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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 10:13
Par  JPost.fr

Herb Keinon a contribué à la rédaction de cet article.

23.09.09
   


Le gel des implantations n'est pas indispensable pour conclure la paix.

Telle est la dernière déclaration de l'envoyé spécial des Etats-Unis au Proche-Orient, George Mitchell. Et ce malgré les commentaires du président Barack Obama, selon lequel "le ralentissement du développement des implantations
" a été abordé avec le Premier ministre Binyamin Netanyahou, cette semaine à New York.


A l'issue de la réunion tripartite, qui incluait également la présence du chef de l'Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas, Mitchell a précisé que Washington n'avait jamais imposé de quelconques "conditions préalables" à l'une ou l'autre partie.


Impatient de relancer les négociations israélo-palestiniennes, depuis son intronisation, Obama avait pourtant exigé le gel total des constructions israéliennes. Une position réaffirmée par le secrétaire d'Etat Hillary Clinton, en mai dernier : "Nous voulons voir l'arrêt de toute forme de construction dans les implantations."

Les dernières déclarations américaines viennent conclure une semaine d'aller-retour de George Mitchell dans la région. Une semaine de rencontres à Jérusalem et à Washington qui s'était soldée par un échec à obtenir des engagements concrets des deux côtés.


Mitchell parle désormais de "suggestion", et non de "condition préalable", en ce qui concerne l'arrêt des constructions israéliennes. Une suggestion qui, si elle est appliquée, permettrait de reprendre les négociations dans les meilleures conditions possibles et avec les meilleures chances de réussite, selon lui.

Plus tôt mardi, Netanyahou et Abbas ont fait, de leur côté, des déclarations assez contradictoires. Les Palestiniens auraient abandonné quelques unes de leurs propres exigences, selon Bibi (.......)

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mordeh'ai - dans Politique
23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 09:57

Editorial de Jean- Marie Allafort
http://www.un-echo-israel.net/
lundi 21 septembre 2009,

Depuis sa création, il y a trois ans et demi, la commission des Droits de l’homme de l’ONU a diligenté neuf enquêtes : cinq en Israël et quatre dans le reste du monde. Selon les technocrates des Nations Unies, Israël serait donc le pays de la planète où les droits de l’homme sont le plus bafoués. On en viendrait à croire qu’ici la liberté religieuse n’existe pas, que la presse est complètement muselée, que les homosexuels sont pendus sur la place publique, que les enfants (arabes bien sûr !) sont vendus en esclavage ou encore que les femmes sont fouettées dans les rues pour n’avoir pas réalisé les caprices de leurs maris.


Le rapport de la commission d’enquête sur l’opération militaire menée par Tsahal dans la bande de Gaza il y a 9 mois n’est pas seulement partial, il est tout simplement odieux. Lorsque le juge Goldstone, un Juif originaire d’Afrique du Sud jouissant d’une réputation mondiale, déclare qu’Israël "à certains égards a commis des crimes contre l’humanité", on croît rêver. Pour juger les actes d’Israël dans la Bande de Gaza, expliquera-t-il à la presse après la publication du rapport, Goldstone avait devant les yeux les actes des Nazis durant la Shoa et les massacres commis au Darfour. Il y a fort à parier que le juge a utilisé une autre grille de lecture pour décrypter les événements d’ici : celle de l’Apartheid qu’il a bien connu.

Israël synthétiserait donc les actes les plus odieux de l’histoire de l’humanité et, en trois semaines d’opération militaire, aurait réussi ce coup de force : commettre les crimes barbares des Nazis et un génocide comme celui du Soudan. Heureusement que le juge n’a pas habité en Arménie !

Le résultat est à peine croyable : Israël est accusé non seulement de crimes de guerre mais encore de crimes contre l’humanité.


