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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 22:57

par le prof. Ephraim Inbar, BESA Center,

Perspectives Paper No. 114

14 Septembre 2010 Titre original : Is Israel More Isolated than Ever?

Traduction : Objectif-info

Résumé : Israël n'est pas aussi isolé au plan diplomatique que ses critiques de l'intérieur et de l'étranger le font croire ; sa diplomatie et sa politique de sécurité ne doivent donc pas être dictées par un désarroi induit par cet "isolement." En attribuant une importance exagérée à la question palestinienne et en majorant l'isolement du pays, la gauche israélienne (et la diaspora juive) plaident pour un règlement dans l'urgence avec les Palestiniens, à un prix élevé pour les Israéliens. Une évaluation plus pondérée et plus réaliste de la situation d'Israël – qui est tentée ci-dessous – tempère les craintes infondées et peut contribuer à des positions sérieuses sur les questions de guerre et de paix.

Introduction

 Beaucoup d'Israéliens estiment qu'Israël est une fois de plus seul, et que l'état juif est de plus en plus isolé au sein de la communauté internationale. Un sondage d'août 2010 montre que sur la question du statut actuel d'Israël dans l'arène internationale, une majorité des Juifs pense que leur pays est totalement ou partiellement isolé.( 54% contre 46% pour qui il n'est pas isolé). Un scrutin semblable au sein de la diaspora donnerait probablement un sentiment bien plus aigu de cet isolement, car en tant que minorité, la diaspora est bien davantage exposée aux prises de position antisémites et anti-israéliennes. On peut comprendre l'existence de ces sentiments en Israël et dans la diaspora quand on prend en compte la couverture médiatique négative d'Israël. En effet, l'infâme rapport Goldstone et l'incident "de la flottille de Gaza", entre d'autres événements, fournissent la preuve suffisante d'un climat international hostile à Israël. D'ailleurs, la gauche israélienne soutient bruyamment que la poursuite du conflit avec les Palestiniens élève le prix à payer pour Israël et ravale le pays au statut d'une entité politique isolée et moins légitime. Cependant, ce discours reflète une vision déformée de la réalité. La gauche dure est principalement influencée par ses groupes de référence, la gauche occidentale et ses ramifications radicales. En attribuant une importante excessive à la question palestinienne et à l'isolement d'Israël, elle préconise un accord dans l'urgence avec les Palestiniens à un prix élevé. Les partisans de la gauche ont tort. Un regard plus attentif aux liens entre Israël, de nombreux états qui sont le siège de la véritable puissance, et certains organismes internationaux (pas aussi puissants), en donne l'explication. Un examen calme et soigneux de la situation fournit une image de la réalité plus nuancée et beaucoup moins pessimiste.

Une présence diplomatique israélienne plus ample [......]
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mordeh'ai - dans Politique
15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 22:33

source : http://www.geopolitiquebiblique.com/

 

La décision d’élever une Mosquée qui surplombera le Ground Zero où 3000 personnes ont été assassinées par des pilotes djihadistes est, disons le clairement, une insulte au souvenir des victimes et un pari gagné sur l’ignorance crasse des Americains de l’Histoire européenne la plus basique. C’est à peu près en ces termes que s’exprime le Sénateur Newt Gingrich

Par ailleurs, on veut faire croire aux Américains que le nom de « Cordoba » pour désigner la Mosquée est un choix de tolérance religieuse, alors que n’importe quel islamiste sait pertinemment que “Cordoue” fait référence à la conquête de l’Espagne par les Musulmans et à la transformation d’une Eglise en Mosquée.

L’escroquerie intellectuelle et l’impudence qui caractérise ce choix sont d’autant plus choquantes qu’Obama mandate et finance précisément l’Imam Rauf en charge de la Mosquée pour porter la voix de l’Amérique dans les pays arabes.

Un petit rappel historique permet de montrer que la Mosquée de Cordoue, soit la deuxième plus grande mosquée, après celle de la Mecque, fut commanditée par Abd al Rahman 1er, premier émir de Cordoue, et bâtie, sur l’emplacement de l’église catholique Saint-Vincent, construite en 584 par les Wisigoths. Mais là où l’Histoire, avec un grand H, montre tout son humour c’est que cette même église fut bâtie sut l’emplacement d’un Temple romain dédié à Janus

Or qu’est ce qui caractérise Janus si ce n’est qu’on le représente avec une seule tête et deux visages; l’un censé regarder vers le passé et l’autre scrutant l’avenir. Or, qui mieux que ce dieu grec illustre la stratégie d’Obama: “ce qui a été sera” pourrait-il dire, paraphrasant le roi Salomon: la Mosquée de Cordoba redevenue Cathédrale catholique après la défaite des Musulmans en 1236, est appelée à retrouver sa gloire passée, son ancien visage musulman, là précisément où des Islamistes ont défait le monde occidental, sur l’emplacement des Twin Towers. Tours jumelles ou tours à deux visages, comme les deux visages de Janus !! Pour Obama qui n’est pas étranger à la culture musulmane, la symbolique dou-faciale janusienne est une véritable stratégie de conquête. Ses engagements en faveur de l’Islam et le mépris souverain qu’il manifeste à la vieille Europe le prouvent suffisamment. Non, “l’Amérique n’entrera jamais en guerre contre l’Islam” nous dit-il, comme si un pays avait pour vocation de porter la guerre à une religion ? Certainement pas, mais l’Islam, par la main des pilotes qui se sont crachés sur le Pentagone et sur les Twin Towers, ont bel et bien porté la guerre à l’Amérique. Et pour couronner le tout, Obama, le nouvel émir de Cordoue aux deux visages, bâtit une mosquée sur les décombres encore fumantes de l’Eglise Saint Vincent, pardon, des Tours aux deux visages, pour mieux faire oublier la cathédrale de Cordoue.

