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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 12:24

Par Laly Derai,

Hamodia No 193 http://www.hamodia.fr/

16 novembre 2011,

 

100 % d'Ashkénazes siègent à la Cour suprême israélienne. Le juge Edmond Lévy servait jusqu'à récemment de feuille de vigne à l'hégémonie ashkénaze de la plus haute instance de justice, mais que faire, il a atteint l'âge de la retraite et la feuille de vigne s'est donc asséchée, mettant à nu une Cour suprême politiquement incorrecte. Mais l'uniformité des juges de la Cour suprême ne se limite pas à leurs origines. Voici déjà longtemps que les pouvoirs législatifs et exécutifs reprochent au Bagatz une uniformité des idées et des opinions politiques. Plusieurs projets de loi promettent de mettre fin à ce déséquilibre.

 

Avec tout le respect dû au dossier nucléaire iranien ou au flop de la déclaration unilatérale d'indépendance palestinienne, un des évènements politiques les plus majeurs de ces dernières semaines concerne le système judiciaire israélien et la volonté - non avouée - du Premier ministre Binyamin Nétanyaou de procéder à des changements au sein de l'appareil judiciaire afin de mettre un terme à l'hégémonie gauchisante des juges de la plus haute instance de justice du pays : la Cour suprême.

 

Le Premier ministre se garde bien d'avouer tout haut ses projets et c'est par le biais de son fidèle chef de file de la coalition, le député Zeev Elkine et de son ministre de la Justice, Yaakov Neeman, qu'il tente de changer la donne au sein de l'appareil judiciaire par le biais de projets de lois et de réformes.

 

La première loi déposée dans ce sens concerne le comité chargé de l'élection des juges de la Cour suprême. Il est de notoriété publique que depuis des années, c'est la méthode du parrainage qui régit l'élection des juges de la Cour suprême. Voici comment fonctionne cette méthode a priori équilibrée, mais en fait clairement biaisée : neuf membres forment le comité, parmi lesquels quatre politiciens et cinq juristes. Parmi les politiciens, on trouve deux ministres - parfois de gauche, parfois de droite, selon le résultat des élections -– et deux députés, un de droite et un de gauche.

 

Parmi les juristes, on trouve deux délégués du barreau, s'alignant automatiquement à l'opinion des juges et enfin trois juges de la Cour suprême. En résumé, dans le cas d'une coalition de droite, on obtient trois juges, deux juristes soucieux de plaire aux juges et un député de gauche soit six membres sur neuf dont les opinions politiques varient entre Méretz et le Parti travailliste. Dans le cas d'une coalition de gauche, cette majorité passe à huit contre un.

 

C'est ainsi que comme l'a expliqué l'éditorialiste Ouri Élitsour, les juges de la Cour suprême « se clonent les uns les autres » : un juge laisse la place à son clone et l'uniformité continue…

 

Un amendement à la loi déposé par le ministre de l'Éducation Guidéon Saar et adopté par le comité ministériel pourrait peut-être mettre à mal ce vote automatique : selon cet amendement, une majorité de sept membres sera désormais nécessaire pour élire un juge à la Cour suprême. L'équilibre n'est pas encore au rendez-vous, mais, en cas de coalition de droite, cette dernière sera en mesure de bloquer un candidat promu par la gauche. Mais le Premier ministre - officieusement toujours - ne s'est pas contenté de ce petit exercice stratégique. Il est parvenu à faire nommer deux députés de droite au comité : le premier, Doudou Rotem (Israël Béteinou) appartient à la coalition ; le second, Ouri Ariel (I'houd Léoumi), à l'opposition !

Enfin, un dernier texte de loi, qui exige qu'au moins un des délégués du barreau soit issu de l'opposition (en Israël, le barreau aussi est politisé NDLR) assure là aussi une plus grande hétérogénéité du comité.

 

Toutefois, le projet de loi présenté par les députés Likoud, Yariv Lévine et Zeev Elkine, a été largement critiqué tant par l'opposition que par une partie de la coalition. Selon ce texte, tout juge candidat à la Cour suprême devra passer une audience publique devant la Commission parlementaire des lois qui sera habilitée à poser son véto et donc à disqualifier un candidat.

 

Depuis l'annonce de la déposition de ce projet, c'est le tollé général en Israël. Côté gauche, on parle de politisation illégale de l'appareil judiciaire. Au sein du Likoud, des ministres comme Guidéon Saar ou Moché Ca'hlon condamnent ce qu'ils appellent une violation de la séparation des pouvoirs et parmi les juristes, on pousse de hauts cris et on parle d'une démarche antidémocratique extrêmement dangereuse.

 

Ces derniers développements sont la suite logique d'un bras de fer qui oppose depuis de longues années déjà la Cour suprême et l'appareil politique. Dans quelques mois, la présidente de la Cour suprême, Dorit Beinisch, ennemie jurée de la droite, devrait partir à la retraite. Pour ceux qui considèrent que le Bagatz a pris une couleur politique trop prononcée depuis l'accession du président de la Cour suprême Aaron Barak, le prédécesseur et mentor de Beinisch, l'occasion est toute trouvée de redonner un semblant d'équilibre dans le système…

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mordeh'ai - dans Politique
15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 13:43

Par Adi Mintz ancien directeur général du Conseil de Yesha

Publié le: 15.11.11, / dans YnetIsrael opinion

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4148346,00.html

Adapté par Mordeh'aï pour malaassot.com

http://malaassot.over-blog.com/

 

Avec la notion "du Nouveau Moyen-Orient " le principe de 2 états est mort, il est temps de réfléchir à l’option jordanienne.

 

Ces derniers jours, on a beaucoup parlé du départ de Dennis Ross, conseiller principal du président Barack Obama pour les affaires du Moyen orient. La retraite de Ross, qui suit la démission de George Mitchell de son rôle d'envoyé spécial au Moyen-Orient en mai, crée une occasion de changer de voie.

Dennis Ross a été un proche collaborateur de Bill Clinton et a accompagné l'échec retentissant des accords d'Oslo, le mémorandum de Wye Plantation du premier gouvernement Netanyahou, et le fiasco de Camp-David du temps ou Ehud Barak Premier ministre et qui a mené à la Seconde Intifada et la mort de plus de 1,000 Israéliens .

Ross a également été parmi les architectes de la politique américaine favorisée par la gauche Israélienne; cette politique a dominée la diplomatie israélienne et nous a conduit à l’impasse sanglante à laquelle nous avons fait face pendant de longues années.

 

La politique menée par Dennis Ross a constitué une création artificielle "d'un axe modéré" face "à l'axe du mal." Ces diplomates, avec l'aide mystique de Shimon Peres, ont produit " un Nouveau Moyen-Orient " avec des mots simples et l'ont alimenté avec des milliards de dollars pour l’Egypte de Mubarak, la Tunisie, l'Arabie Saoudite et la Jordanie - et le plus important encore, pour les Palestiniens d'Arafat et d'Abbas.

Comme il s'est avéré il n'y a pas eu du tout de modération islamique et il n'y a aucune différence entre la haine pour Israël, parmi ces peuples "modérés" et la haine qui résiste en Syrie, au Liban et en Iran, qui sont restés eux dans l' «axe du mal». La seule différence a été le degré du fléchissement des tyrans et jusqu’où ils étaient prêts à se plier à la volonté de leur peuple, afin de rester au pouvoir grâce à l'argent américain.

