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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 10:16

les fluctuations monétaires deviennent un casse-tête pour les entreprises israéliennes.

Par Jacques Bendelac à Jérusalem -

shekel Au moment où la France et l’Allemagne demandent à Bruxelles de défendre l’euro en danger, le shekel fait preuve d’une insolente bonne santé. Mais une monnaie forte peut aussi être un handicap; l’affaiblissement de l’euro fait pressio…Permalink Lire la suite

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mordeh'ai - dans Revue de presse
8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 09:44

 Par Jacques Kupfer

Président du Bloc National des Juifs Francophones

http://www.israel7.com/wp-content/uploads/2010/05/snan.jpg

07/05/2010

Des « députés » arabes accompagnés de « citoyens » israéliens musulmans vivant en Israël se sont rendus à Tripoli à l’invitation du loufoque et sanglant dictateur local. Invités par Mouammar Kadhafi, ils ont reçu de sa part des conseils pour en terminer avec l’Etat sioniste et assurer la victoire arabe sur les Juifs israéliens. Apres avoir goûté aux délices tripolitains, ces arabes sont revenus en Israël.

Il n’y a rien de plus normal que de voir ces individus dans un état arabe ennemi d’Israël. Comme l’a affirmé le député bédouin de la Knesseth, As Sana, après avoir remercié le dictateur pour son hospitalité, « il n’y a rien de plus naturel que des arabes qui se rendent en Libye car ils partagent la même nation, la même culture et le même langage ».

As Sana a tout a fait raison et il est indispensable de tirer les conclusions qui s’imposent de sa propre déclaration. Les arabes encore détenteurs d’une carte d’identité israélienne peuvent et même doivent rejoindre leur « nation » en Libye ou ailleurs, développer ce qu’ils appellent leur « culture » et pratiquer leur « langue commune ». L’inadmissible est qu’ils en reviennent et siégent dans notre Parlement. Les autoriser à voter pour la Knesset puis à voter à la Knesset falsifie toutes les règles démocratiques. Puisque As Sana appartient à la nation libyenne, qu’il rejoigne les déserts tripolitains avec famille, amis et troupeaux. Il confirme dans un moment d’exaltation panarabe qu’il n’y a donc pas de peuple palestinien distinct, de langue propre et bien entendu pas de culture palestinienne si tant est que l’on puisse parler de culture concernant les Djihadistes arabes.

INTERDIRE LE RETOUR

Il est vrai qu’il devrait abandonner sa splendide villa aux portes de Beer Shevah et cesser de bénéficier des égards bienveillants que nos medias télévisés lui accordent. Il est probable que lui-même, les Tibi et consorts ne pourraient plus s’exprimer avec leur hargne habituelle à l’égard des autorités arabes libyennes. Mais puisqu’ils ont la même

« culture », ils devraient s’en accommoder.

Pourquoi notre gouvernement continue à tolèré ces excès, ces actes d’entente avec l’ennemi? Combien de temps encore notre démocratie ressemblera à un masochisme effréné et dangereux? Pense-t-on encore vraiment dans les cercles politiques que cette hyper tolérance nous vaudra les applaudissements des Kouchner et autres Daladier occidentaux?

La seule mesure respectable et conforme à notre dignité nationale eut été de leur interdire le retour en Israël.

En fait je leur aurais rajouté quelques dizaines de personnages supplémentaires pour accompagner leur retour vers leur « nation ». Imaginons quelques bus dans lesquels nous placerions les Naturei Karta qui ont osé brûler notre drapeau national le jour de l’indépendance et qui par erreur dramatique se prétendent Juifs. A leurs côtés nous pourrions placer tous ces intellectuels de « Chalom Akhchav » et leurs acolytes financés par des fonds étrangers pour saper de l’intérieur notre détermination et notre volonté sioniste. Enfin pour rester dans notre tradition démocratique, j’aurais doté ces groupes d’un media qui les suivrait pour un aller simple: le plus grand journal arabe en langue hébraïque, Haaretz.

EN BUS CLIMATISES

Bien entendu, afin d’éviter les protestations et problèmes moraux avec les tenants de « Jcall- street », les bus devront être climatisés!

Le monde entier a fêté la journée de la terre pour purifier l’atmosphère et répondre au souci écologique universel.

