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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 13:57

par Shraga Blum                                                                                                                                                                           Mercredi 09/12/2009

Durant son premier mandat, de 1996 à 1999, le Premier ministre Binyamin Netanyahou avait dû manœuvrer avec une extrême subtilité – et avec grandes difficultés – pour limiter les dégâts subséquents aux décisions de ses prédécesseurs, Itsh’ak Rabin et Shimon Pérès, qui avaient mis Israël devant le fait accompli des Accords d’Oslo. Les énormes engagements pris par ces dirigeants imprudents au nom et sur le compte d’Israël, avaient créé chez les Arabes palestiniens des espoirs immenses, qui loin de satisfaire leurs désirs et réduire leur animosité envers Israël avaient au contraire décuplé leur appétit. On connaît la suite: Intifadas et terrorisme. Pris au piège de la démocratie à outrance et du respect des engagements précédents – contrairement aux Palestiniens – chaque gouvernement israélien, se retrouve ainsi pieds et poings liés par les engagements pris par l’équipe qui l’a précédé.

Pire que cela. Certains dirigeants politiques qui voyaient qu’ils allaient perdre les prochaines élections, n’ont pas hésité à sciemment hâter les choses et s’engager très loin envers les Palestiniens uniquement pour empêcher tout retour en arrière par ceux qui viendraient après eux, alors que ces derniers étaient élus justement parce qu’ils s’opposaient à la politique suivie précédemment! Cela a été le cas d’Ehoud Barak à Camp David, en 2000, et cela a été le cas d’Ehoud Olmert et Tsipi Livni en 2008.

Les Palestiniens – tout comme les Syriens – ont très bien senti la faille de ce pays démocratique, et ont systématiquement exigé ce qui est devenu un leitmotiv chez eux: « la reprise des pourparlers au point où ils se sont arrêtés avec le gouvernement israélien précédent. ». Une stratégie par escaliers qu’Israël a bien du mal à contourner, tant la communauté internationale soutient cette stratégie dangereuse.

Le dernier exemple en date a été révélé mardi par la chaîne israélienne de TV, « Arutz 10″ qui décrit une politique de surenchère de générosité pratiquée par Tsipi Livni et Ehoud Olmert, l’un voulant être « celui qui va donner le plus aux Palestiniens ». Les détails font frémir. Chronologiquement, c’est Tsipi Livni, alors ministre des Affaires Etrangères et cheffe de l’équipe des négociations, qui a fait la première offre, plus généreuse encore que celle de Barak à Arafat à Camp David. Offre à laquelle, rappelons-le, le chef palestinien avait répondu par le déclenchement de l’Intifada qui fit périr plus de 1000 Israéliens.

En 2008, après près de 270 rencontres entre équipes de négociateurs, Tsipi Livni proposait donc à Abou Mazen la création d’un Etat palestinien sur 92,7% de la Judée-Samarie. Et pour combler la différence, Israël donnerait encore en compensation 3% de territoires répartis dans le Néguev, la Arava, la région du couloir de Jérusalem, et dans le nord du pays. Selon les cartes présentées par Tsipi Livni à Abou Ala, la vallée du Jourdain, par exemple, ne faisait plus partie d’Israël, et Ariel devenait une enclave isolée en territoire israéliens. Les Américains avaient même proposé un « deal » aux deux parties, comme on fait dans un jeu de société: les Palestiniens étaient invités à renoncer à Maalé Adoumim, et Israël renoncerait à Ariel!! Les Palestiniens, comme à l’accoutumée, refusèrent l’offre israélienne.

Vint alors le Premier ministre Ehoud Olmert, pourtant en fin de mandat, et empêtré dans ses scandales judiciaires, qui doublait sa ministre en faisant une nouvelle offre, la plus généreuse jamais faite par un gouvernement israélien: il offrait 93,5% de la Judée-Samarie, plus 5,8% de territoires en compensation, le retour d’une partie des « refugiés », la division de Jérusalem en deux capitales sur une base démographique, et la cession des « lieux saints » – dont le Kotel – à un contrôle international dont feraient partie entre autre 5 pays arabes!!! Comme fait le forain pour appâter le badaud, avec tout cela Olmert offrait en plus un document au nom d’Israël qui « reconnaît la souffrance du peuple palestinien » sans toutefois en « assumer la responsabilité exclusive ». Les Palestiniens refusèrent une nouvelle fois la proposition israélienne.

Merci Abou Mazen, mais le risque existe qu’un jour les Palestiniens cessent de rendre service à Israël de par leur entêtement, et que la partie de poker entamée par différents dirigeants israéliens se révèle alors extrêmement coûteuse.

Une autre question très sérieuse se pose également: comment des dirigeants Israéliens peuvent-ils ainsi négocier dans le plus grand secret, et prendre des engagements aussi graves et risqués au nom des citoyens – voire de tout le Peuple juif – sur des enjeux aussi cruciaux pour l’avenir d’Israël, sans avoir à en référer auparavant à une quelconque instance dans le pays?

 

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mordeh'ai - dans Politique
7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 20:10

par le Dr David Zangen, hôpital universitaire Hadassah de Jérusalem,
pour le quotidien israélien Ma'ariv
Titre original : Dear judge Goldstone, they deceived you, you are wrong
Traduction : Marcel Fafouin BLAIS de Drummondville QC

Date de première publication : 27 octobre 2009

Cher juge Goldstone,

Mon nom est Dr. David Zangen. Je suis consultant en endocrinologie pédiatrique et diabète à l'hôpital universitaire Hadassah de Jérusalem. Plus de 50% de mes patients sont des palestiniens de Jérusalem, de Cisjordanie et de Gaza. Je parle arabe et j’ai initié le premier programme de formation pour les médecins palestiniens dans le domaine de l'endocrinologie pédiatrique. Les médecins formés ont été pleinement respectés et ont été inclus comme premiers auteurs des études que nous avons publiés dans les plus prestigieuses revues professionnelles à travers le monde.

Mais, en même temps, il s’est trouvé que j’étais le médecin hygiéniste en chef de ma brigade durant l’Opération Rempart, à Djénine en 2002. J’étais responsable du traitement médical de nos soldats, mais aussi permettre à l'hôpital de Djénine de fournir des services médicaux complets à la population civile, et j'ai été personnellement impliqué dans de nombreux traitements médicaux que les Palestiniens (y compris les combattants) ont reçus des médecins israéliens.

