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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 17:15

Freddy Eytan

http://www.jcpa-lecape.org/ViewBlog.aspx?ArticleId=143

11/03/2012

 

La dernière escalade dans le sud du pays ne pourra effacer le succès diplomatique du voyage de Netanyahou à Washington. Les Palestiniens ne peuvent détourner l'attention de l'opinion internationale sur la répression sanglante en Syrie et sur la menace iranienne. En dépit de certaines divergences tactiques avec les Américains, le Premier ministre a réussi à convaincre l’administration américaine de mettre le dossier iranien en priorité absolue et à l’ordre du jour de la planète sans toutefois minimiser le conflit avec les Palestiniens.

Comment ne pas apprécier une rencontre amicale entre le représentant d’un petit pays avec le chef suprême d’une superpuissance et comment ne pas être fiers que des dossiers aussi sensibles sont étudiés sérieusement et à armes égales! Qui osait imaginer un sommet de ce genre avant la création de l’Etat d’Israël. Nous pouvons aussi affirmer que personne ne doute aujourd’hui de notre détermination et des capacités de Tsahal. Cette force de dissuasion est aussi valable vis-à-vis du Hezbollah, du Hamas, et du Jihad islamique. L'Etat juif ne tolérera pas une situation inadmissible où des groupes terroristes dictent leur loi et l'ordre du jour à un Etat souverain et démocratique. La diplomatie israélienne a enfin prouvé que la menace iranienne n’est pas seulement existentielle pour l’Etat juif mais elle demeure une menace réelle pour la paix dans le monde.

Certes, nous ne sommes plus dans les années quarante du siècle dernier, mais Netanyahou a raison de citer des événements historiques. La comparaison entre la menace iranienne avec l'indifférence et la lâcheté des nations devant l'extermination systématique de notre peuple en Europe est justifiée bien que certains pensent qu'elle est déplacée. Le dossier iranien est un cas unique dans l’histoire contemporaine et il ne ressemble pas aux autres conflits que nous avons connus durant ces dernières décennies. L’Iran est loin de nos frontières et se trouve à plus de 1500 kilomètres de Jérusalem. Ce vaste pays riche en pétrole a été jusqu’en 1979 un allié fidèle d’Israël et n’a jamais participé aux guerres israélo-arabes. Cet Etat musulman qui ne fait pas partie de la Ligue arabe est dirigé par des ayatollahs en soutanes déterminés à exporter la révolution islamique et à faire flotter l’étendard chiite dans les capitales sunnites de la région. La majorité écrasante du peuple iranien n'est pas notre ennemi mais elle souhaite poursuivre le programme nucléaire et serait fier de revenir à la grande Perse. Mais au-delà de ces ambitions hégémoniques, l’Iran a pour objectif de rayer de la carte l’Etat juif par tous les moyens et notamment par la bombe atomique et par des missiles balistiques à ogives nucléaires. Dans ce contexte, l’Iran nucléarisé présente un casus belli par excellence ! Il doit être dans le collimateur du monde libre! Voilà déjà 15 ans que les gouvernements israéliens lancent des cris d’alarme et pointent sur cette menace, tandis que sur le terrain les Iraniens poursuivrent sans relâche leur programme dévastateur et se moquent éperdument des sanctions et des avertissements de l’AIEA. Que faire ? Comment réagir? Attendre la fin du compte à rebours !? Attendre de nouvelles sanctions? Un nouveau dialogue? Une nouvelle visite des inspecteurs de l'AIEA dont les résultats sont connus par avance? Attendre impatiemment la chute du régime? Où bien lancer une opération préventive de grande envergure ? Mais quand et sous quelle forme? Sera-t-elle efficace? Allons- nous agir seuls ? N''est-il pas préférable de laisser le champ libre aux Américains ? A l’OTAN? Comment l'Iran réagira t-il ? Lancera t-il ses missiles balistiques sur Tel-Aviv et Haïfa? Comment réagiront le Hezbollah et le Hamas? Et les autres pays de la région dont la Syrie et l'Egypte? Ce sont des questions graves et existentielles que Netanyahou se pose chaque matin. Dans un contexte de turbulences dans les capitales arabes, et face à la dernière escalade dans la bande de Gaza, tous les scénarios et les plus complexes sont étudiés minutieusement. Le dilemme est donc immense et les enjeux sont énormes car l'Iran possède de nombreux sites atomiques souterrains. Toutefois, une affirmation s’impose et doit être ancrée dans les esprits des chancelleries: Israël est un Etat souverain et maître de son destin ! Dans cette affaire existentielle, nous ne pouvons palabrer et prendre des risques. Seuls les intérêts sécuritaires de notre pays prévalent à toutes les considérations, et sur ce sujet épineux assez de bavardages! Secret et discrétion obligent! Les Israéliens sont certes des combattants courageux mais ne représentent pas un peuple assoiffé de la guerre ! Depuis notre existence nous avons connu déjà 6 guerres meurtrières mais aussi 6 victoires. Nos ennemis doivent savoir que nous sommes capables de détruire tout leurs arsenaux et sites nucléaires et pouvoir gagner la prochaine guerre. Coûte que coûte! Cependant, nous demeurons toujours réfléchis, prudents et surtout responsables! Nous ne souhaitons pas non plus l'escalade avec les Palestiniens malgré les tirs de roquettes quotidienne lancées à partir de la bande de Gaza et de la péninsule du Sinaï sur nos villages. Par contre le Hamas et le Jihad islamique savent parfaitement que la riposte de Tsahal est toujours ciblé, précise, et foudroyante. Les terroristes et leurs commanditaires seront tôt où tard châtiés de plein fouet. Enfin, le problème palestinien comme le dossier iranien cessera d’empoisonner l’ordre du jour mondial le jour où l'Autorité palestinienne combattra avec acharnement contre le terrorisme et l'incitation à la haine contre les Juifs, et les ayatollahs comprendront que les préparatifs contre leur programme nucléaire sont vraiment sérieux et que le feu vert a été donné à la Maison Blanche.

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mordeh'ai - dans Sécurité
11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 16:12

"Messieurs les Français, tirez les premiers." la France pourrait attaquer l'Iran!

par Arnold Lagemi

http://www.arnoldlagemi.com/?p=1837

11 mar 2012

 

Contrairement aux attentes et aux espoirs, c’est la France qui pourrait prendre l’initiative des hostilités en Iran. Les motifs sont nombreux.

D’abord, la France tient à garder son rôle et son importance dans le monde arabe. Sa politique pro-arabe est un vecteur essentiel de sa politique internationale. Elle ne peut accepter, sans réagir, que cette fonction lui soit ravie par l’Iran. Enfin, le Président Sarkozy souhaite que la France joue un rôle déterminant dans le conflit du Proche Orient et rêve d’une opportunité lui permettant de la réaliser.

Prendre l’initiative des hostilités aiderait grandement à réaliser cette ambition. Sur le plan tactique, il y a peu de risques que ces hostilités gagnent le territoire national. Enfin, la base militaire française dans le Golfe persique voit ses capacités offensives augmenter à intervalles réguliers.

Bien entendu, le « travail » serait achevé par un corps expéditionnaire américano israélien mais la France resterait l’initiatrice de la démarche.

La France a déjà en Lybie lancé une opération surprise. Elle sait les déboires auxquels elle s’expose notamment si elle intervient sans une couverture onusienne autorisant l’usage de la Force.

Il faudra faire preuve d’imagination, tant aux Français qu’à ses alliés, mais le silence actuel du Président Sarkozy, tant sur le plan extérieur qu’intérieur où la proximité des rendez-vous électoraux ne laissent pas augurer Austerlitz mais s’attendent plutôt à un cinglant Waterloo, semblent indiquer que nous sommes à la veille d’une spectaculaire tentative de redressement.

Au dernier dîner du Crif, le Président français a confirmé que la France ne pouvait accepter un Iran doté de l’arme atomique. Et chacun sait que, ne rien faire renforce cette crainte.