Vivement une journée de ma Terre, d’Erets Israël débarrassée des scories, des traîtres, des renégats et où régnera enfin, dans sa diversité, la véritable ferveur juive sioniste. L’écologie nationale serait gagnante.

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mordeh'ai - dans Réflexions
7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 10:17

06/05/2010

Freddy Eytan

Pour Le CAPE de JERUSALEM

 

Voltaire avait raison de dire que le "philosophe est l'amateur de la sagesse et de la vérité". Toutefois, il ne demeure qu'un amateur rationnel de la nature et de la théorie de l'action humaine. Dans un monde où les civilisations se déchirent, dans une région où le fanatisme religieux l'emporte et la loi de la jungle est déchainée, il n'y pas de place à la sagesse et à l'esprit cartésien. L'appel à "la raison" orchestré par des philosophes et intellectuels européens à Bruxelles n'est en fait qu'une bombe médiatique qui a éclaté dans un épais écran de fumée. Cet appel cache une manipulation idéologique flagrante et tente de monopoliser le débat sur la solution d'un conflit douloureux qu'Israéliens et Palestiniens endurent voilà déjà plus de six décennies. La méthode employée par ces intellectuels rappelle celle des bolchéviques, c'est-à-dire celle de la pensée unique. Une certaine gauche juive est en détresse. Elle est désemparée parce qu'elle rate à chaque fois les rendez-vous de l'Histoire. En déconfiture, en perdition et complexée, elle se recherche, tente de serrer les rangs mais elle est dépassée à chaque fois par les événements en cours, et par maladresse et précipitation, elle perd le contrôle dans le temps et dans l'espace.

Nous saluons toute initiative pour la paix à condition qu'elle soit transparente et sincère. Ce n'est pas le cas du J'call. Etre né Juif est un grand privilège, mais pour autant, cela ne permet pas de critiquer Israël devant chaque tribune à l'étranger, ou donner des leçons de morale à un gouvernement de droite sans observer toute la réalité sur le terrain et comprendre tous les enjeux. La réunion de Bruxelles a été organisée par des mouvements et organisations connus pour leur opinion et leur agenda. Ils sont financés par des institutions européennes dans un seul but d'exercer des pressions sur l'Etat juif. Les intellectuels juifs européens n'ont pas participé à la construction de notre Etat ni à nos guerres, ni à nos combats quotidiens pour survivre. Dans leur majorité, ils brillent par leur absence dans les réunions et les colloques sionistes. Ils s'abstiennent de signer des pétitions ou des appels musclés contre le Hamas, le Hezbollah ou les ayatollahs iraniens. Par contre, ils sont toujours présents et s'arrachent le micro pour accuser le gouvernement israélien d'immobilisme et de saboter la paix.

Le débat est donc tronqué volontairement et la démarche, malgré les bonnes intentions de certains, joue en réalité en boomerang contre nous, mais aussi contre eux. C'est bien de pouvoir se bercer d'illusion et de romantisme à distance, de voir un monde beau et gentil, mais cette naïveté est à double tranchant, aveuglante, et sans doute néfaste. Il est facile de rédiger dans les salons, dans les terrasses des cafés et les palaces, une pétition pleine d'enthousiasme, de prononcer un discours fleuve, enflammer le public et les médias, et philosopher sur les différentes solutions pour aboutir à la paix. Cela n'engage en rien, aucun signataire ne prendra sa responsabilité en cas d'échec, le risque est donc nul. Gouverner Israël dans un environnement hostile exige responsabilité, détermination, et audace pour pouvoir relever les défis, affronter les risques et faire face aux menaces. Dans ce contexte, nous ne devons compter que sur nous-mêmes car seuls les Israéliens, ceux qui vivent ici, iront se battre pour pouvoir survivre dans leur propre et seul pays. Nous étions résolus dans la guerre, mais nous sommes toujours courageux et clairvoyants dans la recherche de la paix. Ici, nous refusons le TGV idéologique, nous préférons réfléchir et agir à chaque station. La précipitation, la paix à tout prix acheminent vers la capitulation, le chaos et les catastrophes. Nos problèmes sont d'ordre existentiel et non philosophiques. Nous n'avons pas le droit à l'erreur. Certes, nous poursuivrons sans relâche le combat pour la paix, nous contribuerons, s'il le faut, à l'effort de la guerre, mais nous sommes aussi capables d'exiger de notre gouvernement une autre politique, des concessions douloureuses, dans notre propre intérêt, et non pas pour les beaux yeux des autres; et pour satisfaire et faire plaisir aux chancelleries européennes.

