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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 18:03

par Frédéric Encel

(Article publié dans le Monde du 10 juin 2010)

Source : CRIF 11/06/10

L'émotion et la compassion sont une chose, la diplomatie en est une autre. Que la population turque soit choquée par le drame du Mavi-Marmara est logique et légitime. Que le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, fasse le matamore en multipliant ses habituelles outrances verbales à l'encontre d'Israël relève de la froide realpolitik.

Cette attitude vindicative traduit, depuis 2008 au moins (et non depuis le drame de la flottille !), la volonté de casser un partenariat turco-israélien qui, contrairement à l'idée en vogue, n'incarnait pas une longue alliance traditionnelle, mais un accord assez récent (février 1996) tranchant avec plusieurs décennies de rapports tantôt cordiaux (années 1960), tantôt glaciaux (années 1980), jamais excellents.

Ce divorce s'inscrit dans une profonde réorientation diplomatique menée par le gouvernement islamo-conservateur de l'AKP, dont l'objectif consiste à faire de la Turquie la principale puissance du Moyen-Orient. La stratégie servant cet objectif apparaît désormais clairement : rééquilibrer les relations entre puissances mondiales (d'où le fort rapprochement avec Moscou), éviter tout contentieux aux frontières (protocoles de Zurich en 2009 avec l'Arménie), mener tambour battant une politique panislamique (Syrie, Iran), enfin s'allier ponctuellement avec des pays émergents sur des dossiers d'ordinaire gérés par les cinq grands du Conseil de sécurité de l'ONU (accord entre Ankara, Brasilia et Téhéran sur le nucléaire iranien).

Dans ce schéma général, rompre avec Israël ne coûte presque rien - d'autres Etats équiperont tout aussi bien les avions turcs - et permet d'espérer conquérir un leadership dans les sociétés arabes à l'extérieur, tout en séduisant les couches ultraconservatrices montantes de la société turque à l'intérieur. Cette ligne emprunte tant à Atatürk qu'à une forme de néo-ottomanisme. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres, et plusieurs difficultés géopolitiques menacent cette montée en puissance./ En premier lieu, dans le monde arabe, Ankara va se heurter au double clivage arabe-perse et sunnite-chiite. Un pan-chiisme iranien agressif, doublé de la course à la bombe par Téhéran, effraie les Etats arabes sunnites, de l'Egypte à l'Arabie saoudite et de la Jordanie aux pétromonarchies du Golfe. Non seulement tous ces régimes recherchent et obtiennent une protection accrue des Américains et des Français (avec des bases aux Emirats), mais encore entretiennent-ils à l'endroit d'Israël une indulgence proportionnelle à leur sévérité vis-à-vis des deux groupes armés liés à l'Iran : le Hezbollah et le Hamas.

Toujours dans le monde arabe, l'Egypte de Hosni Moubarak refusera que la Turquie lui subtilise le leadership du monde arabo-musulman, statut symbolique mais prestigieux, brigué depuis au moins l'épisode Nasser. Là, Le Caire sait être soutenu par la Ligue arabe, frustrée qu'aucune des trois principales puissances militaires du Moyen-Orient ne soit arabe...

En deuxième lieu, c'est dans le sud du Caucase et en Asie centrale que la stratégie d'Ankara trouve d'ores et déjà ses limites. Car comment concilier une future alliance avec la Russie et l'Iran tout en ménageant la susceptibilité de l'allié traditionnel azerbaïdjanais, turcophone, turcophile et pétrolifère ? Bakou revendique en effet le Haut-Karabakh, perdu pendant la guerre de 1991-1994, territoire peuplé d'Arméniens dont il est invraisemblable que l'Arménie se dessaisisse - et exige du grand frère turc le maintien de son blocus frontalier contre Erevan.

Or, quadrature du cercle, l'Arménie est puissamment soutenue par la Russie, et par l'Iran en mauvais termes avec un Azerbaïdjan sans cesse plus proche des Etats-Unis et... d'Israël. En dépit d'une certaine proximité linguistique, les Etats d'Asie centrale préfèrent à la modeste Turquie les grandes puissances protectrices et-ou clientes que sont la Russie, la Chine et les Etats-Unis.

En troisième lieu, les partenariats ponctuels avec des pays émergents risquent de manquer d'efficacité, et surtout d'irriter l'OTAN. Ainsi de l'accord de mai 2010 autour du nucléaire iranien : in fine, ce sont bien les membres permanents du Conseil de sécurité qui trancheront, et manifestement dans le sens d'un quatrième train de sanctions contre Téhéran. Certes, un Conseil de sécurité réformé s'ouvrira à terme à d'autres membres permanents, mais la Turquie n'aura alors guère de chances face à des candidats autrement plus puissants ou représentatifs, tels le Japon, l'Inde, le Brésil ou l'Afrique du Sud.

Par ailleurs, si Ankara optait pour une stratégie par trop anti-occidentale (si tant est que l'armée laisse faire), ses alliés dans l'OTAN pourraient envisager sa marginalisation au sein ou hors de la structure. Car si la Turquie y fut prépondérante durant la guerre froide, elle pèse moins aujourd'hui, et Washington pourrait lui substituer l'Azerbaïdjan ou un Kurdistan irakien devenu indépendant.

Enfin, c'est au sein d'une opinion américaine déjà peu favorable à la cause turque - pour des motifs moraux (occupation du nord de Chypre, droits des Kurdes, refus de laisser transiter les GI vers l'Irak en mars 2003), ou par islamophobie ambiante - que se dresse un sérieux adversaire : la conjonction, sinon l'alliance, de deux puissantes diasporas, la juive et l'arménienne.

Depuis le milieu des années 2000, les lobbies pro-israéliens répondaient déjà moins aux appels d'Israël à exercer leur influence au Congrès américain en faveur de l'allié turc, avec pour résultat direct le vote sans précédent par la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants en octobre 2007, puis par celle du Sénat en mars 2010, d'une résolution demandant à la Maison Blanche de reconnaître le génocide arménien de 1915. Or les diatribes d'Erdogan renforceront la tendance au sein d'organisations juives sans cesse plus proches de leurs homologues arméniennes (marche commune de Boston, 2009). Si Washington reconnaissait officiellement le génocide, la Turquie accuserait une défaite lourde de conséquences.

En définitive, il faudra au pouvoir turc trouver plus et mieux que le commode épouvantail israélien pour poursuivre avec quelque espoir de succès sa marche forcée vers la puissance...

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mordeh'ai - dans Point de vue
11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 07:58

Par Albert Soued et www.nuitdorient.com – N° 12 - le 01/04/10 et N° 16 - le 11 juin 2010

© www.nuitdorient.com par le groupe boaz,copyright autorisé sous réserve de mention du site

Syrie

- La Syrie a expédié au Hezbollah des missiles portables sol-air russes IGLA-S, capables d'atteindre des F16 à basse altitude, des drones, des hélicoptères, et par tout temps. Il est pratiquement impossible de brouiller leur lancement, ni leur trajectoire. Ces missilesrisquent de bouleverser le statu quo actuel. En cas de provocation du Hezbollah, Israël sera amené à s'en prendre aux fournisseurs, Syrie ou Iran. - Selon un rapport de l'Onu, 300 000 familles ont été déplacées de force de leurs foyers en Syrie orientale vers différentes villes où elles ont été abandonnées à leur sort, mourant de faim. Pourquoi ? Parce qu'on les avait obligées il y a 2 décennies à cultiver du blé et du coton, avides d'eau. Or il n'y a plus d'eau dans les rivières de Syrie, les barrages turcs la retenant dans les lacs artificiels d'Anatolie.

