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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 08:55

MEMRI    Middle East Media Research Institute

Dépêche spéciale n° 2820

 

Le 18 février 2010, le site iranien Asr-e Iran met en ligne un éditorial affirmant que la possession par l´Iran d´armes nucléaires menacerait l´existence d´Israël et conduirait à son élimination – même si celles-ci ne sont jamais utilisées. L´éditorial explique que la raison d´être d´Israël est l´illusion de pouvoir apporter une sécurité absolue au peuple juif. Une fois que l´Iran possédera des armes nucléaires et aura altéré en sa faveur l´équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient, le glas aura donc sonné pour Israël. Extraits :

 

"Le régime sioniste doit… préserver cette illusion de ´sécurité absolue´ au sein des frontières d´Israël"

 

"Depuis sa création en 1948, le pilier central sur lequel Israël se fonde est ´l´instauration d´un territoire sûr pour le peuple juif, afin de le protéger de tout danger possible´. Ce point est si important pour les responsables élus du régime israélien qu´en 62 années d´existence, ils ont violemment affronté tout élément, même insignifiant, susceptible de frapper ou de porter atteinte au ´célèbre Paradis´.

 

S´il veut continuer d´être un havre de sécurité pour les Juifs partout dans le monde, le régime sioniste doit continuer d´attirer le capital économique, humain et autre du monde entier et de préserver cette illusion de ´sécurité absolue´ au sein des frontières d´Israël (c.-à-d. de la Palestine occupée).

 

C´est pourquoi, mu par cette stratégie, Israël a produit dans les années 1960 des dizaines d´ogives nucléaires (pendant que les pays occidentaux détournaient les yeux ou parfois même collaboraient, comme la France), afin de pouvoir parvenir (c´est en tous cas ce qu´il pensait) arriver à la suprématie absolue dans l´équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient.

 

Le fait est que pour Israël, l´insécurité certes, même le sentiment même d´insécurité, sont un poison mortel. C´est pourquoi ce régime fait tout ce qu´il peut pour empêcher ce qu´il considère comme la nucléarisation de l´Iran.

 

Les responsables israéliens sont tout à fait conscients de ce qu´implique la détention d´armes nucléaires et de leur force de dissuasion.... Ainsi, on ne peut penser qu´un pays qui possède l´arme nucléaire s´en serve contre un autre pays (surtout si ce pays en est également détenteur).

 

Toutefois, la préoccupation excessive manifestée par Israël face aux activités nucléaires de l´Iran et sa propagande contre les paisibles activités iraniennes sont complètement injustifiées, sauf en ce qui concerne le point ci-dessus, c.-à-d. l´atteinte portée au sentiment de sécurité absolue au sein des frontières de ce régime."

 

"Un Iran doté de l´arme nucléaire signe la fin d´un Israël sûr"

 

"Le fait est qu´Israël sait fort bien que même si l´Iran obtient l´arme atomique, il ne s´en servira jamais autrement que pour se défendre, dans le cadre d´une offensive non conventionnelle ou nucléaire. La possession par l´Iran de telles armes sèmerait en Israël un sentiment d´insécurité, et ce seul sentiment suffirait à briser le palais de verre de ce régime illégitime au Moyen-Orient.

 

Un Iran doté de l´arme nucléaire signe la fin d´un Israël sûr et implique l´exode de la majorité des habitants de cette terre occupée (qui y a immigré pour bénéficier de la sécurité absolue et d´un emploi). Cet exode inclura le capital humain, financier et autre, et signera donc l´arrêt de mort de ce régime.

 

Ainsi, [on peut dire que] le projet islamophobe est en vérité l´œuvre des sionistes qui cherchent à cacher leur talon d´Achille sans admettre que leur plus grande peur porte sur le palais de glace de la sécurité absolue d´Israël. Tel-Aviv emploie des expressions telles que ´les préoccupations de la communauté internationale´ pour cacher sa plus grande peur."

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

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mordeh'ai - dans Dépêche
25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 08:46

par Daniel Gandus
24/02/2010

 

Observant que le Mont du Temple n’est pas sur la liste du patrimoine national israélien, le Mouvement des fidèles du Mont du Temple se dit « consterné ». Il a précisé « impensable de ne pas trouver sur cette liste le site qui représente la pierre angulaire de la foi du peuple juif et qui symbolise la sainteté de notre terre ». Il craint enfin que cet oubli donnerait « légitimité à ceux qui contestent aux juifs la propriété de ce lieu » et appelle Netanyahu à résoudre cet oubli.



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mordeh'ai - dans Société
23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 10:49

par Nessim Cohen-Tanugi

23/02/2010

Texte et commentaires sur les déclarations de Kouchner

 


Dans l’excellent « Journal du dimanche » du 21 février, Claude Askolovitch et Pierre-Laurent Mazars interviewent Bernard Kouchner et commencent sur l’actualité autour d’Israël :
Israël est-il un Etat voyou, qui utilise des passeports de pays amis pour exécuter ses ennemis?
B.K. Nous condamnons les exécutions ciblées et l’utilisation de faux. Les agents israéliens n’ont pas usurpé l’identité d’un de nos ressortissants, contrairement aux Britanniques, mais ont utilisé un faux passeport français et un faux nom. Notre condamnation est sans nuance.