En Israël, on n’a pas besoin du rapport Goldstone pour savoir que Tsahal a commis des bavures dans la Bande de Gaza. Pendant l’opération même, la presse israélienne en a dénoncé un certain nombre. Au terme des combats, l’armée israélienne a ouvert des enquêtes qui, reconnaissons-le, n’ont pas toujours abouti à des conclusions satisfaisantes. Quoiqu’on en dise, Tsahal est sans doute l’une des armées au monde où l’autocritique est la plus courante. En Israël, on n’attend pas trente ans pour faire la lumière sur les bavures de l’armée. Cette "tradition" d’enquêter sur les actions militaires existe depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948, bien avant la mise en place de la commission des Droits de l’homme de l’ONU…


Le conflit israélo-palestinien est en soi un drame qui engendre des malheurs, des crimes et des violences de toutes sortes. Que des hommes de bonne volonté veuillent collaborer pour y mettre un terme est sans doute honorable. Mais mettre une fois de plus Israël au pilori en l’accusant de crimes les plus odieux, non seulement ne fait pas honneur à la vérité, mais provoque l’inverse de l’effet recherché : l’éloignement de la paix.

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mordeh'ai - dans Réflexions
23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 09:52
Mercredi 23/09/2009
par Yéochua Sultan
pour A7

Des fouilles archéologiques ont mis à jour un bain de purification rituel (mikwé) dans les tunnels du Mur Occidental.

C’est l’une des plus imposantes découverts à ce jour à Jérusalem. Il a été fabriqué voici 2000 ans, ce qui le fait remonter à l’époque du Second Temple. Il se situe dans une grande salle qui fait partie d’une somptueuse bâtisse et n’est qu’à une vingtaine de mètres du Mur Occidental.

Chaque semaine, de nouvelles découvertes expriment de la terre des preuves tangibles de la présence juive en Palestine, comme les pièces de Bar Kokhba retrouvées tout récemment près de la ville renouvelée de Bethar.
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mordeh'ai - dans Histoire
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 18:36
Mardi 22/09/2009
par Jacques Bendelac d'Israelvalley


Le modèle français d’arrondissements a-t-il inspiré Nir Barkat, le nouveau maire de Jérusalem?
Toujours est-il que la Mairie de Jérusalem vient de dévoiler son projet de découper administrativement la capitale israélienne en 7 arrondissements. En effet, la gestion de la ville se heurte à une difficulté géographique majeure: sa superficie. Jérusalem est très étendue puisque la ville (Est et Ouest réunis) couvre 126 km²; c’est davantage que la moyenne des autres capitales européennes, comme Paris qui couvre 105 km².

Pour décentraliser les prises de décision et faciliter la fourniture des services municipaux aux administrés, Nir Barkat a donc décidé de diviser administrativement Jérusalem: il s’agit de découper la ville en 7 arrondissements qui bénéficieront, chacun, d’une autonomie pour la gestion des affaires courantes. C’est ainsi que chaque quartier, ou arrondissement, pourra gérer de façon autonome les différents domaines de la vie quotidienne: voirie, infrastructures, espaces verts, entretien, signalisation urbaine, etc.

On n’en est pas encore à l’élection d’un maire d’arrondissement comme à Paris; pour l’heure, un “directeur de quartier” sera le représentant du Maire de Jérusalem dans les sept quartiers administratifs.
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mordeh'ai - dans Société
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 18:23
Mardi 22/09/2009
par Shraga Blum
pour A7

L’un des principaux problèmes identitaires que connaît une partie importante de la population israélienne est la disparition du lien de continuité entre Israël d’aujourd’hui et celui de l’antiquité. Cette méconnaissance a des implications énormes jusqu’au niveau des choix politiques des citoyens.

La majeure partie des Israéliens ne fréquentant pas avec assiduité les musées du pays, l’Office National des Antiquités a donc décidé de lancer une campagne sur Internet pour présenter au grand public des découvertes archéologiques concernant principalement les symboles des fêtes de Tishri, et montrer que le mode de vie juif d’aujourd’hui était déjà le même en Erets Israël il y a de nombreux siècles.

