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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 20:33
Par Charles Krauthammer
19 mars 2010 
Washington Post http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/03/18/AR2010031802747.html Adaptation française de Sentinelle 5770 ©

Pourquoi le Président Obama a-t-il choisi de transformer une gaffe en une crise des relations américano-israéliennes ? Et c’était bien une gaffe : l’annonce par un bureaucrate du ministre de l’intérieur d’Israël d’une extension des logements dans un quartier juif du Nord de Jérusalem. L’agenda ne pouvait pas être pire : le vice-président Biden était en visite, Jérusalem est un sujet sensible, et vous ne soulevez pas des sujets sensibles qui puissent embarrasser un hôte de marque.
Mais ce n’était pas plus qu’une gaffe. Ce n’était sûrement pas un changement de politique, sans parler de trahison. Le quartier se situe dans Jérusalem, et l’accord de 2009 entre Netanyahou et Obama était un gel de 10 mois des implantations sur la Rive Occidentale, en excluant Jérusalem. L’offense n’était pas intentionnelle. Le Premier Ministre Benyamin Netanyahou ne connaissait pas cette décision – quatrième mesure d’un processus d’approbation de sept mesures de construction qui, au mieux, ne commencera que dans deux ou trois ans. Néanmoins , le premier ministre est responsable. Il s’est excusé auprès de Biden pour l’embarras.
Quand Biden a quitte Israël le 11 mars, les excuses semblaient acceptées et la question résolue.
Le jour suivant, cependant, le gouvernement US est devenu explosif. Après avoir discuté avec le président le langage à utiliser, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a appelé Netanyahou pour lui délivrer un message de 45 minutes hostile et très agressif sur l’incident Biden à l’origine d’une crise sans précédent dans les relations américano-israéliennes.
Le porte-(parole de Clinton a alors annoncé publiquement qu’il était demandé à Israël de démontrer par le verbe et l’action son sérieux pour la paix.
Israël ? Les Israéliens ont recherché la paix – mourant littéralement du désir de paix – depuis 1947, quand ils ont accepté la partition de la Palestine par l’ONU en un Etat juif et un Etat arabe. (Les Arabes ont refusé et déclaré la guerre. Ils l’ont perdue).
Israël a fait des offres de paix en 1967, 1978 et lors des accords d’Oslo de 1993 que Yasser Arafat a déchiré sept ans après pour lancer une guerre terroriste qui causa la mort d’un millier d’Israéliens. Pourquoi, le mari de Clinton lui-même témoigne-t-il de l’offre de paix remarquablement courageuse et visionnaire faite en sa présence par Ehud Barak (actuel ministre de la défense de Netanyahou) lors des pourparlers de Camp David en 2000. Arafat la rejeta.
En 2008, le Premier Ministre Ehud Olmert offrit également des modalités généreuses au dirigeant palestinien Mahmoud Abbas. Il refusa encore. Au cours de ces 63 années longues et sanglantes, les Palestiniens n’ont pas une seule fois accepté une offre israélienne de paix permanente, ni jamais proposé rien d’autre que la destruction d’Israël. Ils insistent plutôt sur un « processus de paix » - aujourd’hui dans sa 17ème année après Oslo, en n’offrant toujours aucune promesse palestinienne crédible de coexistence finale avec l’Etat juif – dont l’objectif est d’arracher des concessions israéliennes préalables, telles que l’interdiction de constructions juives dans des parties de Jérusalem conquises par la Jordanie en 1948, avant que des négociations pour une paix réelle aient même commencé. Sous la pression d’Obama, Netanyahou a accepté d’engager sa coalition de centre-droit dans l’acceptation d’un Etat palestinien ; il a fait retirer des dizaines de barrages routiers et de points de contrôle antiterroristes pour faciliter la vie des Palestiniens ; il a aidé au développement économique de la Rive Occidentale au point où son PIB s’accroît au rythme étonnant de 7 % par an ; et donné son accord au moratoire sur la construction sur la Rive Occidentale, concession que la Secrétaire Clinton a qualifiée de « sans précédent ».
Quel geste réciproque, sans parler de concession, Abbas a-t-il fait pendant la présidence Obama ? Aucun.
En fait, bien avant l’incident Biden, Abbas a même refusé de reprendre les négociations directes avec Israël. C’est pourquoi le gouvernement Obama doit recourir à des « discussions de proximité » - procédure qui nous ramène 35 ans en arrière, avant le tremblement de terre de la visite d’Anouar Sadate à Jérusalem.
Et Clinton exige qu’Israël montre son sérieux pour la paix ? Il s’agit là d’une insulte. Aussi pourquoi ce stupéfiant unilatéralisme ? Parce qu’Obama aime apaiser les ennemis tout en frappant sur les alliés – ainsi Israël ne devrait pas s’en offusquer (selon Robert Kagan) ? Parce qu’Obama veut faire tomber la coalition gouvernementale israélienne actuelle (selon Jeffrey Goldberg) ? Ou bien est-ce parce qu’Obama s’imagine en rédempteur historique dont le charisme irrésistible guérira le fossé entre la chrétienté et l’islam ou, si vous voulez, entre l’Occident post-impérialiste et le monde musulman – et dispose de peu de patience pour ce satané Etat juif qui insiste sans vergogne sur son droit à l’existence, et de façon encore plus insolente, sur le droit des Juifs à vivre dans leur capitale antique et historique, désormais restaurée de nos jours ? Qui sait ?
Peut-être devrions-nous interroger ces acolytes d’Obama qui ont constitué 63 % des Américains qui soutiennent Israël – au moins 97 % de ces partisans, pensez-y, ne sont pas juifs – au sujet de l’engagement durable du candidat Obama en faveur d’Israël.
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mordeh'ai - dans Réflexions
19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 15:34