Pendant et après l'opération, le directeur de l'hôpital de Djénine a été une source de ce qui a été appelé à tort le «massacre à Djénine dans lequel 5000 personnes auraient été abattues. » Cette même personne, le Dr Abou Rali, a également fait valoir qu'une partie de l'hôpital de Djénine a été détruite par les missiles de chars israéliens: « 12 roquettes antichar ont été tirées sur l'hôpital. »

Vous devriez savoir, honorable juge que ces déclarations ont été prouvées et documentées comme étant des mensonges purs et simples, non seulement par des sources israéliennes, mais aussi par Human Rights Watch et d'autres organisations de l'ONU, qui ont dénombrés seulement 52 morts du côté palestinien et 23 du coté israélien. Ces organisations ainsi que des photos de l'hôpital de Djénine n’ont révélé aucune preuve de la destruction dans l'enceinte de l’hôpital à la suite de l'opération.

Ce Dr Abou Rali, directeur de l'hôpital et médecin, ment et incite au Shahids. Il est difficile de croire que l'administrateur d'un hôpital peut donner un tel témoignage de toute évidence faux. Je ne peux le comprendre. Et vous ne pouvez certainement pas le comprendre aussi. Mais, malheureusement, c'est ce qui s'est passé. Même les personnes qui seraient normalement considérées comme des sources fiables deviennent des défenseurs de mensonges flagrants. Tragiquement, la mauvaise conduite morale des médecins de l'Autorité palestinienne n'est pas nouvelle. Le pédiatre, Georges Habache, a envoyé ses terroristes pour tuer des enfants dans les écoles israéliennes, tout comme le chef de file du Hamas et pédiatre, Dr. Abd al-Aziz Al-Rantissi, Ainsi que le pédiatre, le Dr Mahmoud Zaher, qui continue à encourager le lancement depuis Gaza de roquettes visant des écoles israéliennes.

Cher juge Goldstone, vous devriez être très prudent lorsque ces menteries flagrantes doivent vous servir comme base pour votre rapport. Je suis sûr de votre bonne foi, mais ayant été personnellement témoin oculaire, tant pour les événements de Djénine que pour les reportages médias ultérieurs, et le premier faux rapport de l'ONU, je ne comprends ce qui s'est passé chez vous, comment une personne intègre de votre stature a pu s’associé à un tel rapport rempli de faux.

Voyez un peu, cher juge Goldstone, à votre rapport sur l'incident Fakhura Al sur 5 au 6 Janvier 2009 (paragraphes 651-688). Vous accusez Israël comme responsable du bombardement de l'école de l'UNRWA. Il a fallu deux semaines pour que cette accusation soit retirée. Mais vous, honoré juge, pour obtenir votre seul témoignage, vous êtes retourné auprès des mêmes personnes qui ont répandu mensonges et calomnies au sujet de l'attentat contre l'école. En outre, lors de l'analyse de la scène ou vous affirmez vous-même que vous n'avez pas pu vérifier le nombre de 24 morts et 40 blessés, mais malgré tout, ces chiffres ne vous ont pas paru comme exagérés. Enfin, dans la section «Conclusions factuelles», vous déterminez déjà que 24 personnes ont été tuées et 40 blessées!

Avez-vous, par hasard, essayez de valider ne serait-ce qu’un de ces « détails » pures inventions mensongères favorisant l’incitation ? Avez-vous regardé la chaîne Al-Jazira ou BBC et leurs rapports du jour même de l'événement? Avez-vous essayez de valider votre «Conclusion factuelles» par au moins essayez d’obtenir des graphiques d’admission en salle d'urgence des personnes admises ce jour là ? Avez-vous passé en revue l’identité des «morts» et l'endroit du cimetière où ils auraient été enterrés?

Non, vous ne l’avez pas fait!

En tant que juge, je suis sûr que vous ne cherchiez pas à faire de mal à Israël. J'essaie de croire que vous êtes venu à Gaza, sans préjugés. Mais on s’attend qu’un juge devrait examiner, au moins, pour certains éléments de preuve et de vérification (médias, l'enregistrement en salle d'urgence, des lieux de sépulture, etc), des témoignages et de ne pas accepter des faits "impossibles". Vous vous êtes laissé avoir par des fabrications faites soit par des terroristes ou des médecins comme le Dr Abou Rali de Jenin.

Moi, ainsi que mes collègues en Israël, sommes fiers du service médical qui est donné pareillement à tout être humain sans distinction d'origine, nous sommes aussi fiers d'appartenir à une nation qui est identifiée comme ayant plus de normes morales que d'autres.

Je fais appelle à vous, Cher juge Goldstone. Prenez cet incident Al Fakhura, regardez la couverture médiatique à partir du jour même. Voyez les événements dans leurs contextes. Essayez de vivre un jour avec comme responsabilité, l'existence de cette petite nation de six millions de Juifs menacés en permanence par 300 millions d’arabo-musulmans. Je vous invite à essayer et ne pas tirer des conclusions avec de tels mensonges et des témoignages trompeurs, même ceux-ci proviennent de soi-disant professionnels. Dans le monde moderne, la propagande et les mensonges font définitivement partie de la guerre. Et en tant que juge, vous ne devriez pas servir d'outils pour augmenter la haine et les conflits.

Nous voulons la paix. Nous aimons la paix. Et nous faisons de notre mieux pour lutter pour notre droit d'exister tout en maintenant les plus hautes normes morales, même au prix de nos vies.

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mordeh'ai - dans Tribune libre
7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 20:06

par Jean-Pierre Bensimon, pour Objectif-info,
le 7 décembre 2009

Quelques mois après la célébration solennelle du 20ème anniversaire de la réunification de Berlin, voici que la présidence suédoise veut obtenir les 7 et 8 décembre, lors d’une réunion des ministres des affaires étrangères des 27, une résolution de l’Union européenne reconnaissant Jérusalem comme la capitale de la future Palestine et d’Israël.

Il faut comprendre la portée de cette initiative. Jusqu’à présent les pays européens (et récemment les États-Unis) ont répété jusqu’à plus soif que Jérusalem-Est était une « colonie » d’Israël et qu’ils ne reconnaissaient pas son autorité sur cette partie de la ville. Lors de leurs déplacements dans ce pays, les dirigeants occidentaux ont toujours pris soin de ne pas « entrer » à Jérusalem-Est en compagnie de leur hôtes israéliens. Ils entretiennent dans ce secteur de la ville des « consulats » auprès de l’Autorité palestinienne qui ont toutes les caractéristiques d’ambassades tandis que leurs ambassades en Israël restent inflexiblement rivées à Tel Aviv.