Le site présentera ainsi de nombreuses pièces de monnaie, des mosaïques, des bas-reliefs, et diverses pièces détachées de monuments ayant tous comme point commun de représenter des symboles des fêtes de Tishri. Parmi eux : les « quatre espèces » de Souccot, ou la grenade.

Mais il y aura aussi d’autres thèmes, tels que les « sept fruits d’Israël », le Temple de Jérusalem, ou d’autres aspects de la vie juive, qui permettront aux internautes de renforcer leur lien avec le Judaïsme et leur attachement au pays d’Israël.

 http://www.antiquities.org.il/rosh/html.html
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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 14:48
Par GIL HOFFMAN
pour JPost 22.09.09

Le Likoud soutient le Premier ministre Binyamin Netanyahou dans la rencontre tripartite, prévue mardi avec le président américain Barack Obama et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Mais quelques grincements de dents se font entendre. Des ministres rebelles spéculent sur les capacités de résistance du Premier ministre face aux pressions américaines. Binyamin Netanyahou, le ministre de la Défense Ehoud Barak et le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, ne seront pas les seuls hommes politiques israéliens à se rendre mardi aux Etats-Unis. Ils seront rejoints par l'opposant le plus féroce au processus de paix à la Knesset, le rebelle du Likoud Danny Danon.

Danon se rend à New York pour rencontrer des responsables juifs et des membres du Congrès pour faire pression sur Netanyahou. Son objectif : faire en sorte qu'il adhère plus fidèlement à la ligne du Likoud et ne capitule pas devant Obama et les Palestiniens. Danon a mis en garde le Premier ministre contre ce qu'il considère être un piège tendu par le président américain : "Toute concession de Netanyahou ne satisfera ni Obama ni les Palestiniens, cela ne mènera à rien… Personne ne se souvient aujourd'hui que Netanyahou a cédé sur l'Etat palestinien à l'université Bar-Ilan [en juin dernier]." "Tout ce qu'il a dit est aujourd'hui considéré comme acquis, et à New York, Obama demandera davantage.

La véritable pression américaine commence maintenant.

" De son côté, le ministre sans portefeuille Bennie Begin croit en la capacité de Netanyahou à lutter pour les intérêts israéliens : "Les Palestiniens se trompent. Ils ont cru à tort que la tête d'Israël leur serait livrée [non pas sur un plateau d'argent mais] sur une assiette en plastique de McDonald. Ce n'est pas prêt d'arriver." Le dirigeant du parti ultra-orthodoxe, Shas, est également "convaincu que Netanyahou défendra les intérêts face aux pressions américaines".
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mordeh'ai - dans Réflexions
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 14:26
http://www.israelvalley.com/news/2009/09/21/24411/
Par Mati Ben-Avraham le 21 septembre 2009

L’envoyé spécial du président Obama, Georges Mitchell, n’a pas ménagé sa peine, la semaine passée, de Jérusalem à Ramallah et retour, pour arrondir les angles entre Binyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas.
En vain. Les deux dirigeants ont campé sur leur position respective : un gel limité de la construction en Judée-Samarie pour le premier, l’arrêt de toute construction israélienne dans ces mêmes territoires en préalable à une reprise des négociations pour le second.

Et quand on sait que Barak Obama lui-même a échoué dans sa tentative d’amener l’Arabie saoudite à un geste de bonne volonté vis-à-vis d’Israël, afin de décrisper l’opinion publique israélienne, l’annonce, par la Maison blanche du sommet Obama-Netanyahou-Abbas, mardi à New-Yok, a sonné comme une charge héroïque.
Peut-on faire le bonheur des gens sans leur consentement ? Telle est la question !
Comme l’a si bien noté Nahum Barnéa, l’éditorialiste du quotidien Yédiot Aharonot : « …Netanyahou et Abbas préfèrent laisser la situation en l’état, pour ne pas aller au-devant de graves soucis politiques internes ; aucun des deux n’est Ben Gourion, ni Beguin, ni Rabin. » Ni De Gaulle, bien entendu !