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mordeh'ai - dans Point de vue
6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 23:52

Les kibboutzim de retour dans les implantations

par Meir Ben-Hayoun

07/05/2010

 

Le mouvement des kibboutzim s’est attelé à renforcer son implantation dans la Vallée du Jourdain, face à la frontière jordaniennen selon un document interne de son service des missions nationales.

Le Secrétaire du Comité régional de la Vallée du Jourdain, David Lahyani dans une interview à Aroutz 7 déclare :

 «Associer le Mouvement des kibboutzim à cette mission de repeuplement est crucial. Notre approche consiste à nous étendre dans toute la Vallée du Jourdain et le Mouvement des kibboutzim est le mieux indiqué du fait de caractère agricole de nos implantations. C’est ce que nous allons promouvoir avec eux ».

Selon Lahyani, le Mouvement des kibboutzim est la bienvenue : « Pendant des années, il n’a pas pris position claire et nette sur la présence juive dans la Vallée du Jourdain et de notre point de vue, ce changement est tout ce qu’il y a de mieux. Cela contribuera à ce que l’implantation dans la Vallée du Jourdain soit adopté dans un consensus national le plus large et ne fasse ainsi pas objet de négociation avec nos voisins. »

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mordeh'ai - dans Société
5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 20:00

... Zbigniew Brzezinski, l'ancien conseiller de Jimmy Carter, a été le plus explicite en suggérant que Barack Obama devrait se rendre à Jérusalem, pour s'exprimer devant la Knesset, et à Ramallah, pour parler devant le Conseil législatif palestinien, accompagné de dirigeants arabes et de représentants du Quartette, et présenter sa vision d'un règlement définitif de la question palestinienne... On prend les mêmes et on recommence... Vivement novembre et la déculottée des Démocrates aux USA. Il y a des limites à la jouissance du déshonneur, et à l'immersion dans l'antisiomitisme. Sentinelle 5770

 

Par Pierre Rousselin du Figaro 

L'ouverture prochaine de négociations indirectes, dites « de proximité », entre Israël et les Palestiniens marque un premier succès de la stratégie de Barack Obama au Proche-Orient.

C'est un succès mitigé puisque rien ne dit que ces pourparlers peuvent aboutir. Dix-sept ans après les accords d'Oslo, la méfiance est telle que l'équipe de George Mitchell, représentant spécial du président américain, devra faire la navette entre le bureau du premier ministre Benyamin Nétanyahou à Jérusalem et la présidence de l'Autorité palestinienne, à Ramallah.

C'est tout de même un succès si l'on se souvient du début mars lorsque la droite israélienne avait fait échec à ces discussions en annonçant, en pleine visite à Jérusalem du vice-président Joe Biden, la construction de 1 600 logements dans le quartier de Ramat Shlomo, à Jérusalem-Est. Depuis, le gouvernement israélien a tacitement accepté, si ce n'est un gel, du moins de ne pas entreprendre de mise en chantier de logements à Jérusalem-Est.

L'ouverture prochaine de négociations indirectes est surtout un succès qui peut en amener d'autres, dans la mesure où il s'inscrit dans une stratégie américaine plus globale. Pour obtenir que Palestiniens et Israéliens consentent à en arriver là, le président américain a multiplié les moyens de pression. Les leviers qu'il a actionnés pour que la négociation s'engage pourront servir par la suite à obtenir des résultats.

Vis-à-vis d'Israël, Barack Obama a agité la menace d'un plan de paix américain qui pourrait être présenté à l'automne, dans l'hypothèse où la démarche de George Mitchell ne donnerait pas de résultats. Des fuites en ce sens ont été organisées par la Maison-Blanche à la suite d'une réunion, le mois dernier, entre le président et les conseillers pour la sécurité nationale de ses prédécesseurs.

Zbigniew Brzezinski, l'ancien conseiller de Jimmy Carter, a été le plus explicite en suggérant que Barack Obama devrait se rendre à Jérusalem, pour s'exprimer devant la Knesset, et à Ramallah, pour parler devant le Conseil législatif palestinien, accompagné de dirigeants arabes et de représentants du Quartette, et présenter sa vision d'un règlement définitif de la question palestinienne. Écartée pour l'instant, l'option d'une proposition formelle américaine reste une arme à laquelle peut recourir Washington, le moment venu.

