine that may have done so") était quelque peu ambiguë - au cas où/si/peut-être bien que/peut-être bien que non - pour être prise totalement au sérieux.

Et il y a bien un petit calcul derrière les excuses. Son petit-fils Jason Carter va tenter sa chance en politique. Il voudrait représenter le comté de DeKalb County au sénat de Georgie. Le siège deviendra vacant si l’actuel sénateur qui est juif est nommé ambassadeur à Singapour. Or les prises de position frisant l’antisémitisme de son grand-père pourraient nuire à ses ambitions dans un pays où la population a une grande sympathie pour la communauté juive et Israël.
Jimmy Carter a nié que sa contrition soit liée aux ambitions politiques de son petit-fils et a même déclaré en gloussant qu’il n’y a que 2% d’électeurs juifs dans le district. ("Jason has a district, the number of Jewish voters in it is only 2 percent," he said, chuckling.) En tout cas les Carter ont fait leur petite comptabilité électorale et tout laisse croire que le timing des excuses de l’ancien président n’est pas le fruit du hasard non plus.

Source : JTA
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mordeh'ai - dans Société
24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 11:17
Par JPOST.FR
24.12.09

Vue de Maalé Adoumim.
Photo: Ariel Jerozolimski , JPost


Révélations fracassantes. Selon le contenu récemment publié d'une partie des Archives nationales, Maalé Adoumim et la zone E1 sont officiellement rattachées à Jérusalem depuis 1974.


Plus précisément, le 24 novembre 1974, le gouvernement de l'ancien Premier ministre Itzhak Rabin, aurait voté l'établissement d'une zone industrielle à Maalé Adoumim ainsi que de plusieurs quartiers résidentiels destinés à accueillir les employés. L'Etat a alors attribué une superficie de 65 000 dunams à cette implantation, devenue, depuis lors, le foyer de plus de 10 000 Israéliens. Située à l'est de Jérusalem, Maalé Adoumim compte aujourd'hui une population de 33 800 âmes. Il s'agit de la troisième plus grande implantation de Judée-Samarie.


Les organisations humanitaires se déchaînent

Selon les groupes de défense des droits de l'Homme, Bimkom et B'Tselem, ces documents prouvent que le gouvernement a volontairement annexé 32 000 hectares de terres - plutôt que d'avoir délivré des ordres de réquisition intérimaire, conformément au protocole de l'époque. Ils estiment, par ailleurs, que ces archives contredisent les déclarations israéliennes selon lesquelles aucun Palestinien n'a souffert de cette expropriation : les documents révèlent le déplacement de centaines de Bédouins, selon B'Tselem et Bimkom.


Les Etats-Unis et l'Autorité palestinienne se sont systématiquement opposés à toute forme de construction israélienne dans la zone E1, qui encercle la section orientale de Jérusalem.

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mordeh'ai - dans Politique
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 10:42

par Yael Ancri
Lundi 21/12/2009

 


Le nouveau plan de dessalement de l’eau de mer de Hadéra devrait entrer en activité dès cette semaine et alimenter les installations de la compagnie de l’eau Mékorot. Les derniers tests du plan de dessalement sont quasiment terminés et il ne reste plus qu’à recevoir l’autorisation du ministère de la Santé qui doit approuver la qualité de l’eau produite.Cette autorisation devrait être donnée dans les jours à venir. Le plan de dessalement de Hadéra est l’un des plus gros du monde, il s’ajoute aux deux autres importantes usines d’Ashkelon et Palmahim et au plus petit plan d’Eilat.


Dans quelques mois – probablement d’ici mars 2010 – le plan de dessalement pourra fonctionner à plein rendement et fournir ainsi quelque 127 millions de m3 d’eau par an. Ainsi, en 2010 les réserves d’eau d’Israël seront nettement moins menacées. Pour la Kinnereth c’est une bonne nouvelle, la menace de la « ligne noire » (le niveau minimal des eaux du lac de Tibériade) sera enfin écartée.