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mordeh'ai - dans Réflexions
15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 19:53

Par Mati Ben Avraham

pour IsraelValley

Publié le 15 septembre 2010

ISRAËL PALESTINE -  Une défiance absolue caractérise les rapports entre Binyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas.

Le président Barak Obama envisage d’entrer dans la danse.

Les grandes déclarations sur la nécessité de mettre fin à la disputation israélo-palestinienne, au prix de concessions douloureuses, se sont effilochées au retour des deux grands dirigeants dans leur sphère locale respective. En cela, la rencontre tripartite de Sharm-el-Sheikh de mercredi a achoppé non pas sur des questions d’ordre technique, mais sur un point essentiel, à savoir la défiance absolue qui caractérise les rapports entre Binyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas, défiance mise entre parenthèses lors du sommet à la Maison blanche, mais qui grève lourdement toute possibilité d’avancée.

Ainsi, toute proposition est-elle d’emblée taxée de suspicion. Et il est donc dans l’ordre des choses que la deuxième étape de la relance des négociations directes se soit soldée par un sur-place. Il a été question, hier, du tracé de la frontière entre Israël et le futur Etat palestinien. C’est-à-dire de définir quoi appartient à qui. Mme Clinton a pesé lourdement sur le débat. Pour rien. Au point que le président Barak Obama envisage d’entrer dans la danse. La discussion tripartite se poursuivra aujourd’hui, à Jérusalem.

En attendant, les médias israéliens sont désenchantés. La rencontre d’hier n’a pas fait la une. Elle a même été reléguée en sixième page du quotidien numéro un du pays. Et le public israélien, lui, n’y croit plus. C’est ce qui ressort d’un sondage publié par Yédiot Aharonot, avec le concours de l’Institut de sondages Dahaf, dirigé par le Dr. Mini Tzemah./ 56%, en effet, des personnes interrogées ont estimé que Binyamin Netanyahou n’a pas l’intention de parvenir à un accord et qu’il n’a accepté de négocier que sous la pression américaine. Ils sont 70% à dire la même chose en ce qui concerne Mahmoud Abbas. 51%, contre 39, se sont prononcés pour la reprise de la construction dans les territoires, tandis que 52% s’opposent à une reprise partielle. Et 68% se disent convaincus que la reprise de la construction conduira à un gel des…négociations ! Mais qu’importe puisque 71% des personnes interrogées ont affirmé ne pas croire qu’un accord ponctuera l’actuel cycle de négociations. Davantage encore : 48%, contre 45%, s’opposent à tout accord, même s’il comporte une reconnaissance, par les Palestiniens, de l’Etat d’Israël en tant qu’Etat juif.

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mordeh'ai - dans Société
15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 18:57

Par Daniel Haïk,

Hamodia No 138

15 septembre 2010,

Lorsque l'on demandait au Premier ministre Lévy Eshkol s'il voulait du thé ou du café, il répondait : « Moitié-moitié »…. Or à l'approche de la date butoir du 26 septembre qui doit marquer la fin des dix mois de gel de la construction en Judée- Samarie, il semble bien que Binyamin Nétanyaou ait été contaminé par l'indécision de son prédécesseur. En effet, à la veille même du sommet de Sharm-el-Sheikh, le Premier ministre israélien avait confié à l'émissaire du Quartet, Tony Blair : « La construction va se poursuivre, mais de manière discrète et réduite au sein des grands blocs d'implantation. Dans ce dossier tout n'est pas blanc ou noir… ». Une tournure destinée à satisfaire l'aile droite de son gouvernement, sans pour autant froisser les Américains, les Palestiniens et le monde arabe !

Car la grande inconnue - à l'heure où nous mettions sous presse au soir du 14 septembre - était de savoir si, à l'issue du sommet de Sharm-el-Sheikh, le Premier ministre israélien était parvenu à convaincre ses interlocuteurs d'adopter sa position. De prime abord, les dirigeants de l'Autorité palestinienne (AP) étaient arrivés dans la cité balnéaire égyptienne sans aucune illusion et prêts à repousser des deux mains le compromis israélien. Or on a pu constater que le dialogue entre Nétanyaou et Abbas en présence d'Hillary Clinton s'est prolongé. Une seconde rencontre entre les deux leaders, non programmée au départ, a même eu lieu dans l'après-midi, suite à quoi les deux parties ont convenu de se retrouver le lendemain à Jérusalem pour poursuivre les pourparlers.

Alors comment expliquer ce souffle d'optimisme aussi prudent que provisoire ? Deux réponses peuvent être avancées : soit Binyamin Nétanyaou a fait à Mahmoud Abbas une concession majeure sur un autre dossier - peut-être la libération massive de prisonniers du Fatah- en échange d'une acceptation tacite par l'AP de la reprise de la construction « discrète » dans les seuls blocs d'implantations. Soit Mahmoud Abbas a compris qu'il ne pouvait pas se permettre le luxe de mettre en difficulté l'administration Obama à l'approche des élections américaines décisives du 2 novembre en torpillant d'emblée les pourparlers. Et en échange, il aurait obtenu d'Hillary Clinton et de George Mitchell des déclarations plus fermes de Washington sur la nécessité de « poursuivre le gel » en cas de dialogue réellement constructif.

