Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Malaassot - le blog de mordehai - ! ברוך הבא
  • Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא
  • : Défenseur de l'unité et de l'indivisibilité de Jérusalem Juive et capitale de l'Etat d'Israel sans aucun partage
  • Contact

Recherche

29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 19:35

Par Caroline B. Glick

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=167185

Adaptation française de Sentinelle 5770


« Plus jamais ça ! »

Ainsi parla le Premier Ministre Binyamin Netanyahou en s’exprimant à Auschwitz-Birkenau mercredi, lors du 65ème anniversaire de sa libération.

Netanyahou a utilisé son discours dans le trop fameux camp de la mort pour pousser celles qu’il a dénommées «les nations éclairées du monde » à reconnaître que le « mal meurtrier » doit être arrêté aussitôt que possible pour l’empêcher de parvenir à ses fins. Hélas, les évènements de la semaine passée montrent clairement que le mal est en marche, et que les « nations éclairées du monde » prennent la pause café depuis l’âge des lumières.    

Alors que Netanyahou s’adressait au monde depuis le site de l’usine génocidaire la plus prolifique de l’histoire humaine, à l’endroit où un million de Juifs ont été gazés, affamés, battus, violés, soumis au gel, tués d’une balle ou pendus puis brûlés dans des fours, les dirigeants de l’Iran déclaraient à voix haute leur intention de finir ce que les nazis avaient commencé. Ils détruiront le Peuple juif.

Le dictateur suprême d’Iran, Ali Khamenei a utilisé une photo de couverture avec le président de Mauritanie Ould Abdel Aziz – qui a révoqué les liens diplomatiques de son pays avec Israël en janvier dernier – pour renouveler sa promesse de commettre encore un autre Holocauste. Comme il l’a dit : « Certainement, le jour viendra où les nations de la région seront témoins de la destruction du régime sioniste… Quand la destruction surviendra, cela dépendra de l’approche de la question par  la nation islamique ».

Tandis qu’il s’exprimait, la capacité « des nations éclairées du monde » à nier que le régime iranien est en train de construire un arsenal nucléaire a été enfin complètement effacée. Lundi, le magazine allemand ‘Der Spiegel’ a rapporté la preuve glanée à partir de documents interceptés et du témoignage de deux Iraniens de haut rang ayant fait défection, qui étaient impliqués dans le programme nucléaire de l’Iran : cela prouve au-delà de tout doute raisonnable que le programme nucléaire de l’Iran n’est en rien pacifique. Les Iraniens conçoivent et fabriquent des têtes nucléaires pour leurs missiles balistiques Shihab 3. Selon un résumé des informations qui circulent aujourd’hui dans les allées du pouvoir, l’Iran aura la capacité de fabriquer des têtes nucléaires d’ici 2012.

Ainsi le rapport du ‘Spiegel’ a montré que l’Iran développe la capacité de réaliser un second Holocauste en moins de 100 ans. Et pourtant, malgré leur connaissance certaine que le mal est en marche, comme ils l’ont fait il y a 70 ans, les « nations éclairées » d’Europe prennent le parti du mal contre les victimes potentielles.

A un niveau populaire, comme l’a documenté le rapport annuel de l’Agence Juive publié dimanche au sujet de l’antisémitisme dans le monde, il y a eu plus d’agressions antisémites en Europe en 2009 qu’il n’y en a eu chaque année depuis l’Holocauste. Le rapport a constaté que les agressions étaient réalisées par des antisémites aussi bien de Gauche que de Droite.

Les antisémites d’Europe n’ont pas perdu de temps pour prouver que le rapport était exact. Lundi, un évêque catholique polonais, Tadeusz Pieronek a déclaré que les Juifs s’étaient « approprié » l’Holocauste comme une « arme de propagande ». Les Juifs, a-t-il dit, « jouissent d’une bonne presse parce qu’ils disposent de moyens financiers puissants, d’un énorme pouvoir et du soutien inconditionnel des Etats-Unis et cela favorise une certaine arrogance que je trouve insupportable ».

Puis nous avons l’alliance politique des gauchistes antisémites avec les antisémites musulmans. Ensemble, non seulement ils agressent les Juifs, mais ils apportent une couverture politique à ces agressions en rejetant le droit d’Israël à l’existence et en justifiant des violences contre des Juifs en dehors d’Israël comme conséquence logique de leur colère politique légitime à l’encontre d’Israël pour son refus de s’autodétruire. Ilmar Reepalu, le maire de Malmö en Suède, est un exemple.

Malmö est l’un des lieux les plus dangereux pour les Juifs en Europe. La petite population juive de la ville s’enfuit. La situation à Malmö a été montrée crûment en mars dernier quand les champions du tennis d’Israël, Amir Haddad et Andy Ram ont été opposés à des adversaires suédois au cours du tournoi de coupe Davis à Malmö, et que les autorités suédoises ont fait jouer les matchs sans le public. Les résidents musulmans de Malmö et leurs partenaires post-chrétiens de Gauche ont menacé de les agresser. Les autorités de Malmö n’ont pas songé qu’il était de leur responsabilité de protéger leurs hôtes israéliens. Ainsi, Haddad et Ram ont été obligés de jouer devant un stade vide.

Interrogé par un journal local cette semaine sur la montée de l’antisémitisme dans sa ville, Reepalu a chargé Israël. Selon lui, la violence contre les Juifs à Malmö, liée à l’extrême Gauche et aux Musulmans, « s’est répandue à partir de Gaza ». Selon ses ‘lumières’, le mouvement de libération national juif est tout aussi mauvais que le mouvement d’annihilation des Juifs. Comme il l’a dit : « Nous n’acceptons ni le sionisme ni l’antisémitisme. Ce sont des positions extrêmes qui se placent d’elles-mêmes au-dessus d’autres groupes qu’ils considèrent moins importants ».

Reepalu a ensuite reproché aux Juifs de Malmö leur victimisation par ses amis Gauchistes et ses camarades Musulmans. En ce qui le concerne, les Juifs ont attiré la violence sur leur propre tête en mars dernier en organisant une manifestation de soutien à Israël. Selon lui, les Juifs doivent se séparer d’Israël, et ne pas le soutenir.