Alors, tous les ingrédients ne sont-ils pas réunis pour une prochaine offensive française au pays des ayatollahs ?

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mordeh'ai - dans Tribune libre
11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 13:54

 Professeur Abraham Ben-Zvi

http://www.israelhayom.com/site/newsletter_article.php?id=3442

 9, Mars 2012

Adaptation Mordeh'aï pour malaassot.com © 2012

 

133128135958117370a_b.jpgObama considère les dires de Netanyahu sur l'Iran comme un levier pour faire pression sur Téhéran · Après la visite de Netanyahu à Washington, la Maison Blanche est peut-être arrivée à la conclusion qu'il n'y a aucune alternative à plus de sanctions contraignantes .

 

En juin 1964, Levi Eshkol le Premier-ministre d'alors fut invité à la Maison Blanche pour sa première visite officielle. Dans les années 1950, l'attitude des U.S.A envers Israël était plutôt froide, plus réservée et plus distante. Lorsque le prédécesseur d'Eshkol, David Ben-Gurion, s'était rendu à Washington, il avait aussi rencontré les Présidents Harry Truman, Dwight Eisenhower et John F. Kennedy, seulement ces visites ont été tenues d'une façon informelle et sans le battage qui s'y rattachent et les galas que nous sommes maintenant habitués à voir dans les hôtels élégants de New York.

Contrairement à Ben-Gurion, Eshkol avait été reçu chaleureusement par son hôte le président Lyndon Johnson. La visite officielle historique avait été organisée d'une manière digne de l'apparat et cérémonie de toutes les visites d'un chef d'État. C'était une visite qui avait été arrangée dans le contexte de l'approfondissement et le renforcement des liens stratégiques, dont les bases avaient été mises en sourdine pendant l'ère Ben-Gurion et des 1000 jours de la présidence de JFK et elles commençaient à reprendre le dessus entre Washington et Jérusalem.

L'invitation présidentielle d'Eshkol avait également annoncé le rapprochement idéologique entre Jérusalem et Washington, un rapprochement incarné par l'entrée de Johnson à la Maison Blanche. En effet, la rencontre de la Maison Blanche a été marquée par un éloge débordant et l'admiration de Johnson canalises sur Eshkol. Le sommet de 1964 fut peut-être la plus pure expression du point de vue d'un président Américain, désignant Israël comme un bastion essentiel, pro-occidental dans un Moyen-Orient agité et sa croyance profondément ancrée, telle que la société israélienne représentait un reflet des valeurs et des traditions sur lesquelles la nation américaine a été fondée.

Ces démonstrations d'affection ont également étaient évidentes lors de la seconde visite d' Eshkol aux États-Unis en janvier 1968. C'etait une visite qui incluait un voyage à la Maison Blanche, mais aussi une visite à la ferme de Johnson au Texas.

Depuis ce tournant, les rencontres au sommet entre les dirigeants sont devenues partie intégrante des règles du jeu qui régissent des relations entre alliés. Ces relations sont ancrées dans la perception d'Israël par les Américains comme un atout stratégique et régional clé pour les États-Unis, aussi bien qu'un partenaire idéologique pour faire progresser la vision morale et culturelle de la société américaine dans le monde d'aujourd'hui. Pourtant à côtés des réunions au sommet, qui étaient généralement des occasions de féliciter les dirigeants Israëliens (comme lors de la plupart des réunions au sommet même quand George w. Bush était Président), il y a eu aussi de la tension dans des rencontres au sommet qui se caractérisaient par des frictions et des désaccords (comme mars 1977 entre Jimmy Carter et Yitzhak Rabin aussi bien que celle de novembre 1982 entre Ronald Reagan et Menahem Begin).

Compte tenu de cette vision, qui présente un large éventail depuis l'étreinte chaleureuse à la réprimande froide, il apparaît que le sommet de Washington le plus récent qui a eu lieu cette semaine entre le Président Barack Obama et le Premier Ministre Benjamin Netanyahu peut être décrit précisément comme étant " quelque part au milieu ", un point équidistant des deux pôles. Alors que le sommet était dépourvu de sentiment d'amitié qui était "dans l'air du temps" chaque fois que Johnson et Eshkol se sont rencontrés, on a réglé dans une atmosphère qui était à des années lumière de l'atonie terrible qui avait caractérisé les autres réunions conflictuelles entre les deux hommes, dont celle qui eut lieu en avril 2010.

Malgré le désaccord aigü, fondamental sur un certain nombre de questions, y compris la mesure dans laquelle des sanctions internationales ont touché l'Iran , la gravité de la menace nucléaire iranienne dans le court terme et les risques inhérents à l'exercice de l'option militaire, il est bon de rappeler qu'Obama et Netanyahu se sont rejoints pratiquement sur le même point. Comme en témoignent les remarques claires du président avant la conférence de l'AIPAC, les deux hommes reconnaissent qu'Israël a un plein droit de prendre des mesures nécessaires pour défendre son existence et sa sécurité face à la rhétorique belliqueuse et aux menaces venant de Téhéran et qu'il n'y aurait aucune réconciliation avec l'entité cléricale fanatique,  qui entrerait en possession de l'arme nucléaire.

En effet, le voeu explicite d'Obama d'empêcher l'Iran de réaliser le scénario cauchemardesque d'une capacité nucléaire cachée - au moins partiellement - les points de désaccord qui sont restés non résolu sur des questions comme de combien de temps il faudra attendre pour manoeuvrer, quelles options sont disponibles, qui prendra des options de priorité la plus élevée et les délais impartis pour l'hégémonie américaine et la communauté internationale pour relever le défi qui se présente à eux.

Bien qu' Obama ne veuille pour rien au monde  voir le calme perturbé sur le front économique, au moins jusqu'aux élections  présidentielles du 6 novembre (notamment en raison de la crainte qu'une crise dans le golfe Persique serait un cauchemar et le  verrait dégringoler vers le temps et les jours de l'administration George w. Bush et de son agenda stratégique sans parler des contraintes et des  pics économiques que tout conflit est susceptible d'entrainer).

Il ne faudrait pas écarter la possibilité qu'il voit un certain avantage dans les déclarations énergiques de Netanyahu sur la question iranienne, sans soutenir apparemment  la réalisation effective de la menace réelle.

Dans la décennie qui a mené à la guerre des Six jours, l'administration Eisenhower, Kennedy et Johnson n'ont fait que  répéter l'utilisation des menaces israéliennes d'exercer le contrôle sur la Rive Occidentale du Jourdain dans le cas où le Royaume hachémite se désintègrait. La vision du contrôle israélien sur la Cisjordanie(la Rive ouest) a été l'arme la plus efficace que les États-Unis pouvaient espérer brandir afin de dissuader Gamal Abdel Nasser d'Égypte de poursuivre ses efforts d'affaiblir le régime du roi Hussein, ceci malgré l'opposition véhémente de Washington à Israël d'entreprendre une telle prise de contrôle.

Malgré les circonstances très différentes entre hier et aujourd'hui aussi bien que les déclarations apparemment contradictoires émanant de l'administration, on a l'impression que lorsqu'il s'agit de la question iranienne, la Maison Blanche, comme elle l'a fait dans les années 1950 et le début des années 1960, voit la tactique israélienne de plus en plus agressive comme moyen efficace de pression sur Téhéran et les autres acteurs mondiaux qui sont hésitants, apathiques ou hostiles au régime des sanctions. Bien sûr, ceci dépend de l'Iran qui s'est s'abstiendrait de toute réponse provocatrice.

Autrement dit, la menace israélienne est l'un des nombreux outils vitaux à la disposition des Américains. Ces outils, qui incluent un certain nombre d'évolution possible de l'action, qui sont utilisés par l'administration pour bricoler une large coalition qui serait plus déterminée à arrêter la menace imminente. Washington brandira ces menaces sans adopter chaque aspect de l'argumentaire israélien, tout en espérant que le durcissement de sa position ne conduira pas à une escalade qui deviendrait incontrôlable et à une crise qui échapperait à tout contrôle.