Par David Ruzié, professeur émérite des universités,
spécialiste de droit international

pour desinfos.com

18-03-2010

http://tempsreel.nouvelobs.com/file/773999.jpg
Décidément, le correspondant à Jérusalem du journal Le
Monde est à l’affût de tous les ragots, qui traînent sur Internet et ailleurs. Dans le numéro daté du 18 mars, il évoque, à nouveau, la synagogue de la Hourva pour nous apprendre que " pour certaines organisations radicales, son inauguration après travaux signifie qu’il est temps de reconstruire le troisième Temple des Juifs, sur les lieux de la mosquée Al-Aqsa, ce qui sous-entend la destruction de celle-ci ".

Ayant, sans doute, vu le croquis paru dans Le Figaro, daté du 17 mars, situant cette synagogue au sein du Quartier juif, à distance du " Mur occidental " et du Mont du Temple/Esplanade des mosquées, il nous a, cependant, épargné l’ineptie, que l’on trouve, sur un site Internet consacré au " Collectif Cheikh Yassine " (du nom du chef spirituel du Hamas, éliminé par Israël, il y a quelques années).

Ce " Collectif ", qui organise, périodiquement, des manifestations à Paris (la prochaine étant programmée pour samedi prochain) ou à Drancy (contre l’imam de la mosquée), souligne  l’"arabité de Jérusalem" et prétend, en effet, que " les travaux de restauration de la Hourva ont mis en danger la mosquée Al Aqsa ". Il est vrai que les animateurs de ce site, basés en France, ne s’intéressent pas à la géographie des lieux, étant avant tout animés par la haine des  "sionistes".

Certes, il y a sur Internet des vidéos de Youtube ou Dailymotion, qui évoquent cette hypothèse et même un rabbin, Haïm Richman, qui vit en Israël, où il anime l’ " Institut du Temple" et dispose, même, d’un réseau de télévision sur Internet. Mais ce ne sont pas quelques centaines d’illuminés, qui peuvent parler au nom du peuple juif.


Notons d’ailleurs que pour certains Juifs, la création de l’Etat d’Israël a pu constituer une hérésie, car dans leur conception, une telle décision ne pouvait être prise que par D-ieu.

Sans doute, les Juifs évoquent, chaque Chabbat, la prophétie d’Isaïe selon laquelle D-ieu ramènera les dispersés de son peuple pour être rassemblés autour de la montagne sainte et bâtir en Son Nom le Temple messianique qu’on appellera « la maison de prière pour toutes les nations » ((56,7)). Mais c’est un rêve, au même titre que la venue du Messie à la fin des temps….


En attendant, il est scandaleux que Laurent Zecchini se fasse le haut-parleur de ceux qui
prétendent que la première étape a été atteinte avec la restauration de la Hourva et qu’il est temps de penser à la seconde, c’est à dire la reconstruction du Temple et la destruction de la mosquée Al-Aqsa. Car, bien évidemment, et les événements récents le prouvent, ce genre d’élucubration est de nature à exciter les esprits et à pousser au pire.

Décidément, les correspondants du Monde en Israël passent, mais le même état d’esprit anti-israélien demeure. Attendons nous à une page « Débats » consacrée à cette question et où les contributeurs seront choisis à bon escient, comme le fait, également, Le Figaro, qui, récemment, donnait " la plume " à Dominique Moïsi et Alain Dieckhoff pour tenir des propos iconoclastes.

Pour conclure cette réflexion, nous voudrions évoquer une « Lettre ouverte à M. Sarkozy, Président de la République » écrite par 10 " ambassadeurs de France " (c’est à dire titulaires à vie de cette dignité) et 7 anciens ambassadeurs, qui n’ont sans doute pas osé dévoiler leur correspondance dans le support papier du journal et qui l’ont confiée au site Internet du journal, le 1er mars dernier, comme vient de me le signaler un de mes correspondants.

Délaissant le parallélisme, ces diplomates à la retraite, donc libérés du devoir de réserve, ciblent les responsabilités de l’impasse, dans laquelle, effectivement, se trouve le conflit israélo-palestinien.

La formule est saisissante : d’un côté " jamais le gouvernement israélien, pressé par ses colons, n’a été aussi intransigeant ", de l’autre " jamais la représentation palestinienne divisée n’a été aussi faible ". Vous avez compris : d’un côté le méchant, qui est fort et de l’autre le faible, d’autant plus que l’on souligne la " modération du côté palestinien ".

Et ces " bonnes âmes" de nous ressortir l’ "offre arabe de reconnaissance pleine et entière d’Israël" si l’Etat palestinien est créé "selon une équité historique avec Israël et dans le cadre du droit international".