Depuis l’Holocauste, les antisémites de droite à l’ancienne mode en Europe ont connu des temps difficiles de par leur adhésion politique à leur désir de voir les Juifs souffrir. Mais en recollant les Juifs avec Israël, leurs collègues de Gauche ont fait du soutien aux Juifs, à notre Etat et à nos partisans le chemin le plus facile pour marquer des points politiques. De même lors de son premier discours en tant que nouveau chef de la politique étrangère de l’UE, la britannique Catherine Ashton a fait de son mieux pour condamner les constructions à Jérusalem par Israël, la fermeture de sa frontière de Gaza contrôlée par le Hamas, et sa propre défense contre les terroristes palestiniens en Judée et Samarie.

Ainsi les amis d’Israël sont harcelés, conduits hors d’Europe, et si possible mis en jugement. Le député hollandais Geert Wilders, chef du Parti de la Liberté de Hollande, est l’un des plus grands partisans d’Israël en Europe. Aujourd’hui, Wilders est jugé pour avoir critiqué publiquement ce qu’il considère comme l’antisémitisme endémique du Coran.

Sur un fond persistant d’antisémitisme de Droite, et de l’ascendant politique de l’alliance Rouges-Verts des antisémites, on comprend que l’Europe ne lèvera pas le petit doigt pour empêcher un autre Holocauste.

Aussi, sans surprise, à la suite du rapport du ‘Spiegel’, les ministres des affaires étrangères de l’UE se sont réunis pour décider de ne soutenir aucune nouvelle sanction contre l’Iran – à moins qu’elle ne soit adoptée par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Puisque les ministres des affaires étrangères de l’Europe savent tous parfaitement que le Conseil de Sécurité de l’ONU n’adoptera pas de sanctions contre l’Iran parce que la Chine a annoncé qu’elle brandira son droit de veto, cette semaine, les ministres des affaires étrangères de l’UE se sont réunis pour dire ‘Oui’ à un autre Holocauste.

Avec l’Europe hors jeu, et avec les pays « éclairés » d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud jamais vraiment dans le jeu, le seul pays « éclairé » dont on pourrait attendre qu’il arrête le mal meurtrier avant qu’il ne puisse réaliser ses objectifs, ce sont les Etats-Unis. Malheureusement, comme les Européens, les Américains ne se sentent pas responsables. Le président Barack Obama, son gouvernement et ses amis Démocrates s’en prendraient plus volontiers à Israël.

Cette semaine, 54 membres Démocrates du Congrès ont écrit une lettre à Obama pour mettre la pression sur Israël afin qu’il fasse cesser les restrictions sur les importations de biens – dont des biens à usage ambivalents comme des matériaux de construction – à Gaza, contrôlé par le Hamas. Ne songez pas que selon la loi américaine, il est légalement problématique de fournir la moindre aide
(y compris les 300 millions de $ qu’Obama a promis) à Gaza à la lumière du fait que Gaza est contrôlé par une organisation terroriste.

Pour sa part, le gouvernement croit apparemment qu’il n’y a pas de raison de chercher à renverser le Hamas simplement parce que la loi américaine s’impose aux USA et s’attache à ce que les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU l’exécutent. Le ministère des finances des USA aurait seulement rayé un seul officiel du Hamas de sa liste de terroristes connus et ainsi ouvert la voie pour que le Hamas reçoive un financement de l’Europe. 

Ainsi pour Israël, pendant son voyage ici cette semaine, George Mitchell, l’envoyé d’Obama au Moyen-Orient est venu avec une nouvelle idée révolutionnaire. Devant l’intransigeance palestinienne, Mitchell a introduit le concept bouleversant de mettre la pression sur Israël pour faire des concessions aux Palestiniens. 

Cette semaine, Mitchell a demandé à Israël de stopper toutes opérations antiterroristes en Judée et en Samarie, et de permettre aux forces palestiniennes d’opérer non seulement dans les zones palestiniennes, mais aussi dans les zones à prédominance israélienne. En particulier, Mitchell a demandé à Israël d’autoriser le déploiement des forces palestiniennes dans ce que les accords d’Oslo sans doute défunts désignent comme la zone C, où l’Autorité Palestinienne n’a de toute façon aucune prétention à la sécurité.

En ce qui concerne l’Iran, le gouvernement Obama se comporte comme si le jury est encore en train de délibérer pour savoir si les mollahs recherchent vraiment des armes nucléaires. La secrétaire d’Etat, Hillary Clinton a dit jeudi dernier que l’Iran pourrait faire face à de dures déclarations de la part du monde s’il continue de refuser un compromis avec la Maison Blanche d’Obama, bien qu’elle fût incapable de dire si de réelles mesures pouvaient être prises pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires dont elle ne reconnaissait pas le développement par les mollahs. 

Et lors de son discours sur l’état de l’Union mercredi, Obama lui-même a dit clairement que les USA ne feront rien pour empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires. En ce qui concerne Obama, l’arsenal nucléaire qui nécessite la plus urgente éviscération, c’est l’arsenal nucléaire américain.

Tout cela permet simplement de montrer qu’en fin de compte, dans les moments difficiles actuels, il n’y a qu’une nation « éclairée » dans le monde qui puisse vraiment faire quelque chose pour empêcher la progression du mal meurtrier. Et malheureusement Israël occupe les deux versants de ce problème.

D’un côté, nous avons Netanyahou, qui est clairement concentré pour empêcher un autre Holocauste de la communauté juive. Mais d’un autre côté, nous avons le ministre de la défense Ehud Barak, qui a proclamé mardi que « l’absence de paix avec les Palestiniens – et pas l’Iran – est la plus grande menace à laquelle Israël est confronté aujourd’hui ». Comme il le dit : « L’absence de frontières définies avec Israël, et non pas la bombe iranienne, est la plus grande menace pour notre avenir ».

Cette déclaration scandaleuse de Barak est un résumé succinct de la grande aspiration de la Gauche israélienne. S’il pouvait seulement avoir raison, Israël pourrait résoudre tout seul tous les problèmes de la région et être immédiatement adoré par les semblables de l’UE et du gouvernement Obama en se réduisant lui-même.

Aussi avec le fléau d’une cécité stratégique et morale rampante non seulement en Europe et en Amérique, mais au sein de son propre gouvernement, Netanyahou approche rapidement du moment de vérité.

Dans ce qui sera indiscutablement la décision la plus fatidique de sa vie, il devra décider si l’Iran deviendra une puissance nucléaire, ou si Israël, résistant seul, l’empêchera de le devenir. Sa déclaration « Plus jamais ça » à Auschwitz était-elle seulement le discours pompeux d’un autre chef « éclairé » manquant du courage de ses convictions ? Ou bien était-ce le vœu solennel que la promesse du Sionisme sera tenue ?

