Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Malaassot - le blog de mordehai - ! ברוך הבא
  • Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא
  • : Défenseur de l'unité et de l'indivisibilité de Jérusalem Juive et capitale de l'Etat d'Israel sans aucun partage
  • Contact

Recherche

1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 07:55

 Par Thérèse ZRIHEN-DVIR

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

Le fiasco des discussions entre le président Obama et le premier ministre Israélien Netanyahu, était prévisible pour deux raisons majeures:

Les promesses d'Obama faites durant son célèbre discours au Caire dans lequel il mettait en premier plan la légitimité des Palestiniens et leur droit à la restitution des terres conquises par Israel sur lesquelles La Palestine sera érigée, tandis que dans sa lancée, il mentionnait les droits du peuple juif (tout de même) à une patrie qui, par coïncidence se trouve être celle, tant contestée, leur appartenant depuis l'aube des temps, bien avant la naissance de tous les peuples arabes de la région. La seconde raison dérive évidemment du besoin pressant du peuple juif de se restituer les villes et les sites ancestraux appartenant à leur peuple, qu'Obama ne cesse, à tort, de leur dénigrer.

Il y a trois mille ans, Jérusalem avait été conçue et bâtie par le peuple juif, et ses vestiges en sont les témoignages les plus irréfutables. Comment donc la leur refuser? Tout juif qui se respecte ne renoncera jamais à sa capitale, Jérusalem.

Si Obama croit réellement, qu'en culbutant son allié le plus fervent et en le dépouillant de ses emblèmes et de ses atouts les plus précieux pour plaire au monde arabe et aux palestiniens, il résoudrait le conflit entre le tiers monde et l'occident, il se leurre. Le monde arabe, l'Islam radical en particulier, qui a fermement installé ses tentacules de terreur dans presque tous les continents le monde, ont un tout autre objectif, celui de dominer le monde libre, Israel compris dans la mêlée.

Obama cherche visiblement, pour ses raisons, à placer Israel dans une situation sans issue: d'abord il néglige, avec une nonchalance inexplicable, l'Iran, qui continue entre-temps à concocter sa bombe atomique. Il ferme les yeux et se bouche les oreilles devant les nombreuses alarmes et la gravité d'un Iran atomique pour le monde entier, mais surtout pour le petit état d'Israel. Ensuite, il jette Israel ouvertement aux loups, en lui imposant des restrictions qu'il n'oserait jamais infliger aux palestiniens, tant il les craint ou les respecte.

Dans sa logique, il est évident que c'est Israel l'éternel coupable et les palestiniens, leurs innocentes victimes, qu'il s'est donné pour devoir de protéger. Il a cessé depuis bien longtemps à se demander pourquoi Israel devrait faire des concessions aux palestiniens quand ces derniers lui refusent la reconnaissance élémentaire de son existence. À travers leur jeu perfide, aujourd'hui, toléré et soutenu, par la plus grande puissance du monde, les palestiniens se permettent de grignoter la légitimité d'Israel sur ses sites patriarcaux et sur Jérusalem, entre autre.

Toutes ces déclarations publiques faites récemment par Mme Clinton, sur les liens inattaquables entre Israel et les USA, n'ont pour visée que de taire une opinion publique grondante qui a depuis longtemps cessé de croire en la sincérité et intégrité de leur président.

En immolant Israel, Obama espère gagner la sympathie des possesseurs de l'or noir qui sont d'ailleurs, derrière tout ce complot international… Il suffit de suivre la filière pour découvrir les éléments authentiques qui fournissent les fonds nécessaires pour la destruction de l'occident et de la démocratie.

C'est d'abord un sapement psychologique contre Israel, ensuite la formation de milices, tant militaires, que messianiques, qui instruisent, propagent, menacent les ressortissants musulmans auxquels ils promettent la gloire éternelle, le paradis, les vierges, s'ils exécutent à la lettre les lois de l'Islam envers les infidèles.

Mais Obama est bien déterminé à achever cette mission qui est l'isolation d'Israel d'abord, son dénigrement, et finalement le coup de grâce qu'il lui assène en lui demandant de signer un document dans lequel il le force à faire des concessions territoriennes qui placeront l'existence même du jeune état juif en danger.

Netanyahu a déjà compris les règles du jeu et refuse de se plier. Leur antagonisme existe depuis la montée au pouvoir de Barak Hussein Obama. L'état d'Israel ouvre les yeux sur un président américain qui loin d'être un ami, ne préconise rien de bon pour l'état juif. Israel ne devrait pas devenir la dupe dans ce marché visiblement à son détriment, mais elle va devoir mener une guerre sans merci contre tous ceux qui cherchent à l'immoler, et la liste des hypocrites ne cesse de s'allonger.

Repost 0
mordeh'ai - dans Réflexions
31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 22:10

Par Albert Soued,

htpp://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com 

1er avril 2010

© www.nuitdorient.com par le groupe boaz,copyright autorisé sous réserve de mention du site 

 

Je me souviens qu'aussitôt installé à la Maison Blanche, le président Barack Obama s'est payé un chien. Or il n'avait nullement l'habitude d'en avoir, mais cela faisait bien, devant les médias, d'être accompagné par son chien, sur la pelouse, entre son bureau et l'hélicoptère qui le véhiculait. Et je me demandais à l'époque pourquoi il avait appelé ce chien "Bo". Peut-être me disais-je, un raccourci en hébreu pour dire à son chien "Viens!", soufflé par ses nombreux conseillers juifs. J'ai appris depuis qu'Obama n'écoutait pas ces conseillers-là et que BO, c'était les initiales de son nom.

 

Manifestement Barack Obama cherche à donner la meilleure image de lui-même, étant donné ses antécédents (1). Mais alors pourquoi ce bruyant esclandre avant Pâque, à propos de Jérusalem ? Pourquoi provoquer un "allié", à propos de sa capitale ? D'autant plus que le candidat Obama avait annoncé le 3 juin 2008, devant l'auditoire de l'AIPAC, lobby américain pro-juif: "Jérusalem restera la capitale d'Israël et elle doit rester unie et non divisée", ajoutant un commentaire sur l'attaque d'une installation nucléaire syrienne par Israël "cette attaque de septembre 2007 est entièrement justifiée, car elle a mis un terme à une menace". Rappelons ici qu'une fois élu, il s'est empressé de nommer un ambassadeur à Damas, alors qu'il n'y avait aucune urgence, puisque l'affaire Hariri n'est pas encore résolue. (2) Et la menace iranienne beaucoup plus sérieuse ? Une attaque ne serait-elle pas justifiée, Mr Obama ?

 

Revenons à Jérusalem. En Octobre 1995, le Congrès Américain a adopté une loi visant à déplacer l'Ambassade américaine de Tel Aviv vers la capitale unifiée d'Israël, Jérusalem. Cette loi a été adoptée par la Chambre des Représentants par 374 voix contre 37, et par le Sénat, par 93 voix contre 5. L'article 1 de ce texte spécifie que "Selon la loi internationale et la coutume, chaque nation souveraine peut choisir sa propre capitale". Les articles 5 à 7 précisent que Jérusalem est une ville unifiée depuis 1967, administrée par Israël, où les droits de toutes les religions sont respectés. Dans les articles 9 et 10, on cite une résolution du Congrès précisant que Jérusalem doit rester unie et non divisée. Cette loi permet au président en place de surseoir au transfert de l'ambassade, pour des raisons de sécurité nationale, ce qu'ont fait tous les présidents qui se sont succédés depuis cette date (3). Aujourd'hui, l'administration Obama ne veut pas entendre parler d'une Jérusalem unie malgré cette loi du Congrès. Elle cherche à revenir à la situation de juin 1967, d'avant la Guerre des six jours. En novembre 2009, le sénateur Sam Brownback et 6 autres sénateurs ont présenté un texte au Congrès, demandant que le Président exécute la loi concernant le transfert de l'ambassade américaine avant fin 2012, sans invoquer des problèmes de sécurité nationale (4).