Bref, cette ardue question du gel de la construction - qui ne s'était en fait jamais posée comme condition de l'AP pour accepter de négocier avec Israël même à l'époque pourtant plus dure de Yasser Arafat - continuait à faire planer une ombre menaçante sur l'avenir des pourparlers…

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mordeh'ai - dans Réflexions
14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 23:09
  • Source : Le Figaro  10/09/2010 Par Alexandre Adler
    (crédits photo: Pete Souza/The White House)
    (crédits photo: Pete Souza/The White House)

    La marée noire, l'Afghanistan, l'économie qui reste en panne en dépit de tous les efforts de relance... Sans oublier ce projet de mosquée qui déchire l'Amérique! Alors qu'approchent les élections de mi-mandat, Alexandre Adler nous explique pourquoi une majorité d'Américains ne se reconnaît plus en Obama.

    Tout le monde connaît l'expression selon laquelle «une bouteille à moitié vide» n'est pas absolument l'équivalent d'une bouteille «à moitié pleine». Dans la physique quantique de la décision politique, le jugement oscille inévitablement entre la prise en compte des nécessités de l'époque, parfois impitoyables, et les erreurs personnelles, parfois criantes, de tel ou tel décideur politique.

    Il arrive aussi que les préjugés idéologiques soient compensés par un esprit de décision radical et contraire à ces préjugés: Churchill est le meilleur exemple de cette capacité à prendre des décisions qu'on n'aurait pas attendues de l'homme politique conservateur qu'il était encore en 1935. Mais la volonté farouche de vaincre le nazisme le poussa beaucoup plus loin qu'il n'aurait imaginé. Jimmy Carter, entre 1976 et 1980, est un parfait exemple du cas inverse: les préjugés subjectifs s'ajoutent aux difficultés objectives et provoquent de petites catastrophes -irrésolution face à la dernière vague agressive du tiers-monde révolutionnaire, laquelle culmine avec la révolution iranienne de 1979, et grandes difficultés à secouer l'Amérique de sa dépression postvietnamienne, que tout autre aurait, de la même manière, rencontrées.

    Le cas Obama n'est pas semblable. Ce jeune Président, à l'expérience gouvernementale plus que limitée, mais à l'intelligence brillante soutenue par une éloquence remarquable, ne pouvait engranger rapidement les bienfaits d'un relèvement économique qui est difficile à mettre en œuvre. La perception dans le monde islamique d'un George Bush isolé et incapable, où que ce soit, de poursuivre ses offensives, ne pouvait que le contraindre à une politique de repli élastique qui, là aussi, ne peut être bénéficiaire dans l'immédiat. Il n'en demeure pas moins que Barack Obama a dispersé sur son chemin une portion substantielle de la bonne volonté qui s'était exprimée en 2008 à son égard, et qu'il sera parvenu à polariser la vie politique américaine et aussi la vie internationale bien au-delà de ce qui était inévitable.

    Encore faut-il ne pas manquer de chance. Et ici, quelle que soit l'injustice de certains reproches, il est apparent qu'Obama n'a pas su très bien gérer, en matière d'image, la catastrophe de la marée noire du golfe du Mexique. A la volonté de ne pas mettre en danger la poursuite de la prospection off shore a succédé, devant la gravité des faits et l'exaspération des riverains, une sorte de pantomime impuissante où le Président mettait en scène sa colère sans avancer de programme précis, en pointant du doigt des responsabilités britanniques qui ne sont pas évidentes. Encore, dans cette affaire, s'agit-il d'une vraie fatalité, mal gérée en termes d'image comme en termes de substance. Mais dans les autres cas que nous envisageons, c'est la responsabilité présidentielle qui est beaucoup plus nettement engagée. Tels sont les «péchés capitaux» de l'actuel hôte de la Maison-Blanche. On ne sera guère surpris de constater qu'on peut, une fois de plus, en compter sept principaux.

     

     

    Sa politique économique

     

    En apparence, les décisions en ce domaine seraient toutes régies par l'urgence, la nécessité d'empêcher un effondrement déflationniste du marché intérieur et la nécessité de maintenir une croissance à peu près normale, nécessaire à l'équilibre de tout le système économique mondial. Certes, ces nécessités existent avec force depuis deux ans, et c'est aussi la raison pour laquelle la FED de Ben Bernanke s'est prêtée, avec complaisance, à cette politique de monetary easing (facilité monétaire). Mais ces mesures à court terme n'impliquaient pas la poursuite d'une politique keynésienne à l'ancienne, reposant sur l'acceptation de déficits très importants et le refus de relancer l'économie par des mesures initialement impopulaires. 

    La reprise économique se fait attendre et les chômeurs s'impatientent ou manifestent, alors que persistent les mauvais chiffres de l'emploi.
    La reprise économique se fait attendre et les chômeurs s'impatientent ou manifestent, alors que persistent les mauvais chiffres de l'emploi. Crédits photo : REUTERS

     

    La baisse de l'endettement, surtout si elle s'accompagne d'une remontée raisonnable des taux d'intérêt, actuellement maintenus à 0%, aura tout d'abord des effets sévères sur l'économie. Mais à terme, c'est le seul moyen de retrouver des capacités de financement autonomes, et de rendre aux banques les moyens pour financer l'activité industrielle. Faute de ces mesures, la facilité aura engendré deux effets pervers. Elle aura tari le financement bancaire de l'industrie, conduisant les principales entreprises à la recherche fébrile de marges d'autofinancement, ce qui produit, en ce moment même, un retour incontestable à la croissance, mais sans la moindre création d'emplois; quant aux banques, elles ont cherché frénétiquement à refaire leur croissance en se remettant à spéculer, même si certains excès semblent avoir été quelque peu limités.