 

Un rappel douloureux

Mis à part la volonté de se pencher sur la menace israélienne encore un autre moyen de décourager l'Iran et de convaincre la communauté internationale d'adopter des sanctions encore plus sévères, on peut considérer le sommet de cette semaine comme une indication claire que les Américains ont formulé une stratégie plus agressive et pro-active  à ce point quand il s'agit de traiter avec le cinoche iranien.

Non seulement à la Maison Blanche on montre sa volonté d'utiliser les menaces israéliennes d'action militaire comme un levier contre l'Iran, mais il semblerait que l'on soit aussi venu à la conclusion qu'il n'y a aucune autre option, mais faire augmenter la gravité des sanctions contre Téhéran. L'espoir de Washington est qu'une combinaison de language dur, puissant émanant de Jérusalem et des Etats-Unis et l'activité diplomatique internationale seront suffisants pour empêcher l'apparition de la bombe nucléaire iranienne. 

Contrairement à la doctrine du président Theodore Roosevelt (à laquelle Obama a fait allusion dans son discours de l'AIPAC) qui pose le principe qu'il est préférable de parler paisiblement et tenir un gros bâton, comportement futur de l'Amérique en matière iranienne va probablement arrêter un principe tout à fait différent, compte tenu de la pensée stratégique contemporaine. Cela pourrait être attribué en partie aux pressions israéliennes. En effet, la rhétorique de la Maison Banche va probablement être émoussée et belliqueuse plutôt que douce, et elle sera sauvegardée d'un certain nombre de dégâts, par des bâtons menaçants. L'intention est de réduire l'écart entre les mots et l'action dans l'espoir que les fanatiques Islamiques réévalueront la faisabilité du projet nucléaire.

Dans cette veine, nous pouvons pointer vers un  certain nombre d'étapes d'une grande portée, punitives potentielles qui pourraient inclure des sanctions plus sévères contre contre les secteurs bancaires et de l'énergie d'Iran ainsi que les tactiques de guerre économique semblable à celles employées par l'administration Nixon contre le gouvernement de Salvador Allende au Chili, il y a quatre décennies. Il peut également inclure diverses actions et schémas qui ont éclos en coulisses par les États-Unis et la Grande-Bretagne qui ont conduit à la chute prématurée de Mohammad Mosaddeqh, le premier ministre iranien, en 1953.

Une autre variable – qui, dans une large mesure, pourrait être créditée au voyage du premier ministre à Washington cette semaine – pourrait contraindre les Américains à prendre une position plus sévère envers le régime de Téhéran. Ce facteur a trouvé son expression dans le discours de Netanyahu à la convention de l'AIPAC, qui vise à rassembler la communauté juive et son organisation pourrait entreprendre une campagne sans compromis, contre le programme nucléaire iranien. L'espoir israélien, c'est que la communauté juive organisée apportera son influence considérable pour s'assurer de l'administration d'Obama au cours de cette saison électorale.

En effet, les références poignantes du premier ministre aux dernières blessures et traumatismes – y compris l'effort futile du Congrès juif mondial à faire pression sur l'administration de Franklin.D.Roosevelt à intervenir au nom de la Communauté juive européenne pendant l'Holocauste - lors de son discours de l'AIPAC visait à rappeler à la foule les jours ou les dirigeants juifs des U.S.A, parmi eux le rabbin Stephen Wise, (pendant les années de guerre, Wise  a été élu coprésident du Conseil d'urgence sioniste américain, un précurseur de l'AIPAC ) dans la pratique menait la divulgation des plus horribles atrocités (pour qu'elles ne tombent pas dans l'oubli apparemment impardonnable et insondable de l'inaction de Roosevelt lui-même). Cela a dû être un douloureux rappel d'efforts à enrôler d'autres dans la lutte contre les menaces de destruction faites quotidiennement par Téhéran.

Il faudrait garder à l'esprit que la communauté juive aux Etats-Unis a pendant huit décennies été liée par le cordon ombilical proverbial au parti Démocrate.  Les juifs américains ont été une partie intégrante du parti depuis les jours de Roosevelt  "la grande coalition", formée dans les années 1930. Ces attitudes enracinées, traditionnels se sont manifestées une fois de plus en 2008, où pas moins de 78 % de Juifs américains ont voté pour Obama. Le Président aspire à nouveau de recueillir une fois de plus une majorité de voix juives, particulièrement à la lumière du fait que les Juifs américains ont dans le passé « punis » les présidents ou les candidats à la présidence, y compris des Démocrates, qui ont été considéré trop conflictuels envers Israël. À la lumière de la lutte pour les votes juifs, de la communauté, l'Iran prend une importance supplémentaire.

Il en est ainsi quand on prend en compte le fait que trois des quatre grands candidats à l'investiture Républicaine  soutiennent la position d'Israël sur ce front. Parallèlement à la pression croissante d'Israël sur les américains (ainsi que la pression sur la Maison Blanche qui est actuellement exercée par Mitt Romney, Rick Santorum et Newt Gingrich), il va aussi probablement  y avoir  susceptible la pression sur  Obama par cette source essentielle d'appui, la communauté juive, qui a un taux de participation élevé, vaste influence financière et qui est capable de faire pencher la balance dans les États de fluctuation critique où les votes du Collège électoral sont à gagner.

 

Quant aux Républicains...

Le Soutien juif a pris plus d'importance lorsque l'on considère la hausse relative du candidat  Républicain Mitt Romney,  après sa série fructueuse de victoires aux primaires dans le récent Super mardi. Romney commande maintenant la fidélité d'un nombre beaucoup plus grand de délégués qui se décideront  quel candidat  devra faire face à Obama comparé à la plus grande menace Santorum bloquant les espoirs de Romney à la Maison Blanche , . Cependant, malgré Romney, l'ancien gouverneur du Massachusetts, gagnant dans six des dix états où se sont tenus les primaires cette semaine, des Républicains ne se sont pas encore  ralliés autour de lui comme leur candidat majeur. Si, toutefois, Romney pouvait finir le travail et s'assurer la victoire, cela forcerait Obama, qui a jusqu'à présent observé avec la jubilation  les Républicains se querellaient entre eux, mais dont l'avantage dans les sondages par rapport à ses rivaux potentiels demeure fragile, à consacrer la plupart de ses énergies à s'assurer d'un second mandat.

 

Ces prochains mois (peut-être ces semaines) révéleront si le 44ème président  est prêt à faire des compromis sérieux avec "le vote juif" sur la question de sa politique Iranienne dans un effort pour répéter son exploit électoral de novembre 2008, parmi les partisans juifs, qui peuvent représenter simplement  le tremplin qui le catapultera vers son but suprême: la conquête de la Maison Blanche pour la deuxième fois.

 

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mordeh'ai - dans Tribune libre
9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 21:27

Par Charles Krauthammer,

Washington Post 08/03/2012 http://www.washingtonpost.com/opinions/obama-vs-israel-priority-no-1-stop-israel/2012/03/08/gIQAXKM1zR_story.html

Adaptation française de Sentinelle 5772 ©

 

C’est Lucy et sa balle de foot, dans le style iranien. Après un discours ostensiblement dur sur la façon d’empêcher l’Iran d’accéder au nucléaire, le gouvernement Obama a accepté cette semaine une autre série de pourparlers avec les mollahs.

Cela 14 mois après que la dernière tentative de négociations à six se soit effondrée à Istanbul du fait d’un blocage et d’un manque de sérieux éhontés côté iranien. Néanmoins, les nouvelles négociations seront à la fois sans pré-condition et précédées par encore davantage de discussions pour décider de futilités comme le changement de lieu.

Ces négociations ne font pas que gagner du temps pour un programme nucléaire dont l’objectif militaire a fait l’objet de déclarations alarmantes de la part de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA). Pour Israël, elles rendent extrêmement difficile de faire quoi que ce soit à ce sujet (pendant qu’il le peut encore), à moins qu’Israël ne soit universellement condamné pour avoir fait avorté une solution diplomatique.

