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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 07:39

Par Caroline B. Glick

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=175543

Adaptation française de Sentinelle 5770 ©

 

Le gouvernement doit cesser de jouer un double jeu.

Quarante-trois ans après la libération de Jérusalem par le Peuple juif, notre capitale n’a jamais été sujette à pareille agression. Mais elle n’a jamais non plus été plus énergiquement défendue par un Peuple juif indigné – en Israël et à travers le monde.

La semaine dernière, ‘Makor Rishon’ a rapporté que des diplomates américains ont « montré de l’intérêt » pour tous les plans de construction dans la capitale. L’ambassadeur James Cunningham et le consul général à Jérusalem Daniel Rubinstein ont rencontré à plusieurs reprises des ministres importants du gouvernement pour exprimer l’opposition des USA à toute construction dans les quartiers juifs construits depuis 1967. Déférant à cette agression choquante des USA contre la souveraineté israélienne, le gouvernement aurait annulé les plans de construction déjà approuvés pour 2.500 appartements à Ramot, Pisgat Zeev, Neve Yaakov, Gilo et Har Homa.

Les USA exigent aussi qu’Israël ne prenne aucune mesure contre la construction arabe illégale dans la capitale.

C'est-à-dire que les USA agissent pour saper doublement le respect de la loi en Israël. D’abord, ils cherchent à dénier aux Juifs hiérosolomytains leurs droits de propriété, ensuite, ils appellent Israël à ne pas appliquer ses lois contre les criminels arabes.

La tentative du gouvernement Obama d’affaiblir la souveraineté d’Israël à Jérusalem fait partie d’un plus large mouvement de la Gauche internationale pour soutenir la campagne islamique destinée à chasser Israël de Jérusalem en déniant aux Juifs leurs droits sur la cité. L’Union Européenne est tellement engagée à subvertir la souveraineté israélienne sur Jérusalem que même au beau milieu de sa crise financière, avec des économies de l’UE s’effondrant apparemment comme des dominos, des sources rapportent qu’une mission de l’UE en Israël vient de promettre au moins un million d’Euros à  ‘Ir Amin’.

Ir  Amim est une ONG dont la mission est de saper la souveraineté israélienne à Jérusalem. Selon ‘NGO Monitor’, les deux tiers du budget de Ir Amin proviennent de l’UE et des gouvernements norvégiens, suédois et tchèques.

Dans leur tentative de saper la souveraineté israélienne, le président américain Barack Obama et les Européens sont assistés par des juifs gauchistes, de plus en plus antisionistes. Sous la direction du lobby pro-palestinien J-Street au début de ce mois, d’éminents intellectuels juifs tels Bernard Henri-Levy et Alain Finkielkraut ont publié un manifeste signé par des centaines de leurs affidés reprochant à Israël l’absence de paix dans la région et appelant l’UE et les USA à mettre la pression sur Israël pour céder Jérusalem, la Judée et la Samarie aux Palestiniens. Sur les campus aux USA, des étudiants juifs d’extrême Gauche ont joué un rôle essentiel pour saper la reconnaissance du droit d’Israël à l’existence. A l’Université de Berkeley en Californie et sur d’autres campus, des étudiants juifs ont collaboré avec des groupes musulmans dans leur campagne de désinvestissement des avoirs de l’Université dans des compagnies investissant en Israël.

A l’université Brandeis, des étudiants juifs ont organisé une campagne pour refuser l’invitation de l’ambassadeur Michael Oren aux cérémonies d’ouverture de l’année.

Sans surprise, comme pour d’autres initiatives anti-Israël antérieures, ces actions en France et aux USA ont obtenu une couverture et un soutien mediatique significatifs. Ce qui a reçu une moindre couverture, c’est la réaction populaire très vive dans les communautés européennes et juives contre ces initiatives.

Après s’être réveillés avec retard face à la menace de désinvestissement en Israël, les Juifs de Berkeley et de la communauté alentour ont organisé une campagne massive et désormais réussie pour bloquer le mouvement de désinvestissement. A l’université Brandeis, des milliers d’étudiants de la faculté, anciens ou actuels, ont signé une pétition soutenant l’invitation d’Oren à l’université.

En Europe, la députée au Parlement Européen Fiamma Nirenstein a répondu au manifeste anti-Israël par une contre pétition. La pétition de Nierenstein note que dans leur diatribe anti-Israël, Levy et Finkielkraut ignorent le fait que l’absence de paix au Moyen-Orient n’est pas due à la taille d’Israël mais au refus du monde arabe d’accepter le droit à son existence. Ensuite elle remarque qu’en s’attaquant maintenant à Israël, les signataires de cette épître anti-Israël avaient distrait l’attention du public du programme nucléaire iranien qui menace aujourd’hui non seulement Israël, mais l’Europe.

La position de Nirenstein a reçu un écho dans une pétition jumelle publiée par un Professeur juif éminent, Shmuel Trigano. Ensemble, les pétitions italiennes et françaises ont réuni deux fois plus de signatures que la déclaration de Levy - Finkielkraut Ce ‘est pas seulement que l’immense majorité des Juifs d’Israël et dans le monde soutient Israël et s’oppose à toute tentative de délégitimer Israël et la souveraineté israélienne sur Jérusalem. Les activistes juifs répondent à de fausses dénonciations des droits d’Israël en affirmant les droits du Peuple juif en général et sur Jérusalem, la Judée et la Samarie en particulier.

Par exemple, le mois dernier, la Coalition Européenne pour Israël, en partenariat avec des Canadiens pour les droits légaux d’Israël ont tenu une conférence à San Remo en Italie. Là, ils ont commémoré le 90ème anniversaire de la conférence de San Remo qui détermina le statut légal de l’Empire Ottoman après sa déconfiture au décours de la Première Guerre Mondiale. En 1920, la Conférence de San Remo détermina que le droit légitime sur la terre d’Israël – y compris Jérusalem, la Judée et la Samarie, appartenait au Peuple juif. Les résolutions de San Remo ont été incorporées dans le droit international par des mandats issus de la Ligue des Nations, et leur force légale n’a jamais été annulée ou remplacée par un quelconque traité ou une résolution internationale contraignante.

Les participants à la conférence venaient d’Europe, d’Israël et d’Amérique du Nord. Leur message était clair. Le temps est venu depuis longtemps pour le Peuple juif de commencer d’affirmer nos droits sur notre capitale et notre terre. Nos tentatives de résoudre la quadrature du cercle en donnant notre accord de compromis sur nos droits en échange de promesses de soutien et de paix nous ont menés au point où la légitimité même d’Israël est mise en question à travers le monde. De façon troublante, au lieu de soutenir les efforts comme la commémoration de la conférence de San Remo et d’encourager les partisans loyaux d’Israël, de Rome à San Francisco et jusqu’à Jérusalem, le gouvernement reste dans l’expectative. D’un côté, Le Premier ministre Benyamin Netanyahou déclare quotidiennement que Jérusalem demeurera la capitale indivisible d’Israël et qu’il ne fera aucune concession en relation avec la cité. D’un autre côté, les actions du gouvernement témoignent de la volonté de faire des concessions massives sur la souveraineté israélienne à Jérusalem.

Prenez le Mont du Temple. Le berceau de la civilisation juive n’est pas mentionné dans la liste du gouvernement parmi les sites du patrimoine juif. De même, malgré les protestations du gouvernement de dédication à Jérusalem, il n’a pas levé l’interdiction de la prière des Juifs sur le Mont du temple. Les Juifs demeurent le seul groupe religieux qui ne bénéficie pas de la pleine liberté de prier dans la ville. En annonçant le début de soi-disant négociations de paix entre les USA et Israël et la branche du Fatah de l’Autorité Palestinienne, le Département d’Etat a déclaré la semaine dernière que le gouvernement Netanyahou a donné son accord pour bloquer toute construction juive à Ramat Schlomo pour plusieurs années. Le gouvernement n’a pas contesté cette déclaration.

