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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 17:48

Publié le 27 Mars 2012

http://www.crif.org/fr/tribune/diabolisation-d%C3%A9l%C3%A9gitimation-le-maillage-le-cas-de-la-%C2%AB-marche-globale-sur-j%C3%A9rusalem-%C2%BB/30531

par Hélène Keller-Lind

 

La « Marche sur Jérusalem » organisée pour le 30 mars par plus de 20 organisations palestiniennes et diverses organisations antiisraéliennes se disant non violentes s'inscrira dans le maillage ayant pour objet de délégitimer et diaboliser Israël. Les organisateurs espèrent mobiliser des foules aux frontières d'Israël, mais aussi à des checkpoints et devant des ambassades ou représentations israéliennes dans le monde dans une gigantesque opération publicitaire.

 

 

« Le coup d'envoi de ces festivités antiisraéliennes se fera, nous disent les organisateurs, vendredi 30 mars après les prières à midi 30, au checkpoint de Kalandia »

  

 Mobiliser les foules

 « Nous intensifions notre lutte contre l'exil forcé et le système de l'apartheid israélien pour la Journée de la Terre 2012. Nous, les Palestiniens, avons subi un nettoyage ethnique et avons été déracinés de notre terre lors de la Nakba - catastrophe -de 1948, créant les millions de réfugiés qui vivent actuellement en Diaspora. Dix-neuf ans plus tard, en 1967, Israël a annexé illégalement Jérusalem-Est et la Cisjordanie, une action qui a provoqué la Naksa - Recul - et soumis les Palestiniens restant à une occupation militaire brutale ».

C'est ainsi que la vingtaine d'associations palestiniennes- qui vivent des subsides qui sont versés par la communauté internationale – présente cette « Marche sur Jérusalem » du 30 mars prochain. Elles listent ensuite les soi-disant méfaits d'Israël, décrit comme étant « un État sioniste raciste »

http://gm2j.com/main/concept-and-objectives

 . Autant de slogans publicitaires simplistes connus, mais qui marchent : « apartheid, colonies illégales, Mur de Séparation des villages palestiniens, la ville sacrée de Jérusalem menacée de judaïsation ».

 . Autant d'incitations à la haine d'Israël et des Juifs.

Ces organisations concluent ainsi : « Nous demandons donc à tous nos frères et sœurs à travers le monde de rejoindre les Palestiniens pour la Journée de la Terre, le 30 mars 2011, pour défier les barrières, les frontières et les procédures qui séparent les Palestiniens de Jérusalem et de leur maison et de leurs terres dans toute la Palestine historique ».

http://gm2j.com/main/blog/2012/02/01/more-than-20-palestinian-movement-calling-to-join-the-gmj

 

Revendication sur la « Palestine historique » et soutiens multiples.

Palestine historique: lire non seulement les Territoires et la Bande de Gaza, mais aussi Israël. D'ailleurs le sigle choisi pour ce mouvement montre clairement Israël coloré en vert. D'ailleurs, inlassablement, la télévision officielle palestinienne, qui dépend directement de Mahmoud Abbas, cite des villes israéliennes qui seraient, selon elle, palestiniennes. Ce qui vient d'être fait pendant tout le mois de mars par le biais de chansons. Ce qu'a relevé Palestinian Media Watch – Observatoire des Médias Palestiniens -

http://palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=6591

Parmi les soutiens à cette « Marche » des personnalités de Malaisie, Jordanie, Indonésie, Algérie, mais aussi de Grande-Bretagne, dont un Prix Nobel irlandais, des universitaires de Chicago ou Berkley, des représentants des Frères musulmans – islamistes-, des Arabes israéliens. Et, bien entendu, le très antiisraélien archevêque Desmond Tutu, Prix Nobel sud-africain.http://gm2j.com/main/endorsers-list

 

Il s'agit de rameuter un soutien ne se limitant pas aux pays arabes, bien entendu.

 

 Une non-violence qui entend bien déboucher sur des violences

Marche présentée comme non violente, mais dont les organisateurs espèrent qu'elle se transformera en affrontements avec les forces de sécurité israéliennes, alimentant ainsi le ressentiment. Une agence de presse palestinienne précise d'ailleurs que « chaque événement répondra à chaque goutte de sang versée par un martyr ou un blessé et à chaque soupir de chaque prisonnier pour sa liberté perdue en défendant notre terre pour préserver son identité arabe ».

Le coup d'envoi de ces festivités antiisraéliennes se fera, nous disent les organisateurs, « vendredi 30 mars après les prières à midi 30, au checkpoint de Kalandia, la Porte Nord de Jérusalem, à Bethléem près du mur d'apartheid, dans notre capitale Jérusalem à partir de la Porte de Damas, à Sakhnin et Deir Hanna, en Palestine occupée, dans des pays arabes et internationaux ».http://english.pnn.ps/index.php/national/1193-popular-committees-preparations-of-struggle-against-occupation-including-global-march-to-jerusalem

 

Le gouvernement israélien se dit prêt. Mais l'an dernier des hordes de manifestants venus de Syrie avaient pu forcer la frontière et pénétrer sur le Golan. Il y a avait eu quelques morts dont le chiffre avait été grossi par les médias. Un ou deux morts aussi à la frontière libanaise. Ce sont les forces du pays du Cèdre qui avaient tiré pour contenir la foule. Évidemment ces morts avaient été attribuées à Israël...

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mordeh'ai - dans Tribune libre
26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 09:50
L'auteur explique de sérieuses réserves sur des facteurs qui peuvent affecter les positions de Netanyahu et de Barak à attaquer l'Iran.
 
par Rabbi Eliezer Melamed *
Publié : 25 mars 2012
http://www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/11438

Je ne me considère pas comme un expert en stratégie militaire, mais depuis que la question d'attaquer les installations nucléaires de l'Iran  est à l'ordre du jour et discuté dans tous les forums des médias, je me sens le besoin – et même une obligation civile – d'exprimer mon opinion.

 

La Situation

Au cours des dernières décennies, un certain nombre d'autres pays ont rejoint le groupe des nations possédant des armes nucléaires. Tous conviennent qu'il s'agit d'un processus dangereux. Néanmoins, l'état de guerre dans diverses régions crée un énorme encouragement pour d'autres pays à produire des bombes nucléaires. Il s'agit d'un développement inévitable...