Si le gouvernement [américain] était vraiment sérieux quant à la réalisation plutôt que sur l’apparence, il aurait prévenu que c’était la dernière chance pour l’Iran de montrer son honnêteté et aurait exigé une date limite à court terme. Après tout, le président Obama a insisté sur les dates limites pour le retrait d’Irak, la montée en puissance en Afghanistan et les négociations israélo-palestiniennes. Pourquoi laisser ces pourparlers cruciaux ouverts alors que l’horloge nucléaire s’égrène ?

Cette reprise des pourparlers vient tout de suite après la posture de la campagne d’Obama pendant un an sur les têtes nucléaires de l’Iran. S’adressant dimanche à l’AIPAC (Le Comité Amérique Israël des Affaires Publiques), il a averti que les « dirigeants de l’Iran ne doivent pas douter de la résolution des Etats-Unis ». Cela seulement deux jours après qu’il ait affirmé (au journal ‘The Atlantic’) une action militaire possible des USA. « Je ne bluffe pas ». Pourtant mardi, il est revenu à la politique de pourparlers dont il avait admis l’échec précédent.

Les sanctions feront-elles la différence cette fois-ci, cependant ? Des sanctions frappent en effet l’Iran économiquement. Mais quand le comité du renseignement du Sénat demandait au directeur du renseignement national d’Obama lui-même si des sanctions avaient eu le moindre effet sur le cours du programme nucléaire de l’Iran, la réponse fut simple : « Non. Aucun effet, quoi qu’il en soit ».

Obama a recueilli beaucoup d’applaudissements devant l’AIPAC en disant que sa politique n’est pas de contention mais que c’est une politique de prévention. Mais qu’a-t-il empêché ? Maintenir une coalition de six pays n’est pas de la prévention. Mener des pourparlers n’est pas de la prévention. Imposer des sanctions n’est pas de la prévention.

La prévention, c’est stopper et faire régresser le programme. Pourtant l’Iran triple sa production d’uranium, déplace ses installations d’enrichissement profondément dans une montagne près de Qom et empêche les inspections de l’AIEA sur les installations d’armement.

Alors quel est le véritable objectif d’Obama ? « Nous essayons de rendre la décision d’attaquer aussi difficile que possible pour Israël » a déclaré un officiel du gouvernement au Washington Post dans la révélation la plus troublante de la Maison Blanche depuis « diriger par derrière ».

Révélatrice et choquante. Le plus grand exportateur mondial de terrorisme (selon le département d’Etat), le tueur systématique d’Américains en Irak et en Afghanistan, l’ennemi autoproclamé qui a inventé le « Jour de Mort à l’Amérique » approche de la capacité nucléaire – et la stratégie politique des USA est de se focaliser pour empêcher un allié démocratique menacé d’annihilation de prévenir la menace?

Et en effet c’est cela. Ces nouvelles négociations ouvertes avec l’Iran correspondent bien à cette stratégie de ligaturer Israël. Comme le fait la réassurance d’Obama « J’ai Israël derrière moi », conçue pour persuader Israël et ses partisans de se retirer et de s’en remettre à Obama pour les décisions concernant la vie et la mort d’Israël.

Pourtant, 48 heures plus tard, Obama déclare lors d’une nouvelle conférence que cette phrase est seulement une référence historique au soutien à des alliés comme la Grande Bretagne et le Japon – contredisant l’impression qu’il a voulue donner à l’AIPAC qu’il offrait une protection spéciale à un allié sous la menace d’une annihilation physique.

Devant l’AIPAC il déclare : « Aucun gouvernement israélien ne peut tolérer une arme nucléaire entre les mains d’un régime qui nie l’Holocauste, menace d’effacer Israël de la carte, et parraine des groupes terroristes jurés à la destruction d’Israël » et il affirme : « Le droit souverain d’Israël de prendre lui-même ses décisions pour assurer ses besoins de sécurité ».

Et ensuite il poursuit sa politique – négociations ouvertes, promesses trompeuses de franc soutien des USA à Israël, il vante l’efficacité des sanctions, des avertissements sérieux sur le « langage de guerre », destinés, comme son propre officiel l’a admis, à empêcher Israël d’exercer précisément ce droit souverain à l’autoprotection.

Pourtant au-delà de ces évidentes contradictions et ces mensonges de pas de clerc, il y a une logique transcendante : comme avec le retard de l’oléoduc de Keystone, comme avec l’extension du plafond de la dette, comme avec le programme du retrait d’Afghanistan, Obama veut arriver après le 6 novembre sans action fâcheuse qui pourrait menacer sa réélection.

Pour Israël cependant, les risques sont quelque peu plus élevés : l’existence même d’une nation vibrante et de ses six millions de Juifs. L’asymétrie est saisissante. Un observateur de bon aloi pourrait s’aviser que le désir d’Israël de ne pas aller entrer doucement dans les ténèbres comporte une urgence morale plus élevée que l’avenir politique d’un homme, même si c’est le président des Etats-Unis.

letters@charleskrauthammer.com

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mordeh'ai - dans Point de vue
9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 17:47

 Par Elad Benari

http://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/153582

publication: 09/03/2012,

 

La Maison Blanche nie les rapports qui disent que Washington fournirait des armes à Israël s'il renonçait à frapper l'Iran en 2012

 

La Maison Blanche a niée jeudi les énoncés rapportant que le Président américain Barack Obama a offert au Premier ministre Binyamin Netanyahu de donner à Israël des " bombes antibunker " sophistiquées et des avions de ravitaillement à longue portée s'il s'engageait à ne pas lancer de frappe contre l'Iran cette année.

 

Channel 10 a cité le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney qui a dit pendant la conférence de Presse -- " Le Président n'a pas abouti à un tel accord ni fait une telle offre," " Les deux pays coopèrent à divers niveaux, y compris à des niveaux militaires et de sécurité, mais cette question n'a pas été discutée lors de la rencontre. Les accords ne sont pas précis."

 

Plus tôt un récit du journal Ma'ariv de jeudi, disait qu'Obama a bien fait cette offre à Netanyahou lors de leur réunion à Washington cette semaine.

 

Le rapport a été basé sur des discussions avec les représentants diplomatiques qui ont été mis au courant de la conversation, que les deux dirigeants ont tenu. Les diplomates disent qu' Obama aurait offert un « package deal, » selon lequel les États-Unis ne chercherait pas à prévenir une attaque israélienne en 2013 – après l'élection présidentielle américaine de novembre. Ce qui ne veut pas dire que les États-Unis ont donné un « feu vert » à Israël pour une frappe; C'est plus comme un « feu jaune », qui peut être compris comme plus proche du rouge, que du vert, disent les diplomates.

 

En attendant jeudi, Netanyahu mettait au point un calendrier général pour une possible frappe sur l'Iran, pour la première fois. Netanyahu a déclaré qu'Israël n'a pas encore pris de décision sur l'opportunité d'attaquer les sites nucléaires iraniens. Il a ajouté que le choix du moment d'une telle frappe " n'est pas une question de jours ou de semaines," mais par ailleurs, " ce n'est pas non plus une question d'années."

 

Jeudi, le Guide suprême, l'Ayatollah Ali Khamenei, a fait l'éloge d' Obama qui n'avait pas l'intention de bombarder l'Iran. " Il y a deux jours, nous avions entendu dire par le président de l'Amérique: " nous ne pensons pas à la guerre avec l'Iran."  

C'est bien. Très bien. Il s'agit de sages paroles. Ceci est une sortie de l'aberration", a dit Khamenei, selon la télévision d'Etat. Cependant, Khamenei a aussi critiqué le président américain pour " les illusions qui feraient croire " que les sanctions forceraient l'Iran à renoncer à l'enrichissement de l'uranium, une demande clé des grandes puissances.