Jusqu’où peut aller cette crise entre Européens et Israéliens?
B.K. Ce qui doit faire dépasser cette crise, c’est l’affirmation du rôle politique de l’Europe, pour imposer, vite, le chemin de la paix et la création d’un Etat palestinien. Recevoir Mahmoud Abbas, le président palestinien, avec qui je dîne dimanche (21 février), c’est soutenir l’homme qui porte la solution des deux Etats. La question qui se pose, en ce moment, c’est la construction d’une réalité: la France forme des policiers palestiniens, des entreprises se créent en Cisjordanie… Ensuite, on peut envisager la proclamation rapide d’un Etat palestinien, et sa reconnaissance immédiate par la communauté internationale, avant même la négociation sur les frontières. Je serais tenté par cela.  Je ne suis pas sûr d’étre suivi des pays européens, ni même d’avoir raison.

 

 
Mais cette affaire dit-elle quelque chose sur ce que devient Israël?
B.K. Elle dit la nécessité de la paix et d’un Etat palestinien, immédiatement. Un Israël en paix retrouverait pleinement les valeurs qui l’ont fondé et pour lesquelles nous tenons à sa sécurité et à son existence – pour lesquelles nous tenons à lui.


Commentaire
L’interview ci-dessus de Kouchner illustre à point nommé notre article dans Le Lien N° 330 de ce jour « Politique à courte vue ».

 

- Commençons par les exécutions ciblées, l’une des tartufferies à la mode, un crime réservé à Tsahal. Quelques exemples parmi tant d’autres : elles ont été utilisées par la Résistance pour abattre des ennemis mortels, par la France pour exécuter Ben Barka, Mesrine ou Mohamed Kelkal, par Chirac dans le sinistre carnage exécuté au lance-flammes dans la grotte d’Ouvéa, par les Anglais sous Margaret Thatcher pour couler un navire argentin avec des Exocet ( made in France) (1100 morts) etc. etc. à l’infini. C’est la langue de bois habituelle toujours utile pour salir les Juifs et disculper les « pauvres » Palestiniens kamikazes et autres.


-Mais qu’importe : c’est l’opinion publique à laquelle on jette en pâture tel ou tel événement médiatique qui d’ailleurs est très rentable en matière d’audimat et de chiffre de ventes des journaux.


- « Notre condamnation est sans nuance » déclare Kouchner: la vôtre aussi; nous sommes quittes. »…


- Pour l’affirmation du rôle politique de l’Europe, pour imposer, vite, le chemin de la paix et la création d’un Etat palestinien ». L’Europe se prend pour le centre du monde et est donc habilitée à « imposer » – Kouchner dit bien « imposer » – son point de vue. L’éternelle arrogance bien française.


- « Le chemin de la paix » la France a toujours défendu ce chemin vers la paix et depuis des décennies : cette constance est tout à son honneur. Le problème que Kouchner élude, c’est l’échec continuel et les tragédies où ce chemin là ont conduit. Mais au bout de 40 ans la France a trouvé le truc : à force de persévérer dans l’erreur on va réussir ! Se tromper est humain, persévérer est diabolique, dit le dicton.


- « La création de l’Etat palestinien » : ce n’est sûrement pas de la faute d’Israël si les Arabes ont refusé cette solution pourtant acceptée par l’Etat hébreu ! Et comment se fait-il que Kouchner, en toute logique ne demande pas aux Arabes d’accomplir le même pas ? Pourquoi les Arabes ne reconnaissent-ils toujours pas l’Etat d’Israël ? Kouchner n’a toujours pas compris que le chemin de la paix devait commencer par là ! Il est myope ? Aveugle ? Borné ? Sûrement pas ! La politique politicienne adopte des « idées » à la mode, celles qui sont « in ». Kouchner est très « in », il n’oublie jamais de manque le dernier train à la mode.


- « Un Etat palestinien sans frontières ». C’est aussi très « mode » ! Surprendre et dire n’importe quoi, pourvu que cela défraye la chronique comme l’a fait Madonna ! Kouchner devrait essayer avec le Tibet, avec Taïwan, par exemple ! Goebbels disait « Plus c’est gros plus ça marche », le neo-parisienne a trouvé plus fort encore : « Plus c’est bête plus ça marche! »


- « Je ne suis pas sûr d’avoir raison. » Enfin le Kouchner que nous préférons. Il a mille fois raison d’être circonspect : on ne peut pas, en effet, jouer l’avenir des peuples et des Etats à la roulette. Assez de victimes palestiniennes, assez de victimes juives ! Si l’on parlait de choses sérieuses, possibles, solides, durables. Par exemple en revenir à la Résolution initiale refusée parles Arabes : la paix par la reconnaissance des uns et des autres dans la paix complète et dans des « frontières sûres et reconnues », donc pas celles de 1948 qui ne sont qu’une ligne de cessez le feu.


- « Un Israël en paix retrouverait pleinement les valeurs qui l’ont fondé ».  Israël les aurait donc perdues ? Peut-être.
 Le problème c’est que jusqu’à ce jour aucune de ces valeurs, aussi imparfaites soient-elles, n’ont été adoptées ni par les Palestiniens ni par le Arabes.