 

Suite au récent esclandre provoqué par l'Administration Obama à propos d'une construction à Jérusalem (5) le même sénateur s'est exclamé: "Il est difficile de concevoir que notre exécutif passe son weekend à condamner un allié à propos d'une construction dans sa propre capitale et que cela serve la cause de la paix", ajoutant "Au lieu de lancer des attaques verbales contre notre meilleur allié au Moyen Orient, notre administration serait mieux avisée de déployer son énergie à planifier le transfert de notre ambassade à Jérusalem et à neutraliser la menace nucléaire iranienne"

 

On peut raisonnablement se demander pour qui roule Obama ?

 

Jérusalem est à l'intersection et au centre de 3 continents, au cœur du monde antique et des 3 monothéismes. L'Islam a sa capitale à la Mecque, le Christianisme à Rome, le Judaïsme retrouve son ancienne capitale, Jérusalem, après 2000 ans. Quoi de plus juste ? (6) Tout effort des pays arabes, de l'Europe et d'Obama pour contrecarrer une réalité du terrain -- qu'Israël a retrouvé en juin 1967 sa capitale éternelle -- sera une source de conflit et de déstabilisation dans la région et dans le monde.

 

Notes (1) Les conditions de la candidature d'Obama sont pour le moins scabreuses, sur au moins deux sujets, le mode du financement de sa mise à l'étrier politique et son éligibilité. Un mafieux de Chicago d'origine syrienne, Tony Rezko, aujourd'hui en prison, a financé les campagnes politiques d'Obama. Celui-ci n'a jamais réussi à produire un certificat de naissance. Selon la loi américaine, n'est éligible un candidat à la présidence des Etats-Unis que s'il est né sur le territoire américain. Or de nombreux indices concourent pour accréditer l'hypothèse qu'il soit né au Kénya, territoire anglais à cette époque.

(2) G W Bush a rappelé son ambassadeur à Damas suite à l'assassinat de l'ex 1er ministre libanais Rafik Hariri, car la Syrie y était impliquée.

(3) Cliquer sur http://www.justice.gov/olc/s770.16.htm - loi du 16 mai 1995

(4) Cliquer sur proposition http://www.zoa.org/sitedocuments/actionalert_view.asp?actionalertID=1740

(5) Ce projet ne verra pas le jour avant 3 ans, vu les délais administratifs. Par ailleurs, les Arabes sont libres de construire partout à Jérusalem. Si on les empêchait de s'installer dans les zones d'habitat juif, il y aurait des condamnations unanimes à l'Onu et dans les Cours de justice internationales. Alors pourquoi empêcher des Juifs de construire dans des zones d'habitat arabe sur un terrain qui leur appartient ?

(6) Sur le plan du droit international, un territoire acquis lors d'une guerre défensive, n'est pas un territoire "occupé" ou "une colonie", comme les médias appellent les implantations juives en Judée-Samarie. Or la Guerre des Six Jours était une guerre où Israël se défendait contre la fermeture du détroit de Tiran par l'Egypte et contre l'invasion de la Syrie et l'entrée en guerre de la Jordanie. Celle-ci occupait la Judée-Samarie et la partie orientale de Jérusalem depuis 1948, date de la création et de la première invasion d'Israël par les armées arabes, notamment les troupes jordaniennes menées par Glubb Pasha, un anglais passé à l'Islam.

Repost 0
mordeh'ai - dans Politique
31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 18:59

MEMRI    Middle East Media Research Institute

Enquête et analyse  n° 598

 

Par A. Savyon et Y. Mansharof *

Introduction

 
Ces dernières semaines, l´Iran a redoublé d´efforts pour mobiliser les organisations de résistance palestiniennes contre Israël, notamment par des déclarations publiques et des promesses d´assistance et de soutien.

 

Téhéran a choisi de mobiliser les organisations de résistance palestiniennes et de monter en épingle l´imminence d´une troisième Intifada, estimant apparemment qu´il est plus prudent d´agir sur la scène israélienne que sur la scène libanaise – où Téhéran, Damas et le Hezbollah pourraient avoir à en payer le prix. En revanche, soulever l´arène palestinienne, qui se trouve actuellement dans l´impasse, permettrait à Téhéran d´imposer, sans plus attendre, sa position dans le monde islamique – aux dépens de l´Egypte et de l´Arabie saoudite – et sans avoir à payer un quelconque prix.

 

C´est aussi un moyen de défier les Etats-Unis face aux derniers efforts déployés par l´administration américaine pour permettre une reprise des négociations israélo-palestiniennes.

 

Immédiatement après le Sommet de Damas du 25 février 2010, en présence du président syrien Al-Assad et du président iranien Ahmadinejad, Téhéran a hébergé une conférence de deux jours sur la "solidarité nationale et islamique pour l´avenir de la Palestine", en présence des dirigeants des factions palestiniennes. Lors de cette conférence, Ahmadinejad a tenu des propos anti-israéliens particulièrement virulents.

 

Il convient toutefois de souligner que le Hamas, mouvement arabe sunnite, n´est pas particulièrement empressé de se voir placé sous l´autorité de l´Iran chiite, et qu´il existe en son sein des divergences d´opinion sur le sujet ainsi que des rivalités entre dirigeants du Hamas à Gaza et à Damas.

 

Lire le rapport intégral en anglais :

http://www.memri.org/report/en/0/0/0/0/0/0/4052.htm

Repost 0
mordeh'ai - dans Revue de presse
31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 18:47

Editorial du JERUSALEM POST du 30/03/2010

http://www.jpost.com/Opinion/Editorials/Article.aspx?id=172109

Adaptation française de Sentinelle 5770

 

L’idée “d’endiguement” semble marginaliser toute perspective précédente de frappe militaire préventive contre les installations nucléaires de l’Iran. Des indications se multiplient sur la décision du gouvernement Obama de faire monter sévèrement la pression sur Israël : la construction à Jérusalem Est pourrait être liée à la politique de facto des USA d’éviter une confrontation militaire avec Téhéran. Bien que les officiels américains le démentent publiquement, on a vu au cours des semaines récentes les signes croissants d’une réconciliation des Etats-Unis avec un Iran nucléaire. L’idée "d’endiguement " – fondée sur la conception que ce qui a fonctionné pendant la Guerre Froide avec l’URSS et la Chine fonctionnera avec les mollahs aujourd’hui – semble marginaliser toute perspective récente de frappe militaire préventive contre les installations nucléaires de l’Iran si, ou plutôt quand, l’effort actuel de négociation et de sanctions sera en échec reconnu.

L’idée semble être que quand un Iran nucléaire surgira, il sera dissuadé d’utiliser directement sa capacité nucléaire ou de l’exporter à ses semblables du Hezbollah et du Hamas.