 

Autorité Palestinienne

- A Gaza, infiltrés par al Qaeda, des groupes encore plus extrémistes que le Hamas, rassemblant plusieurs milliers de miliciens armés, appelés Jaljalat et opérant à partir des mosquées, narguent en permanence le pouvoir du Hamas pour l'affaiblir. - Des prisonniers palestiniens libérés de prisons, aussi bien à Gaza qu'en territoire autonome de Judée Samarie, précisent qu'ils ont été torturés. Bilal Qawara de Khan Younes est aujourd'hui paralysé suite aux sévices subis du fait des sbires du Hamas. Azzam al Fahal, un boulanger de Ramallah, raconte qu'après avoir été battu pendant 1,5 heure, il a été pendu par les pieds toute une nuit, puis incarcéré dans une cellule où il ne pouvait ni se tenir debout ni dormir. 100 membres du Fatah croupissent dans les geôles du Hamas et 500 membres du Hamas sont dans les prisons du Fatah.

Israël

- Le "Goush Etzion" est un territoire en Judée, entre Bethlehem et Hébron, qui de tout temps a été habité par des Juifs. Or des Ong financées par l'Europe, en complicité avec l'Autorité Palestinienne, cherchent à s'en emparer. La méthode est simple: on plante des oliviers sur toutes les terres inoccupées, puis on clôt les parcelles pour en revendiquer la propriété. Et ceci est visible à l'œil nu, tout le long de la route 60, entre Elon Shvout et Elazar. - Le Génie Civil israélien vient de terminer la construction d’une école en plein coeur de la capitale Haïtienne. Une école fabriquée pour que les enfants, orphelins ou non, puissent enfin retrouver leur place, loin des soucis du quotidien. Israël est le seul état à avoir proposé la construction d’une école et à offrir la construction d’un hôpital sophistiqué. Par ailleurs, Jérusalem à également proposé son aide pour l’aide à la reconstruction de bâtiments sécurisés en cas de tremblements de terre. - Les Autorités de l'Etat semblent paralysées devant un phénomène qui se répand comme un feu de paille, le vol des terres d'Etat par les Arabes israéliens et les Bédouins, avec la complicité d'organismes tels que le New Israel Fund. On compte 150 000 constructions illégales à fin 2009, en Galilée et dans le Négev, ainsi qu'à Jérusalem. Le Contrôleur d'Etat l'a appelé "fléau national". La méthode utilisée est l'intimidation des fermiers juifs: clôtures défoncées, bétail abattu, et menaces de mort s'il y a une quelconque objection. La police et les cours de justice sont démunies de moyens pour faire appliquer la loi. Ainsi le qibouts Kfar Hanassi près de Rosh Pina a dû abandonner 400 ha sous la pression des Arabes de Tuba Zangaria. Le qibouts Amiad a abandonné 1300 ha… La tribu de bédouins Tarbiya n'hésite pas à incendier des transformateurs électriques et à tirer sur la police d'Omer dont le maire a acheté un avion pour surveiller les occupations illégales. Les Bédouins ont incendié l'avion et la voiture de sa femme devant elle, menaçant de l'exécuter. La base aérienne de Névétim a abandonné 1700 ha volés par les Bédouins qui y ont construit 800 unités illégales. Les routes du Négev sont devenues dangereuses la nuit du fait des tirs sur les véhicules. On y circule par convois comme dans les années 50/60. - Il faut savoir aussi que la plupart des députés arabes de la Knesset diffament et calomnient régulièrement l'état d'Israël et son gouvernement, visitent des pays ennemis sans autorisation, incitent les Arabes à des émeutes violentes auxquelles ils participent eux-mêmes. Un sondage réalisé auprès des jeunes de 15/18 ans par Maagar Mochot a montré que - 56% pensent que les Arabes ne devaient pas être élus à la Knesset - 86% des religieux, 39% des laïcs et près de 50% de l'ensemble des jeunes pensent que les Arabes ne devraient pas jouir des mêmes droits que les Juifs en Israël - 81% des religieux, 36% des laïcs et près de 48% de l'ensemble des jeunes refuseraient les ordres de chasser des Juifs des communautés de Judée-Samarie - 31% refuseraient de servir en Judée-Samarie - 78% pensent que le slogan "mort aux Arabes" est raciste et non légitime, mais 50% des religieux pensent le contraire.  

Grand maître Soufi de l'Ordre Naqshbandi, chef de la Communauté Ouzbek (4000 membres), fondateur du groupe interconfessionnel "Frères de la Paix" de Jérusalem, le sheikh Abdel A'ziz Boukhari vient d'être enterré à 61 ans, par ses frères soufis et ses amis juifs et chrétiens dans la sépulture familiale. Il a lutté toute sa vie contre le radicalisme musulman et était constamment menacé, car accusé d'être "baha-i" et "franc-maçon". Il a largement inspiré le fondateur du CPI, Centre pour un Pluralisme Islamique.

- Selon Silvan Shalom, vice-1er ministre et ministre du Développement régional, les négociations indirectes actuelles avec les Palestiniens ne mèneront nulle part, car M Abbas ne pourra pas accepter moins que ce qu'Arafat avait rejeté dans le passé, alors qu'aucun ministre israélien ne peut offrir plus. L'héritage laissé par Arafat mène à une impasse. Pour S Shalom, la campagne de boycott menée par l'Autorité palestinienne et certains arabes israéliens contre les produits des implantations est un scandale, mais aussi une surenchère due essentiellement au désir du 1er ministre Salam Fayyad de paraître "acceptable" pour les anciens de l'Olp, afin qu'il puisse succéder à Mahmoud Abbas.

- Selon Itamar Marcus, fondateur et directeur de PMW (Palestinian Media Watch), aucune paix n'est possible avec les Palestiniens, si les incitations à la haine se poursuivent. Les incitations aujourd'hui se situent à tous les niveaux, d'abord promotion de la haine, et les actes de terreur deviennent des actes de résistance, puis appel à tuer des Juifs, enfin glorification du meurtre. Les terroristes sont honorés par des noms de places ou de rue, de lieux publics et celui d'événements importants

Etats-Unis

- L'administration Obama semble vouloir enlever à Israël la plupart de ses moyens de dissuasion. En effet l'extension des implantations en Judée et Samarie peut être considérée en effet comme un moyen de dissuasion des Palestiniens de prolonger les hostilités. Or le président Obama a exigé l'arrêt de ces extensions aussi bien en Judée et Samarie qu'à Jérusalem. De même son administration vient de voter en faveur d'une réunion en 2012 de la Commission de l'Onu de non prolifération nucléaire pour obliger Israël à dévoiler son arsenal. Or l'ambiguïté du nucléaire d'Israël est un atout de sa dissuasion. Enfin récemment le vote défavorable du Conseil de Sécurité, concernant le blocus de Gaza, où pour la 1ère fois les Etats-Unis n'ont pas utilisé leur veto, est un flagrant révélateur des tentatives répétées du président Obama d'affaiblir l'état hébreu. - Le président Obama a réuni pendant 2 jours des entrepreneurs de nombreux pays musulmans pour développer des liens économiques avec eux et y investir à travers le Fonds Global Américain pour la Technologie et l'Innovation. Alors que par ailleurs des statistiques montrent que près de 20% de la population des prisons est musulmane et qu'une personne de couleur incarcérée sur 3 se convertit à l'Islam wahabite lors de son séjour. Importé de l'Arabie saoudite, cet Islam radical sévit dans la majorité des groupes Musulmans. Sorti de prison le nouveau Musulman, James A. Larry, 31ans a confessé avoir tué à Chicago sa femme et 3 autres parentes, blessé sa mère et sa nièce, parce qu'elles refusaient de se convertir et de porter le "niqab". Rappelons que l'administration Obama interdit de mentionner dans les documents officiels la terminologie "Islam radical". La politique d'apaisement de cette administration ne semble pas porter des fruits.