Vis-à-vis des Palestiniens, l'Administration américaine a insisté pour que les pays arabes modérés donnent leur aval à Mahmoud Abbas et le soutiennent dans sa démarche de négociation. Le président de l'Autorité palestinienne a reçu samedi au Caire le feu vert de ses pairs arabes et poursuit une tournée dans la région avant l'ouverture des discussions.Selon le Wall Street Journal, la Maison-Blanche aurait assuré les Palestiniens que les États-Unis n'opposeraient pas leur veto au Conseil de sécurité de l'ONU à une résolution condamnant Israël si l'État hébreu venait à renouveler ses projets de construction à Jérusalem-Est.

L'appui conséquent donné par Washington au premier ministre Salam Fayyad, et à sa démarche visant à créer sur le terrain les conditions d'un État palestinien, constitue, enfin, un autre moyen de pression pour inciter Mahmoud Abbas à jouer la carte des négociations.

Tout cela s'inscrit dans le cadre d'un durcissement à l'égard de l'Iran et de la Syrie - contre laquelle les sanctions américaines viennent d'être renouvelées - qui permet à la Maison-Blanche de détourner, au moins partiellement, les critiques des partisans d'Israël au Congrès.

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mordeh'ai - dans Politique
5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 18:05

05/05/2010

Par Yéochoua Sultan d'israel7.com

 

L’éminent professeur Moshé Sharon, orientaliste de l’Université hébraïque de Jérusalem a pris connaissance du rapport de l’association non gouvernementale des Amis du globe terrestre au Moyen-Orient, qui préconise que sans un changement décisif, la partie sud du Jourdain risque de s’assécher en cinq ans. Pour le professeur, les principaux responsables sont les Syriens, qui ont installé de nombreux barrages sur ses affluents. Mais en remontant à la source, il semblerait que les Turcs soient à l’origine de cette crise :

 

« Tous les barrages construits sur le Yarmouk sont une tentative syrienne de résoudre ses graves problèmes de pénurie d’eau. Les robinets sont fermés plusieurs fois par semaine. La Syrie a perdu sa principale ressource en eau, l’Euphrate, car la Turquie en détourne une grande partie. Un million d’agriculteurs se retrouvent sans travail.

Il faut absolument que tout gouvernement israélien sache que la Syrie a des vues sur le lac de Tibériade. Aucun accord, le cas échéant, ne les empêcherait de se mettre à en pomper de grandes quantités d’eau.  »

 

Sharon explique de quelle manière d’anciennes tentatives de détournement de l’eau avaient été solutionnées : « Le Yarmouk est un signal d’alarme. Autrefois, le Jourdain était un fleuve sur lequel on pouvait faire circuler des bateaux. Aujourd’hui, il ne reste qu’un filet d’eau. Quand les Syriens avaient tenté de détourner le Jourdain en amont, nous avions alors empêché cet acte par des bombardements, ce qui les avait contraints d’abandonner les travaux du canal qui devait en dévier le courant. »DSC00352.JPG

 

Il parvient à la conclusion suivante : « Aujourd’hui, la principale menace concerne le lac de Tibériade, et j’espère que l’Etat d’Israël n’aura pas le manque de clairvoyance consistant à faire cadeau aux Syriens du Golan et du nord du lac contre un morceau de papier. Aucun n’accord ne pourra les empêcher de vider le lac de Tibériade. ».

 

 

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mordeh'ai - dans Société
5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 12:10

L'éditorial de Rav Israel Meir Lau

pour Hamodia

http://www.hamodia.fr/

Dans la préface du Midrach Eikha Rabbati (chapitre 24), figure une phrase de nos Sages qui nous interpelle avec vigueur : à trois reprises dans l'histoire, les anges ont voulu dire un cantique en forme de louange, mais D.ieu les a repoussés : lors du Déluge, lors du passage de la Mer Rouge et aussi lors de la destruction du Temple.

