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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 23:32

L'éditorial de Laly Derai paru sur Hamodia

du 17/06/2010

A la suite du comportement hostile de la Turquie, deux grandes chaînes israéliennes de supermarchés ont annoncé qu'elles ne renouvelleraient pas leur très important stock assez conséquent de marchandises " made in Turkey ". Rami Lévy, le directeur de l'une de ces chaînes, à l'origine de cette initiative, a affirmé: « Notre peuple comprend qu'on ne peut pas laisser l'économie turque se développer sur notre propre dos ! » Coïncidence intéressante: Rami Lévy possède une grande surface en Samarie qui se retrouve confronté à un boycott bien plus médiatisé: celui lancé par les Palestiniens contre les produits israéliens venant de Judée et Samarie. En effet, parmi ses nombreux employés palestiniens certains critiquent la décision du tandem Abbas-Fayed. Hamodia a décidé de mener une enquête sur cette opération médiatique d'envergure menée, depuis plusieurs mois, par l'Autorité palestinienne et qui, en fin de compte, cause davantage de tort aux Palestiniens… qu'aux Israéliens .

Le boycott anti-implantations : une arme qui se retourne contre les Palestiniens ! Cela fait maintenant un mois que l'Autorité palestinienne a initié un boycott des produits issus des implantations juives de Judée et de Samarie. Hamodia a enquêté sur cette opération et a rencontré des directeurs d'entreprises situées au delà de la ligne verte, des entrepreneurs palestiniens qui continuent à construire dans les localités juives, des employés menacés ouvertement, et des consommateurs venus de Hébron ou de Naplouse qui refusent de renoncer à faire leurs emplettes dans des supermarchés israéliens. Le moins que l'on puisse dire et que ce boycott ne fait pas l'unanimité chez les Palestiniens.

« Vous n'allez pas mentionner mon nom dans votre article, n'est-ce-pas? Parce que si vous me citez, je refuse de répondre à vos questions » : cette phrase, je l'ai entendue une dizaine de fois durant cette enquête consacrée au boycott palestinien et à son impact. Car s'il est un point commun à tous les Palestiniens interrogés dans le cadre de ce dossier, c'est la peur. La terreur, pourrait-on dire pour certains. De l'employé de supermarché à l'entrepreneur, en passant par le Palestinien " lambda " qui continue à faire ses courses dans des magasins juifs situés au delà de la ligne verte, tous ont la peur au ventre.

A., un employé palestinien du supermarché " Shivouk Hashikma-Rami Lévy " à l'entrée de la Samarie, m'a longuement parlé des mises en garde quotidiennes qu'il reçoit de la part des fonctionnaires de l'AP. Lorsque je lui demande si je peux le photographier, il répond avec un regard désabusé : « Faites-le, mais vous aurez ma mort et celle de ma famille sur votre conscience. Au mieux, je serai emprisonné sans autre forme de procès ».

Le supermarché " Shivouk Hashikma " de Chaar Binyamin est un microcosme très particulier . Il reflète, à lui seul, une réalité qui est en totale contradiction avec tout ce qu'on a l'habitude de voir ou d'entendre dans les médias, nationaux ou internationaux.

Ici, se côtoient au quotidien, habitants des implantations portant barbes et kippot et Palestiniens de Ramallah ou de Naplouse. Les Palestiniennes portant le tchador et les Israéliennes portant souvent un foulard ou une perruque. Les employés y sont juifs et arabes. Sans distinction : à Chaar Binyamin (la porte de Binyamin) personne n'a entendu parler d'apartheid !

Entre les boîtes de cornflakes et les bouteilles d'huile, les clients se mélangent. Ils sont voisins. Certains vivent dans des localités mitoyennes. Et ce supermarché est le seul endroit où ils peuvent se rencontrer puisqu'une partie vit dans les localités juives de la région et l'autre dans des villes et villages arabes.

M. et son épouse viennent de Naplouse pour faire leurs courses. Ils ont bien sûr entendu parler du boycott imposé par l'AP mais ils ont choisi de le respecter à moitié : « Nous venons acheter ici parce que nous y trouvons des produits qu'on ne nous propose pas à Naplouse. Les prix sont sensiblement les mêmes que chez nous mais la qualité est supérieure. Par contre, je m'efforce de n'acheter que des articles qui n'ont pas été fabriqués dans les colonies mais uniquement en Israël. C'est notre manière à nous de respecter le boycott ». Alh'atif Ouad - le seul Palestinien qui ait accepté qu'on mentionne son nom - est beaucoup moins respectueux des nouvelles règles. Ce vendeur de voitures et de pièces détachées vient, en famille, de la lointaine Hévron, mais l'heure et demie de voyage jusqu'à Chaar Binyamin vaut selon lui le détour : « Je n'ai pas d'autorisation d'aller à Tel Aviv alors je viens ici. Je peux acheter dans cette grande surface des produits que je ne trouverai pas ailleurs. Et même s'ils sont plus chers, cela ne me dérange pas. Ici, tout est propre, le service est agréable, les gens sont respectueux. J'aime Israël et les Israéliens, pourquoi pas d'ailleurs? ».

À la sortie du magasin, deux Palestiniens vêtus de costumes sur mesure et conduisant une voiture de luxe acceptent de se faire interroger et nous livrent la version officielle de la politique menée par Mahmoud Abbas et son Premier ministre Salam Fayed. Oui, ils ont entendu parler du boycott qui est selon eux une démarche très naturelle et une stratégie sensée. Non, ils n'ont pas l'impression de renforcer les '' colons '' en achetant ici : « Nous sommes passés par hasard, nous n'avons acheté que des bières. Notre gouvernement a compris que si nous voulions un État, il fallait que les colonies disparaissent. Nous ne pouvons pas renforcer ceux qui viennent nous coloniser. L'occupation doit cesser. Nous sommes des hommes d'affaires et nous faisons des affaires avec des Israéliens. Mais il y a une différence entre les Israéliens et les colonies. Tout ce que nous voulons, c'est vivre en paix, et ce boycott contribue à faire avancer la paix ».