En vérité, la volonté même du gouvernement de participer au processus de paix mensonger de l’administration Obama sape le contrôle d’Israël sur Jérusalem. Etant donné l’engagement évident du gouvernement Obama dans le redécoupage de la cité, il est clair que les pourparlers ne peuvent qu’affaiblir le contrôle d’Israël sur notre capitale.

La faiblesse du gouvernement sur Jérusalem est le reflet d’un plus grand manque de volonté des diplomates israéliens de se tenir auprès des partisans d’Israël et contre ses détracteurs dans le monde entier. Plus souvent qu’à leur tour, les groupes qui reçoivent le soutien le plus enthousiaste des ambassades israéliennes sont ceux qui cherchent à miner les droits d’Israël. Le comportement de l’ambassade de Londres en est une illustration. Cette semaine, l’ambassade a adressé un message à sa liste de destinataires Internet pressant le public d’assister à une conférence de l’ancien directeur de ‘Shalom Archav’ (1) Gavril Bargil à la prestigieuse ‘London School of Economics’.

D’un autre côté, l’ambassade a choisi de ne pas publier une conférence du ministre Benny Begin (2) sur ‘Yom Yeruchalaïm’ [‘Jour de Jérusalem’]. Le discours de Begin était parrainé par plusieurs grandes organisations juives. On ignore qui a parrainé l’intervention de Bargil. A la fin de l’an passé, Akiva Tor, le consul général d’Israël a San Francisco s’est opposé à une résolution soumise au bureau de la Fédération Juive destinée à boycotter tous les groupes qui soutiennent des campagnes de boycott et de désinvestissement en Israël. Le résolution était mise en avant après que le Festival du Film Juif, soutenu par la Fédération, ait reçu la mère de Rachel Corrie et diffusé un film de propagande en faveur du Hamas à l’adulation de Corrie, écrasée involontairement par un bulldozer en tentant de bloquer des opérations antiterroristes de Tsahal à Gaza./ Dans une lettre au journal juif local, Tor proclamait que la mère de Corrie n’était pas différente « d’une victime du terrorisme israélien ».

A Los Angeles, le consul général Yaakov Dayan a donné un entretien l’an passé sur une radio locale. Il fut incapable d’expliquer la base légale des communautés israéliennes au-delà des lignes d’armistice de 1949. Cela revint à un activiste juif d’un quartier proche qui appela la station pour expliquer les droits d’Israël en vertu du Mandat de la Ligue des Nations. Le seul représentant du gouvernement qui participa à la conférence de San Remo était le Député à la Knesset, membre du Likoud, Danny Danon.

La défaillance du gouvernement à prendre la direction pour renforcer Israël et les communautés juives dans le monde n’est pas un phénomène nouveau. Mercredi soir, le ‘Jour de Jérusalem’ dans le quartier ‘Ir David’, sur le site historique du palace ‘King David’, le Prix Moskowitz du Sionisme’ a été attribué à trois dirigeants extraordinaires : Anita Tucker, Rabbi Yoel Schwartz et le général de brigade (2ème section) le Dr. Aharon Davidi. Chacun d’entre a renforcé Israël et le Peuple juif grâce à leur œuvre pionnière, souvent malgré l’opposition du gouvernement. Tucker était parmi les fondateurs de Netzer Hazani dans le Gush Katif en 1975. La communauté, bâtie sur les dunes de sable aride de Gaza, a été l’une des communautés agricoles les plus réussies dans le monde jusqu’à sa destruction par le gouvernement en 2005. Plutôt que de se disperser après que le travail de sa vie fût détruit, Tucker a été une force essentielle pour la reconstruction de Netzer Hazani et de 20 autres communautés dans le Goush Katif.

Rabbi Yoel Schwartz est le chef spirituel de l’unité religieuse du ‘Nahal’ (2) de Tsahal. Schwartz secoua aussi bien l’opposition de Tsahal que de l’Establishment orthodoxe fervent, et fonda l’unité nodale qui enrôle les jeunes Juifs religieux dans Tsahal en grand nombre pour la première fois.

Au début des années 1980, le général de brigade Davidi acheva son service dans l’armée commencé en 1944, et qui le porta à des positions de commandement dans certaines des batailles essentielles de l’histoire de la nation. Après sa mise en réserve, Davidi décida que quelque chose devait être fait pour que la diaspora juive se perçoive comme partie de Tsahal. Aussi en 1983, il fonda « SAR EL » (3) qui fait venir des étrangers en Israël comme volontaires dans des bases de Tsahal. Depuis sa fondation, SAR EL a emmené plus de 100.000 volontaires venus de trente pays en Israël.

Tucker, Schwartz et Davidi sont des individus extraordinaires. Mais leurs succès sont liés au fait qu’ils croient en Israël et dans le Peuple juif. Ils comprennent que les juifs qui cherchent à miner l’Etat sont une toute petite minorité. Plutôt que se compromettre avec eux, ils travaillent avec la vaste majorité pour renforcer le pays et son peuple. Il est impossible de concilier les droits du Peuple juif et les exigences du gouvernement Obama et l’alliance de la Gauche internationale et du monde islamique qui mènent campagne pour saper le contrôle d’Israël sur Jérusalem.

Le gouvernement doit cesser d’essayer de jouer un double jeu. Au lieu de cela, il doit suivre la direction de ses citoyens extraordinaires et des Juifs à travers le monde dans l’affirmation des droits du Peuple juif sur notre capitale et notre pays.

 

Notes du traducteur :

(1)’Shalom Archav’ = ‘la Paix Maintenant’, organisation gauchiste ultra minoritaire en Israël, parrainée par le parti d’extrême Gauche Meretz, et financée essentiellement par l’UE. C’est pourquoi on n’entend qu’elle sur nos ondes.

(2) : Benny Begin est le fils de Menahem Begin ; il est député Likoud à la Knesset.

(3) : Nah’al : Unité d’élite de parachutistes.

(4) : UPI SAREL existe en France, et organise le ‘Volontariat Civil en Israël’ avec des séjours brefs dans des camp de Tsahal ; une partie du temps est dédiée aux visites du pays et à l’hébreu.C’est une expérience qui vous transforme.

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mordeh'ai - dans Politique
16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 12:40

Par AVIGDOR LIEBERMAN

Pour JPOST le 16.05.10

 

Le grand homme d'Etat britannique Edmund Burke avait dit un jour : "L'hypocrisie peut se permettre d'être grandiose dans ses promesses, car l'intention seule ne coûte rien."Les Palestiniens et les Syriens ont appris de la communauté internationale que leur hypocrisie et leur inflexibilité étaient absolument sans conséquence. Ils ont rejeté toutes les demandes, les gestes et même les concessions israéliennes.

 

En réalité, les deux pays et leurs cohortes de diplomates dans les institutions, comme le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, n'ont montré que du mépris envers leurs interlocuteurs. La commission Goldstone est un exemple classique. De leur propre aveu, l'initiative a été mise sur pied par l'Organisation de la conférence islamique et votée devant l'Assemblée générale de l'ONU par des fossoyeurs des droits de l'Homme comme le Soudan, la Corée du Nord, le Zimbabwe, Cuba et l'Arabie Saoudite. Même si quelques nations occidentales ont condamné la commission et ses conclusions pour son manque de professionnalisme et son parti pris, le droit d'Israël à l'autodéfense contre des actes de terrorisme aveugle continue d'être condamné. Ce qui montre à nos voisins que leurs actions restent impunies et les encourage à devenir de plus en plus extrémistes et violents.

 

L'Autorité palestinienne (AP) continue de glorifier le crime en nommant ses places et ses avenues en mémoire de terroristes responsables de la mort de centaines d'innocents, israéliens ou étrangers. La rue, qui abrite le nouveau bâtiment du gouvernement de l'AP, a été baptisée en hommage à Yihye Ayyash, l'artificier qui a peaufiné "l'art" de l'attentat suicide. Le mois dernier, en présence des dirigeants palestiniens, la place Dalal Mughrabi a été inaugurée, du nom de la terroriste responsable de la mort de 37 civils israéliens innocents , dont 12 enfants.