 

«Printemps arabe» de folie

"L'Hiver arabe," que les médias Occidentaux ont pris un grand plaisir – à dénommer "Printemps Arabe" ceci basé sur un manque total de compréhension du monde Islamique, arabe et tribal qui gravite autour de nous - il a seulement aidé à préciser (à ceux qui avaient besoin d'une telle clarification) qu'il n'y a eu aucune chose semblable ; il n'y a toujours pas d'états modérés et  un axe de mal.

Les dictateurs peuvent paraître modérés, afin de recevoir de l'argent américain, mais les peuples ne changent pas leur vision du monde à la suite de la signature d'un morceau de papier. Ces morceaux de papier sont sans valeur à leurs yeux et ils n'ont aucune morale à s'en affranchir au moment, le plus opportun de le faire.

 

Le roi Abdullah de Jordanie a une bonne compréhension de la question. Il parle ouvertement de la mort de la notion de deux Etats, affirmant qu’Israël veut renverser son régime et établir l'Etat palestinien en Jordanie.

En effet, le seul bénéficiaire de l'idée stupide de deux Etats, c'est le roi qui siège à Amman et contrôle par son armée de bédouins un Etat dont la population est à 75% palestinienne.

Il sait bien qu'il est le prochain, après le dictateur qui est assis dans une cage en Égypte, le lynchage de Kadhafi, et la disparition d’autres tyrans lentement remplacés dans notre région.

Et que dire du «printemps arabe» dont Dennis Ross et ses partenaires ont rêvé?

 

Cette vision du monde a fait faillite et il ne reste que notre rêveur Shimon Pérès qui continue à la souhaiter. La notion de deux États, qui reposait sur des «Etats modérés» et que les Palestiniens ont tenté de nous imposer en Septembre via l'ONU, est morte - même si aucun certificat de décès n’a encore été signé.

 

Le temps est venu maintenant de changer de direction. La souveraineté et la sécurité doivent rester aux mains d'Israël, et aucun autre Etat ne devra être établi entre le Jourdain et la Méditerranée. La solution se trouve dans l'auto-gestion de la vie palestinienne.

Le véritable Etat palestinien sera établi en Jordanie, et les Arabes de Judée et de Samarie seront ses citoyens dans l'avenir.

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mordeh'ai - dans Réflexions
12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 18:14

 Par Laly Derai,

Hamodia No 192 http://www.hamodia.fr/

11 novembre 2009,

 

Face à la Porte des Immondices, à quelques centaines de mètres du Kotel et du mont du Temple, se trouve le site archéologique le plus riche et le plus passionnant d'Israël : la Cité de David. Voici plus de quinze ans que des fouilles massives sont entreprises par l'organisation Elad et l'Autorité des antiquités sur ce lieu chargé d’histoire juive, et ce au grand dam des organisations de gauche qui considèrent que les accointances politiques de Elad sont trop marquées à droite. Il y a quelques jours, la Cour suprême a pourtant décidé de laisser à Elad la gestion du site, tout en lui retirant certaines prérogatives.

Chaque année, près de 500 000 personnes visitent le parc national d’Ir David, situé à quelques dizaines de mètres en contrebas du mont du Temple. Aujourd'hui, Ir David est le site archéologique le plus fouillé du pays. 17 délégations d'archéologues venus du monde entier ont pris part aux recherches et chacune d'entre elles a trouvé une nouvelle pièce du « puzzle ». Selon un sondage récemment publié, la Cité de David est devenue un des trois sites touristiques les plus visités à Jérusalem, juste après le Kotel.

Cette réussite phénoménale, elle est due en premier lieu aux découvertes archéologiques de tout premier ordre que ce site renferme : le palais de David, le tunnel de Hizkiyahou, le bassin du Chiloa’h, le canal emprunté par les soldats de la révolte de Bar Ko'hva pour fuir les Romains, une rue antique utilisée par les pèlerins pour se rendre sur le mont du Temple... Mais cette réussite est également due à la gestion d'une organisation affichant clairement ses opinions politiques, l'association Elad (acrostiche d’El Ir David, vers la Cité de David), qui dirige, conjointement avec l'Autorité des Parcs nationaux (APN), le parc d’Ir David, finance et organise en étroite collaboration avec l'Autorité des antiquités les fouilles archéologiques sur le site.

Or, ce succès est loin de plaire aux différentes organisations d'extrême gauche qui ont manifestement du mal à se faire à l'idée qu'un peu plus chaque jour, la Cité de David renforce le lien entre le peuple juif et Jérusalem. C'est ainsi que ces ONG déposent depuis plusieurs années déjà recours sur recours contre la poursuite des fouilles archéologiques.

Il y a quelques mois, l'ONG Ir Amim (la ville des peuples) saisissait à nouveau la Cour suprême, cette fois-ci dans le but de retirer à Elad le droit de faire fonctionner le parc national.
Selon la loi, l'Autorité des parcs nationaux est en droit de confier le fonctionnement de ses parcs à des organisations privées tant que leur direction reste entre les mains de l’État. Selon Ir Amim, soutenue dans son recours par des intellectuels de gauche comme le Pr Zeev Sternhell et l'ancien Président de la Knesset Avraham Burg, l'APN a transgressé cette loi et confié l'entière direction du site d’Ir David à Elad. Par ailleurs, les plaignants affirmaient que la gestion du site par Elad constituait un risque de conflit d'intérêts, étant donné son idéologie politique de droite.

Le 26 octobre, la Cour suprême a rejeté ces recours, mais a toutefois exigé quelques modifications dans l'accord qui fixe les prérogatives d'Elad sur le site. Ainsi, les visites guidées ne seront plus automatiquement placées sous la responsabilité des guides d'Elad, l'association sera contrainte de faire fonctionner le site durant shabbat et ce n'est plus Elad qui encaissera les entrées.

Selon la juge Esther Hayout, qui dirigeait le collège chargé du dossier, « l'accord entre Elad et l'APN est réglementaire, mais il convient de s'assurer que l'association se contente de faire fonctionner le site et pas de le diriger ».

Le chemin entre Ir David et le Kotel ouvert au public
Marcher sur les traces de l'histoire : c'est ce que propose depuis un peu plus d'un mois le site d’Ir David avec l'ouverture au public d'une voie souterraine reliant la Cité de David et le Kotel, révélé lors de fouilles archéologiques et qui a vraisemblablement été emprunté il y a 2000 ans de cela par les soldats de Bar Ko'hva fuyant les Romains.

Ce chemin est en réalité un canal mis à jour par les archéologues Ronny Reich et Eli Choukroun. Son existence est connue depuis 1867, date à laquelle l'archéologue britannique Charles Warren découvre une de ses entrées juste à côté de l'arc Robinson, en plein cœur du Centre Davidson, le parc archéologique situé entre le Kotel et la Porte des Immondices. Il y a sept ans, l'Autorité israélienne des Antiquités (IAA) a entamé des travaux consistant à déblayer la terre qui, au cours des siècles, s'est amoncelée dans ce canal qui servait à l'époque d'Hérode à drainer l'eau de pluie des rues avoisinant le mont du Temple.

« Nos travaux permettent aux visiteurs de traverser la tête haute ce canal et passer de la Cité de David à l'esplanade du Kotel en empruntant un souterrain vieux de 2 000 ans ! », explique Élie Choukroun, l'un des deux archéologues responsables du projet.

C'est dans ce canal qu'a été découverte il y a peu une épée ayant vraisemblablement appartenu à un soldat romain et remarquablement bien conservée.