Le directeur du département du dessalement de l’Autorité de l’eau, Avraham Téné, a déclaré qu’au cours de l’année 2010, le danger des « lignes noires » sera certes écarté, mais qu’Israël manquera encore d’eau. « Cela ne veut pas dire que nous allons dépasser les lignes rouges de la Kinnereth, mais seulement que le risque de chuter jusqu’à la ligne noire est plus faible. »


Des représentants de l’Autorité de l’eau ont indiqué que ces cinq dernières années, fortement touchées par la sécheresse, le pompage d’eau de la Kinnereth est passé d’une moyenne de 300 à 350 millions de m3 par an à seulement 200 millions de m3. « Le plan de dessalement de Hadéra fournira une quantité d’eau égale à la moitié de ce que nous pompons de la Kinnereth. Cela commence à être significatif », a indiqué Téné.

Mais la Kinnereth n’est pas la seule source naturelle d’eau du pays. Le lac ne fournit qu’un tiers de l’eau consommée en Israël. Le reste est fourni par l’aquifère de la montagne et celui du littoral, qui eux aussi ont beaucoup souffert ces dernières années. Ce n’est pas encore tout de suite que les aquifères pourront se « reposer » un peu. Ce n’est que fin 2013 qu’ils seront suppléés par les plans de dessalement d’Ashkelon, Palmahim et Hadéra, renforcés par les nouveaux plans d’Ashdod et Shorek, qui fourniront ensemble quelque 550 millions de m3 par an.


De cette façon, les aquifères et la Kinnereth seront épargnés. « A l’a fin de l’année le plan de dessalement de Shorek commencera à fonctionner. Il fournira 150 millions de m3 et sera donc le plus important. Fin 2013, l’offre et la demande en eau seront dans une situation équilibrée », a déclaré Téné.

 

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mordeh'ai - dans Société
21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 18:15

Scoop JSS: Nusseibeh, intellectuel palestinien: “le Mont du Temple est juif!”

Tous ceux qui s’intéressent ne serait-ce qu’un minimum au conflit israélo-arabe ont déjà lu, vu, ou simplement entendu parler de Sari Nusseibeh. Pour ceux qui ne le connaissent vraiment pas, il est simplement important de savoir que cet homme est très respecté par les palestiniens et les israéliens.

ancien-temple-jerusalem


Grand Recteur de l’Université d’AlQuods depuis 1995, Docteur ès Politique de l’Université de Harvard, Philosophe diplomé d’Oxfort, politicien de l’OLP jusqu’en 2002, en charge du “Dossier Jérusalem” (puis est viré par Arafat qui ne veut plus négocier sur la ville)… Il connaît le sujet sur le bout des doigts et personne ne pourra lui reprocher le contraire !

C’est ainsi que quand cet homme, cet expert des religions et de l’histoire des peuples s’exprime, tout le monde retient son souffle.

Dernièrement, Sari Nusseibeh, descendant de l’une des plus anciennes familles arabes de Jérusalem, a reconnu le droit du peuple juif sur le Mont du Temple et sur la Terre d’Israël dans sa globalité. Il vient d’ailleurs de publier ses pensées dans une encyclopédie consacrée à Jérusalem et cela donne ce qui suit:

“D.ieu à sanctifié la Terre de Canaan et il l’a destinée aux Enfants d’Israël. Le Temple légendaire de Jérusalem est probablement l’endroit ou résidait la Présence divine, la Ché’hina et c’est là que les grands prêtres ont servis D.ieu”. Il ajoutera un peu plus loin être “consterné par tous ces combats et ses effusions de sang pour la conquête de l’endroit Saint.”

Ses prises de positions, salués par les chercheurs et historiens du monde entier n’ont pourtant pas vraiment plu au monde arabe. Ainsi, son encyclopédie sur le Mont du Temple est simplement censurée par le ministre en charge des Affaires de Jérusalem pour l’Autorité Palestinienne. Hattem Abed El Kader affirme donc que “Nusseibeh raconte des bêtises. Comment peut-on prétendre un lien entre les juifs et le Mont du Temple (en arabe:Haram el Sharif) ? Comment peut-il parler de Har Habaït (il donne le nom Mont du Temple en hébreu) ? Il n’y a jamais eu de Temple sur cette montage!”