Rami Lévy, propriétaire du magasin de Chaar Binyamin et de la chaîne de supermarchés " Shivouk Hashikma " affirme à Hamodia que le boycott ne se fait pas ressentir, pour le moment : « Rien n'a changé jusqu'ici. Mais pour ma part, je ne comprends pas la logique de ce boycott. Nos clients palestiniens n'achètent pas chez nous parce que c'est israélien mais parce que la qualité est supérieure et les prix meilleur marché. Par ailleurs, nous employons entre 1300 et 1400 employés arabes. À Chaar Binyamin, ils sont environ 80. La question que je pose à l'Autorité Palestinienne est la suivante : vous voulez nous boycotter ? D'accord. Mais comment allez-vous trouver un autre job à mes employés ? Pour chaque poste que je propose, je reçois 100 candidatures. Pourquoi selon vous ? Parce que je propose un salaire supérieur, des conditions de travail auxquelles les Palestiniens n'ont pas été habitués, un relationnel patron-employé fait de respect et de soutien ». Lorsque je lui demande l'autorisation d'interviewer quelques-uns de ses employés, Rami Lévy m'affirme que j'aurai bien du mal à en dénicher un qui acceptera de me parler : « Ils vivent dans la peur. On les traque. Personne dans leurs villages n'est au courant de ce qu'ils font, sinon, ils peuvent très bien se retrouver en prison. Je crois qu'en fait ce boycott n'a qu'un seul but : rendre les Palestiniens aigris, sans travail, sans occupation pour qu'au bout du compte ils choisissent de participer à des activités terroristes ».

Lévy a raison : il faut insister plusieurs minutes, avec l'aide du gérant du magasin, qui jure que leur nom ne sera pas mentionné dans l'article, pour que trois employés acceptent de parler. Ou presque. Le premier, vit à Ramallah, la ville d'Abou Mazen et de Salam Fiyad. Il affirme n'avoir jamais entendu parler du boycott : « Non, vraiment, je vous assure. Rien du tout ». Le deuxième employé, F., est plus prolixe : « Pour le moment, ce ne sont que des paroles en l'air. On nous promet que si nous quittons notre emploi ici, on nous trouvera un autre boulot. Ce sont des promesses que personne n'a l'intention de tenir. Je crois que tout cela, c'est de la poudre aux yeux. Tout ça, c'est pour les médias. Chaque jour, je vois des employés de l'Autorité palestinienne faire leurs courses ici. Ils dépensent des centaines de dollars et s'en retournent à Ramallah dans leurs Mercedes et leurs BMW. Et le boycott, alors ? Tout ça, c'est du mensonge. Ce gouvernement est une catastrophe ». F. est très fier d'avoir pu payer, grâce à son salaire, les études de son fils en Égypte : « Il a déjà reçu des dizaines de propositions de travail par l'AP. Mais je lui ai interdit de travailler pour ces escrocs et il va bientôt partir en Arabie saoudite ».

A. a déjà reçu des menaces très claires de la part des fonctionnaires de l'AP. « On m'a dit que si je continuais à bosser ici, on me confisquerait mon permis de travail. Un jour que je rentrais chez moi avec mon T-shirt portant le sigle du supermarché en hébreu, un policier palestinien m'a arrêté et m'a dit : tu te crois à Tel Aviv ici ? Retire ce truc tout de suite : La prochaine fois que je te surprends avec ça sur le dos, je t'arrête ! ». Selon lui, pour le moment, les choses ne vont pas trop mal, relativement. Mais à partir du 1er janvier 2011, les mesures seront beaucoup plus drastiques. « À cette date, une nouvelle loi entrera en vigueur. Tout celui qui travaillera pour des Juifs ne pourra plus renouveler son passeport, il ne recevra plus d'allocations et il ne pourra plus travailler. Ils nous disent qu'ils vont nous donner un travail en échange de celui-ci. Mais combien me proposent-ils? 1000 shekels par mois ? Qu'est ce que je vais acheter avec 1000 shekels par mois ? De la farine ? Des cigarettes ? ».

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mordeh'ai - dans Société
16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 23:27

Source: http://philosemitismeblog.blogspot.com/2010/06/detournement-de-photo-pour-deligitimer.html

Version 1909 et version 2010 (Electronic Intifada) de la même photo.  A bout de resources et d'arguments ils ne reculent devant rien pour légitimer leur haine d'Israël.  De vrais incapables - il ne leur reste à ces héros minables - que de s'identifier pitoyablement à de vraies et nobles syndicalistes de 1909.
New York, 1er mai 1909: Manifestation syndicale contre le travail des enfants dans le secteur de l'industrie textile américaine qui employait, à l'époque, une majorité de femmes récemment arrivées d'Europe de l'est. Les deux jeunes filles portent des rubans demandant l'abolition de l'"esclavage infantil" en anglais et en yiddish. (New York, 1er mai 1909, manifestation contre le travail des enfants, photo du Library of Congress, George Grantham Bain Collection)
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mordeh'ai - dans Dépêche
16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 20:03

C'est peut-être pour faire pendant à la manifestation qu'organise le CRIF au Trocadéro à peu près à la même date pour clamer notre solidarité à Guilad et à Israel ? (Mordeh'aï)

Le Sénat français organise un colloque sur "la résistance populaire en Palestine" le jour du 4ème anniversaire de détention de Guilad Shalit Le Sénat organisera le 25 juin prochain (jour du 4ème anniversaire du kidnapping de Guilad Shalit par le Hamas), un "colloque sur la résistance populaire en Palestine." Ce "colloque" est organisé au Palais du Luxembourg par Monique Cerisier-ben Guiga, Présidente du groupe d’Information internationale France-Territoires palestiniens du Sénat, Jean-Claude Lefort, député honoraire, président de l’Association France Palestine Solidarité et Bernard Ravenel, Président de la Plateforme des ONG pour la Palestine. Seront également présents des "militants palestiniens et des "militants pacifistes israéliens" ainsi que des personnalités françaises et européennes.