Repost 0
mordeh'ai - dans Politique
29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 09:26
29-01-2010 

Ma réponse est peut-être qu’ils se trompent de guerre.
On fait à Israël, depuis sa naissance en 1948, un double procès. Le premier consiste à lui reprocher ses actes ou sa politique. Le second, à lui reprocher d’être. Il peut aisément gagner le premier. Mais le second – le vrai procès - est d’une autre nature. Il ne repose pas sur des accusations tangibles, des griefs précis, mais des phobies, des pulsions de destruction et peut-être aussi d’autodestruction.
Ce n’est pas un procès, mais un lynchage. C’est moins l’Etat du Proche-Orient appelé Israël qui est en question, avec ses succès et ses échecs, ses qualités et ses défauts, que l’Israël transcendant et métaphysique, celui de la Bible, dont cet Etat, qu’il le veuille ou non, qu’il l’assume ou non, est l’héritier ou le dernier vecteur en date.
Le romancier Armand Lanoux – prix Interallié 1956 pour Le Commandant Watrin et prix Goncourt 1963 pour Quand la mer se retire - me l’avait fait entrevoir, au lendemain de la guerre des Six Jours.
Il venait d’écrire une sorte d’essai romancé sur Israël, Le Violon dans le feu, où se mêlaient des notes de voyage dans ce pays et des souvenirs de la persécution des Juifs en France, entre 1940 et1944.
Il aimait Tel-Aviv, la ville moderniste dressée au bord de la mer, les jeunes Sabras nus, laïques et délurés. Il se méfiait de Jérusalem, l’orientale, la religieuse, repliée dans ses montagnes et ses déserts. Il appelait les Israéliens à choisir la première et oublier la seconde. Je lui rendis visite, étudiant aux cheveux mi-longs, en 1970.
« Le malheur d’Israël », me confia-t-il, « c’est son nom. Ben Gourion aurait dû garder le nom de Palestine. Cela aurait privé les Arabes d’un argument de poids, celui d’avoir été spoliés de leur pays. Ou même inventer un nom futuriste, ‘Avivie’ par exemple. Israël, Judée, juif, cela fait biblique.
Les sionistes ont voulu mettre un terme au ‘problème juif’ en accueillant les Juifs dans un Etat où ceux-ci redeviendraient ‘normaux’. Mais avec le nom d’Israël, ils retombent dans le judaïsme, et tout ce que cela implique. » J’osai lui demander en quoi c’était si mal d’être juif.
« Vous êtes jeune », me répondit-il. « Vous ne savez pas. Les jeunes Juifs de votre génération ne savent pas. Leurs parents n’ont pas su leur expliquer. Etre juif, c’est une malédiction. Dont il faut sortir. A tout prix. » Je m’enhardis et lui dis que, dans sa logique, les victimes de l’Holocauste étaient coupables. Il se tut pendant un long moment.
L’entretien le fatiguait. Par politesse, je lui posai quelques questions anodines, puis pris congé. Sept ans plus tard, devenu journaliste, ayant coupé mes cheveux, je suivis un voyage officiel du président Valéry Giscard d’Estaing à Dakar. Dans l’avion, j’étais assis à côté d’un grand gaillard, un journaliste français qui travaillait pour une télévision allemande. Quand on m’apporta un plateau-repas estampillé Beth-Din, il me demanda : « Ce n’est pas trop difficile, dans le métier, de manger cacher ? » Je lui répondis que si. « Mais c’est la règle du jeu et il faut la suivre ? », observa-t-il. « Exactement. – Avec l’aide de la communauté locale, quand on en trouve une ? – Bien sûr.
– Mais il y a des Juifs à Dakar ? – Je ne crois pas. » Un quart d’heure plus tard, le déjeuner terminé, il me dit qu’il s’était rendu plusieurs fois en Israël puis poursuivit, sur un ton à la fois détaché et un peu véhément : « Tout le monde le sait, que vous êtes le peuple élu. Tout le monde le sait, que vous revenez chez vous, que le Messie va se révéler et que c’est la fin des temps. Auschwitz d’abord, Israël juste après. Ca ne se voit jamais dans la vie réelle, une telle suite d’événements. Il y en a que ca embête, qui râlent. Normal. Ca ne change rien sur le fond. » Je le laissai parler. Je le laissai exprimer les secrets de son âme. Ou ceux d’une âme collective.
La Bible est le livre le plus lu au monde. Parce que c’est le premier, et en un certain sens le seul, qui remonte à la Création. Parce qu’il est empreint, comme le dit Nietzsche, « de la majesté des exigences morales infinies ». Parce qu’il a servi de modèle ou de point de départ aux textes du christianisme, de l’islam, et de bien d’autres religions ou sectes. Or ce livre universel est aussi, et d’abord, celui d’un peuple particulier, les Juifs.
Cela suscite chez le lecteur non-juif, dans un premier temps, le désir de devenir juif lui-même. Puis, quand cela paraît difficile, ou impossible, le fantasme d’être plus juif que les Juifs, de les « remplacer ». Et enfin, la volonté rageuse de se « libérer » des Juifs, s’il le faut en les tuant.
Rien de plus dangereux qu’un best seller, qu’il s’agit de livres ou de n’importe quelle autre oeuvre : John Lennon, le plus célèbre des Beatles, fut assassiné le 8 décembre 1980 par un admirateur, Mark David Chapman, qui lui avait demandé le matin même de dédicacer un exemplaire de son album, Double Fantasy...
Montesquieu notait déjà, dans les Lettres persanes :"a religion juive est un vieux tronc qui a produit deux branches qui ont couvert toute la terre, je veux dire le Mahométisme et le Christianisme ; ou plutôt c'est une mère qui a engendré deux filles qui l'ont accablée de mille plaies :car, en fait de religion, les plus proches sont les plus grandes ennemies." Les Israéliens se sont souvent demandés pourquoi ils perdaient sans cesse la « guerre de la communication ».
Ma réponse est peut-être qu’ils se trompent de guerre, c’est à dire de procès. Ils qualifient leur communication politique de hasbarah, « explication », indiquant par la même qu’ils ne se préoccupent que du premier procès, lié aux faits, mais qu’ils oublient le second, lié aux croyances et aux fantasmes. Or nous en arrivons au point où l’échec sur le second plan rend quasi-inopérants les efforts menés sur le premier. Un rééquilibrage s’impose.
C’est peut-être ce que le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a voulu dire l’autre semaine aux diplomates israéliens réunis en conclave à Jérusalem, quand il leur a recommandé de ne plus « ramper » devant d’autres parties et de ne plus sacrifier l’honneur national à d’incertaines négociations.