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mordeh'ai - dans Revue de presse
9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 10:05

Par Marc Femsohn pour Guysen International News 

Jeudi 8 mars 2012 à 22:32

Editorial de la semaine du 10/03/2012
DR_2012

 Lorsque Binyamin Netanyahou s'est rendu, cette semaine à la Maison Blanche, il a pris soin d'offrir à Barack Obama un cadeau à forte charge symbolique, en cette fête de Pourim, à savoir un Rouleau d'Esther (Meguila), et, dans l'espoir que le président américain comprenne bien le message, le Premier ministre lui a dit :
"à cette époque-là aussi, ils voulaient nous faire disparaître".

Certains parleront de religion, de spiritualité, d'autres d'allégories, de fables, quoi qu'il en soit, nul ne peut ignorer l'importance particulière du symbolisme chez les Juifs.
Mais au-delà de ces considérations, Barack Obama se doit de prendre en compte des réalités incontestables.
Il nous dit en substance : "restez tranquilles, ne parlez pas, je vous dirai quand sera venu le moment et je ferai le nécessaire". 

A Netanyahou de dire 4 fois NON !
NON, car Israël est un Etat souverain et doit rester maître de son destin.
NON, car précisément, pour que les sanctions contre l'Iran fonctionnent, il faut parler des menaces militaires qui font partie de la stratégie de pressions permettant éventuellement d'éviter une intervention.
NON au "moment venu", car il sera celui de l'agenda américain ou plutôt d'Obama qui ne coïncide pas forcément avec celui d'Israël
 
Un exemple précis pour corroborer mon affirmation : pour Israël, la ligne rouge est l'enrichissement de l'uranium, alors que les Américains considèrent que c'est l'acquisition de la bombe…
NON, enfin, quand il fera le "nécessaire" ; nous avons pu malheureusement constater durant le mandat d'Obama, et les dirigeants arabes aussi, son absence de discernement, de réactivité, ses valses-hésitations, ses balbutiements. Israël ne peut pas se permettre de se fier à de tels arguments.
 
Obama qui possède, espérons-le, des services de Renseignements efficaces, devrait connaître quelques réalités de l'Iran qui prouvent que les sanctions, telles qu'elles sont appliquées aujourd'hui, n'auront aucun impact. En effet, l'Iran est un Etat riche et peut donc résister plutôt longtemps. Le peuple, lui, est pauvre et se contentera de vivre avec très peu, les Iraniens ayant appris à s'accommoder avec la pauvreté. En outre, ce sont les Gardiens de la Révolution qui tiennent véritablement le pouvoir, ils ne sont inféodés ni aux ayatollahs ni à Ahmadinejad, plutôt en perte de vitesse. 
 
Les Gardiens sont des terroristes jusqu'au-boutistes à côté desquels le Hezbollah et Assad font figure d'organisation humanitaire. Ils sont les équivalents des commissaires politiques de l'Armée rouge, se sont emparés de l'armée, du Parlement et, comme ils sont bien équipés, ils se moquent totalement de l'impact des sanctions sur la population.
 
Il y a aussi "le leurre nord-coréen". Comme par hasard, il y a quelques jours, la Corée du Nord nous annonce un moratoire sur l'enrichissement de l'uranium. Et Barack Obama a servi cet argument à Netanyahou : voilà la preuve que les sanctions fonctionnent. Donc, il faut laisser le temps aux sanctions de faire leur effet. Ce temps qu'utilisent les Iraniens en poursuivant la fabrication de la bombe, ce qui rend la situation irréversible. Et finalement, en prime, les Nord-Coréens n'auront plus qu'à acheter cette bombe ou la recevoir de Téhéran au nom de "l'Amitié entre les peuples opprimés par l'axe américano-sioniste". Le tour est joué.
 
Pour préparer la rencontre avec Netanyahou, la CIA a exposé au président américain le scénario suivant en cas d'attaque israélienne contre les installations iraniennes :
pour le moment, Israël poursuit sa politique de sabotages et d'éliminations en utilisant les minorités kurdes et chiites et même des organisations que nous considérons comme terroristes, mais nous ne voulons pas le savoir. Ces actions ne sont pas suffisamment efficaces pour mettre un terme au programme iranien. Les Israéliens envisagent donc d'attaquer les sites nucléaires, mais nous avons des doutes sur la réussite de l'opération à cause de l'éparpillement des sites et aussi parce qu'il pourrait y avoir des installations inconnues. Il nous faudra effectuer un travail de nettoyage, c'est-à-dire, finir l'opération. 
 
Donc, mettons la pression sur Netanyahou et surtout sur le public israélien. Expliquons-leur que s'ils attaquent, c'est le début de la IIIème guerre mondiale, les Arabes riposteront, il y aura des milliers de victimes, l'aéroport Ben Gourion sera fermé, la Bourse et l'économie paralysées. Bref, comme on dirait à Langley, "Apocalypse now".
Sauf qu'un certain nombre d'informations ne sont pas prises en compte, volontairement ou pas.
 
Tant que les Iraniens n'ont pas la bombe, leur capacité de représailles est très limitée et Israël jouit d'une incontestable supériorité stratégique. Le Hezbollah réagira certainement, mais Israël a la capacité d'absorber le choc des missiles et de faire taire très rapidement l'organisation terroriste chiite qui ne pourra pas compter, cette fois-ci, sur les soutiens logistiques de Téhéran et de Bachar el Assad.

Le Hamas, quant à lui, membre des Frères musulmans sunnites opposés aux chiites, vient d'annoncer qu'il ne se lancerait pas dans une aventure avec l'Iran, mais s'il changeait d'avis, nous saurions nous en occuper. Enfin, on peut avoir des doutes sur l'empressement des pays arabes à attaquer Israël pour venir en aide aux Iraniens qu'ils détestent au moins autant que les "Sionistes". 
 
Obama craint les représailles sur le territoire américain, l'envolée du prix du pétrole, le chaos de l'économie mondiale. Le terrorisme international et l'Iran n'ont pas besoin de prétexte pour tenter de commettre des attentats sur le sol américain comme nous l'a prouvé un certain 11 septembre avec 3.000 morts en plein New York.
 
Qu'en sera-t-il lorsque Téhéran pointera des missiles balistiques intercontinentaux à ogives nucléaires vers les Etats-Unis et l'Europe ?

Quel sera alors le prix du pétrole ?

Dans quel état sera alors l'économie mondiale ?
 
Et puis Obama devrait se rappeler de l'Histoire, ne fut-ce que pour son bénéfice personnel. Les dirigeants qui sont intervenus militairement en fin de mandat ont toujours été réélus, comme Bush en 2003 en Irak ou Thatcher en 1982 aux Malouines. Sans parler d'une intervention terrestre, l'impact d'une opération aérienne contre l'Iran serait énorme sur le public américain qui a le sens du patriotisme, l'amour de la bannière étoilée.
En outre, les Républicains n'auraient pas d'autres choix que de soutenir "the President of the United States of America".
Sorry, Mister President, j'ai osé parler, je ne me tiens pas tranquille, mais je ne fais que mon devoir d'Israélien à la minuscule place qui est la mienne, afin de participer à cette stratégie de la menace et des pressions qui nous permettra, peut-être, d'éviter le conflit.
 
En janvier 2011, Ahmadinejad a fait déclasser les mausolées supposés d’Esther et Mardochée où les Juifs d'Iran se rendent traditionnellement en pèlerinage à Pourim, ordonnant que le site soit converti en "mémorial pour les victimes d’Esther et Mardochée" et que la fête de Pourim soit renommée "festival juif du massacre des Iraniens"…
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mordeh'ai - dans Tribune libre
8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 18:54

Israel 7 par Admin

08/03/2012 

 

Un petit chef d’œuvre de Hasbara de mise au point sur le statut juridique de la Judée-Samarie et des parties de la Terre d’Israël libérées lors de la Guerre des Six Jours en 1967 au regard du Droit international.

Cette vidéo a été produite par le Conseil des localités de Judée-Samarie et est sous-titrée en français.

