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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 21:02

Par CAROLINE B. GLICK

 Jerusalem Post 21/06//2010

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=179088

Adaptation française de Sentinelle 5770 ©

Le principal avocat de la toute dernière capitulation était le ministre de la défense Ehud Barak, le serial manchot.

Le Premier Ministre Benyamin Netanyahou et ses collègues font de leur mieux pour mettre un beau masque sur une situation désastreuse. Après trois semaines de délibérations, Netanyahou et son gouvernement ont cédé à la pression massive des USA pour relâcher, si ce n’est mettre fin, au blocus d’Israël sur Gaza contrôlé par le Hamas.

Dimanche, le gouvernement a annoncé que toutes les sanctions économiques sur Gaza seront immédiatement levées. Donc Gaza contrôlé par le Hamas disposera d’une frontière économique effectivement ouverte avec Israël. Israël interdira seulement le transfert de matériel militaire. Même les objets à usage ambivalents, comme le ciment, seront autorisés si des officiels internationaux déclarent qu’ils sont destinés à des projets humanitaires. Netanyahou et ses collègues mettent en avant que ces nouvelles concessions ont désormais donné à Israël la légitimité internationale dont il a besoin pour maintenir son blocus naval sur la côte de Gaza. Mais cela est faux. De même que la dernière capitulation bienvenue de Netanyahou, le président des USA Barack Obama a dit clairement qu’il attend d’Israël la poursuite de concessions au Hamas, sans réciprocité.

Suite à l’annonce du gouvernement, la Maison Blanche a déclaré : « Nous travaillerons avec Israël, l’Autorité Palestinienne, le Quartette et les autres partenaires internationaux pour assurer que ces arrangements soient exécutés aussi vite et efficacement que possible et pour explorer des moyens supplémentaires d’amélioration de la situation à Gaza, y compris une plus grande liberté de mouvement et de commerce entre Gaza et la Rive Occidentale »

En bon Anglais, cela signifie que l’administration américaine n’a pas confiance en Israël. Elle fera monter la pression sur Israël entre autres choses, le pressant de fournir aux membres du régime illégal du Hamas un plus grand accès à la Judée et à la Samarie.

Comme s’ils anticipaient sa prochaine capitulation, les porte-parole du gouvernement ont déclaré aux media qu’en plus de la fin des sanctions économiques sur Gaza, Israël envisage maintenant de permettre à des inspecteurs de l’UE de stationner à ses point de passage terrestres vers Gaza. C'est-à-dire qu’Israël envisage une décision qui constituera la première étape de la reddition du contrôle de sa souveraineté sur ses frontières.

Les sanctions économiques que le gouvernement annule maintenant n’étaient pas seulement légales, elles étaient requises par la loi internationale. La résolution 1373 du Conseil de Sécurité de l’ONU oblige les acteurs étatiques et non étatiques à refuser tout soutien à des organisations terroristes de quelque nature qu’elles soient. Et là, dans une tentative de gagner une « légitimité » internationale à son blocus légal de Gaza, Israël s’est incliné face à la pression des USA pour faciliter illégalement la prospérité économique d’une zone contrôlée par une organisation terroriste illégale.

Il y a quelque chose de pathétique dans les protestations du bureau du Premier ministre sur le fait qu’en cédant à la pression de la Maison Blanche, les nations travers le monde accepteront désormais notre droit à l’autodéfense contre une organisation terroriste contrôlée par l’Iran et engagée dans le génocide du Peuple juif. Après tout, nous avons déjà entendu de nombreuses fois ces mots creux.

Cette notion que la capitulation israélienne unilatérale face aux terroristes apporterait à Israël la « légitimité » est bien sûr la façon dont l’ancien Premier ministre Ariel Sharon a justifié sa décision stratégiquement indéfendable de céder Gaza – et la frontière internationale entre Gaza et l’Egypte – aux terroristes palestiniens.

S’ils nous attaquent après notre départ, disait-il, nous aurons tout le soutien international dans le monde pour les détruire vraiment.

Aujourd’hui avance le gouvernement, tout ce qui nous reste à faire, c’est de leur vendre des spaghettis et des épices et la communauté internationale va soudain prendre notre parti.

Selon des sources proches du cabinet, le principal avocat de la toute dernière capitulation était le ministre de la défense Ehud Barak, le serial manchot. Il y a dix ans, il a mis en avant que sa décision d’abandonner au Hezbollah la zone de sécurité au Sud Liban garantissait qu’Israël aurait la légitimité internationale pour s’en prendre à l’armée vassale de l’Iran si elle osait nous attaquer après notre départ.

Barak est aussi le profond penseur stratégique qui nous a valu la guerre terroriste palestinienne.

Barak a promis que si Yasser Arafat rejetait son offre à Camp David et démontrait ainsi que son engagement à détruire l’Etat juif dépassait son intérêt dans l’établissement d’un Etat palestinien, la communauté internationale se rassemblerait autour d’Israël et nous aurions la « légitimité » internationale nécessaire pour vaincre l’AP.

Et dans la survenue du fiasco du Mavi Marmara Barak aurait décidé que ce serait une superbe idée d’équiper les commandos navals avec des pistolets « flash ball » . Ce faisant, il promettait de convaincre l’administration Obama de soutenir Israël contre le Hamas.

Une question clé qui doit être prise en considération est ce qui fait affirmer à des décisionnaires politiques comme Barak des strategies politiques colossalement stupides et dangereuses, jour après jour. L’histoire d’Israël depuis 1993, lorsque le Premier ministre d’alors Yitzhak Rabin et son ministre des affaires étrangères, Shimon Peres, ont choisi d’adopter Arafat et l’OLP, de faire venir des milliers de terroristes de l’OLP aux franges des principales cités d’Israël et de leur donner des armes et une légitimité internationale, montre que trois facteurs sont en jeu.

D’abord, il y a le fait que bon nombre des principaux politiciens d’Israël ne sont tout simplement pas très futés.

Ils se contentent d’être menés par des media idéologiquement radicaux qui ont insisté depuis les années 1980 pour qu’Israël se retire aux lignes d’armistice indéfendables de 1949.

Non seulement se contentent-ils d’être menés par les media, mais ils sont enclins à discuter leur mauvaise interprétation de la réalité. Ainsi la deuxième cause de ratages en série de la part de politiciens comme Barak c’est que ce sont, au bout du compte, des moutons et pas des dirigeants.

La dernière cause majeure de l’idiotie stratégique d’Israël est la corruption. Lundi matin, la police a annoncé qu’elle recommande la mise en accusation des fils de Sharon, Omri et Gilad Sharon, pour avoir sollicité des pots de vin au nom de leur père.

Après une enquête de huit ans, la police a déclaré qu’elle croit que Sharon a reçu 3 millions de $ de l’ancien banquier autrichien affilié à la Stasi Martin Schlaff.

Schlaff, dont l’ancien avocat Dov Weisglass a servi comme directeur de cabinet de Sharon, était le propriétaire de la majorité des parts dans le casino de Jericho. Il aurait aussi eu l’intention de construire un autre casino sur les ruines de la communauté israélienne détruite à Elei Sinaï dans le Nord de la Bande de Gaza si et quand Israël en expulsa les résidents./ Il n’y a aucun doute sur le fait que la corruption présumée de Sharon et sa crainte de la fraternité légale de l’extrême Gauche qui enquêta sur celle-ci a joué un rôle significatif dans sa décision d’abandonner sa promesse de campagne à ses électeurs, à savoir de jeter tout bon sens stratégique aux quatre vents, d’expulser dix mille Israéliens de leurs foyers et de transférer la bande Gaza en totalité aux terroristes du Hamas et du Fatah.

Comme Sharon, Barak a été soumis à plusieurs enquêtes de corruption. Barak est aussi connu pour avoir eu de fortes liaisons indirectes avec Schlaff. Par exemple, pendant son mandat de Premier ministre, Barak a envoyé des ondes de choc à travers le pays quand, sans avertissement préalable, il annonça qu’il cédait les droits d’Israël sur des gisements de gaz naturel découverts au large de Gaza. La décision de Barak précipita un accord entre l’AP et ‘British Gas’ pour développer ces gisements.