Gaza (blocus)

- Un texte régissant le commerce international en haute mer, adopté le 12 juin 1994, stipule, entre autre, dans son Article 67 "Les navires de commerce battant pavillon neutre ne doivent pas être attaqués sauf : a) si l'on peut raisonnablement croire qu'ils transportent de la contrebande ou qu'ils violent un blocus, et si, après sommation préalable, ils refusent clairement et intentionnellement de stopper ou s'opposent clairement et intentionnellement à toute visite, perquisition ou capture". - Le Bureau de la Presse du Gouvernement a invité les nombreux journalistes étrangers qui résident en Israël ou qui traversent le pays à aller visiter les marchés qui regorgent de marchandises et les restaurants de Gaza (notamment Roots Club & Restaurant, Greens Terrace Garden Cafe), ou la nouvelle piscine olympique, afin qu'ils se rendent comptent du luxe étalé, au lieu de se contenter de reproduire des "nouvelles" et des "images" manipulées. Certains reporters, devenus des agents de la propagande palestinienne, ont été outragés par cette proposition, semble-t-il. Il leur a été conseillé de varier leurs reportages, en incluant les nombreuses zones riches et repues de Gaza qui ne souffrent d'aucun "blocus".

Soudan

- Avez-vous entendu cette information ?

- Le mois de mai a été le plus meurtrier depuis 2008 au Darfour : 600 morts en un seul mois. Qui le sait ? Qui en a parlé dans les médias ?

- Avez-vous vu une manifestation sur ce sujet ?

- Avez-vous vu un communiqué des ONG ou gouvernements pour demander la fin des massacres ? (alors qu'il y avait le sommet France-Afrique à Nice !)

- Avez-vous vu un reportage et des journalistes dans les médias (TV, radio, journaux) ?

- Mais, où sont-ils ?

- Où sont les manifestants pour protester contre ces tueries?

- Où sont les politiques pour demander des commissions internationales et pour accuser les véritables bourreaux islamistes du Soudan ?

- Où sont les ONG pour envoyer des flottilles humanitaires sauver les pauvres noirs massacrés par les milices arabes ?

- Où sont les journalistes pour mettre en lumière ces massacres ?

- Où sont les éditorialistes pour accuser les assassins ?

- Où sont ces grands intellectuels ou autres prix Nobel de la paix si prompts à accuser Israël ?

- Peut-être, tous ces gens sont trop occupés à autre chose : démoniser l'Etat juif, déligitimer Israël, accuser à tort et accabler un Etat qui se défend contre les tentatives islamistes, en somme, faire un "pogrom médiatique" durant tout une semaine ! Frédéric Lellouche - lellouche.frederic@free.fr

Italie

- On a commémoré récemment à San Remo le 90ème anniversaire de la Conférence qui a défini le statut de l'empire ottoman après sa défaite de 1918, à la fin de la 1ère Guerre Mondiale. En 1920, la Conférence de San Remo a pris des résolutions qui ont été entérinées et érigées en loi internationale par la Ligue des Nations (précurseur de l'Onu). Dans ces résolutions, qui ont force légale puisque jamais résiliées ni remplacées par un autre traité, la Terre d'Israël est la patrie des Juifs et inclut la Judée - Samarie ainsi que Jérusalem.

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mordeh'ai - dans Revue de presse
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 17:45

MEMRI    Middle East Media Research Institute
Dépêche spéciale n° 3007

Dans un article paru le 3 juin 2010 dans le quotidien Al-Watan, le journaliste koweïtien Abdallah Al-Hadlaq défend la décision israélienne d´arrêter la Flottille de Gaza, estimant que les conséquences de l´opération israélienne étaient "proportionnelles à la violence" des militants à bord, et que les organisateurs de l´expédition de la Flottille sont connus pour leurs liens avec des organisations terroristes mondiales et régionales. Extraits : [1]

"Les armes avaient manifestement été préparées à l´avance... et les soldats n´ont eu d´autre choix que de réagir"

"La marine israélienne a envoyé plusieurs avertissements aux bateaux [de la Flottille] qui tentaient de briser le blocus imposé au mouvement terroriste du Hamas à Gaza, les invitant à entrer dans le port d´Ashdod et à décharger leur cargaison de denrées d´"assistance", pour qu´elle soit passée en revue par la sécurité avant d´être livrée par voie terrestre à la bande de Gaza. La Flottille n´ayant pas tenu compte de ces avertissements et réclamations, la marine israélienne s´est vue contrainte de prendre le contrôle des bateaux. [Ce faisant], les troupes des Forces de défense israéliennes se sont heurtées à une violente opposition qui avait été planifiée à l´avance : les participants de la Flottille les ont agressés avec des armes à feu, des tuyaux métalliques, des couteaux et des gourdins, et se sont emparé du fusil de l´un des soldats. Les armes avaient manifestement été préparées à l´avance... et les soldats n´ont eu d´autre choix que de réagir, y compris avec des balles réelles.

L´opération de la marine israélienne a été menée conformément aux ordres et instructions des plus hauts échelons politiques, dans le but d´arrêter [la progression des] bateaux pour les empêcher de briser le blocus maritime et d´atteindre Gaza. Le message d´avertissement envoyé par la [marine israélienne au Mavi Marmara] disait : "Au capitaine du [Mavi] Marmara : Vous approchez d´une zone d´hostilités qui se trouve sous blocus maritime. La zone côtière de Gaza et le port de Gaza sont fermés au trafic maritime. Nous vous invitons à entrer dans le port d´Ashdod, d´où l´acheminement de l´aide sera assuré par voie terrestre officielle [vers Gaza], après quoi vous pourrez retourner à votre port d´attache." [2] Il convient de noter que, selon les Accords d´Oslo de 1993, Israël conserve le contrôle d´une bande maritime de 40 kilomètres au large de la côte de Gaza."

"Les organisateurs sont partisans de mouvements et d´organisations affiliés au djihad [mondial], au Hamas, au Hezbollah et à Al-Qaïda, et ont un casier judiciaire noir en termes de trafic d´armes et d´opérations terroristes"

"La Flottille, qui a reçu l´appui du mouvement terroriste Hamas et a essayé de violer le blocus contre ce mouvement à Gaza, était une provocation préméditée contre Israël. Les graves conséquences [de cette prise de contrôle] étaient directement proportionnelles à la violence [des militants de la Flottille] qui tentaient [de briser le blocus]. Les organisateurs [de l´expédition de la Flottille] sont partisans de mouvements et d´organisations affiliés au djihad [mondial], au Hamas, au Hezbollah et à Al-Qaïda, et ont un casier judiciaire noir en termes de trafic d´armes et d´opérations terroristes. Et, en effet, les forces israéliennes ont découvert à bord des armes et des munitions qui avaient été préparés à l´avance.

Le blocus maritime contre le mouvement du Hamas à Gaza est légal si l´on en juge aux actions de ce mouvement dans la bande de Gaza. Si Israël avait permis à la Flottille - illégale – de rejoindre le mouvement Hamas, celle-ci aurait ouvert une voie de contrebande d´armes et de terroristes dans la bande de Gaza. Aucun pays souverain ne permettrait que ses citoyens ou sa souveraineté soient mis en danger. En outre, la tentative de créer de force un chemin d´accès à Gaza par voie maritime ne sert pas [vraiment] la population de Gaza, vu que les passages terrestres suffisent à pourvoir à ses besoins. Les organisations d´aide internationale fournissent à la bande de Gaza toutes les denrées alimentaires nécessaires, des vêtements et des médicaments. Plus de 15.000 tonnes de denrées de base pénètrent chaque semaine dans la bande de Gaza. Les matériaux de construction y entrent sous la surveillance des organisations internationales, afin d´empêcher le mouvement terroriste Hamas de les réquisitionner  et de les utiliser à la construction de fortifications militaires. Les passages terrestres sont le moyen le plus efficace de livrer des fournitures à Gaza, et les organisateurs de la Flottille le savent parfaitement. Ils savent également que depuis décembre 2008, leurs bateaux ne sont pas autorisés à approcher [de la côte de Gaza].