Sourceshttp://www.guysen.com/news_Le-Senat-francais-organise-un-colloque-sur-la-resistance-populaire-en-Palestine-_278777.html

www.france-palestine.org/article14996.html

http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=4915&Itemid=1

 

_________________________________________________________________________________________________  

 

Il paraîtrait judicieux que les organisations juives soient alertées et que tous ceux qui ont un peu de poids, des relations et de l'influence prennent les mesures nécessaires afin que ce scandale ne puisse avoir lieu, dans un palais de la République française, alors qu'un citoyen français est pris en otage depuis 4 ans par l'organisation terroriste soutenue par les participants à ce colloque !!!

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mordeh'ai - dans Dépêche
16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 15:08

L'indifférence et l'indignation Le Monde reste indifférent aux atrocités mondiales, mais est scandalisé par l’autodéfense juive par Ophir Falk

Publié le: 16.06.10, sur ynetnews

Adaptation française Mordeh'aï

Lors de son allocution du millénaire à la Maison Blanche il ya dix ans, le lauréat du prix Nobel Elie Wiesel a dit à un éminent auditoire que les horreurs du 20e siècle furent possibles en raison de l'indifférence du monde à la souffrance des opprimés au Cambodge au Nigéria, en Inde au Pakistan, en Érythrée et en Ethiopie, à un niveau différent, d'Auschwitz, et de Treblinka bien sûr. Assassiner a été facilité par l'indifférence.

L'indifférence, a-t-il expliqué, peut être «tentante et même séduisante», mais elle doit être extirpée de la nature humaine. Elie Wiesel ne pouvait pas comprendre pourquoi le président Roosevelt qui, « était un homme bon, avec un cœur généreux », s'est abstenu de " bombarder le  réseau ferré conduisant à Birkenau, il suffisait de les bombarder, qu'une seule fois". Le coût de l'indifférence a été stupéfiant.

Aujourd'hui, le monde est indifférent aux atrocités du Darfour, à la tyrannie et à la torture de dissidents à Téhéran, à la famine et au sida en Afrique et au mépris des droits humains des femmes dans la plus grande partie du monde islamique.

Le monde, cependant, n'est pas indifférent aux actes des Juifs - il est indigné par eux! Il est outragé par les Juifs qui osent se défendre. Il fut outré lorsque Begin a bombardé le réacteur de Saddam en 1981. Il est maintenant scandalisé de voir qu’Israël, intimide et gêne au Moyen-Orient (ou selon Krauthammer dans le Washington Post écrit «Les Juifs gênants»),qu'il ait osé tuer neuf islamistes radicaux à bord d'un navire hostile navigant vers Gaza.

Le Monde est indigné à nouveau, lorsqu’ Israël a agi en légitime défense après plus de 8.000 roquettes tirées depuis Gaza sur ses citoyens entre 2005 et 2008.

L''attentat' a conduit le Conseil des Droits de l'Homme , au siège des Nations Unies à Genève, composé qu'il est de ces géants des droits de l'homme comme le Pakistan, Cuba et l'Arabie saoudite, à leur demande une fois de plus a réclamé " une mission indépendante internationale pour l'établissement des faits."

Israël ne peut compter que sur lui-même

La Presse s’est de nouveau outrepassée : avec une sous-estimation flagrante des faits, l'Économiste a annoncé qu’Israël "recoure à la violence trop aisément" et a mis une image de Benjamin Netanyahu derrière des fils de fer barbelés sur la couverture de son magazine hebdomadaire.

Un éditorial de New-York Times a déclaré la même semaine que, "la Turquie est tout naturellement furieuse de l'attaque désastreuse d'Israël sur le bateau ,d'aide humanitaire, turc." Et bien sûr, Reuters, la maison de journalistes tricheurs, a été pincée pour des photos « bidouillées » débarrassant "un activiste de la paix" d’un couteau, qu'il brandissait en faisant croire à l' image d'un passager fournissant des soins à un soldat IDF blessé.

Deux poids, deux mesures sont également appliqués par les principaux alliés d'Israël. Le président Obama insiste sur le fait qu'Israël doit autoriser une enquête internationale pour analyser ses actions, mais il a rejeté toute forme de critique de sa politique de guerre ou d'une enquête - sur la mort de centaines de civils au Pakistan et en Afghanistan causé par un drone - depuis sa prise de fonctions .

Que ce soit l'indifférence ou l'indignation - une chose est claire. Quand il s'agit des intérêts vitaux de sécurité, Israël ne peut compter uniquement que sur lui-même. Un exemple typique est l'Iran nucléaire .

Dans ce contexte, le président Obama peut rester finalement dans les mémoires comme «un homme exemplaire, avec un bon cœur », et ses efforts pour imposer des sanctions importantes encore inapplicables au régime d'Ahmadinejad peuvent en témoigner. Toutefois, ce ne sont pas les "sanctions paralysantes" nécessaires et promises.Et c’est encore un mystère s’il voit en l’ Iran nucléaire une menace existentielle à nul autre qu’Israël.

La sécurité d'Israël est entre ses propres mains. Certainement, aujourd'hui plus que jamais, la tâche prioritaire de Netanyahu est de garantir que le sort d'Israël et de ses six millions de juifs sera différent de celui de ceux qui vivait en Europe au cours des jours les plus sombres de l'humanité.

Nous devrions tous être indifférents à l'indignation hypocrite qui découle des actions d'Israël, un point c’est tout.