A cette fin, ils écrivent la chanson et la chantent, : faisant fi de la lettre et de l’esprit de l’accord d’armistice de 1949, qui précisait que la ligne de démarcation des forces armées opposées ne constituait qu’une ligne de cessez-le feu et non une frontière, ils nous « ressortent » les « frontières de la ligne verte de 1967 » (alors que cette ligne date de 1949), Ils oublient, du même coup, la résolution 242 du Conseil de sécurité qui, après la Guerre de Six Jours, avait posé comme base d’une paix juste et durable, des « frontières sûres et reconnues », sans pouvoir s’y référer, car, précisément, elles n’existaient pas encore, contrairement à ce que prétendent, aujourd’hui, ces "Excellences".


Bien évidemment, elles nous proposent également un " partage de Jérusalem avec garantie d’accès aux lieux saints", en oubliant, que de 1948 à 1967, Jérusalem était divisée, sans que la société internationale se préoccupe de permettre aux Juifs d’aller prier au " Mur occidental " et dans les lieux de culte du quartier juif.

Or, aujourd’hui, sous réserve de la nécessité de certaines mesures de sécurité pour assurer le maintien de l’ordre et la protection des pèlerins, Israël garantit l’accès des lieux saints à tous ceux, qui sont animés d’un esprit pacifique. Enfin, mais, là, on reste sur sa faim, cette « Lettre ouverte » évoque la "solution au problème des réfugiés palestiniens".

Or, les Israéliens n’ont jamais éludé cette question, à condition que la solution ne conduise pas à la délégitimation de l’Etat d’Israël, en tant qu’Etat des 1uifs (pour ne pas reprendre la formule même de la résolution des Nations Unies, en 1947 : l’Etat juif).

Nous ne saurons, sans doute, jamais ce que le Chef de l’Etat a répondu à ces "serviteurs de l’Etat, qui ont terminé leur mission publique, mais qui ont gardé leur ambition pour la France"  (c’est ainsi qu’ils se présentent). Mais c’est la loi du genre….

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mordeh'ai - dans Politique
19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 15:17

   
 No 115 17 mars 2010, Analyse

Qui a pris l’initiative de publier le 9 mars, alors que le vice-président américain Joe Biden effectuait une visite en Israël, un « communiqué » sur un projet d’extension du quartier de Ramat-Chlomo à Jérusalem ? Et surtout, qui a fait en sorte que les médias le reçoivent dans les meilleurs délais, alors que ce projet n’en était qu’au niveau de discussions préliminaires ? Le texte émane du ministère de l’Intérieur. À priori, c’est donc le ministre, Elie Ichaï, l’un des dirigeants du parti orthodoxe Shas, qui est responsable. Mais un ministre ne suit pas les travaux de ses subordonnés au jour le jour, ni ne contresigne tous les communiqués de presse. Quelqu’un d’autre a pu intervenir, s’immiscer dans le processus de décision, hâter les choses. En vertu de tel ou de tel autre calcul.


Ce qui est clair, c’est que « l’affaire Ramat-Chlomo » a été exploitée par l’Administration américaine avec une évidente volonté de nuire à Israël. Des "affaires", des " incidents" des " impairs", il s’en produit sans cesse entre les pays et les gouvernements, même amis, même alliés. Mais les intéressés peuvent alors choisir de les minimiser, ou de les monter en épingle. C’est à cela même qu’on voit si l’alliance tient toujours et si l’amitié est réelle.



Quand le président français Jacques Chirac, à l’automne 1995, transforme en affaire d’Etat un malentendu avec la police israélienne chargée d’assurer sa protection dans la Vieille Ville de Jérusalem, il révèle ce que sera pendant sa politique proche-orientale pendant les douze années à venir. De même aujourd’hui avec le vice-président américain Joe Biden, la secrétaire d’État Hillary Clinton, et bien sûr, derrière eux, le président Barack Obama. Ces derniers auraient pu se contenter de hausser les sourcils. Ils auraient pu s’en tenir aux explications – et aux « excuses », nullement nécessaires en soi - que le premier ministre israélien leur a immédiatement présentées. Ils ont passé outre. Et par là ne laissent plus le moindre doute sur leurs intentions à court, moyen et long terme.

Rappelons les faits. Joe Biden arrive en Israël le 8 mars au soir. L’atmosphère est confiante, détendue. Personne, ni du côté israélien, ni du côté américain, ne manque de rappeler que Biden, avant d’être élu vice-président aux côtés d’Obama en 2008, avait été l’un des sénateurs démocrates les plus fidèles à l’amitié israélo-américaine.

L’idylle se poursuit pendant la journée du 9. Le soir, le couple Nétanyaou doit recevoir le couple Biden à dîner. Mais entre-temps, à 18 heures, les médias israéliens diffusent un scoop selon lequel Israël s’apprêterait à faire construire 1600 logements supplémentaires à Ramat-Chlomo, au nord de Jérusalem. Dans ce que l’administration Obama, à la différence de toutes les administrations américaines précédentes, a décidé de considérer comme « Jérusalem-Est », c’est à dire comme un « territoire palestinien occupé ». Biden fait part de sa « colère » à un Nétanyaou stupéfait, qui fait immédiatement part de ses regrets. Le dîner est retardé.