    En résumé, la recherche de la facilité néo-keynésienne aura, par contrecoup, encouragé les facilités autrement redoutables de la croissance sans emploi et de la poursuite des gesticulations financières. Si l'on admet ce raisonnement, on peut même se demander si l'incontestable succès de la grande réforme de ce mandat, l'extension spectaculaire de la Sécurité sociale, pour nécessaire qu'elle ait été, n'a pas été arrachée sans égard pour le contexte économique global. Le sentiment de la classe moyenne centriste est qu'elle devra financer la couverture médicale des plus pauvres et des plus précaires (principalement des jeunes Noirs ou des immigrants mexicains récents), sans grande contrepartie. Les déficits ont en effet été alourdis d'un coup, sans que des mesures sérieuses soient prises en faveur des PME et des épargnants, ces catégories qui nourrissent la radicalisation de droite des Tea Party. Dans l'état actuel, l'opinion, sans partager l'extrémisme idéologique des amis de Sarah Palin, tient néanmoins Obama pour partiellement responsable de cette dynamique.

  •  

     

     

     

    Sa stratégie pacifiste

    Le retrait rapide du contingent américain en Irak a été rendu possible par la victoire militaire, à l'arraché, de George Bush et du général Petraeus en 2007-2008, et pourtant, la nouvelle Administration s'est avérée incapable d'imposer au moins une ligne d'unité politique et de concessions à la minorité sunnite et aux principaux partis chiites irakiens. La situation s'est plutôt dégradée à Bagdad par rapport à 2008, et la faiblesse politique américaine aura plutôt encouragé les provocations de l'Iran, lequel ne veut sans doute pas du maintien de l'actuelle intégrité territoriale de l'Irak. En Afghanistan, l'effet pervers est beaucoup plus fort et plus immédiat: Obama a fait mine d'apaiser les chefs militaires en y augmentant le contingent américain. Mais cette décision, assortie d'une date de retrait très rapide, ne pouvait avoir aucun effet durable sur des talibans retranchés dans leurs montagnes en attendant des jours meilleurs, et surtout sur une armée pakistanaise qui continue à les piloter de loin et attend, de la débâcle annoncée, non seulement le rétablissement d'un pouvoir islamiste à Kaboul, mais aussi et surtout le renversement déjà à moitié obtenu de ce qui reste du régime civil pakistanais. Ajoutons, pour mémoire, les velléités croissantes de retrait rapide de plusieurs contingents alliés de l'Otan. Tout en tenant le langage d'une certaine fermeté, Obama aura appliqué, en réalité, toute la logique de pacifisme unilatéral qui sous-tendait initialement sa campagne électorale, dirigée d'abord contre le réalisme prudent d'une Hillary Clinton.

     

     

     

     

    Son dédain pour les alliés

    Ici, il s'agit d'un étonnant paradoxe: la poursuite des pulsions de Bush et de Rumsfeld, au nom de l'idéologie apparemment opposée. Certes, c'est au nom d'un populisme du Middle West qu'Obama a dédaigné, d'emblée, une Angleterre qui incarne à ses yeux les préjugés conservateurs du vieux patricien wasp de la côte Est. Mais le même manque d'intérêt a pu se constater vis-à-vis des Allemands, snobés, des Français, écartés, des Espagnols, humiliés, et même des Japonais, ignorés. Les brassées d'éloges auront été réservées à la Turquie,

     

    présentée comme la vitrine de la modernisation de l'islam, et, dans un autre domaine, au Brésil, qui serait l'exemple même de la réussite d'une gauche réaliste. On sait que Brasilia et Ankara ont, depuis lors, décidé d'infliger aux Américains une humiliation sans précédent en négociant complaisamment avec l'Iran d'Ahmadinejad un pseudo-compromis qui ne visait qu'à saboter les mesures de sanctions, elles-mêmes très faibles, arrachées par la diplomatie américaine à Moscou comme à Pékin.

     

     

     

     

     

    Sa main tendue à l'islam 

    Conséquence imparable des erreurs de gestion précédentes, la grande politique de main tendue à l'islam en général, et à l'Iran en particulier, a elle aussi fait long feu. Ici, tout n'est, certes, pas faux. Le discours prononcé en début de mandat à l'université du Caire avait par exemple des moments de grâce, qui n'ont bien sûr pas nui à l'image des Etats-Unis. A l'inverse, le silence assourdissant observé par la Maison-Blanche lors du coup d'Etat semi-légal d'Ahmadinejad en Iran, a permis d'empêcher que Moussavi et ses partisans libéraux n'apparaissent comme les pions des Etats-Unis. Mais ces effets incontestablement bénéfiques, au moins initialement, commencent à se retourner assez vite. A force d'écarter toute pression sérieuse sur l'Iran, c'est au passage au nucléaire de Téhéran que l'on aboutit, tandis que le refus de toute distance sérieuse avec les Frères musulmans, notamment égyptiens, affaiblit inutilement une zone fragile.

    .

     

     

     

     

    Sa défiance envers Israël 

    Ces politiques de faiblesse envers des adversaires résolus ne seraient pas nécessairement incompatibles avec une politique de paix énergique sur le théâtre israélo-palestinien. Or, sur ce point aussi, malgré les récents espoirs d'entente, on observera tout de même que la situation s'est dégradée inutilement. En combinant une attitude idéologiquement hostile au gouvernement Netanyahu et l'absence de pressions sérieuses sur le gouvernement de Jérusalem (pressions qu'il vaut mieux confier à la diplomatie discrète), Obama aura nourri l'intransigeance israélienne sans renforcer les modérés palestiniens. Tel est, là aussi, le prix d'une idéologie implicitement antisioniste et d'une vulnérabilité que tout le monde constate envers le lobby pro-israélien, au Congrès. Sans prétendre que la solution soit facile, on pourra regretter l'absence de tout discours de main tendue vers le peuple israélien (qui serait bienvenu en symétrique de la main tendue à l'islam), laquelle a provoqué une défiance sans précédent envers le président américain de la part d'une opinion israélienne qui n'est pas toute à droite. En laissant la Turquie, alliée de l'Otan, faire campagne au côté du Hamas (situation aggravée par le soutien pétulant apporté à cette campagne par le Premier ministre britannique David Cameron), Washington apparaît à nouveau comme faible. Ce serait pourtant le bon sens même que de multiplier les égards formels envers Israël, auquel on demande par ailleurs les concessions les plus importantes. Là encore, le poids de l'idéologie est sûrement en cause.