Ce qu’il y a de nouveau, c’est que les Européens ne manifesteraient plus seulement un « souhait » ou une prise de position, laissant à une négociation israélo-palestinienne sur le statut final toute compétence pour trancher cette question. Ils considèreraient avec le projet suédois que Jérusalem-Est est pour eux la capitale du futur état palestinien, et que sur ce sujet la discussion est close. Une nouvelle situation juridique serait ainsi créée. Dans le sillage de cette décision, l’Autorité palestinienne serait fondée à proclamer Jérusalem comme sa capitale et à ouvrir à la négociation uniquement le périmètre de sa nouvelle acquisition. Israël n’aurait qu’à se ranger à cet ukaze ou à se trouver encore un peu plus rejeté dans « l’illégalité » au regard du droit international, une décision « automatique » de l’assemblée générale de l’ONU suivant logiquement la ratification européenne de ce projet.

Il faut rappeler une fois encore un certain nombre de réalités pour comprendre l’émotion presqu’unanimement partagée d’Israël(1) et de la grande majorité des communautés juives dans le monde.

1- L’argument religieux :

La revendication palestinienne sur Jérusalem est fondée sur le fait que la ville serait le troisième lieu saint de l’Islam. Si ce point de vue est retenu par l’Union européenne, il faudrait consentir aux Palestiniens la totalité de la ville. C’est d’ailleurs au nom de la préservation de la mosquée Al Aqsa que les chefs palestiniens ont lancé tout au long du 20ème siècle et dès le début du 21ème des pogroms et des insurrections contre les Juifs d’Israël. C’est parce qu’il estimait que la détermination du statut de la ville revenait à la Oumma dans son ensemble, et non à un simple Palestinien, qu’Arafat refusa à Camp David en 2000 et à Taba en 2001 de signer une paix prévoyant le partage de Jérusalem. Il aurait selon lui signé son arrêt de mort. Et il en a été de même de Mahmoud Abbas face à Ehoud Olmert qui lui faisait une proposition comparable en 2008. Le troisième lieu saint de l’Islam ne se partage pas et l’initiative suédoise n’a aucun sens pour quiconque connaît les ressorts idéologiques des radicaux.

D’autant qu’il n’y a pas le moindre argument sérieux pour étayer cette théorie opportuniste du troisième lieu saint de l’Islam. Jérusalem n’apparaît jamais dans le Coran. Le premier verset de la Sourate 17 proclame « Gloire et Pureté à Celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur [Muhammad], de la Mosquée Al-Haram à la Mosquée Al-Aqsa… », la mosquée Al Aqsa signifiant non « Jérusalem » mais « mosquée lointaine ». En 621, la mosquée Al Aqsa de Jérusalem n’existait pas et elle ne fut construite qu’un siècle plus tard. A l’inverse le Prophète exigea de renoncer à prier en direction de Jérusalem selon la coutume pré-islamique et de se tourner dorénavant vers La Mecque.

La passion juive pour Jérusalem contraste avec ce dédain islamique. Jérusalem est citée 823 fois dans le Livre juif (669 fois comme Jérusalem et 154 fois comme Sion), et d’ailleurs 153 fois dans la Bible chrétienne. La revendication israélienne de faire de Jérusalem la capitale éternelle et unifiée du peuple juif, s’appuie sur cet héritage religieux mais aussi sur un fait politique adjacent : Jérusalem a été la capitale des royaume juifs antiques. Aucun des conquérant ultérieurs n’en a jamais fait sa capitale, et ils ont été nombreux : Babyloniens, Perses, Grecs, Séleucides, Romains, Musulmans, Croisés, Mamelouks, Turcs ottomans, Britanniques, et Jordaniens. Par contre les Juifs n’ont jamais quitté Jérusalem, sauf sous la contrainte, durant de brèves périodes. Il y étaient majoritaires à l’époque moderne, comme l’atteste l’étude menée au 19ème siècle par le vieux Marx.

Selon Daniel Pipes, l’intérêt des musulmans pour Jérusalem-Est est à géométrie variable : il croît quand cette ville revêt une importance politique pour se dissoudre immédiatement après. (2) C’est exactement ce qui se produit depuis que les Arabes ont entrepris d’étrangler tout pouvoir juif dans ce qui est pour eux une terre d’Islam. Mais quand Jérusalem était entre les mains des Jordaniens, elle ne reçut la visite d’aucun notable musulman. Pire encore, les Jordaniens firent en sorte de réduire cette ville au statut de bourgade pour qu’elle ne fasse pas de l’ombre à Amman. La prière diffusée à la radio le vendredi soir n’était pas celle de la mosquée Al Aqsa mais d’une petite mosquée d’Amman.

2 – L’argument politique

Quand ils focalisent leurs demandes sur Jérusalem, les Palestiniens visent plusieurs objectifs.

Lorsqu’ils veulent lancer une insurrection, ils agitent le chiffon rouge de la mosquée Al Aqsa, l’arrière-plan de Jérusalem. Les Juifs prétendent-ils, veulent détruire la mosquée pour reconstruire leur Temple. C’est sous cette bannière qu’ont été déclenchés les pogroms de 1929 qui devaient aboutir à l’éradication des juifs de Hébron, l’insurrection contre le plan de partage Peel (1937/38), l’insurrection et la guerre contre le plan de partage de l’ONU (1947/49) et l’Intifada Al Aqsa d’Arafat en septembre 2000. Il y a quelques mois, le 27 septembre 2009, une tentative de troisième Intifada était lancée par le Sheikh Raed Salah. Alimentée par des troubles bien organisés sur l’Esplanade des mosquées au nom de la destruction d’Al Aqsa, elle a fait long feu, les Palestiniens manquant visiblement de motivation.

La seconde fonction de la revendication palestinienne sur Jérusalem est d’intimider les Occidentaux en faisant de cette ville un enjeu mondial entre l’Occident et le milliard et demi de Musulmans du monde entier. Il semble que Jérusalem ne motive vraiment qu’une très infime minorité des musulmans, même si les chefs politiques et leur organisme suprême, l’Organisation de la Conférence islamique, font corps sur ce sujet.

La troisième fonction de la revendication sur Jérusalem-Est de briser le moral et l’élan collectif des Israéliens. Abbas Ziki, l’ambassadeur de l’OLP au Liban déclarait en avril 2008 qu’avec la perte de Jérusalem, "le moral des sionistes s'effondrera et nous les mettrons dehors de la Palestine." La conservation de Jérusalem comme capitale unifiée d’Israël est d’ailleurs voulue par 80 % des Israéliens et personne dans le monde politique de ce pays n’est prêt à offrir sans négociations Jérusalem Est aux Palestiniens.