 

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mordeh'ai - dans Tribune libre
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 12:19

La cité-état de Dubaï est heureuse de vous présenter :
 
-     ses hôtels de luxe,
-      ses caméras cachées que ne détecterait pas un débutant,
-     
ses crises financières vertigineuses à faire pâlir la City de Londres,
-     
ses plages de rêve donnant sur les récifs de l’Iran cannibale, comme dans un mauvais remake du film  « les dents de la Mer »…
 
Et, en supplément, Dubaï vous offre le grand frisson avec ses romans d’espionnage qui s’avalent en quelques « rushs »-vidéo et un cocktail de certitudes bien frappées !

 Nous avons deux affaires pour le prix d’une, comme avec les poupées russes, les poches-kangourous ou le K-way de Dany Boon.
 
La première affaire concerne une enquête de police que d’aucun dira « rondement menée », mais qui reste criblée de parts d’ombre.
-     
La partie diffusée des rushes-vidéo ne présente que l’ascenseur d’étage, le hall de l’hôtel et sa porte tournante ou le terminal de l’arrivée à l’aéroport. On en sait juste assez pour établir des concordances.
-      Les images de la caméra placée dans le couloir de la chambre d'al Mabhouh, restent muettes.
-     
La police de Dubaï dit ne pas savoir qui est entré dans cette chambre, sous quel prétexte ni par quel moyen.
-     
 S’il y a bien des hypothèses sur l’ouverture de porte, aucune n’est portée sur le déroulement même de l’action, la seule qui importe : le meurtre. Curieux, aussi, qu’elle affirme que la porte était fermée de l’intérieur, comme dans un film de Coluche, au moment où on a découvert le corps.
-     
Pourquoi al-Mabhouh a-t-il accepté de se rendre à Dubaï sans gardes du corps ? Qui, hormis ses proches du camp de Yarmouk, en Syrie, a pu donner ses coordonnées de vol et sa destination ? Qu’avait-il d’aussi urgent à faire à cet endroit au mépris de sa sécurité personnelle ? Préparait-il une commande iranienne de missiles de longue portée? Il s’absente 5h dans la journée, mais ni sa destination ni ses contacts n’intéressent l’équipe supposée le surveiller
-.Salah Bardawil, membre du Hamas, affirme, samedi 20, qu’al Mabhouh s’est lui-même mis en danger, en réservant, au dernier moment, un billet sur Internet et en joignant sa famille au téléphone pour lui dire dans quel hôtel il se trouvait. Mais l’enquête consigne l’heure d’arrivée des premiers membres présumés du commando plus de 19 h avant celle de Mabhouh. Avaient-ils lu le journal du lendemain ? Plus grave, pour le Hamas, Le chef de la Police, le Lieutenant Général Dhahi Khalfan Tamim affirme que c'est le propre "bras droit" d'al-Mabhouh, qui est à l'origine des "fuites" sur son séjour à Dubaï, et demande au Hamas de mener une enquête interne en mentionnant bien que c'est ce dernier qui est "le véritable meurtrier" de son chef.
-      Pourquoi cette affaire fait –elle l’objet d’une telle exploitation ? D'une part, le rapport Goldstone entend condamner Israël pour toute réponse légitime d’auto-défense contre les missiles. Mabhouh est soupçonné d’être le fournisseur à Gaza, de missiles  capables d’atteindre Tel Aviv. Une telle déflagration aurait des répercussions sur toute la région et pas seulement à Gaza. La Syrie, le Hezbollah sont susceptibles d'entrer en action.
-     
D’autres pays, ne souhaitant pas être entraînés dans une conflagration régionale à cause du Hamas ont très bien pu agir, en employant des agents « européens » aux patronymes dont certains à consonance juive, pour piéger Israël. Il s’agirait alors de l’empêcher, grâce à  des rapports de type Goldstone, de réagir lors qu’un conflit lui est imposé, tout en attirant l’attention sur ce pays, au cas où il chercherait à se protéger préventivement, contre une telle éventualité, en éliminant le problème à la source.
Selon Tom Gross, toutes les compagnies aériennes enregistrent les noms de ressortissants, Britanniques ou non, se rendant en Israël. Il est relativement simple, pour quelque service que ce soit, de maquiller les passeports de personnes triées sur le volet, puis, ensuite, utiliser les médias pour incriminer ce pays. 
-     
La seconde affaire dans l’affaire, concerne une crise diplomatique retentissante autour de la valse des vrais-faux passeports. Or une majeure partie de ces faux passeports, notamment ceux des sujets de Sa Gracieuse Majesté, sont vrais, si je me .....Cliquez ici pour lire la suite de "Crime et Châtiment : Les ressorts rougeâtres de llire la suite

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mordeh'ai - dans Société
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 12:09

par Shraga Blum
 21/02/2010  

A quoi sert de dépenser des millions pour expliquer et présenter Israël dans le monde, si des éléments internes de la société israélienne sapent par avance le travail des professionnels ?
C’est la question que l’on peut se poser après l’intervention de Yariv Oppenheimer, secrétaire général du mouvement gauchiste
«Shalom Akh’shav »,qui s’élève contre le site officiel de la
«Hasbara israélienne » (Information à destination de l’Etranger), en la qualifiant « de pure propagande d’extrême-droite, digne de Moshé Feiglin ou du Rav Kahana » !!