Les protestations et les manifestations qui ont éclaté dans diverses capitales n´ont aucune signification ni valeur, pas plus que les sommets d´urgence [organisée par] la Ligue arabe, l´UE et l´ONU. La vague de protestations n´y changera rien, mais une enquête complète et immédiate sur les événements révélera tous les détails sur ce qui est réellement arrivé... et [ensuite], tout le monde connaître la vérité sur le mouvement du Hamas...

 

Notes:

[1] Al-Watan (Koweït), 3 juin 2010. Il convient de noter que, lors d´un rassemblement du 4 juin, 2010, le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a déclaré que certains journaux du Golfe avaient publié des articles favorables au raid des Forces de défense israéliennes sur la flottille, précisant que leurs auteurs représentaient une minorité dont s´occuperaient les gens d´honneur. Al-Safir (Liban), 5 juin 2010.

[2] Voici le message envoyé par la marine israélienne : "Vous approchez d´une zone d´hostilités qui se trouve sous blocus maritime. La zone côtière de Gaza et le port de Gaza sont fermées au trafic maritime. Le gouvernement israélien soutient la livraison de denrées humanitaires à la population civile dans la bande de Gaza et vous invite à entrer dans le port d´Ashdod. La livraison des denrées vers Gaza sera effectuée conformément à la réglementation des autorités, par la voie terrestre officielle, et sous votre surveillance. Vous pourrez ensuite retourner à vos ports d´attache." La réponse a été : "Négatif, négatif. Notre destination est Gaza."

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mordeh'ai - dans Revue de presse
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 16:20

Les passages du texte mis en gras sont le fait du blog malaasso t- Mordeh'aï.

 

Par Jacques Kupfer

Pour Israel 7

10/06/2010

Il semblerait que nous laissions la Turquie décider du sort de nos relations bilatérales en se comportant comme les Juifs opprimés de l’ancien Empire ottoman soumis à la loi brutale et sanguinaire antisémite que faisaient régner les Turcs sur la « Palestine »..

Il est vrai que la révolution laïque imposée par Ataturc qui considérait l’islam de Mohamed comme la « théologie absurde d’un bédouin immoral ». Avait ramené dans le giron de la civilisation un pays englué dans des règles musulmanes qui avaient amené à sa chute.

Ce que la Turquie représente en fait c’est une puissance destructrice qui porte encore les stigmates des assassins d’Arméniens. Jusqu’à ce jour, la Turquie nie les exactions meurtrières dont elle s’est rendue coupable vis-à-vis des arméniens chrétiens.

En ce qui nous concerne, ce sont ces mêmes Turcs qui, après avoir établi des lois antisémites sur Erets Israël, ont combattu le ychouv juif. Ils sont responsables de la mort par pendaison des héros du groupe de résistance Nili et du décès de la plus grande héroïne juive des temps modernes, Sarah Aronsohn.

La politique antisémite de l’Empire ottoman avait amené les Juifs conscients à soutenir la création de la première armée juive moderne lors de la première guerre mondiale. Jabotinsky, fondateur et combattant de la Légion Juive au sein des forces britanniques avait déjà estimé que la destruction de l’emprise turque était indispensable pour l’avenir sioniste d’Erets Israël.

Ce sont les Turcs qui ont envahi l’île de Chypre pour s’en approprier la possession et y maintiennent leur implantation militaire en contrôlant la moitié de l’île. Cela ne gène bien entendu ni Kouchner ni l’union européenne!

Ce sont les Turcs qui bombardent et massacrent les populations kurdes afin d’empêcher toute velléité d’autonomie réelle ou d’indépendance de leur part. Ces kurdes qui sont un véritable peuple établi sur une terre définie et avec une culture propre ne recevront jamais de flottille »humanitaire ». La seule raison est certainement qu’ils n’ont pas de port capable de l’accueillir! De plus, ce ne sont pas des arabes! On n’ose imaginer que les Turcs étant des musulmans ont acquis un droit inné de massacrer sous l’œil indulgent d’un occident décadent.

Une clique musulmane antisémite…

La Turquie est dirigée par une clique musulmane antisémite liée aux pays voyous et faisant partie de l’axe du mal. Cet axe qui prend sa source actuelle à la Maison Blanche englobe la Syrie et l’Iran, le Hamas et le Hezbollah et reçoit le soutien actif de la Turquie. La recherche effrénée d’Ankara d’une place prépondérante dans le magma des pays musulmans au sein d’un Proche orient rêvant de la destruction d’Israël, passe par une surenchère permanente avec Téhéran.

Le climat antisémite de la Turquie a débouché sur des séries télévisées où le rôle des soldats israéliens est dépeint comme ignoble de cruauté .Dans les librairies foisonnent les écrits anti-juifs. Les déclarations et les actes anti-israéliens sont routiniers.

Le premier ministre Erdogan avait commencé ses mesures vexatoires des sa première visite en Israël. A Yad VaChem, il refuse de porter une kippa lors de la cérémonie et des prières en mémoire des victimes de l’Holocauste. Je n’ai jamais considéré qu’il faille faire de Yad VaChem une étape indispensable de toute visite officielle en Israël comme si la rédemption et la résurrection d’Israël étaient liées à la Shoah. Comme si nous avions besoin de la commisération et de la pitié du monde. Il est beaucoup plus digne de faire déposer une gerbe sur le tombeau de Herzl dans le cimetière militaire qui porte son nom.

Toutefois le refus de mettre une kippa était un signe qui aurait dû nous alerter et surtout nous aurions dû lui demander ce qu’eut été sa réaction si un Juif refusait de se déchausser en entrant dans une mosquée. Juste pour savoir quelle aurait pu être notre degré d’indignation devant son attitude.

Erdogan n’a cessé d’invectiver Israël, ses dirigeants et de traiter notre pays de terroriste. Il a pris une position totalement hostile et agressive lors de l’opération « plomb durci » et continué à s’agiter dans tous les forums internationaux pour faire condamner Israël. Il est un soutien actif de Téhéran et ne cache pas sa haine du peuple d’Israël.

Appeler Erdogan un allié d’Israël au Proche Orient est aussi ridicule que d’appeler Obama un ami de l’état juif

Les derniers événements liés à la flottille turque sont significatifs. Il n’est pas encore clairement démontré que l’entourage d’Obama a prêté main forte à cette provocation, mais il est certain qu’Erdogan y a pris une part active. Rien d’étonnant de la part d’un dirigeant de parti musulman et rien d’imprévisible de la part d’un pays qui a basculé vers les thèses du « vieux bédouin immoral ». Si Ataturk, le père de la Turquie moderne désormais défunte, revenait, il serait lynché par les électeurs d’Erdogan et certainement condamné par les tribunaux de la république française pour islamophobie!/ Rompre les relations…

Ce qui par contre parait étonnant est la réaction d’Israël. Pourquoi devons nous attendre que cet Erdogan rompe ses relations avec Israël, ce qui ne saurait manquer d’arriver? Pourquoi ne pas rompre les relations et qualifier Erdogan et sa Turquie comme ils le méritent? Quel besoin avons-nous encore de nommer une « commission d’enquête » pour cet incident? La seule commission qui aurait dû être nommée devait se demander pourquoi nos commandos n’étaient d’abord armés que de pistolets à peinture, pourquoi le pont n’a pas été nettoyé par des grenades ou tout au moins des bombes lacrymogènes, pourquoi les agresseurs terroristes de nos soldats ont été relâches au lieu de croupir dans une prison israélienne, pourquoi nous faisons si peu cas de notre dignité israélienne?