En réalité, ce scoop est un faux. Le gouvernement israélien n’a pris aucune décision de ce type, ni à Ramat-Chlomo, ni ailleurs à « Jérusalem-Est ». Il ne s’agit que d’un projet parmi d’autres, soumis à une commission de planification régionale du ministère de l’Intérieur. La procédure, en Israël, consiste à débattre de tous les projets. Quitte à en rejeter la plupart, pour des raisons techniques, environnementales, financières ou, last but not least, politiques. Lara Friedmann le reconnaît dans une analyse publiée dès le 10 mars par les Amis américains du Mouvement La Paix Maintenant : « Il ne s’agit pas d’une décision définitive, mais de l’ouverture d’une discussion publique : une étape importante, mais pas irréversible, en vue de la véritable décision… Le gouvernement est en mesure de retirer ce plan à n’importe quel moment, s’il le désire. En fait, c’est exactement ce que le gouvernement Rabin avait fait, dans des circonstances analogues, en 1995. » Friedmann ajoute : « On a présenté cette mesure comme une provocation délibérée du gouvernement Netanyaou à l’égard de Biden. Rien n’est moins sûr. D’après les éléments dont nous disposons maintenant, il est à peu près certain que Netanyaou ne savait rien de ce projet et n’avait pas été prévenu d’un tel communiqué… Si la coïncidence avec la visite de Biden était voulue, c’est plutôt le ministre Ichaï qui est en cause, ou un fonctionnaire d’extrême-droite de son ministère. En fait, Netanyaou avait formellement demandé à Ichaï de s’abstenir de toute déclaration pendant la visite de Biden. »

L’hypothèse Ichaï n’est pas absurde en soi. Ramat-Chlomo est en effet un quartier orthodoxe (haredi), où la natalité est forte et les moyens financiers limités. Construire de nouveaux immeubles, ou annoncer qu’on va en construire, peut entrer dans le jeu électoral d’un parti se réclamant de l’orthodoxie. Pas plus absurde, la seconde hypothèse de Lara Friedmann : un fonctionnaire appartenant à l’aile « dure » de la droite « dure » israélienne. Acquis à la politique du pire, ce milieu a pu chercher à déstabiliser Netanyaou : ne l’a-t-il pas déjà fait tomber en 1999 ?

Mais il y a une troisième hypothèse : la provocation a peut être été ourdie par la gauche extrême qui, à la différence de la plupart des sympathisants de La Paix Maintenant, rejette le sionisme lui-même et le caractère juif d’Israël. Certains de ses membres, même sous un gouvernement de droite, occupent des fonctions officielles. Il ne leur est pas difficile de se procurer les « documents de travail » des divers ministères, d’encourager des décisions malheureuses et de les exploiter. De nombreux précédents pourraient être évoqués à cet égard. Dans le cas précis de Ramat-Chlomo, on peut noter que toutes les organisations se réclamant de l’extrême-gauche, du parti Meretz à l’ONG Ir Amim, dénoncent une « provocation » au moment même où le communiqué est publié. Comme s’ils en avaient connu la teneur à l’avance…

On peut même envisager une quatrième hypothèse selon laquelle les services diplomatiques ou les services secrets américains, agissant sur ordre du président Obama ou de ses collaborateurs les plus proches, ont monté un complot contre Netayaou en manipulant et instrumentalisant aussi bien des nationalistes israéliens que des gauchistes. Philippe de Macédoine, le père d’Alexandre le Grand, disait qu’ « aucune ville ne résistait à un âne chargé d’or ». Les grandes puissances modernes savent manier toutes les formes de séduction ou de corruption : l’argent, mais aussi la gloriole, notamment médiatique et universitaire, ou, dans le cas des États-Unis, un visa et une carte verte…

Ce qui renforce le soupçon d’un coup monté américain dans l’affaire actuelle, c’est le « post-scriptum » Oren. Alors que Netanyaou, en vrai homme d’État, et en vrai Israélien et Juif indifférent aux faux honneurs, s’était « excusé » auprès de Biden – comme il s’était « excusé », en 1995, auprès d’un Chirac qui venait d’accumuler les grossièretés diplomatiques - , Hillary Clinton, sans doute sur l’ordre exprès du président, a convoqué l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Michael Oren, pour lui faire de nouvelles remontrances. Oren est un intellectuel de tout premier plan, historien de la guerre des Six Jours, historien des relations entre les États-Unis et le Proche-Orient, auteur de plusieurs best-sellers : le meilleur avocat qu’Israël puisse avoir, dans les circonstances actuelles, auprès de l’opinion américaine. Donc, du point de vue d’Obama et de son entourage, l’homme à abattre.

Regardons le calendrier. La secrétaire d’État Hillary Clinton doit participer à la conférence annuelle de l’Aipac – le lobby pro-israélien américain – , qui va se tenir du 21 au 23 mars prochain à Washington. Les Juifs américains qui, cédant à de vieux réflexes, à de vieux tropismes, à la panique de la crise financière, aux mauvais conseils de quelques courtisans, ont voté Obama à 77 % en 2008, sont en train de revenir de leurs erreurs. Leur défection entraînerait à coup sûr la défaite des démocrates, déjà en perte de vitesse, aux élections de l’automne prochain et par voie de conséquence la « cartérisation » de l’administration actuelle. D’où, vraisemblablement, la tentative actuelle de créer, de toutes pièces, une « crise » entre l’Amérique et Israël, à propos de logements qui n’existent pas et que le gouvernement israélien n’a même pas envisagé de construire. Et de terroriser moralement une communauté dont le « mantra », l’ultime confession de foi, est qu’il ne saurait y avoir de contradiction entre être un Juif américain, et soutenir l’État juif.

Qui terrorise moralement les Juifs les terrorisera d’une autre façon. Mais le D.ieu d’Israël et de tous les vrais croyants voit, entend, inscrit dans Son Livre, jugera, et exécutera Son jugement.