     

     

     

     

    La mosquée de Ground Zero 

     

    C'est ici qu'intervient la malheureuse affaire de la mosquée de Ground Zero. Le maire de New York, Michael Bloomberg, s'est acquis le respect général en défendant les droits inaliénables de la communauté musulmane.

     

    Venant d'un homme politique juif affirmé, cette position de principe aurait dû dispenser le président Obama d'une nouvelle louche, inutile et incertaine. Dans une affaire qui ne concerne pas l'Etat fédéral, son rôle aurait dû être de provoquer une rencontre des deux parties et de ménager, y compris financièrement, un compromis acceptable qui sauve la face des uns et des autres. Ici, une fois de plus, Obama apparaît comme le défenseur unilatéral et maladroit de la communauté musulmane.

     

     

     

    La polarisation du débat politique 

    On peut résumer d'un mot le style Obama et les raisons pour lesquelles il porte à incandescence la colère de tous ceux qui ne sont pas ses partisans inconditionnels. Le Président fait en effet alterner une rhétorique conciliante et un discours apparemment unificateur avec une inflexibilité idéologique qui irrite d'autant plus ceux qui ne la partagent pas qu'elle n'est jamais présentée comme un choix personnel, mais plutôt comme une nécessité indiscutable. Cette mauvaise foi souriante et melliflue finit par agacer, après avoir initialement permis de convaincre. A quoi sert un discours modéré pour défendre une relance keynésienne extrême en matière économique, une politique d'apaisement généralisée envers toutes les formes d'islam, le raisonnement implicite selon lequel le démantèlement de la puissance militaire du pays (y compris avec la Nasa) serait la prémisse indispensable d'une politique sociale plus juste ? Refuser l'inévitable débat et noyer le poisson, ce n'est pas non plus faire avancer la cause de la démocratie en Amérique.

     

     

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mordeh'ai - dans Politique
14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 13:48

14/09/2010

par  Shraga Blum

pour : Israel 7

En marge des pourparlers entre Israéliens et Palestiniens, sous la pesante et sélective supervision américaine, l’Administration Obama a sans doute découvert comme tous les Américains le tout dernier sondage qui vient de paraître aux Etats-Unis, concernant les intentions de vote des Américains aux prochaines élections à mi-mandat au Congrès américain, où seront renouvelés la totalité des 435 sièges de la Chambre des Représentants, et 37 sièges de sénateurs sur 100.

Réalisé par le très sérieux Institut « Gallup », ce sondage traduit aujourd’hui en chiffres la déception croissante de la population américaine envers « la star » qu’elle a portée au pouvoir il y a bientôt deux ans. Selon cette étude, les intentions de votes se répartissent de la manière suivante : 48% en faveur des Républicains contre 43% en faveur des Démocrates. Cet écart de 5 points n’est certes pas énorme, mais il est, à de rares exceptions près, régulier depuis le début du mois de juillet, et surtout, c’est l’un des premiers à avoir été réalisés après le départ des troupes US d’Irak, espoir du Président américain de remonter dans les sondages. Si cette configuration se confirme, cela équivaudrait tout simplement à un renversement de majorité à la Chambre des Représentants, et à une quasi-égalité au Sénat, donc en résumé, à un affaiblissement considérable de l’hôte de la Maison-Blanche.
Il faut dire que la mobilisation est plus importante dans le camp républicain et chez les « déçus » d’Obama qui voit dans les élections de novembre une occasion unique de freiner ce qu’ils considèrent comme « une dégringolade » des Etats-Unis sur le plan intérieur et international. Un découpage interne du sondage montre que les Républicains dépassent les Démocrates dans tous les domaines à l’exception de l’Ecologie.

La parution de ce sondage pourrait aussi avoir des répercussions sur les pourparlers israélo-palestiniens, lors des prochaines rencontres bimensuelles, au fur et à mesure que l’on se rapprochera de la date des élections.

L’Administration américaine, qui ne cesse d’exercer de très lourdes pressions sur Israël, pourrait être tentée de « lever un peu le pied » afin de ne pas irriter les grandes organisations juives et perdre encore davantage d’électeurs juifs. Et par effet de miroir, il est à espérer que le Premier ministre israélien, rompu aux ficelles de la politique, tienne bon face à Washington, conscient que l’Administration Obama n’est pas dans sa phase la plus commode pour eux de pressuriser Israël, et le sera probablement encore moins si les Chambres sont dominées par les Républicains pour les deux années à venir.

 

 

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mordeh'ai - dans Politique
14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 09:13

source : http://www.un-echo-israel.net/

par Nicole Surkes

14 septembre 2010,

  Au premier étage d’un bâtiment qui hébergeait dans le  temps «  l’Institut Catholique Allemand proche de la porte de Jaffa » se trouvent la Synagogue Conegliano Veneto et le Musée Umberto Nahon, plus populairement nommé le Musée italien.Après avoir franchi une grille, le visiteur entre dans un petit couloir qui sépare la synagogue du musée. En 1952 la synagogue fut transportée intégralement de Conegliano (Italie), un village entre Padoue et Venise, à Jérusalem. Elle n’était plus utilisée depuis le début du 20ème siècle à la suite du départ de la population juive. Des inscriptions révèlent que sa construction commença en 1701 et fut achevée en 1719. Elle fut bâtie dans le style baroque, en grande partie en bois doré. Très pittoresque, elle vaut un détour.