Même si l'Etat d'Israël parvient à détruire les installations nucléaires iraniennes, une telle action ne sera apparemment pas d'annuler ce phénomène dangereux, mais simplement d'en reporter la date pour que l'Iran et d'autres États hostiles acquièrent eux aussi des armes nucléaires.

Aujourd'hui, les pays comme la Chine, l'Inde, le Pakistan et la Corée du Nord possèdent déjà des armes nucléaires. Tout le monde doit apprendre à composer avec des menaces de cette ampleur, et à cet égard, notre situation n'est pas significativement différente de celle de nombreux autres pays. Compte tenu de ce fait, les déclarations du Premier Ministre et  du Ministre de la Défense, que les armes nucléaires iraniennes sont une menace existentielle pour Israël ne sont tout simplement pas vraies. Ils sont une menace dans une chaîne de beaucoup d'autres.

 

Dissuasion et défense

Nous devons traiter avec ces menaces graves de deux façons complémentaires – défense et dissuasion.

Le développement de mesures de protection telles que le « missile Arrow » et le « Iron Dome » devrait être encouragé, en plus de nombreuses autres innovations qui permettraient l'interception des missiles par satellites, près de leur lancement et toujours dans l'Etat de l'ennemi.

Dans le même temps, il est nécessaire de créer un élément de dissuasion, sans ambiguïté, fondé sur une position ferme – à la fois envers nous-mêmes et nos voisins – que nous sommes déterminés à régir notre pays et à frapper les ennemis qui se souleveraient contre nous.

 

Faiblesse de la dissuasion israélienne

Malheureusement, au lieu de répondre de façon appropriée et comme promis aux tirs venant de Gaza et du Liban, les dirigeants politiques et militaires se sont engagés à  proférer des menaces contre l'Iran, L'auteur explique des réserves sérieuses des facteurs qui peuvent affecter Netanyahu et les positions de Barak d'une attaque de l'Iran.ainsi que le  pouvoir de dissuasion d'Israël .

Ce n'était nul autre qu' Ehud Barak, au poste de Premier Ministre de l'époque, qui avait lancé les vols au-dessus du Liban, tout en déclarant que si le feu était ouvert sur Israël à partir du Liban – « tout le Liban brûlerait. » En réalité, des citoyens et des soldats israéliens ont été enlevés, assassinés ou blessés, mais le Liban n'a pas pris feu.

Avant le retrait du Liban, des soldats environ 20 à 25 par an étaient tués. Après le retrait, et près de 12 ans après, il y eut près de 200 militaires et civils tués (surtout lors de la deuxième guerre du Liban).

Pire encore, à la suite de la retraite du Liban, le Hezbollah en a pris le contrôle, la seconde intifada a éclaté et plus de

1000 israéliens ont été assassinés, nous nous sommes retirés de la bande de Gaza et le Hamas a pris le pouvoir, créant un État terroriste qui menace constamment avec ses missiles et ses roquettes l'Etat d'Israël .

En d'autres termes, la principale menace de l'Iran contre nous, qui se fait en son nom via le Hezbollah et d'autres organisations terroristes de Gaza, l'Etat d'Israël révèle  ainsi son incompétence, érodant sa dissuasion à un minimum absolu, jusqu'à ce que nos ennemis aient le cran d'assimiler que l'Etat d'Israël est une « toile d'araignée ».

Notre image de faible a été intensifiée à la suite du retrait de la bande de Gaza, et à notre incompétence en cours à régler de façon permanente les tirs de missiles à partir de ce territoire. 

Afin de traiter les menaces et les dangers, nous devons créer de la dissuasion, construite non sur les bravades verbales d'Ehud Barak, Ariel Sharon et Benjamin Netanyahu mais davantage basée sur une action déterminée contre ceux qui nous attaquent réellement.

 

Renforçons notre contrôle sur la Terre

Néanmoins, le douloureux châtiment militaire n'est pas suffisant. À la suite d'un manque de clarté concernant nos ambitions sur la terre d'Israël, nous attirons les menaces et les dangers sur nous-mêmes, en amenant nos ennemis à croire que nous allons continuer à nous retirer jusqu'à ce que l'Etat d'Israël soit éradiqué, A D.ieu ne plaise.

Par conséquent, la réponse correcte à une attaque de missiles depuis Gaza ou le Liban devrait  inclure également l'application de la souveraineté israélienne sur les autres parties de la terre d'Israël et le renforcement de la construction en Judée et en Samarie.

Une telle démarche communiquerait notre détermination à renforcer le pays et constituerait  une inquiétude extrêmement douloureuse pour nos ennemis. Peut-être cela dissuaderait certains d'entre eux de toute violence car  ils sauraient que le résultat de toute attaque comprendrait l'application de la souveraineté israélienne sur d'autres territoires supplémentaires et l'augmentation de la construction dans d'autres régions.

 

Malheureusement, le premier ministre et ministre de la défense ne l'ont pas encore compris.

  

Motivations personnelles

Il est également impossible de ne pas soulever le soupçon d'intérêts personnels qui influent sur les décisions.

Il est évident pour moi qu'en principe, le Premier Ministre et Ministre de la Défense se sont engagés à la sécurité de l'état d'Israël. Sont-ils confrontés par le choix difficile, d'être disposé à donner leur vie pour l'existence du pays.

Toutefois, étant donné qu'ils sont connus pour avoir un ego surdimensionné, il y a la crainte que des motivations personnelles les poussent aussi à prendre des mesures en Iran.

Le Premier Ministre, bien qu'étant une personne capable et diligente, n'est pas perçu comme un grand chef, en raison de ses sérieux problèmes de crédibilité. Il est raisonnable de penser qu'après un bombardement réussi sur l'Iran, il pourrait enfin être considéré comme un grand leader, dans la catégorie des David Ben Gourion et Menahem Begin.

La carrière politique du Ministre de la Défense, Ehud Barak, est au plus bas, en contraste total avec son espoir d'être un leader important, un expert exceptionnel des questions de sécurité et de la résolution de crises internationales. Sa seule chance de revenir sur le devant de la scène politique comme  chef de file et  gagnant  n'est qu'au moyen d'un bombardement surprenant sur l'Iran.