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mordeh'ai - dans Politique
18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 15:45

Comme sa voisine la Hurva, la synagogue Tiferet Israel fut pendant la guerre d’Indépendance a été une "position" pour les combattants du quartier juif de la vieille ville.


Destruction de la synagogue

Lors de la guerre d’Indépendance, après la prise de la vieille ville par les Jordaniens, ceux-ci détruisirent presque toute la synagogue. Seule subsista une partie de la façade.

La synagogue Hurva fut quant à elle complètement détruite par les Jordaniens.

Deux belles synagogues existaient dans la vieille ville et, comme les mosquées sur le mont du Temple, chacune avait une coupole.


Après la reprise de la vieille ville et le retour des Juifs dans ce quartier, cette synagogue ne fut pas reconstruite. La façade ornée de la synagogue Tiferet Israël rappelle celle de la synagogue ancienne de Baraam en Haute Galilée et c’est cette dernière qui a probablement inspiré les architectes. Dans le sous-sol, il est encore possible de voir les ruines d’un bain rituel.


Les ruines de cette synagogue sont situées dans la rue des Karaïtes, au sud-est de l’endroit où fut élevée la yeshiva (école talmudique) du Mur, et à l’ouest d’un bâtiment d’habitation où se trouve la synagogue des Karaïtes (l’une des 11 synagogues Karaïtes existant en Israël).
Sur le lieu même de sa construction, on peut voir des affiches explicatives et les photos de la synagogue avant sa destruction. (source : un Echo d'Israel)

 
                                             La synagogue Tiferet Israel













La Légion arabe détruisant la synagogue en 1948


                                                                                           *****



Après la reconstruction de la Hourva, dans la Vieille Ville de Jérusalem, il est question à présent d’un nouveau projet consistant à faire revivre une autre synagogue ancienne,  Tiféret Israël, dans le même quartier. Les promoteurs cherchent un architecte et un entrepreneur pour pouvoir rapidement entamer les travaux. Les services des antiquités viennent, de leur côté, d’achever leur étude sur l’histoire de cette synagogue.


par Claire Dana-Picard http://www.actu.co.il/2010/03/apres-la-hourva-tiferet-israel/
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mordeh'ai - dans Histoire
18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 12:23
 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/492059.jpg

Par:Daniel Pipes

Adaptation française: Johan Bourlard

« Le programme le plus stupide jamais entrepris par le gouvernement américain » : telle était, l'an dernier, ma façon de qualifier les efforts américains déployés pour améliorer la force militaire de l'Autorité palestinienne (AP). La description est, certes, légèrement hyperbolique, mais pertinente, car ce sont ces efforts qui augmentent la force de frappe des ennemis de l'Amérique et de son allié israélien. Des membres des Forces de sécurité nationale palestiniennes. Tout d'abord, une introduction à ce programme, tirée d'une étude récente réalisée par David Bedein et Arlene Kushner pour le Center of Near East Policy Research (Centre de recherche sur la politique au Proche-Orient) : Peu après la mort de Yasser Arafat fin 2004, le gouvernement américain a installé le Bureau du coordonnateur de la sécurité des États-Unis pour réformer, recruter, entraîner et équiper la milice de l'AP (appelée Forces de sécurité nationale ou Quwwat al-Amn al Watani) et pour rendre cette milice responsable sur le plan politique.


Depuis qu'il existe, le Bureau a presque toujours été dirigé par le Lieutenant Général Keith Dayton et depuis 2007, le contribuable américain l'a financé à hauteur de 100 millions de dollars par an. lire la suite


 

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mordeh'ai - dans Point de vue
18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 10:52
Si je t'oublie, Jérusalem…
 

Que les choses soient claires : pendant 43 ans, la construction juive dans la partie Est de Jérusalem s'est poursuivie sans encombre. Et de facto, même si l'annonce du dépôt d'un projet de construction dans le quartier de Ramat Chlomo durant le passage en Israël de Joe Biden n'était pas habile, cette démarche est légitime puisque Binyamine Nétanyaou s'est toujours farouchement opposé au moindre gel de la construction dans la capitale.

De telle sorte que le "pyromane" régional, le seul véritable responsable des émeutes palestiniennes de la « journée de la colère » n'est autre que Barack Obama en personne.

Car ce qui lui était toléré il y a un an- à savoir son incapacité à lire la carte proche-orientale et sa naïveté à croire aux bonnes intentions du monde arabe,- est aujourd'hui un manquement impardonnable.

Visiblement, le président américain n'a pas encore compris qu'en rajoutant de l'huile sur le feu, en gonflant grossièrement la crise, il fait uniquement le jeu des Palestiniens qui n'en demandaient pas tant et qui désormais menacent ouvertement d'une troisième Intifada, avec sa caution tacite.

Certes, Israël a besoin des États-Unis pour faire face à la menace nucléaire iranienne. Certes, l'État hébreu est économiquement et militairement dépendant de Washington, mais cela ne donne pas au président Obama ou à Hillary Clinton, le droit de s'immiscer ainsi dans les affaires d'Israël, ni celui de violer sa souveraineté et encore moins de mépriser l'histoire trimillénaire du peuple juif, qui, seul parmi toutes les nations, a placé Jérusalem au summum de ses aspirations. Parfois, Israël doit avoir le courage de dire: "Assez", même au président des Etats-Unis.