 

Israël ne deviendra pas une seconde Tchécoslovaquie

 

La position de la communauté internationale à l'égard de la Syrie est encore plus dérangeante. Malgré les appels américains à se distancer de l'Iran, le président Bashar Assad a récemment accueilli Mahmoud Ahmadinejad et son lieutenant du Hezbollah, cheikh Hassan Nasrallah, et du Hamas, Khaled Mashaal. Durant le sommet, Assad a annoncé que son pays avait l'intention de fortifier sa longue alliance avec l'Iran. Plus dérangeant encore, selon le secrétaire d'Etat américain Robert Gates, la Syrie et l'Iran "fournissent au Hezbollah des roquettes et des missiles encore plus perfectionnés. Le mouvement a davantage de roquettes et de missiles que n'importe quel gouvernement au monde."

 

Par ailleurs, durant le récent sommet de la Ligue arabe en Libye, Assad a apporté son plein soutien au terrorisme palestinien "sans retenue et sans timidité", le percevant comme la (seule) "solution". Le silence écrasant du monde après ces déclarations a endommagé la confiance des diplomates israéliens dans la viabilité de la paix et l'engagement de la communauté internationale dans un processus juste et équilibré qui apportera la paix et la stabilité au Moyen-Orient.

 

Ce silence rappelle l'attitude européenne à l'aube de la Seconde Guerre mondiale. En 1925, la France et la Tchécoslovaquie signaient un traité d'assistance mutuelle pour dissuader l'Allemagne de lancer une offensive. En 1938, le Premier ministre anglais Neville Chamberlain cherche à apaiser Berlin en faisant pression sur son allié tchèque pour qu'il livre la région des Sudètes aux nazis. Chamberlain tente de justifier sa manœuvre en clamant que les Allemands des Sudètes veulent rejoindre la mère-patrie, et blâme le Premier ministre tchèque, Edouard Benes, pour son approche intransigeante et son refus au compromis pour préserver la paix. Puis, il exige la nomination d'un médiateur britannique pour faire pression sur la Tchécoslovaquie. La Grande-Bretagne et la France lancent un ultimatum, menaçant de se retirer du traité de défense franco-tchèque.

 

En septembre 1938, la Tchécoslovaquie n'a pas d'autre choix que de capituler face aux pressions de Londres et de Paris. En mars 1939, les nazis marchent sur Prague. La suite, tout le monde la connaît. Les appétits du fürher ne se sont pas limités à la Tchécoslovaquie et le monde entier a payé un lourd tribut, à savoir quelques dizaines de millions de vies, pour apaiser Hitler et soutenir une paix artificielle. Israël ne deviendra pas une seconde Tchécoslovaquie et ne sacrifiera pas ses intérêts vitaux sur l'autel des pressions internationales.

 

A l'aube de la reprise des discussions de "proximité" entre Israéliens et Palestiniens, il est important de rappeler au monde que l'Etat d'Israël a prouvé plusieurs fois dans le passé qu'il était prêt à payer un lourd tribut pour faire la paix avec ses voisins. Depuis les accords avec l'Egypte en 1979, l'Etat hébreu s'est retiré de territoires trois fois plus grands que sa superficie actuelle. Contrairement à la dialectique internationale, les implantations n'ont jamais été un obstacle à la paix. Au contraire, le désengagement unilatéral du Goush Katif, au cours duquel des centaines de Juifs ont été évacués, a seulement conduit à la prolifération des roquettes et à l'arrivée d'un pouvoir extrémiste, le Hamas. Ainsi, une paix réelle ne peut être décidée ou imposée de l'extérieur. Elle peut seulement aboutir à travers des négociations directes entre les parties impliquées et le développement d'une confiance mutuelle.

 

L'auteur est le ministre des Affaires étrangères et leader du parti Israël Beiteinou.

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mordeh'ai - dans Politique
15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 22:59

par Shraga Blum

pour Israel 7

15/05/2010

 

Le nouveau mouvement « Gauche Nationale », conjointement avec le parti « Meretz », le mouvement « Shalom Akhshav », les Verts, « Hashomer Hatzaïr », les partisans de l’Initiative de Genève et d’autres groupuscules, avait appelé à un grand rassemblement samedi soir à Kikar Tzion (Jérusalem). Les organisateurs annonçaient avec enthousiasme « le « retour des grandes manifestations de la gauche en faveur de la paix, comme dans les années 1980-1990 ». L’ancien député « Meretz », Mossi Raz, (« Shalom Akhshav »), promettait « qu’il s’agirait de la plus grande manifestation de gauche de toute la décennie à Jérusalem » ! Les affiches bleu-blanc collées dans les rues de la capitale indiquaient le slogan simpliste « Sionisme, oui ! Juifs en Judée-Samarie, non ! ». L’accent mis sur le rejet de ce secteur de la population avait d’ailleurs provoqué un accroc il y quelques jours, avec la défection du Mouvement des Kibboutzim, qui refusait que cette manifestation soit dirigée contre les pionniers de Judée-Samarie.

Samedi soir, cruelle déception pour les organisateurs, puisqu’à peine…2.000 personnes ont répondu à l’appel de la gauche, malgré la mobilisation et en dépit des transports assurés depuis les quatre coins du pays !!!

Prenant la parole, Mossi Raz a d’abord envoyé « ses salutations fraternelles aux militants de gauche arrêtés par la Police vendredi dans le quartier Shimon Hatzadik (« Sheikh Jarrah) », puis il a accusé les localités juives en Judée-Samarie « de mettre l’existence de l’Etat d’Israël en danger » ( !) L’écrivain Gadi Taub a ensuite demandé à Israël

« de quitter immédiatement la Judée-Samarie ». «Notre sionisme n’est pas la Terre, mais la libération des hommes», a-t-il clamé, rajoutant «que le droit national des Juifs ne doit pas entraîner la violation des droits d’un autre peuple». Intervenant ensuite, Dr. Tsvia Grinfeld, femme orthodoxe et membre de Meretz, a également attaqué les Juifs de Judée-Samarie, déclarant «que le Sionisme ne pouvait pas signifier le vol de terres ou la domination sur les faibles» (!!). Ninou Absdeza, ancienne candidate à la Knesset sur la liste «Kadima», représentait les partisans de l’Initiative de Genève. Elle est montée à la tribune et a déclaré : «Il faut choisir entre un Etat sans les localités juives de Judée-Samarie, ou ces dernières mais avec la fin de l’Etat».

L’une des «vedettes» de la soirée, la chanteuse Ahinoam Nini (« Noa »), a déclaré «qu’il fallait opter pour le dialogue à tout prix avec les Palestiniens, jusqu’à ce qu’il y ait la paix». Et parlant de Jérusalem, elle souhaitait « qu’elle devienne une ville de paix, et la capitale de deux peuples »…

 

Clôturant la soirée (ratée), Eldad Yaniv, co-créateur de la « Gauche Nationale » a fait mine d’ignorer le peu de répondant à son appel : «Ce soir, le camp de la gauche se réveille et se redresse (…) Il faut mettre fin à l’occupation, avec accord ou sans accord. La gauche doit revenir aux valeurs sionistes pour faire barrage à la droite, qui elle est devenue post-sioniste, et qui souhaite un Etat binational dans lequel régnera un capitalisme sauvage». (sic).

Puis il s’est une nouvelle fois attaqué aux Juifs de Judée-Samarie, «qui détruisent des mosquées et déracinent des oliviers» !!!

Parmi les présents, Hilik Bar, conseiller municipal de Jérusalem sur la liste travailliste, qui disait «ne pas se reconnaître dans la plupart des slogans virulents entendus durant le rassemblement». «Les organisateurs ont commis une erreur en concentrant leurs attaques sur les Juifs de Judée-Samarie», avouait-il, rajoutant «qu’au lieu de ramener la gauche vers le centre, voire le centre-droit, ces mouvements la font revenir vers les positions archaïques de la gauche dont l’Histoire a prouvé qu’elles étaient erronées».