 © Michel Gurfinkiel pour michelgurfinkiel.com
Repost 0
mordeh'ai - dans Réflexions
28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 19:42
Par DORE GOLD
POUR JPOST
28.01.10
   

Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a briefé les ambassadeurs, voix d'Israël à travers le monde, début janvier. Le sujet abordé : comment assurer la sécurité dans la perspective
d'un futur accord de paix avec les Palestiniens ?                                                                                                                            

                                                                                                                                       Photo: Ariel Jerozolimski , JPost


Il est vital, selon Netanyahou, de maintenir une présence militaire israélienne le long des points d'entrée du futur Etat afin d'empêcher que le territoire ne devienne un Gaza-bis, terrain d'un trafic d'armes de plus en plus sophistiquées. Le Premier ministre a une région en tête : la vallée du Jourdain, point stratégique pour garantir dans le futur la sécurité d'Israël.

Dans ce sens, Netanyahou s'inscrit dans la lignée des précédents Premiers ministres israéliens. Un mois avant son assassinat, Itzhak Rabin avait exprimé sa vision des futures frontières d'Israël devant la Knesset le 5 octobre 1995. Il avait d'abord déclaré qu'"Israël ne retournera jamais aux lignes du 4 juin 1967", avant de certifier que "le point stratégique de la défense israélienne sera la vallée du Jourdain dans le plus large sens du terme". Clairement, Rabin n'envisageait pas de protéger Israël à partir de la frêle rivière où les forces israéliennes seraient exposées à des feux hostiles. Au lieu de cela, il comptait exploiter les pentes raides des collines de Judée-Samarie qui s'élèvent à 3 000 mètres d'altitude
au-dessus du lit de la rivière situé en dessous du niveau de la mer.


Revendications palestiniennes plutôt qu'intérêt sécuritaire

Dans une interview au quotidien israélien Haaretz, le 14 avril 2005, Ariel Sharon explique qu'Israël doit contrôler la vallée du Jourdain, du sommet des collines jusqu'à la route Allon. Pourtant, dans les débats publics, il semble que la vallée en question ait été oubliée ces dernières années pour trois raisons.

Première explication : lorsque les stratèges militaires avaient évoqué dans le passé l'importance de cette vallée, Israël était toujours en guerre avec le royaume de Jordanie et préoccupé par l'émergence d'un front à l'est, avec en particulier les forces expéditionnaires irakiennes. Aujourd'hui, l'Etat hébreu a construit des relations solides avec la Jordanie et l'Irak de Saddam Hussein a été gravement affaibli durant la première guerre du Golfe en 1991, avant d'être défait en 2003 par l'armée américaine.
Dans ce contexte, certains ont certifié qu'Israël n'avait plus besoin de la vallée du Jourdain.

Deuxièmement, à partir du moment où les chefs d'Etat israéliens ont évoqué la possibilité de renoncer à 88, 93 ou 97 % de la Judée-Samarie, ils ont cessé de parler de la vallée du Jourdain qui représente entre 33 % et 44 % de la région. Ainsi, une stratégie diplomatique avec la vallée du Jourdain comme fer de lance aurait contredit les négociations de paix, qui se sont petit à petit centrées davantage sur les besoins palestiniens que sur les impératifs de la sécurité israélienne.

Troisièmement, dans le cadre des négociations, il a surtout été question des gros blocs d'implantation, comme Ariel, Givat Zeev, Maaleh Adoumim et le Goush Etzion. Israël pensait peut-être que dans l'hypothèse d'un retrait de Judée-Samarie, l'armée pourrait reprendre possession du territoire en cas de menace. Mais la guerre du Liban en 2006 et l'opération Plomb durci en janvier 2009 ont prouvé la complexité de ces larges opérations sur le terrain.


Zone idéale de tir de roquettes

L'opinion publique n'en a pas réellement conscience : l'erreur majeure du désengagement de 2005 a été surtout d'abandonner le corridor de Philadelphie entre la bande de Gaza et le Sinaï
égyptien, un no-man's land qui permet au Hamas de construire un réseau élaboré de tunnels.

Entre 2005 et 2006, le nombre de roquettes tirées contre Israël a augmenté de 500 %. De nouvelles armes, comme les missiles Grad, ont été utilisées pour la première fois contre Ashkelon. Il ne faut pas beaucoup d'imagination pour comprendre ce qui se passerait en Judée-Samarie si Israël quittait la vallée du Jourdain.

Le corridor de Philadelphie est à Gaza ce que la vallée du Jourdain est à la Judée-Samarie. Par exemple, jusqu'à maintenant, Israël n'a pas été menacé par les roquettes Sa-7 capables de toucher l'aéroport Ben Gourion parce qu'elles sont très difficiles à introduire à l'intérieur de la Judée-Samarie tant que la zone était bouclée par les soldats de Tsahal. Pas plus qu'Israël doit faire face à des volontaires islamistes du même acabit que ceux d'Irak, d'Afghanistan, du Yémen ou de la Somalie, justement parce que Jérusalem mène bonne garde dans la vallée du Jourdain.


En réalité, dans son rapport annuel pour 2009, le Shin Bet (les services de sécurité intérieure) a noté une baisse de la menace terroriste contre Israël. Le seul point noir dans cette évolution positive est l'implication grandissante des groupes djihadistes, qui s'infiltrent dans la bande de Gaza. Clairement, ils se faufileraient en Judée-Samarie s'ils en avaient la possibilité.

Que dire des Jordaniens ? Pourquoi Israël a besoin de rester dans la vallée du Jourdain si l'armée du pays du Cèdre intercepte déjà les unités d'Al-Qaïda en provenance d'Irak et de Syrie ?


Les données du problème sont simples : si l'Etat hébreu devait retirer ses troupes de la vallée, cela reviendrait à dire aux terroristes : "Les portes de la Judée-Samarie sont grandes ouvertes." Le niveau de la menace monterait en flèche et les Jordaniens auraient bien des difficultés à empêcher le trafic d'armes. Sans aucun doute, Amman se trouverait déstabilisé. L'histoire le prouve. En 2005, la cellule irakienne d'Al-Qaïda a installé ses quartiers en Jordanie avant d'attaquer des hôtels et des bâtiments du gouvernement. Tout comme durant "Septembre noir" en 1970, l'arrivée massive de Palestiniens a provoqué une guerre civile.