Oppenheimer dénonce des clips qui affirment par exemple que « le Golan est indispensable à la sécurité d’Israël malgré l’ère des missiles balistiques », ou encore « que la Judée-Samarie sous contrôle israélien évite la constitution d’une 2e Bande de Gaza à l’Est d’Israël ».


Le ministre de l’Information, Youli Edelstein, a vivement critiqué l’intervention d’Oppenheimer, regrettant « qu’au lieu de se mobiliser aux côtés du gouvernement pour défendre l’image d’Israël à l’étranger, ‘Shalom Akh’shav préférait comme toujours se lancer dans une campagne de dénigrement ». Rappelons que « Shalom Akh’shav » fait partie des organisations qui ont été répertoriées comme étant financées en partie par des fonds venant de l’étranger, notamment par des pays ou des institutions qui veulent peser sur la politique israélienne israélien par le biais de mouvements de
gauche et d'extrême gauche.

 

 

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mordeh'ai - dans Politique
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 08:53

par Shraga Blum  pour A7

 21/02/2010

 


Vous connaissez sûrement cette vieille blague juive : « Dans la Russie des années 1920, un vieux juif se sentant mourir, convoqua ses trois fils à son chevet. Au premier, il demanda : « Que comptes-tu faire plus tard, mon fils ? » « Je veux partir aux Etats-Unis et y importer la Révolution bolchevique ! », lui répondit-il. « Bravo, mon fils, je suis fier de toi ! » sourit le père. « Et toi », demandait il au cadet ? « Papa, moi aussi je veux quitter la Russie, et partir en France pour y installer la Révolution socialiste! » « Bravo, mon fils, je suis également très fier de toi », répondit avec fierté le père. Puis, se tournant vers le plus jeune, il lui demanda : « Et toi ? »…« Moi, papa », répondit le dernier, « je veux aller en Palestine, pour y installer la Révolution bolchévique ! » A ce moment, le père se redressa dans un suprême effort, le visage blême, et lui dit : « Mon fils, es-tu devenu fou ??!!! Pas chez nous !!!! »


Cette blague juive, qui comme toutes les blagues juives n’en est pas vraiment une, m’est venue à l’esprit lorsque j’ai lu un article d’un quotidien israélien qui parlait d’un mouvement de protestation qui prend actuellement forme dans les kibboutzim et moshavim qui bordent la Bande de Gaza.


De quoi parle-t-on ? Après les confirmations faites par l’ancien Premier ministre Ehoud Olmert sur les « échanges de territoires » qui seraient effectués entre Israël et un futur Etat Palestinien, en cas d’accord, les habitants des Kibboutzim du Néguev occidental se retrouvent face à une situation nouvelle et commencent à ressentir une crainte certaine quant à leur devenir. Selon les cartes discutées secrètement entre les négociateurs…c’est dans le Néguev occidental notamment que des territoires seraient annexés à un futur Etat Palestinien, en compensation de l’annexion par Israël des fameux « blocs d’implantations », et dans le but d’élargir la Bande de Gaza et réduire la distance entre ce territoire et la Judée-Samarie devenue Palestine !


Branle-bas de combat chez ces pionniers idéalistes de gauche qui jusqu’à présent se sentaient très à l’aise avec le slogan sacré « La Paix contre les Territoires », tant qu’il s’agissait bien entendu des « autres », ceux de droite, de Judée-Samarie qui devraient un jour faire leur valises. Ces mêmes citoyens qui pour beaucoup d’entre eux avaient applaudi en sourdine le déracinement de 21 villages juifs du Goush Katif, commencent à voir de sombres nuages s’amonceler dans le ciel de leurs naïves certitudes.

Haïm Yalin, Président du Conseil Régional Eshkol, prévient déjà : « Il faut s’attendre à ce que Binyamin Netanyahou choisisse d’aller – de gré ou contraint – dans les pas du gouvernement Olmert, et prépare déjà le terrain à une véritable modification de la frontière sud-ouest d’Israël. Si nous ne réagissons pas vite et fort, il croira que la partie est jouée ! Nous sommes encore silencieux, mais nous allons livrer une véritable guerre contre ces intentions ». Tiens donc….Haïm Yalin a écrit une lettre enflammée au Premier ministre : « …il est hors de question que 62 ans après la création de l’Etat d’Israël, nous offrions nos terres à des gens qui ne nous reconnaissent même pas en tant que peuple, et qui nient notre droit à vivre sur notre terre et la travailler ». Du pur Ihoud Leoumi, ne trouvez-vous pas ? !!

Mais il ne s’arrête pas là, ce bougre de « colon extrémiste » du Néguev : « Nous sommes prêts à continuer à planter même sous les tirs ennemis, car notre présence ici est indispensable. Elle sert à défendre tout le pays, et s’il le faut, nous fomenterons une véritable insurrection contre ce processus s’il venait à se préciser. Et là, Monsieur le Premier ministre, vous n’auriez pas uniquement les sionistes-religieux face à vous, mais tout le peuple, laïcs comme religieux, gauche comme droite, ville comme campagne ! » Refus d’obéir sans doute ?

Les différents messages venant des Services du Premier ministre et visant à rassurer les villageois ne les impressionnent pas outre mesure, eux qui se souviennent de leurs voisins du Goush Katif auxquels un autre Premier ministre avait déclaré solennellement « La loi de Netzarim sera la loi de Tel-Aviv ».