Enfin, plus prosaïquement, la demande palestinienne relève d’une stratégie de grignotage (dans la langue palestinienne cela s’appelle la théorie des étapes). En juin 1974, l’OLP est passée du slogan appelant à « jeter les juifs à la mer » à une théorie prévoyant de liquider l’état juif par l’annexion de petits morceaux de territoire et de pouvoir, l’un après l’autre. Le temps de gloire de cette doctrine fut celui des accords d’Oslo, en vertu desquels les stratèges de l’OLP menèrent leur affaire avec succès et obtinrent exactement ce qu’ils désiraient. Arafat fit dérailler ce train qu’il avait lui-même bien lancé avec une Intifada trop ambitieuse qui dessilla enfin l’œil des Israéliens.

La demande actuelle sur Jérusalem-Est, comme celle des deux États, renvoie immanquablement à la stratégie de grignotage, le meilleur indice de la sincérité pacifique palestinienne étant leur reconnaissance de l’état juif. Or ils s’y refusent, comme ils refusent de renoncer au retour des réfugiés, et ils continuent leur politique d’incitation à la haine. Et voila que l’initiative suédoise satisfait merveilleusement leur attente actuelle.

3 – L’argument politicien

Les choses sont dans les faits encore un peu plus compliquées. C’est l’Autorité palestinienne et non le Hamas qui pèse de tout son poids sur la Suède pour faire aboutir la résolution de reconnaissance. C’est que les deux branches palestiniennes se font une concurrence acharnée sur fond de tortures et d’exécutions sommaires. Le Hamas est en passe de remporter une victoire politique majeure en forçant Israël à échanger le soldat Shalit contre des centaines des prisonniers, y compris les fameux prisonniers ayant du sang sur les mains. Ce succès risque de coûter au Fatah de Mahmoud Abbas le reste de légitimité dont il pourrait se prévaloir. Il est donc urgent qu’il remporte avant la libération de Shalit une grande victoire politique. Et bien entendu, cette victoire serait la reconnaissance, sur ses instances, de Jérusalem comme capitale de la future Palestine par l’Union européenne.

Le soutien diplomatique total de la Suède à ce projet renvoie inévitablement aux préjugés détestables qui dominent ce pays. L’antisionisme est en Suède un véritable trait d’union nationale, assis sur une peur maladive de l’Islam (et des musulmans très agressifs qui y vivent) et un antisémitisme affleurant. C’est en Suède qu’on célébrait par des affiches dans le métro et par une grande exposition la terroriste Hanadi Jaradat, trois mois après son forfait qui fit 22 morts civils dans un café d’Haïfa en octobre 2003. C’est la Suède qui se retirait en mai 2006 d’un exercice aérien européen parce qu’Israël y participait. Ce sont les autorités gouvernementales qui ne voulurent pas se démarquer depuis août 2009 des affirmations du grand quotidien suédois Aftonblatt, prétendant qu’Israël prélevait et vendait les organes des Palestiniens.

Si l’Union européenne votait la résolution suédoise, elle romprait avec sa politique traditionnelle visant à encourager un processus négocié entre Israéliens et Palestiniens. Elle renoncerait dans la foulée à toute influence au Proche Orient. Israël ne céderait pas car il ne peut pas céder. La division de Jérusalem rencontre l’opposition de l’opinion, surtout si elle est imposée de l’extérieur. Du point de vue de sa sécurité, Israël ne peut pas renoncer au contrôle de la ville, au risque de voir ses citoyens et ses institutions à portée d’armes légères des Palestiniens, ne parlons pas des armes lourdes. De plus Jérusalem est aujourd’hui une ville unifiée, dont les services essentiels sont intégrés : eau, électricité, téléphone, égouts. On ne revient pas facilement sur ce genre de situation et on observe que dans le monde il n’y a plus de grande capitale divisée.

Il appartient aux Israéliens de prendre en toute souveraineté leurs décisions sur Jérusalem et d’en assumer les conséquences. Ce qui est sûr, c’est qu’une assemblée de ministres européens se ridiculiserait si elle statuait, à plusieurs milliers de kilomètres de distance, à l’initiative de son membre le plus lié à l’islamisme radical, du sort d’une ville dont l’héritage culturel et religieux est si immense.


Notes

(1) Il est vrai qu’un certain Yossi Melman a pu écrire le 6 décembre dans le fameux Haaretz un libelle intitulé : « Israël doit renoncer à Jérusalem comme capitale » http://www.haaretz.com/hasen/spages/1132946.html
(2) “The Muslim Claim to Jerusalem” Middle East Quarterly Septembre 2001 http://www.danielpipes.org/84/the-muslim-claim-to-jerusalem
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mordeh'ai - dans Politique
7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 19:54

Les palestiniens se plaignent du boycott anti-Israël !

Le Secrétaire général de la Fédération des Syndicats des travailleurs palestiniens (PFGTU) a déclaré à une délégation de TULIP que son organisation n’était pas intéressée par le boycott d’Israël. A l’occasion d’une journée de réunions à Naplouse, Shaher Sa’ed s’est exprimé devant les représentants de sept syndicats, en affirmant que sa première priorité était d’aider les travailleurs palestiniens et que la Fédération des Syndicats n’avait jamais approuvé la politique générale de boycott.


Sa’ed a consenti le soutien de la Fédération au boycott de la production en provenance des implantations, tout en mettant en balance le fait que cela nuirait davantage que cela ne servirait les intérêts des 30.000 Palestiniens qui y sont régulièrement employés.


Si le boycott fonctionnait rien qu’un peu, nous n’aurions plus rien à manger, plus de quoi payer l’électricité ou le gaz pour faire à manger. Il faut être réaliste, un boycott d’Israël et des produits fabriqués dans les colonies est ce qu’il y a de pire pour nous, palestinien” a t-il affirmé avant de renchérir; “c’est comme ceux qui fabriquent les maisons des israéliens dans les colonies, ils sont bien content d’avoir de quoi vivre. On voit jamais l’argent de notre gouvernement alors que celui des israéliens il est bien là.

Les salaires sont corrects et personne ne se plaint. Entre nos employeurs et nous, c’est la paix alors je ne comprend pas pourquoi on veut nous enlever le pain de la bouche avec ce boycott… Voilà quelque chose qu’on ne connaît pas ici. Boycott… Surtout pas!


Ca a le mérite d’être clair… Mais le message sera t-il suivi par les antisémites et par ceux qui nient à Israël le droit d’existence
?