Dans les deux premiers cas, D.ieu a dit aux anges : « Mes créatures sombrent dans la mer et vous voudriez dire une louange ? ». Et dans le troisième cas, D.ieu leur dit : « L'heure n'est pas à dire un cantique ! ». Or ce troisième cas est surprenant : comment les anges ont-ils pu imaginer dire un cantique au moment de la destruction du Temple, résidence de D.ieu sur terre ? Peut-on mettre sur le même plan cette situation par rapport aux deux précédentes ?

Un verset dit : « Mon âme, en secret, pleurera », (Jérémie, 13, 17). À ce propos, le Talmud (Traité 'Haguiga, page 5/b) enseigne qu'il y a un endroit dans l'univers qui s'appelle « Mistarim » (cachette) et dans lequel D.ieu se réfugie pour pleurer la destruction de sa Maison. Le prophète Isaïe dit quant à lui sur la destruction du Temple : « Voilà les braves guerriers qui se lamentent dans les rues ; les messagers de paix pleurent amèrement. » (Isaïe, 33, 7). Si les anges pleurent ainsi la destruction du Temple, alors comment expliquer qu'ils veuillent dire aussi un cantique à cet instant précis… ?

La réponse se trouve peut-être dans le Midrach Eikha Rabbati (4, 14) qui cite le chapitre 79 des Psaumes débutant par les mots « Mizmor lé-Assaf », traitant de la destruction future du Temple. N'aurait-il justement pas fallu écrire, non pas « Mizmor » (chant), mais plutôt « kina » (lamentation) ?

Le Talmud explique en guise de réponse : « Il fallait écrire 'Mizmor' pour remercier Hachem d'avoir alors concentré Sa colère sur les bois et sur les pierres [du Temple] plutôt que sur le peuple d'Israël qui est resté vivant ». Et c'est pourquoi les anges ont voulu chanter à cet instant un cantique !
Aujourd'hui aussi, nous constatons que même lorsque les bois et les pierres ont été détruits dans Jérusalem, le peuple juif est resté fidèle à sa capitale. En 1948, il y avait dans la Vieille Ville de Jérusalem, quelque 47 synagogues et yéchivot qui toutes ont été détruites alors par la Légion jordanienne. Mais jamais nous n'avons renoncé à Jérusalem, respectant ainsi le testament de consolation du prophète Isaïe (40, 2) qui est dirigé vers « le cœur de Jérusalem ». Mais comment une ville peut-elle avoir un cœur, à l'instar des êtres humains ? En fait, le prophète nous propose en guise de véritable consolation de parler et d'expliquer au plus grand nombre que Jérusalem est bel et bien le cœur de notre peuple !

Jérusalem, disent nos Sages, est le « netsa'h » - l'éternité.

Depuis, nos Sages ont respecté cet enseignement et ont placé Jérusalem au cœur de nos prières, au sommet de la récitation du « birkat Hamazone » et à l'instant-clé du mariage sous la 'houpa. Ils nous ont aussi appris à aspirer à la reconstruction de Jérusalem à la fin de Kippour et à la fin du Séder de Pessa'h. Car Jérusalem est notre cœur, et s'il est affecté, c'est notre corps tout entier qui est en danger et c'est notre identité qui en pâtit.

Un ancien officier supérieur de Tsahal m'a raconté qu'il se trouvait près du Golan, à la pointe nord du pays, ce fameux mercredi 7 juin 1967 quand Jérusalem a été libérée. En entendant à la radio la sonnerie du chofar devant le Kotel, cet officier laïc, Matti, m'a raconté qu'il a pleuré à chaudes larmes avec ses compagnons d'armes, ce qui prouve que Jérusalem était bien restée au cœur de nos aspirations !

   
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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)
5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 12:00

par Claire Dana-Picard

pour israel7.com

05/05/2010

 

 

Alors que les premiers contacts doivent être pris incessamment entre le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne, l’un des bras droits du président américain a tenu à rappeler que la question de Jérusalem serait, pour le moment, laissée de côté. Il a précisé que le président Obama avait décidé qu’elle ne devait pas être abordée au cours de la première phase des pourparlers.

La question de Jérusalem est un point extrêmement sensible et pour le moment, en tout cas, il semble que la majorité de la population s’oppose formellement à toute idée de division de la capitale éternelle d’Israël. Même en diaspora, les Juifs manifestent leur attachement à la ville où se trouve l’un des lieux les plus sacrés du judaïsme.