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mordeh'ai - dans Histoire
11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 14:08

Editorial de la semaine du 12/11/2011
Par Marc Femsohn pour Guysen International News 

Vendredi 11 novembre 2011


Le président français confie à Barack Obama qu'il ne peut plus voir Binyamin Netanyahou, car c'est un "menteur", il sait de quoi il parle, il est un maître en la matière. Le 23 juin 2008, Nicolas Sarkozy disait-il la vérité lors de son discours à la Knesset, à Jérusalem, capitale éternelle et indivisible de l'Etat d'Israël ?


Premier extrait : "Je suis venu vous dire que le peuple français sera toujours aux côtés de l’Etat d’Israël quand son existence sera menacée. Car on ne peut pas accepter la menace sur l’existence de l’Etat d’Israël. Et ceux qui appellent de manière scandaleuse, à la destruction d’Israël trouveront toujours la France face à eux pour leur barrer la route.
Pour que les choses soient claires et qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, je veux dire que le programme nucléaire militaire de l’Iran appelle une réaction d’une extrême fermeté de toute la communauté internationale. Israël doit savoir qu’Israël n’est pas seul ! Mais je veux le dire avec force : un Iran doté de l’arme nucléaire est inacceptable pour mon pays !"

Lundi 7 novembre 2011, Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères a affirmé qu'il "fallait tout faire pour éviter l'irréparable, une intervention militaire" contre l'Iran, après les récentes menaces d'une attaque d'Israël contre ce pays. L'irréparable pour lui, ce n'est pas que l'Iran puisse avoir l'arme nucléaire, mais plutôt qu'Israël menace d'intervenir militairement.

Ces Israéliens sont tous des menteurs, puisqu'on vous dit que la France est là pour les protéger, d'ailleurs, vous voyez bien, Juppé, lui, il a trouvé la solution : "s'il vous plaît M'sieur Mahmoud, arrêtez votre programme nucléaire militaire, attention, nous allons prendre des sanctions, des vraies, cette fois-ci, merci beaucoup et excusez-nous de vous avoir dérangé". Ce n'est peut-être pas une mauvaise tactique pour tuer Ahmadinejad, car il pourrait bien mourir... de rire.

Deuxième extrait du discours de Sarkozy : "La France veut dire au peuple palestinien la vérité. Et la vérité c’est que nul ne peut espérer rétablir les droits du peuple palestinien en niant ceux du peuple israélien et en appelant à la destruction d’Israël. La vérité, c’est qu’il faut que cette violence cesse. Alors, c’est vrai, il ne peut y avoir de paix sous la menace du terrorisme. Il ne peut y avoir de reconnaissance mutuelle quand des roquettes tombent tous les jours sur des victimes innocentes. Il ne peut y avoir de paix si les Palestiniens ne combattent pas eux-mêmes le terrorisme. C’est aux Palestiniens de le faire, chacun a sa part de travail à faire."

Monsieur le président de la République, en plus d'être menteur, notre Premier ministre doit être sourd et aveugle. En effet, l'arrêt de la violence palestinienne a dû lui échapper. Nous, Israéliens, avons dû également rêver les roquettes et les missiles qui tombent sur nos villes. Le terrorisme n'est qu'une vision de notre esprit juif paranoïaque, d'ailleurs le massacre de la famille Fogel d'Itamar, dont la maman et les enfants étaient de nationalité française, n'est que le fruit de notre imagination sioniste malade. Il était normal que vous récompensiez les Palestiniens en soutenant leur adhésion à l'Unesco.

Troisième extrait du discours de Sarkozy : "Quand cela ira mal pour l’Etat d’Israël, vous verrez qui seront vos amis et je ne suis pas du genre à trembler quand cela va mal mais je veux vous dire, puisque vous m’avez fait l’honneur de me permettre de m’adresser devant vous, que je suis venu parler avec le cœur et non pas simplement avec la malice politicienne.
Après ce que l’Europe a connu, après le massacre des Juifs, on ne peut pas accepter que quiconque dans le monde dise qu’il veut rayer de la carte l’Etat d’Israël. Aujourd’hui, cette menace a pris la forme du terrorisme. Aucun peuple ne peut vivre sous la menace du terrorisme. Le terrorisme ne s’explique pas. Le terrorisme ne se justifie pas. Le terrorisme se combat !"

Monsieur le président de la République, comment pouvons-nous penser que vous avez usé de "malice politicienne", lorsque vous vous êtes adressé à nous ? Nous savons bien que la malice est une attitude qui vous est totalement étrangère. Et nous sommes d'accord sur votre dernière phrase : "le terrorisme se combat". Voilà pourquoi nous avons une confiance absolue en Tsahal qui est le seul et unique garant de la sécurité de l'Etat d'Israël, de ses libertés, de sa démocratie et de son caractère juif, ne vous en déplaise, Monsieur le président de la République. Personne ne nous dictera quelles sont les concessions qui vous satisferont, notre sort dépend de nous-mêmes.

Les spécialistes du mensonge se trouvent chez les Arabo-musulmans qui l'utilisent comme stratégie, comme ruse de guerre, elle a un nom : " la "Taqqiya". Selon la Charia, les musulmans ne doivent respecter les traités que si ces derniers sont avantageux pour l’Islam. Les ténors de l'Islam en Occident savent comment présenter leur cause d'une façon qui soit non seulement considérée comme acceptable par la majeure partie de la société, mais qui soit aussi considérée comme sensée et même, pourrait-on dire, juste. Ils feront appel aux institutions démocratiques, et aux Droits de l'Homme, tout en sachant très bien que, s'ils en avaient le pouvoir, ils aboliraient ces institutions et refuseraient ces droits aux autres

Nicolas Sarkozy ne peut plus voir Binyamin Netanyahou, car c'est un menteur, mais il pouvait voir et même accueillir ce cher Kadhafi qui dressa sa tente dans la cour de l'hôtel de Marigny. Et Ben Ali, et Moubarak, et Bouteflika et tous les corrompus, les tyrans, les bouchers, comme Assad. Pas grave, eux ils massacrent, mais ils ne mentent pas.

En juillet 2004, le Premier ministre israélien de l'époque, Arik Sharon a osé dire la vérité, invitant les Juifs français à faire leur Aliyah. La France convoque le chargé d'affaires israélien pour lui faire part de son mécontentement et de sa désapprobation.

On nous traite de menteurs, mais lorsque nous disons la vérité, elle dérange.

Ces Israéliens, ils sont terribles, toujours à comploter. Allez, je m'arrête, on risquerait de m'accuser de mauvaise foi.

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mordeh'ai - dans Point de vue
11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 11:20

10 novembre 2011,

Par Caroline Glick

http://www.carolineglick.com/e/

 Adapté par Mordeh’aï Pour le blog malaassot ©

http://malaassot.over-blog.com/

 

Les propos calomniateurs et injurieux tenus contre le Premier ministre Binyamin Netanyahou par le président français Nicolas Sarkozy et le président américain Barack Obama après le sommet du G20 la semaine dernière ont été aussi révélateurs que répugnants.

Penser nul autre que le président Obama ne pourrait l'entendre, Nicolas Sarkozy a attaqué Netanyahou, en disant: "Je ne peux plus le voir, c'est un menteur"."Tu en as marre de lui, mais moi, je dois traiter avec lui tous les jours !", a rétorqué Obama en pleurnichant.

Ces déclarations sont intéressantes tant pour ce qu'elles disent de la façon dont Israël est perçu par l'Occident en général que sur les caractères des deux présidents.

Pour comprendre pourquoi c’est le cas,il est nécessaire de demander d'abord, quand Netanyahu a déjà menti à Sarkozy ou à Obama?