Si Binyamine Nétanyaou avait participé à l'inauguration de la synagogue rénovée de la 'Hourva en vieille ville de Jérusalem, cela aurait certainement contribué à rassurer ceux qui, au sein du peuple juif, s'inquiètent pour le statut bafoué de la capitale d'Israël. Cela aurait été aussi une éclatante réponse à un Barack Obama qui frémit devant Ahmadinejad mais fait les gros bras face au gouvernement israélien. Mais cela aurait surtout permis au Premier ministre de se remémorer la plus cinglante réponse à ceux qui veulent spolier Israël de son droit sur sa capitale.
Celle qui, plus qu'un slogan politique, est la profession de foi millénaire d'Israël et qui figure désormais sur le rideau recouvrant la splendide arche sainte restaurée de cette synagogue: ...... אם אשכחך ירושלים תשכח ימיני  Si je t'oublie Jérusalem, que ma droite m'oublie…
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mordeh'ai - dans Réflexions
18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 10:05
par Sarah Cohen
pour Israel-Infos

Plusieurs élus républicains du Congrès ont pris le parti d'Israël avant-hier dans la crise diplomatique qui l'oppose aux USA...

Le numéro deux républicain de la Chambre des représentants, Eric Cantor, a jugé que la réaction de l'administration Obama aux projets de construction à Ramat Shlomo (Jérusalem-est) était "irresponsable".

M. Cantor a estimé que "pour s'attirer les bonnes grâces du monde arabe, cette administration a fait preuve d'une volonté troublante de s'écarter de nos alliés et amis", ajoutant que la dispute publique avec l'Etat hébreu "compromet la sécurité nationale des Etats-Unis".

Il est "difficile de considérer le fait de passer un week-end à condamner Israël pour une décision de zonage dans sa capitale comme un pas en avant vers la paix", a écrit lundi dans un communiqué le sénateur républicain Sam Brownback.

De son côté Ileana Ros-Lehtinen, la plus haute représentante républicaine à la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, a estimé lundi dans un communiqué qu'Israël était "un allié et ami indispensable des Etats-Unis"."Les condamnations américaines d'Israël et les menaces sur nos relations bilatérales nuisent à la fois à nos alliés et au processus de paix, tout en encourageant les ennemis d'Israël et des Etats-Unis", selon elle.Mme Ros-Lehtinen s'est également dite "inquiète" de "la manière adoucie" dont les Etats-Unis s'adressent à l'autorité palestinienne, la Syrie et l'Iran.

La crise entre Washington et Tel Aviv s'est transformée en polémique nationale aux États-Unis.De plus en plus de voix s'élèvent pour accuser l’administration Obama de mettre en péril une alliance de longue date.

Le Comité américain des affaires publiques d’Israël, un puissant lobby pro-israélien, a exprimé de "sérieuses inquiétudes" à propos de la réaction de Barack Obama, et souhaité "des mesures immédiates" vers une normalisation en douceur des relations entre Israël et les Etats-Unis.
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mordeh'ai - dans Dépêche
17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 20:17

Rédigé par JSS le Mar 17th, 2010
http://jssnews.com/2010/03/17/


Depuis les critiques virulentes de la diplomatie américaine sur le gouvernement d’Israël (insulte et humiliation), il est étonnant de constater que la presse américaine dans sa quasi-totalité, critique l’administration Obama et pas Israël ! Tous condamnent la réaction démesurée de Clinton, d’Obama et de leurs sbires. Et je ne propose qu’en exemple cet article du New-York Post, du Washington Times et du National Post. Mais il existe de pareils articles dans toute la presse de l’Oncle Sam.


Dans l’article du National Post on pourra par exemple lire: “Si Israël est une démocratie occidentale comparable à une mine de charbon et que l’occident dans sa globalité est une démocratie industrialisée, il est douteux de croire que cette dernière pourra survivre si Israël venait à disparaître”. Cela peut sembler présomptueux ou absurde. Si Israël disparaît, les démocratie stables d’Europe ou d’Amérique ne tomberaient pas forcément si facilement. Sauf que ces dernières sont déjà déchiré par le doute de soi. Elles sont avides de “culpabilité”, de “victimes professionnelles” et de “groupes d’intérêts non-occidentaux”. Le culte de la tolérance a tort, a incité l’Ouest à cesser de promouvoir ses vertus – l’égalité des chances, l’égalité devant la loi, etc – par crainte d’offenser les non-Occidentaux. Parmi nos élites, cette crainte est déjà transformée en une véritable perte de confiance dans les valeurs occidentales ; si profonde que beaucoup ne croient plus que l’Occident ait beaucoup à offrir au reste du monde.


La perte d’Israël serait terrible pour la culture occidentale. Plus important encore, cela encouragerait ceux qui, à force de démographie pure, chercherait à engloutir l’Occident et à le convertir en masse à l’islam et à la charia.

La défense intellectuelle d’Israël doit être robuste parce que la défense de la civilisation occidentale doit être robuste. Si nous ne le faisons pas pour Israël, il est douteux que nous pouvons plaider la cause de notre propre existence.

Donc je me tiens fièrement à côte d’Israël dans ses différends avec ses voisins ou contre son grand bienfaiteur, les Etats-Unis.