Et le « Rainbow Warrior »…

Pourquoi n’avons nous pas répondu à ce Daladier stupide qui siège au Quoi d’Orsay lorsqu’il ose proposer la présence d’un Turc dans la « commission d’enquête »? Pourquoi ne pas lui rappeler l’attaque du « Rainbow Warrior », ce navire purement écologique et « humanitaire » de « Green Peace » coulé par des barbouzes français sur ordre de François Mitterrand,le mentor de l’actuel ministre des Affaires étrangers de la France? Pourquoi ne pas lui rappeler qu’un véritable photographe y a été assassiné par les agents français? Pourquoi ne pas lui rappeler que ces agents français avaient utilisé des faux passeports suisses? Il est vrai que cela s’est passé en Nouvelle Zélande et pas dans un Emirat arabe. Pauvre et lamentable Kouchner poursuivi et dévoré par la haine de soi et de ses pères! Il serait temps de rompre les relations avec la Turquie et la traîner devant un tribunal international (sans se faire la moindre illusion) pour agression. Il serait temps de dire à Erdogan que s’il désire venir à Gaza, nos agents pénitentiaires l’attendent de pied ferme. Il serait temps d’annoncer la retenue des bateaux de la flottille comme prise de guerre. Il serait temps de déclarer au monde et à Obama que la commission d’enquête devrait contrôler les machinations de la Turquie et pas notre réponse si mesurée.

Il serait temps de prendre l’initiative et montrer la Turquie sous son véritable aspect de dictature islamique brutale et haineuse et appeler les Juifs et les quelques démocrates qui surnagent encore dans l’Europe islamisée, de boycotter la Turquie et ses produits. Jusqu’à ce que l’armée turque et l’opposition renversent ce régime et reprennent leurs relations privilégiées avec Israël!

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mordeh'ai - dans Tribune libre
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 15:55

Personne n'en parle,

par Richard Martineau

Article publié le 6 juin 2010, au Journal de Montréal

Source Crif 10/06/10

 

Est-ce parce que j'ai l'esprit de contradiction? Toujours est-il que le drame qui s'est déroulé cette semaine au large de Gaza m'amène à me poser plusieurs questions.

DEUX MURS, DEUX MESURES

Question numéro un: l'embargo.

Tout le monde dénonce l'embargo qu'Israël impose à Gaza. Or, saviez-vous que jusqu'au 2 juin l'Égypte aussi imposait un embargo à Gaza?

Pour renforcer son blocus, le gouvernement égyptien s'est même lancé dans la construction d'un gros mur d'acier (long de neuf kilomètres) en bordure de Gaza. De plus, afin de lutter contre le trafic d'armes organisé par le Hamas, les autorités égyptiennes projetaient régulièrement du gaz mortel dans les tunnels illégaux creusés par les islamistes entre Gaza et Sinaï. Les militants humanistes (qui ne ratent jamais une occasion de condamner Israël) ont rarement dénoncé l'embargo égyptien. Pourquoi?

Un mur construit par Israël serait-il plus honteux qu'un mur construit par un pays arabe? D'ailleurs, parlant de l'Égypte: en mai 2009, les autorités égyptiennes ont brûlé 250 tonnes d'aide alimentaire destinée aux pauvres de Gaza.

Si c'était Israël qui avait fait ça, il y aurait eu un tollé international. Mais comme c'est un pays arabe qui a agi de la sorte, personne n'en a parlé. Pourquoi?

VIVE L'EMBARGO!

Question numéro deux: l'hypocrisie du Hamas.

Officiellement, le Hamas dénonce l'embargo qui isole Gaza. Mais officieusement, la formation islamiste profite largement de cette situation. En novembre 2008,

le magazine Courrier International publiait un texte affirmant que le Hamas faisait une petite fortune avec le business lucratif des tunnels reliant Gaza à l'Égypte.

«Le Hamas est depuis longtemps impliqué dans le commerce de contrebande et ses membres contrôleraient de nombreux tunnels. Par le passé, la contrebande était le fait de la pègre. Aujourd'hui, c'est un honneur d'être le propriétaire d'un tunnel, et nombre des hommes d'affaires respectés de Gaza participent à cette industrie.» D'ajouter Le Figaro: «Ces entrepreneurs capitalistes ont eu le temps d'amasser des fortunes colossales.» Tout ça, sur le dos de leurs concitoyens. Pourquoi personne n'en parle?

COMME LA MAFIA

Pourquoi aucun militant humaniste ne dénonce le fait que le Hamas a profité au max des embargos israélien et égyptien pour acheter des terrains et des biens immobiliers à très faible prix? Comme l'a confié un entrepreneur de Gaza au quotidien La Croix : "Les gens du Hamas ont les poches pleines. Ils investissent leur surplus de liquidités dans l'immobilier et dans l'achat de terres. Et chaque fois qu'un contrebandier passe un chargement de ciment dans l'un des tunnels qu'ils contrôlent, ils en prélèvent une tonne." Comme la mafia !

Contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, les militants du Hamas ne sont pas révoltés par l'embargo, au contraire : ça fait parfaitement leur affaire! Comme ça, ils peuvent exploiter à leur guise la population de Gaza.

DANS SES POCHES

Pourquoi tout le monde s'entête à dire que ce sont les Israéliens, et les Israéliens seuls, qui exploitent les Palestiniens? Selon un article publié dans le magazine américain The Atlantic au lendemain de la mort d'Arafat («In A Ruined Country: How Yasser Arafat Destroyed Palestine»), le leader palestinien a détourné des milliards de dollars qui étaient destinés à nourrir et à éduquer le peuple palestinien.

Pourquoi personne n'en parle?

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mordeh'ai - dans Tribune libre
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 09:12

Cette loi sera-t-elle rétro-active auquel cas elle serait appliquée à l'immonde Haaretz et le non-moins délationniste Shalom Ah'chav; et cette fois ci les subsides que ces entités reçoivent de l'UE seront bien mieux utilisés par notre gouvernement comme le signale cet article.

Mordeh'aï

Par Marie Pages

Pour Israel 7

09/06/2010

La Knesset contre-attaqueIncitation au boycott : jusqu’à 30 000 shekels d’amende

Une proposition de loi, qui fait consensus dans la classe politique, a été déposée le 9 juin pour contrer la vague de boycott qui pèse sur nos produits./ Son objectif : instaurer un système d’amendes contre les citoyens israéliens ainsi que les organisations étrangères qui initieraient ou apporteraient leur soutien à la campagne de boycott. Et la facture pourrait s’avérer salée. Si le texte est voté à la Knesset, les tribunaux auront l’autorité de fixer des pénalités financières allant jusqu’à 30 000 shekels.

Les amendes serviront ensuite à dédommager les commerçants qui souffrent le plus du boycott.

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mordeh'ai
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 08:27

Par La rédaction d'Hamodia,

No 125 09 juin 2010, News

Rav Ariel Bijaoui, directeur des Institutions Toldot Nissim, Bayit Vegan, Jérusalem

« Rabbi Eliézer disait qu’Ichmaël tourmentera Israël à la fin des temps en lui faisant vivre des épreuves d’un niveau jamais connu jusqu’alors ». Pourquoi Ichmaël ? Car le moment venu, il se fera tellement oppressant que « ichma kel veyaanem », à savoir que D.ieu entendra les prières d’Israël et les exaucera en nous sauvant d’Ichmaël. En fait, les textes sont nombreux à nous rappeler qu’il n’y a pas de peuple aussi mauvais pour Israël que celui-là.

Le Rambam explique ainsi que l’on peut définir Ichmaël par le mot cheker – mensonge. On voit aujourd’hui que le monde entier est aveuglé par ce mensonge qui consiste à faire passer Israël pour ce qu’il n’est pas et en lui attribuant des défauts qui ne sont pas les siens. Pourtant, on ne peut certainement pas accuser Israël de tricher et de travestir la réalité. C’est un peuple droit – yachar El – qui essaye justement de mériter son existence.

Le Rambam - encore lui ! - et le Maharal de Prague étaient d’accord pour expliquer que la principale difficulté d’Ichmaël face à Israël était d’abord d'ordre spirituel. Mais la difficulté pour Israël dans ce face-à-face, c’est d’être capable d’être pleinement Its’hak pour justifier le fait que D.ieu ait enlevé le « droit d’aînesse » d’Ichmaël en faisant démarrer la descendance d’Avraham avec Its'hak, le fils de Sarah.