 

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mordeh'ai - dans video
8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 14:47

http://victor-perez.blogspot.com/

 

08/03/2012

« Les dirigeants du régime sioniste savent mieux que quiconque quelles sont les conséquences dangereuses d'une opération militaire contre nous ou d'une évocation de cette idée ». Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, Hussein Amir Abdallahin, a rajouté que les propos de Benjamin Netanyahou à l’AIPAC « ressemblent plus à des cris de détresse qu'à une action concrète », « Israël a très peur du printemps arabe ».

Partir en guerre n’est jamais, pour les démocraties, une partie de plaisir, mais pour celles n’ayant pas démissionné face à l’adversité, ne rien faire contre des menaces explicites, tangibles ne fait qu’encourager l’ennemi dans sa folie.
Certaines se prévaudront, pour justifier leurs décisions, des effets positifs à venir des sanctions si l’on leur en laisse suffisamment le temps. D’autres, comme l’affirme le ministre des Affaires étrangères Français Alain Juppé, ne nourrissent aucun espoir sur l’aboutissement du nouveau round de négociations qui doit se tenir prochainement entre les grandes puissances et l’Iran mais attirent l’attention d’Israël sur les conséquences que pourrait entraîner une attaque militaire israélienne !
A n’en pas douter, une attaque de l’état hébreu sur les installations nucléaires iraniennes aura des effets.
Quels seront-ils ?
A y réfléchir, l’armée de l’air iranienne n’est guère équiper pour survoler l’Irak, la Jordanie, combattre l’armée de l’air israélienne, reconnue comme l’une des meilleures au monde, puis faire demi-tour pour regagner ses bases et se ravitailler. La Syrie prêtera t-elle les siennes et son concours ? A voir !
L’armée de terre aura-t-elle les permissions requises pour traverser les territoires irakiens, puis guerroyer face à « l’entité sioniste » sur le front jordanien, syrien voire les deux ? Seuls ceux adeptes de la science fiction répondront par l’affirmative. A peine les frontières internationales traversées l’état juif prendra les devants pour réduire à très peu de choses ces intentions belliqueuses.
La marine devra quant à elle contourner l’Arabie Saoudite, traverser le Canal de Suez pour se positionner face au territoire israélien. De quoi laisser le temps aux avions israéliens de les couler soit dans la mer rouge ou la mer d’Oman, à une ou deux heures de vol environ de leurs bases.
Seule la solution des missiles peut être envisagée sérieusement. Le hic est qu’ils rencontreront les anti-missiles israéliens sur leur route. Par ailleurs, cela serait faire injure à l’intellect israélien de ne pas imaginer qu’un bombardement de la plupart des bases de lancement sera également envisagé au moment propice !
Le combat direct est donc peu envisageable pour des raisons pratiques. Il ne restera aux iraniens, alors, que le plaisir d’envenimer la situation internationale.
Ainsi, les bases US et alliées proches de leur territoire seront directement menacées militairement. Le détroit d’Ormuz où transit près de 35 %  de la consommation mondiale du pétrole sera lui aussi un objectif iranien tout comme les puits des pays voisins. Le terrorisme international fera partie de sa panoplie.
En fait, des moyens militaires déclarant simplement la guerre au monde entier, ou presque, conduisant immanquablement au suicide du régime en place. Est-il aussi fou ? Plus que douteux !

La solution la plus intelligente à ses yeux sera de combattre par l’intermédiaire du Hamas et du Hezbollah. Deux groupes terroristes qui savent que cela sonnera le glas de leurs activités antisémites. En conséquence, tout soutien de leur part a déjà été écarté publiquement. Quand bien même, leurs participations seraient loin d’être une réelle menace existentielle et leurs éradications totales pas hors de portée israélienne.
Par le biais de la Syrie ? Difficile à croire car le boucher de Damas n’est pas plus suicidaire que ses alliés de Téhéran. D’où son probable refus de louer ses aéroports, de peur de les voir réduits à peu de chose, ni de participer à un front commun contre l’ennemi haï.
Restera alors la question des peuples syrien, jordanien et égyptien. Seuls à même d’inquiéter directement Israël mais non pas, là encore, à le mettre en danger. C’est la seule inconnue à ce jour !
S’il n’est pas ici de dire que les conséquences dues à un assaut israélien seront nulles, ou quasiment, pour lui-même, il est évident qu’elles ne seront pas catastrophiques pour le reste de la planète comme le laissent entendre tous les cassandres. Si le prix du brut s’envolera, plus par la panique des clients que par une réelle intimidation sur la production, si quelques victimes seront à dénombrer de part et d’autres, ce bilan sera ridicule face au risque de laisser les ayatollahs se nucléariser.
Le gouvernement de Benjamin Netanyahou l’a très bien compris, le ministre de la défense Ehud Barak ayant estimé les pertes israéliennes à moins de cinq cent personnes. Gageons qu’il agira dès lors qu’il verra Barak Obama face à l’échec prévu des négociations à venir et du faible résultat attendu des sanctions.
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mordeh'ai - dans Politique
8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 14:37

Copyright Michel Garrot

" http://www.dreuz.info "

08/03/2012


 
Les ecclésiastiques catholiques en Israël ont, hélas, une fâcheuse tendance à ne pratiquement jamais critiquer les musulmans, les arabes et les palestiniens ; et une fâcheuse tendance à critiquer souvent, de façon à la fois floue et incompréhensible, l’Etat d’Israël. Le Patriarcat latin de Jérusalem et la Custode en Terre Sainte sont, en la matière, particulièrement zélés.
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Ainsi, suite aux profanations de lieux chrétiens ces dernières semaines à Jérusalem, le Père Pizzaballa, Custode de Terre Sainte, s’est adressé au président israélien Shimon Pères, selon le site en ligne du Patriarcat latin de Jérusalem. Dans sa lettre, le Custode demande expressément au Président d’agir pour faire cesser au plus vite ces insultes anti-chrétiennes (extraits adaptés) : « Ces actions, qui, autant que je sache n’ont pas conduit à des arrestations, sont un exemple douloureux parmi une série d’actions similaires menées récemment sans aucune peine ni entrave. Comme vous le savez, je n’ai pas l’habitude d’écrire des lettres comme celle-ci. Les différentes communautés chrétiennes vivent tranquillement et paisiblement en Israël dans le respect, l’estime et de bonnes relations avec les juifs et les musulmans », affirme le Père Pizzaballa.
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Cette affirmation du Père Pizzaballa sous-entend que les profanateurs auraient dû être arrêtés, entravés, accusés et condamnés. L’affirmation du Père Pizzaballa allègue que les chrétiens d’Israël vivent tranquillement et paisiblement dans le respect, l’estime et de bonnes relations avec les juifs et les musulmans. Et Le Père Pizzaballa semble insinuer que les profanateurs de lieux chrétiens ne sont ni musulmans, ni arabes, ni palestiniens.
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Le Père Pizzaballa ajoute : « Malheureusement, au cours des dernières années, nous avons appris à ignorer les provocations tout en continuant notre vie quotidienne. Pourtant, il semble que cette fois-ci certaines limites ont été dépassées et nous ne pouvons pas rester silencieux. Ces slogans choquants inscrits sur des sites de prière chrétiens, surtout à Jérusalem, blessent les sentiments de tous les chrétiens en Israël, indépendamment de leur credo, ainsi que des centaines de milliers de pèlerins qui visitent Jérusalem et la Terre Sainte, et des millions encore à travers le monde. Je vous serais reconnaissant, conclut le Custode, si vous utilisiez tout votre pouvoir et influence auprès des autorités afin que ce type d’action dangereuse soit éradiqué et que ces actions cessent, avant qu’elles ne deviennent une habitude à l’encontre des chrétiens en Israël », conclut le Père Pizzaballa (fin des extraits adaptés).
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Selon les allégations et les insinuations du Père Pizzaballa, se seraient des Juifs qui profaneraient les lieux chrétiens. Il ne l’écrit pas de façon explicite. Mais c’est implicite. Il demande au président israélien d’utiliser son pouvoir auprès des autorités. Il ne le demande pas au chef du Hamas. Il ne le demande pas au chef du Fatah. De façon implicite, le Père Pizzaballa laisse donc entendre que les coupables seraient Juifs. Et le Père Pizzaballa va jusqu’à prétendre que les profanations de lieux chrétiens, profanations apparemment perpétrées par des Juifs, blesseraient les sentiments de millions de chrétiens à travers le monde.
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Des millions de chrétiens à travers le monde. Rien que ça. Et pas un mot sur le sort tragique des chrétiens en terre d’islam, dans les localités arabes de Judée et de Samarie ou dans la bande de Gaza. De toute évidence, le Patriarcat latin de Jérusalem et la Custode en Terre Sainte ne sont pas en mesure de dire et d’écrire les choses clairement. Et l’on a le sentiment hautement désagréable que les ecclésiastiques catholiques en Israël, non seulement donnent l’absolution collective aux arabo-musulmans, mais de surcroît, sous-entendent que le problème, cela serait le peuple juif israélien.
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Tout ceci m’amène à formuler un certain nombre de précisions. Les chrétiens d’Israël et les centaines de milliers de pèlerins qui visitent Jérusalem et la Terre Sainte peuvent vivre en Israël et effectuer des pèlerinages, notamment sur les lieux saints de Jérusalem, grâce à l’Etat d’Israël et grâce aux forces de défense d’Israël. Si la vie des chrétiens d’Israël et les pèlerinages des chrétiens à Jérusalem ainsi qu’en Terre Sainte dépendaient du Fatah et du Hamas, alors, la vie des chrétiens serait un enfer et les pèlerinages seraient irréalisables.
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L’Etat d’Israël a ouvert une porte supplémentaire dans l’enceinte de la vieille ville de Jérusalem, afin que les chrétiens puissent se rendre directement sur leurs lieus saints, essentiellement le Saint-Sépulcre, sans passer par les quartiers arabo-musulmans, où ils se faisaient régulièrement injurier et caillasser. Le patriarcat de l’Eglise copte orthodoxe a déménagé dans un quartier juif de Jérusalem, car il ne lui était plus possible de vivre en paix et en sécurité dans le secteur arabo-musulman. L’on aurait presque envie d’inviter le Patriarcat latin de Jérusalem et la Custode en Terre Sainte à déménager du côté de Ramallah ou de Gaza, ce qui blesserait les sentiments de millions de chrétiens à travers le monde …
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mordeh'ai - dans Société
8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 11:36