L’administration Obama préfère, pour le moment, ne pas débattre du statut de la ville et n’en parler qu’à la fin des pourparlers. En fait, si les Américains l’ont abordée récemment, c’est à cause du fameux incident qui s’est produit lors de la visite du vice-président américain Joe Biden en mars dernier, lorsque ce dernier a pris connaissance d’un projet de construction dans le quartier de Ramat Shlomo, au Nord de Jérusalem. Mais par la suite, les responsables américains sont arrivés à la conclusion, en accord avec le gouvernement israélien, qu’il valait mieux, pour le moment du moins, ne pas aborder le sujet.

L’un des plus proches conseillers de Barack Obama, David Axelrod, a déclaré, lors d’une rencontre avec des journalistes juifs aux USA, que « le président avait conclu que la question de Jérusalem ne devait pas être le premier sujet évoqué dans le cadre des négociations ». Axelrod a approuvé les déclarations d’Obama et a ajouté qu’il s’agissait d’un des problèmes les plus sensibles et qu’il fallait donc le laisser de côté et discuter au préalable des questions liées directement au conflit, et en premier lieu des frontières.

La rencontre d’Axelrod avec la presse juive a eu lieu mardi soir, juste après le déjeuner du président Obama avec l’écrivain juif Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix. Wiesel a envoyé récemment une lettre ouverte au président des Etats-Unis, qui a d’ailleurs été publiée dans les journaux américains, pour demander que la question de Jérusalem soit mise de côté jusqu’à la fin des pourparlers.

A l’issue de l’entretien entre les deux hommes, Wiesel semblait satisfait.

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mordeh'ai - dans Politique
5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 08:44

par Alain Legaret

http://alainlegaret.blogspot.com/2010/05/jmy-call.html



Parce qu’on ne peut pas laisser un chapitre aussi bref soit-il se terminer sans point, je m’y colle.

Hier soir 03 mai 2010, était donc lancé au parlement Européen a Bruxelles le mouvement Jcall se décrivant dans son « appel à la raison » comme une mobilisation de « citoyens de pays européens, juifs » (et pas « Juifs ». La majuscule, c’est quand on en est fier) qui annonce connaître l’avenir, à savoir « deux peuples, deux états. Nous le savons tous… » mais qui, dans sa grande magnanimité, laisse tout de même le choix aux Israéliens du chemin pour y parvenir.


J’ai donc passé (perdu ?) hier deux heures à suivre les différents intervenants à la tribune de l’assemblée européenne et franchement, il n’y avait pas de quoi casser trois pattes à un canard.

Quand on épouse une cause, c’est soit pour la servir, soit pour s’en servir.
J’ai eu l’impression de me trouver devant une troupe de vieux acteurs en mal de caméras.

Ce fut confus, mal préparé.
On a vu un ensemble de personnes qui devront d’abord accorder leurs violons avant de pouvoir présenter un « programme commun » acceptable. A suivre les prestations des différents intervenants, on se rend compte que ce n’est pas encore partie gagnée.

Jcall a été lancé par un groupe d'individus de gauche qui ont en commun d’être Juifs, comprenez donc au-delà de tout soupçon, pour faire pression sur Israël qu’ils accusent de faute morale, d’occupation, de colonisation. Rien que ça !

Nostalgiques d’une époque révolutionnaire, ils ont lancé par deux fois leur revendication à la marginalité : « quand on pense tous pareil, on pense plus rien », expliquant ainsi leur désolidarisation de la majorité des Israéliens, mais ne voyant aucune contradiction dans le fait de rejoindre le conglomérat bien plus important des détracteurs d’Israël. Quelle belle progression !!

Ils se sont posés en victimes sans tenir compte de la lâcheté de la méthode qu’ils emploient :

Ils ont osé appeler leur projet « appel à la raison » comme si le peuple israélien était déraisonnable.

Ils ont le courage d’oser pour les autres, mais ne subiront pas les conséquences de leurs erreurs en restant tranquillement dans leurs salons européens.

Ils utilisent leur qualité de Juifs pour participer à l’attaque généralisée en vue de renverser le gouvernement israélien démocratiquement élu.

Ils se servent des Israéliens pour améliorer leur image et se faire mieux voir dans leurs pays respectifs.