Sur la question de la vallée du Jourdain, il faut savoir écouter les anciens. Il y a plus de trente ans, le mentor de Rabin dans le Palmah en 1948, Yigal Allon, avait résumé son plan pour "frontières défensives" dans le journal Foreign Affairs. Sa réflexion tenait en deux mots : la vallée du Jourdain. Une analyse toujours aussi pertinente aujourd'hui.


L'auteur est le président du Jerusalem Center for Public Affairs et a servi en tant qu'ambassadeur israélien auprès des Nations unies.

Repost 0
mordeh'ai - dans Réflexions
28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 09:55

Source : Décryptage de l'Actualité à la lumière de la Bible

Ou « mais qui est l’enfant qui osera dire à Obama que « le roi est nu »

« Je serai franc, c’est très difficile, nous avons surestimé notre capacité à convaincre les parties (Israël et les palestiniens). Si nous avions anticipé les problèmes, nous n’aurions pas placé la barre de nos expectatives si haut » déclare Obama à une interview du très sérieux journal Time Magazine. Malgré les difficultés, le président déclare qu’il continuera à tenter de résoudre le problème israélo-palestinein sur la base de deux Etats. Autrement dit: ça ne marche pas, mais on continue quand même dans la même direction. Cette déclaration est reportée par l’ancien Ministre de la défense, Moshe Arens qui remplaça Ariel Sharon à ce poste en 1983. Dans un article sur Haaretz, Moshe Arens, un vieux de la vieille, qui ne se laisse conter par rien ni personne, pose deux questions pertinentes.

Paraphrasant une fameuse citation d’un conte d’Andersen, il s’interroge » mais qui sera l’enfant qui osera dire à Obama que le roi était nu ? », et continue: « mais qui dira à Obama qu’il poursuit un arc-en-ciel qui est dans les nuages ? ».

Bien d’autres avant Obama, bien plus experimentés et malins que lui, ont poursuivi les chimères de deux Etats vivant côte à côte, en paix. Cela a vraiment commencé il y a 17 ans à Oslo, entre Itshak Rabbin et Yasser Arafat. A cette époque, au moins, les palestiniens ne contestaient pas le leadership d’Arafat sur toutes les factions, et pourtant… Arafat n’a pas voulu d’un Etat palestinien, qui lui était servi sur un plateau. Les observateurs politiques les plus affutés à l’époque savaient pertinemment qu’Arafat refuserait , car un Etat pour les palestiniens n’a jamais été le but pousuivi, ni par lui, ni par les pays arabes; la disparition physique d’Israël du Moyen-Orient est le seul objectif qui vaille la peine. Alors, qui est le roi qui peut croire raisonnablement qu’un Mahmoud Abbas, incapable de faire respecter un accord, même s’il le signe de deux mains, avec un plume en or, est capable de le mettre en oeuvre?

Qui dira à Obama qu’il est nu, carrément à poil, tout en croyant porter le costume gris bien coupé qui caractérise le président des Etats-Unis ? Le roi est nu et la populace, ou du moins la grande majorité, continue à s’extasier devant les beaux habits du roi: « quelle traine, quelle coupe, quel superbe, quel stratège, quel grand président. Par la magie de son verbe il saura réconcilier les Palestiniens et les Israéliens, le loup et l’agneau, alors que nul autre n’a réussi avant lui, et que les données objectives montrent qu’il n’y a aucune chance d’y parvenir.

Mais ce qui est merveilleux dans le cas d’Obama, c’est qu’il reconnaît que son administration s’est trompée, a mis la barre trop haut, et j’ajouterais, de travers, et pourtant, il s’entête dans la même direction, sans infléchir sa stratégie d’un iota. Je le cite: 
" nous allons continuer à travailler avec des parties pour reconnaître ce que je pense être leur intérêt profond,  l’aboutissement de la solution des deux Etats, qui donnera à Israël la sécurité et aux Palestiniens la souveraineté ".

Obama connaît donc l’intérêt profond d’Israël et des Palestiniens. Mais qui connait l’intérêt profond de quoi que ce soit? Dieu sans doute, mais à part Lui, je ne vois pas grand monde, le Messie, les prophètes, les fous et les sots, sans doute, ou comme dit Moshé Arens, ceux qui sautillent pour attraper des arc-en-ciels dans les nuages.


S’il n’y avait que le conflit israélo-palestinien, mais il y a tous les autres: le Pakistan, l’Afghanistan, L’Irak, le Yémen où s’affrontent dans une vraie guerre les Iraniens et les Saoudiens, et le plus grave de tous, l’Iran à qui Obama, fidèle à sa stratégie de l’arc-en-ciel, laisse les mains libres. Le dialogue avec les Perses est une chimère; qu’importe, Obama s’entête: le dialogue continuera. Cela frise l’autisme, et personne n’ose dire au roi qu’il est nu. Aux Etats-Unis,

Obama entreprend une nouvelle croisade donquichotesque, puisque ses précédentes initiatives, dont la réforme de la santé ont du plomb dans l’aile: réduire la taille et le pouvoir des Banques. Wall-Street sait qu’il peut dormir en paix mais le monde alors ?

Repost 0
mordeh'ai - dans Réflexions
27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 18:07

Mercredi 27/01/2010

par Shraga Blum


Dans son récent « aveu d’échec » sur sa politique au Proche-Orient, le Président américain Barack Obama avait notamment accusé « les deux parties de ne pas avoir fait de gestes courageux et audacieux » dans le but de faire avancer le processus de paix.

Sur « Kol Israël », le ministre israélien des Affaires Etrangères, Avigdor Lieberman, a tenu à répondre à Barack Obama : « Je ne vise pas particulièrement le Président américain, je me contente de regarder ce qui se passe sur le terrain. Toutes les pressions pour obtenir encore et encore des concessions unilatérales d’Israël seront vaines. Il n’y en aura plus. Celui qui croit qu’en faisant des gestes les uns après les autres envers les Palestiniens on rapproche la paix, se trompe lourdement. Et si le Président américain est de ceux-là, alors il se trompe également ».

« Depuis les Accords d’Oslo », précise le ministre, « il y a eu une liste impressionnante de personnalités israéliennes
de bonne volonté, qui ont fait des gestes parfois inconsidérés et très risqués en direction des Palestiniens. Ils ont pourtant tous échoué car les Palestiniens ne pensent pas avec les mêmes schémas que nous. Nous savons que c’est voué à l’échec, et pourtant nous poursuivons tout le temps dans la même direction ! »

Lierberman a également critiqué la méthode américaine qui veut « imposer la paix mais sans passer par les étapes obligatoires de la confiance entre les parties, de la fin de la violence terroriste et de l’incitation à la haine d’Israël, et de l’instauration d’une stabilité politique et économique chez les Palestiniens ».