Or, nous nous conduisons malheureusement quant à nous " comme les fils de la servante ", faute d’être à la hauteur de la grandeur et de la fierté d’Its’hak qui vient de cette conscience du cadeau de la Torah. Au fond, D.ieu nous oblige à nous réaliser que dans ces conditions ! Si bien qu’Ichmaël a peut-être lui aussi une place : en mettant en avant le cheker qui lui est propre, il nous oblige à prendre conscience du fait qu'il y a tant de qualités propres à Israël. À nous – donc - de les appliquer !

Nous sommes bel et bien entrés dans ces moments et cette époque terrible générés par Ichmaël et clairement annoncés par les textes. C’est une période effrayante, car nous savons que ce processus sera terrible ! Mais dans le même temps, c’est très rassurant puisque ce sont les signes annonciateurs de la Guéoula – la Délivrance… ».

Rav Daniel Abdelhak, rav de la communauté d'Ohaley Yaacov - Paris 19e

" Le mouvement universel de protestation contre Israël auquel nous assistons depuis quelques jours a permis à ceux qui se berçaient encore d'illusions, de prendre la véritable mesure de la réalité ! Pour le monde en effet, il est devenu naturel qu'Israël subisse des attaques terroristes en permanence. Toute mesure défensive qu'Israël pourrait prendre pour protéger sa population et réduire ces agressions devient donc "inadmissible". C'est comme si, inconsciemment, le monde entier scandait : " Non ! Israël n'a pas le droit à la légitime défense. Il doit remplir son rôle de victime ".

Et pourtant, on aurait pu croire qu'avec une certaine forme d'évolution du monde moderne et avec le développement de nouvelles civilisations, le regard porté sur Israël se ferait plus tolérant, voire même admiratif. Comment en effet pourrait-il en être autrement à l'égard d'un peuple qui a tant donné à l'humanité ?! Il suffirait, par exemple de recenser le nombre de Prix Nobel juifs pour n'entrevoir qu'une mince partie de tout cet immense apport.

L'esprit d'éthique et de morale que véhicule Israël est exemplaire. A-t-on besoin de rappeler à cet égard le comportement tellement altruiste de l'équipe d'Israéliens venus sauver des vies humaines en Haïti après le terrible tremblement de terre ?! Et puis aussi quel autre État au monde accepterait de servir les intérêts de son adversaire comme Israël le fait au quotidien envers les Palestiniens ?

Comment peut-on faire autant abstraction de la réalité ? Pourquoi tant d'aversion pour ce peuple à l'âme si grande et généreuse ?

C'est que ce virus de l'antisémitisme, contagieux et récurent, ne disparaît pas si facilement. La ratification de plusieurs traités de paix ne l’a en rien éradiqué. Le retrait du Goush Katif n'a pas eu d'impact et l'opération " Plomb durci " dans Gaza ne l'a pas éteint. Ce phénomène, dont notre peuple souffre aujourd'hui, lui rappelle en effet que la paix et la sérénité ne peuvent pas être un " produit " humain. C'est uniquement un cadeau divin ! Dans notre prière nous implorons D.ieu : en mentionnant le fait que c'ést Lui qui établit la paix dans les cieux, nous Lui demandons au même titre de faire régner cette paix parmi nous. Cette comparaison peut paraître étrange, mais en voici la réelle signification : le Ciel se dit en hébreu "chamaïm" qui est la contraction des mots "eche et "maïm" - le feu et l'eau - car le firmament est constitué d'un mélange d'eau et de feu. Cela signifie que le Créateur peut faire coexister deux ennemis farouches. Et donc il peut également semer la sympathie et même l'affection dans le cœur de nos adversaires les plus rudes. Il suffit pour cela d’un réveil collectif et profond vers la téchouva – le retour à D.ieu.

La Torah fut donnée sur le mont Sinaï. Or ce nom évoque en hébreu la " sin'a ", la haine qu'entretiennent des personnes jalouses de l'autre. L'enseignement sous jacent que nous pouvons en déduire est que c'est bien notre attachement fidèle aux valeurs de la Torah qui nous fera mériter que Hachem nous couvre de toute Sa miséricorde ".

Le grand rabbin René Gutman, grand rabbin de Strasbourg et du Bas-Rhin

Régime concordataire alsacien oblige, ma fonction a aussi un aspect officiel. Je suis donc très régulièrement en rapport avec les pouvoirs publics et les médias locaux. Pourtant, dans les heures qui ont suivi les événements de la flottille, je n’ai rien dit… pour la bonne raison que ma voix était absolument inaudible ! Les critiques les plus acerbes recouvraient absolument tout et il était totalement impossible d’avancer le moindre argument expliquant pourquoi la marine israélienne avait agi de la sorte. …L’urgence, pour moi, consistait donc avant tout à prévenir les autorités civiles des dangers d'agression contre la communauté juive des manifestations anti-israéliennes organisées à Strasbourg. J’ai aussi été en relation avec des responsables musulmans locaux ce qui a permis qu’ils modifient un peu les mots d’ordre des manifestations prévues dans le sens d’un certain apaisement des esprits. Car le leitmotiv du judaïsme alsacien, c’est de répéter qu’il est dangereux d’importer en France les retombées directes du conflit du Proche-Orient. Heureusement, une fois que l’émotion s’est dissipée, les médias français ont commencé à expliquer que des mouvements islamistes se trouvaient derrière cette opération et qu’il s’agissait avant tout d’une " provocation ".

Vis-à-vis de la communauté juive, j’ai répété qu’il s’agissait d’une nouvelle mise en cause de notre vocation universelle à vivre en paix. Dans ce contexte, il est essentiel de ne pas désespérer ni de se laisser submerger par le discours alarmiste ambiant. Comme toujours lorsqu’Israël est attaqué de toutes parts, je constate que les Juifs d’Alsace souffrent eux aussi ! En fait, c’est cet aspect tellement unilatéral de toutes ces critiques qui nous fait mal parce qu’elles sont injustes et véritablement coupées de la réalité ».

La réaction du grand rabbin Sitruk

L'événement tragique de cette « flottille humanitaire » envoyée vers Gaza a été, une fois de plus, l’occasion pour de nombreux gouvernements et pour la plupart des médias internationaux d’exprimer envers Israël des sentiments d’incompréhension et parfois de haine semblables à ceux qui nous ont fait tant de mal depuis des siècles ! Comme si " par définition ", Israël devait se retrouver toujours dans le tort. Or ce nouveau développement doit nous inspirer plusieurs enseignements fondamentaux.

Le premier, c’est qu’il ne faut pas s'émouvoir de ces jugements superficiels, hâtifs et surtout mus par une réelle mauvaise foi et par la volonté de nuire.

Ensuite, il faut comprendre que la mission d’Israël est d’essayer d’être le plus près possible de l’idéal décidé par D.ieu dans la Torah. Pour cela, il faut que notre volonté de perfectionnisme permanent l’emporte sur toute autre considération.

Enfin, il est indispensable pour nous de bannir totalement de notre vocabulaire cette terrible médisance qui nous entoure. Nos Sages ont écrit, voilà déjà plusieurs siècles, qu’Israël est critiqué par le monde parce que lui-même critique ses propres frères… Tâchons donc d'apprendre à juger les autres favorablement, tâchons d'accorder à notre prochain le bénéfice du doute lorsqu'il se livre à des actions que nous ne comprenons pas et dont nous ignorons les mobiles. Nous devons donc prendre grand soin à vérifier toute information douteuse avant de nous persuader de sa véracité et de, parfois, nous en enflammer ou bien de nous en alarmer ! Car dans nos sociétés, de nombreuses personnes avancent des " évidences " sans avoir nullement pris la peine de les vérifier auparavant. Et cela nous conduit finalement à oublier l'essentiel. Cela explique pourquoi, loin de désespérer, nous devons au contraire persévérer et rendre une fois de plus un hommage à notre peuple et aux jeunes gens de Tsahal qui donnent leur vie pour sa dignité et sa survie. Et je prie pour qu’Hachem guérisse les blessés et remonte le moral d’Israël, car il n'y a aucune raison pour qu'il soit au plus bas.