A droite de l’entrée se trouve le musée composé de quatre salles. Les objets exposés viennent pour la plupart des périodes baroques et rococos. Il y a aussi quelques œuvres plus récentes. Elles représentent à merveille la culture juive italienne. Chaque salle contient des pièces presque toutes liées aux rites juifs.
Dans la première salle, les ornements sont en métal. La plupart des objets de cette collection servent à décorer la Tora. Une couronne ornée de canons frappe le visiteur. Elle fut faite en 1949 par des Juifs du Piémont en l’honneur du roi Carlo Alberto qui leur avait accordé l’émancipation et qui, pour cette raison, jouissait de leur admiration. Une autre couronne, moins élaborée, est datée de 1685. Elle est probablement parmi les premières couronnes de Tora.

La deuxième salle est réservée aux tissus. C’est ici que les plus grands changements ont eu lieu. Le joyau des nouvelles acquisitions est un très beau revêtement rouge pour la Tora. Sur le mur, une installation vidéo montre au visiteur les phases multiples nécessaires pour rendre à ce revêtement, au départ plutôt abîmé, sa beauté d’origine. Les images ne transmettent pas seulement le savoir-faire qu’une telle conservation nécessite, mais aussi la passion et la patience qui se cachent derrière chaque étape.

La troisième salle contient des œuvres en bois. Le visiteur y trouve une arche sainte du 17ème siècle de San Daniel del Friuli, une communauté près de Trieste (Italie). Cette œuvre présente un intérêt spécial étant l’ouvrage d’un artiste juif, alors qu’en général les arches étaient commandées chez des artistes non juifs. En effet, il était généralement interdit aux Juifs d’apprendre ou d’exercer les métiers artisanaux.

La dernière salle est consacrée aux parchemins et contrats de mariage décorés à la main. Mais les pièces les plus surprenantes et intéressantes sont les lettres écrites par Théodore Herzl. Adressées à Félice Ravenna, un des dirigeants de la Fédération Sioniste Italienne, ces lettres sont un compte rendu des entretiens de Théodore Herzl avec le pape et le roi d’Italie.

Ce fut Umberto Nahon qui rassembla dans les années 60 la collection du musée, en coopération avec les communautés juives d’Italie et d’Israël. Les objets réunis furent gardés dans une pièce adjointe à la synagogue jusqu’en 1981, date à laquelle le musée fut fondé. Le ministère israélien de la Culture reconnut le musée un an plus tard après certains changements.

Dans ce lieu le visiteur est entraîné vers un autre monde, dans une atmosphère de beauté, d’antiquité, jusque dans les détails.

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mordeh'ai - dans Société
14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 08:46

Par Jackson Diehl, chroniqueur américain

13-09-2010 

Traduit par Albert Soued  http://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com

Alors qu'il s'acheminent cette semaine vers la 2ème série de pourparlers directs en vue d'un accord au Moyen Orient, ce qui est communément admis à propos de Mahmoud Abbas et Binyamin Netanyahou peut être résumé ainsi: "Abbas est un "modéré" qui souhaite vraiment un accord sur la base de 2 états, mais qui est trop faible sur le plan politique local, pour pouvoir finaliser un tel accord. B Netanyahou est un faucon qui a une bonne assise politique en Israël, mais qui, au fond de lui en réalité, n'accepte pas un foyer national palestinien".

Alors comment se fait-il que Netanyahou ait passé la semaine dernière à parler du "compromis historique avec nos voisins palestiniens", promettant des "idées nouvelles" pour y parvenir, même si des ministres de son cabinet proclament à tue-tête qu’ils y sont opposés ?

Et pourquoi alors, précisant à qui veut l'entendre qu'il a été entraîné de force dans les pourparlers, Abbas menace-t-il sans cesse dans ses interviews de quitter les négociations (si ses conditions n'étaient pas satisfaites) et écarte-t-il publiquement toutes concessions, que les sondeurs palestiniens disent acceptables pour la majorité de son peuple ?

Bien sûr, au Moyen Orient, les choses – comme les annonces publiques – ne sont pas toujours ce qu'elles semblent. Mais la contradiction entre les jugements habituels portés sur les 2 dirigeants et ce qu'ils disent réellement constitue l'aspect le plus étonnant de ce dernier processus de paix. Ces pourparlers ont été organisés de manière à obtenir le maximum de négociations directes, dans des conversations privées.

Cependant aujourd'hui personne – ni les experts habituels, ni l'administration d'Obama, ni même la plupart des gens en Israël et les gouvernements palestiniens – personne n'est absolument sûr des intentions réelles des 2 dirigeants.

A commencer par B. Netanyahou. Comme 1er ministre dans les années 90, le chef du Likoud a plus que fait pour faire échouer le plan Oslo à 2 états et il n'a jamais dit publiquement qu'il pourrait accepter un état souverain palestinien, avec comme capitale Jérusalem. Comme l'a observé la semaine dernière, le journaliste Herb Keinon du Jerusalem Post, la rhétorique de

B Netanyahou a changé très rapidement, appelant M Abbas "un partenaire pour la paix", employant la terminologie "Cisjordanie" plutôt que celle, nationaliste, de Judée-Samarie Keinon propose 3 explications possibles pour ce revirement, notamment celles de mettre sur la sellette M Abbas et "apaiser" B. Obama.