 

Repost 0
mordeh'ai - dans Politique
27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 11:32
 Daniel Rouach pour israelvalley.com
27-01-2010

Une véritable tornade médiatique. Henri Proglio, le célèbre Président du Groupe Veolia, est plus que jamais présent dans l’actualité car sa double fonction EDF-Veolia pose problème. Hier soir le Président Nicolas Sarkozy a eu l’occasion de défendre à la télévision l’un des “meilleurs patrons de France” qui connaît bien l’Etat Hébreu. Veolia emploie plus de 319 000 salariés dans 67 pays, dont Israël. (L’entreprise est cotée à la bourse de Paris ainsi qu’à la bourse de New York). C’est Henri Starkman qui dirige avec brio en Israël la filiale de Veolia.
J’ai eu l’occasion de rencontrer Henri Proglio à la Chambre de Commerce France-Israël. Il est, sans se forcer, l’un des plus grands amis d’Israël. Son discours était d’une simplicité proverbiale. Henri Cukierman, le Président de la CCFI, l’avait à l’époque couvert d’éloges. La manière dont Proglio parle d’Israël est tout à fait chaleureuse. Rien à voir avec quelques patrons français qui ont même “peur” de prononcer le mot “Israël” en public. Il fait partie des quelques grands patrons qui, malgré des campagnes de dénigrement sur les activité de Véolia en Israël, ont gardé leur sang-froid. Proglio considère qu’Israël est un pays comme les autres et qui mérite beaucoup d’attention surtout pour ses technologies et sa high-tech.
Le Directeur de Veolia Environnement, Michel Dutang s’était rendu en Israël pour lancer un nouveau centre de R&D et pour débuter une nouvelle collaboration entre l’entreprise et des universitaires, notamment avec le Ruppin Academic Center. Cette coopération doit se réaliser dans un bâtiment du campus de Ruppin à Mikhmoret. La construction de ce bâtiment devrait s’achever, alors que le nouveau centre de R&D devrait fonctionner dès cette année. Le nouveau centre de recherche devrait employer plusieurs dizaines de chercheurs.
Dutang était très clair sur les capacités israéliennes dans son secteur : « Il y a une forte concentration de scientifiques (du même secteur que Veolia, ndlr) ici. Nous avons appris qu’il était plus profitable d’adapter des solutions opérationnelles à un pays si la R&D est dirigée par des acteurs locaux. Les compétences locales sont une grosse valeur ajoutée pour préparer des solutions spécifiques sur mesures. »
Dutang avait affirmé ensuite au quotidien israélien Globes : « Israël souffre aujourd’hui d’une pénurie d’eau, alors qu’il affiche un des plus grands savoir-faire dans ce domaine qu’il est impossible de retrouver aux UK par exemple. Les vagues d’immigrations russes et ses collaborations avec ses voisins ont permis à Israël de développer un savoir-faire impressionnant, car les Russes sont très forts en recherche fondamentale, qui est souvent négligée dans les autres pays de l’Ouest…()
D’autres entreprises mondiales ont installé des centres de recherches en Israël à cause de la qualité des scientifiques et les professionnels locaux ».

 Veolia fait donc bien partie de la “galaxie” France à Tel-Aviv. Avec beaucoup de discrétion, son Président a fait en sorte que le PDG de Véolia à Tel-Aviv n’ait jamais eu de problèmes majeurs. La stratégie d’expansion et d’investissements de Véolia dans l’Etat Hébreu est bien une réalité. Proglio a rencontré Shimon Pérès plus d’une fois. Un article du Nouvel Obs tout à fait intéressant est à relire :
Proglio: «Je connais Nicolas Sarkozy, nous ne sommes pas intimes, il me consulte sur des sujets économiques et industriels.» Et cela lui plaît, à Henri Proglio, d’avoir l’oreille des puissants. Cette semaine, il fait partie du bataillon de patrons invités par Nicolas Sarkozy au voyage officiel en Chine. Le mois dernier, il était en Israël où il a rencontré Ehoud Olmert et Shimon Pères. Cet homme de 58 ans, austère et secret, est reçu par les chefs d’Etat à l’étranger ou les maires des grandes capitales".

Il y a quatre ans, Veolia Israël a voulu “porter la culture française à la connaissance du grand public israélien”. C’est dans ce cadre que la société avait entrepris le parrainage des événements culturels de « Voilà ! Une saison française en Israël ». Veolia avait investi environ 200 000 dollars dans ce parrainage. Veolia avait fait son entrée en Israël en 1993 et est devenue la plus grande société française en Israël :

Veolia Israël
fait partie du consortium qui avait gagné l’appel d’offre pour le dessalement d’eau de mer à Ashkelon, soit une production supérieure à 100 millions de mètres cubes d’eau potable par an. En 2004 la firme a ouvert une filiale dans le domaine de l’énergie. Elle fournit des services énergétiques, climatiques et de maintenance industrielle à des centres commerciaux, des hôpitaux, etc.
Veolia Israël gère le traitement des déchets domestiques, dangereux, industriels et commerciaux à tous les stades.

Lorsque Proglio passera en revue les actions internationales d’EDF dans le monde, il se rendra bien vite compte que le groupe EDF ne s’intéresse pas du tout à Israël. La raison de cette absence ? La réponse est malheureusement bien simple : une peur de la part des patrons d’EDF de lire dans la presse française et dans les médias internet pro-palestiniens ce genre d’articles : “La filiale transport de la multinationale française Veolia vient de perdre un contrat d’une valeur de 750 millions d’euros à Bordeaux. Ce contrat représentait la gestion du plus important réseau urbain de France. Le marché a été attribué à Keolis, filiale de la Sncf. La Communauté Urbaine de Bordeaux a indiqué que sa décision était basée sur des facteurs commerciaux, mais le questionnement sur l’implication de Veolia dans le projet controversé de tramway à Jérusalem, a partout suscité un débat intense.

En effet, les entreprises françaises Veolia et Alstom sont mises en cause depuis plusieurs années en raison de leur participation à la construction d’un tramway destiné à relier Jérusalem-ouest (Israël) aux colonies israéliennes illégales dans les territoires palestiniens occupés.