N'oublions jamais que la finalité du peuple d'Israël n’est pas d’être un "sujet d’actualité" parmi tant d'autres à la "une" de journaux éphémères, mais plutôt de " porter " la cohérence d'une histoire éternelle.

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mordeh'ai - dans Tribune libre
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 20:23

P.O.: Modification significative de la vision américaine

par Shraga Blum

Pour Israel 7

09-06-2010

Mettre dans une même déclaration une chose et son contraire absolu semble être l’apanage de la diplomatie. Au moment où la question des Arabes israéliens prend de plus en plus d’acuité dans la problématique israélo-arabe, l’Administration Obama vient de prendre une décision qui marque encore un peu plus le changement dramatique introduit par le Président américain dans sa politique proche-orientale

Une nouvelle version du document concernant sa « vision du Proche Orient » vient d’être publiée, dans laquelle un appui remarqué est apporté aux Arabes israéliens. Le document intitulé « Stratégie de la Politique Etrangère des Etats-Unis », contient une nouvelle définition qui diffère de celle exprimée par les administrations précédentes. Selon ce nouvelle mouture, « les Etats-Unis souhaitent la création de deux Etats : un Etat Juif, doté de sécurité, mais qui donnera des droits égaux à tous ses citoyens, et à ses côtés, un Etat Palestinien indépendant et viable, doté d’une continuité territoriale, qui signifierait la fin de l’occupation depuis 1967… ». Dans des déclarations précédentes, Barack Obama faisait référence « à un Etat juif indépendant » mais sans faire allusion aux droits civiques dans cet Etat.

Cette modification majeure, qui annule en fait le caractère juif de l’Etat à terme, est une accession à une demande des Palestiniens qui exigent que tous les droits des Arabes israéliens soient maintenus, sans montrer la moindre gêne d’exiger que leur Etat soit par contre « Judenrein », vidé de tous les Juifs qui y vivent.

Dans son discours de Bar-Ilan, le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou, qui était allé plus loin que n’importe lequel de ses prédécesseurs, avait cependant mis comme l’une des conditions à la création d’un Etat palestinien, la reconnaissance officielle et définitive de l’Etat d’Israël « comme pays du Peuple juif », exigence que refusent catégoriquement même les « modérés » parmi les Palestiniens !

Il est revenu sur cette demande il y a deux semaines à la Knesset, en déclarant « qu’il n’existait pas de ‘peuple israélien’ qui serait formé de citoyens de différentes religions ou nationalités, mais qu’il y avait un peuple juif qui avait droit à un Etat souverain ». Le caractère juif de l’Etat d’Israël permet d’éviter deux écueils principaux : de faire disparaître cet Etat dans le futur soit par la démographie naturelle soit par l’invasion des ‘réfugiés’ palestiniens comme ils l’exigent toujours à l’heure actuelle.

Ainsi, en modifiant la formule de cette déclaration d’intention, le Président Barack Obama amorce un recul supplémentaire dans le traditionnel soutien américain à Israël, et supprime l’idée « de foyer national du Peuple juif » concernant l’Etat d’Israël. Il prend par contre fait et cause pour la minorité arabe d’Israël, dont on a vu une fois de plus ces derniers jours la loyauté dont elle fait preuve envers l’Etat d’Israël.

par Shraga Blum
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mordeh'ai - dans Politique
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 20:04

Une aubaine pour OBAMA

par  Meir Ben-Hayoun

pour Israel 7

Ce n’est un secret pour personne que la Maison Blanche s’ingère dans les processus politiques internes en Israël. Par exemple, lors des élections de 1992, l’Administration Bush le père avait manœuvré par le truchement de l’Ambassade américaine à favoriser la victoire du tandem Itzhaq Rabin/Shimon Pérès au détriment d’Itzhaq Shamir. Le Premier Ministre Shamir avait alors exaspéré le Secrétaire d’Etat James Baker et le Président Bush par son refus constant faire des concessions sur la Terre d’Israël. Lors des élections de 1996, l’Administration Clinton n’avait pas réussi à empêcher la victoire de Binyamin Netanyahou face à Shimon Pérès. Pour les élections de 1999, le Président Clinton avait mieux manœuvré en dépêchant son consultant d’image de marque électorale pour la campagne d’Ehoud Barak et influer ainsi sur le résultat des élections israéliennes qui vit ce dernier accéder au poste de Premier Ministre. Aujourd’hui, un pas de plus est franchi. Bien que les prochaines élections ne soient pas à l’horizon, l’Administrations américaine s’emploie à engendrer des changements dans la direction politique israélienne.

Mercredi 9 juin, le blocus israélo-égyptien sur la Bande de Gaza est sur le point d’être totalement brisé. Dans un langage plus diplomatique, on dirait qu’il est arrivé à son terme. Ce qui indique de la façon la moins équivoque cette transition, c’est le départ du groupe d’ingénieurs américains qui se sont évertués pendant huit mois, à partir du mois de novembre 2009, à l’édification du mur d’acier tout au long de l’axe « Philadelphie ». L’édification de ce mur avait pour but d’obstruer les tunnels de contrebande du Hamas.

C’est ainsi qu’est abandonné le projet militaire américain dans lequel un demi milliard de dollars ont été dépensés. C’était la contribution active des Etats-Unis à resserrer le blocus sur la Bande de Gaza.

Tout en exerçant une pression immodérée sur le gouvernement Netanyahou, l’Administration Obama manœuvre pour octroyer à la Commission d’enquête israélo-américaine sur le drame de la flottille un pouvoir de coercition international de sorte qu’elle pourra entrainer le départ du Premier Ministre Binyamin Netanyahou et du Ministre de la Défense Ehoud Barak – ou du moins, à ce que leur autorité soit sérieusement entamée du fait de d’arraisonnement la flottille pour Gaza.

C’est la raison pour laquelle M. Netanyahou et le Cabinet ministériel de Sécurité Nationale (sept ministres en sont membres) ne parviennent pas depuis plusieurs jours à obtenir des réponses claires de la Maison Blanche sur la composition des membres de cette Commission d’enquête et sur l’étendue de son mandat. L’Administration américaine exige que ses représentants à cette Commission soient membres à part entière et non pas des observateurs passifs tels que le Premier Ministre et le Ministre de la Défense le suggèrent. C’est un précédent grave dans l’histoire de l’Etat d’Israël où des représentants officiels américains dans une Commission israélienne pourront décider directement du futur politique des personnalités israéliennes qui paraitront devant eux.

Dors et déjà, comme cela reflète sa méthode de travail caractéristique de ne prendre ses décisions seul, le Ministre de la Défense Ehoud Barak a dirigé tout seul l’opération de la prise de contrôle de la flottille turque. Il ne s’est pas concerté ni avec le Commandant en chef de Tsahal, ni avec les généraux de l’Etat major. Le seul avec qui il s’est entretenu et à qui il fait ses rapports était le Premier Ministre, et encore sans lui faire état de tous les détails.

Ni Netanyahou, ni Ehoud Barak ne se sont adressés une seule fois aux membres du cabinet ministériel de Sécurité nationale, y compris le Vice Premier Ministre, Moshé (Boogy) Yéelon, pour se concerter avec eux, ni même pour leur faire un rapport sur les détails du plan d’arraisonnement.

Un Commission d’enquête n’aura pas de difficulté à en conclure qu’Ehoud Barak et que Binyamin Netanyahou sont responsables de la situation.