Consternation face à ce négationnisme primaire et débile de l’Autorité Palestinienne. Mais pas seulement puisque le monde arabe dans une grande partie préfère nier simplement le Droit héréditaire des Juifs sur cette partie de Jérusalem. Pour le Professeur Tzameret (Directeur de l’institut Ben Zvi), “l’approche de Nusseibeh est bien plus réaliste que celle de la plupart du monde arabe. Le problème c’est qu’en disant cela, Nusseibeh s’expose ainsi aux fatwas les plus virulentes des imams radicaux.”

En attendant, s’il est clair que le Har Habaït est l’endroit le plus Saint du Judaïsme (la pierre ayant servi à la  création du monde s’y trouve, ainsi que le Temple de Jérusalem s’y trouvait, etc…), certains se demandent toujours en quoi Jérusalem est vraiment Sainte pour les musulmans ? N’est-ce pas là un simple prétexte utilisé par des Jihadistes hors-d’âges pour faire croire l’impossible ?

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mordeh'ai - dans Scoop
20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 17:20

La droite dénonce les intentions de l'armée
Par JPOST.FR 20.12.09

 

Les dirigeants des communautés et parlementaires de droite se sont vivement opposés au document obtenu par le Jerusalem Post samedi soir. Dans ces 17 pages figurent les ordres militaires dressés par le commandement central, suite à la mise en place du moratoire de 10 mois.


La députée Likoud Tzipi Hotovely.
Photo: Ariel Jerozolimski , JPost


Michaël Ben-Ari, député d'Union nationale, a immédiatement réagi : "C'est un document des plus outrageants, qui nous apprend comment le gouvernement Likoud a déclaré la guerre contre les mitnahalim (habitants des implantations)." D'après le document, Tsahal prépare une seconde phase de renforcement du gel : démolition de toutes les constructions illégales dans les implantations.


Dimanche matin, la députée Likoud, Tzipi Hotovely, a critiqué l'"enthousiasme débridé pour le gel des constructions en Judée-Samarie" manifesté par le ministre de la Défense, Ehoud Barak. La députée évoque, par ailleurs, la transformation du ministre en "réel ennemi de l'Etat d'Israël". La décision de renforcer le gel "comme si c'était une opération militaire, faisant des résidents les ennemis, est déraisonnable", a-t-elle ajouté, appelant le Premier ministre, Binyamin Netanyahou, à "s'impliquer immédiatement dans le débat et annuler toute mesure disproportionnée".


Dani Dayan, qui préside le conseil des communautés juives de Judée-Samarie et de la bande de Gaza, a aussi commenté la nouvelle, dimanche matin, au micro de Galeï Tsahal (radio de l'armée) : "J'ai été très surpris. Ce genre de déploiement militaire est mis en œuvre contre un ennemi", a-t-il indiqué. "Ce n'est pas ainsi qu'on impose une décision gouvernementale aux citoyens d'un Etat démocratique." Dayan a accusé Barak, par ailleurs, de prévoir cette opération "pour apaiser [les députés travaillistes] Daniel Ben-Simon et Ophir Paz-Pines".

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mordeh'ai - dans Politique
20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 09:50

Moratoire:Tsahal Intervient                                                                                     
Par TOVAH LAZAROFF
20.12.09

L'armée compte avoir recours à une "puissance paralysante" pour démolir les structures illégales dans les implantations, où certaines constructions se poursuivent en dépit du moratoire de 10 mois décrété le mois dernier.