De manière pathétique, à la limite du ridicule, Haïm Yalin emprunte soudain le vocabulaire des Juifs de Judée-Samarie envers qui il se sent soudain naître une certaine compréhension : « On nous dit ‘Oui, mais à ce moment-là, il y aura la paix !’ Rien de plus faux ! Pour cela, il faudrait une nouvelle génération de Palestiniens qui ne soit pas intoxiquée par la propagande meurtrière distillée dès la petite école. Et pas des enfants de trois ans à qui l’on fait porter un pistolet, ou qui à 17 ans, doivent tuer un Juif pour prouver leur attachement à la cause ! » Prononcées par un habitant de Kiryat Arba avec une grosse kippa crochetée, par le Président du Conseil de Yesha, ou par des députés de droite, ces réflexions auraient immédiatement rencontré mépris et dérision chez ces mêmes citoyens, avant d’être rangées dans la catégorie des « litanies belliqueuses droitières», et du « refus de la paix ».


Un autre habitant de la région, Amos Avani, du Kibboutz Beeri, avance aujourd’hui des arguments entendus bien plus à droite de l’échiquier politique : « Aujourd’hui, nous leur donnerons ces territoires, demain, ils en demanderont d’autres. Personne du côté palestinien ne nous a encore garantit qu’il y aura la paix, et déjà nous courons vers eux avec des cadeaux ! Si nous annulons les acquis de la guerre de 1948, notre légitimité ici disparaîtra. A ce moment là, venons et créons un ‘Etat autour de Tel-Aviv’ uniquement, et rassemblons-y toute la population du pays ! »

Toutes ces réflexions sont pertinentes. Mais où étaient-ils tous ces amoureux d’Eretz Israël, ces soudains connaisseurs de la « vraie nature des Palestiniens », lorsqu’à quelques kilomètres de leurs confortables maisons hurlaient et pleuraient leurs frères et sœurs du Goush Katif que Tsahal chassait de chez eux en détruisant maisons, jardins et usines au bulldozer ? Parmi ces mêmes habitants aujourd’hui apeurés, nombreux sont ceux qui font partie des cohortes de manifestants venant chaque année participer au culte de la mémoire d’Itsha’k Rabin à Tel-Aviv, en brandissant des slogans à l’encontre des « colons extrémistes de Judée-Samarie », qui « mettent la Paix en péril au nom d’un attachement idolâtre à la Terre » !!


Les avis des habitants de ces villages qui bordent la Bande de Gaza ne sont certes pas unanimes, et la « réalité sur le terrain » a fini par ôter les dernières illusions d’une partie d’entre eux. Un certain nombre était même opposé au démantèlement du Goush Katif, et d’aucuns se disent aujourd’hui contre un éventuel retrait de Judée-Samarie.

Mais pour en revenir à la blague du début, le message est clair. Tous ceux qui se disent généralement favorables à ce que des milliers de familles juives soient déracinées du cœur d’Israël « au nom de la Paix », abandonnent soudain idéologie, militantisme et slogans dès qu’ils sentent que c’est aussi la terre qui est sous leurs pieds qui commence à trembler.

Le texte mémorable écrit par Charles Péguy contre les Juifs timorés qui se démarquaient du Capitaine Dreyfus est toujours d’actualité. Ce n’est pas en jetant à l’eau l’un des nôtres que nous sauverons la barque des intempéries. La gauche israélienne a toujours cru qu’en sacrifiant une partie du peuple et la jetant en pâture à nos ennemis – de préférence celle qui réside dans le berceau du peuple juif – l’on résoudrait à jamais la question palestinienne.

Mais maintenant qu’il est question de céder aussi des territoires travaillés par l’élite de la gauche pionnière, les choses sont perçues de manière quelque peu différentes, et l’on se dit « prêt à tout pour sauver le sol national ».


Des « douloureux sacrifices » pour de nobles idéaux, oui certes, mais de préférence chez les autres…

 

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mordeh'ai - dans Société
21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 00:48
Samedi 20 février 2010 

La mort du leader des Brigades al-Qassam al-Mabhouh suscite un tollé international depuis quelques semaines. Rien de comparable, toutefois, avec les réactions qu'elle provoque chez les premiers concernés, à savoir les terroristes palestiniens.

Le 2 février dernier, les services de renseignement du Hamas ont publié une liste de noms susceptibles d'être visés par les forces israéliennes à moyen terme.

La liste est édifiante : s'y trouve le gratin du terrorisme palestinien, des Brigade al-Qassam au Jihad islamique en passant par les planificateurs du Hamas. Autant dire que tout le monde se sent désormais visé...

Israël a atteint son premier objectif : paralyser l'ennemi par la peur.

Dans le grand bâtiment blanc à l'échelle torsadée du centre de Tel-Aviv qui sert de quartier-général à l'état-major du Mossad, c'est sans doute tout ce qui importe à Meir Dagan et à ses collaborateurs.