A Washington, on espère qu’en sanctionnant Barak et Netanyahou, on pourra de la sorte redorer les relations bilatérales Etats-Unis/ Turquie.

Par conséquent, l’Administration américaine ne s’empresse pas de répondre à Israël, d’autant qu’elle désire coordonner la création de cette Commission d’enquête avec le début de la levée du blocus sur la Bande de Gaza et sur le Hamas.

L’ordre de départ du groupe d’ingénieurs civils américains a été donné lundi 7 juin par le Vice Président Joe Biden lors de sa visite officielle en Egypte.

Lors des rencontres avec les dirigeants égyptiens, Le Vice Président a insisté à débattre sur le blocus israélo-égyptien et sur la situation dans la Bande de Gaza.

Après l’arraisonnement de la flottille turque par les commandos israéliens, l’Administration Obama a déclaré qu’il fallait ouvrir les points de passage vers la Bande de Gaza, en d’autres termes, lever le blocus imposé par Israël et par l’Egypte.

Les ingénieurs américains et les militaires égyptiens qui ont travaillé ensemble ont exposé au Vice Président Biden un rapport désolant, à savoir que chaque mesure technique qu’ils ont engagée pour barrer les tunnels a échoué. Les ingénieurs du Hamas avec l’appui technique d’ingénieurs militaires syriens, iraniens et du Hezbollah introduits dans la Bande de Gaza ont réussi à surmonter les efforts américano-égyptiens.

A l’aide de brûleurs géants introduits en contrebande à Gaza, les équipes du Hamas ont réussi à percer à plusieurs endroits le mur d’acier érigé par les Américains. Ce mur avait été enfoncé jusqu’à 18 mètres de profondeur dans le sable pour bloquer les tunnels. Des pans entiers de ce mur ont tout simplement disparu. Le Hamas s’en sert comme matière première pour la construction de fortifications à l’intérieur de la Bande de Gaza.

Biden a pris la décision irrévocable d’abandonner le projet du mur d’acier, et à la place, au moyen de pompes apportant de l’eau de la Méditerranée, d’inonder les tunnels.

Mercredi 9 juin, on a rapporté au Caire que le Vice Président Biden et le leadership égyptien ont examiné l’éventualité d’ouvrir le passage d’hommes et de marchandises vers la Bande de Gaza sous la supervision d’inspecteurs égyptiens et européens s’assurant que des terroristes et des armes ne passent pas.

En fait, il s’agit des mêmes arrangements qui devaient être mis en place après le retrait israélien de la Bande de Gaza en aout 2005. Qu’est ce qui avait alors fait capoter cela? Les attaques terroristes du Hamas sur les inspecteurs européens qui avaient entrainé leur départ. Si les inspecteurs européens reviennent, ils feront face exactement au même problème et de plus, ils devront se confronter à une nouvelle menace, celle des groupes d’Al Qaeda opérant dans la Bande de Gaza.

La proposition avancée par le Vice Président Biden et la cessation des efforts américains à fermer hermétiquement les tunnels de contrebande engendreront de facto la levée du blocus sur la Bande de Gaza et l’intensification du passage libre d’armements pour le Hamas et pour Al Qaeda.

Dans une telle conjoncture, il sera très difficile pour Israël de maintenir le blocus maritime et d’empêcher que le port de Gaza ne devienne un port militaire iranien à proximité de la frontière avec l’Egypte et des centres urbains israéliens.

 

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mordeh'ai - dans Sécurité
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 09:13

DEBKAfile Special Report June 8, 2010

texte en anglais http://www.debka.com/article/8842/

Adaptation française par Mordeh'aÏ

 

Ahmadinejad à Erdogan : " Maintenant c'est notre tour de défier Israël ! " Un convoi iranien par la mer soutiendra la campagne turque pour briser le blocus de Gaza par Israël.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a assuré les leaders turcs lors de la réunion à Istanbul mardi,8 juin que les navires devraivent entrer dans les eaux contestées lors des prochains jours et ne se déroberont pas à un choc frontal avec la Marine et les forces d'Armée de l'air d'Israël. "Nous violerons le blocus de Gaza," a juré le président iranien.

" Les navires du Croissant-rouge iranien embarqueront « des fusiliers marins »  volontaires des Gardiens de la Révolution qui donneront une leçon aux Israéliens ".

Le convoi « humanitaire » de Téhéran pour Gaza se composera de trois navires battant pavillon du Croissant Rouge iranien.

Les sources de renseignements de debkafile signalent qu'il aurait promis aux dirigeants turcs d’enjoindre des navires de guerre et des sous-marins iraniens aux bateaux du Croissant Rouge pour leur traversée de la Mer Rouge, via le canal Suez à la Méditerranée. Ces derniers mois, un ou deux sous-marins iraniens ont été déployé en Méditerranée utilisant les équipements navals des ports Syriens.

L'épreuve de force entre la Turquie et Israël, a dit Ahmadinejad, " changera beaucoup de problèmes dans le monde et marquera le compte à rebours final pour l'existence d'Israël. Il montrera qu'il n'a aucune place dans la région et personne n'est prêt à vivre à côté de cet Etat. "

Le Ministre Des Affaires Etrangères britannique William Hague a condamné le plan de l'Iran d'envoyer des bateaux d'aide à Gaza, prévenant qu’un tel développement aggraverait délibérément une situation déjà tendue. "Ce n'est pas utile et probablement ce plan n'est pas conçu pour être utile.

Le Premier Ministre russe Vladimir Poutine , pour sa part, a promis de se joindre à Ankara afin d’amener devant les Nations unies l'attaque israélienne de la flottille turque .

Les leaders iraniens et turcs se rencontrant à Istanbul lundi et mardi ont finalisé un plan afin de synchroniser l'approche de la flottille des rivages de Gaza avec le vote du Conseil de Sécurité de l'ONU sur des sanctions contre l'Iran, sur quoi la Turquie, le Brésil et le Liban, membres du Conseil de Sécurité, interrompront la procédure et retourneront les débats de la session autour et sur la bataille navale se déroulant entre l'Iran et Israël. Le vote de sanctions sera enterré au son du bruit des canons.

Lundi, 7 juin, le Secrétaire d'État américain Hillary Clinton a prédit que "l'Iran utiliserait ce truc dans les deux jours suivants " les débats pour détourner l'attention de l'unité au Conseil de sécurité.

Selon nos sources, le convoi iranien consistera en un cargo chargé de nourriture et d'autres objets de première nécessité, des médicaments et des matériaux de construction; le deuxième transportera les fusiliers marins ; et le troisième sera un hôpital flottant ancré de manière permanente en Méditerranée dans les eaux territoriales égyptiennes en face de la ville de Rafah divisée entre Egypte et Gaza. De petits bateaux transporteront des patients entre Gaza et le navire-hôpital.

Téhéran a prévu que la marine israélienne n'attaquera pas des bateaux transportant des malades et sera contrainte de se risquer dans les eaux territoriales égyptiennes afin de frapper l'hôpital flottant. Cela signifiera, que Téhéran aurait brisé le blocus maritime d'Israël et aurait gagné également une présence militaire près des rivages de Gaza.

Pendant que les détails de ce plan sont discutés à Istanbul, les leaders israéliens passent leur temps, jour après jour, à chicaner sur la formation d'une commission d'enquête pour étudier les aspects légaux du raid du commando malchanceux qu'ils ont ordonné contre le Marmara le 31 mai dernier.

Ont-ils faits des plans pour résister au plan iranien-turc de conduire la flottille de Téhéran contre le blocus de Gaza ?

Et s'il en etait ainsi où l'interception aura-t-elle lieu ? Sur la Mer Rouge, où la Marine iranienne a une grande présence, à l'entrée au Golfe de Suez ou près de Gaza ?

Quelque soit la voie maritime choisie par Israël, Une opération contre ces navires iraniens poserait de formidables difficultés.

 

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mordeh'ai - dans Sécurité