Dans une telle situation, il est fortement recommandé à tous les ministres et aux conseillers qui  partagent la responsabilité dans le processus de prise de décisions d'être déterminés dans leur jugement faute d'être balayés par la vigueur du Premier Ministre et du Ministre de la Défense.

  

L'état de TSAHAL.

L'état de l'Armée de Défense d'Israel. n'est pas non plus excellent. Pendant des décennies, Tsahal n'a pas réussi à vaincre nos ennemis. Les soldats et les commandants sur le terrain sont louables pour leur dévouement et leur talent, mais la direction est déliquescente.

Les Commandants de l'armée par le passé n'étaient pas des personnes des plus vertueuses, mais au moins ils étaient des sionistes dans le vieux et bon sens du terme – soutenant la colonisation de la terre dans tous ses sens du terme, la lutte contre l'ennemi, l'absorbtion des nouveaux immigrants et possédant une identité nationale forte.

Aujourd'hui, le « rêve sioniste » de nombreux hauts gradés militaires c'est faire la paix avec les terroristes, battre en retraite afin d'imposer le calme, l'intégration des femmes-soldats dans toutes les troupes et plus important encore –  émerger avec un bon dossier vierge hors de toute enquête possible – afin de faire progresser leur carrière.

Il est probable que les agents de niveau intermédiaire qui prévoient les différentes opérations sont très professionnels et très probablement, effectuent leur travail correctement. Mais le commandement supérieur, dont le travail consiste à réfléchir à la prochaine étape, est sujet à l'échec, il souffre d'une arrogance excessive et a une propension à commettre des erreurs dans l'appréciation de l'ennemi. Peut-être l'arrogance est destinée à cacher la médiocrité, car le plus souvent, c'est précisément les commandants veuls et qui manquent d'esprit indépendance qui sont promus dans les rangs.

Dans une telle situation et avec de tels hauts gradés dans l'armée , il est préférable de ne pas entrer dans une action militaire si ce n'est pas absolument nécessaire,  même si les commandants supérieurs savent comment  la commencer, apparemment, ils sont incapables d'en planifier correctement sa fin. En outre, ils n'ont pas la force d'esprit nécessaire pour arriver à une heureuse conclusion .

 

Pression internationale

Évidemment, il est extrêmement important d'empêcher l'Iran d'obtenir des armes nucléaires, mais c'est également l' intérêt direct des États arabes sunnites voisins de l'Iran et l'intérêt indirect des États-Unis, qu'ils considèrent comme  le « grand Satan » ainsi que les autres pays occidentaux. 

Pourquoi faut-il entrer tout seul dans une guerre formelle avec l'Iran? Peut-être la meilleure chose est de continuer à augmenter la pression économique sur l'Iran, comme le font les pays américain et européens.

Certaines personnes diront que Netanyahu menace simplement d'attaquer les Iraniens afin de réveiller l'Europe et les Etats-Unis et les obliger à agir, et que mes commentaires, à D.ieu m'en garde, pouraient affaiblir cette démarche. Après tout, celui qui regarde bien la situation trouvera que je ne fais que renforcer en fait la détermination que nos dirigeants ne sont intéressés par une opération militaire héroïque que pour l'amélioration de leur situation politique, et donc, la menace reste en place.

 

Divulgation

Par souci d'une révélation complète, je dois faire remarquer que mes commentaires aussi pourraient avoir été écrit dans un intérêt personnel, étant donné que suite à une halakha que j'ai publié relative au refus des ordres d'expulsion des Juifs de leurs maisons et les critiques que j'ai écrit concernant le haut commandement militaire, le Ministre de la Défense Ehud Barak a retiré la Yeshiva Har Bracha du programme Hesder (1). Néanmoins, il est de mon devoir de mettre par écrit les doutes qui doivent être soulevés concernant les plans du Premier Ministre et du Ministre de la Défense.

Les racines de la crise dans les Forces de Défense d'Israël.

Encore une fois ici, je cite le passage qui a été mis en cause par les hauts responsables de la sécurité  lorsqu'ils ont décidé d'annuler le programme Hesder de Har Bracha. Cet article a été écrit durant la deuxième guerre du Liban, quand j'ai douté de leur capacité à mener la guerre à sa conclusion, et par conséquent, j'ai suggéré de mettre fin à la guerre dès que possible afin de sauver la vie de nos soldats.

C'est ce que j'ai écrit pendant les neuf jours du mois de Av, 5766: « Malheureusement, bien que nous ayons une grande armée de braves soldats, parmi lesquels nos élèves et amis, qui sont prêts à mettre en danger leur vie pour leur peuple et leur pays, et un excellent armement – les politiques publiques elles, sont erronées, et que sans un miracle,  il est difficile de s'attendre à une victoire... »

J'ai basé ma position sur la mauvaise préparation de l'armée de terre, de l'équipement, des plans tactiques et d'une évaluation inexacte de l'ennemi et de leurs objectifs (à l'époque, les officiers supérieurs avaient toujours nié le fait que l'armée n'était pas préparée). J'ai ajouté: « il est impossible de ne pas relier tous ces échecs à l'expulsion des Juifs de Gush Katif et à la destruction de leurs maisons et de leurs communautés.

« Depuis trois ans, il a été un facteur important à considérer pour la nomination des hauts gradés militaires – leur soutien indéfectible au programme d'expulser les Juifs de Gush Katif, de Judée et de Samarie. À l'extérieur de leurs fonctions de sécurité régulières, la pensée créative des différents commandants a été réalisée à la planification et l'exécution de l'expulsion, alors que le principal front a été négligé, comme si il ne pose aucun danger pour l'Etat d'Israel…

« Ceux qui avaient été cruels envers leurs frères, habitants de la bande de Gaza, ne reconnaissaient pas avec précision la malveillance de nos ennemis et n'avaient pas préparé l'armée pour la guerre contre eux ».

« La corruption des officiers supérieurs n'a pas commencé avec l'ordre du jour de l'expulsion du Gush Katif. Pendant des années, l'objectif principal de bon nombre de ces officiers a été leur avancement personnel. Si pour progresser, ils avaient besoin de gagner sur le champ de bataille, ils auraient essayer defaire de  leur mieux pour réussir.