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mordeh'ai - dans Société
6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 08:29
Samedi 5 décembre 2009
Par Claude-Gérard MARCUS

L'utilisation de certains termes modifie parfois la réalité. Tel est le cas des mots utilisés dans le Conflit du Proche Orient à propos des "implantations israéliennes" en Cisjordanie, qualifiées de colonies et de la construction dans certains secteurs arabes de Jérusalem où l'on parle aussi de colonisation.

Si la multiplication des implantations en Cisjordanie peut évoquer des tentatives de colonisation , le problème de Jérusalem est tout autre puisqu'il s'agit de l'annexion officielle de l'ensemble de la Ville de Jérusalem annoncée par le gouvernement israélien après la Guerre des Six Jours.

Quoi, une annexion, quelle horreur ! Et ceux qui disent celà semblent oublier que bien des conflits ont vu les Vainqueurs annexer sans hésitation les territoires conquis par la force des armes, et personne ne s'en est offusquer.

En Europe, même, qui mettrait en question le caractère polonais de Poznan, qui est l'ancienne ville allemande de Posen ? Qui contesterait le caractère russse de Kaliningrad qui s'est substituée à la ville prussienne de Koenisberg ?

Notre pays, lui-même, s'est agrandi à coup de victoires militaires ou de mariages royaux, avant que la Révolution française n'agrandisse son territoire le fusil à la main.

Même si l'on admet que parvenir à une paix réelle entre les Israéliens et les Palestiniens peut entraîner l'installation sur une partie de Jérusalem de la capitale de l'Etat palestinien, cela n'entraîne pas l'oubli du passé.

En 1948, après le vote de l'ONU partageant la Palestine sous mandat britannique en un Etat juif et un Etat arabe - ce qui fut accepté par les Juifs et refusé par les Arabes - les armées des pays arabes environnant sont passées à l'offensive en vue de détruire l'Etat juif naissant. Cette guerre s'est soldée par un échec pour les arabes sauf sur un point, Jérusalem. Les Juifs qui tenaient la ville durent l'abandoner après un siège long et douloureux. Le royaume Hachémite de Transjordanie s'emparait de la Cisjordanie (sans tenir compte du projet d'Etat palestinien) et annexait purement et simplement Jérusalem, sans entraîner la moindre réaction dans le monde.

De 1949 à 1967, le Royaume de Jordanie administrait la Ville, sans en faire sa capitale et faisant peu de cas de son statut de Ville sainte de l'Islam, dont on parle tant aujourd'hui. Quant aux Juifs,ils avaient été chassés et ne furent même pas autorisés à venir prier sur les lieux Saints du Judaïsme - sans que celà ne choque les "bonnes consciences". Les Israéliens eux développaient à l'Ouest, la Ville moderne de Jérusalem.

Lorsque éclata la "Guerre des Six Jours" , le conflit, à ses débuts n'incluait pas la Jordanie. Mais cédant aux demandes de l'Egypte , la Jordanie entrait en guerre malgré les appels des Israéliens et notamment Moshe Dayan, qui demandait aux Jordaniens, de ne pas intervenir. La débacle des armées arabes permit aux israéliens d'occuper toute la Cisjordanie et Jérusalem.

Après la Victoire, un appel fut lancé aux pays arabes : reconnaissez Israêl et nous vons rendronss les territoires que nous avons occupés. Les Pays arabes se réunirent à Khartoum, prononçant les Trois NON ! Pas de reconnaissance, pas de négociations, pas d'accord.

C'est à la suite des NON de Khartoum qu'Israël commença a développer une politique d'implantations et annexa officiellement Jérusalem Est à Jérusalem Ouest. Ce rappel de l'Histoire montre que la question de Jérusalem n'est pas unesimple histoire de colonisation".

source cgmarcus.over-blog.net
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mordeh'ai - dans Histoire
5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 18:31

 

Voilà le syndrome des “malades palestiniens” qui veulent entrer en Israël pour se faire soigner… Cette jeune femme âgée de 21 ans avait demandé à entrer en Israël pour recevoir des soins médicaux. Après qu’un couteau eut été détecté dans son sac, une équipe de sécurité procède à la fouille de ses effets personnels. Elle profite alors d’un moment d’inattention des fonctionnaires israéliens pour sortir un second couteau qu’elle dissimulait, et pour poignarder un des policiers dans les côtes. Edifiant

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mordeh'ai - dans Sécurité
4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 21:27

par Fiamma Nirenstein, pour Il Giornale, le 2 décembre 2009 
Titre original : L’Europa vuol dividere Gerusalemme in due per regalarla agli arabi

Traduction et adapté par  : Danielle Elinor Guez

Voici la proposition de la Suède, qui assure la Présidence de l'Union Européenne :
« une ville, deux capitales ». C'est une façon de reconnaître l'État palestinien et de déchaîner la guerre.

Les risques - il est difficile d'imaginer que ceux qui pratiquent la charia pourront administrer ces lieux de manière libérale.

Étant donné que son mandat à la Présidence de l'Union Européenne se termine le 1er janvier, la Suède est très pressée d'aboutir à des résultats éclatants en poussant l'UE dans la voie du « palestinisme » le plus exacerbé. Le ministre suédois des Affaires Étrangères, Carl Bildt, celui qui a refusé de condamner l'article du quotidien Aftonbladet accusant les soldats israéliens de tuer des Palestiniens pour faire le commerce de leurs organes, vient de mettre au point un document révélé hier par le journal israélien Haaretz. Il sera présenté la semaine prochaine à la réunion des ministres des Affaires Étrangères des 27 pays de l'UE : l'Union Européenne va proposer que Jérusalem soit divisée en deux, avec une capitale israélienne et une capitale palestinienne.

Voici comment l'Europe résout une des questions les plus délicates du monde : un document qui est une épine dans le pied d’Israël mais fait plaisir aux Palestiniens et n'apporte rien de concret. Il semble que l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne s'y opposent alors que la France et l'Angleterre l’approuvent. C’est à cause de ce genre de pratiques répétées que l'Europe n’a pas de poids politique au Moyen-Orient. Il s'agit de la conclusion hâtive d’une négociation qui n'a pas encore débuté et qui a déjà avorté mille fois.