Si pour l’opinion publique, il est “normal” que sur la question de construire plus de logements pour les Juifs orthodoxes de Jérusalem-Est, Israël devrait être repris – modérément, les États-Unis doivent être avisés de ne pas jeter l’Etat juif aux loups. Surtout à l’heure ou les loups sont affamés. Et ou ils le seront encore plus après avoir dévoré Israël. Et c’est aux Etats-Unis qu’ils viendront chercher un nouveau repas.

 


Israéliens, mettez de côté la sagesse (ou pas) de construire 1600 appartements dans une zone revendiquée par les Palestiniens mais qui est en fait un no man’s land. Ceci est tout simplement la diplomatie muette – de la smart- politique à court terme peut-être, mais de la diplomatie muette.


Ramat Shlomo, le quartier dans lequel la construction doit avoir lieu, est entièrement juif. Jamais un arabe, dans l’histoire de l’humanité, n’y a habité. Et lorsque le quartier a vu le jour il y a 15 ans, aucun palestinien ne s’était levé contre le quartier. La seule véritable question face aux protestations palestiniennes est plus: “Et si nous, Palestiniens, obtenions enfin notre propre Etat, accepterions-nous que des juifs puissent vivre dans Jérusalem-est ?”


Aujourd’hui, l’administration Obama est vue par les israéliens comme un partenaire peu sérieux dans les négociations de paix. En fait, ces déclarations US sont totalement contre-productives puisque non seulement Israël va aller de l’avant, Israël se sent humilié, mais en plus, cela n’a pas non plus donné confiance aux palestiniens…

Et enfin, ni les Etats-Unis ni les palestiniens ne veulent reprendre vraiment les négociations de paix dans l’état actuel des choses. En gros, l’administration US vient de commettre sa plus grosse gaffe diplomatique des 30 dernières années (au moins!). Elle se retrouve complètement bloquée. Dos au mur.

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mordeh'ai - dans Réflexions
17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 20:00

par Yéochoua Sultan 
pour www.a7fr.com/
Mercredi 17/03/2010


Le docteur Hagui Ben Artzi, dont la sœur est mariée avec le Premier ministre, a vivement critiqué le président Obama, en raison des positions de ce dernier contre la liberté des Juifs de construire à Jérusalem. Le spécialiste de l’histoire juive et de la géographie d’Israël n’y est pas allé par quatre chemins. En effet, un seul mot lui a suffit pour expliquer l’attitude du président américain envers Israël: il l’a qualifié d’" antisémite".


Pour lui, le locataire de la Maison Blanche n’aime pas les Juifs: " Cet antisémitisme transparait à de multiples occasions. Il faut le définir clairement: il y a un président antisémite en Amérique, à notre grand regret. Quand il n’était qu’un simple politicien en campagne électorale, il était obligé de le cacher. Mais il ne peut pas s’empêcher de le révéler. Ça suinte de l’intérieur. Cette réalité suscite une situation difficile pour Israël. Mais nous n’allons pas envisager de renoncer à nos aspirations les plus profondes ni à nos intérêts stratégiques. "
Interrogé à la radio de Tsahal, Galé Tsahal, il a tout de suite tenu à préciser qu’il ne fallait pas chercher là une révélation fracassante, annonçant sans ambigüité que ses opinions ne présentent aucun secret pour son beau-frère.

Le bureau du Premier ministre s’est en effet empressé de publier une réaction officielle:
" Le Premier ministre ne partage absolument pas les propos de Ben Artzi et les désapprouve même. Ce n’est pas la première fois que le Premier ministre réfute les propos de Ben Artzi, quand une partie d’entre eux ont plus d’une fois été dirigés contre le Premier ministre en personne ".


A son tour, ‘Hagui s’est montré compréhensif, son beau-frère étant soumis aux contraintes diplomatiques inhérentes à son rôle: " Je ne suis pas un diplomate et je n’ai aucun rôle officiel. Le système politique est contraint de suivre une ligne de conduite. Mais quand il s’agit de Jérusalem, les limites ont été franchies, et il convient alors de dire la vérité ".

Il a ajouté: " Je ne veux pas dire qu’Obama n’est pas un personnage avenant pour Bibi. Il ne l’est pas pour le peuple d’Israël. Nous devons y voir une  épreuve. Nous sommes un peuple ancien, avec 4000 ans d’histoire et d’aspirations religieuses, politiques et nationales. Ce président disparaitra de la scène d’ici un ou deux ans. Qui s’en souviendra ? Mais Jérusalem est éternelle. "


Ben Artzi soutient toutefois Netanyahou qui, selon lui, sera fidèle à la politique de l’ensemble de ses prédécesseurs qui ont toujours su résister pour Jérusalem: "Je peux comprendre que le gel de la construction dans les localités juives est un effet de la politique américaine. Toutefois, les anciens présidents des États-Unis ne l’ont jamais exigé explicitement. Les journalistes, quant à eux, sont dans l’erreur quand ils avancent que la crise est le résultat de la relation personnelle de Netanyahou et du président américain, prétendant que le Premier ministre aurait manqué de tact. Le changement est réel et provient uniquement de la position américaine ".


Pour Ben Artzi, le président américain doit sa conduite au curé antisioniste et antisémite chez qui il a  été éduqué : " Cet homme a subi pendant 20 ans l’influence du pasteur Jeremiah Wright, il n’y a donc pas de quoi s’étonner ". Il a également souligné le fait qu’Israël ne pourrait compter que sur lui-même pour se défendre contre l’Iran.