« Quand les politiques du gouvernement ont commencé à dégénérer et au lieu de vaincre les ennemis d'Israël, l'objectif s'est transformé de lutter pour la paix avec les gens plus méprisables, et plaire à la Cour suprême et aux médias, la détérioration s'est accrue. Lorsque les habitants des implantations deviennent des semi-enemis, la dégradation était déjà devenu officielle, au point de menacer la sécurité d'Israël. « Ce sont ces toiles d'araignée de préhension et de conscience israéliennes qui ont endommagé la capacité d'Israël à lutter contre ses ennemis. »

Compte tenu du fait que ce que j'ai écrit en ce qui concerne la deuxième guerre du Liban s'est révélé être vrai, et depuis au sujet de la démoralisation des officiers militaires de haut rang, détails émergent progressivement – comme cela a été révélé à tous dans les affaires de la « Harpaz document» – j'ai senti que c'était mon devoir d'écrire mes pensées à ce moment même.


Notes du Traducteur

(1) est une école talmudique qui combine les études religieuses et un service militaire raccourci dans un cadre religieux.

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mordeh'ai - dans Tribune libre
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 15:56

Rachael Levy

Why You Can’t Be Both French and Jewish

http://www.slate.com/articles/news_and_politics/foreigners/2012

traduit par Bérengère Viennot

 

La tuerie de Toulouse vécue par une Américaine pour qui cet acte s’explique par un antisémitisme que les Français refusent de regarder en face.

 

Je suis une américaine juive qui a vécu en France pendant la plus grande partie de ces quatre dernières années, d’abord à Nantes puis à Paris. Un jour de l’année dernière, installée dans un café du 6e arrondissement avec deux amis français de fac, j’évoquais de façon décousue à l’intention de l’un d’entre eux—un juif non-pratiquant dont la famille vivait depuis longtemps à Paris—un débat philosophique tiré d’un cours d’études juives, à propos des femmes mariées qui couvrent leurs cheveux. L’autre ami, qui n’était pas juif mais avait aussi grandi à Paris, écoutait notre conversation en faisant la grimace.

«Tu vois? C’est ça la différence entre vous et nous» s’exclama-t-il en nous lançant un regard noir, au parisien juif et à moi. «Pendant que vous passez votre temps à discuter de ça, en France nous débattons de culture et de politique.» Interloqués, mon ami juif et moi nous sommes regardés, moi en espérant qu’il allait dire quelque chose. J’étais l’étrangère après tout—n’était-ce pas à lui de se défendre dans sa ville natale?

 

 «Une répugnance discrète»

Mais il ne s’est rien passé. Quelques instant plus tard, le malaise était dissipé et mes deux amis s’étaient remis à bavarder comme si de rien n’était. Mais cette expérience—entre deux personnes sensées être des amis, quand même—confirma un soupçon qui m’était venu sur la manière dont de nombreux Français voient leurs compatriotes juifs: avec scepticisme et une répugnance discrète.

Pour comprendre exactement ce qu’il s’est passé dans ce café, vous devez d’abord connaître une vérité première: on ne peut pas être à la fois Juif et Français.

Un Américain peut avoir du mal à intégrer ce concept. Après tout, dans ce pays d’abondance, les juifs disposent pour s’identifier de toute une panoplie de traits d’union: on peut être juif-américain, Américain et juif, «demi-juif», «quart de juif» même. Cela ne vous viendrait que rarement, voire jamais à l’esprit d’imaginer qu’on puisse mettre en doute le fait que vous soyez à la fois américain et de confession israélite. Vous êtes autant considéré comme juif que comme américain, comme américain que comme juif.

Mais ce qui semble si simple aux États-Unis est tout sauf une évidence en France. En fait, le problème vient de l’idée qu’être «français» signifie que vous adhérez aux valeurs de l’État—dans ce cas précis, la laïcité. Ce que les américains prennent souvent pour la version française de la «séparation de l’église et de l’État» est en fait diamétralement opposé à la liberté de religion à l’américaine. En bref, si les américains tiennent à la liberté de religion, les Français eux tiennent à la liberté loin de la religion.

 

La laïcité moteur de l'antisémitisme latent

En pratique, la laïcité française signifie que vous ne pouvez pas exprimer vos croyances religieuses en public: cela veut dire que dans les écoles publiques, les filles musulmanes n’ont pas le droit de porter le voile, les garçons juifs de mettre leur kippa et les chrétiens d’arborer ostensiblement leur croix. Et cela signifie également que lorsqu’un examen national tombe un jour férié selon votre religion, eh bien tant pis pour vous, parce que la laïcité implique qu’être français passe avant tout le reste.

La laïcité s’invite régulièrement dans le débat politique. Elle est même l’un des moteurs des élections présidentielles de cette année. Ce mois-ci justement, le Premier ministre François Fillon a suggéré aux juifs et aux musulmans d’abandonner leurs «traditions ancestrales» consistant à manger de la viande casher et halal, mettant ainsi au premier plan l’opinion française selon laquelle on ne peut à la fois être quelqu’un de religieux et un bon citoyen.

Il est intéressant de souligner que personne ne sait avec certitude combien de gens en France appartiennent aux différentes religions: la République n’établit pas de statistiques officielles. Ce n’est que très approximativement que l’on estime que la France, largement athée, abrite aussi les plus vastes communautés juives et musulmanes d’Europe, avec environ 600 000 juifs et 5 millions de musulmans.

Après ces quatre années à vivre parmi les Français, j’en ai conclu que la dévotion quasiment religieuse du pays à la laïcité explique au moins partiellement le racisme et l’antisémitisme latents du pays. Elle favorise également une ignorance qui a probablement contribué à construire l’état d’esprit dénaturé du présumé tueur de Toulouse. Mohammed Merah était peut-être un islamiste radical d’origine algérienne, mais c’était aussi un citoyen français qui avait grandi à Toulouse.

Pour comprendre l’antisémitisme français, il faut d’abord connaître l’origine de la population juive du pays: les juifs ont vécu en France depuis 2000 ans, et même certains éminents hommes religieux juifs se revendiquaient français; entre les XVIIIe et XXe siècles arrivèrent les juifs d’Europe centrale et de l’Est, souvent fuyant les pogroms; et la vague la plus récente, aux côtés de celle de beaucoup des immigrés musulmans de France, est celle des juifs d’Afrique du Nord issus des anciennes colonies françaises, qui commencèrent à partir au fil de l’aggravation des tensions dans le monde arabe après la création d’Israël et s’exilèrent en masse quand l’hostilité à leur encontre se fit la plus forte lors de la guerre des Six jours de 1967.