ISRAELVALLEY PLUS : 

Veolia Environnement, l’eau, mais pas seulement.Véritable héritier de la Générale des Eaux, Veolia Environnement (ex Vivendi Environnement) regroupe les quatre activités " historiques " de Vivendi Universal, dont elle fut une filiale jusqu’à décembre 2002. La distribution d’eau, via Vivendi Water, leader mondial, reste sa première activité. Il entend désormais s’appuyer sur une recherche très pointue pour répondre à des exigences toujours plus importantes dans ce domaine et se recentre sur ses métiers d’origine.
Avec Dalkia, le groupe est aussi le leader de la fourniture d’énergie par cogénération (électricité et vapeur), une énergie promise à un grand avenir.Grâce à Connex, il transporte plus d’un milliard de voyageurs par an. Ainsi Connex UK gère 20% du réseau ferré britannique ainsi que le métro de Stockholm et des réseaux ferrés en Allemagne et en Australie. La société est également implantée au Etats-Unis, où elle vient de décrocher l’exploitation du réseau ferroviaire de la banlieue de Boston pour cinq années. Enfin, avec Onyx, Veolia Environnement est le troisième opérateur mondial sur le marché des déchets. Le groupe gère en effet les déchets de 70 millions de personnes à travers le monde et est spécialisé dans le traitement des déchets industriels spéciaux.
Repost 0
mordeh'ai
26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 19:43

Lundi 25/01/2010  

par Shraga Blum

 


Le Président égyptien Hosni Moubarak a l’avantage de n’avoir ni Cour Suprême, ni « Betselem », ni anarchistes, ni journalistes de « Haaretz », ni même opinion internationale contre lui pour faire ce qu’il considère être utile pour son pays. A part quelques manifestations au Liban, le « Raïs » a les coudées bien plus franches qu’Israël pour édifier ce mur de fer qui doit séparer son pays de la Bande de Gaza.

Ce lundi, Moubarak a été très clair : « Nous n’entrerons en discussion avec personne pour ce qui est de la défense de notre souveraineté, nous ne cèderons devant aucune pression, et nous ne permettrons pas au terrorisme de mettre le pied dans notre pays ».


Lors de son allocution à la « Journée de la Police », le Président égyptien a accusé l’Iran sans le citer « de tenter de déstabiliser l’Egypte par Hamas et Hezbollah interposés ». Il a aussi critiqué « les quelques pays arabes qui l’attaquent sur la question de la barrière, et notamment le Qatar, par l’intermédiaire de la chaîne Al-Jazeera, qui appartient à l’émirat ».

« Ces pays font bien moins en faveur des Palestiniens que l’Egypte, qui est un élément central dans le processus de paix au Proche-Orient », a clamé Moubarak.

 

Repost 0
mordeh'ai - dans Politique
23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 21:35

Comme un air de Pourim en Israël où, tel est pris qui croyait pendre.


Source : Décryptage de l'Actualité à la lumière de la Bible

Trois évènements majeurs se sont produits ces jours ci. Le premier est l’echec d’Obama, qui perd sa majorité qualifiée au Sénat, le second est la colère froide de Moubarak à l’encontre du Hamas, et le troisième est la création d’une Université à Ariel, en plein coeur de la Cisjordanie.

Le retour d’une majorité républicaine au Sénat est à la fois une gifle bien claquée de la part des Américains à l’encontre d’un président qui se déconsidère chaque jour un peu plus, et en même temps une bouffée d’oxygène pour Netanyahou qui dispose de nombreux amis et soutiens dans le parti Républicain, et par voie de conséquence pour Israël. Jour faste pour Israël, où Obama perd la face dans un fief Démocrate, sans interruption, depuis près de 50 ans; Martha Coakley, était certaine de l’emporter dans le pré carré de feu Ted Kennedy, où le candidat Obama avait battu à plate couture le candidat McCain. Elle a donc mené une campagne désinvolte, à l’image de son président, qui estime que tout lui est dû. Attitude typique du narcissique président qui se regarde trop dans la glace et, se trouvant beau et intelligent, finit par se convaincre que c’est ainsi que le perçoivent ses compatriotes. Ces temps là sont révolus; l’Amérique comprend de mieux en mieux la personnalité chancelante de ce président, et lui a donné une première bonne leçon. La suivante interviendra quand il perdra sa majorité au Congrès, mais d’ici la fin de l’année tant de choses peuvent intervenir.

La colère de Moubarak s’explique par le tir des Hamasnikim qui ont descendu un soldat égyptien qui montait la garde sur un mirador. L’Egypte par la voix du général Omar Suleiman, patron des renseignements (que je verrai bien en successeur de Moubarak), ne demande rien d’autre au Hamas que de les pendre haut et court; une liste de noms leur a d’ailleurs été communiquée. Khaled Méchal a proposé aux égyptiens de leur présenter ses excuses, au nom du Hamas, et s’est fait répondre qu’il n’avait pas intérêt à monter dans un avion, parce qu’il ne pourrait pas en descendre. Le Hamas a le choix: pendre les soldats qui ont obéi à ses ordres et apporter leurs têtes à Moubarak, ou ne pas les pendre. Dans le premier cas il se vassalise et perd son crédit auprès de ses troupes et de la population de Gaza, et dans le second cas, c’est la grande fâcherie avec l’Egypte, qui ne s’éteindra qu’à la disparition de Moubarak, et encore, ces choses là se transmettent de génération en génération. J’ai lu quelque part que les hamasnikim se moquent des menaces égyptiennes car ils considèrent que leur puissance militaire rivalise avec celle de l’Egypte. Autre insulte vis à vis des Égyptiens, qui vont vouloir montrer au monde qui est le patron dans la région et ne peuvent tolérer qu’un groupe de terroristes se prétende aussi puissant qu’eux. L’Egypte donc, non contente d’isoler Gaza par une tranchée profonde, qui empêchera le business des tunnels de se poursuivre, patrouille dans dans le Sinaï pour bloquer les caravanes pourvoyeuses d’armes, et ce malgré des routes inondées par les pluies et des dizaines de morts emportés par les flots. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer que la presse qui fait état des sauvetages dans le Neguev ne dit pas un mot sur l’absence de sauvetage dans le Sinaï. Il me semble que cette fois la rupture entre l’Egypte et le Hamas a atteint un point de non retour. A force d’alliances avec les Iraniens et les Syriens et de snobinages de l’Egypte, le Hamas va souffrir, et aussi malheureusement la population gaziate qu’il tient en otage.