Opportunistes, ils rebondissent sur l’effet Obama qui n’a pas fini de faire des vagues désordonnées dont certaines pourraient effectivement se transformer véritablement en tsunamis dévastateurs.

Hier, ce ne fut heureusement pas le cas.

Les défenseurs de Jcall ont tout confondu. Ils ont parlé en tant que Juifs, mais avec des arguments d’Israéliens.
Et quand ils posaient en Israéliens, ils avançaient les positions de la gauche israélienne, trompant ainsi leur auditoire.

Mettre de l’ordre dans tout ça, ne va pas être facile.

A titre d’exemple, nous avons assisté à la prestation d’un David Susskind qui lance « quand est-ce que le peuple juif va s’exprimer avec force en disant: mettons fin à l’occupation ? »
Réduisant à peau de chagrin la mince cloison que le politiquement correct a bien voulu ériger pour différencier l’antisionisme de l’antisémitisme.

David Chemla a lui choisi de citer Jean Daniel et a justifié aussi sa présence à la tribune en évoquant la fatigue des israéliens, comme le faisait naguère l’énergique Ehud Olmert qui a tant donné à Israël….de fil à retordre.

Elie Barnavi a revendiqué le caractère judéo-juif de leur initiative, alors que « l’appel à la raison » comptabilise un nombre important de signataires se déclarant non Juifs.

Nous avons assisté aussi à l’intervention d’un Daniel Cohn Bendit, qui a entamé son numéro par un « je suis un mauvais Juif. Je ne suis pas circoncis. Je n’ai pas fait ma bar-mitsva. J’adore vivre en diaspora et j’adore vivre en Allemagne et en France ». L’ancien trublion arrive tout juste aujourd’hui à provoquer la ménagère de 60 ans.

Comme d’autres se sont octroyés le droit d’égratigner lâchement le sionisme, lui s’est cru obligé d’avancer sa judéité avec dérision afin de séduire l’auditoire, sacrifiant ainsi aux rites de la sacro-sainte laïcité, cette nouvelle religion prosélyte qui ne tolère à ses cotés que l’islam parce que l’islamisme lui fait trop peur pour oser l’affronter.

Enfin, nous avons entendu Bernard-Henri Levy reconnaître de facto l’erreur de trajectoire de Jcall : ils comptent faire pression sur Israël parce qu’ils sont incapables de faire entendre raison au Hamas et au Hezbollah. Que voulez vous, ils sont animés de bonnes intentions, mais ils tapent sur qui ils peuvent !!

La position bancale qu’ils ont adoptée ne va pas leur rendre la tâche facile, pour peu qu’elle se veut aussi honnête.

En marge de cette initiative, il faut noter l’inquiétante absence d’autocritique de la part des soutiens de « l’appel à la raison. ».

Alors que certains d’entre eux figurent en Europe parmi les défenseurs d’Israël attitrés parce que politiquement corrects, il n’y a pas eu l’ombre d’une remise en question pour savoir si le discours convenu qu’ils tiennent depuis des années n’est pas aussi en cause dans l’image dégradée d’Israël aux yeux de l’occident.

De cette mauvaise pièce, je retirerai tout de même une satisfaction personnelle : celle de ne pas avoir eu à entendre Alain Finkielkraut participer à cette représentation affligeante.

Car tout cela manquait énormément de fraîcheur. Aucune idée nouvelle n’a agrémenté la soirée.

Tout semble laisser croire que les pompiers pyromanes n’ont allumé qu’un feu de paille qui aurait pu être le prélude à une nouvelle guerre des Juifs.

Il est peut être temps de tourner la page de cet épisode navrant.

Car en attendant, les centrifugeuses iraniennes n’ont pas arrêté de tourner.
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mordeh'ai - dans Réflexions
4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 16:26

La sélection Primo

Par Marc Nacht
© Primo, 03-05-2010

 
La « raison » : Il suffit de se retourner vers l’Histoire pour ne pas croire à l’efficacité de sa « dictature » si nécessaire au maintien de la civilisation, comme le pensait Freud, face aux passions meurtrières et destructrices.

Encore moins lorsque cette raison si ardemment prônée dans le but d’éviter la guerre omet que son fragile exercice peut être réduit à néant par la volonté d’un adversaire aux passions belliqueuses.