Dans une analyse récente d’informations, le journaliste du ‘New York Times’ Davis Sanger a cité intégralement le dernier titre de ‘Foreign Policy’, intitulé " Quand l’Iran disposera de la bombe ", et a déclaré simplement que " le gouvernement est engagé en faveur de l’endiguement désormais – bien qu’il souligne que l’augmentation de sa puissance défensive dans le Golfe est destinée à dissuader une attaque conventionnelle de l’Iran ".

Et alors que la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, intervenant à la conférence politique du Comité des Affaires Publiques Amérique Israël - AIPAC – la semaine dernière, a déclaré pas moins de quatre fois de suite qu’un Iran pourvu de l’arme nucléaire serait " inacceptable ", elle s’abstint néanmoins de mentionner directement la possibilité d’une intervention militaire.

Les révélations cette semaine de l’ordre donné par le président Mahmoud Ahmadinejad de lancer bientôt deux nouvelles usines nucléaires, à construire à l’intérieur de montagnes pour les protéger d’une attaque, n’ont pas provoqué une réponse plus agressive des USA.

L’un des principaux partisans de « l’endiguement » est Zbigniew Brzezinski, conseiller national à la sécurité de Jimmy Carter, et partisan enthousiaste d’Obama qui mis en garde contre les retombées d’une frappe militaire sur l’Iran.

Sur cet arrière-fond, la réaction délibérément excessive du gouvernement Obama à l’extension d’un quartier religieux à Jérusalem Est peut être interprétée comme un avertissement à Israël de l’interruption du soutien inconditionnel de Washington dans tous les domaines.

Comme Stephen Hayes le formule dans un article récent du ‘Weekly Standard’ : " Vous croyez que nous avons surréagi à une construction de maisons crachées à la face à Jérusalem ? Essayez de bombarder l’Iran. "

En fait, Brzezinski, qui a travaillé à un dossier politique avec le secrétaire d’Etat à la défense Robert Gates en 2004 au Conseil pour les Affaires Etrangères, a déclaré dans un entretien avec ‘The Beast’ en 2009 que les Forces Armées des USA abattraient des avions de chasse israéliens s’ils allaient à l’encontre des ordres américains et attaquaient des installations nucléaires iraniennes.

Dans le cadre de la stratégie émergente américaine de l’endiguement, Israël poussant à une intervention militaire pose une lourde responsabilité. Une frappe militaire israélienne sur les installations nucléaires iraniennes sans le soutien des USA est presque hors de question. Israël aurait besoin de la permission des USA pour survoler l’Irak, pour recharger en combustible et réparer les avions de combats des Forces Aériennes d’Israël sur les bases régionales de l’armée US.

Même si Israël devait décider qu’il est obligé d’agir et d’une certaine façon de réaliser sans l’aide technique des USA, il est désormais incertain de savoir si les USA soutiendraient Israël au Conseil de Sécurité de l’ONU et au-delà, dans d’inévitables conséquences et dénonciations diplomatiques, économiques, diplomatiques. Pourtant Israël doit continuer de résister à l’endiguement.

Un Iran nucléaire ne fait pas que remettre en cause l’équilibre de la puissance au Moyen-Orient et d’enhardir les islamistes dans leur lutte de rapaces contre l’Occident ; c’est une menace existentielle pour Israël. Même si l’on croit que Téhéran est suffisamment “pragmatique” pour ne pas frapper directement l’Etat juif dont il recherche ouvertement l’élimination, personne ne peut garantir que le Téhéran fondamentaliste ne glissera par une bombe rudimentaire ou du matériel au Hamas, au Hezbollah ou à un réseau inspiré par al Qaïda.

La compromission avec les mollahs antisémites et anti-occidentaux, qui se considèrent en phase ascendante et peuvent revendiquer des millions de partisans, ne peut être comparée à la contrepartie de la Guerre Froide, avec ses apparatchiks soviétiques âgés, idéologiquement en faillite.

La confrontation actuelle ressemble davantage à la décision de Hitler en 1936 d’envoyer des troupes allemandes en Rhénanie – violant avec une détermination belliqueuse le traité de Versailles – alors que la France et la Grande-Bretagne se tenaient coites.

Comme les attentats à la bombe dans le métro russe l’illustre de nouveau, l’islam radical est loin de perdre son élan, et il menace la liberté partout – pas seulement à Jérusalem, mais à Moscou et à Washington. " L’endiguement " ne l’émasculera pas.

Repost 0
mordeh'ai - dans Point de vue
31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 09:52
mardi 30 mars 2010,

de Jacques Kupfer

Source : ligue de defense juive.net

 

En cette journée où nous célébrons notre passage de l’obscurité" à la lumière, de l’esclavage à la liberté, nos pensées vont au peuple d’Israël dont la situation est si périlleuse.

Le "erev rav" qui a accompagné nos ancêtres à la sortie d’Egypte a retardé notre salut, manqué de foi et de courage et nous a causé une errance de quarante ans dans le désert.

C’est ce même "erev rav", sous les dénominations de "chalom akhchav", New Israël Fund…. qui retarde notre souveraineté sur la terre d’Israël et se prosterne devant de nouveaux pharaons.

Puisse l’Eternel donner à nos dirigeants la foi,la puissance et la détermination de combattre pour Erets Israël et mettre un terme aux agissements néfastes de nos ennemis à Washington, Paris et sur notre Terre.

Puissions nous voir le rassemblement de tous les exilés en Israël et voir enfin la sortie de l’Egypte qui est au sein de notre peuple avec notre accession à la dignité nationale et à la pleine souveraineté sur notre Terre.

Puisse notre armée avoir enfin les mains libres pour briser nos ennemis en suivant la voie de Josué et rétablir le respect dû à notre Nation sur son sol ancestral.

Puissions nous libérer Jéricho que le "erev rav" a remis aux mains de l’ennemi.

A tous mes amis et à leur famille, à tous les Juifs fidèles, à ceux qui peuplent déjà notre Terre de la Mer au Jourdain, à tous ceux qui sont en route pour rejoindre la Patrie juive, tous nos vœux de Pesah’ cacher ve sameakh.

L’an Prochain à Jérusalem définitivement libérée et reconstruite.

Repost 0
mordeh'ai - dans Société
30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 18:48

Quoi de neuf pour l’Oint ?

Par Jonathan Rosenblum

http://www.jewishworldreview.com/jonathan/rosenblum_next.php3

Adaptation française de Sentinelle 5770

 

Pour Pessah, nous devons nous souvenir que le président Obama n’est pas notre maître et ne déterminera pas notre destin. L’adoption de la loi sur les soins de santé voulu par Obama (‘Obamacare’) confirme la description par Fouad Ajami du président Obama comme le premier président « cosmopolite » de l’Amérique – c.a.d. le premier à voir le modèle européen de gouvernance par des bureaucraties centralisées comme modèle d’émulation.

Obamacare marque un moment de transformation dans la relation des Américains vis-à-vis de leur gouvernement. Il va élargir énormément la bureaucratie fédérale et limiter la liberté de choix de chaque acteur « privé » dans le système de soins de santé – patients, médecins, et assureurs.

 

L’Amérique s’est embarquée sur la voie européenne de stagnation économique et de déclin de son influence. Depuis 1945, l’Europe a dépendu de l’Amérique pour se défendre, tout en dépensant toujours de plus faibles fractions de son PIB pour la défense. Les immenses déficits budgétaires résultant d’Obamacare pousseront l’Amérique dans la même direction.