 

L'affaire Dreyfus à l'origine du sionisme

La France a une longue histoire d’antisémitisme derrière elle, marquée par deux grandes tendances distinctes: la plus moderne vient des descendants des immigrés musulmans récents et de certains gauchistes qui s’identifient fortement aux Palestiniens—Merah semble s’inscrire dans cette tendance—tandis que l’autre est issue d’une tradition vieille de plusieurs siècles, très profondément influencée par le catholicisme.

L’un des exemples les plus connus est sans doute l’affaire Dreyfus des années 1890, qui vit les Français se déchirer pour savoir si un officier militaire juif pouvait vraiment être considéré comme français. Les réactions vitriolées marquèrent à tel point un journaliste autrichien qu’il décida que les Européens n’accepteraient jamais leurs juifs. Il quitta Paris convaincu que tôt ou tard, les juifs allaient devoir se trouver un asile—observation plutôt perspicace, avec le recul. Ce journaliste s’appelait Theodor Herzl, fondateur du mouvement sioniste moderne qui déboucha sur la création d’Israël en 1948.

Et naturellement, il y a la vieille histoire de la courageuse résistance française—et celle selon laquelle ce furent des Français ordinaires, pas les juifs français, qui furent victimes du nazisme—qui demeura le scénario officiel pendant les décennies qui suivirent la Seconde Guerre mondiale. S’il est avéré qu’un juif de France sur quatre a péri dans la Shoah, la mémoire collective en a entièrement rejeté la faute sur les nazis. Le fait que la plupart des arrestations des juifs français furent effectuées par des policiers français et que le camp d’internement de Drancy était géré par les autorités françaises s’effaça commodément de l’inconscient collectif lorsque la France voulut rebâtir son économie d’après-guerre.

S’il vaut la peine de relever que les premières recherches sur la collaboration française sous le gouvernement de Vichy ne furent pas même entreprises avant le début des années 1970, le fait que ces études aient été menées à bien non par un français mais par un américain, Robert Paxton, est encore plus révélateur. Et qui peut oublier François Mitterrand, président de 1981 à 1995, insistant sur le fait que la France «ne fut jamais impliquée» dans les mauvais traitements infligés aux juifs de France; qu’il fallut attendre 50 ans après la fin de la guerre avant que Jacques Chirac ne finisse par admettre en 1995 l’incontournable culpabilité de l’État français, ou que la SNCF, qui avait fourni les wagons à bestiaux pour transporter les juifs de France jusqu’aux camps de la mort polonais, n’a fait ses premières excuses publiques que l’année dernière?

Les médias américains ont relevé cette semaine que la fusillade dans l'école juive de Toulouse était l’attaque antisémite la plus violente qu’ait connu la France «depuis plusieurs décennies.» Ils faisaient référence à l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic en 1980, qui atteignit de nouveaux sommets dans l'abject quand le Premier ministre Raymond Barre qualifia l’attaque d’«attentat odieux [qui] voulait frapper les israélites qui se rendaient à la synagogue et qui a frappé des Français innocents qui traversaient la rue»—renforçant de nouveau l’idée selon laquelle on ne peut être à la fois juif et français.

 

Intolérance tenace.

L’affirmation que la fusillade de lundi était l’attaque la plus violente «depuis des décennies» est quelque peu trompeuse, car elle passe à la trappe un grand nombre d’actes antisémites violents de ces dernières années—qui n’ont certes peut-être pas été relayés par la presse internationale, mais qui sans conteste rivalisaient de sauvagerie. Comment les médias américains ont-ils pu à ce point oublier Ilan Halimi, juif de 23 ans d’origine marocaine, atrocement torturé pendant des semaines en 2006 avant que son corps, brûlé à l’acide et à l’essence, ne soit retrouvé dans un terrain boisé hors de Paris, parce que ses kidnappeurs croyaient que sa famille avait les moyens de payer une rançon? (Les kidnappeurs pensaient qu'il pouvait facilement se procurer de l'argent puisqu'il était juif, ignorant qu’Halimi était issu d’une famille ouvrière).

Il m’a toujours semblé un peu limite que les Français soient si nombreux à considérer ce crime comme le fait d’immigrés musulmans: le chef du gang avait grandi à Paris, et si ça ne fait pas de vous un français, alors quoi? Et que penser de l'incendie de toute une école juive, dans une banlieue parisienne de classe moyenne en 2003?

Et quid des centaines d’actes antisémites signalés chaque année? Certes, le nombre d’actes antisémites en France a baissé ces derniers temps—on en relève 466 en 2010 contre 389 l’année dernière—mais le nombre d'attaques violentes a augmenté au cours de la même période.

C’est pourquoi la tuerie de lundi ne m’a pas tant surprise. Lorsque j’y habitais, la France me faisait l’effet d’une poudrière d’intolérance tenace. Si c’est une réalité près de 70 ans après la Shoah, rien ne laisse présager que la situation va radicalement s’améliorer à court terme.

Et aussi curieux que cela puisse paraître, j’ai eu un coup de cafard en apprenant que le tueur assiégé n’était pas un néonazi, contrairement à l’une des théories populaires, mais un musulman extrémiste. J’aurais préféré qu’il soit néonazi. Maintenant, je prédis que dans un retournement ironique de situation, ce qui fut ouvertement une agression antisémite va devenir la source de réquisitoires antisémites et hypocrites quand les candidats présidentiels français utiliseront l’histoire personnelle de Merah pour corroborer leur discours limite raciste sur l’importance de la laïcité et de l’intégration, tandis que ceux qui souhaitent minimiser l’atrocité d’une attaque perpétrée par un citoyen français montreront du doigt Israël, évoqué par le tueur pour justifier son attaque d’enfants juifs.

 

Mais si vous osez le dire, tout ce que vous récolterez sera des regards noirs.

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mordeh'ai - dans Société
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 09:49

Pourquoi l'Occident refuse d'intervenir pour arrêter cette effusion de sang alors qu'il est intervenu avec tant de violence l'an dernier dans le cas de la Libye?