Comme vous le savez, deux jours auparavant, Netanyahu avait justement déclaré que les constructions dans les implantations seraient gelées pendant 10 mois pour montrer aux Palestiniens la volonté d'Israël de s’asseoir à la table des négociations. Ce document de l'UE est un geste méprisant, un peu comme l'attitude de la nomenclature arabe qui dit qu'elle espère que cette initiative mènera à des mesures plus significatives pour la paix. Voici que l'Union Européenne promet Jérusalem à une Autorité divisée entre le Fatah et le Hamas sans que les Palestiniens n’aient même accepté de revenir à la table des négociations ; elle demande que les Palestiniens puissent à nouveau utiliser des sites qui ont servi, comme l'Orient House, à des organisations politiques ayant eu un rôle très violent ; elle oublie que la gestion jordano-palestinienne de la ville n'a jamais garanti la liberté religieuse à tous, à la différence de la gestion juive. Elle ignore que le choix de diviser Jérusalem, s'il n'est pas accompagné d'une quantité de précautions, de garanties de sécurité et de garanties religieuses, de la délicate gestion du Mont du Temple et de toute une série d'autres sites, déclencherait un grand désastre et une guerre permanente.

En un mot, il est difficile d'imaginer une gestion libérale d'une ville multiculturelle comme Jérusalem de la part d'un État qui pratiquerait la charia. Les Israéliens disent qu'une initiative inconsidérée empêcherait, pour qui sait combien de temps, la reprise de sérieux pourparlers de paix. Ils pensent que la Suède agi ainsi pour provoquer une polémique. On n’a pas le droit d’être naïf sur des problèmes aussi graves : il ne faut pas oublier qu’Ehoud Barak à Camp David avait déjà accepté de diviser Jérusalem au profit d’Arafat et que, non seulement cela n'a pas apporté la paix, mais au contraire déclenché les pires affrontements entre Israéliens et Palestiniens : l'Intifada des attentats suicide. Arafat a dit à l’époque qu'il était impossible d'accepter une quelconque division de Jérusalem parce que le monde arabe ne l'accepterait pas. « Ce serait ma fin », avait-il ajouté.

La division de Jérusalem créerait une agitation meurtrière dans le monde islamiste extrémiste qui y verrait un signe d’arrivée de la bataille finale. Le document que la Suède a l'intention de soumettre à l'approbation de l'UE est le choix de Salam Fayyad d'une déclaration unilatérale d'un État palestinien, alors qu'il est évident et également prévu par la résolution 242 de l'ONU, que sans une accord définitif sur les frontières, sur la sécurité et sur l'économie, sur la fin de l'incitation à la violence et sur l'abandon de la volonté d’effacer l'État d'Israël de la carte, le futur État palestinien n'a pas d’avenir. Sans négociations, Israël n'acceptera jamais de partager Jérusalem avec les Palestiniens. En tirant [des roquettes] depuis chaque centimètre de terre libéré à Gaza, ils ont compromis l’idée d'un retrait territorial unilatéral.

Les deux tiers des 750 000 habitants de Jérusalem sont Juifs : ils n'ont pas envie de se retrouver sous le feu ennemi dans une rue voisine sans garanties. Qu'ils soient de droite, ou de gauche d'ailleurs, la capitale reconnue ou non du reste du monde incarne l’identité des Israéliens, leur identification à la Bible, à la grande histoire du roi David, à la gloire du 1er et du 2ème Temple, et au fait d'avoir réussi à survivre aux guerres qui se sont succédés depuis 1948. Les Arabes avaient toujours reconnu ce droit d’aînesse, malgré l'importance pour l'Islam de la ville et des belles mosquées qui se dressent sur le Mont du Temple qui est dans la religion musulmane l'endroit depuis lequel Mahomet s'est envolé vers le ciel. Puis est venu Arafat qui a propagé des inventions médiatiques qui survivent jusqu'à aujourd'hui, niant toute racine juive de Jérusalem.

Maintenant, tant que les Palestiniens ne reconnaissent que les Juifs sont nés à Jérusalem, il est inutile que Bildt se donne du mal : Israël n'acceptera de faire des concessions à ceux qui nient son identité. L'accord n’interviendra qu’à une table de négociations. Peut-être. Et si cela arrive, même sans l'accord des Européens.


 
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mordeh'ai - dans Politique
3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 10:55
Par  Ron Friedman
30.11.09
 

A l'heure où le soleil décline sur le sud de la Galilée, Gaï Douabe, 19 ans, se prépare pour sa nuit de guet. Pendant que les jeunes de son âge profitent des dernières belles soirées de la saison pour sortir boire un verre, allumer un feu de bois sur la plage ou se détendre simplement devant la télévision, Douabe passera les neuf prochaines heures dans un abri isolé, sans air conditionné ni eau courante, surplombant d'immenses étendues de prairies. Sa mission : scruter la nuit, à l'affût du moindre bruit ou mouvement suspect avec, pour seule compagnie, deux chiens qui ont élu domicile dans le poste d'observation de Sando, situé à cinq kilomètres au nord-ouest de Nazareth.

Des vaches paissent dans un élevage de Galilée. Chaque kilomètre de clôture coûte 22 000 shekels.
Photo: Ron Friedman , JPost

Douabe est l'un des bénévoles de plus en plus nombreux du groupe Hashomer Hahadash (les nouveaux gardiens). Chaque nuit, d'autres jeunes comme lui investissent des postes d'observation nouvellement établis aux sommets de collines, afin de préserver les champs et les prairies d'élevage juifs des actes de sabotage, de vol ou d'intimidation.

Leur objectif ? Rendre la vie à nouveau supportable aux agriculteurs et éleveurs de la région, qui souffrent depuis des années de ces incursions nocturnes commises par des malfaiteurs des environs. Maintenir une présence physique pour réaffirmer : cette terre nous appartient et nous avons bien l'intention de la garder.

Le fondateur et dirigeant de l'Hashomer Hahadash, Yoël Zilberman, 25 ans, teint hâlé et stature de combattant d'élite - ce qu'il était encore il y a peu, pourrait poser pour une publicité vantant les mérites de la vie au grand air. Né au Moshav Tzipori tout proche, il représente la troisième génération d'une famille d'éleveurs de bétail. Le poste d'observation de Sando, situé sur une terre appartenant à sa famille, porte le nom de son grand-père. C'est là qu'est née l'idée des Nouveaux Gardiens et que le mouvement a démarré.