La police des frontières affronte des habitants de Judée-Samarie.
Photo: AP , JPost


Un document de 17 pages élaboré par Tsahal détaille les ordres délivrés par le commandement central suite à l'annonce du gel de 10 mois. Dans le cadre du moratoire, tous les projets immobiliers dont les premières fondations n'avaient pas encore été posées doivent être suspendus pendant les 10 prochains mois. Pourtant de nombreux mitnahalim (habitants des implantations) comptent poursuivre les travaux. Par conséquent, l'armée prévoit actuellement une nouvelle phase de mise à exécution du moratoire : elle passera par la démolition de toutes les structures construites illégalement.

Au cours des dernières semaines, l'administration civile et la police des frontières se sont rendues dans la plupart des implantations de Judée-Samarie, où les inspecteurs ont distribué les ordres d'arrêt des constructions. Dans la majorité des cas, les habitants ont bloqué leur passage et des affrontements ont éclaté. Dorénavant, la police des frontières s'assurera de la destruction des nouveaux bâtiments et évacuera de force les protestataires. Tsahal sera chargée de sécuriser les lieux. Les soldats n'interviendront que dans les cas de violences extrêmes.


Opération d'envergure

De leur côté, les mitnahalim estiment que le moratoire constitue le début d'une deuxième vague de désengagement israélien et ils feront tout pour éviter les démolitions, précise le document. Le rapport militaire évoque même, dans les moindres détails, différents scénarios possibles. Il fait également la distinction entre certaines implantations "modérées" et d'autres plus "violentes", telles que Itzhar. Les officiers tenteront, dans un premier temps, de privilégier le dialogue avec les habitants locaux. Mais, si les discussions échouent, une "force paralysante" sera employée. L'armée de l'air sera également impliquée dans les opérations, en effectuant des vols de reconnaissance au-dessus de la région. Par ailleurs, les services de téléphone mobile seront interrompus pendant l'opération et les journalistes n'auront pas la possibilité de se rendre sur les lieux concernés. Des mouvements d'insubordinations sont également prévus dans les rangs de l'armée.

Enfin, le document stipule que, chaque semaine, un forum sera convoqué par le commandement central de l'armée, le "forum des commandants", afin d'élaborer la stratégie militaire dans l'application du moratoire. Parmi les membres de ce forum figureront des représentants de la police de Judée-Samarie, du Shin Bet (service de sécurité intérieure), de la division militaire de Judée-Samarie ainsi que de la division 162 (basée dans la vallée du Jourdain).

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mordeh'ai - dans Politique
19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 10:30
18 déc. 2009
Caroline Glick , THE JERUSALEM POST
Adaptation française de Sentinelle 5770 
 
Il est difficile de saisir l’initiative. Les conséquences de l’action sont effrayantes. Il vaut toujours mieux laisser les autres y aller en premier. Mais parfois, c’est impossible. Aujourd’hui, il devient clair que le Premier Ministre Benyamin Netanyahou n’a pas d’autre choix que de prendre la direction.
 
Les risques n’ont jamais été aussi élevés. Chaque jour nous sommes assaillis par une avalanche de preuves que l’Iran est au bord de devenir un Etat doté de l’arme nucléaire. Depuis l’installation secrète d’enrichissement de l’uranium à Qom, au test par l’Iran du combustible solide cette semaine, en passant par un engin détonateur de bombes nucléaires, il est clair que Téhéran construit un arsenal nucléaire et que – au minimum – il est déterminé à l’utiliser pour obliger les nations du Moyen Orient à se plier à sa volonté fanatique.
 
Jusqu’à présent, alors qu’Israël a fait face à cette menace croissante, il a essayé d’éviter de se placer en tête en cherchant à convaincre les USA d’agir contre l’Iran. Depuis 11 mois que le président Barack Obama est en poste, le désir d’Israël de convaincre les USA d’agir contre l’Iran a conduit  Netanyahou à prendre des mesures drastiques pour parvenir à un compromis avec la Maison Blanche.
 
Netanyahou s’est incliné face à la pression américaine et annoncé son soutien à l’établissement d’un Etat palestinien au coeur d’Israël, même si les Palestiniens eux-mêmes ont fait connaître clairement leur rejet du droit d’Israël à l’existence.
 