Cette semaine, le rapport sur le programme d'armes nucléaires de l'Iran de l'Agence internationale de l'énergie atomique de l'ONU a fait comprendre qu'Israël - Netanyahu inclus - a dit la vérité sur l'Iran et sur ses ambitions nucléaires depuis le début. En revanche, les leaders mondiaux se sont soumis et se sont enfouis la tête dans le sable.

Depuis le programme iranien d'armes nucléaires a été révélé au public en 2004, Israël a fourni des informations de des renseignements de ses services secrets prouvant les intentions malveillantes de l'Iran semblables à celles de Sarkozy, d’Obama et de l'ONU. Et pendant sept ans, le gouvernement américain - Obama inclus - a prétendu qu'il ne disposait pas de preuve définitive sur les intentions de l'Iran.

Obama a gaspillé les deux premières années de son mandat en tentant de charmer les Iraniens sur leur programme d'armes nucléaires. Il a obstinément ignoré les piles de preuves que lui a présenté Israël que l'Iran n'était pas intéressé par la conclusion d'un accord.

Peut-être qu’Obama comptait sur l'évaluation en 2007 de l’agence nationale d'Intelligence des Etats Unis sur programme d'armes nucléaires de l'Iran. Comme Israël l'a dit à l'époque et comme le rapport d'AIEA de cette semaine le prouve, il n'y avait que le National Intelligence Estimate (NIE) - qui prétendait que l'Iran avait abandonné son programme d'armes nucléaires en 2003 - Ce n'est pas Israël qui avait délibérément menti au sujet du programme d'armes nucléaires de l'Iran. C'était la communauté du renseignement américain qui a volontairement trompé le gouvernement américain et son président au sujet de la grave menace immédiate pour la sécurité nationale américaine.

Israël, y compris M. Netanyahu, avait dit la vérité.

Donc, si Netanyahu n'a jamais menti sur l'Iran, alors sur quoi ces deux leaders mondiaux pensent qu'il aurait menti? Pourquoi ne veulent-ils pas parler avec lui désormais? Se pourrait-il qu'ils n'aiment pas la façon dont il gère leur "processus de paix" bien-aimé avec les Palestiniens? Le fait est que la seule fois ou Netanyahu a parlé avec moins de sincérité des Palestiniens le seul cas où il a cherché à apaiser les semblables d'Obama et de Sarkozy. Ce ne sera que lorsque Netanyahou aura adopté les fausses allégations des Palestiniens favoris d’Obama et de Sarkozy qu'il sera possible d'arriver à un accord de paix avec eux sur la base de la création d'un Etat palestinien indépendant à l'ouest du Jourdain pourrait-on dire qu'il ait fait de fausses déclarations?

Parce que la vérité c’est qu’il n'y a jamais eu une seule chance de parvenir à la paix entre Palestiniens et Israël  Et la raison de cela n'a toujours rien à voir avec le cas de Netanyahu ou d’Israël.

Il n'ya jamais eu la moindre chance pour la paix car les Palestiniens n'ont aucun intérêt à faire la paix avec Israël. Comme l'a déclaré le palestinien "modéré", Mahmoud Abbas chef du Fatah et président de l'Autorité palestinienne le préféré de Occident, dans une interview à Dream TV Egypte le 23 Octobre, "je l'ai déjà dit et je le dirai encore. Je ne reconnaîtra jamais la 'judéité' de l'Etat d'Israël ou un Etat juif  ".

Cela veut dire qu’Abbas ne fera jamais la paix avec Israël.

Reconnaissant cela, le mardi Netanyahu aurait dit à ses collègues que par leurs actions récentes, les Palestiniens ont abrogé les fondements du processus de paix. Comme il l'a annoncé, "En boycottant les négociations et en allant plutôt devant l'Organisation des Nations Unies pour atteindre un Etat indépendant, les Palestiniens ont renié le principe fondamental d'Oslo."

Ce principe, qui a été à la base du processus de paix d'Oslo, et qui était «la terre contre paix».

Comme l’a expliqué Netanyahou, Israël a donné des terres dans le cadre des accords d'Oslo. En échange les Palestiniens s'engageaient à résoudre leur conflit avec Israël par des négociations directes qui mèneraient à la paix. Leur stratagème de l'ONU, comme énoncé par Abbas à la télévision égyptienne, montre que les Palestiniens - non pas Israël - ont menti tout au long de ces discussions. Ils ont empoché les concessions territoriales d'Israël et ont refusé de faire la paix.

Alors pourquoi Sarkozy ne l'aime pas et qu’Obama déteste Netanyahou? Pourquoi est-il "un menteur"? Pourquoi ne pas répandre leur venin sur Abbas, qui leur a vraiment menti régulièrement? La réponse est parce qu'ils préfèrent blâmer Israël plutôt que de reconnaître que leurs évaluations positives des Palestiniens n'étaient que des fantasmes.

Et ils ne sont pas les seuls. La préférence occidentale de la fantaisie à la réalité a été donné par une expression explicite de l'ancien président américain Bill Clinton, en Septembre. Dans une diatribe contre le vilain Netanyahu lors de sa conférence Clinton Global Initiative, Clinton a insisté que l'Autorité palestinienne sous Abbas était "pro-paix" et que le seul véritable obstacle à un accord était Netanyahu. Ironiquement, dans le même temps que Clinton était chef de file des attaques contre Israël qui tuait le processus de paix, M. Abbas s'en est allé à l'ONU demander au Conseil de sécurité d’accepter une Palestine indépendante comme membre à part entière mais un Etat de facto en guerre avec Israël.

Alors, tandis que Clinton lui reprochait l'échec du processus de paix, M. Netanyahu est venu l'ONU et à l'aide d'un discours devant l'Assemblée générale a présenté à Abbas encore un autre moyen de renouveler les pourparlers de paix avec Israël.

Clinton n'a pas épuisé toutes ses munitions que contre Netanyahou. Il en a utilisé aussi contre le peuple israélien. Ignorant le fait gênant que les Palestiniens ont librement élu le Hamas pour les diriger, Clinton a donné à son auditoire avec une terminologie sectaire son avis de l'opinion publique israélienne au travers de laquelle il différencie les bons israéliens, «pro-paix," des mauvais Israéliens, "anti-paix",.

Comme il le dit, " Les plus favorables à la paix sont les Arabes Israéliens,en deuxième lieu des Sabras (les Israéliens juifs qui y sont nés). Troisièmement, les ashkénazes Juifs Européens,installés là de longue date venus à l'époque de la fondation d'Israël".

Comme pour les mauvais Israéliens,de l'avis de l'ancien président, " La plupart des anti-paix sont les ultra-religieux qui croient devoir garder la Judée et la Samarie, et les groupes de colons, que l'on pourrait appeler les territorialistes, les personnes qui ne s’encombrent pas de documents historiques."

Classement par l'honorabilité des citoyens d'Israël, conformément si oui ou non ils sont d'accord avec Clinton et ses amis, Clinton a agi en conformité avec ce qui a émergé en tant que pratique de l'exploitation standard des "amis" d'Israël dans des pays d'Europe et aux Etats-Unis. Comme Clinton, eux aussi pensent que c'est leur droit de choisir quels Israéliens sont acceptables et ceux qui n’en sont pas dignes.