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mordeh'ai - dans Tribune libre
16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 08:53

Par Arié pour geopolitiquebiblique.com

15/06/2010

L’idée d’entourer les Juifs de guillemets m’a été fournie, entre autres par, l’inénarrable Figaro qui annonçait la « circoncision » du petit Solal et qui s’intitulait: Le petit-fils de Sarkozy, a été

« circoncis ». Je me suis alors posé une question légitime: comment peut-on être circoncis entre guillemets ? Et très sincèrement je n’ai pas trouvé de réponse satisfaisante sur le plan halakhique ( la Loi juive), ni médical. Par contre, j’y ai découvert les vertus des guillemets. Les guillemets ironiques, nous dit Wikipedia-je-sais-tout, sont souvent utilisés de façon péjorative ou pour prendre ses distances avec le terme ou l’expression mise en exergue? Wiki de nous apporter un exemple tiré du Livre d’Onfray: Freud a voulu bâtir une « science », et il n’y est pas parvenu; il a voulu « prouver » que l’inconscient avait ses lois, sa logique intrinsèque, ses protocoles expérimentaux, mais, hélas, il a un peu menti.

Dans un excellent article, Shmuel Trigano nous parle des Juifs « autorisés », qui sont seuls à avoir le droit de s’exprimer dans un micro parce qu’ils sont les gardiens d’un « autre » judaïsme, éclairé, cultivé, rationnel, aux antipodes du …. votre, en quelque sorte. Il les définit ainsi parce qu’ils commencent toujours leur phrase ainsi: Je suis pour Israël, mais, attention ! Je suis contre ceci ou cela : « Sharon », « l’occupation », les « colons », etc.. Le maître mot est évidemment leur « mais » systématique qui suit leur déclaration d’amour. Ainsi, tel philosophe amoureux d’Israël, qui possède des amis à Sderot, invite à signer pour l’appel de J Call, vomit Netanyaahou pour ne pas parler de Liebermann qu’il exècre./ Je me suis donc longuement interrogé: pourquoi toujours placer les guillemets sur le qualificatif qui suit le mot Juif, « autorisé » ou « autre »? C’est carrément autour le mot « Juif » qu’il faudrait les placer, comme procède l’auguste Figaro avec « circoncis ». Qui suis-je moi, pauvre Français naturalisé, pour prétendre donner des leçons au chantre de la langue française qu’est le Figaro ?

Certes, il est plus aisé de placer des guillemets autour d’ « Israélien », surtout si on dit un Arabe « israélien », car, comment un Arabe peut-il être « israélien » ? D’accord, il bénéficie d’une citoyenneté, d’un passeport qui lui donne les mêmes droits et privilèges que le pauvre bougre de Sderot , y compris celui d’être élu député à la Knesset, mais peut-on réellement soutenir qu’il, ou elle, est israélien(ne) . Ainsi, la député Passionaria embarquée sur la flottille de libération de Gaza est, de droit israélienne, mais, l’est-elle de cœur ?

En faisant un distinguo entre Juif et « Juif », mon intention n’est pas d’ironiser mais de tenter d’expliquer la différence entre un Juif-tout-court et ce que l’on pourrait appeler un Juif approximatif. Certes, pas approximatif au regard de la Loi juive, car le Juif comme le « Juif » sont considérés par la Loi comme des juifs à part entière. Vous savez, parce que sa mère est juive, qu’il a été circoncis lorsqu’il était tout petit, qu’il a peut-être même fait sa Bar-Mitsva. Halakhiquement Casher à 100 %, quoi !

En hébreu, il existe une expression difficilement traduisible en français kéilou, qui signifierait « comme si « ou « une sorte de ». Il traduit assez bien la notion des guillemets Kéilou Yéhoudi, comme s’il était juif, Ce kéilou autoriserait l’usage des guillemets. Il l’est tout en ne l’étant pas vraiment, presque, mais pas tout à fait.

Juif, feu Monseigneur Lustiger l’était aussi, le Chef d’orchestre Barenboïm qui possède la double nationalité palestinienne et israélienne, est juif sans conteste ? Il n’en demeure pas moins que je le perçois comme un « Juif » palestinien, sans ironie aucune, mais avec un léger pincement au cœur.

Le Juif-approximatif, l’alter-Juif, le Juif-autorisé par les médias, le Juif-mais, le Juif-entre guillemets, le Juif-palestinien serait « le Juif ».

Les « Juifs » ont existé de tous temps. En -167, les Grecs font irruption dans la ville de Modiin, près de Jérusalem, et exigent que les Juifs sacrifient un porc aux dieux grecs. Un Juif hellénisé accepte, mais, sur le point de sacrifier la bête, il se fait égorger par le Cohen Gadol (le grand prêtre), Mattathias, qui donne le coup d’envoi à la révolte des Macchabées.

Cent ans auparavant, à la demande de Ptolémée II, la Bible fut traduite en grec, par, selon la tradition, 70 rabbins et le Talmud nous dit : « et ce jour fut aussi grave pour Israël que le jour du veau d’or, car la Torah ne put être traduite convenablement ». Par extension, on appelle Septante la version grecque de la totalité des Écritures bibliques, soit l’Ancien Testament chrétien. Ce qui est fort étrange, car tout ce qui n’est pas le Tanakh, n’apparut sur la scène que 300 ans plus tard. Il y a donc la Bible et la « Bible »…. des Septante.

Freud, en fin helléniste, a continué à perpétuer la tradition des juifs hellénisés, car chaque fois qu’il avait un flash il l’habillait par un récit mythologique grec. En fin connaisseur de la Bible, il continua l’œuvre des Septante en donnant au monde sa version de Moïse. Désormais il y a le Moïse de la Torah et le « Moïse » de Freud. Le premier nous a transmis, entre autres, les 10 Commandements et le Chéma Israël (profession de foi juive sur l’unicité de D.), le second nous a transmis le complexe d’Oedipe et une version réactualisée du « Chema Israël, Aton ton dieu, est le dieu un».