 

Le modèle américain le plus proche d’Obamacare, le plan de santé du Massachusetts, a presque plongé l’Etat dans la banqueroute, et conduit à l’élection du premier sénateur Républicain depuis près de 40 ans. Les gens et les emplois fuient un gouvernement obèse, la Californie en faillite, et se précipitent vers le petit gouvernement du Texas.

 

Pourtant, malgré ces contes moraux, le Congrès contrôlé par les Démocrates a poussé en faveur d’Obamacare. Pourquoi ? Parce que peu importe à quel point les soins de santé deviendront plus minables pour la majorité des Américains, peu importe à quel point les impôts seront plus élevés pour la classe moyenne, peu importe à quel point la bureaucratie fédérale deviendra plus lourde pour superviser les soins de santé, peu importe le manque de médecins alors que la profession devient toujours moins attractive, et peu importe la traînée sur l’économie américaine de déficits atteignant des sommets – la prise en charge médicale sera équitablement minable pour tous.

 

Les Démocrates ont poussé en avant la nouvelle version la plus ambitieuse possible d’un sixième de l’économie américaine, plutôt que d’opter pour des mesures progressives destinées à des aspects spécifiques du système de santé – à savoir les non assurés, aux coûts montant en flèche – non pas en dépit de l’augmentation de la taille du gouvernement impliquée, mais à cause de celle-ci. Chaque programme de droit gouvernemental majeur a fini par coûter plusieurs fois le coût initialement prévu, et les projections de coût des partisans d’Obamacare n’atteignent pas les niveaux minima de crédibilité.

 

Pour la première décennie, ils sont faussés du fait que quatre années de taxes seront collectées avant que les nouveaux bénéfices majeurs ne commencent à se faire sentir. Et les coûts projetés sont prédits sur une réduction annuelle d’un demi milliard de dollars de Medicare*. Ces réductions seront soit rapidement abrogées, ou bien un large groupe de personnes âgées en colère découvrira qu’ils ne peuvent plus trouver un docteur voulant les traiter.

 

La Deuxième Guerre Mondiale a coûté à la Grande Bretagne son empire, et les énormes déficits budgétaires dont Obamacare va nous accabler vont sûrement obliger l’Amérique à abandonner son rôle de policier mondial. Cela peut être bon avec Obama, dont les courbettes et les grattements devant les despotes reflètent un profond malaise avec la Pax Americana. Pourtant un retrait américain ne laissera pas un monde plus doux ni plus agréable. Un Iran nucléaire inspirera beaucoup d’imitateurs et le retrait du Grand Satan ne fera qu’aiguiser l’appétit de l’islam radical. Les Nations Unies ne nous protègeront pas de ces menaces.

 

Le président Obama a promis d’aboutir sur la réforme de la santé là où tous les anciens présidents ont échoué. Qu’est ce qui pourrait encore satisfaire l’ambition démesurée du président le plus autosatisfait jamais connu, celui qui décrivit sa nomination, sans la moindre trace d’ironie, comme « le moment où le flux des océans a commencé de ralentir et notre planète a commencé de guérir » ? La Taxe Carbone, qui introduirait une autre bureaucratie massive dans chaque domaine de l’économie américaine, répondrait à cette question. Mais un suicide politique est par définition une histoire ancienne, et il ne restera pas assez de partisans au Congrès pour adopter la Taxe Carbone. La prochaine frontière alors sera la politique étrangère, qui ne nécessite pas de négociations pénibles avec le Congrès. La politique étrangère offre plus d’opportunités aussi pour celui qui cherche à être celui dont on se souviendra non seulement comme le président des Etats Unis mais comme le plus grand prêtre de la « religion de l’humanité ».

 

Obama cherche à faire naître un Etat palestinien – à ne pas confondre avec celui qui amène la paix au Moyen-Orient. C’est la signification de l’exigence faite au Premier ministre Netanyahou de s’engager pour un Etat palestinien dans les deux ans. Toute autre paix que celle du cimetière requerrait au minimum que les Palestiniens acceptent l’existence d’Israël et renoncent au « droit au retour », assurent la capacité d’Israël d’empêcher la Rive Occidentale de devenir une autre bande de Gaza à quelques kilomètres de son aéroport international et du centre le plus important de sa population, et reconnaissent qu’aucun gouvernement israélien ne peut déraciner un demi million de Juifs de maisons construites au-delà des lignes d’armistice de 1949.

 

Aucun de ces objectifs n’est soumis à des dates butoirs, et aucun n’est plus accessible qu’ils ne l’étaient au début du processus d’Oslo. L’autorité Palestinienne aujourd’hui refuse même de s’asseoir dans la même salle que les Israéliens. Comment peuvent-ils faire la paix ? Une autre génération d’enfants palestiniens a été élevée dans le culte du martyr et la promesse de la destruction finale d’Israël. L’Autorité Palestinienne – non pas le Hamas, comme la secrétaire d’Etat Hillary Clinton l’a déclaré par erreur la semaine dernière – célèbre l’archi-terroriste Dalal Mugrahbi, architecte d’un massacre sur une route côtière.

 

Le vice-président Biden déclare qu’il est difficile d’arrêter l’incitation à la haine, même dans les zones contrôlées par les media et le système scolaire de l’Autorité Palestinienne, de même qu’il est difficile pour Israël d’arrêter de construire à Jérusalem. Mais Israël n’a jamais essayé de ne pas construire à Jérusalem. Les Palestiniens cependant, ont essayé de cesser l’incitation à la haine au début des accords d’Oslo. Ils ne sont pas plus avancés sur cette promesse aujourd’hui. Si mettre fin à l’incitation à la haine est difficile pour la direction palestinienne, c’est simplement parce que la rue palestinienne n’est pas prête à la paix et n’y a jamais été préparée pas sa direction.

 

Mais la paix pour Israël est beaucoup moins importante pour Obama qu’un Etat pour les Palestiniens. Aucune mesure de construction de la confiance n’est jamais demandée aux Palestiniens. A chaque étape, de nouvelles exigences sont adressées à Israël pour apaiser les Palestiniens et les convaincre que les Etats-Unis ont la puissance de fournir un Etat à des conditions qu’ils ne peuvent même pas refuser.

 

Le gouvernement Obama a fait d’une solution finale au conflit arabo-palestinien la pièce centrale de sa politique étrangère – beaucoup plus importante que d’empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires. Il est clair depuis longtemps que les Etats-Unis ne prendront pas de mesures sérieuses pour empêcher un Iran nucléaire, malgré des remarques réitérées des dirigeants sunnites indiquant que stopper l’Iran sur le chemin du nucléaire est une priorité bien plus grande pour eux qu’un Etat palestinien.

 

Le gouvernement US n’aurait jamais investi autant d’énergie dans le conflit palestino-israélien s’il ne croyait pas à la possibilité d’un succès. Cette croyance s’appuie sur deux hypothèses. D’abord, il y a une solution au conflit, évidente pour tous les hommes « rationnels » : le retour d’Israël aux frontières de1967 avec des ajustements mineurs. L’intention des Palestiniens de vivre en paix est considérée sans importance.