Le mercredi, nous avons vu cette pratique mise en jeu par l’ambassadeur de Grande Bretagne Gould Matthew. Cette semaine également, la Knesset a entamé ses délibérations sur un projet de loi qui viserait à interdire aux gouvernements étrangers ainsi qu’aux agences internationales d’aider de plus de 20.000 NIS les organisations non gouvernementales israéliennes. Ce projet de loi a été introduit par Okunis Ofir du Likoud Membre de la Knesset avec le soutien de Netanyahu.

Selon Haaretz, Gould a publié une menace à peine voilée liée au projet de loi d’Okunis. Gould aurait déclaré que si le projet de loi est adopté, il donnerait une mauvaise image d'Israël dans la communauté internationale.

Le mois dernier, Makor Rishon a publié un document du gouvernement britannique intitulé, "les ONG au Moyen-Orient financées par le Foreign and Commonwealth Office." Le document montre qu’en 2010, en dehors de l'Irak, le gouvernement britannique a donné un total de 100,000£ à des ONG pro-démocratie partout dans le monde arabe. Contrairement à cette attitude la Grande-Bretagne qui s’est montrée avare envers les organisations de la société civile arabe, le Gouvernement de Sa Majesté a été plus généreux et a octroyé plus de 600.000£ aux ONG israéliennes d’extrême gauche. Ces groupes israéliens incluant la Fondation pour la coopération économique, Yesh Din, La Paix Maintenant, Ir Amim et Gisha. Tous ces groupes sont bien au-delà de l'opinion majoritaire israélienne.

Tous cherchent à utiliser la pression internationale contre Israël pour contraindre le gouvernement à adopter des politiques rejetées par la grande majorité du public.

Donc, pour chaque livre que la Grande-Bretagne a déboursé pour cultiver la démocratie dans 20 pays Arabes non-démocratiques, elle en a dépensé 6£ pour saper la démocratie en Israël - seule démocratie de la région.

Et les Britanniques ne pouvaient pas être plus heureux du retour sur leur investissement. S'exprimant devant le Parlement l'année dernière, le ministre britannique des Affaires du Moyen-Orient Burt Alistair a dit que l'argent a changé avec succès la politique israélienne. Comme il le dit, « Depuis que nous avons commencé l'appui de ces programmes, certains changements importants ont été réalisés dans le système de justice israélienne, à la fois civiles et militaires, et dans les décisions qu'ils prennent. Ils ont également soulevé un important débat sur ces questions et nous croyons que ces activités permettront de renforcer la démocratie en Israël ».

En d'autres termes, la Grande-Bretagne est concernée, par «le renforcement de la démocratie» en Israël lorsque cela signifie de faire pencher la balance en faveur des groupes marginaux sans circonscription notable intérieure.

Ces déclarations scandaleusement hostiles font écho à celles faites par le candidat présidentiel d'alors Barack Obama lors de la campagne électorale de Février 2008. À l'époque Obama, «a dit je pense qu'il y a une origine au sein de la communauté pro-Israël qui dit que si vous n’adoptez pas une indéfectible approche pro-Likoud c’est que vous êtes anti-Israëlien "

Pas un jour ne se passe sans que certains dirigeants étrangers, commentateurs ou militants ne disent que d'être pro-israélien ne veut pas dire être pro-gouvernement israélien. Et comme la déclaration de la campagne d'Obama traine, ce qui entraine la diatribe de Clinton, de Sarkozy, les ragots infâmes d'Obama au sujet de Netanyahu,l'auto-satisfaction de la Grande-Bretagne de ses déclarations et de ses menaces à peine voilées, ceux qui font une distinction entre le peuple israélien et le gouvernement israélien ignore deux faits

importants.

D'abord, Israël est une démocratie. Que ses gouvernements sont indissociables de la population car ils reflètent la volonté même du peuple israélien. Si sous le couvert du mépris pour les dirigeants élus d'Israël, et sous ce même couvert vous avez du mépris pour l'opinion publique israélienne.Et cela vous rend anti-Israëlien.

Le deuxième fait que ces déclarations ignorent, c’est qu'Israël est le plus américain des alliés et aussi l’allié inconditionnel de l'Europe.

Si Sarkozy et Obama avaient tenu les mêmes propos sur Netanyahu lors d’une conversation que sur la chancelière allemande Angela Merkel, ou si à l’inverse Netanyahu avait fait tenu des déclarations similaires à propos d'Obama ou de Sarkozy, la révélation de ces déclarations auraient déclenché des cris d'indignation internationale et auraient fermement été condamné dans toutes les chaumières.

Et cela nous amène à l'autre aspect troublant de Sarkozy et de l'échange hostile d’Obama au sujet de Netanyahu. Leurs points de vue reflètent une situation plus large du climat anti-israélien.

En dehors du monde juif, Sarkozy et Obama haineux, faisant de fausses déclarations sur leur allié n’ont suscité aucune indignation. En effet, il a fallu trois jours pour que les médias, rapportent leur conversation. Cela indique qu'Obama et Sarkozy ne sont pas les seuls à tenir sur Israël un double langage. Ils ne sont pas les seuls à blâmer Israël d’"un mauvais comportement. envers les Palestiniens.

Les médias occidentaux ont également une norme distincte pour 'Israël.

Comme Obama et Sarkozy, les médias blâment Israël et ses dirigeants élus pour la "duplicité" des Palestiniens.

Comme Obama et Sarkozy, les médias blâment Israël pour n’avoir pas fait une réalité.de leurs fantasmes de paix .

Et quel est le vrai message de l'échange Obama-Sarkozy de la semaine dernière; par lui, nous apprenons que blâmer les Juifs et l'Etat juif pour le comportement de leurs ennemis est ce qui passe dans une conversation polie parmi les élites occidentales d'aujourd'hui.

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mordeh'ai - dans Politique
9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 21:09

Par Victor Perez

http://victor-perez.blogspot.com/

6 novembre 2011 

 

Le sommet du groupe des 20 pays industrialisés et émergents s’est achevé et le Président Français a tenu une conférence de presse à son issue. Parmi plusieurs questions, la réponse à une d’entre elles, posée par un journaliste de l’AFP, vaut le détour.

« (…) l'hypothèse d'une frappe préventive sur l'Iran est nouvelle à l'ordre du jour. Est-ce que vous en avez parlé avec le Président OBAMA et est-ce que c'est une perspective qui vous inquiète ? »

 Voici la réponse de Nicolas Sarkozy :

« Frappe préventive, je ne sais même pas ce que cela veut dire. Le comportement de l'Iran et cette volonté obsessionnelle d'acquisition du nucléaire militaire est en violation de toutes les règles internationales. Et la France condamne, mais condamne fermement le non-respect par l'Iran des règles internationales. Frappe préventive, vous y allez vite ! Cela ne se passe pas comme cela ! Il y a le dialogue, quand le dialogue n'aboutit pas, il y a les sanctions, quand les sanctions ne suffisent pas, on fait encore des sanctions (…)» (sic).

Et après la deuxième série de sanctions…une troisième ? Il est vrai que l’Iran n’est pas la Côte d’Ivoire ni la Lybie, pays où la France est intervenue et dont nul n’osera vanter leurs qualités militaires ! L’Iran en revanche, bien que pays en quête permanente du nucléaire militaire représentant un danger certain pour la planète, est une théocratie gorgée d’or noir, qui n’aura aucune hésitation à fermer ses puits, à enflammer le détroit d’Ormuz où passe près de trente pourcent du commerce mondial du pétrole, les puits des pays voisins et, voire, à expédier quelques dizaines de tarés d’Allah au sein des peuples qui seront venir le freiner dans ses démarches.