Comme au temps du yishouv

"Mon père exploite dans ces collines 5 000 dunams (1 200 acres), que l'Etat lui loue à bail. De quoi fournir des pâturages à 400 têtes de bétail. Il y a trois ans, il a failli tout abandonner. Il ne supportait plus les attaques et infiltrations nocturnes des bergers bédouins du village d'en face", explique Yoël. "Voilà des années que cela dure. Je me souviens que, quand j'étais petit déjà, ils lançaient des pierres sur mon père et mon grand-père." En voyant son père prêt à vendre son troupeau et changer de métier, Yoël a compris qu'il devait faire quelque chose. A l'époque, il était encore à l'armée ; il a parlé de la situation à ses supérieurs, qui l'ont libéré provisoirement pour lui permettre d'aller défendre les terres de sa famille.

"On ne contrôlait plus rien", raconte-t-il. "On retrouvait parfois des arbres débités et des champs brûlés. Des gens recevaient des menaces et certains étaient même victimes d'agressions. C'est là que j'ai commencé à passer mes nuits là-haut."
"Au début, je m'abritais dans un vieux conteneur", poursuit-il. "Plus tard, nous avons construit cet abri et tout ce que vous voyez là." Il désigne une petite cabane de bois, ainsi qu'un jardin potager en mauvais état. Sur le côté, un carré recouvert d'une large bâche procure de l'ombre à quelques chaises. "Vous trouvez peut-être tout cela un peu bizarre", continue Yoël. "Mais pour moi, on en revient toujours aux paroles de Hassan Nasrallah [le chef du Hezbollah] après le retrait israélien du Liban, en 2000." Dans un discours, le dirigeant chiite avait déclaré qu'Israël jouissait certes d'une supériorité militaire, mais que ses citoyens ne possédaient pas la ténacité et la résolution nécessaires pour défendre leurs intérêts nationaux. Pour Yoël, il ne s'agit donc pas seulement d'une bataille personnelle, mais aussi et surtout d'un combat pour préserver le caractère du pays. Voilà pourquoi, déterminé à réagir, il a lancé le mouvement Hashomer Hahadash, nommé ainsi en hommage aux premiers Shomrim (gardiens) qui protégeaient les fermiers du Yishouv des attaques de leurs voisins arabes.

A cette époque, la Galilée était une région faiblement peuplée de l'empire ottoman, rattachée à la vilayet (province) de Beyrouth. Sa population se composait d'Arabes chrétiens, d'Arabes musulmans, de Druzes, de Circassiens et de Juifs. Ces derniers étaient organisés en petites communautés agricoles très dispersées et privées d'une direction apte à assurer leur cohésion, de sorte qu'ils ne pouvaient compter que sur eux-mêmes pour assurer leur sécurité. Les "Shomrim" d'alors patrouillaient à cheval champs et pâturages et pourchassaient les chapardeurs et les saboteurs. Pour les fondateurs du groupe, rescapés des pogromes d'Europe, il fallait que les Juifs du futur Etat d'Israël sachent se défendre. Premiers Juifs du Yishouv à prendre les armes, les Shomrim sont ainsi devenus les symboles de l'indépendance juive moderne et leurs fondateurs, de véritables légendes. C'est l'un d'eux, Alexander Zaïd, que l'Hashomer Hahadash a choisi comme emblème : l'image de cet homme à cheval représente l'organisation.


De l'idéologie de garder un héritage juif

"J'ai planté un drapeau israélien au sommet de la colline et les gens sont peu à peu venus me rejoindre", raconte Yoël. "Avec eux, ils amenaient leur histoire." Par exemple, celle du kibboutz Kfar Hanassi, qui a fini par céder une partie de ses terres à la suite d'attaques de ses ouvriers agricoles, de bétail volé ou retrouvé mort, de stocks de nourriture pour bétail et de terrains agricoles incendiés. Ou celle d'Amir Engel, un berger de Tel Adashim tué par des hommes du village arabe voisin Tamra, ou de Motti Peretz, dont la voiture a été prise en embuscade et criblée de jets de pierres alors qu'il se trouvait dans sa propriété, près de Turan.

"Nous nous sommes aperçus que le phénomène était bien plus répandu que nous ne le pensions", explique Yoël. "Nous avons appris que beaucoup de Juifs finissaient par vendre des terres aux Arabes, qui les achetaient grâce à des fonds venus de l'étranger. Nous avons également découvert que des agriculteurs et des chefs d'entreprises payaient un droit de protection, afin d'épargner leurs terres et leurs biens du vandalisme et des vols. Ce qui se passe ici exige donc une présence constante. Pour contrôler un territoire, il faut y être physiquement.
" L'Hashomer Hahadash compte actuellement 250 bénévoles, dont chacun assure de 7 à 28 nuits de garde par an. Ils se répartissent sur quatre postes de guet, dont trois en Galilée et un dans le Néguev, tous situés sur des terres appartenant à des agriculteurs.  lire la suite

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mordeh'ai - dans Société
2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 15:58
Par Laurent Zecchini


Si Israël était menacé de destruction, faudrait-il qu’il ait recours à l’”option Samson” ?
A cette question, posée par Gil Kopatch et Shani Keinan, producteurs d’un film pas encore diffusé retraçant sa vie, le président israélien, Shimon Pérès, répond avec une surprenante franchise : “L’objectif de ces réacteurs [nucléaires] est d’empêcher la destruction [d'Israël], et jusqu’à maintenant, cela a bien fonctionné. J’espère que cela continuera à fonctionner à l’avenir.”

L’”option Samson” est un secret de Polichinelle jusque-là bien gardé : la capacité d’Israël à utiliser ses armes nucléaires. Dans la Bible, Samson fait s’écrouler les colonnes du temple philistin, dont le toit écrase ses ennemis et lui-même. L’Etat juif n’a jamais admis posséder l’arme atomique. Il a appliqué une doctrine dite d’“ambiguïté nucléaire”. Les propos de M. Pérès, qui ont été publiés par le quotidien Yediot Aharonot, ne laissent pas grand-chose de cette “ambiguïté”. Est-ce une indiscrétion calculée au moment où la perspective d’un Iran doté d’armes nucléaires se renforce ? Toujours est-il que, dans ce film, le président israélien raconte avec des détails inédits la genèse de l’aventure nucléaire dans laquelle s’est lancé l’Etat juif dans les années 1960.

“LEUR DOUTE EST NOTRE FORCE”

Shimon Pérès est l’un des architectes du programme nucléaire israélien, qui s’est développé avec deux centres de recherche nucléaires : celui de Sorek (près de la ville de Yavneh, au sud de Tel-Aviv), et celui de Dimona (dans le Néguev, au sud-est de Bersheba). C’est David Ben Gourion, le fondateur de l’Etat d’Israël, qui a pris la décision initiale. “Au début, explique Shimon Pérès, il pensait que ce pourrait être une source d’électricité, pour un usage civil. On lui a dit que nous avions des matériaux radioactifs dans les sources chaudes du lac de Tibériade.”