Les articles des media ont montré que Schlaff et l’homme de paille pour les affaires économiques d’Arafat, Muhammed Rashid, étaient des actionnaires majeurs de British Gas.

Pendant sa période de citoyen privé, Barak chercha à influencer le directeur du Shin Bet Yuval Diskin pour permettre à Orascom*, le fournisseur de télécommunications égyptien, d’élargir sa participation de 10 % dans Partner*, la deuxième plus grande compagnie israélienne de téléphonie cellulaire.

La loi israélienne interdit à des entités étrangères de détenir plus de 10 % de parts dans des firmes de télécommunications israéliennes. Diskin refusa de le rencontrer et interdit l’accord. Rashid et d’autres associés de Schlaff seraient des actionnaire majeurs d’Orascom*.

Barak et Sharon ne sont que le sommet de l’iceberg.

Les liaisons de Schlaff avec des politiciens israéliens sont allées loin et sur une grande échelle. La plus grande partie des fondateurs du Parti Kadima, dont Ehud Olmert et Haïm Ramon ont des liens personnels avec Schlaff. De même l’ancien dirigeant du Parti Schass Aryeh Deri. Les enquêtes criminelles en cours contre le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman comprennent, entre autres, des enquêtes sur ses affaires présumés prolifiques avec Schlaff.

Sans déterminer si ces liens avec des agents de corruption sont criminels ou non, il est évident qu’ils ont influencé les choix politiques de plus d’un politicien important en Israël. Et sans considérer ce qui se tient derrière son jugement médiocre, le fait est que c’est ce jugement qui conduit la direction stratégique d’Israël.

Il apparaît aussi que Barak est habilement récompensé par l’administration Obama pour ses actes.

Barak participe encore actuellement à une autre fête offerte par Washington où on lui déroule le tapis rouge. Alors que le Premier ministre est contraint de conduire la diplomatie internationale avec le président du Quartette Tony Blair, Barak est fêté par la Maison Blanche, le Département d’Etat et le Pentagone de façon habituelle. Il est difficile d’écarter la conclusion que le gouvernement Obama a donné son accord pour arrêter sa campagne pour renverser le gouvernement Netanyahou en échange d’une concession effective de celui-ci sur le contrôle de la politique nationale à Barak.

Barak a utilisé ce contrôle pour contraindre le gouvernement à accepter chaque exigence américaine. Jusqu’à présent, il a convaincu Netanyahou de rester en retrait d’Obama sur l’Iran ; de mettre fin à la construction juive en Judée et en Samarie au moins jusqu’en septembre ; d’interdire effectivement la construction juive dans le Nord, le Sud et l’Est de Jérusalem ; d’adhérer à la cause d’un Etat palestinien ; d’accepter des négociations indirectes avec le Fatah médiées par les USA ; et de faire mine que le gouvernement Obama est un allié crédible d’Israël.

Avant de se rendre à Washington, Barak aurait posé un ultimatum à Netanyahou : soit faire des concessions massives au Fatah qui permettront à Obama de crier victoire dans le processus de paix, soit le Parti travailliste lâcherait la coalition.

De même Barak serait derrière la dernière tentative d’amener le Parti Kadima, dirigé par Tzipi Livni, dans son gouvernement.

Netanyahou et ses porte-parole défendent à la fois la primauté de Barak au gouvernement, et leur intérêt à faire venir Kadima dans la coalition en remarquant que la participation de la Gauche assure une stabilité politique. Si le Parti travailliste devait lâcher la coalition, le gouvernement aurait moins de chances de survie jusqu’aux prochaines élections programmées en 2013 Il y a sûrement du vrai dans cette assertion. Avec le Parti travailliste au sein de la coalition, le Parti Kadima n’a aucune importance. De même, les Partis de Droite ne sont pas en mesure de faire tomber la coalition.

Cela serait un argument décisif si la solidité de la coalition permettait à Netanyahou de gouverner plus efficacement. Mais c’est le contraire qui est vrai.

Netanyahou connaît la folie de ses décisions.

Il connaît l’hostilité d’Obama envers Israël. Il sait aussi que le président des USA ne fera rien pour empêcher l’Iran de devenir une puissance nucléaire.

La stabilité devrait être un moyen pour atteindre un but, non pas un but en soi. Netanyahou n’a pas voulu la Primature pour atteindre l’objectif de superviser un gouvernement stable. Il voulu diriger le pays pour assurer sa sécurité et le renforcer. Comme ses dernières concessions à Barak le démontrent, le prix de la stabilité gouvernementale est l’abandon des objectifs de sa direction.

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mordeh'ai - dans Politique
23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 19:27
 mardi 22 juin 2010 La plus grande usine de dessalement du monde
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a annoncé dimanche que son pays envisage de construire la plus grande usine de dessalement du monde. L'usine, qui sera installée dans la ville littorale d'Ashkelon, fournira 150 millions de m3 par an, ce qui représente un quart des besoins de l'Etat hébreu, indique une déclaration du bureau du Premier ministre israélien.
 

 Le cabinet israélien a examiné dimanche les ramifications de l'usine de dessalement ainsi que les projets d'infrastructures, comme un réseau de traitement des eaux usées lié aux bases militaires, précise la déclaration.Cette usine et une autre, actuellement en construction, devraient être mises en service d'ici trois ans. Au mois de mai, Israël a inauguré une usine de dessalement près de la ville de Hadera, qui est capable de fournir de l'eau potable à un million d'habitants.Cette usine rejoint à trois autres existants qui produisent quelque 230 millions de m3 d'eau potable.

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mordeh'ai - dans Société
23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 09:10

Par Thérèse Zrihen-Dvir

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

Si apparemment la Maison Blanche et Obama s'évertuent encore à enrayer une possibilité de conflagration au Moyen-Orient, les évidences et les préparations sur le terrain battent toutefois leur plein.

Il ne fait aucun doute que l'Iran ne cherche pas uniquement la destruction d'Israel, mais qu'elle ambitionne de renverser les régimes pro-américains des pays arabes Sunni, les convergeant à embrasser une domination Shiite dans toute la région.

Malgré les démentis publics des pays arabes, ces derniers souhaitent ardemment un scénario qu'Obama tente d'éviter, et qui n'est autre qu'une intervention israélienne contre le nucléaire iranien.

Toutefois, face à l'obstination insolente et continuelle de l'Iran de perpétuer sa course pour les armes atomiques, les USA se voient à leur insu, forcés de superviser et peut-être se joindre à l'attaque qu'Israel prévoit pour cet été. Cela se traduit par le convoi de navires de guerre américains franchissant le Canal de Suez en direction de la Mer Rouge.

Les récentes demandes du chef du Hezbollah d'un Iran qui s'étendrait de la Palestine à l'Afghanistan et la défaite souhaitée du Wahhabisme Saoudien, a prit de court tous les médias, tandis qu'au Moyen-Orient cet objectif était plus qu'hypothétique. Ce qui explique largement les guerres proxy contre le Yemen et l'Arabie Saoudienne l'année dernière durant lesquelles les rebelles Shiites avaient été immensément épaulés par les iraniens. Ce même régime tente aussi de dominer l'Iraq, le Liban et les territoires palestiniens.

Ce qui revient à dire que les Saoudiens se sentent tout autant en danger que les israéliens. La Jordanie, l'Égypte et l'Arabie Séoudite sont secrètement en faveur d'une attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes. Les saoudiens sont particulièrement les plus actifs dans la coordination avec Israel, par crainte des risques que leur pétrole pourrait encourir face à une guerre généralisée. Ces derniers collaborent avec l'intelligence israélienne, et ont donné leur feu vert au chef du Mossad pour l'utilisation de leur espace aérien lors d'une attaque contre l'Iran. Information vivement démentie par les Saoudiens, évidemment.

La panique saoudienne émanant d'un Iran atomique est palpable à travers les avertissements lancés par les médias et ceux des figures publiques durant leurs rencontres avec leurs homologues américains et dans les pays arabes.