 

Après la manifestation, le député Michaël Ben-Ari (Ihoud Leoumi), qui n’y participait pas, a dénoncé «l’hypocrisie des organisateurs, qui manifestent sous le drapeau d’Israël, alors qu’il y a quelques semaines encore, Yariv Oppenheimer et ses amis de ‘Shalom Akhsh’av’ défilaient dans des manifestations où flottait le drapeau de l’OLP et où le drapeau d’Israël était conspué et interdit».

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mordeh'ai
15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 22:55

par Shraga Blum

pourIsrael7

15/05/2010

 

Quelques jours après l’arrestation de deux Arabes israéliens, membres du parti « Balad », et soupçonnés d’espionnage au profit du Hezbollah, le Président de la formation Jamal Zahalka a menacé Israël « d’une troisième Intifada si des maisons (illégales) sont détruites dans la partie orientale de la capitale ».

Cela s’est passé samedi dans le quartier « Shimon Hatzadik » (Sheikh Jarrah), où quelques centaines d’Arabes israéliens, soutenus par des militants israéliens d’extrême gauche, ont manifesté pour marquer la journée du 14 mai, que les Arabes et les Palestiniens appellent « Jour de la Nakba », « catastrophe » due à la création de l’Etat d’Israël.

 

Zahalka a déclaré que « la judaïsation de Jérusalem est la ‘Nakba’ actuelle », et a accusé Israël « d’avoir un plan de destruction de milliers de maisons arabes », menaçant un soulèvement armé au cas où ce plan était appliqué.

 

En réaction, le député Alex Miller (Israël Beiteinou) a appelé le Conseiller juridique du gouvernement Yaïr Weinstein à ouvrir une enquête pénale contre Zahalka « pour incitation à la violence et tentative de déstabiliser l’Etat d’Israël ».

« Il est inadmissible », écrit Miller, « que ces députés, qui ont officiellement juré fidélité à l’Etat, piétinent ainsi ses symboles et ses institutions, reçoivent un salaire payé par les contribuables, et vont ensuite manifester en Israël ou à l’étranger contre l’Etat qu’ils sont censés représenter! »

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mordeh'ai - dans Politique
15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 18:41

par Ariel Gurevitz, Observateur

LeMonde.fr du 14.05.10 .

 

Il y a, en particulier dans l’opinion publique européenne, une confusion entre les effets de l’occupation israélienne et ses causes. Dans l’esprit de beaucoup d’observateurs il suffirait qu’Israël évacue la Cisjordanie pour que le conflit soit réglé. Or le conflit existait avant cette occupation. Ce qu’on oppose généralement à cela c’est que la guerre de 1948 a produit un exode qui a transformé des centaines de milliers de palestiniens en réfugiés. Mais en réalité cet exode ne fut jamais que la conséquence tragique du refus arabe d’accepter le plan de partage de l’Onu en deux états souverains après le départ de l’occupant britannique. Sans ce refus il n’y aurait eu ni exode ni refugiés palestiniens. Sans ce refus il y aurait peut-être aujourd’hui à côté d’Israël une Palestine moderne, laïque et prospère.

 

Si on considère que l’Etat d’Israël est illégitime alors aucun arrangement n’est possible. Les israéliens ne se laisseront jamais convaincre qu’ils ne sont pas chez eux. Mais aux sympathisants sincères de la cause palestinienne (il y en a beaucoup parmi les juifs) qui pensent qu’Israël à autant le droit d’exister que la Palestine, à ceux qui souhaitent sérieusement l’avènement de la paix, je suggère qu’ils se tournent vers les ennemis d’Israël pour les adjurer d’accepter l’Etat juif de manière convaincante et définitive. Pour le moment c’est loin d’être le cas. Ceux qui donnent le ton du côté palestinien sont déterminés à lutter jusqu’a ce que l’Etat juif soit liquidé. Rien de moins. Ce sont eux qui le disent.

 

On peut être en désaccord avec la politique israélienne, et on doit condamner les dérives de l’occupation pour autant qu’elles existent. Mais je pense que sur le fond du problème la balle est du côté palestinien, or, tout se passe comme si ceux-ci craignaient d’aboutir. Les tergiversations dont ils font preuve depuis des décennies se retournent contre eux-mêmes. Quand ils conditionnent les pourparlers à l’arrêt de la colonisation, cela n’a aucune retombée positive, et ils prolongent l’occupation alors que l’objectif du processus de paix consiste justement à y mettre fin. L’argument comme quoi les israéliens pratiquent le fait accompli sur le terrain ne tient pas, parce que chaque fois qu’il a fallu d’évacuer des territoires en échange de la paix, Israël l’a fait.

 

Israël s’est construit dans des conditions difficiles, sur un territoire ingrat grand comme trois départements français. La Diaspora ainsi que des pays amis ont contribué à l’édification du pays, mais cette aide est sans commune mesure avec celle qu’ont déversée les pays arabes et l’URSS. Quand on pense aux milliards affectés par les rois du pétrole arabes, l’Iran et le monde communiste dans le seul but de liquider Israël, cela donne le vertige. Au lieu de construire une nation palestinienne, ces fortunes ont été englouties en ne fabriquant que de la rancœur, alors qu'aujourd'hui Israël est aujourd'hui un membre de l'OCDE, un Etat solvable et une économie en pleine croissance.

 

Les Alliés ont occupé l’Allemagne bien des années après la chute des nazis. Ils n’ont fini par partir qu’après avoir acquis la certitude que l’Allemagne ne constituait plus un danger pour la paix. Dans le même ordre d’idées Israël aspire à mettre fin au conflit et est prêt à payer le prix fort pour vivre en paix avec ses voisins.

 

 A bon entendeur Salam.

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mordeh'ai - dans Réflexions
15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 10:00
Source JSS News

par Ftouh Souhail

 

La Maison Blanche ne finit pas de faire des choix catastrophiques. Il  y’a quelques jours JSSnews  parlait de la demande de l’Irak pour le retour de milliers de documents juifs, des sifrei Torah et des Haggadot  de  la communauté juive. Obama  a cédé aux pressions du gouvernement Irakien.Le vice-ministre irakien de la Culture, Taher Hamoud a déclaré, ce jeudi  13 mai , que  Bagdad  vient d’obtenir  le feu vert de la Maison Blanche pour récupérer  les archives juives qui avaient été transférés aux Etats-Unis après la deuxième guerre du Golfe.

 

Hamoud a affirmé que son pays allait pouvoir récupérer  toutes les archives de la communauté juive et des millions d’autres documents. “Les archives juives sont très importantes, car c’est une partie essentielle de notre culture et elles mettent en lumière la vie de cette communauté en Irak”, a-t-il indiqué. Une délégation irakienne, dirigée par le ministre adjoint de la culture, a rencontré des responsables du département d’état américain pour arranger le retour des documents en Irak.

 

La question qui se pose ici ; De quel droit  ça leur appartient ? De quel droit ceux qui ont persécuté et chassé les  tous Juifs d’Irak  veulent  maintenant s’approprier de  cette  partie essentielle l’histoire de cette communauté qui n’a plus de place en Irak ?  Il ne reste plus de Juifs dans ce pays où ils ont vécu plus de deux mille ans. La quasi-totalité est partie à la suite des violences et des compagnes de persécutions panarabistes.

En 1951, 120.000 Juifs, soit 96% de la communauté d’Irak, avaient émigré vers l’Etat hébreu. Les derniers ont suivi après 2003.

 

Dans les archives de la communauté juive, 70% des documents sont en hébreu, 25% en arabe. Ces documents ont été, jusqu’ici, préservés  entre la Hoover Institution (située à l’Université de Standford), le Département d’Etat et les Archives Nationales des USA. La porte-parole des Archives nationales (NARA) américaines Susan Cooper, citée fin avril par le Washington Post, avait affirmé que son institution avait dépensé un million de dollars pour arrêter la dégradation des documents. Le gouvernement irakien ne dispose pas  par contre  des moyens financiers, ni des compétences nécessaires (techniques ou humaines) pour préserver cet héritage.