Face à ce constat, l’aveu de faiblesse de Nicolas Sarkozy est un encouragement pour les Ayatollahs à poursuivre leurs recherches nucléaires et à faire fi des bravades françaises. Chacun connaît leurs inefficacités à démettre un dictateur de son poste. L’exemple de l’Irak de Saddam Hussein narguant les instances internationales entre 1991 et l’intervention militaire des USA en est la plus belle démonstration !

La France se contentera donc de sanctions jusqu’à plus soif.

Sauf, nous dit la suite de sa réponse, « si Israël était menacée dans son existence, la France ne resterait pas les bras croisés, parce que nous considérons que l'existence d'Israël, après ce qui s'est passé pendant la Seconde Guerre mondiale, c'est un fait politique majeur du XXe siècle, et nous ne sommes pas prêts à transiger ».

Si les Israéliens apprécient cette sollicitude, ils ne peuvent cependant négliger que la France, de droite comme de gauche, s’est inscrit et s’inscrit encore en permanence dans les instances internationales en contre de leur état et de leurs intérêts défiant ainsi toutes logiques. Ils n’oublient pas, non plus entre autre, que la résolution 1701 -devant mettre un terme à la deuxième guerre du Liban de 2006 et rédigée de surcroît à l’initiative de ce pays, devait interdire toutes présences du Hezbollah en dessous du fleuve Litani et garantir son désarmement. Nul n’ignore à ce jour que ce groupe terroriste n’a jamais été mieux armé que depuis ce conflit, ni que des dizaines de dépôts d’armes se situent aujourd’hui à quelques encablures de la frontière internationale israélo-libanaise malgré la présence de plusieurs centaines de militaires français au sein de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).

Une présence qui lorsqu’elle fut attaquée directement par le Hezbollah vit le Président français menacer… d’en retirer ses troupes ! / Une ‘’menace’’ particulièrement instructive pour le parti de D… qui saura comment agir au moment qu’il jugera opportun. / En conclusion, on ne peut douter que Nicolas Sarkozy est, comme tous ses prédécesseurs, dans une posture politique « disproportionnée » par rapport aux volontés et capacités réelles de son pays. Une attitude qui encourage vivement Israël à faire fi, lui aussi, des vantardises françaises et à ne compter que sur ses propres forces.

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mordeh'ai - dans Politique
9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 13:41

Par Emmanuel Navon

www.navon.com,

09 nov 2011

Adaptation française de Sentinelle 5772 ©

 

Hervé Villard est devenu immédiatement célèbre en 1965 avec sa chanson d’amour « Capri, c’est fini ». Bien que cette chanson soit un véritable disque rayé, elle fut un énorme succès (2,5 millions de disques vendus). Est-ce parce que la déception est un sentiment tellement universel que même la chanson la plus nulle sur ce sujet nous émeut ? Et obtiendrais-je 2,5 millions de « chargements » sur I-tunes si j’écrivais une chanson sur « Sarkozy, c’est fini ? ». Après tout, il y a plus de 2,5 millions de personnes déçues par Sarkozy. Mais comme je ne suis pas musicien, je me limiterai à ma prose.

 

Depuis que j’ai fait mon « aliyah » il y a dix-huit ans, j’ai renoncé à mon droit de vote aux élections françaises. Je ne partage plus la destinée de la France, pays que j’ai quitté volontairement. En 2007 cependant, j’ai fait une exception. Impressionné par Nicolas Sarkozy, je fis deux fois le déplacement au consulat de France pour lui donner mon vote. Sarkozy était un outsider. Fils d’un immigrant hongrois, il fut élevé par un grand-père juif et grandit comme le vilain petit canard à Neuilly, la banlieue huppée de Paris. Contrairement au reste de la classe politique française, Sarkozy n’a pas été cloné intellectuellement par l’ENA. Mais, surtout, il semblait sincère lorsqu’il disait qu’il comptait remplacer le dirigisme économique français par une politique libérale, et quand il parlait affectueusement d’Israël et de l’Amérique. Cela semblait presque trop beau pour être vrai – et effectivement, c’était du bluff.

 

Sarkozy s’est vite révélé comme un dirigeant autoritaire et impulsif. Ses réformes économiques sont maigres et sa politique étrangère est un désastre. Son projet d’« Union pour la Méditerranée » a été un échec cuisant. En plus d’avoir irrité ses partenaires européens (en particulier l’Allemagne) pour ne pas les avoir consultés sur ses idées farfelues (tout en attendant d’eux qu’ils prennent part à leur financement), Sarkozy s’est ridiculisé. En juillet 2008, il lança en grande pompe son « Union pour la Méditerranée » à Paris avec des invités embarrassants tels que Hosni Moubarak et Bashar Assad. Sarkozy pensait que son « Union pour la Méditerranée » allait convaincre la Turquie d’abandonner sa candidature à l’Union Européenne, alors même qu’à l’époque Erdogan avait déjà fait le choix d’une politique étrangère panislamique.

 

Pis, Sarkozy fit tout pour réhabiliter Mouammar Kadhafi afin de vendre des centrales nucléaires françaises et des avions de chasse à la Libye. Peu après son élection, Sarkozy accueillit Khaddafi à Paris puis il se rendit à Tripoli pour célébrer « un partenariat stratégique » entre la France et la Libye. Alors que le candidat Sarkozy faisait de grands discours sur le rôle international de la France dans la promotion des droits de l’homme, le président Sarkozy fit des affaires avec Khaddafi (« Je suis sur le point de conclure des contrats de plusieurs milliards avec la Libye » déclarait fièrement Sarkozy aux media français). Sauf que Sarkozy sous-estimait le risque de faire des affaires avec un exploseur d’avions. Khaddafi empocha le « certificat de réhabilitation » de Sarkozy mais ne renvoya pas l’ascenseur. Outre son courroux contre Kadhafi, Sarkozy fut embarrassé par les révoltes arabes qui révélèrent les relations intimes de son gouvernement avec des dictateurs arabes. Du jour au lendemain, Sarkozy se réincarna en Zorro du monde arabe, bombardant Khaddafi avec les avions qu’il voulait lui vendre.

 

Sarkozy essaya sans succès de jouer le rôle de pacificateur à l’égard du président russe Medvedev quand ce dernier bombarda l’Ossétie du Sud à l’été 2008. Ça ne se fait pas de tenter de préserver un empire révolu en utilisant la force militaire contre des dirigeants nationalistes qui menacent l’ancien empire, expliqua Sarkozy à Medvedev. Pourtant, c’est exactement ce que fit Sarkozy contre Laurent Gbagbo, qui lutta contre le néo-colonialisme français en Côte d’Ivoire.

 

L’impétuosité et la duplicité de Sarkozy ne sont plus un secret pour Israël. Sarkozy a des origines juives, et il commença sa carrière politique comme maire de Neuilly où vit une communauté juive influente. Comme ministre de l’intérieur sous le président Chirac, Sarkozy fut très ferme contre les actes antisémites. Ses discours étaient pleins de louanges pour Israël. Il se lia d’amitié avec Benyamin Netanyahou. Son discours à la Knesset en juin 2007 fut une divine surprise (à part, bien sûr sa phrase scandaleuse sur la division de Jérusalem).

 

Aujourd’hui, l’attitude de Sarkozy envers Israël est identique à celle de ses prédécesseurs : il est odieux et condescendant, et la « politique arabe » de la France est de retour. En 2009, Sarkozy accorda la Légion d’Honneur à Charles Enderlin, le journaliste français qui accusa à tort Israël d’avoir tué Mohamed al-Dura, contribuant ainsi au déclenchement de la deuxième intifada et fournissant des prétextes à des actes de « vengeance » tels que la décapitation de Daniel Pearl.