LA LISTE
  1 - Mohammed Deif : ancien commandant en chef du Hamas, déjà sérieusement blessé par une attaque israélienne
  2 - Ahmad Jabry : chef d'état-major des Brigades al-Qassam
  3 - Marouane Issa : chef d'état-major adjoint des Brigades al-Qassam
  4 - Abou Khaled Hijazi : chef des escadrons Haiman Judah
  5 - Mohammed Haroub : cadre du Jihad islamique, déjà visé par deux fois par le Mossad
  6 - Abou al-Montaseir Omar : chef du département planification du Hamas
  7 - Abou Qusai : cadre du Hamas responsable de l'embrigadement des anciens membres du Fatah à Gaza
  8 - Nader Jaber : chef des opérations à Gaza des Brigades al-Qassam
  9 - Khaled Mansour : commandant militaire du Jihad islamique à Gaza
10 - Mohammed Sanwar : commandant des forces du Hamas dans le secteur de Gaza

Source : Blog drzz.info
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mordeh'ai - dans Sécurité
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 10:15
par Pilar Rahola
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(Pilar Rahola est un politicienne espagnole, journaliste et activiste de gauche. Ses articles sont publiés en Espagne et dans les plus importants journaux d’Amérique latine).

Reproduction autorisée avec mention de l’auteur  Adaptation : Jean Vercors

Pourquoi ne voyons nous pas : des manifestations contre des dictatures Islamiques à Londres, Paris ou Barcelone ? Des manifestations contre la dictature birmane ?
Des manifestations Contre l'asservissement de millions des femmes qui ne vivent sans une protection légale ?
Des manifestations Contre l'utilisation d'enfants comme bombes humaines ou il y a un conflit avec l’islam ?
Pourquoi  n’y a t’il aucun leadership pour soutenir des victimes de la dictature Islamique au Soudan ?
Pourquoi n’y a-t-il aucun outrage contre les atrocités du terrorisme contre Israel ?
Pourquoi ne défendent t’ils pas ( la gauche ) le droit d’existence d’Israel ?
Pourquoi la gauche reste t’elle si silencieuse contre le fanatisme Islamique ?
Pourquoi ce soutien ambigue de la cause palestinienne avec la défense du térrorisme Palestinien ?

Et pour finir, la question à 1 million de dollars, pourquoi la gauche Europeénne et dans le monde s’acharnent elles sur les Usa et Israel et pas sur les pires dictatures de la planète ?
Les 2 plus solides démocraties ayant subient les plus sanglantes attaques terroristes, la gauche ne s’en soucie guère. Et ensuite, au concept de liberté. À chaque forum européen pro palestinien j'entends les hurlements Hystériques gauchistes : "nous voulons la liberté pour le peuple !" Faux. Ils ne sont jamais concernés par la liberté pour des gens de la Syrie, du Yémen, d’Iran ou du Soudan, ou d'autres nations ou les droits fondamentaux sont bafoués. Et ils ne sont jamais préoccupés quand le Hamas détruit la liberté des Palestiniens. Ils sont seulement concernés par l'utilisation du concept de liberté palestinienne comme une arme contre la liberté israélienne.

La conséquence résultante de ces pathologies idéologiques est la manipulation de la Presse.
La presse internationale n’arrange pas les choses, elle les endommage par ses publications sur la question de la question israélo-palestinienne. Sur ce sujet ils n'informent pas, ils font de la propagande. Quand il s’agit d’écrire sur Israel, la majorité des journalistes oublie la déontologie de la proféssion. Et alors, l’acte de défense d’un Israelien devient un massacre, et n’importe qu’elle confrontation un génocide. Il ya eu tellement d’abbérations écrites sur Israel qu’il ne reste pratiquement aucune accusation contre elle.

En même temps, cette presse ne discute jamais l'interférence syrienne et iranienne dans la violence se propageant contre Israël; l'endoctrinement d’enfants et la corruption des Palestiniens. Et en annonçant les victimes, chaque accident palestinien est annoncé comme une tragédie et chaque victime israélienne est camouflée, cachée ou annoncée à la va vite. Permettez moi de rajouter ceci sur la Gauche Espagnole : Plusieurs d’entre eux sont des exemples qui illustrent l'anti-américanisme et les sentiments anti-israéliens, voila ce qui caractérise la gauche espagnole ( et la gauche Européenne: Suède, Angleterre, France, Italie...)