"Si l'Iran obtient son arme atomique, la situation au Moyen-Orient deviendra irréversible et représentera un danger permanent pour les pays arabes," a déclaré le prince Turki Al-Faisal durant sa visite le mois dernier au Liban.

Il est à noter l'existence d'autres pays arabes outre que l'Égypte et l'Arabie Saoudite supportant une attaque israélienne. "C'est une coalition de tout un éventail de pays musulmans qui nous ont contactés secrètement, exprimant leur support pour toute mesure prise pour arrêter les activités nucléaires de l'Iran. Certains n'ont même pas de relations diplomatiques avec Israel," a affirmé un membre du parlement israélien.

Cela évidemment ne signifie pas qu'une attaque israélienne ne comporterait pas de risques sérieux pour les Arabes Sunnites. L'Iran n'a cessé d'invectiver que les pays arabes abritant des bases militaires américaines sur leurs territoires, subiraient des ripostes si l'Iran est attaquée. 

Mais les pays arabes n'ignorent pas non plus qu'ils n'ont d'autre choix que de soutenir Israel, estimant qu'ils seraient de toute façon attaqués avec ou sans leur soutien d'une attaque israélienne.

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mordeh'ai - dans Sécurité
20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 08:00

Column One: Weathering the approaching storm

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=178812

By CAROLINE B. GLICK pour Jérusalem Post du 18/06/2010

Israël est en danger aujourd'hui, comme jamais il ne l'a été auparavant.

Adaptation française de Mordeh’aï pour malaassot.com  

Israël est en danger aujourd'hui, comme jamais il ne l'a été auparavant. La flottille turque du Hamas il y a deux semaines a précipité un certain nombre de développements redoutables. Plutôt que de s'atteler à chacun d'eux, les dirigeants israéliens se consacre presque exclusivement à composer avec le moins dangereux d'entre eux tout en ignorant les menaces qui pointent susceptibles de nous conduire à de grands malheurs.

Depuis la prise de contrôle mortel de la Marine du Mavi Marmara, Israël s’est toujours tenu debout devant un peloton d'exécution diplomatique international mené par l'ONU et l'Europe et soutenu par l'administration Obama. Fermement soutenu majoritairement par l'Europe et en sans opposition de la part de Washington, l'ONU se transpose vite vers l'installation d'une nouvelle Cour style Goldstone -le tribunal arbitraire anti-israélien. Ce tribunal se prononcera qu'Israël n'a aucun droit à se défendre et de tenter de forcer Israël à mettre fin à son blocus naval de légitime de Gaza contrôlé par le Hamas.

Craignant ce résultat, le Premier ministre Binyamin Netanyahu céda à la demande du Président américain Barack Obama qu'Israël mette en place une enquête israélienne concernant la prise de contrôle du Mavi Marmara et de permette aux étrangers de superviser ses travaux.

Netanyahu a aussi consenti de réduire le blocus d'Israël significativement et permettre aux organismes internationaux d'avoir un rôle dans sa mise en œuvre beaucoup plus laxiste. Netanyahu a fait ces concessions sachant que ceux-ci renforceront le Hamas et dans l’espoir qu'elles affaibliraient l'offensive internationale contre Israël.

Malheureusement, il n’a fallu que très peu de temps pour admettre que ses espoirs étaient mal placés. Avant même que Netanyahu ait annoncé ces concessions, le Secrétaire général de L'ONU Ban Ki-moon a déjà annoncé qu'ils ne font aucun changement pour lui ou pour ses amis de Washington et de Bruxelles.

Ils iront de l'avant avec leurs projets de nommer un nouveau tribunal asymétrique qui sera chargé de soutenir qu’Israël n'a aucun droit à se défendre.

Aussi mauvais que tout cela est, en vérité, c'est sans importance quant aux autres conséquences de l'incident de la flottille. L'impact de la campagne diplomatique menée actuellement contre Israël sera ressenti à moyen et long terme. Dans l'immédiat, Israël fait face à deux menaces qui éclipsent ce qu’envisage l'ONU.

Les récentes déclarations des leaders de l'Iran, de la Turquie, de la Syrie, du Hamas et du Hizbullah laissent entrevoir que les membres de l'axe iranien voient en l'épisode du Mavi Marmara comme une victoire stratégique dans leur campagne en cours contre Israël. La curée internationale contre Israël à l'ONU, à la Maison Blanche et partout en Europe a découvert le Talon d'Achille d'Israël. Le Mavi Marmara a démontré que d'une part l'armée israélienne ne peut pas mettre en application le blocus de Gaza sans l'usage de la force. Par ailleurs en contraignant Israël à user de la force les ennemis d'Israël, l'Iran, la Turquie et leurs alliés ont incité "l’ UE –les Etats-Unis ainsi que l'ONU à un" lynchage " d’ Israël.

L'Iran, la Turquie, la Syrie, le Hamas et Hizbullah s’activent promptement d’ exploiter leur nouvelle découverte.

Dans un très proche avenir, Israël affrontera les Iraniens, les Libanais et des bateaux Turcs ces bateaux emplis de haine contre Israël, de Juifs allemands détestant Israël et d'autres non-juifs partisans du Hamas.

 Le Mavi Marmara a montré que l'Iran et ses alliés peuvent remporter des victoires stratégiques contre Israël en ne donnant aux FDI aucune autre option que celle d'utiliser la force contre eux. Cela signifie qu'Israël peut miser sur la perspective que tous les bateaux qu'ils expédieront seront peuplés par des volontaires au suicide. En effet les Iraniens l'ont ouvertement admis. Mohammad Ali Nouraee l'un des responsables du régime impliqué dans l'envoi des bateaux iraniens vers la côte de Gaza. Dans une interview cette semaine avec l'agence de presse officielle de l'Iran IRNA, Nouraee a dit que les passagers à bord des bateaux "sont prêts à devenir des martyrs."

Les bateaux libanais sont affrétés par des individus complices du Hizbullah et les bateaux turcs sont fournis par le groupe terroriste IHH qui a organisé l'incursion du Mavi Marmara. Le penchant du Hizbullah pour l'expédition des escadrons-suicide est évidemment bien connu. Et l'IHH a montré sa volonté pour des démonstrations pour le suicide sur le Mavi Marmara. Donc il est assez clair que les passagers à bord des bateaux de ces deux pays ont l'intention de forcer l'armée israélienne à les tuer.

L'intensification de cette campagne de volontariat au suicide contre Israël est dangereuse pour deux raisons.

La Première, c'est un modèle qui peut être et selon toute vraisemblance, reproduit dans les airs et sur terre et il peut être reproduit n'importe où. Israël peut et doit s'attendre aux foules de manifestants , volontaires au suicide marchant sur Gaza afin de forcer Israël d’abandonner le contrôle de ses frontières. Israël peut s'attendre aux foules de candidats au suicide marchant sur les ambassades israéliennes ou d'autres installations gouvernementales dans le monde entier dans une tentative d'augmenter son isolement diplomatique.

Dans les airs, Israël peut s'attendre à ce que des charters décollent d'aéroports du monde entier avec des douzaines de protestataires kamikazes qui forceront l’armée de l’air (IAF) à les abattre à l'approche de l'espace aérien israélien. L'Iran et ses alliés ont trouvé une faille dans l'armure d'Israël. . Ils l'utiliseront comme ils pourront.

Israël doit rapidement développer des tactiques et des stratégies pour s’accommoder de cela.

La Seconde est de loin la plus dangereuse par l'exigence des ennemis d'Israël de l'adoption agressive pour des suicides assurant la violence, ils augmentent les chances de guerre.

En effet, l'Iran et ses alliés croient clairement que les manifestations de suicides sont un véhicule pour initier une guerre contre Israël grandeur nature ce qu'ils les considèrent comme un appui favorable. Selon le service de presse d'Al Wasat de Bahreïn, Hussain Amir, l'ambassadeur d'Iran à Bahreïn, a menacé cette semaine que, "Si [ l'entité Sioniste ] ose perpétrer toute attaque agressive contre les bateaux iraniens, il est donc certain qu’elle sera frappée par un coup beaucoup plus violent et plus ferme.