 

Sarkozy blâme Netanyahou et absout Abbas pour l’impasse des négociations israélo-palestiniennes, et ce en dépit des gestes de Netanyahou et du refus d’Abbas de négocier. Il a encouragé la démarche unilatérale d’Abbas à l’ONU et a récemment voté en faveur de l’admission de la « Palestine » à l’UNESCO comme Etat membre à part entière. Sarkozy a également déclaré récemment que l’exigence d’Israël d’être reconnu comme Etat juif par les Palestiniens est « ridicule ». Dans une conversation privée avec le président Obama il y a deux jours, Sarkozy a fait de la médisance sur le Premier ministre israélien en le traitant de « menteur » et en ajoutant qu’il ne pouvait pas le supporter.

 

Le discours de Sarkozy à l’Assemblée Générale de l’ONU en septembre 2011 frôla le ridicule. Tout en affirmant que l’impasse israélo-palestinienne était due à un « problème de méthode » Sarkozy proposa d’appliquer cette même méthode une nouvelle fois pour résoudre le conflit, à savoir négocier le statut final de Jerusalem, des frontières et des ‘implantations’ selon un calendrier pré-établi. C’est précisément ce à quoi le processus d’Oslo, la Feuille de Route et la Conférence d’Annapolis ont tenté d’aboutir sans succès.

 

La majorité de Juifs français et la plupart des citoyens binationaux franco-israéliens ont voté pour Sarkozy en 2007. Sarkozy fait aujourd’hui le mauvais calcul qu’il peut toujours compter sur leurs votes en dépit de sa trahison, parce que les Juifs n’ont pas d’autre choix. Il se trompe. Aux primaires du Parti Socialiste, l’effrayante Martine Aubry a été battue par un François Hollande modéré et conciliant. À droite, Marine Le Pen convainc de plus en plus de Juifs qu’elle n’est pas antisémite comme son père et qu’elle partage les sentiments d’Israël vis-à-vis du monde arabe.

 

Sarkozy a perdu le vote juif et sa défaite probable aux élections présidentielles sera bien méritée. Sarkozy, c’est fini.

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mordeh'ai - dans Réflexions
9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 09:35

Désormais, il y aura l’avant et l’après UNESCO comme il y eut l’avant et l’après Munich. Certes, la quantité d’informations oblige à presser le pas. Ce pas accéléré facilitera tous ceux qui ont intérêt à étouffer l’affaire. Car, si j’ai écrit que la France se réveillera, pour l’heure, elle nous endort et, parfois pire !

 

Ce qui s’est passé à l’UNESCO est d’une extrême gravité, dans ses prolongements,  car c’est le premier  pas d’une alliance objective entre une organisation internationale et une structure officiellement antisémite. Et que cela se soit réalisé sous le parrainage  de la France est un indicateur multiple. Tout d’abord,  l’antinomie inhérente à la caution apportée par la République démontre que l’idéal de celle-ci est chancelant. La République Française n’est plus un rempart contre les déviances racistes.

 

Avant l’affaire, il y avait des rumeurs. Désormais, ce sont des certitudes. L’alliance avec le diable raciste est le premier pas officiel vers un parcours dont on ne distingue pas encore où il mènera mais dont on est sûr qu’il sera plus éloigné de  l’idéal de Mirabeau qu’il se rapprochera de celui de Talleyrand !

 

Que des amitiés et sympathies palestiniennes, on soit passé à l’alliance « de facto » ne permet plus de soutenir sérieusement, qu’Israël est encore un ami de la France. Avoir appuyé l’entrée d’une organisation raciste, antisémite,  au sein d’une assise internationale, laisse conclure à l’inauguration officielle d’un cheminement antisioniste qui ne mènera pas « vers des lendemains qui chantent. »

 

En dépit des discours officiels, la République est atteinte dans ses fondements. Si le processus était prévisible, il n’en reste, pas moins amer. J’ai écrit que la France se relèverait de ses épreuves et travers. Je maintiens cette espérance dans la France qui vécut la nuit du 4 Août 1789 comme une étape messianique. Je ne la retiens pas dans celle qui fait alliance avec ceux qui se sont engagés à anéantir l’Etat Juif.

 

Rappelons nous de l’Unesco, c’est le premier pas du « monde libre » vers l’infâme, le prélude à l’antisémitisme d’Etat !

 

L’idéal républicain anti raciste est fruit de l’imaginaire  s’il n’est pas soutenu par l’intransigeance. Un coup fatal a été porté par « l’ami de Marianne » à celle qui est en train de redevenir sous nos yeux, ce qu’elle n’a jamais cessé d’être, auprès des anti juifs, toutes chapelles confondues et des aristocrates nostalgiques de l’arbitraire: « la Gueuse. »

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mordeh'ai - dans Réflexions
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 18:12

par  Shraga Blum

 http://www.israel7.com/2011 

L’avant-poste de Migron est devenu depuis quelques années le symbole de la lutte pour Eretz Israël ainsi que de l’entreprise destructrice des organisations d’extrême gauche pro-palestiniennes. Concernant Migron, les acteurs principaux sont « Shalom Akhshav », de Yariv Oppenheimer et « Yesh Din », dirigé par l’avocat activiste Michaël Sferd, qui ont saisi la Cour Suprême pour « prouver » que les terres sur lesquelles sont installées les familles de Migron appartiendraient en fait à des Arabes palestiniens.

La Cour Suprême, suivant invariablement la même ligne dans ces affaires, avait donné raison aux requérants et émis le fameux ordre de destruction de Migron assorti d’un délai jusqu’à mars 2012. Les habitants de Migron ainsi que le Conseil de Yesha n’ont cessé de protester en rappelant « qu’aucun débat sur le fond n’avait été tenu devant les différents tribunaux, et que la Cour Suprême n’avait pas tranché en fonction de preuves concrètes ».

Entre temps, ces familles arabes, bien conseillées par leurs avocats « juifs », se sont portées partie civile contre l’Etat en demandant des indemnités « pour le préjudice de toutes les années où ‘leurs terres’ étaient habitées par les habitants de Migron »!! Mais contrairement à la Cour Suprême, le tribunal de Paix a exigé de voir des documents valables prouvant que ce terres leur appartenaient bel et bien. Le délai pour la présentation de ces documents a été repoussé à plusieurs reprises à la demande de Michaël Sferd – et pour cause – jusqu’à ce que les juges fixent lundi soir comme dernier délai.

Or, dans la soirée, coup de théâtre, l’avocat gauchiste Michaël Sferd a curieusement annoncé « que ses clients retiraient leur plainte » !!! Cette annonce démasque ainsi le fait que depuis le début, ces prétendus propriétaires arabes n’avaient aucun document prouvant leurs droits, et donc que la Cour Suprême a commis – sciemment – une énorme erreur judiciaire pour satisfaire les associations pro-palestiniennes.


Michaël Sferd a utilisé un argument fallacieux et misérable pour justifier le retrait de la plainte : « Puisque la Cour Suprême a déjà statué sur le fond et ordonné la destruction de Migron, les plaignants renoncent à recevoir les 1,5 millions de shekels de dommages et intérêts »…Il a oublié d’expliquer par exemple pourquoi les plaignants ont attendu le dernier moment pour retirer leur plainte, n’ayant en fait aucune preuve à fournir.