Un exemple : Un parti de gauche espagnol vient de virer un de ses membres parce qu’il avait créer un site web
pro Israel. D’après la lettre de renvoi : "nos amis sont l'Iran, la Libye et le Venezuela, opprimés par l'impérialisme et pas un état Nazi comme Israël."
Un autre exemple, le maire socialiste de Campozuelos a changé le jour de la Shoah commémorant les victimes de l’holocauste par le Jour de la nakba Palestinienne lequel pleure la naissance de l’état d’Israel Ainsi exprimant le mépris pour les six millions de Juifs européens assassinés dans l'Holocauste.
Dans ma ville natale de Barcelone, le conseil municipal a décidé de commémorer le 60ème anniversaire de la création de l'État Israël, en ayant une semaine de solidarité avec les Palestiniens. Ainsi, ils ont invité Leila Khaled, une terroriste célèbre des années 70 et le leader actuel du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, une organisation terroriste listée par l'Union Européenne, qui promeut l'utilisation de bombes contre Israël.
Ce mode de pensée du politiquement correct a même pollué les discours de président Zapatero. Sa politique étrangère rejoint la gauche lunatique sur la question proche orientale et pour les affaires du Moyen-Orient il est explicitement pro Arabe. Je peux vous assurer qu'en privé, Zapatero blâme Israel pour le conflit au Moyen-Orient et son ministre des Affaires Etrangères Moratinos suit la cadance. Le fait que Zapatero ait voulu porter un keffieh lors de sa visite au Liban n'est d’aucune coïncidence; c'est un symbole.
L'Espagne a subi la pire attaque terroriste en Europe et il est dans le colimateur de n’importe qu’elle organisation terroriste Islamique. Comme je l’ai déjà écrit, ils nous tuent avec des portables accrochés à l’obscurantisme
moyenageux.
Encore, la gauche espagnole est la plus anti Israelienne au monde Et ensuite elle dit qu’elle est anti Israélienne par solidarité. C'est cette folie que je veux dénoncer à cette conférence.
Conslusion :
Je ne suis pas Juive.
Idéologiquement de suis de gauche et ma profession est Journaliste.
Pourquoi ne suis-je pas anti Israelienne comme mes collègues ? Parce que en tant que non juive , j’ai la responsabilité historique de combattre la haine anti Juive et plus précisément contre la haine de ceux qui leur refusent leur terre ancestral, Israel. Combattre l’antisémitisme n’est pas uniquement le devoir des Juifs, c’est aussi le devoir des non Juifs.
En tant que Journaliste, mon devoir est de chercher la vérité au-delà du préjudice, des mensonges et des manipulations. La vérité sur Israel n’est pas dites.
Je suis une personne de gauche qui aime le progrès, je suis dans l’obligation de défendre la vérité, la culture, l’éducation civique aux enfants, la coexistence et les 10 commandements devenus des principes universels. Ces principes que le fondamentalisme islamique veut détruire.
En tant que non Juive, journaliste de gauche j’a un triple devoir de morale avec Israel, parce que si Israel est détruit, la liberté, la modernité et la culture seront également détruits. Le combat d’Israel, même si le monde n’est pas d’accord est le combat du monde.

Sous de telles circonstances, c’est trop beau pour être vrai, mais ca l’est. Si plus de gens pensaient avec leur tête et leur cœur comme elle le fait Nous pourrions passer notre temps si précieux à accomplir plutôt que de toujours défendre l’indéfendable par les endoctrinés qui constament nous insultent.

Source : drzz.info
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mordeh'ai - dans Politique
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 09:29

Traduit en l’hébreu au français par Courrier International

S’il veut se maintenir au pouvoir, le régime baasiste ne doit pas prendre de risques. Il est donc condamné à maintenir le statu quo avec Israël. Les explications d’un commentateur israélien réputé
(Shalom Yerushalmi, expert militaire du Maariv).

Laissons de côté les menaces voilées [contre la Syrie] du ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor Lieberman, et concentrons-nous sur son analyse à court terme. Force est de constater qu’il a raison : si une guerre devait éclater entre Israël et la Syrie, il ne faudrait que quelques minutes pour que la famille Assad perde le pouvoir. Cela étant, je suis convaincu qu’un sort tout aussi funeste attendrait les Assad s’ils parvenaient à conclure un accord de paix avec Israël. C’est la raison pour laquelle Bachar Al-Assad est coincé, tout comme Benyamin Nétanyahou. Le président syrien ne veut pas de paix réelle, mais il ne veut pas davantage la guerre. Tout ce qui l’intéresse, ce sont les processus de paix, qui lui permettent de restaurer sa légitimité dans le monde, mais aussi les menaces de guerre, qui lui permettent en même temps de consolider son régime tyrannique.

 

Commençons par la paix. Bachar sait parfaitement que le pouvoir de sa communauté minoritaire alaouite ne repose que sur l’état de belligérance avec Israël. La légitimité du régime des Assad est le combat contre l’ennemi sioniste. Pendant de nombreuses années, ce régime a servi de refuge aux criminels nazis et on le voit mal expliquer tout à coup à la population syrienne une paix avec l’Etat des Juifs. Un tel accord de paix risquerait de déstabiliser le régime baasiste en tournant le dos à ce qu’il considère comme sa “mission historique”.

“Si Barak l’avait vraiment voulu, un accord de paix aurait été conclu avec les Syriens dès la fin de l’année 2000″, déclarait Yossi Beilin [ancien ministre de gauche] le 7 février dernier sur les ondes de la radio militaire israélienne. Selon lui, Barak aurait été consterné par les sondages qui indiquaient qu’une majorité d’Israéliens étaient opposés à tout retrait du Golan. Beilin a tout faux. Tout le monde sait, même Beilin, que, si les Assad avaient réitéré l’acte fort entrepris par [l'ancien président égyptien] Anouar El-Sadate en prenant l’avion pour atterrir sans préalable en Israël et prendre la parole à la tribune de la Knesset pour y prononcer un discours proposant une paix véritable et définitive entre Israël et la Syrie, nous aurions restitué depuis longtemps le plateau du Golan. Mais Assad n’est pas venu et il ne viendra sans doute jamais, tant il n’est pas sûr qu’après une telle démarche il pourrait s’en retourner chez lui.

Toutefois, les Assad continueront sans doute à courir derrière le processus de paix. Bachar continuera de parler de l’importance du processus diplomatique, sans pour autant cesser de faire du retrait des territoires syriens occupés une condition préalable. Et il se fera un malin plaisir de prendre son temps en recevant et en faisant passer des messages secrets via les principaux chefs d’Etat européens, comme récemment encore avec Berlusconi et Sarkozy.