Le président syrien Bachar al-Assad a déclaré à la BBC mercredi que la région se dirige vers la guerre. Et le gouvernement turc continue d’intensifier son agression contre Israël . Jeudi la Turquie a menacé de rompre les relations diplomatiques avec Israël si Israël ne publie pas des excuses officielles concernant l’arraisonnement du Mavi Marmara et ne verse un dédommagement aux familles des terroristes tués à bord du navire.

De toute évidence l'aspect le plus inquiétant de la menace d'une guerre est le spectre de navires de guerre turcs attaquant la marine d'Israël. Si la Turquie - un membre de l'OTAN - participe à une guerre contre Israël, les répercussions sur les relations d'Israël avec les États membres de l'OTAN, y compris les États-Unis , aussi bien que l'Union européenne, sont susceptibles d'être sans précédent.

Tandis qu'en allant à la guerre contre Israël serait un pari majeur pour la Turquie, ces dernières années elle n'a pas reculé devant de hauts défis d'intérêts face à ses alliés de l'OTAN. En effet, une des premières actions du parti AKP dirigeant la Turquie depuis sa prise du pouvoir en 2003 a été de refuser à l'armée des Etats Unis le droit d'envahir l'Irak depuis son territoire. L'impact pernicieux du refus de la Turquie de venir en aide à son allié de l'OTAN en ce temps a été mal ressenti par les forces américaines en Irak.

Dans les jours et semaines à venir, les dirigeants politiques et militaires d'Israël doivent résolument se préparer à résister à ces nouvelles menaces qui sont apparues à la suite de l’épisode du Mavi Marmara. Pour répondre à ce déluge de manifestations suicidaires par terre, mer et air, Israël doit immédiatement se doter des moyens non-létaux pour disperser ces manifestations. Il s'agit de l'achat et la production de gaz lacrymogènes, canons à eau, balles en caoutchouc et autres armes non létales.

Ces armes non létales doivent être rapidement distribuées aux unités de Tsahal déployées le long de la frontière avec la bande de Gaza et de la marine. Elles doivent être également fournies aux équipes de sécurité israéliennes chargées de protéger les installations gouvernementales dans le monde entier.

Ces Forces doivent suivre une formation intense et immédiate dans le contrôle des foules et la dispersion des foules d'être prêtes à répondre clairement à toute éventualité sur la voie.

Diplomatiquement, Israël a besoin de tenir sa nouvelle ligne sur le blocus de Gaza. Malgré l’effort de Netanyahu due à la pression Américano-Union Européenne-ONU les a encouragés à redoubler d'agressivité contre Israël. La nouvelle ligne doit être tenue à tout prix. Sinon, Israël n'aura pas de ligne de défense diplomatique avant que les menaces ne deviennent proche réalité.

Stratégiquement, nos dirigeants ont besoin d'examiner ce que nos objectifs seront dans la prochaine guerre. Par exemple, dans la mesure qu’elle concerne la Turquie, l'objectif d'Israël sera de mettre fin à la guerre aussi rapidement que possible.

Voici les outils de la diplomatie avec les membres de l'OTAN et la diplomatie publique avec le peuple américain sera cruciale pour convaincre la Turquie de se retirer de la coalition. Ils doivent être utilisés de manière agressive et énergique sans délai.

Du point de vue militaire, l'échappatoire est préférable à la confrontation. Cette compréhension doit guider les opérations navales envers les forces turques.

Quant à l'Iran, l'objectif d'Israël doit être de poursuivre la guerre aussi longtemps que nécessaire pour garantir son objectif stratégique les armes nucléaires que l'Iran nie.

En outre, il est important d'utiliser des moyens cinétiques et non balistiques afin de changer l'équilibre relatif du pouvoir entre le peuple iranien et le régime iranien. Alors que selon toute vraisemblance, aujourd'hui le mouvement d'opposition « vert » iranien n'est pas en mesure de renverser le régime, si l'Iran lance une guerre contre Israël, Israël doit saisir l'occasion de cette guerre afin de permettre le changement d'équilibre du pouvoir.

Une fois que les dirigeants politiques et militaires d'Israël détermineront les objectifs stratégiques d'une guerre régionale, ils devront agir rapidement pour équiper et former l'armée israélienne au combat. Cette guerre sera certainement différente des précédentes et des objectifs stratégiques d'Israël - et les préférences claires, stratégiques et tactiques de ses ennemis - dicteront la formation que les Forces Armées d’Israel (FDI) doivent engager immédiatement.

La leçon à plus long terme de l’incident du Mavi Marmara, et les menaces qui sont apparues dans son sillage, c'est que la guerre est un sujet trop sérieux pour la laisser aux généraux. Les FDI et le ministère de la Défense ont manifestement mal compris la nature de la menace posée par la flottille turque du Hamas.

En effet, des rapports récents qui, jusqu'à l’épisode du Mavi Marmara, ont prouvés qu’ Israël n'a même pas collecté de renseignements sur la Turquie, malgré son évidente transformation depuis plusieurs années et le ralliement à l'ennemi souligne le fait que les FDI ont malheureusement été incapable d'évaluer, de comprendre et de se préparer aux menaces qu’Israël est confronté aujourd’hui.

À la lumière de l'échec de Tsahal à comprendre la transformation de la Turquie à partir de son ralliement à l'ennemi en temps opportun, sa planification incompétente pour l’arraisonnement du Mavi Marmara sa prise en charge et ses performances dans les deux problématiques Opération Plomb Durci et la deuxième guerre du Liban, M. Netanyahu doit créer un organisme externe habilité à évaluer et à dicter les moyens de se préparer à de nouvelles menaces. Ce Service peut être un nouveau département au sein du bureau du Premier ministre ou le Conseil National de Sécurité qui peut être habilité à exercer cette fonction. Si ce n'est pas la question la plus urgente de l'agenda national, néanmoins la mise en place d'un tel organisme devrait être la mission centrale du gouvernement.

Les navires iraniens sont déjà en route, et les navires en provenance du Liban pourraient apparaître à tout moment. Les manifestations de masse contre Israël à travers le monde et la menace de violence du Hamas de l'appui du leadership arabe israélien indiquent que les foules de manifestants suicidaires peut apparaître n'importe où, sans avertissement préalable.

Le temps est essentiel. Non, Israël ne veut pas d'un autre tribunal " sud-africain " à la Goldstone. Car à l'heure actuelle, les tribunaux "illégaux" ne sont pas notre principal problème.

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mordeh'ai - dans Réflexions
18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 21:42

Roni Sofer Publié : 18.06. 10, IsraëlNews Le ministère des Affaires Etrangères publie une vidéo trouvée à bord du Marmara parmi les affaires d’un passager turc. Le film montre Bulent Yildirim, leader du groupe IHH qui a organisé la flottille d’aide à la bande de Gaza, prenant la parole devant des dizaines de militants à bord du navire,

Adaptation française Mordeh'aï pour Malaassot.com

 

Nouvelles images du Marmara :

 

NouvellesVIDEO - "si nous montrons de la crainte, ils gagneront à nouveau ».

" Le Ministère des Affaires Etrangères a publié vendredi une nouvelle vidéo filmée par un des activistes sur le bateau Marmara avant sa prise de contrôle en mer par des commandos des forces navales de l’Armée de défense d'Israël.

La vidéo montre Bulent Yildirim, le leader du groupe IHH qui a organisé la flottille d'aide à la Bande de Gaza, parlant à des douzaines d'activistes à bord du bateau. "Si nous montrons  de la peur, ils vont gagner à nouveau."

La vidéo.

 

"Nous ne voulons pas être enregistrés dans le livre de l'Allah comme des lâches," a-t-il dit, encourageant les passagers du bateau," Ceux qui sont contre nous sont nombreux. Ils sont si faibles qu’ils se sont engagés dans la propagande pour quatre ou cinq jours. Ils ont été humiliés devant le monde entier."

«Maintenant, ils disent qu'ils vont lancer une flotte contre nous. Qu'ils vont nous envoyer des commandos. Et nous leur disons:« Si vous envoyez des commandos, nous vous jetterons du pont  et vous serez humiliés devant la terre entière », a-t-il dit à la foule, qui a répondu en scandant« Allahu akbar ».