 

Mais il y a aussi un sentiment que ces objets doivent êtres logiquement remis à leurs propriétaires juifs, dont la plupart vivent désormais en Israël. En 2003 , des milliers de documents avaient été trouvés flottant dans des eaux usées dans les sous-sols de l’immeuble du Mukhabarat, les services secrets irakiens, dont les agents ont saisi les documents après que les juifs ont du fuir l’Irak dans la crainte de persécutions. Le lieu  était inondé après que les irakiens ont quitté le bâtiment.

 

Cet accord de transférer  en Irak ces trésors juifs est une honte. Il est vrai que la Bande Noire de la Maison Blanche est aussi prête à vendre le Kotel aux ” Palestiniens “.

 

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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)
15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 09:24

Par Jacques KUPFER Président du Bloc National des Juifs Francophones

jeudi 13 mai 2010,

Source LDJ

 

En fait, pour un Juif conscient, chaque jour de sa vie est un Yom Yerouchalaïm. Pas une journée ne se passe sans que

Jérusalem ne soit présent dans nos pensées, nos cœurs et notre âme. Des centaines de fois nous en lisons le nom béni dans la Thora. Nous ne cessons de prier pour que Jérusalem soit rebâtie. Matin, midi et soir nous nous tournons vers elle et supplions l’Eternel de voir sa reconstruction. Après les repas, nous bénissons notre capitale et aucun événement majeur de notre vie personnelle ne se passe sans la rappeler.

Au moment où nous fondons un foyer, en nous mariant, nous brisons un verre en souvenir de notre Temple non encore reconstruit. Ce n’est pas depuis ce jour miraculeux où nos parachutistes ont libéré la ville de l’occupation étrangère arabe que nous affirmons sa centralité dans notre peuple. Nous ne faisons qu’affirmer la continuité de cet attachement que nos Pères ont cimenté et maintenu depuis vingt siècles. Année après année de notre long exil, nous avons porté le deuil de Jérusalem détruite, pleuré ce déchirement et jeûné pour son retour en notre sein. Notre fidélité a forcé un Empereur à déclarer qu’un peuple capable d’une telle longévité dans ses lamentations, verrait le jour où ses prières seraient exaucées.

Aucun peuple au monde n’aurait été capable d’un tel attachement, d’une telle ferveur et d’un tel espoir. L’épisode dramatique du navire de l’Irgoun Zwai Leoumi, Altalena, bombardé et détruit avec sa cargaison d’armes dont une partie était destinée à Jérusalem assiégée, aida les hordes de la Légion arabe à s’emparer de notre capitale lors de notre guerre d’indépendance.

 

TROP LONGTEMPS OCCUPEE

Les arabes ont occupé la ville, détruit nos cimetières, brûlé nos synagogues et soumis nos lieux saints à la désolation. Pas de Juifs au Mur Occidental, pas de prières juives sur le Mont des Oliviers. Pas un mot de protestation du concert des Nations. Près de vingt ans d’occupation arabe sans que l’on n’entende une seule fois que Jérusalem doit devenir la capitale d’un pays arabe ! A Amman, les transjordaniens régnaient sur la ville sans que l’on entende parler d’une revendication quelconque "palestinienne" et Jérusalem restait une bourgade provinciale livrée à l’abandon.

Derrière ses murailles, elle comptait, désolée et solitaire, les jours qui la séparaient de son retour au cœur de la Nation juive. Trop longtemps ! Le 6 juin 1967, les soldats de Tsahal obtiennent le feu vert d’un gouvernement israélien poussé par la coalition où siégeait Menahem Begin. Les bérets rouges s’engouffrent dans Jérusalem. Ce n’est qu’en entendant parler hébreu, en écoutant les prières juives, en sentant les lèvres juives embrasser les pierres millénaires, en se réveillant au son du chofar que notre Jérusalem a ressuscitée. Jérusalem si longtemps nue, put enfin se vêtir de bleu et blanc, s’orner de l’étoile de David.

Quelle génération bénie que celle qui a vu et l’indépendance d’Israël et entendu le chofar du rav Goren résonner au Kotel. Le général Mota Gour déclarait "le Mont du Temple est entre nos mains". Le peuple juif tout entier avançait derrière son armée victorieuse pour reprendre possession de son rêve, de sa réalité, de Jérusalem. Mais bientôt se firent entendre les voix de ceux pour qui le sionisme n’était pas la continuation implacable de notre histoire, de ceux qui furent éduqués par une école où judaïsme et israelisme n’étaient pas totalement superposables. Le Waqf et ses gangs purent continuer à exercer des prérogatives illégitimes sur le Mont du Temple. Le Mont Moriah n’était pas encore libéré ! Certes il n’était plus occupé pas l’armée de l’envahisseur arabe mais pas encore libéré des scories d’une politique timorée de Galouth qui n’osait pas entreprendre.

Puis on a commencé à entendre cette aberration de Ville trois fois sainte. Comme si l’on pouvait comparer notre sainteté de Jérusalem avec celle d’une religion de guerre dont le Coran ne cite jamais le nom et dont les adeptes se tournent vers un autre endroit quand ils sont dans notre capitale. Comme si notre attachement pouvait être comparé à quoi que ce soit d’autre dans l’Histoire mondiale, dans la philosophie universelle, dans l’ancienneté de notre attribution divine et historique.

Vint un temps où d’autres anciens chefs d’état major commencèrent à accepter l’idée d’une nouvelle séparation, d’une amputation réitérée. Les descendants de ceux qui depuis la sortie d’Egypte nous avaient attiré tant de déboires et forcé au retour dans le désert, reprennent la parole. Pour eux, Jérusalem n’est pas le cœur intouchable sous peine létale mais un terrain de quelques kilomètres carrés.

 

UNE SEULE MAISON

Une maison construite dans notre capitale peut créer une crise mondiale car de fait Jérusalem est le centre du Monde. Les ennemis ne s’y trompent pas et ils savent que tel est l’enjeu de notre avenir. Ils savent que si les Juifs plient et abdiquent leur droit souverain sur cette ville sainte, le désastre pour Israël serait imminent. Jérusalem allie en elle la Terre, le Peuple et la Loi. Si nos ennemis, si les tenants de l’Axe du Mal de la Maison Blanche et de Téhéran, si les renégats et ceux qui ont brisé l’appartenance de leurs enfants au peuple de leurs Pères, s’acharnent pour nous arracher notre Capitale, ce n’est pas par hasard.

Eux savent inconsciemment ou non, que Jérusalem est le socle solide sur lequel repose le peuple d’Israël et sa Terre. Briser ce socle serait enfin, pour eux, briser notre Nation. C’est le combat décisif que nous devons mener et que nous sommes condamnés par notre Destin à gagner. Jérusalem est hors du temps, hors de toute possibilité d’apparaître sur un agenda de discussion avec l’ennemi arabe. Admettre d’en discuter est non seulement une faute tactique dramatique mais une trahison achevée à nos Rois, à notre Foi et à nos ancêtres qui nous ont transmis cet Amour sacré pendant deux mille ans de douleurs au cours desquels Jérusalem fut leur seule consolation.

Jérusalem doit être défendue, par le feu et le sang, par les prières et l’indéfectible fidélité. La défense de Jérusalem ne peut commencer dans des zones limitrophes du Mont du Temple peuplées encore d’ennemis savourant l’idée utopique de notre départ. La défense de Jérusalem passe par Hébron et celle de Hébron doit repasser par Jéricho.

Alors en cet anniversaire du Retour de Jérusalem à son peuple, nous répéterons une fois de plus et toujours et encore : "Que ma droite dépérisse si je t’oublie Jérusalem". Que la langue de ceux qui accepteraient de discuter de ton sort se colle à leurs palais et qu’aucun son sacrilège ne puisse en sortir. Le Troisième Temple est en chemin de construction. Il nous appartient de l’édifier. De nos Jours.