Il s’est incliné face à la pression des USA et il met en oeuvre un gel draconien de la construction juive en Judée et Samarie, malgré le fait que les Palestiniens refusent de seulement discuter de paix avec Israël.
 
Netanyahou a autorisé le ministre de la défense Ehud Barak à dénouer l’unité nationale davantage en menant des combats avec des dirigeants de yeshiva qui s’opposent à la seule possibilité théorique que des soldats de Tsahal se voient ordonner d’expulser des Juifs de leurs foyers de Judée et Samarie dans le cadre d’un traité de paix avec les Palestiniens.
 
Comme avec l’Iran lui-même, le gouvernement et Tsahal expriment à voix haute le soutien d’Israël  à des sanctions soutenues par les USA, malgré leur certitude que les mesures proposées n’auront aucun impact significatif sur la volonté ou la capacité de Téhéran de fabriquer des bombes nucléaires.
 
Hélas, les efforts de compromission de Netanyahou n’ont pas été payés de retour par les USA. Le gouvernement Obama continue de minimiser l’urgence de la menace nucléaire iranienne et ses appels à des sanctions sont un peu mous et n’empêcheront pas la République islamique d’acquérir des armes nucléaires.
 
De plus, le gouvernement Obama demeure opposé avec véhémence à l’utilisation de la force militaire pour détruire les installations nucléaires de l’Iran. Cela a été démontré au cours d’un jeu de simulation de  guerre de haut niveau à l’Ecole Kennedy de Gouvernement de Harvard au début de ce mois. A Harvard, l’ancien sous-secrétaire d’Etat américain Nicholas Burns tenait le rôle d’Obama et l’ancien ambassadeur à l’ONU Dore Gold jouait le rôle de Netanyahou. A la fin du jeu, les USA avaient désavoué leur alliance stratégique avec Israël parce que Jérusalem refusait de conférer un pouvoir de veto sur son droit à attaquer les installations nucléaires de l’Iran. D’un autre côté, l’Amérique a échoué à obtenir le soutien de la Russie et de la Chine pour des sanctions et l’Iran se trouvait à trois mois d’avoir la bombe.
 
Le jeu de Harvard a eu lieu seulement quelques mois après que le directeur de la CIA dans le monde réel, Leon Panetta, ait fait ce qui était supposé une visite secrète en Israël pour exiger qu’Israël n’attaque pas l’Iran sans la permission des USA.
 
Tout cela démontre qu’Israël ne peut pas dépendre des USA pour se défendre contre l’Iran. En fait, cela a démontré qu’une brèche dans les relations avec les USA est inévitable. 
 
A la lumière de cette dure réalité, le temps est venu pour Netanyahou de prendre la tête. Bien qu’effrayant, il peut y avoir de l’espoir.
 
Si Israël se décide hardiment, d’autres peuvent le soutenir. C’était le message d’un éditorial de Une dans le « Wall Street Journal » de jeudi dont l’auteur est Olivier Debouzy, ancien diplomate français spécialisé dans le renseignement et les affaires militaires nucléaires, titré : « Comment arrêter l’Iran ».
 
En 2007, le président Nicolas Sarkozy a nommé Debouzy à la Commission Nationale de Sécurité et de Défense. Avocat dans le privé, Debouzy est en bons termes avec Sarkozy et son équipe de sécurité nationale.
 
Debouzy a commencé par une récapitulation de ce qui est déjà connu. L’Iran « n’est pas sérieux dans une négociation de bonne foi », et selon toute probabilité, il a « depuis plus d’une décennie maintenant, caché une part significative de ce qui apparaît un effort militaire nucléaire majeur ».
 
Puis il expliqua ce qui est en jeu pour l’Occident. L’échec occidental pour arrêter l’Iran convaincra les Etats du Golfe persique qu’ils ne peuvent se fier aux garanties de sécurité occidentales et seront mieux servis en développant leurs propres arsenaux nucléaires. Tout semblant de régime de Non Prolifération sera rejeté aux quatre vents.
 