Un autre intervenant a dit  à l’assistance en arabe, "Ne soyez pas comme ceux qui se détournent et surtout ne revenez pas en arrière."

Sheikh Raed Salah, chef de la branche nord du Mouvement islamique a peut être vu assis parmi la foule.

Un membre du parlement égyptien a crié à la foule: «Des millions de martyrs sont en marche pour Gaza", et la foule lui a fait écho.

Le ministère des Affaires étrangères a dit que le film a été trouvé parmi les effets de l'un des passagers de la flottille.

Mercredi, l'IHH a dit qu'il planifiait le  déploiement de la flottille suivante pour  Gaza et qu’elle prendra le départ  dans la deuxième moitié de juillet et comprendra au moins six navires d'aide. On a donné les détails de la nouvelle flottille turque aux membres du Parlement européen. Selon les organisateurs, des navires supplémentaires sont prévus pour rejoindre la flottille.

L'IHH a invité les journalistes à examiner le contenu de l'aide qui sera chargé sur les bateaux, afin de "démontrer la volonté d’une transparence totale".

Israël avait accusé l'organisation d’être en contact avec les organisations internationales du djihad, et même d'Al-Qaïda. L'IHH avait vigoureusement nié les accusations.

 

Roee Nahmias contribué à ce rapport

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mordeh'ai - dans Point de vue
18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 20:31

 

17/06/2010

par Daniel Greenfield

Texte original : "The Noose Around Israel's Neck", 16 juin 2010

Traduction française : Marcoroz pour Aschkel.info et Lessakele

 

On est en train de pendre Israël publiquement, sur un gibet érigé par l’ONU, avec une corde joyeusement fournie par le monde musulman. Cependant, les bourreaux sont principalement les Occidentaux, qui croient encore que la mort d’une unique victime permettra d’apaiser la foule musulmane lyncheuse qui est sur le pas de leur porte.


L’ombre de la corde

Quand vous êtes sur le point d’être pendu, il y a trois choses que vous pouvez faire. Vous pouvez marcher fièrement, déclamer une ou deux paroles glorieuses afin que votre supplice soit inscrit dans la mémoire et dans l’histoire, puis, vous laisser pendre. Les Juifs ont une longue expérience de ce genre de martyre.

Une autre possibilité est de plaider votre cause d’un bout à l’autre du chemin menant à la potence, affirmer qu’il y a erreur, que votre affaire n’a pas été jugée de façon correcte, supplier qu’on vous écoute et que l’on fasse quelque chose. Cette méthode aussi aboutit à la pendaison. Mais c’est là la pendaison d’un esclave, sans une once de dignité. Un homme qui meurt en suppliant ses assassins, et qui s’en remet à l’honnêteté de menteurs et d’hypocrites – dont les crimes sont tels, que les pires méfaits du condamné sont des vertus en comparaison –, un tel homme n’est qu’un misérable pleutre.

C’est qu’en réalité, quand on vous passe la corde au cou, il n’y a qu’une chose que vous puissiez faire : résister. Le principe du nœud coulant est qu’il vous serre le cou jusqu’à vous priver d’air, ou jusqu’à vous briser la nuque. En résistant au resserrement du nœud, il est possible de survivre. Au contraire, si vous respectez toute la procédure, si vous vous laissez lier les mains dans le dos et passer la corde au cou tout en gardant confiance dans le système, votre mort est inévitable.

Cela fait dix-sept ans qu’Israël marche vers la potence. Ses dirigeants l’y ont conduit à l’aide d’un anneau passé dans le nez, l’anneau des garanties internationales. Son peuple s’y est laissé mener en refusant de voir ce qui l’attendait, alors même qu’on nettoyait la chaussée du sang répandu. Chaque tentative de parvenir à une solution pacifique, chaque concession et chaque marque de bonne volonté ne faisaient que resserrer les liens autour de ses poignets et le nœud autour de son cou.

C’est que chacune des concessions qu’Israël a faites n’a eu pour résultat que de réduire non seulement sa capacité de se défendre, mais même sa capacité de faire des choses aussi élémentaires que construire des logements résidentiels dans la capitale de sa propre nation. Chaque geste qu’a fait Israël, chaque accord qu’il a signé, l’ont enfermé dans une situation toujours plus contraignante, et sans jamais amener la moindre paix. Le seul résultat a toujours été de mettre la barre plus haut pour la série de concessions exigées par l’ennemi, par ses auxiliaires et par ses complices, lors de la prochaine phase des négociations.

Ce n’est pas un processus de paix, et ce n’en a jamais été un. C’est un lynchage public. C’est le lynchage d’un pays dont le seul crime réel est d’exister, son existence constituant une offense pour le fanatisme religieux et les préjugés d’un milliard de musulmans qui contrôlent une grande partie des ressources mondiales de pétrole, et dont les adeptes sont prêts à se déchaîner et à tuer dans les rues de pratiquement toutes les grandes villes du monde, à la plus légère offense.

Ce lynchage a commencé par un procès dans lequel l’assassin portait un beau costume tandis que sa victime était au banc des accusés, revêtue d’une combinaison orange [NdT – uniforme des prisonniers]. Tous les jours que dura ce procès, l’assassin avait toute latitude de quitter le prétoire et de tuer à nouveau, et chaque soir, quand il y revenait, le juge et les jurés faisaient mine de ne pas voir ses mains sanglantes. Et si la victime osait attirer l’attention sur ces mains couvertes de sang, on la réduisait au silence en affirmant que ces crimes étaient aussi de sa faute. N’avait-elle pas provoqué l’assassin, ne l’avait-elle pas incité à les commettre ?

À présent, le procès se termine. La comédie se dénoue, et l’on voit que tout cela n’avait rien à voir avec la paix. De cela, nous pouvons remercier le Hamas et Obama. Au dernier round, les choses ne sont que trop évidentes. C’est la réparation de cette "erreur" par laquelle la plus ancienne et la plus persécutée des minorités du Moyen-Orient a pu soustraire un court moment son pays à la tyrannie des califes et des sultans, pour que ses membres, persécutés à l’est comme à l’ouest, au sud comme au nord, aient une patrie. Cette erreur.

La corde au cou

Cette année même où le régime iranien viole et assassine les contestataires à la suite d’une élection volée ; cette année où la Chine et la Corée du Nord continuent de torturer et d’assassiner les opposants politiques ; cette année où l’Arabie Saoudite et Dubaï continuent à exploiter des esclaves asiatiques, et où Chavez, au Venezuela, continue de supprimer les médias indépendants et de faire incarcérer les opposants ; cette année où la Turquie continue de détenir des milliers de prisonniers politiques kurdes tout en occupant Chypre ; cette année où la Russie continue de démanteler la démocratie et d’assassiner les journalistes ; où le Soudan continue de perpétrer un génocide, et où le reste du monde émet des reproches, mais continue de vaquer à ses affaires habituelles : cette année, c’est Israël qui est le principal coupable, pour des actes aussi lâches que d’avoir peut-être assassiné un chef terroriste du Hamas à Dubaï, ou d’avoir intercepté une flottille qui apportait de l’aide et du renfort au Hamas. Tous les pays, y compris ceux de la liste qui précède, brandissent leurs condamnations et exigent qu’Israël rende des comptes. Des comptes pour quoi ? Pour avoir refusé de se laisser lyncher.

Chaque fois qu’Israël s’efforce d’être arrangeant, il ne fait que se rapprocher du gibet. Il permet que le nœud se resserre autour de son cou. Et chaque fois que cela se produit, il doit lutter plus durement encore pour pouvoir respirer. À la fin, si cela continue, il ne pourra plus respirer du tout. Il ne sera plus qu’une triste silhouette se balançant désespérément sous le vent chaud du désert, tandis que les cris « Itbah al-Yahoud » [NdT – Mort aux Juifs] retentiront parmi les décombres des villes et des jardins de Jérusalem, de Haïfa, de Tel-Aviv et d’Ariel.