Tous les scientifiques de l’époque, sauf un, étaient contre, ainsi que les chefs du Mossad (le renseignement extérieur) et de l’armée. Ils pensaient que “le monde ne laisserait pas faire” Israël, et qu’un tel programme nucléaire assécherait les finances de l’Etat. Finalement, celui-ci a été lancé grâce à une souscription financière.

“Au bout du compte, je crois que nous avons recueilli 100 millions de dollars pour construire les réacteurs, ce qui doit correspondre à plus de 1 milliard de dollars d’aujourd’hui”, indique Shimon Pérès. Le président israélien explique que, à l’époque, il en était arrivé à la conclusion qu’Israël devait se lancer dans le nucléaire, parce que “cela pouvait être la seule compensation à la petite taille” du pays.

“Ma conclusion, indique-t-il, était que nous ne pouvions pas changer la volonté d’attaquer, mais que nous pouvions changer la capacité d’attaquer. En d’autres termes, nous pouvions créer ce qu’on appelle la “dissuasion”.”

 “Nous devions créer cette dissuasion que les autres n’avaient pas”, ajoute-t-il. Sans jamais parler d’“arme nucléaire”, Shimon Pérès précise qu’il a été décidé de construire le réacteur de Sorek dans la transparence, alors que celui de Dimona a été construit secrètement.

Le président israélien répond enfin à la question de savoir ce qu’est exactement l’option nucléaire : “C’est le fait que la plupart de nos voisins, qui veulent nous détruire, croient qu’Israël a la capacité de les détruire. Leur doute est notre force.”

Selon l’organisme réputé Arms Control Association, Israël disposerait aujourd’hui d’un arsenal nucléaire compris entre 75 et 200 armes. Celles-ci, selon plusieurs experts, pourraient être utilisées avec trois vecteurs différents : les missiles balistiques israéliens Jéricho; des avions de combat à capacité nucléaire F16 et F15; enfin, des missiles tirés par les trois sous-marins de la classe Dolphin dont dispose l’Etat juif.
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mordeh'ai - dans Sécurité
2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 10:37

mercredi 2 décembre 2009,
par  Myriam Ambroselli
pour un Echo d'Israel


L’eau est un enjeu déterminant pour Israël dont le climat général se caractérise par une grande aridité : les pluies —à peu près inexistantes d’avril à septembre— tombent en quantité satisfaisante essentiellement que dans les régions montagneuses. Galilée et Golan sont le château d’eau d’Israël. Le reste de pays subit un climat semi-aride ou aride, avec 50 à 250 millimètres de pluie par an en moyenne... Avec des réserves renouvelables estimées à 2,4 milliards de m3 par an, et une consommation annuelle de plus de 3 milliards de m3, le déficit hydrique se creuse d’année en année en Israël. Cet hiver, on attend la pluie plus que jamais et des mesures sérieuses sont prises pour sensibiliser la population à la rareté de l’eau et à ne plus la gaspiller.


Le pays en manque d’eau

La consommation en eau est déficitaire : la population augmente, et l’eau devient une denrée rare. Le pays dispose de peu de réserves. Les principales sources d’approvisionnement sont le Jourdain, petit fleuve frontalier d’environ 300 km qui prend sa source dans le mont Hermon et qui se jette dans la mer Morte avec un débit d’environ 1,2 km3/an, alimenté par des sources et des affluents du Liban, de Syrie, de Jordanie et d’Israël et les deux aquifères qui fournissent plus du cinquième des ressources : l’aquifère de montagne se situe sous les collines de Judée-Samarie et sous Israël et dispose d’environ 660 millions de m3/an, et l’aquifère côtier, étiré d’Haïfa à Ashkelon en passant par la bande de Gaza, avec une capacité d’environ 300 millions de m3/an. Et ensuite, le lac de Tibériade.

Le lac de Tibériade, source principal d’approvisionnement en eau douce d’Israël et également des Territoires Palestiniens et de la Jordanie, est arrivé à un niveau critique avec 213 mètres au-dessous du niveau de la mer Méditerranée. Il manque 4 mètres et 27 cm à ce jour pour atteindre le niveau normal. Nous sommes aujourd’hui au-dessous de la ligne rouge, ligne de démarcation des eaux qui précède de peu la ligne noire, point de non-retour : au-delà de cette ligne, continuer le pompage du lac conduirait à des conséquences très graves et irréversibles, par exemple aviver les sources chaudes saumâtres qui débouchent dans les fonds. Israël doit cependant continuer de faire face à une augmentation de la consommation de l’eau due à l’accroissement de la population, sachant qu’à l’heure actuelle chacun utilise en moyenne entre 100 et 230 litres d’eau par jour : 35% pour les toilettes, 20% pour boire, cuisiner et faire la vaisselle, 35% pour se laver, 10% pour laver le linge et arroser le jardin.

Le problème fondamental n’est pas seulement lié à ne mauvaise politique de gestion, de consommation ou de partage des eaux. Le problème est avant tout météorologique. La diminution de l’eau est un phénomène mondial du au réchauffement de la planète. Cependant, selon les experts, après quatre ans de sécheresse en Israël, il y a moins de 2% de chance que la sécheresse continue. Les prévisions pour cet hiver sont plutôt positives, et déjà confirmées semble-t-il par la pluie qui est tombée depuis un mois et demi sur le pays.

Il est temps qu’il pleuve : avec ces quatre années de sécheresse, Israël est entré dans « une grave crise de l’eau » selon l’expression du ministre de l’agriculture Shalom Simhon. En effet, pour le secteur agricole, le problème de l’eau est crucial. Pourtant, Israël a toujours été à la pointe de l’utilisation des eaux dans ce domaine : les techniques modernes d’irrigation au compte-goutte ont été inventées en Israël et aujourd’hui, des compagnies israéliennes comme Netafim exportent des systèmes d’irrigation dans le monde entier. Pour économiser l’eau, on emploie aussi les eaux usées pour l’irrigation. Autant de systèmes très efficaces mais avant tout, on a besoin qu’il pleuve. D’autant plus qu’aujourd’hui l’agriculture israélienne utilise 500 millions de mètres cubes d’eau potable et autant d’eau usée et recyclée. A l’heure actuelle, le pays prévoit d’utiliser pour l’agriculture le moins d’eau potable possible et de privilégier l’emploi des eaux usées.


Prises de conscience et mesures
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