Alors ? Que peut bien espérer Barak Obama d’un sommet imposé ? De quels atouts dispose-t-il que Mitchell n’avait pas dans les mains ? Son charisme personnel ? Sa capacité de persuasion ? Ou la menace de couper les vivres aux uns et aux autres : somme toute, impossible aux uns et aux autres de faire fi de l’aide américaine, qui n’est pas que financière. A moins que le discours du président américain, demain à l’ONU, dans le recadrement de la politique étrangère américaine, ne rende au conflit israélo-palestinien sa véritable dimension : celui d’un conflit local, qu’il appartient aux dirigeants locaux de résoudre et si non, de confier à une Conférence internationale le soin de dénouer.
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mordeh'ai - dans Politique
21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 18:17
Lundi 21 septembre 2009
Par Arieh de http://www.geopolitiquebiblique.com/

Qu'y a t-il de plus antisémite qu'un Polonais ?
Réponse, un polonais qui a pris la nationalité américaine et qui a conseillé Carter.

Vous avez bien reconnu l'horrible Zbigniew Brzezinski qui, dans l'enchère anti-israélienne qui fait fureur de nos jours (voir Goldstone et consorts), est allé encore plus loin que les autres.

Ce Monsieur, qui enseigne aujourd'hui les Sciences politiques dans la célèbre université Hopkins – Bonjour les futurs diplômés qui iront hanter le Département d'Etat - conseille au Président Obama de descendre purement et simplement les avions israéliens qui seraient en route pour bombarder l'Iran.

"Ils sont obligés de traverser l'espace aérien irakien, allons nous rester les bras croisés et les regarder bombarder l'Iran", demande t-il ? "S'ils volent au dessus de nous (sous entendu: les bases aériennes américaines stationnées en Irak), il faut les affronter. Ils auront le choix de faire demi tour et retourner en Israël... ou pas". Sous entendu, s'ils continuent leur chemin, il faut les descendre. Judicieux conseil à l'adresse d'Obama qu'exprime Z.B., dans une interview dans Daily Beast. Sera t-il suivi d'effet ?

Z.B. en doute, car après avoir été un ardent supporter d'Obama, son enthousiasme se délite. Raison: Obama a failli dans la matérialisation de ses promesses au Monde musulman. Obama ne serait pas assez pas assez islamophile au goût de Zbignew.

Qu'est ce qu'il lui faut ? Non, vous ne rêvez pas, un des conseillers les plus écoutés et expérimentés d'Obama, est partisan d'abattre les avions israéliens, pour montrer la détermination de Amérique qui leur nie le droit d'attaquer l'Iran “We have to be serious about denying them that right,”.

On attend une surenchère aux propos de Zbigniew. Du genre, les Américains devraient bombarder les bases aériennes israéliennes, avant que les chasseurs ne décollent. Ça serait plus efficace que des les attaquer en plein ciel. On est en plein délire et D. sait où cela s'arrêtera.

Voir également
http://www.israel-infos.net/index.php : Abattre les avions israéliens

 

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mordeh'ai - dans Politique
18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 11:01
News: ISRAEL CINEMA : Projection particulière en Israël pour Tarantino et son film "Inglourious Basterds"
Par Michal Feuierstein pour IsraelValley.com
Publié le 17 septembre 2009

Quentin Tarantino affirme que l’objectif le plus important de visite en Israël sera d’évaluer la réaction du public juif à son dernier film “Inglourious Basterds.