Ce n’est pas en étant conciliant face à une foule de lyncheurs qu’Israël pourra survivre, mais seulement en ayant le courage de l’affronter. Quand une communauté internationale, sur l’injonction de la foule musulmane des lyncheurs, dicte les conditions de la survie d’Israël, il faut que celui-ci élargisse le champ en les faisant passer de l’autre côté. S’ils veulent reconnaître ces terroristes, tuons ces terroristes. S’ils veulent briser le blocus de Gaza, reprenons Gaza. S’ils veulent créer de façon unilatérale un État palestinien, annexons ces territoires. La conciliation, c’est le nœud coulant. L’affrontement, c’est la liberté de respirer. Chaque fois qu’Israël bat en retraite, on le condamne pour cela. Quand il progresse, il est aussi condamné, mais il étend sa liberté d’action.

Le monde entier condamnera toujours Israël, quelles que soient ses intentions. Cependant, comme toute forme d’insulte, ces condamnations ne font que prendre de l’ampleur quand Israël se laisse dicter ce qu’il doit faire. Israël est condamné non pas pour ce qu’il fait, mais en raison de la convergence de trois tendances maladives qui sont le fanatisme islamique, la gauche radicale et une attitude de dhimmi à l’échelon international. Un tel mouvement de haine ne peut pas être défait. Il ne peut qu’être ignoré.

Quand vous écoutez les menaces et les quolibets de ceux qui vous haïssent, vous leur permettez d’exercer un pouvoir sur vous. Si vous essayez d’adopter une attitude plus conciliante pour gagner leurs faveurs, cela ne peut qu’accroître leur haine débordante. En effet, ce qu’ils haïssent, ce n’est pas votre attitude, c’est vous. En leur montrant votre faiblesse, vous les invitez à vous attaquer. En donnant à vos ennemis du pouvoir sur vous, vous ne pouvez réussir qu’à les rendre impatients de profiter de votre vulnérabilité. En continuant de la sorte, vous vous condamnez à devenir un esclave ou un cadavre : un esclave s’ils voient une utilité à vous garder vivant, un cadavre dans le cas contraire. Dans un cas comme dans l’autre, vous mettez la tête dans le nœud coulant qu’ils vous ont préparé.

Israël ne peut pas continuer dans cette voie. Aucun pays ne pourrait le faire longtemps. Et cependant, c’est ce qu’il fait. Israël avance vers la potence tout en dénonçant une terrible erreur. Mais il n’y a pas d’erreur. Pas du tout. Les exécuteurs acquiescent aimablement et promettent de vérifier, tout en lui liant les mains dans le dos. C’est une comédie et tout le monde le sait, sauf le plus idiot des lyncheurs et sauf le condamné.

Cependant, comme le condamné qui refuse qu’on lui bande les yeux avant l’exécution, nous continuons de nous entendre dire que nous devons éviter de faire des remous. Allons-y tranquillement. Respirons profondément. Bientôt, tout cela sera fini. Si nous résistons, qu’est-ce que le monde va dire ? Ce qu’il est en train de dire, précisément. Que nous sommes les gêneurs, les trouble-fête à l’origine de tous les problèmes que connaissent les pays du Moyen-Orient, le ver dans la ravissante pomme bien saine des dictatures du monde musulman.

Toutes les menaces qui ont pu voir le jour sont apparues lorsqu’Israël a fait des concessions, et non lorsqu’il a refusé d’en faire. À chaque fois qu’Israël a choisi la voie de la moralité, ses ennemis lui ont préparé des coups bas. Il est plus que temps de se réveiller et d’en tirer quelques leçons. La corde est tendue, et le pays suffoque. La dernière bouffée d’air, c’était Jérusalem. La prochaine, ce sera la Galilée. Et ensuite ? Combien de bouffées d’air pourrons-nous encore inspirer avant de succomber ?

Avant Oslo, Israël était menacé d’attaques terroristes s’il ne se soumettait pas. Il s’est soumis, et les attaques terroristes ont décuplé. Et s’il n’allait pas plus loin dans les négociations, il était menacé d’isolement au niveau international. Il a négocié et il a cédé, et il ne s’en est pas moins retrouvé isolé. Il a été menacé de boycotts, et il a cédé, et il y a quand même eu des boycotts. Aujourd’hui, la menace porte sur la reconnaissance unilatérale d’un État palestinien. Celle-ci sera suivie d’une solution sous forme d’un État unique, puis d’une intervention de la communauté internationale. La corde, la potence, tout est là. Qui peut encore croire que tout cela sera épargné à Israël s’il accorde à Abbas et à ses petits copains terroristes leur propre État officiel avec Jérusalem pour capitale ?

Jusqu’à présent, aucun compromis n’a été probant, ce qui signifie qu’aucun compromis ne le sera. Un processus dans lequel une des deux parties ne cesse de faire des compromis tandis que l’autre ne cesse de menacer et de prendre, ce n’est pas un processus mais un hold-up. Quand un homme vous menace avec une arme, vous pouvez croire qu’il est possible de le contenter. S’il recommence encore et encore, ce n’est plus une menace mais un processus. Israël est pris dans ce processus, ou plutôt, il en est le jouet. À la fin de ce processus, c’est la mort. Si vous ne portez votre attention que sur l’arme, et pas sur le processus, vous allez continuer de céder, jusqu’à ce que vous ayez cédé votre maison, votre femme et vos enfants, jusqu’à ce que votre vie soit le seul bien qui vous reste. Ensuite, ce seul bien, vous le perdrez aussi. C’est la nature du processus. Pour survivre, il faut voir non pas l’arme seulement, mais le processus dont elle fait partie.


Obama et le roi arabe magnat du pétrole

L’expérience de ce dernier mois aurait dû servir enfin de leçon. Le triste constat est que, bien qu’Israël se soit retiré de Gaza, qu’il ait laissé le Hamas en prendre le contrôle et qu’il n’ait rien fait d’autre qu’empêcher le Hamas de disposer d’un libre accès depuis l’extérieur, le monde hurle comme si Israël avait semé la mort d’un bout à l’autre du pays, comme l’ont fait le Soudan, l’Iran et d’autres pays membres, ou anciennement membres de la Commission des droits de l’homme des Nations-unies. Voilà la justice. C’est un lynchage. Et comment réagit Netanyahou ? Comme pratiquement tous les autres dirigeants israéliens avant lui : il cède sur le blocus. Une petite concession pour calmer les lyncheurs. Ça va marcher, n’est-ce pas ? Non ?

Ce n’est plus de négociations qu’il s’agit. Ce n’est pas non plus de discuter sérieusement d’un État. C’est le monde entier qui s’élève comme une seule voix pour défendre les droits d’une organisation génocidaire financée par Mahmoud Ahmadinejad, et dont la charte dit ceci : « L’Heure [du jugement] ne viendra pas avant que les musulmans ne combattent les Juifs. Le Juif se cachera derrière les pierres et les arbres, qui diront : Ô Musulman, un Juif se cache derrière moi, viens le tuer. »Les faux-semblants, c’est fini. Ce n’est pas du tout de paix qu’il s’agit, mais de mort. Ce sont des lyncheurs. Certains sont là de leur propre initiative. D’autres pensent qu’ils n’ont pas le choix. Ils croient qu’une seule mise à mort leur vaudra la tolérance du Dar al-Islam.

Voilà à quoi ressemble un nœud coulant. Voilà le gibet. Les mains attachées, Israël perd sa capacité de se défendre. À mesure que le nœud se resserre, Israël meurt. Ce n’est qu’en résistant au nœud qu’il pourra survivre. Ce n’est qu’en luttant pour se délier les mains qu’il pourra résister. Capituler, c’est mourir. Et quand Israël sera mort, ses bourreaux seront les suivants sur la liste. En effet, le lynchage ne fait que commencer. La mort ne fait que stimuler l’appétit des lyncheurs. Le sang n’apaise pas leur fringale, il l’intensifie. Et si on ne les arrête pas, ils répandront le sang partout dans le monde. Mais le nœud serre déjà. Un peu d’air seulement passe encore. Avec cet air, qu’allons-nous faire ? Crier justice, ou lutter de toutes nos forces pour desserrer le nœud ? Pour l’instant, nous avons encore le choix. Quand le nœud aura fait son œuvre, il sera trop tard.