 

Par Dore Gold

pour Israel Hayom

http://www.israelhayom.com/site/newsletter_opinion.php?id=1614

 Adapté par Mordeh'aï © pour le blog malaassot.com 

 

Quiconque observe les atrocités que les forces armées du président syrien Bachar al-Assad  ont  perpétré contre des civils à Homs, à un moment commence par se demander pourquoi l'Occident refuse d'intervenir pour arrêter cette effusion de sang alors qu'il est intervenu avec tant de violence l'an dernier dans le cas de la Libye. La question est pertinente si on se rappelle que l'intervention est née lorsque les unités de l'armée libyennes fidèles à Mouammar Kadhafi se dirigeaient vers la capitale des rebelles, Benghazi, une ville de près de 700.000 habitants. Kadhafi lui-même avait déclaré que ses forces n'auraient "aucune pitié" pour sa population. A l'Ouest, on a évalué que des dizaines de milliers d'opposants de Kadhafi étaient sur le point d'être exterminés. Le président américain Barack Obama a expliqué à l'époque: "... nous avons vu les forces du régime à la périphérie de la ville. Nous savions que si nous avions attendu un jour de plus, Benghazi - une ville à peu près de la taille de Charlotte N.C, (Caroline du Nord ) - pouvait subir un massacre qui aurait résonné dans toute la région et marqué la conscience du monde;  l'"adoption de la résolution 1973, du Conseil de sécurité. a décidé, le 19, Mars 2011, d'autoriser la création d'une zone d'exclusion aérienne sur l'ensemble de l'espace aérien de la Libye. La résolution a également autorisé les États membres de l'ONU "de prendre toutes les mesures nécessaires" pour protéger les zones peuplées de civils sous la menace d'une attaque, y compris Benghazi."

 

En d'autres termes, la guerre en Libye est finalement née de considérations humanitaires. Ces mêmes considérations ne s'appliqueraient-elles pas à la Syrie aussi?  Aucune réponse claire n'a été donnée pour expliquer pourquoi la logique de l'intervention en Libye ne s'applique pas à la Syrie. Les Russes ont durci leurs objections à toute intervention en Syrie, depuis la Résolution 1973 sur la Libye rien n'a été dit au sujet du changement de régime, alors que l'Occident avait étendu son mandat avec ce résultat à l'esprit. À la fin de Février 2012 la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a dit qu'il y avait un " ensemble complexe de facteurs " en cause dans le cas de la Syrie. Ce qu'elle a probablement entendu n'est pas difficile à imaginer.

La Syrie est un morceau beaucoup plus dur à faire ployer: Sa population compte plus de 20 millions, tandis que celle de la Libye n'est seulement que de 6.4 millions. En hommes, avant le printemps Arabe l'Armée syrienne était quatre fois plus importante que l'Armée libyenne. De plus, selon un rapport publié par l'Institut  " Stockholm International Peace Research"(SIPRI) de lundi dernier, la Syrie a importé presque six fois plus d'armes de 2007 à 2011 que dans les cinq dernières années, grâce à la Russie. En 2011, cette accumulation massive a inclus des systèmes, de défense aérienne,  russes de pointe.

 

Le cas libyen a alerté Washington sur le fait qu'il y a des conséquences imprévues de l'évolution des régimes dans le monde arabe. Le soulèvement libyen a proposé des chefs comme Abdul-Hakim Belhadj, que les autorités de sécurité espagnoles ont relié aux attentats de Madrid de mars 2004. Belhadj aurait été en Turquie pour former l'Armée Libre syrienne. Il y a ceux à Washington et à Londres, qui se demandent sans aucun doute qui remplacera  Assad. En outre, dans le cas libyen il y a des signes que les forces tribales conduisent à la désintégration de l'Etat libyen. Le 6 mars, un en dehors de Benghazi  un congrès convoqué par des dirigeants locaux a déclaré que la province de Cyrénaïque (connu sous le nom Barqa en arabe) est maintenant une région autonome. Cyrénaïque possède les deux tiers des réserves pétrolières de la Libye. A Tripoli, Mustafa Abdel Jalill, la tête,  du Conseil national de transition de la Libye,  a accusé les Etats arabes de rechercher la partition de la Libye.

 

Sous Assad, la Syrie est dirigée par un régime dominé par la minorité Alaouite; chute d'Assad mettrait le pouvoir de la Syrie à la majorité sunnite. À huis clos, il est probable que les fonctionnaires de l'Ouest se demandent si le remplacement du régime Assad n'engagerait pas un processus qui conduirait à la partition de la Syrie. Certes, il y a une histoire de de telles divisions en Syrie. Pendant la période du Mandat français (1923-1943), la Syrie a été divisée en différentes unités fédérales: Il y avait un "état des Alaouites" dans le nord-ouest et un «état du Jabal Druze" dans le sud. Aujourd'hui, cependant, il y a un plus grand mélange des populations en Syrie, de sorte que si les Alaouites et les Druzes voulait faire sécession d'un futur Etat sunnite à Damas, il serait extrêmement difficile de reproduire les divisions territoriales de la Syrie du siècle dernier.

 

Ensuite, il y a la question de ce que l'impact de  la chute d'Assad aurait sur les voisins de la Syrie. La montée d'un gouvernement sunnite à Damas renforcerait  sans aucun doute  la population sunnite d'Irak, qui a régné à Bagdad sous Saddam Hussein, mais qui a dû accepter, depuis la guerre d'Irak, un gouvernement chiite pro-iranien. Est-ce qu'un régime sunnite à Damas conduirait à une nouvelle guerre civile en Irak, les sunnites rechercheraient une plus grande autonomie par rapport au régime de Bagdad? Il ne peut pas être exclu que le résultat de ce processus serait une rupture accélérée de l'Irak avec les Sunnites, les Chiites et les Kurdes. Ces considérations obligent sans aucun doute les gouvernements occidentaux à un temps de réflexion avant d'intervenir en Syrie. Mais à un certain point, la question morale de permettre à la Syrie de poursuivre la tuerie doit être plus d'importante, indépendamment de tous les arguments de la 'realpolitik' qui sont soulevés dans les capitales occidentales

 

 

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mordeh'ai - dans Réflexions
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 08:30

Par Arie Levy

http://www.geopolitiquebiblique.com/

23/03/2012

 

Le jeudi 6 mars 2008 Ala al-Din Hashem Abou Dhaim, un Arabe israélien de Jérusalem-Est, membre d’une cellule du Hamas pénètre dans la Yeshiva Merkaz Harav, où 80 garçons fêtent  Adar Beth, le nouveau mois de l’année hébraïque, qui annonce la joyeuse fête de Pourim.  Il vide le chargeur de son Kalachnikov et tue huit étudiants âgés entre quinze à dix-huit ans. Il avait  travaillé auparavant à la yeshiva du Merkaz Harav comme chauffeur. Il est abattu. Le Hamas, selon son porte-parole Abou Zouhri, a considéré qu’il s’agissait d’une « attaque héroïque » et de « réponse normale aux crimes de l’occupant et à ses meurtres de civils ». A l’annonce de l’attaque, des manifestations de joie ont éclaté dans la bande de Gaza. A Jabaliya, des hauts parleurs scandaient des slogans louant les auteurs de l’attentat.