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mordeh'ai
14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 15:47

par Shraga Blum

Pour Israel7

14/05/2010

 

 

La souveraineté juive israélienne sur Jérusalem sera le mot d’ordre d’une grande manifestation qui aura lieu le dimanche 23 mai à Central Park.

L’orateur principal de ce grand rassemblement sera Michael Steele, politicien afro-américain qui occupe aujourd’hui les fonctions de Président du « Republican National Committee », qui est l’une des plus hautes instances du Parti Républicain aux Etats-Unis.

L’initiateur de cette manifestation, Dr. Josef L. Prager, militant infatigable de la cause de Jérusalem aux Etats-Unis, veut « que ce grand rassemblement dise au monde entier que Jérusalem doit rester sous souveraineté israélienne, et qu’il rappelle à Barack Obama que le Peuple juif à travers le monde ne restera pas les bras croisés si la ville de Jérusalem est en danger de partition ».

A part Michael Steele, participeront de nombreux hommes politiques, démocrates comme républicains, des vedettes du showbizz et des Rabbanim.

Par ailleurs, l’importance de Jérusalem a reçu un sacré coup de pouce avec la publication des résultats d’un sondage réalisé par l’Organisation Mondiale du Tourisme, qui indique que la capitale d’Israël est incluse dans les dix premières villes du monde pour son importance touristique et culturelle.

L’Organisation cite même des endroits à visiter en priorité :le Kotel,le Mont du Temple,  le Musée                 «Yad Vashem » et la Ville de David (Ir David).

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mordeh'ai - dans Dépêche
13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 18:36

Par Arié

Pour Décryptage de l'Actualité à la lumière de la Bible

 

L’israélien que je suis, et Juif de surcroit, soucieux de justice et d’équité, partisan de l’autodétermination des peuples et du libre choix d’une patrie pour tous ceux qui s’en sont vu déposséder, conjure le Président Obama de s’atteler à un processus de partition entre une Amérique des colons et une Amérique qui reviendrait à ses premiers occupants: les Amérindiens ou Indiens amers

Car enfin, de quoi parle t-on ? Voilà un continent tranquille peuplé de tribus indiennes qui vivaient en bonne intelligence entre elles, se livrant de temps à autre à des guéguerres, parfaitement justifiées de leur point de vue, et qui soudain, voient débarquer, par voie de mer, des Européens conquérants, éduqués, armés, financés par des Puissances étrangères, brandissant une Bible, parfaitement étrangère aux Indigènes, illettrés par ailleurs. Contrairement à d’autres peuples, ces Visages pâles, ne pouvaient même pas prétendre que ces terres avaient appartenu à leurs ancêtres qui y auraient bâti une civilisation florissante, avec à sa tête une Capitale. Pensez-vous que cela leur ait un problème de conscience ? Que nenni. Fort du proverbe qui dit « ce qui est à moi, est à moi, et ce qui est à toi, m’appartient tout autant », ils n’ont eu de cesse que de déposséder les primo occupants de leur terre ancestrale, les parquant dans des Camps de Réfugiés de plus en plus étriqués. Aux États-Unis, on appelle cela des « Réserves ». Qu’importe la terminologie: Réserve, ghetto, camp de réfugiés, c’est du pareil au même.

Ainsi, les Mohicans vivaient le long du fleuve Hudson, dans le l’État de New York, à l’emplacement de ce que l’on appelle aujourd’hui le Big Apple (à ne pas confondre avec le créateur du i Pad); « la grande pomme », surnom attribué à la Nouvelle-Amsterdam, devenue par la suite New-York. Leur territoire de chasse s’étendait jusqu’à l’Etat du Vermont. En 1609, ce n’est pas si vieux, les Peaux rouges rencontrent les premiers Visages pâles qui n’ont de cesse de les repousser vers ce qui deviendra l’État du Massachusetts. Les exemples abondent, avis aux spécialistes des Amérindiens aux USA.

Le problème des Amérindiens est qu’ils ne disposent pas de soutiens dans la Diaspora, ou dans d’autres États frères

L’israélien que je suis, et Juif de surcroit, soucieux de justice et d’équité, partisan de l’autodétermination des peuples et du libre choix d’une patrie pour tous ceux qui s’en sont vu déposséder, conjure le Président Obama de s’atteler à un processus de partition entre une Amérique des colons et une Amérique qui reviendrait à ses premiers occupants: les Amérindiens ou Indiens amers/ Car enfin, de quoi parle t-on ? Voilà un continent tranquille peuplé de tribus indiennes qui vivaient en bonne intelligence entre elles, se livrant de temps à autre à des guéguerres, parfaitement justifiées de leur point de vue, et qui soudain, voient débarquer, par voie de mer, des Européens conquérants, éduqués, armés, financés par des Puissances étrangères, brandissant une Bible, parfaitement étrangère aux Indigènes, illettrés par ailleurs. Contrairement à d’autres peuples, ces Visages pâles, ne pouvaient même pas prétendre que ces terres avaient appartenu à leurs ancêtres qui y auraient bâti une civilisation florissante, avec à sa tête une Capitale. Pensez-vous que cela leur ait un problème de conscience ? Que nenni. Fort du proverbe qui dit « ce qui est à moi, est à moi, et ce qui est à toi, m’appartient tout autant », ils n’ont eu de cesse que de déposséder les primo occupants de leur terre ancestrale, les parquant dans des Camps de Réfugiés de plus en plus étriqués. Aux États-Unis, on appelle cela des « Réserves ». Qu’importe la terminologie: Réserve, ghetto, camp de réfugiés, c’est du pareil au même.
Ainsi, les Mohicans vivaient le long du fleuve Hudson, dans le l’État de New York, à l’emplacement de ce que l’on appelle aujourd’hui le Big Apple (à ne pas confondre avec le créateur du i Pad); « la grande pomme », surnom attribué à la Nouvelle-Amsterdam, devenue par la suite New-York. Leur territoire de chasse s’étendait jusqu’à l’Etat du Vermont. En 1609, ce n’est pas si vieux, les Peaux rouges rencontrent les premiers Visages pâles qui n’ont de cesse de les repousser vers ce qui deviendra l’État du Massachusetts. Les exemples abondent, avis aux spécialistes des Amérindiens aux USA.
Le problème des Amérindiens est qu’ils ne disposent pas de soutiens dans la Diaspora, ou dans d’autres États frères constitués d’Indiens, qui auraient pu, comme cela se produit à l’époque moderne, de plaider en faveur de leur autodétermination, sur la patrie de leurs ancêtres. Je cite, pour exemple, la déclaration papale du 13 mai 2009 à Bethléem : « Le Saint-Siège soutient le droit de votre peuple à une patrie souveraine sur la terre de vos ancêtres ». Ainsi, à partir de mon siège, qui est à la hauteur de mes jambes, je soutiens le droit des Mohicans, à une patrie souveraine sur la terre de leurs ancêtres, à savoir New-York et ses environs.
Je prône des négociations territoriales et un nouveau tracé de frontières entre les colons européens (Ashkénazes, en quelque sorte) qui ont spolié les primo occupants des bords du Hudson/Jourdain River, et les ont parqués dans des camps de Réfugiés. Si les New-Amsterdamers ou les New-Yorkais, ne sont pas contents, ils auront toujours le loisir de retourner dans leur contrée d’origine: Angleterre qui abrite la ville de York, Pays-Bas, où Amsterdam se porte toujours aussi bien, Allemagne, dite Ashkénaze, Pologne, etc..
En cas de refus, les Amérindiens pourront toujours s’autoproclamer, à l’ONU, État Indépendant, et demander un vote du Conseil de Sécurité. L’auto proclamation unilatérale (il s’agit d’une tautologie, soit de la répétition d’une même idée sous une forme différente, mais on s’en fout, ça passe mieux ainsi) d’un État Mohican sur les bords de l’Hudson, à l’emplacement de Manhattan, devrait passer comme une lettre à la poste, à l’ONU, à la condition que les États-Unis ne se servent pas de leur droit de veto, qui pourrait leur être interdit pour l’occasion, car on ne peut être à la fois juge et partie. Pour la petite histoire, Manhattan vient du nom d’un dénommé Peter Minuit, qui a acheté en 1626 ce lopin de terre aux Indiens Algonquins pour un lot de perles de pacotille d’une valeur de 60 florins.
Je ne comprends pas d’ailleurs pourquoi Khadafi, Ahmadinejad ou, tout simplement Bibi Netanyahou, ne poussent pas dans cette direction. Les arguments ne manquent pas. Tant que New-York, ou Washington, cela n’a aucune importance, ne sera divisée en une cité à l’Ouest, Capitale des Visages pâles, ou foncés, importés par leurs soins d’Afrique, et une Capitale pour les Mohicans ou les Algonquins, à l’Est, Jérusalem restera une et indivisible. Y pas de raison.
Il est vrai que les Indiens d’Amérique manquent d’ambition; ils se contentent de toucher des royalties sur les casinos et les forages pétroliers qui fonctionnent sur leurs Réserves.
Qu’à cela ne tienne, L’AIPAC pourrait leur donner un coup de main pour s’organiser, afin de réclamer leur dû.
Il s’agit de ma part d’une forme de I Call (« I » pour Indiens), genre « Appel à la dé-raison ».
Je vais de ce pas l’envoyer à BHL qui ne peut pas ne pas la signer, Bien que ce Monsieur, à ce que je me suis laissé dire, manque singulièrement d’humour.
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mordeh'ai
13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 07:41