 “Inglourious Basterds” raconte l’histoire fictive d’une bande de soldats juifs américains pendant la deuxième guerre mondiale qui se vengent des nazis avec violence. “Pour moi, les tabous sont faits pour être vaincus. Ils sont destinés à être renversés», a déclaré Tarantino mardi lors d’une conférence de presse.
Avant d’ajouter : «Une des choses que j’ai remarquées sur tous les films traitant de la Seconde Guerre mondiale au cours des 20 dernières années est que … tous ces films présentent une victimisation de cette guerre.” Le réalisateur controversé aurait aussi affirmé qu’il voulait créer une histoire inspirée par les westerns. Le film raconte en effet une histoire peu orthodoxe dans laquelle tous les plus hauts dirigeants nazis sont brutalement tués en une seule nuit.
"Je serai pour la première fois dans un cinéma israélien avec un public israélien”, affirme Tarantino.
“Je suis intéressé de voir si le public rit à tel ou tel moment, si le suspense est perçu ici comme ailleurs”, poursuivit-il. Tarantino a été rejoint en Israël par le producteur du film Lawrence Bender et l’un de ses principaux acteurs,
Christoph Waltz, qui joue le colonel SS surnommé “ le Chasseur de Juif ". Ces personnes ont voyagé ensemble en Israël et ont visité le musée de l’Holocauste à Jérusalem. Bender, qui a collaboré avec Tarantino sur plusieurs autres films dont “Pulp Fiction”, “Reservoir Dogs” et “Kill Bill”, a été la première personne juive à lire le script et aurait dit à Tarantino : "En tant que fan, je vous remercie. En tant que producteur, je vous remercie. En tant que membre de la communauté juive, je vous remercie ".— M.F
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mordeh'ai - dans Société
15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 18:13

Avichaï Rontzki : le rabbin qui veut changer Tsahal
Par  Hélène JAFFIOL
Pour JPost
08.09.09

Agir sans pitié contre un ennemi "cruel". La croisade religieuse s'inscrit en noir et blanc sur des tracts. Impossible de les éviter à la sortie des synagogues des casernes militaires.

Avichaï Rontzki, un aumônier investi.
Photo: Ariel Jerozolimski , JPost


En pleine opération "Plomb durci", ils sont distribués aux soldats en route vers le front.

Publiée à la une du quotidien de gauche Haaretz, la mystique religico-militaire provoque un malaise. Certains y voient la touche d'Avichaï Rontzki, rabbin militaire en chef au sein des forces armées israéliennes. Loin de rester à l'arrière, il fait partie des premiers à entrer dans la bande de Gaza. La Torah à la main.

Pour ses détracteurs, son objectif est de transformer un devoir perçu comme sécuritaire en une guerre sainte menée contre des "païens".

Les Palestiniens d'aujourd'hui assimilés aux Philistins d'hier, ennemis irréductibles du peuple juif des temps bibliques.


Cocktail détonant entre judaïsme et nationalisme

Depuis sa nomination en 2006, le rabbin en uniforme de Tsahal crée la polémique dans la société civile israélienne, attachée à la séparation du militaire et du religieux.

Avichaï Rontzki surfe sur cette ligne rouge. Loin de veiller au simple respect de la cacherout et d'offrir une assistance morale, le rabbin charismatique, au grade de brigadier général, revendique un rôle plus actif dans la politique de Tsahal.

Un cocktail détonant entre judaïsme et nationalisme, à l'intérieur d'un corps jusqu'à présent séculier, point d'appui d'une société aux multiples facettes.

Les plus alarmistes prédisent un futur militaire sous la coupe "d'intégristes religieux juifs". La classe politique entre dans le débat. Le député travailliste, Ophir Pines-Paz, demande au ministre de la Défense, Ehoud Barak, d'ouvrir une enquête sur les activités cachées du rabbinat militaire. Autrement dit : un prosélytisme dangereux auprès des soldats.

De son côté, Avichaï Rontzki balaye la polémique : ces tracts de guerre sainte ont été distribués sans son consentement. Mais la méfiance s'est installée.

En réalité, les activités du brigadier général sont examinées à la loupe depuis son entrée en fonctions en 2006. Avichaï Rontzki hérite d'un poste difficile, quelques mois après la douloureuse évacuation de la bande de Gaza.

En soutenant le retrait du Goush Katif, son prédécesseur, Israël Weiss, avait jeté le discrédit sur le rabbinat militaire dans les sphères religieuses et sionistes.