Mais il semble plausible que B. Netanyahou soit sérieux quand il a dit à son cabinet qu'il pourrait accepter un état palestinien à 2 conditions: qu'Israël soit reconnu comme "un état national du peuple juif" et que "des mesures rigoureuses de sécurité puissent assurer que ce qui s'est passé après avoir quitté le Liban et Gaza ne se répète pas en Cisjordanie" – les 2 territoires évacués ayant été aussitôt occupés par des milices soutenues par l'Iran qui, entre autres, ont déployé des milliers de missiles dirigés vers les villes israéliennes.

A cela, j'ajouterai une 3ème condition: Netanyahou souhaite l'installation par étapes d'un état palestinien – même si les clauses finales sont conclues dès le début -- Au moins au début, des patrouilles israéliennes contrôleraient la vallée du Jourdain et certaines implantations qui demeureraient sur place. Ceci est jouable ou non.

Mais il faut noter qu'après son 1er et long entretien privé avec Netanyahou à Washington, Abbas a passé le plus clair de son temps au retour à donner des interviews aux médias arabes où il rejetait publiquement chacune de ces conditions.

Il disait que les Palestiniens ne reconnaîtraient jamais un état juif et ne laisseraient jamais les forces israéliennes patrouiller en Cisjordanie. Sur le sujet des pressions pour des concessions, il a dit au quotidien "al Qods": "je saisirai ma serviette et m'en irai". Ses partisans palestiniens se sont empressés d'expliquer: "Abbas dit ce genre de choses parce qu'il subit de terribles pressions localement, pas seulement le Hamas, mais la rue palestinienne" – Vraiment ?

 

Une étude récente de l'opinion palestinienne réalisée par David Pollock du "Washington Institute for Near East policy" remarque que 60% des Palestiniens accepteraient, dans une reconnaissance mutuelle, "Israël comme l'état du peuple juif" et la Palestine comme l'état du peuple palestinien. 50% pourraient tolérer une présence israélienne intérimaire à la frontière jordanienne pour "des raisons de sécurité". Abbas a réussi à convaincre l'administration Obama qu'il était sérieux en vue d'un accord de paix.

Il l'est peut-être. Peut-être aussi que Netanyahou – passé maître dans les relations publiques politiques – a réussi à créer une image de ses intentions qui ne soit pas réelle. En tout cas, les 2 hommes devront bientôt décider si leurs déclarations se transforment en réalité ou non. On peut espérer seulement que c'est M Abbas qui bluffe et non pas Netanyahou. (1)

 

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mordeh'ai - dans Point de vue
13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 17:53
 

Brûlera, brûlera pas, le Coran en place de Grève? Pardon à Gainsville, dans l’Etat de Floride. Le monde retient son souffle. Terry Jones, pasteur fou, illuminé, qui ne représente rien, si ce n’est une cinquantaine de membres de sa congrégation aussi cinglés que lui, menace d’autodafer le Coran. Le 11 Septembre, ouf, il s’est dégonflé le Pasteur, ou bien, a t-il subi tant de pressions et de menaces que le jeu ne valait plus la chandelle qui devait allumer l’autodafé du Coran ou le bucher sur lequel il se serait immolé. Peu importe, Jones a atteint son objectif : attirer l’attention du monde sur l’ignominie de Cordoba. Les journaux en ont fait leurs choux gras, mais personne, en France du moins, ne s’est intéressé à l’Imam Feisal Abdul Rauf. Vous savez « l’islamiste modéré », comme on aime à le désigner, qui a récolté en un tour de main 100 millions de dollars pour sa mosquée à un jet de pierres du Ground Zero.

Or voici un Monsieur qui est appointé, financé et mandaté par le Département d’Etat américain, lire par le sieur Obama, pour représenter l’Amérique dans le Monde arabe. L’Imam sillonne les Etats du Golfe et d’ailleurs, non pour trouver du financement pour sa mosquée; il a déjà été récolté, sans doute de quoi financer dix mosquées semblables, mais pour transmettre le message de son mentor Obama : les valeurs américaines, telles qu’elles sont traduites dans la Constitution des Etats Unis, cadrent pile poil avec les valeurs de l’Islam. Aux frais du contribuable américain, Il voyage au Moyen-Orient et dans d’autres pays musulmans, pour raconter la vie idyllique et la tolérance religieuse des musulmans d’Amérique, en Amérique, et tout le bien que pense le peuple américain des Musulmans.

P.J Crowley, Secrétaire Assistant au Département d’Etat, en charge des Affaires publiques, déclare: « Nous employons L’Imam Rauf depuis longtemps, il s’est déjà rendu pour nous au Bahrain, au Maroc aux Emirats Arabes Unis, au Qatar et en Egypte, dans le cadre d’un programme d’échange initié par le Département d’Etat. Son travail sur la tolérance et la diversité religieuse sont bien connus et apportent une perspective modérée à des « audiences » étrangères (lire : à des musulmans plutôt extrémistes) de ce que signifie être un musulman pratiquant aux Etats-Unis. Rauf ne sera pas autorisé à soulever des Fonds durant ce voyage ». Rauf est aux ordres, comme n’importe quel fonctionnaire.

Deux membres du Congrès, Ileana Ros-Lehtinen et Peter King considèrent que le sponsoring des voyages de Rauf par le Département d’Etat est inacceptable, et citent une interview de l’Imam qui a déclaré que les Etats-Unis étaient autant à blâmer (que qui ?) pour les attaques du 11 Septembre ; et que, par ailleurs, le contribuable américain n’a pas à fiancer ces déplacements.