Il serait fort aisé de situer Freud sur l’échiquier politique actuel en Israël et ailleurs. S’il avait vécu à notre époque, il se serait certainement joint à la flottille de la paix pour Gaza.

De nos jours, les juifs hellénisés seraient les Juifs palestinisés.

Il est clair qu’un Juif a toujours parmi ses connaissances un « Juif » entre guillemets, ou qu’il considère qu’un tel, vu à la télévision, ou dont il a entendu parler, en est un. Les Juifs laïcs considèrent que ceux qui passent leurs temps sur le banc des Yeshivot ou Kollelim sont des

« Juifs » d’un autre âge, inappropriés au monde moderne, « idolâtres, centrés sur une terre divinisée et prisonniers de croyances archaïques », comme le dit Elie Barnavi, qui fut en son temps Ambassadeur d’Israël en France, donc tenu à une certaine impartialité. A l’inverse, ceux qui étudient la Torah considèrent que les ignorants des choses du Kodech (sacré, essentiellement du Talmud) sont des presque Juifs; des « Juifs », quoi ! Nous sommes tous en quelque sorte le « Juif » d’un autre Juif. La catégorisation binaire peut être poussée à l’infini, mais il faut tout de même prendre partie.

La plupart des Juifs considèrent que leur état de juif leur a été fourni à leur naissance. Une chance, pour certains, une malédiction, pour d’autres. Cet héritage, acquis de leurs ancêtres, les suivra toute leur vie et ils le transmettront, qu’ils le veuillent ou non, à leur progéniture. Beaucoup oublient qu’une des caractéristiques de leur état consiste à respecter une solidarité envers leurs semblables qui ont reçu le même lourd héritage. Il est écrit Kol Israel Arévim zé la zé. Tous les juifs sont responsables, ou, plutôt garants, l’un de l’autre. Je suis garant d’une dette contractée par un Juif que je ne connais pas, si cette dette, non remboursée, peut jeter l’opprobre sur la Communauté toute entière. Et, à fortiori, je dois me sentir responsable si un Juif a été placé en captivité, et me dois d’agir dans la limite de mes moyens et même au delà, pour le faire libérer.

De la même façon, si Israël est conspué, vilipendé, mis au ban des Nations, démonisé, comme disent certains, je suis tenu à une solidarité minimale. A moins de considérer, comme font les Neturey Karta, que l’Etat d’Israël n’a pas de base légale pour exister; fondant cette légalité sur la Torah. La logique de cette mouvance est imparable: l’Etat d’Israël a été construit alors que les « conditions messianiques » (encore des guillemets) n’étaient pas remplies. Il faut donc revenir à un état ante, qui suppose la disparition de l’Etat. Il est donc permis et recommandé de se lier à ceux qui prônent ou œuvrent à sa destruction.

Mais si je ne partage pas les vues des Neturey Karta et considère que l’existence d’Israël est légale et justifiée, alors comment puis-je me lier à ceux qui prônent sa disparition et œuvrent en ce sens?

La première flottille sera suivie par d’autres. Vraisemblablement en provenance d’Iran. Les navires « humanitaires » iraniens arriveront au large des côtes israéliennes, avec les intentions que même un « Juif » est capable d’imaginer. Puis-je approuver et soutenir cette

« action humanitaire » en faveur des Gazzaoui, averti que je suis des risques que coure Israël à laisser passer ces bateaux ?

Ne suis-je pas un peu garant de la vie des habitants de Sderot qui seront les premiers concernés par un afflux d’armement déchargé par la flottille humanitaire iranienne ? A moins que je me considère garant du bien être et du niveau de vie des habitants de Gaza ? Il est impossible de courir les deux lièvres à la fois; je souhaite le bien être des Gazzaouis et l’armement Hamas, mais aussi la sécurité des habitants de Sderot. Le beurre et l’argent du beurre…

Il existe une différence fondamentale entre les Arabes et les Juifs. Les premiers sont fondamentalement et complètement Arabes; ils choisissent leur camp sans s’encombrer d’aucune nuance ou sollicitude à l’égard des Autres. Il est de ce fait impossible de leur accoler des guillemets. Et c’est ce qui fait leur force. La maxime arévim zé la zé devrait leur être appliquée. Les motifs de division qui peuvent intervenir entre eux sont uniquement de nature politique. Ainsi un Mahmoud Abbas est opposé à la levée du blocus à Gaza pour ne pas renforcer politiquement le Hamas. La Guerre des Juifs est, à l’inverse, d’ordre moral et existentiel. Les Juifs défendent leur camp, même quand ils ne sont pas complètement d’accord avec certaines options prises par les dirigeants israéliens, les « Juifs », qu’ils vivent en Israël ou en Diaspora, justifient, ou mieux encore, se portent au secours du camp d’en face; pour ne pas dire carrément du camp des ennemis d’Israël.

Il ne faut pas s’interroger si la Guerre des Juifs aura lieu, parce qu’elle a lieu, sous nos yeux. Les médias l’ont bien compris et l’exploitent à fond en ne donnant la parole qu’aux Juifs « autorisés » autrement dit à ceux qui ont choisi d’être le moins juif possible, et qui ont délibérément choisi leur « Judaïsme compassionnel ».

Je suis parfaitement conscient des imperfections de cet article et des partis-pris scabreux qu’on voudra m’attribuer, mais que faire, ça m’est venu comme ça, et je préfère le publier plutôt que d’attraper un ulcère à l’estomac.

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mordeh'ai - dans Point de vue
15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 23:12

par  Meïr Ben-Hayoun
pour Israel 7 15/06/2010

La Municipalité de Jérusalem a fait appliquer les ordres de destruction d’édifices illégaux dans des quartiers arabes de la capitale.

C’est la première fois que ces ordres émis par les tribunaux sont appliqués depuis sept ans, en dépit de l’opposition américaine.