 

Le vendredi  11 Mars 2011 à 21 heures – soit le 5 du mois d’Adar; Pourim est à venir -  Hakim Awad et Amjad Awad, respectivement lycéen et étudiant à l’université de Shehem, du village d’Awarta, pénètrent dans la localité d’Itamar voisine, attendent que les parents aient couché leurs enfants, entrent dans la maison du couple Fogel et égorgent 3 enfants dont un bébé, ainsi que les  deux parents. Leur objectif : tuer de l’Israélien ». Ils sont emprisonnés en Israël.

 

 

Toulouse, le  lundi 19 mars 2012, soit le 25 Adar ; Pourim a déjà été célébré, Mohammed Merah tue à bout portant trois petits enfants et un père de famille. Vous connaissez la suite.

Bon, ça se passe en Adar, mois où selon la tradition juive Marbim Besim’ha, on redouble de joie. Mais ça aurait pu se passer à un autre mois, parce qu’aucun mois de l’année hébraïque n’est exempt de meurtres, de massacres et ignominies en tous genres. Il n’empêche que Pourim est là tout proche.

Jadis les Hébreux avaient échappé au mois d’Adar à la Shoah que leur concoctait Aman.  Le Pour, le sort ou la chance, les en a épargnés.  Cela ne s’est pas reproduit dans les trois cas que je vous ai cités.

 

Qu’ont de commun les bébés, enfants et adultes juifs qui ont été massacrés à Jérusalem, Itamar et Toulouse au mois d’Adar. La réponse est simple : ils se situent dans la mouvance du Judaïsme qui s’applique à respecter et à appliquer la Torah et les Mitsvot (Commandements).

Vous me direz, les Juifs qui n’habitent pas dans les « Colonies de peuplement dans les Territoires occupés » et qui n’envoient pas leurs gamins dans des Yeshivot ou des écoles juives ont moins de chance de rencontrer sur leur chemin les ignobles sus nommés. Le Pour,  le Goral, selon la théorie des probabilités, leur est favorable. Alors, chacun son choix. Après tout, ce qui reste quand on a tout perdu c’est bien le libre arbitre.  Le problème est que si on veut l’exercer pleinement,  il faut connaitre avec précision le contenu des deux plateaux de la balance, pour décider de quel côté on veut la faire pencher. Or un ignorant des « choses juives » ne connait que le contenu d’un seul plateau; comment pourrait-il exercer son libre arbitre ?

Maintenant  quel  est le commun dénominateur entre  les Ala al-Din, les Awad et les Mohammed, à part bien entendu qu’ils sont d’ignobles assassins.

Il existe un concept, un peu passé de mode, qui s’appelle le philistinisme que l’on pourrait définir ainsi : « caractère de philistin, personne grossière, insensible aux arts et aux lettres, aux productions nouvelles de la culture ». En fait, la définition du vocable est plutôt élastique  et a beaucoup varié selon les époques;  rien donc  n’interdit d’apporter sa propre définition. Je vous propose la mienne : c’est le crétinisme sanguinaire

Il est clair que le vocable est issu des Philistins qui, manifestement n’ont jamais eu bonne presse. Rappelons qu’ils se sont installés jadis dans ce qu’on nomme aujourd’hui  la Bande de Gaza et que les Hébreux ont toujours eu maille à partir avec eux. Le géant Goliath que terrassa David était un Philistin, Samson, malgré sa force fut capturé par des Philistins. Ils étaient cruels, sanguinaires et croyaient à des divinités invraisemblables.

Qu’ont-ils laissé derrière eux ? Le terme « Palestine », imposé jadis par les Romains à la terre d’Israël  dont ils voulaient que s’efface jusqu’à la mémoire et, le Philistinisme, une vision du monde et de soi. Or la Palestine, en tant qu’Etat ou projet d’Etat, et, par voie de conséquence les Palestiniens qui l’habiteraient,  a été proprement ressuscité et réinventé en 1967 par …  les Israéliens,  et repris jusqu’à plus soif  par l’ONU. La Palestine n’a jamais existé en tant qu’Etat et jamais aucun Arabe ne s’est réclamé Palestinien, jusqu’à une période récente.  Mais bien que ce soit un concept creux, il n’empêche que l’on tue pour lui et en son nom. Et là on débouche sur le Philistinisme : crétinisme fait d’obscurantisme, d’ignorance et de superstition,  qui caractérise, non seulement  les assassins, mais aussi leurs admirateurs et leurs chambres d’echo qui sont légion et que l’on retrouve aisément  dans les  commentaires aux articles.  Les « J’nique  ta mère » sont en train de conquérir la France et, désormais ils disposent d’un héros martyr en la personne de M&M’s

Enfin, à qui profite le crime ? Sans conteste à notre vaillant Président qui a surfé jusqu’à plus soif sur cet épisode scabreux en  tordant  la vérité jusqu’à la dernière goutte. Non, Monsieur Sarkozy, le massacre d’enfants n’aurait pas pu se produire dans un Collège du 4ème Arrondissement de Paris. C’est un mensonge et une exploitation éhontée du deuil  qui frappe la communauté juive et Israël puisque les quatre assassinés possédaient la double nationalité. Et dire que vos chances d’élection ont été démultipliées grâce à ça. Les voies du seigneur sont vraiment impénétrables.