Par CAROLINE GLICK

Jerusalem Post 06/03/2012

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=260748

Adaptation française de Sentinelle 5770 ©

 

Le président des USA exige vraiment qu’Israël place sa survie entre ses mains.

 

 

Obama tough talk.jpgDans son commentaire du supplément de vendredi du journal Ma’ariv, le commentateur diplomatique senior Ben Caspit a développé un discours hypothétique qu’Obama pourrait tenir à Netanyahou, pendant le tête-à-tête des deux dirigeants dans le Bureau Ovale lundi après-midi. Selon le scénario de Caspit, Obama voulait utiliser la rencontre pour imposer sa loi au Premier ministre israélien.

Si vous bombardez les installations nucléaires de l’Iran avant les élections de novembre, lors de mon second mandat, Israël ne pourra plus acheter des pièces détachées pour ses systèmes d’armes aux USA. De même, Obama aurait dit, selon Caspit, que les USA mettront fin au soutien à Israël au Conseil de Sécurité de l’ONU si Israël osait prendre sur lui d’empêcher l’Iran de franchir le seuil nucléaire avant les élections aux USA.

Caspit a rédigé son article après avoir entendu parler d’une réunion entre des Juifs américains et Anthony Blinken, conseiller national à la sécurité du vice-président Joe Biden. Selon Omri Ceren de ‘Commentary’, Blinken a déclaré aux Juifs présents que si les partisans d’Israël discutent du traitement hostile d’Obama à l’égard d’Israël dans le contexte de l’élection, ils peuvent s’attendre à souffrir des conséquences si Obama est réélu.

Il est important de garder à l’esprit les menaces de Blinken et le scénario de Caspit quand on considère le discours d’Obama à l’AIPAC dimanche matin.

 

Le discours d’Obama était remarquable pour bon nombre de raisons. D’abord, c’était le premier discours sur un thème lié à Israël qu’Obama donnait depuis sa campagne de 2008, dans lequel il ne cherchait pas la bagarre avec Israël. Et c’est du fait de l’absence d’hostilité dans son discours que les partisans d’Obama prétendent que c’est un discours pro-Israël.

Bien qu’il ne cherchât pas la bagarre avec Israël dimanche, son discours a clairement tenté de saper la position stratégique d’Israël de façon fondamentale – en fait existentielle.

Comme beaucoup de commentateurs l’ont noté dans les semaines récentes, Israël et les USA ont des lignes rouges différentes sur le programme nucléaire iranien. Les lignes rouges divergentes sont dues au fait que les USA ont plus d’options pour attaquer les installations nucléaires de l’Iran qu’Israël. Du point de vue d’Israël, le programme nucléaire de l’Iran serait bientôt inarrêtable dès que les Iraniens auront déplacé une quantité suffisante d’uranium enrichi et /ou de centrifugeuses vers l’installation nucléaire de Fordow près de Qom. Puisque Israël manquerait de la capacité de détruire l’installation, la date limite d’Israël pour attaquer l’Iran prendra fin dans quelques semaines. Les USA auraient la capacité de bombarder avec succès Fordow de sorte que leur date limite sur l’Iran est plus longue.

La raison de tout cela est importante parce qu’elle nous dit la vraie nature de l’exigence d’Obama pour qu’Israël accorde plus de temps aux sanctions et à la diplomatie. Quand on se rend compte de la brève limite de temps d’Israël pour attaquer, on réalise que si Obama exige qu’Israël accorde plusieurs mois supplémentaires pour que les sanctions agissent, ce qu’il exige en réalité c’est qu’Israël remette sa survie entre ses mains. Lorsque le projet nucléaire de l’Iran sera dans la zone d’immunité à l’égard d’une frappe israélienne, Obama détiendra effectivement la clé de la survie d’Israël. Israël sera complètement à sa merci.

Pour comprendre à quel point cela serait dangereux, il faut considérer les autres problèmes qu’Obama a couverts dans son discours. Le discours d’Obama peut être résumé essentiellement en trois assertions : il a affirmé qu’il est le meilleur ami qu’Israël ait jamais eu et donc Israël peut lui faire confiance pour assurer sa survie.

D’abord, Obama a affirmé que la coopération militaire entre Israël et les USA a augmenté dans des proportions sans précédents sous sa direction. Ensuite, il a proclamé que son gouvernement a servi de défenseur inconditionnel d’Israël à l’ONU et de façon générale quant au problème palestinien. Enfin, il a mis en avant qu’on peut lui faire confiance pour défendre Israël contre un Iran détenant l’arme nucléaire du fait des sanctions imposées à l’Iran par les USA et la communauté internationale depuis le début de son mandat.

La prétendue expansion de la coopération militaire USA – Israël sous l’œil d’Obama a servi de sujet de conversation régulier aux officiels du gouvernement Obama. La revendication est commode parce qu’elle est fondée sur des informations classifiées non disponibles au public. Vous et moi n’avons aucun moyen de savoir si c’est vrai.

Mais ce que nous savons c’est que sous la direction d’Obama, les officiels militaires et de la défense des USA ont fait des déclarations répétées ouvertement hostiles à Israël. Le secrétaire d’Etat à la défense de l’époque, Robert Gates, a qualifié Israël « d’allié ingrat ». Le secrétaire d’Etat à la défense actuel, Leon Panetta, a exigé qu’Israël « retourne à cette sacrée table [de négociation] avec les Palestiniens. Le général Dempsey et son prédécesseur Michael Mullen ont parlé de façon désobligeante d’Israël et de ses capacités militaires et donc ont conféré pour le moins de l’assurance à leurs ennemis.