Pour finir, il a encouragé son beau-frère: " Regarde un peu la force des symboles : ton fils a gagné le concours biblique, qui est la source de notre lien inéluctable avec Jérusalem, notre capitale éternelle, et toi, tu es soumis à dure épreuve, quand tu dois prouver la force du lien qui relie Israël à Jérusalem ".

 

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mordeh'ai - dans Politique
17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 19:27

Par Eric Laurent, le 16 Mars 2010

Au terme d’une année d’exercice du pouvoir, la politique étrangère de Barack Obama s’est caractérisée par deux phases. Durant la première, qui s’est prolongée jusqu’en août-septembre 2009, Obama devenu Président se comporte encore en candidat.                                                                                                                                                                                      Comme en politique intérieure il cherche toujours à plaire au plus grand nombre. Il tend la main au régime iranien, au pouvoir chinois, à la Russie et promet implicitement aux palestiniens de faire fléchir Israël. Chacun se souvient des images glaciales de la première rencontre entre le premier Ministre israélien Netanyahou et le nouveau Président. Un an plus tard, il essuie un camouflet cinglant d’Israël qui annonce la construction de logements dans la partie arabe de Jérusalem, au moment même où son vice Président, Joe Biden, arrive en visite officielle.                                                                        Sur tous les dossiers diplomatiques importants qu’il choisit de traiter directement – en partie pour mieux court-circuiter son ancienne rivale la secrétaire d’Etat Hillary Clinton – il se retrouve confronté à une réalité hostile. Et les observateurs constatent avec surprise que durant cette période, Obama semble se montrer plus conciliant avec ses adversaires qu’avec ses alliés.

La seconde phase va être marquée par un véritable virage à 180° ; comme si Obama, furieux, choisissait désormais de durcir le ton envers ceux auxquels il tendait la main quelques mois plus tôt. C’est le cas avec Téhéran et les manifestations populaires au terme des élections truquées y sont pour beaucoup. Idem avec Pékin. Au début de novembre 2009, il refuse de recevoir le Dalaï Lama. Aujourd’hui, il l’accueille. Entre temps, Pékin a fait étalage de son intransigeance sur les questions commerciales, monétaires et politiques. Pour le régime chinois, malgré les espoirs américains, se joindre à de nouvelles sanctions contre l’Iran n’est toujours pas envisageable. Son ouverture vers Moscou marquée notamment par l’abandon du système de défense anti missile en Europe décidé par son prédécesseur, a été accueilli davantage par Poutine et Medvedev comme un geste de faiblesse plutôt qu’un désir de conciliation.

La diplomatie idéaliste et probablement naïve des débuts repose désormais davantage sur la volte face que sur une stratégie mûrement réfléchie. C’est le cas notamment en Afghanistan, une guerre dont Obama a répété durant sa campagne qu’elle devait être la priorité dans la lutte contre le terrorisme. Après de longues hésitations, il a décidé d’envoyer 30 000 hommes supplémentaires tout en annonçant qu’il retirerait les troupes américaines en 2011. Une déclaration calamiteuse qui incite les Talibans à l’intransigeance sachant que dans un an les Forces étrangères auront probablement disparues du pays. Même ambiguïté envers l’allié Pakistanais au cœur de cette tourmente. Les américains soupçonnent a raison les hauts échelons de l’armée et des services de renseignements pakistanais d’être infiltrés, ou du moins favorables aux Talibans et mènent leur propre guerre sans en référer au gouvernement en place à Islamabad, contribuant à l’affaiblir encore davantage.

Barack Obama doit certainement avoir à l’esprit le destin de Lyndon Johnson, le successeur de Kennedy dont le rêves de réformes intérieures avaient été balayées par l’escalade de la guerre au Vietnam. Contre toute attente, Obama a encore augmenté le budget militaire qui dépasse désormais les 800 milliards de dollars, plus que durant les années Bush. Les difficultés que rencontre le président démocrate tiennent à deux facteurs : d’abord son incapacité rapportée par ses proches à trancher et à prendre des décisions rapides et radicales. Ensuite, au fait que la crise financière partie de Wall street a probablement contribué à accentuer le déclin des leaderships américains, aiguisant l’appétit et l’intransigeance de ses rivaux et le désarroi de ses alliés, notamment européens. Nous sommes entrés dans une période nouvelle ou l’affaiblissement de la puissance des Etats-Unis coïncide avec la montée en force d’Etats longtemps considérés comme les principaux créanciers de Washington. Pékin a pendant des années procédé a des achats massifs de bons du Trésor américain. Elle réduit désormais ces acquisitions, comme si elle redoutait de voir cette dette qu’elle détient en partie se déprécier durablement. Le philosophe italien Gramsci écrivait : « Le neuf ne peut pas encore naître car le vieux ne veut pas mourir. » C’est exactement l’état du monde aujourd’hui et Barack Obama est probablement le premier Président dans l’histoire américaine à ne plus avoir les moyens de maîtriser les défis énormes que doit affronter son pays.


C'est l'histoire d'un journaliste, grand reporter d'expérience et spécialiste des politiques étrangères et guerre. Eric Laurent a déjà publié une quinzaine de livres sur ces sujets et nous parle aujourd'hui des incohérences dans la politique de Barack Obama face aux armées et guerre en Irak, Afghanistan mais aussi dans ses rapports avec la Chine et Moscou. Un édito très intéressant qui regroupe toutes les informations à savoir.

 

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mordeh'ai - dans Politique