En parallèle, une pétition circule, demandant à Hilary Clinton de tout bonnement virer cet Imam du State Department. Je vous invite d’ailleurs à la lire attentivement pour bien vous imprégner des motifs qui justifient cette demande et la signer en nombre. Elle s’intitule : Fire ths Imam

Cet Imam porte-parole des Etats-Unis est-il aussi casher et modéré qu’on le dit ?

Exhumant de vieilles lettres rédigées par lui, nous apprenons son hostilité à l’Etat d’Israël: « Dans une paix véritable il est impossible qu’un Etat juif de Palestine puisse perdurer; Israël, durant notre vie, deviendra un autre Etat arabe avec une minorité juive ». Un prophète, quoi !!

Il refuse par ailleurs de reconnaître que le Hamas est une organisation terroriste et se montre particulièrement tolérant avec le régime iranien.

En réponse à ces accusations, Rauf déclare que les prises de position faites dans sa jeunesse n’exprimaient que son désir de trouver des solutions pacifiques pour Israël (devenir un Etat arabe avec une minorité juive, par exemple) Quant à son soutien au régime de Téhéran, il n’exprime que son attachement aux valeurs humaines.

C’est à cela que ressemble ce musulman « modéré » qu’Obama envoie de par le monde pour porter la voix de l’Amérique. C’est à ça que ressemble la position d’Obama sur le conflit israélo-arabe et c’est ça qui guide son désir, impartial, de voir la paix s’instaurer entre israéliens et palestiniens.

L’initiateur de la Mosquée du Ground Zero, ou plutôt, du grand zéro, voyage aux frais du contribuable américain mandaté et financé par Hillary Clinton pour tenir un double langage, selon qu’il se trouve sur le sol américain ou dans les pays arabes.

Et vous vous étonnez que le Pasteur Jones ait sauté les plombs et que les Américains qui sont parfaitement au fait de ce dossier, contrairement aux Français et autres pays qui crient au scandale de l’autodafé, soient hostiles dans leur immense majorité à la construction de cette mosquée et aux clins d’oeil appuyés d’ Obama aux Musulmans, par Imam interposé.

Quoi qu’il en soit, brûler un livre saint est une idiotie. Pour établir un parallèle avec le feu de joie organisé en Place de Grève en l’an de grâce 1242 où l’on a brûlé, non par un seul Talmud, mais 24 charrettes remplies à rebord, je me suis amusé à rechercher dans Wikipedia-je- sais-tout des infos, et qu’elle n’a été ma surprise:

Dans la rubrique « Inquisition », pas de trace de cet événement, dans l’entrée « « autodafé » pas de trace non plus, et quand on entre dans Wikipedia par « Louis IX », dit Saint Louis, on découvre : « Que c’est à la demande même des Juifs convertis au christianisme, selon lesquels le Talmud contient un grand nombre d’invectives contre Jésus-Christ et contre la Sainte Vierge, une controverse se tient à Paris sous la présidence de …. et l’abbé Nicolas Donin (ancien rabbin) établissent que le reproche est fondé. Le roi fait alors brûler des exemplaires du Talmud à Paris »

 

Autrement dit, le bon roi Saint Louis n’est pour rien dans cette ignominie, c’est encore une fois la faute aux Juifs qui font du zèle, que le feu de joie a eu lieu. A préciser qu’ « autodafé » ne signifie pas acte de feu, comme certains le pensent, mais acte d foi.

 

Sachant que de nos jours les Juifs ne se convertissent plus au Christianisme, mais aux idées d’extrême gauche, aux mouvements pro-palestiniens et autres détestations de soi , le bon roi Saint-Louis, pardon, Obama, n’aura plus qu’à entériner les thèses de Rauf et des Juifs qui le soutiennent, à commencer par Bloomberg, le maire de New York, en continuant par tous les comédiens et intellectuels israéliens, qui refusent de se produire à Ariel, sise en Palestine, comme chacun le sait, pour, d’une part, autoriser l’élévation de la Mosquée Cordoba au Ground Zero et, d’autre part, appuyer fortement la transformation de l’Etat d’Israël en un Etat arabe , mais rassurez vous, avec une minorité juive, de Dhimis, qui payeront leur tribut à l’Etat palestinien à devenir.

La question est donc de savoir : qui est le plus cinglé dans cette affaire ?

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mordeh'ai - dans Société
13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 13:17

13/09/2010

par Claire Dana-Picard

Israel 7

A la veille de la première rencontre entre Binyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas à Sharm el Sheikh, le ministre de l’Environnement Guilad Erdan (Likoud) soulève un problème sérieux en révélant que des Palestiniens se sont appropriés illégalement un certain nombre de terrains à Jérusalem pour y construire des maisons à l’encontre de la loi.

D’après les données publiées ces dernières semaines par ses services, ce sont des habitants des villages arabes d’A-Tour et d’Issawiya qui auraient agi ainsi en investissant notamment des terres appartenant au parc national situé au pied du Mont Scopus (Har Hatsofim) et autour des murailles de la Vieille Ville.

Ce qui est plus grave, a souligné Erdan, c’est que lorsque les inspecteurs des parcs nationaux ont décidé d’évacuer les occupants, la police a refusé de les encadrer, rendant impossible l’opération. Erdan a souligné que des Palestiniens violaient régulièrement et impunément les lois de la construction. Et de préciser : « Il y a des intrus que la police ne nous permet pas de déloger, et si nous ne défendons pas notre souveraineté à Jérusalem, où le ferions-nous ? ». Erdan a réclamé l’intervention personnelle du Premier ministre. La police, de son côté, affirme tout ignorer de cette affaire.

(La mise en gras est de mon fait- Mordeh'aï)

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mordeh'ai - dans Politique