Pire, qu’elle donne à cet adversaire des armes contre ceux-mêmes qui avaient baissé leur garde pour mieux le convaincre d’abandonner les siennes.

Pire encore, croire que cet ennemi vous saura gré d’un aveu de culpabilité à son égard, lequel ne fait que renforcer sa détermination.

On peut déplorer l’insuffisance de ce type d’attitude à convaincre l’autre. On ne peut que déplorer l’échec de la raison, ce qui ne signifie pas que l’on renonce à son désir de paix avec cet adversaire.

C’est seulement savoir que lui céder est contraire à la paix dont le ressort est la force qui aboutit à la reconnaissance et à l’acceptation d’une loi commune et d’un respect mutuel.

Contrairement à ce que semblent croire les signataires de la pétition « Appel à la raison », cette force ne saurait être imposée de l’extérieur, sous peine de nullité, à quelque partie que ce soit.

Pas plus qu’on ne peut placer sur le même plan les parpaings des « implantations » en Cisjordanie (Judée-Samarie), ceux de Jérusalem Est (dont les juifs furent chassés en 1948 jusqu’à ce qu’ils puissent s’y rétablir en 1967), et les centaines de meurtres (non ciblés) perpétrés par leurs adversaires, lesquels bénéficient, rappelons-le, de subventions européennes.

L’« immoralité » n’est pas forcément du côté du maçon, et en matière de conflit territorial, celui qui assassine son voisin parce qu’il construit une maison, même s’il en conteste le droit, n’en est pas exempt.

Mais la question politique ne se mesure pas seulement à l’horreur des kamikazes et aux huit années de bombardement de Sderot.

Il reste que pour garder sa maison on doit aussi savoir, pour mieux la défendre, en restreindre les jardins trop exposés et cela au plus vite avant qu’ils ne vous engloutissent. Question stratégique sur laquelle, ici, rien n’est à dire qui ne relève du café du commerce.

Mais la pétition JCALL, qui dénonce comme danger « l’occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est » sans interroger plus avant, demeure muette sur les Palestiniens, leurs méthodes, les intérêts claniques opposés à la paix, etc., toutes épines qui, comme à Taba, annulent les concessions israëliennes pour s’enfermer dans une victimisation sans autre fin que le maintien du conflit.

Mutisme grave pour une adresse au Parlement européen qui n’a pas à être convaincu plus qu’il ne l’est déjà sur la question des implantations.

À lire cette pétition – dont personnellement je ne doute pas de la sincérité de la plupart des signataires, malgré mon désaccord, comme de leur conviction d’agir pour le bien et de contribuer à une solution politique dans l’intérêt d’Israël – j’aurais plutôt envie, compte tenu des menaces très réelles pesant sur Israël et son peuple, d’inciter l’Europe à une véritable alliance avec Israël.

À faire montre aussi de beaucoup plus de sévérité et de contrôle quant à l’utilisation de ses aides aux Palestiniens, en regardant, entre autres, ce qui se dit : à la télévision, non seulement du Hamas, mais aussi de l’Autorité palestinienne, et plus encore la haine des Israéliens et des Juifs qui s’inculque dans les écoles subventionnées par L’Union européenne.

Vœux pieux, me direz-vous, si l’on se réfère à l’application de la résolution 1701, devenue un leurre, tournée à l’avantage du Hezbollah !

Gageons qu’une telle attitude de fermeté de la part de l’Europe pourrait contribuer à l’établissement d’une prise de conscience propice à l’édification d’un État palestinien au côté d’Israël, car le risque majeur, comme le dénonce Georges Bensoussan dans sa réponse à Primo-info, est que l’État unique, dit « bi-national », apparaisse comme LA solution.

« Idéale de surcroît dans une époque où l’on confond la compassion et la justice, l’émotion et la pensée, le multi ethnisme et le multiculturalisme ».

Une solution à la Shlomo Sand dont le livre fut si bien accueilli. Israël cesserait alors d’exister, comblant les voeux d’Ahmaninedjab, de ses trop nombreux amis et de beaucoup d’autres.

Mais ne suis-je pas moi-même gagné par cette « raison », que je dénonce pourtant, en congédiant comme une incongruité la pensée d’un retour inavoué des vieux démons occidentaux dont aucun « devoir de mémoire » ne dissout la sourde et ancestrale passion ?

 

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mordeh'ai - dans Société