 

Ensuite, ce règlement peut être imposé à Israël. En mai dernier, le Conseiller National à la Sécurité James Jones a fait savoir à un officiel européen de haut rang qu’une « solution de fin de partie » serait formulée par les USA, l’UE, et les Etats arabes modérés, avec Israël et les Palestiniens relégués au rôle de spectateurs. Il promit heureusement qu’Israël « ne serait pas jeté sous l’autobus ». Pour le gouvernement Obama, la pression sur Israël est du « gagnant-gagnant ». Même si le président ne parvient pa

 

s à créer un Etat palestinien, l’hostilité évidente de son administration crée « la distance » entre les USA et Israël qu’Obama a déclarée aux dirigeants juifs en juillet dernier. Les prescriptions réalistes de Walt/Mearsheimer/Brzezinski, selon qui Israël nuit aux intérêts américains, deviennent dominantes dans la pensée du gouvernement de nos jours, notoirement selon les suggestions d’officiels de l’administration pour qui les actions d’Israël mettent en danger les soldats américains. L’approche réaliste porte le président cosmopolite en symbiose avec l’Europe, pour laquelle Israël a depuis longtemps constitué une nuisance.

 

L’hostilité de l’administration Obama n’a pas seulement été une affaire de ton, bien qu’il y eût sans doute une profusion de malveillance, y compris des exigences dictatoriales de la part de la secrétaire d’Etat Clinton et des rituels d’humiliation avec le Premier ministre Netanyahou abandonné pour réfléchir aux erreurs de ses choix pendant que le président soupait en famille. Clinton, imitant Obama, qualifia l’annonce de la construction de 1.600 nouveaux logements à Ramat Schlomoh « d’insulte à l’Amérique ». Pourtant quand Assad de Syrie et Ahmadinejad d’Iran se sont rencontrés le jour suivant l’annonce par les USA de la reprise de relations diplomatiques avec la Syrie pour adresser un message de dérision aux Etats-Unis, elle ne détecta aucune insulte méritant une mention. Et elle fit en sorte de garder son sourire de glace quand le président russe Poutine convoqua une conférence de presse impromptue pour la désarçonner devant des journalistes, avec une liste de méfaits américains remontant jusqu’à l’amendement Jackson-Vanik de 1974.

 

Sur le registre positif, l’avantage militaire quantitatif d’Israël a été autorisé à s’atrophier : selon l’Institut Juif des Affaires de Sécurité Nationale (JINSA), chaque demande israélienne d’amélioration des systèmes d’armes depuis qu’Obama occupe son poste a été refusé, alors que les Etats arabes, en particulier l’Egypte, ont reçu de nombreux systèmes avancés à égalité avec Israël. Tout récemment, des bombes capables de forer des bunkers nécessaires à toute attaque israélienne sur les installations nucléaires de l’Iran ont été écartées. Le seul accord de politique étrangère que le gouvernement actuel est parvenu à assurer a été une déclaration il y a deux semaines par le ‘Quartette’ condamnant la construction israélienne à Jérusalem. (Un traité avec la Russie pour réduire les arsenaux nucléaires, comme le président français l’a souligné de façon dédaigneuse à Obama, manque profondément de sérieux alors que les Etats voyous comme l’Iran et la Corée du Nord s’approchent toujours plus près d’une maîtrise complète du nucléaire). 

 

Les partisans d’Israël réalisent finalement que le président n’est pas, comme ils le disent « tellement avec nous ». Ce n’est pas par hasard qu’il se soit assis confortablement pendant des décennies pour écouter les invectives antisémites et anti-Israël de Jeremiah Wright (y compris en honorant Louis Farrakhan**), ou en affectant aux postes de politique étrangère les plus élevés ceux qui ont de longs antécédents d’hostilité à Israël, ou en disant à un dîner d’adieu pour l’ancien porte-parole de l’OLP Rashid Khalid que s’il parvenait un jour à un poste élevé, il redresserait la politique étrangère américaine passée en faveur des Palestiniens. Martin Peretz, du journal ‘New Republic’, qui fit activement campagne pour Obama, admet aujourd’hui qu’« il n’aime pas particulièrement Israël ». Jackson Diehl, Rédacteur en chef adjoint de la page éditoriale du journal libéral ‘Washington Post’, le décrit comme « vindicatif et idéologue » à l’égard d’Israël.

 

Pessah’ célèbre la libération par D.ieu du Peuple juif de la servitude de la chair et du sang pour devenir Ses serviteurs. Le Peuple américain est le plus puissant partisan d’Israël et son plus important allié. Nous partageons avec eux les valeurs qui nous définissent et nos intérêts vitaux. Mais pour ce Pessah’, nous devons nous souvenir que le président Obama n’est pas notre maître et ne déterminera pas notre destin.

 

 

Notes du traducteur *Medicare : système de soins déjà existant aux USA, pour les personnes âgées.

**Louis Farrakhan : leader noir aux USA, converti à l’islam, prêchant un antisémitisme incendiaire.

Repost 0
mordeh'ai - dans Réflexions
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 17:30
Par Jonathan Tobin
http://www.jewishworldreview.com/0310/tobin032910.php3
Adaptation française de Sentinelle 5770


Il y a 19 ans, le président Bush père a gagné l’inimitié des Juifs américains avec son éclat affirmant être le "seul gars" se tenant contre la horde des activistes de l’AIPAC exerçant leur droit constitutionnel de pétition au Congrès. La déclaration de Bush symbolisait l’intolérance et l’inimitié que ce gouvernement ressentait à l’égard d’Israël et de ses amis américains. Mais il faut dire une chose sur ce Bush père et son secrétaire d’Etat, James ‘Niq.. les Juifs’ Baker : au moins, ils n’ont jamais fait semblant d’être autre chose que ce qu’ils étaient, des Républicains de l’Establishment du Country Club, pas à l’aise avec Israël ou les symboles juifs.

Il n’en n’est pas ainsi de Barack Hussein Obama. Après une semaine passée à taper sur Israël, à gonfler une gaffe mineure en un incident international, à soumettre le Premier ministre d’Israël à des insultes sans précédent qu’Obama n’aurait jamais osées même sur le plus humble dirigeant du Tiers Monde, et à établir le principe que la présence juive à Jérusalem Est – même dans les quartiers juifs existant – est illégale et un affront aux intérêts américains – après tout cela, Obama prévoit de passer cette soirée à débiter quelques lignes de la Haggadah de Pessah lors d’un Seder à la Maison Blanche.

Selon le ‘New York Times’, Obama prendra part à un Seder dans la salle à manger ‘Old Family’ avec une clique de Juifs de Cour comme David Axelrod. Le Seder, comme le note le journal, se terminera suivant la tradition, par la déclaration ‘l’an prochain à Jérusalem’. (Oubliez le coup de froid actuel dans la relation du gouvernement avec Israël).

Il y aura, sans aucun doute, beaucoup de Juifs américains tellement peu assurés de leur place dans la société américaine qu’ils se sentiront flattés de ce que même un président qui a prouvé qu’il est le plus hostile chef de l’exécutif en une génération envers Israël, se prétendra en faveur du judaïsme à sa manière. Sans aucun doute, la narration de cette histoire sympathique sur la ‘Une’ du ‘New York Times’ est-elle calculée pour adoucir le coup de sa politique envers Jérusalem et de dédain pour Israël aux yeux de beaucoup de partisans juifs loyaux à Obama.