par C. GLICK -

Caroline Glick a autorisé Le Lien à traduire et diffuser en français ses articles.

Traduit et adapté de l’original anglais par Frédéric Daniel Gandus

LE LIEN 13/05/2010

 

 

A ce jour, Obama fait face à la dégradation des différents aspects de ses politiques au Moyen-Orient. Et c’est en grande partie suite à l’application de ses politiques que la région, plus que jamais, se rapproche de la guerre.
En Irak, l’engagement d’Obama au retrait de toutes les forces combattantes du pays d’ici l’été a encouragé les différentes forces luttant pour la prise du pouvoir national en enflammant le pays.

En Afghanistan, la montée subite de la politique d’Obama et de sa politique de la chaise vide laisse les alliés potentiels des Etats-Unis protéger comme ils peuvent leurs chances d’émerger politiquement. Ce vide amena la remise en cause des associés des Etats-Unis au sein de l’alliance de l’OTAN, lesquels se questionnent quant au but de leur déploiement dans ce pays.

Puis vient le cas de l’Iran. Un rapport publié par le New York Times de la semaine dernière indiquait qu’en janvier, le Secrétaire à la Défense, Robert Gates, a émis une note à l’attention du Conseiller à la Sécurité Nationale, James Jones. D’après ce document, l’administration d’Obama n’a aucune politique efficace pour traiter le programme des armes nucléaires de l’Iran, exposant l’amère vérité par laquelle, face au problème de politique étrangère le plus aigu auquel ils font face, Obama et son équipe étaient partis déjeuner dehors.
Gates tenta d’atténuer l’impact de cette néfaste anecdote en disant que la Maison Blanche se trouve vraiment confrontée à des choix entre diverses options toutes plus mauvaises les unes que les autres. Avant même que l’encre de sa note ait séchée, sa Sous-Secrétaire à la Défense pour la Politique, Michele Flournoy, disait aux journalistes à Singapour que l’option militaire «n’est pas sur la table à court terme».
L’Iran continue pour sa part à faire monter l’escalade par son comportement menaçant. La semaine dernière, ses forces navales ont, de manière significative, prohibé l’accès à un bateau français et à un bateau italien naviguant à travers le détroit d’ Ormuz.

 

La semaine dernière, l’annonce du Président Shimon Pérès selon laquelle la Syrie avait transféré des missiles Scud au Hezbollah au Liban constituait un sérieux avertissement au sujet de l’Iran et de ses affidés qui préparent avec diligence la guerre contre Israël. Cet avertissement a également démontré que les tentatives de l’administration d’Obama pour gagner par la diplomatie un éloignement de la Syrie concernant ses liens à l’Iran, ont complètement échoué.

Les rapports des fonctionnaires de l’administration américaine faisant suite à la bombe lâchée par Peres nous précisent que les actions belliqueuses de la Syrie n’ont pas amené le président des Etats-Unis à reconsidérer son échec politique. Les conseillers d’Obama ont répondu à ces informations en revendiquant mal à propos que leur politique d’« engagement » les autorisait à traiter le problème avec leurs interlocuteurs syriens trois fois avant l’annonce de Pérès et une fois de plus après qu’il ait effectué sa déclaration.

Et le problème n’a pas de fin. Comme la Secrétaire d’état Hillary Clinton l’a annoncé la semaine dernière, l’administration d’Obama élargira bientôt son dialogue avec la Syrie en envoyant à nouveau l’ambassadeur des Etats-Unis à Damas pour la première fois depuis que le Président syrien Bashar Assad a fait assassiné l’ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri voici cinq ans. Ceci dit, Obama a choisi de répondre à la stratégie de la corde raide ouvertement assumée par la Syrie en récompensant Assad qui retrouve ainsi un panache et une nouvelle légitimité que nous découvrons à nos yeux ébahis.

Et le pire n’est pas encore atteint. En effet, les conseillers d’Obama admettent ouvertement qu’ils ne comprennent pas pourquoi la Syrie reste un état-voyou en dépit de leur dialogue positif avec ce pays. Comme un haut fonctionnaire l’a dit à la revue Foreign Policy, comprendre pourquoi la Syrie – état arabe client de l’Iran – agit semblablement à ce même positionnement est devenu «la question à un million de dollars».
« Nous ne comprenons pas les intentions syriennes. Personne n’y parvient, et tant que nous n’éluciderons pas cette question, nous ne pourrons parvenir à la racine du problème», a déclaré le fonctionnaire au magazine politique.
Mais tandis qu’ils attendent que l’Oracle de Damas dévoile de lui-même son sens, ils continuent à courtiser Assad alors que celui-ci poursuit ses provocations guerrières.

 

Voyons maintenant ce qu’il en est des Palestiniens. Après son dernier rejet de l’émissaire d’Obama, George Mitchell, lequel devait conduire des négociations indirectes avec Israël, le Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas a expliqué que les constats formulés par Obama lui-même ont convaincu les Palestiniens qu’il n’y a rien à négocier.
Tel qu’il l’a formulé : «Puisque Vous, Monsieur le Président, et vous autres, membres de l’administration américaine, y croyez [au besoin pressant d’un état palestinien], c’est de votre devoir d’appeler à la mise en place des étapes nécessaires pour atteindre la solution et même à l’impo­ser. Imposez-la ! Mais ne me dites pas que cela relève d’un intérêt national américain stratégique… et après, ne rien faire..»

 

Enfin, observons la situation d’Israël. Dans la même semaine, le Président de l’Union des Chefs Amiraux – Michael Mullen – a refusé d’exclure la possibilité que les Etats-Unis abattent des avions israéliens en cours de route pour attaquer les installations nucléaires de l’Iran et Obama a de nouveau blâmé Israël pour le décès des soldats américains en Irak et en Afghanistan. Jim Jones a certes essayé de rassurer les Juifs Démocrates qui, en dépit des actions et des rapports hostiles de l’administration, leur expliquent que tout ceci n’avait rien d’hostile envers Israël.
Le discours de Jones faisait partie d’un plan largement diffusé auprès du public, que l’administration a adopté la semaine dernière face à la vive colère des Juifs américains proches d’Obama pour son hostilité face à Israël. Sachant que les Juifs américains ont massivement assuré un nombre de voix parmi les plus engagées au sein du Parti démocrate, et ce, depuis 1932, les récents sondages, prouvant que la majorité des Juifs américains s’opposent au traitement qu’Obama réserve à Israël, constituent un séisme politique.
Un sondage publié la semaine dernière par Quinnipiac établie un chiffre record de 67% de Juifs américains désapprouvant l’action d’Obama concernant le conflit Israélo-palestinien. Un sondage auprès du même public de Juifs américains entrepris par John McLaughlin plus tôt dans le même mois a prouvé qu’une majorité de Juifs américains pensent voter pour un candidat autre qu’Obama lors des prochaines élections présidentielles.