Selon les témoignages, ont été détruits un entrepôt de pièces de rechange dans le quartier d’Abou Tor, une cabane pour l’élevage d’animaux et un certain nombre de containers sur des terrains publics près de Silouan.

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mordeh'ai - dans Dépêche
15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 21:33
Par  Peggy CIDOR                    
JPost 14.06.10
 

Les habitants - jeunes et moins jeunes, religieux et laïcs - qui étaient rassemblés sur la place principale du quartier juif, le 19 mai, n'étaient pas là pour célébrer la fête de Yom Yeroushalaïm. Des membres du mouvement Yeroushalmim et des sympathisants, dont Dina Feldman, dirigeante du mouvement féministe religieux Kolech, et Anat Hoffman, à la tête du Centre d'action religieuse israélien, avaient répondu à un appel de protestation contre l'abandon de la synagogue de la Hourva aux mains des ultra-orthodoxes. Moins de deux mois se sont écoulés depuis l'inauguration du site symbolique.

Les jours de semaine dans la synagogue de la Hourva, les hommes - mais pas les femmes - peuvent entrer librement pour prier.
Photo: Ariel Jerozolimski , JPost

 

Mais aujourd'hui, il peine à répondre aux attentes de ses nombreux visiteurs. De fait, difficile de trouver ses marques quand il s'agit de satisfaire à la fois les velléités religieuses et touristiques de deux camps qui s'affrontent.

Quand tourisme et religion ne font pas bon ménage

Rachel Azaria, membre du conseil municipal et leader du parti Yeroushalmim, dit avoir reçu beaucoup de plaintes de visiteurs. Motif : la présence d'un groupe d'étudiants religieux, présents dans la synagogue la majeure partie de la journée, et qui en interdit l'accès aux visiteurs. Azaria, ainsi que d'autres organisations, travaillent ensemble dans une lutte contre la "haredisation" de la société. Selon elle, seule la concertation prolongée peut venir à bout de ce problème.

Mardi 18 mai dernier, 75 retraités venus de Haïfa se rendent dans le quartier juif pour visiter la synagogue largement médiatisée depuis sa réouverture. Le temps est chaud et parmi les visiteurs, cinq s'aident d'une canne pour marcher. Quelle n'est pas leur déception quand ils atteignent l'entrée de la synagogue : une barrière et un garde leur en interdisent l'accès. "Depuis quand un Juif a besoin d'une autorisation pour rentrer dans une synagogue ?", s'insurge
Moshé, 70 ans, stupéfait.

Le garde explique alors dans un langage distant mais courtois que toutes les visites doivent être prévues à l'avance et les billets d'entrée (25 shekels) achetés auprès du centre de réservation. Certains membres du groupe essaieront pourtant de faire le tour du bâtiment en espérant trouver une entrée plus accueillante. "Nous avons frappé à la porte de derrière, et un haredi nous a informé qu'il nous était interdit d'entrer maintenant parce les yeshivistes étaient en tain d'étudier", racontent deux dames âgées. Les exemples de ce type font légion chez les touristes et les habitants alentours.

Les aménagements d'une vie en communauté ( lire la suite )

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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)
15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 21:08

Par Caroline B. Glick

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=178470

Adaptation française de Sentinelle 5770 ©

ShowImage.jpgEn soutenant le groupe terroriste contre Israël, les pays occidentaux soutiennent le Hamas contre le Fatah et les Etats islamistes contre les modérés du Moyen-Orient Depuis la prise de la flottille Turco-Hamas par la Marine le 31 mai, le Premier ministre Benyamin Netanyahou et ses conseillers ont délibéré sans interruption sur la manière de faire face à la ruée internationale menée par les USA contre Israël. Mais leur dernière décision de former une commission d’enquête dirigée par un juge de la Cour Suprême en retraite, supervisée par des observateurs étrangers, indique qu’ils n’ont pas su reconnaître la nature de la campagne internationale à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui. Mené par le président Barack Obama, l’Occident a jeté son dévolu sur le Hamas. Il n’est pas surprenant qu’Obama prenne le parti du Hamas. Ses proches associés sont des membres dirigeants du groupe ‘Free Gaza’ pro-Hamas. Les amis d’Obama, les anciens terroristes de « Weather Underground » (1) Bernadine Dohrn et William Ayres ont participé au voyage ‘Free Gaza en janvier. Leur objectif était d’obliger les Egyptiens de leur permettre de passer à Gaza avec 1.300 camarades partisans du Hamas. Leur mission était dirigée par le meneur de ‘Code Pink’ et collecteur de fonds d’Obama Jodie Evans. James Abourizk est un autre membre dirigeant de ‘Free Gaza’, ancien sénateur du Dakota du Sud.

Tous ces gens-là disposent de lignes de communication ouvertes non seulement avec la Maison Blanche d’Obama, mais avec Obama lui-même

Obama a démontré sa sympathie pour les Frères Musulmans depuis son arrivée en fonction. La progéniture des Frères Musulmans comprend le Hamas, al Qaïda et le Jihad islamique égyptien. En juin dernier, Obama a mis en rage le gouvernement égyptien quand il insista pour inviter des dirigeants des Frères Musulmans à son discours à l’université Al Azhar du Caire. La décision de son gouvernement de remettre un déserteur du Hamas et agent anti-terroriste israélien Mosab Hassan Yousef aux mains de l’Autorité Palestinienne où il sera tué, est le dernier signe de son soutien à l’islam radical.

Suivant l’attitude d’Obama envers les jihadistes et les gauchistes radicaux qui les soutiennent, sa décision de soutenir le Hamas contre Israël prend tout son sens. Cependant, ce qui est alarmant, c’est le nombre de dirigeants du monde libre qui prennent aujourd’hui le parti du Hamas. Ce soutien est devenu encore plus apparent depuis le meurtre du maître terroriste du Hamas Mahmoud al-Mabhouh, dans son hôtel à Dubaï en janvier, attribué au Mossad. 