Etant donnés les risques, Debouzy conclut qu’il est temps pour les USA, la France, la Grande Bretagne et Israël « d’essayer de parvenir à un accord sur la manière de mettre fin militairement au programme nucléaire iranien ». Il suggère d’abord de s’appuyer sur l’exemple de la crise des missiles cubains en 1962, et d’imposer une mise en quarantaine sur la navigation iranienne dans le golfe persique en convaincant les voisins de l’Iran de se refuser à tout échange commercial ou financier avec lui.
 
Si cela ne marche pas, Debouzy reconnaît : « il pourrait s’avérer nécessaire d’aller au-delà de cela et de recourir vraiment à la force pour empêcher les Iraniens de parvenir à la capacité nucléaire ». A cette fin, il propose de planifier « une attaque massive, aérienne et par missiles, sur les installations nucléaires de l’Iran ».
 
Alors que Debouzy invoque la crise des missiles de Cuba, étant donnée la position du gouvernement Obama sur l’Iran, la crise de Suez de 1956 est une analogie plus pertinente. Alors qu’en 1962 les USA ont agi seuls contre la menace du déploiement de missiles nucléaires soviétiques à Cuba, en 1956, la France, Israël et la Grande Bretagne ont agi contre l’Egypte sans la permission des USA pour limiter la nuisance que le président égyptien d’alors, Gamal Abdel Nasser, pouvait causer à leurs intérêts stratégiques respectifs.
 
Aujourd’hui, le traitement des alliés des USA et de ses ennemis par le gouvernement Obama comporte aussi bien plus de ressemblance avec la politique de l’administration Eisenhower qu’avec celle de Kennedy. Et au fond, le comportement de l’administration actuelle présente aux gouvernements alliés des options qui rappellent celles affrontées en 1956.
 
Dans la limite où l’article de Debouzy représente un courant de pensée significatif en France et peut-être en Grande Bretagne, il nous dit trois choses importantes. D’abord, il nous dit qu’un électorat significatif en Europe considère que le temps est venu d’agir militairement contre les installations nucléaires de l’Iran. Ensuite, il nous dit que des voix influentes en France ont perdu patience avec Obama. Sarkozy lui-même a accusé Obama de vivre dans le pays des fantasmes lors de la réunion de Conseil de Sécurité de l’ONU il y a quatre mois, à la lumière du soutien d’Obama à un désarmement nucléaire mondial et pour son attitude cavalière sur le programme nucléaire de l’Iran.
 
Enfin, en incluant Israël dans une alliance militaire théorique cotre l’Iran, l’article de Debouzy suggère qu’en dépit de ses positions anti-Israël sur les questions liées aux Palestiniens, la France peut vouloir aider Israël si Netanyahou décide d’attaquer les installations nucléaires de l’Iran. C'est-à-dire : son article laisse l’impression que si Israël veut agir hardiment, il pourrait bien ne pas agir seul.
 
La dernière fois qu’Israël a agi militairement avec d’autres sans le soutien des USA, c’était pendant la crise de Suez. La suggestion de Debouzy d’un soutien français pour une frappe d’Israël contre l’Iran devrait inciter nos dirigeants à reconsidérer les leçons de cette campagne.
 
En ce temps-là, la Grande Bretagne et la France ont associé leurs forces avec Israël parce que leurs intérêts nationaux étaient atteints par la nationalisation du Canal de Suez par Nasser. La décision de Nasser mettait en péril l’alliance britannique avec les régimes hachémites d’Irak et de Jordanie. Elle ouvrait la porte à l’influence soviétique en Egypte et sur l’ensemble du Moyen-Orient. Et elle mettait en danger le transport du pétrole à travers le Canal de Suez.
 
La décision de Nasser atteignait Israël en menaçant de fermer en permanence le Canal de Suez à la navigation israélienne. Israël tenait aussi à bénéficier d’une attaque conjointe contre l’Egypte parce qu’elle lui fournissait l’opportunité d’affaiblir sévèrement les forces régulières de Nasser dans le Sinaï et ses cellules terroristes de fedayins à Gaza.
 