Pour inverser la tendance, l'armée fait un choix radical : confier ce poste à un rabbin de droite. Ce sera Rontzki.


Commando d'élite et fondateur d'Itamar

Le parcours Avichaï Rontzki est à la croisée entre un sionisme religieux fervent et un profond attachement à l'armée.

Né le 10 octobre 1951, Rontzki grandit dans une famille non religieuse d'Haïfa. A l'âge de
18 ans, il débute son service militaire par la grande porte : les commandos marins d'élite "Shayetet 13".

Mais le jeune soldat préfère la terre ferme et intègre une autre unité non moins prestigieuse, la "Sayeret Shaked". Une arme dans une main, la Torah dans l'autre, Rontzki fait un sans faute.

Lors de la guerre de Yom Kippour en 1973, il s'illustre en tant que commandant de brigade. Le prochain chapitre de sa vie, il l'inscrit dans un lieu chargé de tension : l'implantation ultra-orthodoxe d'Itamar, située près de Naplouse.

Avichaï Rontzki fait partie de ses fondateurs, l'idéologie sioniste cheville au corps dans sa version la plus radicale.

Le rabbin, ancien commando, est loin de faire partie de cette frange religieuse qui pense que la Torah ne s'étudie qu'entre quatre murs et juge avec dédain l'uniforme. Il dirige la yeshiva hesder d'Itamar, école talmudique qui combine études religieuses et service militaire écourté d'un an et demi.

Un pont entre deux mondes et l'émergence d'un nouveau phénomène : de plus en plus de Juifs religieux s'engagent dans les rangs de Tsahal. Selon certains spécialistes, près de 50 % des nouveaux officiers sont orthodoxes.

L'armée traîne des pieds pour établir des statistiques officielles mais c'est un fait maintenant établi. L'attachement des laïcs à Tsahal s'érode au fil des années et nombreux sont ceux qui cherchent à échapper à la conscription.

La montée en puissance du rabbinat militaire s'inscrit dans cette nouvelle donnée socio-religieuse de l'armée.


Conquêtes au sein de l'état-major

Avichaï Rontzki est une voix écoutée et redoutée au même titre qu'un haut gradé. Il le sait.

Dès son arrivée, il opère une mini-révolution au sein du rabbinat de l'armée. Ses fonctions éducatives sont étendues à travers le Département de la conscience juive. Il instaure chaque mois des discussions autour de la Torah. Cette initiative spirituelle fait grincer quelques dents.

Dans les colonnes du Haaretz, un ancien officier dresse un constat sans appel : Avichaï Rontzki ne fait rien d'autre qu'un "lavage de cerveaux" et représente "une menace pour le délicat équilibre entre religieux et laïcs au sein de Tsahal".

La polémique arrive jusqu'aux oreilles du chef d'état-major de l'armée israélienne, Gabi Ashkenazi. Il ordonne une enquête pour "redéfinir les frontières" entre le rabbinat militaire et les corps éducatifs laïcs de Tsahal.

Face à cette levée de boucliers, le grand rabbin militaire envoie un courrier en interne dans lequel il défend "un besoin crucial de connecter le soldat à ses racines et valeurs juives".

Néanmoins, une partie de l'état-major est conquise par l'approche active du rabbin charismatique. "Elle est tout à fait morale. Le guide spirituel doit être près de ses ouailles sur le champ de bataille. Il n'est pas normal que les soldats y soient et non pas les rabbins", estime le major-général (de réserve), Yaacov Amidror, en référence à l'opération "Plomb durci".

L'éducation n'est pas le seul sujet à polémique. Avichaï Rontzki fait pression pour que la radio de l'armée, coupe ses micros durant Shabbat. Mais surtout, le rabbin s'aliène la frange féminine de Tsahal.

Pour Rontzki, les femmes ne doivent pas servir dans des unités de combat. Ses arguments : une participation contre-nature qui affaiblit "l'ordre établi de la guerre". ( ....... )

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mordeh'ai - dans Société