Concernant Israël, la désapprobation des Juifs américains envers Obama est en parfaite harmonie avec les vues du grand public. Comme le sondage Quinnipiac le montre, seuls 35% des Américains approuvent sa relation à Israël.
Le discours de Jones devant l’Institut de Washington pour la Politique Moyen-Orientale était une opération de séduction amicale. Il a redoré le blason de l’alliance idéalisée entre les Etats-Unis et Israël. Il a aussi évoqué combien Israël compte pour Obama. Et la foule l’a récompensé en l’applaudissant à tout rompre après s’être levée.
Mais la substance de son discours a fait apparaître de manière on ne peut plus claire combien Obama et ses conseillers sont conscients du fait que, pour la première fois en 80 ans, un nombre significatif de Juifs américains pourraient abandonner le Parti Démocrate. Et l’équipe d’Obama est peu disposée à payer ne serait-ce qu’un centime pour garder au sein de leur formation les Juifs fidèles à leur parti.
Après qu’il eut fini ses déclarations d’amour à Israël, suivies de sa plaisanterie sur les hommes d’affaires juifs en Afghanistan et sur leur esprit commerçant, Jones a précisé que l’administration d’Obama considère toujours le refus d’Israël d’offrir plus de terre aux Palestiniens comme principale raison de ses efforts pour convaincre l’Iran de renoncer à son programme nucléaire, de convaincre les Syriens qu’ils se désengagent de l’axe iranien, de convaincre Pa­lestiniens et Libanais de stopper le chantage à la terreur, et aux Irakiens et Afghans de se comporter comme des Américains après que tous y ont échoué.

Comme il l’a bien formulé, « «Une des manières dont l’Iran exerce son influence au Moyen-Orient relève de l’exploitation d’un conflit israélo-arabe sans fin. L’Iran emploie le conflit pour maintenir d’autres pays dans la région sur leur défensive et pour tenter de limiter son propre isolement. La fin de ce conflit, la réalisation de la paix entre Israéliens et Palestiniens et l’établissement d’un état palestinien souverain aboutiront donc, une fois réalisé l’éloignement de l’Iran, du Hezbollah et du Hamas. »

Jones, Obama et le reste de leur équipe devaient sans doute dormir quand les Saoudiens, les Egyptiens, les Jordaniens et le reste du monde arabe leur ont dit que le cas de l’Iran est un problème indépendant de la question palestinienne et que l’Iran doit être stoppé dans son projet d’acquisition des armes nucléaires, indépendamment de la question des relations israélo-palestiniennes. Ce rappel eut lieu après le principal message, allant dans le même sens, qui fut communiqué à Obama et à ses conseillers, depuis janvier 2009, par chaque état à majorité sunnite de la région tout autant que par beaucoup de Chiites irakiens.
L’équipe Obama était sûrement occupée à évoluer sur une pelouse de golf quand leurs généraux en Irak et en Afghanistan les ont avertis que l’Iran fournissait des armes et entraînait des sections d’assaut sans aucune légitimité visant à tuer des soldats américains.

Même face à un public juif, le fait que Jones n’ait pas résisté à la tentation de répéter l’erreur principale à l’origine des ratages politiques de l’administration Obama au Moyen-Orient montre clairement que, fondamentalement, cette dernière ne s’inquiète pas du fait que les Américains dans leur ensemble et la communauté juive américaine en particulier, s’opposent à ses politiques. L’équipe Obama continuera donc à mener ses politiques face à cette opposition quoi qu’il en soit. Et si les Juifs américains veulent quitter le parti, eh bien, personne ne compte les en empêcher.

A ce sujet, la manière dont l’administration d’Obama a traité le sénateur New-Yorkais Charles Schumer cette semaine constitue un exemple significatif. Schumer a été l’un des défenseurs les plus fidèles d’Obama. Si, comme l’on peut s’y attendre, le leader de la Majorité du Sénat, Harry Reid, perd le pari de sa réélection en novembre, Schumer a la possibilité de le remplacer en tant que Chef du Parti démocrate au Sénat.
Pourtant, cette semaine, répondant à ce qui fut probablement un énorme tollé au sein de ses électeurs, Schumer a tancé Obama pour sa minable et dangereuse politique de pression sur Israël. Au lieu d’y répondre en des mots choisis qui auraient ici convenu à la critique de Schumer, Robert Gibbs, le porte-parole d’Obama, l’a mis au ban, clamant avec sarcasme «Je ne pense pas excessif de signaler que nous ne sommes pas d’accord avec ce que le Sénateur Schumer a dit à travers ces remarques.»
Dans son entrevue de la semaine dernière sur la 2ème chaîne, le Premier Ministre Binyamin Netanyahu a indiqué qu’il n’a aucun doute sur le fait que, si Obama souhaite arrêter la nucléarisation de l’Iran, il en est parfaitement capable. Ainsi qu’il l’a dit, « Barack Obama a démontré sa détermination en ce qui concerne des problèmes qu’il estime importants, et sa détermination était tout à fait impressionnante. Je pense que le Président Obama peut montrer cette même détermination en ce qui concerne l’Iran. »
Aucun doute que Netanyahu voit juste. D’ailleurs, Obama est capable de comprendre par lui-même une telle orientation politique.

Obama passa en force la nationalisation des industries américaines de la santé par le Congrès, et ce, à l’encontre même du souhait du public américain. Ce qui a mis du plomb dans l’aile à son taux de popularité personnel autant qu’à celui de son parti. Et tout autant, Obama gagnerait l’appui soutenu du public américain s’il se décidait à prendre en main la question de l’Iran. En effet, un choix déterminé et réussi d’Obama pour bloquer les aspirations nucléaires de l’Iran pourrait potentiellement bloquer ce qui ressemble actuellement à une catastrophe à moyen terme pour l’élection de son parti en novembre.

Mais comme le note Gates au sujet de l’Iran, l’annonce de Clinton selon laquelle l’administration prendra les rênes (de la politique moyen-orientale) s’ac­compagnera de son plan pour envoyer à nouveau un ambassadeur à Damas. Par ailleurs, le dernier échec de Mitchell avec les Palestiniens, la nouvelle accusation de Jones contre Israël, et l’incohérence stratégique de l’Amérique en Irak et en Afghanistan, tout ceci montre qu’Obama ne comprend pas la politique la plus élémentaire. Que ses défenseurs les plus fidèles l’abandonnent ne lui fait pas question. Que ses choix politiques aient mis en danger le Moyen-Orient et le monde dans son ensemble ne le préoccupe pas plus.

Le refus d’Obama de reconnaître ses propres échecs éclaire son but comme étant différent de celui de ses prédécesseurs. Il est en place pour changer la position de l’Amérique dans le monde, non pour assurer la sécurité de ce dernier. Et il poursuivra son idée d’apporter des changements structurels même si cela est synonyme d’encouragements à la guerre. Il insistera sur ces changements censés transformer la situation même si cela implique que l’Iran devienne une puissance nucléaire. Et il fera pression pour défendre son idée du changement même si elle signifie que des forces américaines puissent être forcées à quitter l’Afghanistan et l’Irak dans la défaite.

 

Caroline Glick a autorisé Le Lien à traduire et diffuser en français ses articles.

Traduit et adapté de l’original anglais par Frédéric Daniel Gandus

 

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