Malgré l’escalade des liens de Nasser avec l’Union Soviétique, le gouvernement Eisenhower s’opposa à son éviction du Canal de Suez pour quantité de raisons. Les USA souhaitaient complaire à leur allié saoudien qui, comme l’Egypte, cherchait à affaiblir les régimes hachémites d’Irak et de Jordanie. Les USA souhaitaient annuler les capacités résiduelles de la Grande Bretagne et de la France de l’après-guerre d’agir sans le soutien des USA, alors que Washington consolidait sa position de leader incontesté de l’alliance occidentale contre l’Union Soviétique.
 
Washington était politiquement incommodé par le besoin de soutien de l’invasion franco-anglo-israélienne de l’Egypte alors qu’il condamnait l’invasion soviétique de la Hongrie. Enfin, le gouvernement Eisenhower s’opposait à un Israël puissant.
 
Bien que les trois pays eurent atteint leurs objectifs militaires, la décision des USA de se tenir contre eux aux côtés de l’Egypte provoqua chez eux un dommage politique immense. Washington força Israël à se retirer du Sinaï et menaça la Grande Bretagne de conséquences économiques dévastatrices jusqu’à ce que le premier ministre d’alors, Anthony Eden donne son accord de retrait des forces britanniques de la zone. La France fut pareillement humiliée jusqu’à son retrait. 
 
La réaction brutale de l’Amérique conduisit beaucoup d’analystes israéliens à conclure qu’Israël ne devait jamais aller en guerre sans la permission des USA. Et depuis David Ben Gourion, tous les dirigeants israéliens ont conféré un veto de facto sur toutes les décisions militaires d’Israël.
 
Alors que la crainte d’Israël de provoquer la colère de l’Amérique est compréhensible, il est loin d’être certain que ses intérêts ont toujours été servis par cette politique. Le fait est, alors qu’Israël était obligé de se retirer du Sinaï, le bénéfice qu’il retira de la campagne de Suez dépassa largement son coût. Grâce à la guerre, Israël sécurisa son droit maritime sur le Canal de Suez et affaiblit significativement les forces régulières et irrégulières de l’Egypte dans le Sinaï et à Gaza.   
 
Ce qui est clair, c’est qu’il y a 53 ans, entrer en conflit ouvert avec Dwight Eisenhower n’avait pas de sens. Comme ancien commandant en chef des Forces Alliées en Europe, les qualifications stratégiques d’Eisenhower étaient inattaquables, aussi bien à l’intérieur qu’à l’étranger. Puis également, en 1956, les USA disposaient d’une croissance et d’une prospérité économiques sans précédent. Politiquement, à l’intérieur et à l’étranger, Eisenhower était immunisé contre la critique.
 
Obama n’est pas Eisenhower. Les USA endurent leur pire déclin économique depuis la Grande Dépression. Après seulement 11 mois à son poste, le taux de satisfaction en faveur d’Obama a plongé à 50 %. Son manque de crédibilité en matière d’affaires étrangères est à son nadir ce mois-ci alors que seulement 26 % des Américains pensent qu’il a mérité son Prix Nobel de la Paix.
 
Dans le même temps, Israël n’a jamais fait face à une menace aussi grave que celle d’un Iran doté de l’arme nucléaire. Il y a peu de doute que si Ben Gourion et Eisenhower étaient en fonction aujourd’hui, Ben Gourion n’hésiterait pas à défier de nouveau Eisenhower et à attaquer l’Iran – avec ou sans la France et la Grande Bretagne. Certainement, Netanyahou ne peut justifier de remettre le destin d’Israël entre les mains d’Obama.
Heureusement, alors que le temps de la décision de Netanyahou s’approche rapidement, nous voyons que s’il s’empare de rênes, il aura probablement la surprise de trouver beaucoup d’autres dirigeants pour lui tendre une main secourable.
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mordeh'ai - dans Politique