 

© Sultan Knish (Daniel Greenfield).

 

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mordeh'ai - dans Tribune libre
18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 17:29

Une journaliste de Haaretz sous investigation

Par Lahav Harkov pour JPost

18.06.10

Selon la police, la journaliste de Haaretz, Ilana Hammerman, est soupçonnée d'avoir aidé trois jeunes filles palestiniennes à entrer illégalement en Israël. Hammerman a rédigé un article dans lequel elle décrit comment elle a fait passer en Israël une Palestinienne de 18 ans, Aya, ainsi que ses deux cousines, sans les permis nécessaires, pour "une journée de divertissement" à Tel-Aviv.

Le Forum légal pour la Terre d'Israël - qui définit sa mission comme étant "la préservation de l'intégrité nationale de l'Etat d'Israël et du peuple juif" - a transmis une plainte au procureur général Yehouda Weinstein. Pour l'avocate du Forum, Shimrit Alkalaï, les actions d'Hammerman violent la Loi d'entrée en Israël.

Le bureau du procureur général a répondu que l'affaire avait été communiquée à la police pour enquête. Nouvelle affaire pour Haaretz Dans son article datant du 13 mai dernier, intitulé "Si le paradis existe", la journaliste décrit les précautions prises pour faire entrer les trois jeunes Palestiniennes. "Je leur ai dit 'Je ne peux pas vous emmener à Istanbul, mais je peux vous emmener à Tel-Aviv !'

Nous avons choisi une date et nous sommes mises d'accord pour porter des vêtements modernes, de style 'occidental', et surtout pas de foulards", a-t-elle écrit. "J'étais particulièrement intriguée par le panneau jaune qui accueille ceux qui arrivent en Israël… 'Bienvenu au point de passage de Betar'. Ce point de contrôle est destiné uniquement aux Israéliens'... Lorsque nous nous sommes approchées du point de passage, du panneau rouge, de la tour, des barrières, des soldats… J'ai senti mes jambes trembler. J'ai pris une grande inspiration, j'ai ralenti, mais je ne me suis pas arrêtée. J'ai baissé la vitre, fait signe au soldat et il m'a laissée passer. Nous avons réussi !" Hammerman raconte qu'elle a emmené les jeunes filles aux grands sites touristiques de Tel-Aviv, comme Dizengoff Center, le marché aux puces de Jaffa, le musée d'Israël, l'université de Tel-Aviv, et aussi à la plage. A Jaffa, un policier en civil a arrêté les femmes, mais la journaliste lui a dit qu'elles étaient de Jérusalem-Est et qu'elles détenaient des papiers israéliens en règle.

Un autre journaliste de Haaretz, Ouri Blau, a récemment été au centre de l'attention, pour avoir recueilli des milliers de documents classés défense, transmis par une ancienne soldate, Anat Kam. Blau s'est notamment servi de ces documents pour publier un article en octobre 2008 accusant Tsahal d'avoir organisé l'assassinat ciblé de trois terroristes palestiniens.

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mordeh'ai - dans Sécurité
17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 18:04

Pour le responsable de la Sécurité : Le Hamas s’accapare de Jérusalem

Par Maayana Miskin

Pour IsraelNationalNews.com 17/06/2010

Adaptation française par Mordeh’aï pour malaassot.com

Le Chef du Shin Bet Youval Diskin signale que le Hamas, le Fatah, et le mouvement islamique achètent des propriétés au coeur de la ville de Jérusalem dans le cadre de la lutte pour l'avenir de la capitale d'Israël.

Diskin a présenté devant la session du Comité des affaires étrangères et de la Défense de la Knesset cette semaine son évaluation de la situation :

- Le Fatah, le Hamas, et le Mouvement islamique "sont en concurrence pour l'influence et la présence sur le terrain," a dit Diskin. Le Fatah et le Hamas ont souvent concouru pour le pouvoir depuis que s'est effondrée en 2007 la coalition  avec l’Autorité Palestinienne et la violente prise du pouvoir de Gaza par le Hamas .

- Diskin a expliqué bien que le Hamas soit illégal en Israël, il a réussi tout de même à acheter des terres par l’intermédiaire de groupes de bienfaisance islamique (Dawas).

Il y a presque un an déjà, Diskin avait prévenu le Cabinet du Premier Ministre que Le Hamas avait reçu 21 millions de dollars afin de les utiliser pour l’achat d’ immeubles dans Jérusalem. Cet argent provenait Youssef al-Qaradawi, un cheikh égyptien vivant au Qatar, sympathisant du mouvement terroriste  Hamas.

- Diskin a révélé qu’en ce moment le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas cherche à réduire la présence juive dans la ville historique de Jérusalem par l'achat de biens et d’en interdire la location aux Juifs par les  Arabes .

- Également , lors de cette réunion de mardi, Diskin a prévenu les députés des dangers de la suppression du blocus naval de la bande de Gaza. Permettre aux navires d’atteindre Gaza depuis des ports étrangers serait "une faille de sécurité énorme", même si les navires sont été inspectés auparavant. Il a dit aussi que les terroristes de Gaza continuent de se renforcer par des livraisons d'armes, en contrebande en provenance d'Égypte et par leur propre fabrication. Certaines des roquettes du Hamas ont une portée de 40 kilomètres et plus.

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mordeh'ai - dans Sécurité
16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 23:32

L'éditorial de Laly Derai paru sur Hamodia

du 17/06/2010

A la suite du comportement hostile de la Turquie, deux grandes chaînes israéliennes de supermarchés ont annoncé qu'elles ne renouvelleraient pas leur très important stock assez conséquent de marchandises " made in Turkey ". Rami Lévy, le directeur de l'une de ces chaînes, à l'origine de cette initiative, a affirmé: « Notre peuple comprend qu'on ne peut pas laisser l'économie turque se développer sur notre propre dos ! » Coïncidence intéressante: Rami Lévy possède une grande surface en Samarie qui se retrouve confronté à un boycott bien plus médiatisé: celui lancé par les Palestiniens contre les produits israéliens venant de Judée et Samarie. En effet, parmi ses nombreux employés palestiniens certains critiquent la décision du tandem Abbas-Fayed. Hamodia a décidé de mener une enquête sur cette opération médiatique d'envergure menée, depuis plusieurs mois, par l'Autorité palestinienne et qui, en fin de compte, cause davantage de tort aux Palestiniens… qu'aux Israéliens .

Le boycott anti-implantations : une arme qui se retourne contre les Palestiniens ! Cela fait maintenant un mois que l'Autorité palestinienne a initié un boycott des produits issus des implantations juives de Judée et de Samarie. Hamodia a enquêté sur cette opération et a rencontré des directeurs d'entreprises situées au delà de la ligne verte, des entrepreneurs palestiniens qui continuent à construire dans les localités juives, des employés menacés ouvertement, et des consommateurs venus de Hébron ou de Naplouse qui refusent de renoncer à faire leurs emplettes dans des supermarchés israéliens. Le moins que l'on puisse dire et que ce boycott ne fait pas l'unanimité chez les Palestiniens.

« Vous n'allez pas mentionner mon nom dans votre article, n'est-ce-pas? Parce que si vous me citez, je refuse de répondre à vos questions » : cette phrase, je l'ai entendue une dizaine de fois durant cette enquête consacrée au boycott palestinien et à son impact. Car s'il est un point commun à tous les Palestiniens interrogés dans le cadre de ce dossier, c'est la peur. La terreur, pourrait-on dire pour certains. De l'employé de supermarché à l'entrepreneur, en passant par le Palestinien " lambda " qui continue à faire ses courses dans des magasins juifs situés au delà de la ligne verte, tous ont la peur au ventre.

A., un employé palestinien du supermarché " Shivouk Hashikma-Rami Lévy " à l'entrée de la Samarie, m'a longuement parlé des mises en garde quotidiennes qu'il reçoit de la part des fonctionnaires de l'AP. Lorsque je lui demande si je peux le photographier, il répond avec un regard désabusé : « Faites-le, mais vous aurez ma mort et celle de ma famille sur votre conscience. Au mieux, je serai emprisonné sans autre forme de procès ».