A la suite de la mort de Mabhouh’, la Grande Bretagne et l’Australie sont montées dans le train lancé par Dubaï pour

 frapper Israël, qui considère ces deux pays comme des alliés, ou au minimum des amis, et possède des liens de services de renseignements étroits avec les deux. Pourtant malgré ces liens étroits, l’Australie et la Grande Bretagne ont expulsé des diplomates israéliens qui auraient soit partie liée dans l’opération alléguée ou travailleraient pour le Mossad.

Il faut remarquer qu’aucun pays n’a pris de mesures contre les partisans affirmés du terrorisme qui appellent à la destruction d’Israël et au meurtre des individus israéliens.

Par exemple, dans un entretien le mois dernier dans ‘The Australian’, Ali Kazadk, l’ancien ambassadeur de l’OLP en Australie, a effectivement réclamé le meurtre du correspondant du ‘Jerusalem Post’ pour les affaires palestiniennes, Khaled Abu Toameh. Kazak a déclaré au journal : « Khaled Abu Toameh est un traître »

En autorisant le meurtre de beaucoup de Palestiniens sous de telles accusations, Kazak a excusé ces meurtres extrajudiciaires en déclarant : « Des traîtres ont aussi été tués par la Résistance française, en Europe ; cela arrive partout ».

Non seulement l’Australie n’a pas expulsé Kazak ou ouvert une enquête criminelle contre lui, suite à sa campagne diffamatoire contre Toameh, mais plusieurs Australiens ont annulé les rencontres prévues avec celui-ci.

Et bien sûr, nous avons cette semaine les actes de l’Allemagne et de la Pologne. Elles sont considérées comme les meilleurs amis d’Israël en Europe, et pourtant, agissant sur mandat d’arrêt allemand, la Pologne a arrêté un officier soupçonné d’appartenir au Mossad, Uri Brodsky, pour sa participation présumée dans l’opération présumée du Mossad contre Mabhouh. Israël est aujourd’hui enlisé dans une zone de désastre diplomatique où ses deux alliés les plus proches – qui une fois encore ne sont que trop heureux de recevoir des mises à jour régulières de renseignement de la part du Mossad – prennent le parti du Hamas contre lui.

Puis bien sûr, nous avons l’appel de l’UE à l’annulation par Israël de son blocus légal de la côte de Gaza. C'est-à-dire que la position officielle de l’UE est que l’organisation terroriste vassale de l’Iran devrait être autorisée à prendre le contrôle d’un port méditerranéen et à travers lui, d’apporter à l’Iran un autre lieu à partir duquel il pourra lancer des attaques contre l’Europe.

De leur côté, les Arabes Sunnites sont obligés de s’aligner là-dessus. Le régime égyptien considère le fait que les Frères Musulmans se soient emparés de Gaza comme une menace à sa propre survie, et a fermé assidûment sa frontière avec Gaza pendant un temps. Pourtant, incapable d’être plus anti- Hamas que les USA, que l’Australie et l’Europe, Moubarak commence à ouvrir la frontière. Cette semaine, la visite sans précédent à Gaza du Secrétaire Général de la Ligue Arabe, Amr Moussa, doit être considérée comme la dernière tentative provenant de l’Egypte de convaincre le Hamas d’unifier ses rangs avec le Fatah. De façon prévisible, le Hamas dominant a refusé ses supplications./ De même pour le Fatah, il est difficile de ne pas ressentir de la peine pour son dirigeant Mahmoud Abbas ces jours-ci. Pour ce qui était supposé être une visite triomphale à la Maison Blanche, Abbas a été obligé de sourire la semaine dernière quand Obama a annoncé que les USA apporteront 450 millions de $ d’aide à ses ennemis jurés, qui l’ont chassé de Gaza il y a trois ans avec ses acolytes.

De même, Abbas est obligé d’applaudir quand Obama fait pression sur Israël pour donner au Hamas un débouché sur la mer. Cela rendra impossible au Fatah de jamais déloger le Hamas que ce soit pas la force ou dans les urnes. Le coup international du Hamas montre aux Palestiniens que le jihad paie.

Il y a trois explications plausibles à la décision de l’Occident de soutenir le Hamas. Toutes disent quelque chose de profondément troublant sur l’état du monde. La première explication plausible est que les Américains et le reste de l’Occident sont simplement naïfs. Ils croient qu’en soutenant le Hamas, ils font progresser la cause de la paix au Moyen Orient./ Si c’est bien cela que les émules d’Obama et ses homologues européens et australiens pensent, apparemment personne en Occident ne pense très profondément. Le fait est qu’en soutenant le Hamas contre Israël, ils soutiennent le Hamas contre le Fatah et ils soutiennent l’Iran, la Syrie, la Turquie, le Hamas et le Hezbollah contre l’Egypte, la Jordanie et l’Arabie saoudite. Ils soutiennent les acteurs les plus radicaux de la région – et sans doute du monde – contre des Etats et des régimes qui partagent un intérêt stratégique à se renforcer.

En aucune façon ce comportement ne renforce la cause de la paix.

La seconde explication plausible, c’est que le soutien de l’Occident au Hamas est motivé par la haine d’Israël. Comme les remarques récentes d’Helen Thomas l’ont démontré, il y a sûrement beaucoup de cet ingrédient à travers le monde.

L’explication plausible finale du support de l’Occident au Hamas, c’est qu’il a été conduit à croire qu’en agissant ainsi, il s’offrira une immunité contre des attaques du Hamas et les membres de l’axe iranien. Comme l’ancien Premier ministre italien Francesco Cossiga l’a d’abord exposé dans une lettre au ‘Corriere della Serra’ en août 2008, au début des années 1970, le Premier ministre italien Aldo Moro a signé un accord avec Yasser Arafat qui donnait à l’OLP et à ses organisations affilées la liberté d’agir sur des bases terroristes en Italie. En échange, les Palestiniens donnaient leur accord pour limiter leurs attaques à des cibles juives et israéliennes. L’Italie maintint sa fidélité à l’accord – et à l’OLP contre Israël – même quand des cibles italiennes furent frappées.