La grande majorité des Juifs américains ne sont pas seulement libéraux ; il sont, comme ils le disent au Texas, des 
" chiens jaunes Démocrates ", signifiant par là qu’ils voteraient pour un chien jaune s’il figurait sur le ticket Démocrate. Mais certainement, un article flagorneur comme celui du Times doit taper sur les nerfs de leur sensibilité. Un juif avec un brin de respect de soi ou d’affection pour Israël peut-il penser qu’avoir un président affirmant " l’an prochain à Jérusalem ! "  en étant assis à table avec des matzot et des macarons, comble une politique qui traite les 200.000 Juifs vivant dans les quartiers juifs postérieurs à 1967 de leur propre capitale antique, comme des colons illégaux sur une terre volée ?

Peut-être Obama et sa coterie de conseillers juifs pensent-ils qu’ils sont habilités à exproprier les symboles du judaïsme pour conférer une légitimité à leur politique anti-Israël. Bien sûr, si Obama avait la moindre sympathie pour le Peuple d’Israël ou le Peuple juif, il pourrait plutôt consacrer la soirée de lundi à réévaluer une politique qui semble concéder des armes nucléaires aux haïsseurs de Juifs enragés dans l’Iran islamiste, et renforce l’intransigeance de l’Autorité Palestinienne supposée modérée et de ses alliés à travers le monde musulman.

Cette semaine, Alan Dershowitz, qui se compte toujours lui-même parmi les partisans d’Obama, a prévenu le président que s’il échoue sur l’Iran, son héritage politique ne pourrait se différencier de celui de Neville Chamberlain, qui passa compromis avec Hitler. Il a raison, mais Chamberlain semble devenir le modèle d’Obama parce que, en plus de l’utilisation de stratégies de compromis, le diktat du président sur Jérusalem et la Rive Occidentale est une faible réminiscence du « Livre Blanc » britannique de 1939, qui interdisait l’entrée de davantage d’immigrants juifs en Palestine alors que l’Holocauste menaçait, et cherchait à restreindre la présence juive dans la majorité du pays.

Mais comme George Bush père, au moins Neville Chamberlain avait le bon goût de ne pas tenter de se grimer en ami des Juifs en tenant un Seder de Pessah au N°10 de Downing Street** tout en poursuivant dans le même temps une telle politique.

Notes du traducteur : * Chutzpah : Insolence en Yiddish et en Hébreu, avec une note d’humour.
** 10 Downing Street : résidence du Premier ministre britannique
Repost 0
mordeh'ai - dans Réflexions
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 11:51
Ce ne sont plus des "pressions" américaines. C’est une guerre ouverte.
Le général David Petraeus ne comprend pas.
PAR MICHEL GURFINKIEL

http://www.michelgurfinkiel.com/articles/284-USA-Obama-jette-Isral-sous-un-autobus.html 


Les Américains ont l’art des formules. Celle-ci, par exemple : " Jeter quelqu’un sous l’autobus " ( to throw somebody under a bus). Ce qui signifie, on l’aura compris, traiter quelqu’un avec une brutalité extrême, sans le moindre souci des conséquences. Depuis un an, cette métaphore revient sans cesse à propos des relations entre l’administration Obama et Israël. Ce sont des " sources " proches de la Maison Blanche qui, les premières, y ont recouru : non sans ajouter, avec des grâces de Raminagrobis, qu’il n’était bien sûr pas question, pour les Etats-Unis, d’aller jusque là. Les pro-israéliens ont immédiatement rétorqué qu’on ne parlait pas ainsi entre pays amis, même pour rire.

Aujourd’hui, le doute n’est plus permis. L’administration Obama a joué avec cette formule parce qu’elle correspondait bien à ses idées. Et sans doute à sa stratégie à long terme. On vient de jeter Israël sous un premier " autobus " : l’affaire des permis de construire dans le quartier de Ramath-Shlomo, à Jérusalem, que l’administration Obama a présenté comme une " insulte " à son égard (http://www.michelgurfinkiel.com/articles/283-Isral-USA-Laffaire-Biden.html). Rappelons ce fait essentiel : contrairement à ce qu’ont affirmé les Américains, aucune " décision " de ce type n’a été prise par le gouvernement israélien ; c’est un simple feu vert technique à un niveau subalterne, sujet à plusieurs décisions politiques en aval, et donc susceptible d’être transformé en feu rouge par le gouvernement, qui est en cause. Il fallait beaucoup de mauvaise foi et une évidente volonté de nuire pour élever ce non-incident à la hauteur d’une affaire majeure. La suite des événements l’a montré : le thème de l’ " insulte " ressassé pendant plusieurs jours, en dépit des excuses présentées sur le champ par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un esprit d’apaisement ; et l’accueil glacial réservé au même Netanyahu à la Maison Blanche le 23 mars : pas de poignée de main sur le perron, pas de photo de famille, pas de conférence de presse.

Mais déjà, un second autobus est en train de débouler : l’affaire Petraeus. Un journaliste d’extrême-gauche, Mark Perry, ancien compagnon de route de Yasser Arafat et aujourd’hui sympathisant du Hamas et du Hezbollah, écrit sur le blog du magazine de géopolitique Foreign Policy , le 13 mars, une analyse selon laquelle le général David Petraeus, commandant en chef des forces américaines au Proche et au Moyen-Orient (le Centcom), regarderait Israel comme le " principal obstacle " à la stratégie américaine dans la région, et irait même jusqu’à considérer que la politique israélienne " mettait en danger la vie de soldats américains ". En gros, la thèse classique selon laquelle le soutien américain est la principale raison, ou l’unique raison, de l’hostilité des pays musulmans envers les Etats-Unis. Petraeus jouit actuellement d’un prestige inégalé aux Etats-Unis. Parce qu’il a redressé la situation militaire et politique en Irak en 2007-2008. Et parce qu’il est en train de faire de même en Afghanistan. Certains disent qu’il ferait un candidat républicain redoutable en 2012. Si cet homme se déclare contre Israël, le camp pro-israélien actuel, qui regroupe les trois quarts de la classe politique républicaine et quelque 60 % de la cladsse politique démocrate, risque de se désintégrer. Certains éditorialistes vont jusqu’à évoquer le " duel " qui va s’engager, à propos d’Israël, au sein du parti républicain : Petraeus le réaliste contre Sarah Palin, l’ex-gouverneure chrétienne et populiste d’Alaska.
Mais il apparaît bientôt que l’affaire Petraeus est un faux, comme l’affaire Ramath-Shlomo. Voici un an, en avril 2009, Petraeus comparait devant la Commission des Forces Armées du Sénat américain. On l’interroge sur le programme nucléaire iranien. Il déclare qu’à son avis, Israël peut se sentir menacé au point de lancer une attaque préventive. Il ajoute que " l’obstination et la duplicité des dirigeants iraniens ont contraint les pays voisins à leur prêter les pires intentions". En d’autres termes, il justifie l’attaque préventive éventuelle israélienne. Ce qui n’est pas exactement la réaction d’une personne hostile ou indifférente envers l’Etat hébreu.