 

Autre événement heureux en Israël, dont la grande presse parlera peu, c’est l’avénement d’une nouvelle université dans la ville d’Ariel, en plein centre de de la Cisjordanie. A égale distance entre la mer, le Jourdain et Jérusalem, la Mikhlala (collège universitaire) d’Ariel a enfin reçu, grâce à la pression du parti Israël Beitenou fondé par Avigdor Liebermann, le statut d’Université, avec la bénédiction d’Ehoud Barak; car en Israël, c’est le Ministre des Armées qui décide de ces choses, et c’est bien naturel, puisque, dans ce pays atypique, la sécurité des habitants est au centre des préoccupations. Une université juive au beau milieu de la Samarie a vu le jour, et je m’interroge sur la configuration future du très hypothétique Etat palestinien. Ce événement, le plus important des trois, à mon sens, et directement lié aux deux autres, montre clairement la volonté d’Israël de s’implanter clairement et fortement en Shomron et Yéhouda (lire, en« Territoires occupés », pour d’autres) et de ne plus en bouger. Si Israël avait implanté, en son temps, une Université à Nevé Dekalim, soit à Gaza, l’Histoire aurait pu être reécrite. Si les habitants arabes en Cisjordanie étaient un peu malins, et mon avis est qu’ils le sont – la meilleure preuve, 500 étudiants arabes y suivent des cours d’architecture avec leurs « copains » juifs – ils verront tout l’intérêt d’un pôle universitaire au beau milieu de nulle part. Pour en savoir d’avantage sur l’Université d’Ariel, rendez-vous sur son site en français: http://www.arielu.com/arielu_francais.pdf

Ora Véssimkha la Yéhoudim. Il y a comme un air de Pourim dans l’air, où, contrairement à l’attente générale, les méchants et les narcissiques sont punis. Tel est pris qui croyait pendre

Repost 0
mordeh'ai - dans Société
21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 14:01
21-01-2010

La Régie de l'eau signale une hausse de 15 cm du niveau du lac de Tibériade depuis mercredi, à la suite des fortes précipitations tombées sur le nord du pays. Selon les estimations (la Régie ne dispose pas de chiffres exacts car elle était en grève jusqu'à mercredi), le niveau du lac de Tibériade, plus grande réserve d'eau d'Israël, a pris 50 cm en une semaine.
Repost 0
mordeh'ai - dans Société
20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 20:35
Par EHUD ZION WALDOKS 
pour JPOST 19.01.10
   

Lundi semble avoir été le jour le plus humide de tout l'hiver, mais personne n'en aura la certitude. Le niveau du Kineret (lac de Tibériade) a pu remonter de plusieurs centimètres, mais aucune mesure n'a été réalisée. La raison : une grève des employés de l'Autorité des eaux qui dure depuis deux mois.

Cette semaine, des nappes d'eau ont progressivement recouvert le pays, des tempêtes ont bloqué et tué des voyageurs dans leurs voitures. Mais personne n'a mesuré le niveau des pluies ni celui du Kineret depuis le 3 décembre 2009. A l'époque, le niveau du lac était de 5,51 mètres au-dessous de la "ligne rouge".


Des tempêtes meurtrières

Un automobiliste israélien s'est noyé lundi, son véhicule emporté dans une crue subite dans le sud du pays, où la route principale allant des stations de la mer Morte à Eilat est bloquée.

Ailleurs au Moyen-Orient, les intempéries et les crues subites ont fait cinq morts lundi. Parmi les victimes, un touriste britannique, tué dans le naufrage de son bateau sur le Nil. En Egypte, une dizaine d'habitations en terre ont été détruites dans le Sud, et trois personnes sont décédées, près de la frontière israélienne. L'Etat hébreu a temporairement fermé ses frontières avec la Jordanie et l'Egypte à cause des pluies.


L'Autorité des eaux bloquée par la grève des employés

Dans les bureaux de l'Autorité des eaux, les machines à l'arrêt se recouvrent peu à peu de poussière. Depuis deux mois, des données majeures, destinées à servir de base pour établir la stratégie du pays face à la crise de l'eau, n'ont pas été enregistrées. Aucun permis n'a été délivré, les compagnies d'eau sont sans ressources, et les éléments nécessaires à une gestion effective de l'eau du pays - raison d'être de l'Autorité - ont été négligés.

Les employés de l'Autorité pointent du doigt le Trésor public. "Nous en sommes à notre huitième semaine de grève et personne ne mesure le niveau du Kineret ni n'observe les intempéries. Pire, le ministère des Finances refuse d'entrer en négociations avec nous", témoigne Amir Shisha, chef du syndicat des employés de l'Autorité des eaux. Les motifs de la contestation concernent une augmentation de la charge de travail et la restructuration au sein de l'Autorité en 2007, imposée sans le consentement des employés. Le Trésor a rejeté les réclamations des employés il y a quelques semaines, et a refusé lundi de répondre aux interrogations de la presse.


Des intempéries salvatrices face au problème de l'eau ?

Pendant ce temps, Mekorot, la Compagnie nationale des eaux, dit travailler d'arrache-pied pour recueillir l'eau des pluies. L'entreprise gouvernementale aurait ainsi pu capter 8,5 millions de mètres cubes d'eau, alors que la sécheresse des dernières années n'avait pas permis d'effectuer de tels stockages. Mekorot déclare également avoir pu pratiquer largement l'ensemencement de nuages, pratique consistant à favoriser les précipitations en déversant dans les nuages des sels d'iodure d'argent ou de sodium.

Par ailleurs, Israël semble avoir définitivement fait de la désalinisation son pilier stratégique pour faire face à la crise de l'eau. Le pays espère avoir amplifié suffisamment la pratique pour pouvoir résister à cinq nouvelles années de sécheresse, telles que celles qui ont frappé le pays depuis 2005.

Il semble que les discussions à Berlin entre les gouvernements allemand et israélien aient été fructueuses sur ces questions. Berlin a décidé d'aider les Palestiniens pour la construction d'usines de traitement des eaux usées. Les thèmes de l'eau et des technologies alternatives ont été débattus entre le ministre du Commerce, de l'Industrie et du Travail, Binyamin Ben-Eliezer, et son homologue allemand.

L'Allemagne a aussi confirmé sa présence à la Conférence sur les Energies renouvelables qui se tiendra à Eilat à la mi-février.


Note de Mordeh'aï
Il vaut mieux lire ces infos que les Con....  émises par les Gazaouis rapportées par des médias palestiniens. lire
Repost 0
mordeh'ai - dans Société