Cossiga déclara au journal que l’attentat à la bombe à la station de train de Bologne le 2 août 1980 – que l’Italie reprocha aux fascistes italiens – était en vérité ‘l’œuvre’ du Front Populaire pour la Libération de la Palestine’ de George Habache. Quatre-vingt cinq personnes furent assassinées lors de l’attaque, et pourtant l’Italie maintint son accord avec l’OLP au point qu’elle poursuivit et emprisonna des personnes non impliquées dans la pire attaque terroriste de son histoire.

Cossiga avance que l’accord est toujours valide aujourd’hui et que les forces italiennes de la FINUL ont étendu l’accord pour y inclure le camarade du Hamas, le Hezbollah, vassal de l’Iran. Il n’est pas exagéré d’envisager l’hypothèse que l’Italie et le reste des puissances occidentales ont passé de semblables accords avec le Hamas. Et il n’est pas du tout excessif de croire qu’ils vont en bénéficier aussi avantageusement que les passagers italiens du train de Bologne.

C’est vrai, personne n’a déclaré officiellement son soutien au Hamas. De même, personne n’a rien exprimé pour l’amour d’Israël et du Peuple juif. Mais les actes des gouvernements occidentaux racontent une histoire différente. Sans l’une des explications citées au-dessus ou davantage, il est difficile de comprendre leurs stratégies politiques actuelles.

Depuis l’incident de la flottille, Netanyahou et ses ministres ont tenu des délibérations marathon sur la façon de répondre à la pression des USA, pour accepter une enquête internationale sur l’application légitime par Israël du blocus légal de la côte de Gaza. Leurs délibérations se sont tenues au moment même où Netanyahou et ses envoyés tentaient de convaincre Obama de stopper sa folle ruée pour donner un débouché sur la mer et dénier à Israël le droit à l’autodéfense la plus passive.

Il reste à savoir si leur décision de former une commission d’enquête avec des « observateurs » internationaux était une décision sage ou une nouvelle concession mal avisée à un gouvernement américain insatiable. Ce qui est certain, cependant, c’est que ça ne mettra pas fin à l’histoire d’amour en herbe de l’Occident avec le Hamas.

La décision de l’Occident de prendre le parti du Hamas est dévastatrice. Mais quelles qu’en soient les motifs, c’est la vie. Il est du devoir de Netanyahou d’avaler la pilule amère et de concevoir une stratégie pour protéger le pays contre leur folie.

Notes du traducteur :

1) « Weather Underground Organization » (WUO) était une organisation de la Gauche radicale américaine. Née en 1969 d’un faction des ‘Etudiants américains pour une Société Démocratique’ : leur objectif était de créer un parti clandestin révolutionnaire pour renverser par la violence le gouvernement des USA et l’établissement d’une dictature du Prolétariat.

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mordeh'ai - dans Tribune libre
15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 14:07

LE HAMAS FAIT RECOURS AU TRIBUNAL ISRAELIEN

par Meir Ben-Hayoun 15/06/2010

pour Israel 7

Ce n’est pas une blague !

Le Hamas qui nie, qui refoule toute existence de l’Etat juif fait recours à son instance juridique suprême, la Haute Cour de Justice.

Quatre membres du Hamas siégeant au Parlement terroriste de Ramallah ont fait appel à la Haute Cour de Justice pour obtenir un référé à la décision de les expulser de Jérusalem.

Mouhamad Abu Tir, récemment libéré après avoir été enfermé pendant trois ans et demi a été mis en demeure de quitter Jérusalem jusqu’à la fin de cette semaine. Trois autres membres du Hamas au Parlement de Ramallah ont été avertis de quitter Jérusalem au début juillet. Leur avocat Oussama Saadi a affirmé au micro de Kol Israël que déjà quatre ans auparavant un recours avait été déposé à la Haute Cour de Justice demandant d’annuler la décision les privant de leur statut de résident de la Capitale de l’Etat juif.

Ces quatre membres de l’organisation islamiste terroriste avaient été arrêtés juste après la capture de Gilad Shalit.

 

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mordeh'ai - dans Société
15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 08:24

PARIS-PLAGE FAIT DES ÉMULES

Par Jacques Bendelac, à Jérusalem

pour IsraelValley

15 Jun 2010 

plage« Jérusalem Plage » est la nouvelle attraction de la capitale israélienne de ce mois de juin. Pendant trois jours, la municipalité de Jérusalem a transformé un des parcs publics les plus fréquentés de la ville en une plage de sable, mais sans mer à l’horizon.

Cet événement a rappelé aux francophones de Jérusalem l’opération estivale “Paris Plage”, menée par la mairie de Paris depuis 2002 sur la berge rive droite de la Seine.

A défaut de berge, c’est au Gan Hapaamon (le “Jardin de la Cloche”), que se tient à Jérusalem une opération estivale similaire. Selon la municipalité, ce sont 140 tonnes de sable transportées depuis la côte méditerranéenne qui ont été déversées sur cinq terrains du Gan Hapaamon. Des activités ludiques et sportives y sont organisées, notamment des tournois de volley-ball sur sable, mais aussi du football sur sable et du “footvolley”, un mélange des deux sports. Une centaine d’équipes sportives se sont déjà inscrites pour prendre part aux différents tournois. Selon le maire Nir Barkat, l’opération a coûté à la mairie la somme de 1 million de shekels, soit 250.000 euros.

Jérusalem rejoint ainsi la liste des villes étrangères qui accueillent des événements similaires, comme Berlin, Bruxelles et Budapest.

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mordeh'ai - dans Société