Les propos cités par Mark Perry ? En fait, il s’agit de citations puisées dans un rapport global sur la situation stratégique à laquelle Petraeus est confronté, rédigé par le ministère américain de la Défense. Et non des propres paroles du général. Qui plus est, les citations elles-mêmes sont sollicitées de façon tendancieuse. Ce que Petraeus dénonce par deux fois. D’abord quand le sénateur républicain John MacCain – candidat républicain en 2008 contre Obama – l’interroge, dans une nouvelle comparution devant la Commission des Forces Armées, le 16 mars : " Non, je n’ai pas fait de recommandation dans ce sens, contrairement à ce qui a circulé dans la presse… En fait, je suis très heureux que vous me donniez la possibilité de mettre les choses au point à cet égard ". Puis dans une conférence de presse qu’il donne le 24 mars au New Hampshire Institute of Politics. Il y affirme : " Il est regrettable que des blogueurs aient sélectionné et manipulé certains de mes propos…" Au-delà de telle ou telle autre action d’Israël, il y a, selon lui, d’autres facteurs qui menacent la paix, " à commencer par l’existence de tout un ramassis d’organisations terroristes qui, soit dit en passant, nient le droit d’Israël à l’existence. Il y a un pays qui a un programme nucléaire en cours et qui nie l’Holocauste. Il faut prendre l’ensemble de ces facteurs en considération ".

Là encore, Petraeus ne s’exprime pas en personne hostile à Israël. Bien au contraire. La petite phrase selon laquelle Israël " mettrait en danger la vie de soldats américains " ? Le général laisse entendre que Mark Perry, en l’écrivant, est passé de la réinterprétation abusive au mensonge pur et simple : " Il n’est fait nulle part mention de la vie (de nos soldats)… J’ai relu attentivement le document. Cela n’est dit nulle part. " Tenu par son devoir de réserve, le général ne va pas plus loin dans sa mise au point. Le fait est cependant que son supérieur politique, le secrétaire à la Défense Robert Gates, responsable en dernier ressort du document du Centcom, tient des propos étrangement similaires à ceux de Perry, même si le ton est apparemment plus neutre. Le 25 mars,ce dernier disait notamment : "On ne peut nier que l’absence d’une paix au Moyen-Orient affecte les intérêts nationaux de sécurité des Etats-Unis dans la région ".

D’où le soupçon grandissant d’un troisième " autobus " lancé contre Israël. Cette fois, il s’agirait d’inclure le nucléaire israélien – approuvé et contrôlé par les Etats-Unis depuis plus de quarante ans – dans les négociations globales sur l’avenir du Proche-Orient. En d’autres termes, de proposer aux Iraniens d’ " échanger "  leur renonciation à l’arme nucléaire contre le démantèlement du potentiel nucléaire de l’Etat juif. John Bolton, ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’Onu, ne cesse de répéter : " Si j’étais le gouvernement israélien, je serais très préoccupé par l’attitude américaine sur ce sujet ". Gates a fait allusion à un tel " linkage" dès sa première nomination à la tête du Pentagone, en 2006, à la fin de l’administration George W. Bush. Joseph Cirincione, un des conseillers de Barack Obama en matière nucléaire, a explicitement recommandé cette option à plusieurs reprises. Rose Gottemoeller, secrétaire d’Etat assistante, affirmait le 5 mai 2009, aux Nations Unies, que l’administration Obama était favorable à une adhésion universelle au Traité de non-prolifération nucléaire, " y compris par l’Inde, Israël, le Pakistan et la Corée du Nord ". Ce qui revient, à nouveau, à mettre Israël et l’Iran sur le même plan et à envisager, dans le contexte des menaces – génocidaires - formulées par l’Iran contre l’Etat juif, d’ôter à ce dernier l’un des volets les plus importants de sa dissuasion stratégique.
Repost 0
mordeh'ai - dans Réflexions
28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 23:10

MEMRI    Middle East Media Research Institute
Enquête et analyse  n° 599

 
En prévision du Sommet arabe, le "Camp de la résistance" arabe et l´Iran ont appelé à une nouvelle Intifada contre Israël et l´Autorité palestinienne, et à délégitimer la reprise des négociations de paix, tandis que l´objectif déclaré du Sommet est de favoriser "une paix juste et globale" incluant "le retrait israélien de la Syrie, du Liban et de la Palestine"

Introduction
 
Ces dernières semaines, les conflits opposant les deux principaux camps au Moyen-Orient, le "camp de la résistance" - dirigé par les mouvements de résistance, l´Iran, la Syrie et le Qatar - qui soutient la lutte armée contre Israël et s´oppose à des négociations -, et le camp modéré - dirigé par l´Arabie saoudite, l´Egypte, la Jordanie et l´Autorité palestinienne - qui soutient une solution politique du conflit avec Israël-, ont refait surface avec, en toile de fond, le désaccord entre les Etats-Unis et Israël sur la construction de nouveaux logements à Jérusalem-Est.
 
Malgré des désaccords fondamentaux entre les deux camps, de nombreux efforts ont été déployés pour parvenir à une entente, en prévision du prochain Sommet de la Ligue arabe en Libye. Dans le même temps, toutefois, le camp de la résistance mène une campagne intensive pour lancer une troisième Intifada visant à délégitimer les efforts de relance des négociations avec Israël et à enterrer l´Initiative de paix arabe. Cette approche bénéficie du soutien de dignitaires religieux des Frères musulmans et de chaînes satellitaires telle Al-Jazeera.
 
Le camp modéré estime en revanche que l´escalade des hostilités dans la région conduirait à une prise de pouvoir du Hamas en Cisjordanie et servirait les intérêts de l´Iran – au moment peu opportun où le conflit s´envenime entre Israël et les Etats-Unis.
 
Comme on s´en souviendra, la guerre froide entre ces deux blocs dans le monde arabe est apparu en 2006 après la Guerre du Liban, quand les pays modérés se sont élevés contre la politique du Hezbollah et de ses appuis : l´Iran, la Syrie et le Qatar. Elle a atteint son paroxysme lors de la guerre de Gaza (décembre 2008-janvier 2009), lorsque le camp modéré a pris position contre la politique du Hamas, face à un camp pro-résistance qui le soutenait.
 
Les efforts déployés pour parvenir à une entente entre les deux camps, malgré les différends, sont à considérer dans le cadre d´une politique saoudienne globale visant à permettre la mise en place d´un front arabe unifié solide et influent, comme en témoigne le rapprochement entre l´Arabie et la Syrie au cours de l´année écoulée. Toutefois, cette politique n´a pas, pour l´heure, permis la réconciliation inter-arabe : elle n´a pas suscité de rapprochement entre la Syrie et l´Egypte ni de réconciliation inter-palestinienne. En outre, les positions de la Syrie et de l´Arabie saoudite vis-à-vis d´Israël demeurent divergentes : l´Arabie saoudite soutient une solution politique tandis que la Syrie demeure favorable à la résistance.
 
Le Sommet arabe en Libye, qui entend établir une position unifiée sur les questions relatives à Jérusalem, se concentrera sur la stratégie à adopter face à Israël - négociations ou résistance. On peut penser que les appels à une troisième Intifada et au gel des négociations avec Israël visent à faire pression sur les pays arabes modérés afin qu´ils durcissent leur position vis-à-vis d´Israël. Le Secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a déjà annoncé que "l´annulation de l´initiative de paix" ferait l´objet de discussions lors du Sommet. L´Arabie saoudite qui, pour sa part, a déjà déclaré que "l´Initiative arabe ne resterait très longtemps sur la table", a appelé à trouver d´autres solutions non violentes pour exercer des pressions au niveau international. Il semble toutefois que la Syrie et l´Arabie saoudite se soient entendues pour que l´Initiative de paix arabe ne soit pas abrogée lors du Sommet.