La Cour Suprême a donc ordonné l’expulsion de 60 familles et la destruction de leurs maisons sur la foi de simples paroles d’Arabes palestiniens bien conseillés et aidés par des juifs ennemis de leur peuple !
Curieusement (ou non) les grands médias ne relatent pas ces derniers développements qui ne cadrent pas avec la « bonne histoire », mais les réactions à droite se font entendre. Le ministre de l’Information et des Relations avec la Diaspora, Yuli Edelstein, qui a initié lundi la réunion d’urgence entre les Rabbanim de Yesha et des députés de droite, déclare : « Cette volte-face des plaignants arabes prouve que le site où est construit Migron ne leur a jamais appartenu ! Dommage que le Parquet qui a su exiger des preuves à propos de la demande d’indemnités n’a pas eu la même fermeté de le faire pour la demande de destruction des maisons ! » Zeev Elkin et Prof. Aryeh Eldad, du Lobby parlementaire pour Eretz Israël, y voient « une confirmation de la nécessité d’accorder une grande marge de manœuvre à la commission juridique qui sera chargée d’étudier le statut des avant-postes au cas par cas avant de décider d’éventuelles destructions ». En effet, le mandat de cette commission ad-hoc exclue pour l’instant de traiter des cas déjà tranchés par la Cour Suprême…par exemple Migron !!

Quant à Gershon Messika, président du Conseil régional de Samarie, il déclare « que cette histoire incroyable démontre l’anomalie du fonctionnement du système judiciaire israélien où un tribunal peut prendre des décisions politiquement motivées mais sans traiter sur le fond et exiger des preuves matérielles ». Messika se dit certain « qu’un examen minutieux de chaque dossier prouvera les mensonges des organisations d’extrême gauche, et qu’aucun centimètre carré n’a été volé à une famille arabe ».

Ce nouveau développement dramatique va-t-il modifier le cours de choses qui semblait se diriger vers une sérieuse crise politique doublée d’une flagrante injustice ? La Cour Suprême va-t-elle revoir sa copie concernant Migron et les autres dossiers en cours ? Le Premier ministre va-t-il « donner des dents » à la Commission sur les avants-postes?

 

Le mea-culpa n’est pas le fort des élites du pays.
En tout cas, cela montre l’urgence de l’adoption d’une proposition de loi qui refait surface ces jours-ci sur l’interdiction du financement par des institutions et Etats étrangers des toutes ces organisations juives et arabes pro-palestiniennes en Israël, qui se servent de cet oxygène pour porter atteinte, par des moyens retors, à l’entreprise sioniste.

 

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mordeh'ai - dans Société
7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 11:54

Par Dore Gold

Pour Israël Hayom. http://www.israelhayom.com/site/newsletter_opinion.php?id=779

Adaptation française par Mordeh'aï ©

pour http://malaassot.over-blog.com/

 

Les Israéliens après l'escalade des tirs de roquettes contre le sud du Pays la semaine dernière ont sans doute noté dans tous les rapports que l'organisation palestinienne du Jihad Islamique était derrière ces attaques. Il y a eu environ 40 roquettes et obus de mortier qui avaient été tirés par l'organisation sur une période de deux jours. Le cycle actuel d'attaques a commencé par le lancement d'une roquette Grad qui tomba près de Gedera, mercredi 26 octobre, date qui est aussi l'anniversaire de l'élimination du fondateur de Jihad Islamique, Fathi Shakaki, à Malte 1995.

 

Israël a répondu trois jours plus tard en éliminant un peloton de cinq hommes du Jihad Islamique servant au tir de roquettes. Il a été supposé que le Hamas n'avait aucun intérêt à l'escalade en ce moment puisqu'il attend qu’Israël libère de prison le groupe suivant de l'échange Shalit. Cependant, les explications réelles de la décision du Jihad Islamique d’attaquer en ce moment, ne doivent pas être trouvées dans la Bande de Gaza, mais plutôt à Téhéran.

 

Le Jihad Islamique est une organisation très différente de celle du Hamas. Shakaki, son principal fondateur a été désabusé par les Frères musulmans, l'organisation mère du Hamas. Au lieu de cela il a compté pour l'inspiration sur l'Ayatollah Khomeini et a même écrit un livre intitulé " Khomeini : la Solution Islamique et l'Alternative." L'admiration pour l'Iran est devenue la symptomatique du Jihad Islamique et il a même poussé certains de ses militants à se convertir dans les années 1990 de l'Islam Sunnite à l'Islam Chi'ite.

 

En 2000, alors que l'Arabie saoudite a paru être le principal bailleur de fonds du Hamas, le Jihad islamique a été soutenu financièrement par l'Iran, lui donnant un contrôle plus serré de l'organisation. Finalement, l'Iran a remplacé l'Arabie saoudite comme principal bienfaiteur du Hamas, mais les dévouements régionaux du Hamas ont également été adressés aux Frères musulmans, ses partisans dans les Etats du Golfe, comme le Qatar, et de plus en Turquie sous Erdogan. Durant la dernière décennie, le Jihad islamique a émergé comme l'instrument le plus fiable que l'Iran pourrait utiliser quand il a voulu déstabiliser la situation entre Israël et les Palestiniens.

 

Aujourd'hui, les la priorité de Téhéran dans la promotion d'un conflit militaire entre Israël et les Palestiniens sont multiples. D'abord, la priorité de l'Iran est de sauver le régime de Bashar el-Assad en Syrie. Les images de télévision des échanges de tirs israélo-palestiniens fournissent une diversion utile en opposition aux images des meurtres systématiques d’ Arabes Sunnites dans des villes syriennes comme Homs et qui sont diffusées en boucle sur YouTube!

La reprise de l'escalade israélo-palestinienne pourrait forcer la Ligue des pays arabes à réengager la question palestinienne, au lieu de faire pression sur Assad pour exiger à faire des réformes.

 

Deuxièmement, il faut se rappeler que la chute du gouvernement Alaouite de Syrie et son remplacement par une nouvelle majorité sunnite régime pourrait avoir des effets dévastateurs sur la situation régionale de l'Iran. La population sunnite d'Iraq n'accepterait plus la suprématie des chiites irakiens qui s'est produite à la suite de la guerre d’Irak. Elle pourrait renouveler son insurrection, en s’appuyant sur une Syrie sunnite. Le même calcul pourrait être fait par la population sunnite du Liban, qui serait moins enclin à accepter la domination du Hezbollah sur leur pays.

Les Sunnites dans tous ces pays ne chercheraient plus la protection de l’Iran ; mais ils pourraient plutôt rechercher l'aide de la Turquie.

En bref, d'importants intérêts iraniens sont en jeu.

 

Le Hamas est dans une position inconfortable dans cette situation. Il reste un mouvement fermement voué à la "muqawama" (la résistance), mais il a des raisons de préférer le calme en ce moment et pas seulement en raison de ses prisonniers. Il peut réaliser ainsi un changement stratégique au Moyen-Orient, en sa faveur, si les processus politiques conduisent à une prise de contrôle en Egypte par les Frères musulmans et son ascension au pouvoir dans d'autres Etats arabes.

 

Dans de telles circonstances, le Jihad islamique est un meilleur instrument pour l'Iran que le Hamas, dont les intérêts diffèrent de ceux de Téhéran. Et comme l'Iran sent que son pouvoir s'accroît avec le retrait imminent des troupes américaines d'Irak et de la capacité de sa marche vers l'arme nucléaire, l’Iran serait plus enclin à utiliser les forces du Jihad islamique par délégation pour faire avancer ses intérêts et les protéger contre ses challengers dans la région.

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mordeh'ai - dans Politique