Le supermarché " Shivouk Hashikma " de Chaar Binyamin est un microcosme très particulier . Il reflète, à lui seul, une réalité qui est en totale contradiction avec tout ce qu'on a l'habitude de voir ou d'entendre dans les médias, nationaux ou internationaux.

Ici, se côtoient au quotidien, habitants des implantations portant barbes et kippot et Palestiniens de Ramallah ou de Naplouse. Les Palestiniennes portant le tchador et les Israéliennes portant souvent un foulard ou une perruque. Les employés y sont juifs et arabes. Sans distinction : à Chaar Binyamin (la porte de Binyamin) personne n'a entendu parler d'apartheid !

Entre les boîtes de cornflakes et les bouteilles d'huile, les clients se mélangent. Ils sont voisins. Certains vivent dans des localités mitoyennes. Et ce supermarché est le seul endroit où ils peuvent se rencontrer puisqu'une partie vit dans les localités juives de la région et l'autre dans des villes et villages arabes.

M. et son épouse viennent de Naplouse pour faire leurs courses. Ils ont bien sûr entendu parler du boycott imposé par l'AP mais ils ont choisi de le respecter à moitié : « Nous venons acheter ici parce que nous y trouvons des produits qu'on ne nous propose pas à Naplouse. Les prix sont sensiblement les mêmes que chez nous mais la qualité est supérieure. Par contre, je m'efforce de n'acheter que des articles qui n'ont pas été fabriqués dans les colonies mais uniquement en Israël. C'est notre manière à nous de respecter le boycott ». Alh'atif Ouad - le seul Palestinien qui ait accepté qu'on mentionne son nom - est beaucoup moins respectueux des nouvelles règles. Ce vendeur de voitures et de pièces détachées vient, en famille, de la lointaine Hévron, mais l'heure et demie de voyage jusqu'à Chaar Binyamin vaut selon lui le détour : « Je n'ai pas d'autorisation d'aller à Tel Aviv alors je viens ici. Je peux acheter dans cette grande surface des produits que je ne trouverai pas ailleurs. Et même s'ils sont plus chers, cela ne me dérange pas. Ici, tout est propre, le service est agréable, les gens sont respectueux. J'aime Israël et les Israéliens, pourquoi pas d'ailleurs? ».

À la sortie du magasin, deux Palestiniens vêtus de costumes sur mesure et conduisant une voiture de luxe acceptent de se faire interroger et nous livrent la version officielle de la politique menée par Mahmoud Abbas et son Premier ministre Salam Fayed. Oui, ils ont entendu parler du boycott qui est selon eux une démarche très naturelle et une stratégie sensée. Non, ils n'ont pas l'impression de renforcer les '' colons '' en achetant ici : « Nous sommes passés par hasard, nous n'avons acheté que des bières. Notre gouvernement a compris que si nous voulions un État, il fallait que les colonies disparaissent. Nous ne pouvons pas renforcer ceux qui viennent nous coloniser. L'occupation doit cesser. Nous sommes des hommes d'affaires et nous faisons des affaires avec des Israéliens. Mais il y a une différence entre les Israéliens et les colonies. Tout ce que nous voulons, c'est vivre en paix, et ce boycott contribue à faire avancer la paix ».

Rami Lévy, propriétaire du magasin de Chaar Binyamin et de la chaîne de supermarchés " Shivouk Hashikma " affirme à Hamodia que le boycott ne se fait pas ressentir, pour le moment : « Rien n'a changé jusqu'ici. Mais pour ma part, je ne comprends pas la logique de ce boycott. Nos clients palestiniens n'achètent pas chez nous parce que c'est israélien mais parce que la qualité est supérieure et les prix meilleur marché. Par ailleurs, nous employons entre 1300 et 1400 employés arabes. À Chaar Binyamin, ils sont environ 80. La question que je pose à l'Autorité Palestinienne est la suivante : vous voulez nous boycotter ? D'accord. Mais comment allez-vous trouver un autre job à mes employés ? Pour chaque poste que je propose, je reçois 100 candidatures. Pourquoi selon vous ? Parce que je propose un salaire supérieur, des conditions de travail auxquelles les Palestiniens n'ont pas été habitués, un relationnel patron-employé fait de respect et de soutien ». Lorsque je lui demande l'autorisation d'interviewer quelques-uns de ses employés, Rami Lévy m'affirme que j'aurai bien du mal à en dénicher un qui acceptera de me parler : « Ils vivent dans la peur. On les traque. Personne dans leurs villages n'est au courant de ce qu'ils font, sinon, ils peuvent très bien se retrouver en prison. Je crois qu'en fait ce boycott n'a qu'un seul but : rendre les Palestiniens aigris, sans travail, sans occupation pour qu'au bout du compte ils choisissent de participer à des activités terroristes ».

Lévy a raison : il faut insister plusieurs minutes, avec l'aide du gérant du magasin, qui jure que leur nom ne sera pas mentionné dans l'article, pour que trois employés acceptent de parler. Ou presque. Le premier, vit à Ramallah, la ville d'Abou Mazen et de Salam Fiyad. Il affirme n'avoir jamais entendu parler du boycott : « Non, vraiment, je vous assure. Rien du tout ». Le deuxième employé, F., est plus prolixe : « Pour le moment, ce ne sont que des paroles en l'air. On nous promet que si nous quittons notre emploi ici, on nous trouvera un autre boulot. Ce sont des promesses que personne n'a l'intention de tenir. Je crois que tout cela, c'est de la poudre aux yeux. Tout ça, c'est pour les médias. Chaque jour, je vois des employés de l'Autorité palestinienne faire leurs courses ici. Ils dépensent des centaines de dollars et s'en retournent à Ramallah dans leurs Mercedes et leurs BMW. Et le boycott, alors ? Tout ça, c'est du mensonge. Ce gouvernement est une catastrophe ». F. est très fier d'avoir pu payer, grâce à son salaire, les études de son fils en Égypte : « Il a déjà reçu des dizaines de propositions de travail par l'AP. Mais je lui ai interdit de travailler pour ces escrocs et il va bientôt partir en Arabie saoudite ».

A. a déjà reçu des menaces très claires de la part des fonctionnaires de l'AP. « On m'a dit que si je continuais à bosser ici, on me confisquerait mon permis de travail. Un jour que je rentrais chez moi avec mon T-shirt portant le sigle du supermarché en hébreu, un policier palestinien m'a arrêté et m'a dit : tu te crois à Tel Aviv ici ? Retire ce truc tout de suite : La prochaine fois que je te surprends avec ça sur le dos, je t'arrête ! ». Selon lui, pour le moment, les choses ne vont pas trop mal, relativement. Mais à partir du 1er janvier 2011, les mesures seront beaucoup plus drastiques. « À cette date, une nouvelle loi entrera en vigueur. Tout celui qui travaillera pour des Juifs ne pourra plus renouveler son passeport, il ne recevra plus d'allocations et il ne pourra plus travailler. Ils nous disent qu'ils vont nous donner un travail en échange de celui-ci. Mais combien me proposent-ils? 1000 shekels par mois ? Qu'est ce que je vais acheter avec 1000 shekels par mois ? De la farine ? Des cigarettes ? ».

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mordeh'ai - dans Société
16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 23:27

Source: http://philosemitismeblog.blogspot.com/2010/06/detournement-de-photo-pour-deligitimer.html

Version 1909 et version 2010 (Electronic Intifada) de la même photo.  A bout de resources et d'arguments ils ne reculent devant rien pour légitimer leur haine d'Israël.  De vrais incapables - il ne leur reste à ces héros minables - que de s'identifier pitoyablement à de vraies et nobles syndicalistes de 1909.
New York, 1er mai 1909: Manifestation syndicale contre le travail des enfants dans le secteur de l'industrie textile américaine qui employait, à l'époque, une majorité de femmes récemment arrivées d'Europe de l'est. Les deux jeunes filles portent des rubans demandant l'abolition de l'"esclavage infantil" en anglais et en yiddish. (New York, 1er mai 1909, manifestation contre le travail des enfants, photo du Library of Congress, George Grantham Bain Collection)
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mordeh'ai - dans Dépêche