Ainsi, parallèlement à la campagne du "camp de la résistance" et de l´Iran pour une nouvelle Intifada contre Israël et l´Autorité palestinienne, et contre la reprise des négociations de paix, le Sommet arabe s´est fixé pour objectif d´établir une "paix juste et globale" incluant le "retrait israélien de la Syrie, du Liban et de la Palestine" comme la stratégie à adopter.

Un autre sujet qui devrait faire l´objet d´un consensus est la proposition syrienne de créer un dispositif susceptible de résoudre les litiges intra-arabes. Il s´agirait de mettre en place un nouvel organe, une troïka "arabe" (qui, apparemment, inclurait l´Arabie saoudite, la Syrie et l´Egypte), chargée de résoudre les conflits inter-arabes. Il semble que cette proposition vise à faciliter l´implication syrienne dans la réconciliation inter-palestinienne et à lui permettre d´acquérir un statut central dans le monde arabe. En outre, cet organe, s´il est créé, contribuera à éloigner le nouvel Irak chiite des centres décisionnaires arabes – ce qui est perçu comme étant dans l´intérêt aussi bien de la Syrie que de l´Egypte et de l´Arabie saoudite.

Lire le rapport intégral en anglais : http://www.memri.org/report/en/0/0/0/0/0/0/4062.htm
 
 

Repost 0
mordeh'ai - dans Politique
28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 22:38
Jewish World Review
26 mars 2010 / 11 Nissan, 5770 
Par Wesley Pruden
http://www.jewishworldreview.com/cols/pruden032610.php3
Adaptation française de Sentinelle 5770

Voici le moment attendu par une certaine partie d’une certaine génération de Démocrates. Le dernier accès de sentiments négatifs entre Barack Obama et Benjamin Netanyahou peut être l’alibi qu’ils recherchent pour remettre finalement les Juifs à leur place.
Tout d’abord, le président est allé au Moyen-Orient pour s’excuser auprès des Musulmans que l’Amérique soit l’Amérique, et il ne parvint pas à trouver le temps de faire un arrêt en Israël, seul véritable ami de l’Amérique dans la région.

Puis il envoya Joe Biden, le vice-président qui déclare qu’il est un « sioniste ardent » à Jérusalem pour tenter d’apaiser les Israéliens avec une rengaine sentimentale bon marché et des paroles que personne ne croit. Sa mission a vite volé en éclat quand le VP utilisa l’occasion pour sermonner les Israéliens sur la construction de 1.600 nouveaux appartements destinés à des Juifs à Jérusalem Est, que les lanceurs de bombes palestiniens et leurs apologistes américains qualifient avec insistance de « colonies ». Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat, a poursuivi avec quelques méchantes remarques.

Puis est arrivée la visite à Washington programmée de longue date par M. Netanyahou, et les choses sont passées de préoccupantes à mauvaises, puis à très mauvaises. Le Premier ministre israélien, en s’adressant au ‘Comité des Affaires Publiques Amérique Israël » (AIPAC) rappela à chacun que « Jérusalem n’est pas une colonie, c’est notre capitale ». Les ennemis d’Israël sont bien réels : « Le rassemblement du Peuple juif en Israël n’a pas dissuadé ces fanatiques. En vérité, il n’a fait que stimuler leur appétit. Les dirigeants de l’Iran déclarent ‘Israël est un pays où une bombe suffit’. Le chef du Hezbollah déclare : ‘Si tous les Juifs se rassemblent en Israël, cela nous épargnera la peine de leur courir après à travers le monde’… L’avenir de l’Etat juif ne pourra jamais dépendre de la bonne volonté même des plus grands hommes. Israël doit toujours se réserver le droit de se défendre lui-même ».

Qui peut mettre cela en cause ? Mais pour cette déclaration d’un fait patent, M. Netanyahou est qualifié
d’« arrogant », et accusé d’essayer d’introduire un coin entre M. Obama, qui souhaite que les Israéliens ne soient pas aussi rosses avec les Palestiniens, et le Congrès, qui peut parfois faire le bon choix quand il est soutenu par des électeurs en colère.

Les Démocrates étaient autrefois considérés comme les meilleurs amis d’Israël – Harry S. Truman, président Démocrate et Baptiste du Sud, fut le premier chef d’Etat à reconnaître Israël – mais aujourd’hui, ce sont les Républicains qui apportent un soutien tenace à l’Etat juif. Le Représentant d’Indiana, le Républicain Mike Pence, président de la conférences des Républicains au Congrès, a déclaré : « Je n’avais jamais imaginé que je vivrais le jour où un gouvernement américain dénoncerait la reconstruction de Jérusalem par l’Etat juif d’Israël ».

Certains Démocrates se réconfortent eux-mêmes à l’idée, compréhensible à la lumière de l’histoire, que les Juifs américains continueront de voter Démocrate quoique M. Obama et son parti fassent pour saper l’Etat juif. Les Israéliens, en état de siège permanent et sous bombardements occasionnels, ne se laissent pas si facilement piéger. Le beau-frère de Benjamin Netanyahou a été amplement rappelé à l’ordre après avoir dit à son interlocuteur sur une radio israélienne qu’il pense que M. Obama est « un antisémite ». Le Premier ministre a pris ses distances quant à cette opinion.

Ces accusations d’antisémitisme contre le président sont outrancières, comme les accusations de racisme contre celui qui critique de façon acérée M. Obama, mais il est certainement vrai que M. Obama a bénéficié de la compagnie d’antisémites dans le passé – un « milieu » selon les termes du magazine ‘New Yorker’, « présumé composé de prêcheurs incendiaires, de nationalistes noirs, de présentateurs météo sur le déclin et … d’intellectuels palestiniens ». (des Milieux à la mode dans ‘l’Upper East Side’ et dans le Sud de Chicago). M. Obama a expliqué que quand il soumettait effectivement sa famille à la guidance morale du révérend Jeremiah Wright et qu’il assistait tous les dimanches matin pendant 20 ans aux harangues sur les Juifs perfides et autres méchants blancs, il n’entendit jamais de divagations antisémites, établissant ainsi un sommet digne du ‘Livre Guiness des Records’ pour endormissement pendant plus d’un millier de sermons incendiaires.

Benjamin Netanyahou empoisonne les Démocrates, qui ne souhaitent que son départ (ou bien qu’il soit emporté). C’est parce qu’il comprend les enjeux au Moyen-Orient, et ne perd pas de temps en conversations à collet monté autour de tasses de thé diplomatiques. « A travers l’histoire, dit-il, les calomnies contre le Peuple juif ont toujours précédé les agressions physiques et elles furent utilisées pour justifier ces agressions ».

Voilà le type de rhétorique qui renforce la résolution chez les hommes prudents et de bon sens, conscients de la menace de leur propre extinction, mais qui provoque des aigreurs d’estomac chez certains Démocrates bien assurés derrière la protection d’hommes meilleurs qu’eux. Cela leur fait grincer les dents. Mieux vaut songer à des petits lapins, profiter de la musique de petites fées et aux fleurs précoces du printemps, et peut-être le trouble s’éloignera-t-il. Barack Obama affirme qu’il est un ami d’Israël. Un type d’ami.

Israël ne survivra pas longtemps s’il doit dépendre d’amis comme lui.
Repost 0
mordeh'ai - dans Réflexions