Il continuera de recevoir dans son palais des dizaines d’entremetteurs comme Ronald Lauder [président du Congrès juif mondial], Miguel Ángel Moratinos [ministre des Affaires étrangères espagnol], lord Michael Levy [parlementaire travailliste britannique] et Fred Hoff [envoyé spécial américain en Syrie]. Pourquoi pas ? Après tout, c’est ce jeu cynique et hypocrite qui lui permet de sortir peu à peu de l’isolement international tout en maintenant son alliance avec l’Iran. Bref, le renard syrien est au meilleur de sa forme.


Parlons à présent de la guerre. Les responsables militaires israéliens savent qu’une guerre contre la Syrie risquerait de nous causer des dégâts considérables. Assad sait pertinemment qu’une telle guerre détruirait la Syrie et sonnerait le glas du régime dominé par sa famille. C’est la raison pour laquelle la ligne d’armistice israélo-syrienne est beaucoup plus calme que les frontières nées de nos accords de paix avec l’Egypte et la Jordanie. C’est également la raison pour laquelle la Syrie a préféré faire preuve de retenue plutôt que de réagir au bombardement d’un réacteur à Deir Ez-Zor en septembre 2007. Leur guerre contre Israël, les Assad préfèrent et préféreront toujours la mener via le Hezbollah [au Liban]. Des milliers de terroristes seront tués sur le sol libanais, tandis que des centaines de soldats et de civils israéliens perdront la vie. Mais, bien entendu, aucun soldat syrien ne tombera.

Les Assad ne tolérant aucune forme d’opposition en leur royaume, la dictature qu’ils ont mise en place est sans doute l’une des plus cruelles de la région et écrase d’une main de fer le moindre désordre. Le plus étonnant est que même les Juifs de Syrie y trouvent leur compte. Si les Juifs restés à Damas y jouissent d’une protection [contre d'éventuelles atteintes à leur sécurité], c’est sans doute parce que le régime baasiste n’a pas intérêt à se montrer faible.

Voilà ce que veut Assad, un statu quo perpétuel et avantageux, mais qui ne tolérera jamais le moindre désordre de la part des pacifistes comme des bellicistes.

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mordeh'ai
17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 23:39

EDITO ISRAËL-DUBAIÏ-HAMAS : UNE LIQUIDATION OPEREE HORS TOUTE DISCRETION, SOUS LES YEUX DES CAMERAS DE SURVEILLANCE…BIZARRE, NON?

 Par Mati Ben-Avraham d'ISRAELVALLEY
Publié le 17 février 2010

Mati Ben Avraham


Trois mots constituent une règle incontournable dans les milieux du renseignement : prudence, discrétion, efficacité. Aujourd’hui encore, s’il est de mode de pointer Israël du doigt après chaque opération de cet ordre, un grand point d’interrogation continue à figurer sur les dossiers des liquidations d’Imad Mughniyeh, figure emblématique du Hezbollah, à Damas, du brigadier-général syrien Mohamed Suleyman, proche du président Bachar el Assad, qui assurait la liaison entre l’Iran et le Hezbollah, à Damas également et le scientifique nucléaire iranien Massoud Ali Mohammadi à Téhéran. Seuls les commanditaires et exécuteurs connaissent le fin mot de ces affaires.


Or voilà que, en ce qui concerne la liquidation de Mahmoud Abdel Raouf al Mabhouh, le 20 janvier dernier, les autorités de Dubaï détaillent point par point le déroulement de l’opération, vidéos des caméras de surveillance à l’appui, divulgation des identités des agents d’exécution dépêchés sur place et publication de leurs photos d’identité.


Bien entendu, comme on ne prête qu’aux riches, Israël se retrouve sur le banc des accusés car, disent les spécialistes de la chose, aussi bien en Occident que dans la région, la minutie de l’opération relève du savoir-faire israélien. Merci.


Mais, quel savoir-faire, en l’occurrence? A quoi jouaient ces agents d’action qui vont, viennent d’un hôtel à l’autre, échangent des propos, comme s’ils ignoraient que ces établissements étaient truffés de caméras, de micros – de même que l’aéroport d’ailleurs. S’ils avaient voulu se faire repérer, ils n’auraient pas mieux agi.


Et puis, pourquoi autant de monde? Pour un homme qu’il aurait peut-être mieux valu de laisser en vie pour identifier tous ses contacts et filières? 11, 12, voire 17 agents. Que la phase technique de collecte d’informations sur la cible, puis celle de la mise au point de la phase terminale occupent pas mal de gens, ok.

Mais, sitôt le plan opérationnel établi, le mode de liquidation choisi, la tâche est généralement dévolue à une équipe des plus réduites, qui s’entoure d’un luxe de précautions pour, justement, passée inaperçue, ne pas laisser de traces.


A moins que le service de renseignement impliqué ait sous-estimé la capacité des enquêteurs locaux, leur professionnalisme. Qu’il les ait jugés incapables de visionner et d’analyser les dizaines de cassettes enregistrées en des endroits différents. Une faute, une grossière faute de la part du service, quel qu’il soit.

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mordeh'ai - dans Réflexions