En dehors de ces commentaires peu aimables, sous Obama les USA ont adopté une politique et pris des mesures mettant en danger Israël militairement sur tous les fronts et de façon fondamentale. Avec Obama à la barre, non seulement les USA se sont tenus derrière et soutenu le Hezbollah et l’Iran pour s’emparer du Liban. Les USA ont continué de fournir l’armée libanaise contrôlée par le Hezbollah avec des armes américaines sophistiquées.

Sous Obama, les USA sont intervenus dans les affaires politiques internes de l’Egypte pour renforcer les ‘Frères Musulmans’ et renverser Hosni Moubarak. La transformation de la frontière d’Israël avec l’Egypte de limite pacifique en une autre hostile est la conséquence directe du renversement de Moubarak soutenu par les USA et de la montée des ‘Frères Musulmans’ et des salafistes soutenue par les USA. Voilà des faits indiscutables. Leurs répercussions militaires sont énormes et totalement négatives.

Puis il y a la Syrie. Depuis plus de six mois, Obama a pris effectivement le parti de Bashar Assad contre son propre peuple dressé contre lui. La secrétaire d’Etat Hillary Clinton avait qualifié Assad de ‘réformateur’. Maintenant, alors qu’Assad fait une boucherie de son peuple par milliers, les USA ne sont encore pas parvenus à envoyer de l’aide humanitaire pour aider le peuple syrien. Presque incroyable, Clinton a dit que Assad devra se mettre d’accord pour toute assistance des USA au Peuple syrien alors que celui-ci cherche à le renverser.

Des rapports sont parus : les USA ont averti la Jordanie, le Liban, l’Irak et l’Arabie saoudite de la possibilité que les missiles balistiques d’Assad et ses arsenaux chimiques et biologiques puissent être transférés aux terroristes. Une telle perspective présente un danger clair pour la sécurité nationale des USA – comme de celle d’Israël.

En effet, la menace de prolifération d’AMD (Armes de Destruction Massive) est si dangereuse qu’on peut s’attendre à ce que l’administration des USA prenne des mesures préventives pour détruire ou réquisitionner ces arsenaux. On aurait certainement pu s’attendre à un soutien à une opération israélienne pour le faire. Mais selon ces rapports, Obama s’est contenté d’avertissements vides aux Arabes – pas à Israël – que cela pourrait éventuellement être un problème.

En ne parvenant pas à agir contre Assad, le gouvernement Obama agit effectivement comme le gardien du plus important allié régional de l’Iran. C'est-à-dire que, loin d’améliorer la position militaire d’Israël, le comportement d’Obama envers la Syrie améliore la position militaire de l’Iran. Il agit de la manière qu’on pourrait attendre de la part d’un allié de l’Iran, non pas de celle qu’on pourrait attendre d’un allié d’Israël.

De même pour l’Iran, alors qu’Obama vante les nouvelles sanctions anti-Iran imposées depuis qu’il a pris ses fonctions comme preuve qu’on peut lui faire confiance pour prendre des mesures contre l’Iran, le fait est qu’Obama a été obligé de mettre en oeuvre des sanctions contre sa propre volonté par le Congrès et l’Europe. De même, Obama continue de refuser d’exécuter les sanctions contre la banque centrale iranienne que le Congrès des USA a adoptées contre ses fortes objections au début de cette année. Comme c’est le cas pour la Syrie – et du Hezbollah au Liban – sur la question des sanctions, le comportement d’Obama a servi à aider plutôt qu’à gêner la poursuite de capacités nucléaires par l’Iran.

Au-delà des frontières immédiates d’Israël, et au-delà de l’Iran, le comportement d’Obama envers la Turquie a eu un impact destructeur sur la situation militaire et stratégique d’Israël. Obama a déclaré que Recyp Erdogan, Premier ministre islamiste antisémite de Turquie, est l’un des cinq dirigeants étrangers dont il est le plus proche. Il parlerait avec Erdogan au moins une fois par semaine. Le Premier ministre qui dirige la Turquie est le dirigeant du Moyen-Orient en qui Obama a le plus confiance.

Erdogan a gagné la confiance d’Obama au moment même où il a mis fin à l’alliance stratégique de son pays avec Israël et commencé à financer directement l’organisation terroriste Hamas et à apporter de l’aide et du soutien au Hamas en cherchant à mettre fin au blocus maritime légal d’Israël du littoral de Gaza.

Ce qui est remarquable dans la relation d’Obama avec la Turquie, membre de l’OTAN, c’est qu’il n’ait pas usé de sa relation avec Erdogan pour influer son comportement. Au lieu de cela, il a récompensé ce comportement.

Les propos d’autosatisfaction d’Obama sur l’assistance des USA au développement des systèmes de défense anti-missiles d’Israël sonnent désespérément creux pour deux raisons.

D’abord, l’accord de coopération militaire entre Israël et les USA pour le développement du bouclier de défense anti-mortiers « Dôme de Fer » a été conclu et financé sous le Président George W. Bush après la négociation itinérante du Sénateur Mark Kirk. Obama a hérité du programme. Et dans son budget 2012, il a réduit le financement américain au projet.

La seconde raison pour laquelle ses déclarations sonnent creux, c’est parce que ses actes comme président ont accru le besoin d’Israël de se défendre lui-même contre les mortiers et les roquettes palestiniennes depuis Gaza. Obama a renforcé les Palestiniens pour attaquer à volonté Israël et mis la pression sur Israël pour ne pas prendre des mesures offensives pour réduire la capacité agressive des Palestiniens.

Cela nous amène aux déclarations d’Obama sur son soutien à Israël à l’ONU et envers les Palestiniens. Le fait que c’est la position hostile d’Obama envers Israël qui a alimenté le rejet des négociations des Palestiniens avec Israël. Comme Mahmoud Abbas l’a dit au journaliste Jackson Diehl du ‘Washington Post’, l’exigence d’Obama d’un gel de la construction juive l’a convaincu qu’il n’avait aucune raison de négocier avec Israël.

Puis il y a son « soutien » à Israël à l’ONU. Le fait est que les Palestiniens ont recherché une condamnation du Conseil de Sécurité de l’ONU contre la construction juive à Jerusalem et en Judée et Samarie parce qu’Obama leur a donné à penser qu’il les soutiendrait. C’était Obama après tout qui a qualifié les implantations israéliennes «d’illégitimes»,  et a exigé l’abrogation des droits de construction juifs au-delà des lignes d’armistice.

Il en est de même de la décision palestinienne de faire accepter la « Palestine » à l’ONU en tant que membre. Dans son discours de septembre 2010 à l’Assemblée Générale de l’ONU, Obama a appelé à l’établissement d’un Etat palestinien d’ici un an. C’est sa déclaration qui a donné à penser aux Palestiniens que les USA soutiendraient leur décision d’abandonner les négociations avec Israël et à présenter leur dossier à l’ONU.

Ainsi dans les deux cas, Obama où a été contraint de défendre Israël à l’ONU, il a lui-même créé la crise qu’Israël a été contraint de le prier de désamorcer. Et dans les deux cas, il a fait payer chèrement sa protection à Israël.

Le fait est que les actes et les paroles d’Obama ont montré clairement qu’Israël ne peut pas lui faire confiance, pas plus sur l’Iran que sur n’importe quoi. La seule chose sur laquelle il a été constant dans sa stratégie politique à l’égard d’Israël, ça a été son hostilité.

En conséquence, les seuls messages émanant de son gouvernement sont ceux qui disent que si Obama est réélu, il ne se sentira plus guère obligé de cacher sa haine envers Israël.

Ce que montrent ces messages c’est que si nos dirigeants sont trop faibles pour se dresser contre Obama aujourd’hui, nous paierons un prix exorbitant pour leur lâcheté s’il gagne les élections en novembre.

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mordeh'ai - dans Politique