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mordeh'ai - dans Réflexions
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 20:00

Pierre Jourde

http://www.pierrejourde.fr/EntretiensetArticles/Societe.html

 

Depuis l’entrée de Tsahal dans la bande de Gaza, les médias parlent benoîtement d’ « importation du conflit »,

de « violences intercommunautaires ». Elles sont tout de même un peu à sens unique, les violences

« intercommunautaires ». Cela consiste, en gros, à ce que des jeunes gens d’origine arabo-musulmane s’en prennent à des Juifs, manifestant par là leur soutien à leurs « frères » palestiniens opprimés. Ils n’ont d’ailleurs pas attendu le conflit de Gaza pour pratiquer ce sport, et l’agression ou l’injure adressée aux Juifs est devenue un phénomène récurrent.

Le mort de centaines de femmes et d’enfants palestiniens est un désastre humain qui doit susciter en tout humain l’horreur et la compassion. En conséquence de quoi, il est légitime d’aller casser la figure à un Juif de France qui n’y est pour rien. Sans doute parce que ces gens-là, c’est bien connu, forment un lobby. Tout Juif est complice.

Que soutiennent-ils, en tant que quoi manifestent-ils, ceux qui cassent du Juif, et ceux qui manifestent contre l’opération israélienne?

Soutiennent-ils le Hamas?  Savent-ils que les textes de référence de ce mouvement n’ont rien à envier à ceux du parti nazi? Que son objectif déclaré est de tuer les Juifs et de détruire Israël?  Veulent-ils qu’Israël reçoive éternellement ses missiles sans réagir?  Savent-ils que l’intrication des combattants et des civils est telle, à Gaza, que faire le tri lors d’une opération militaire est d’une extrême difficulté?

Réagissent-ils en tant qu’Arabes?  Mais ils sont français, et en quoi un Français est-il impliqué dans un conflit international, sinon au nom de la justice universelle?  Réagissent-ils alors au nom de la justice universelle?  En tant qu’êtres humains?  Mais alors, pourquoi ne se révoltent-ils pas quand on massacre les Indiens du Chiapas, les Tibétains? Pourquoi les centaines de milliers de morts, les inconcevables cruautés perpétrées au Darfour ne les jettent-ils pas dans les rues?  Tout de même pas parce qu’elles sont le fait des milices d’un régime islamiste? Pourquoi ne trouvent-ils pas étrange que les communautés juives aient quasiment disparu de tous les pays arabes, après persécutions et spoliations?  Pourquoi ne réclament-ils pas, au nom de la justice, le droit au retour des juifs chassés?

S’ils réagissent en tant qu’Arabes, où étaient-ils quand les Syriens ou les Jordaniens massacraient dix fois plus d’Arabes, palestiniens ou non, que Tsahal?  Savent-ils que l’un des rares endroits du Moyen-Orient où les Arabes bénéficient de droits démocratiques c’est Israël?  Savent-ils que, pour la liberté, la démocratie, les droits de l’homme, il vaut infiniment mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, et, à bien des égards, qu’arabe dans un pays arabe? Savent-ils qu’Israël soutient financièrement la Palestine, soigne les Palestiniens dans ses hôpitaux?  Que les deux millions d’Arabes israéliens ont leurs députés?  Savent-ils que, si la haine anti-juive et le négationnisme se déchaînent dans les pays arabes, attisés par une propagande paranoïaque, qui n’hésite pas à faire usage du faux antisémite du Protocole des sages de Sion, la réciproque n’est pas vraie?  Que si de nombreux israéliens défendent les droits des Arabes, rarissimes sont les Arabes qui défendent des juifs ?

Réagissent-ils en tant que communauté opprimée?  Mais alors, pourquoi les Noirs de France ne s’en prendraient-ils pas aux Arabes qui les exterminent au Soudan?  Pourquoi la communauté indienne ne manifesterait-elle pas contre les régimes arabes du Golfe qui traitent leurs « frères » comme des esclaves?  Voilà qui mettrait de l’ambiance dans la république.

Réagissent-ils en tant que musulmans?  Mais où étaient-ils quand on les massacrait en Bosnie, en Tchétchénie, en Inde?  Leur silence ne s’explique tout de même pas parce que les massacreurs n’étaient pas des Juifs, n’est-ce pas? Savent-ils que les musulmans d’Israël pratiquent librement leur culte?  Que l’université hébraïque de Tel Aviv abonde en jeunes filles voilées?  Combien de juifs en Kippa au Caire?  à Damas, à Bagdad?  L’exigence de justice est-elle à sens unique?  On finit donc par se dire que ces manifestations, les violences et les cris de haine qui les accompagnent ne sont motivées ni par la compassion envers les victimes palestiniennes, ni par le souci de la justice, ni même par la solidarité religieuse ou communautaire, mais bien par la bonne vieille haine du Juif. On peut massacrer et torturer à travers le monde cent fois plus qu’à Gaza, le vrai coupable, le coupable universel, c’est le juif. Une poignée de juifs qui transforme un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, une poignée de juifs qui en outre décide de ne plus être victimes, voilà qui est insupportable. Il faut donc bien que les juifs soient coupables, sinon où serait la justice?

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mordeh'ai - dans Société
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 15:10

 Par: Rabbi Haïm Richman

directeur du Département international de l'Institut du Temple..

http://www.jewishpress.com/indepth/opinions/embracing-the-temple-mount/2012/03/21/

22 Mars 2012

Adaptation française par Mordeh'aï © 2012 pour le blog malaassot.com 

 

 jerusalem_kotel.jpgL'étude de l'histoire juive nous enseigne qu'à travers les âges, de nombreux édits et décrets ont empêché la pratique des traditions juives et l'observance religieuse.

 

Les Romains ont réduit le culte juif en Terre d'Israël et, finalement, détruit le Saint Temple, les Grecs ont cherché à interdire l'apprentissage de la Torah, et tout au long du Moyen Age, les droits des Juifs et des libertés ont été révoqués à volonté par les dirigeants chrétiens de l'Europe.

 

Pourtant, les droits des Juifs et des libertés d'accès de tous les lieux, en Terre d'Israël, ont une fois de plus fait l'objet d'attaques qui sont passées presque inaperçues ces dernières semaines.

 

Une déclaration publiée, par les autorités religieuses, rappelait aux Juifs de s'abstenir de visiter leur site le plus sacré - le Mont du Temple à Jérusalem.

 

Étonnamment, ce ne sont pas des ordres des imams islamiques,  ils n'émanaient pas non plus d'une législation politique menée par un fonctionnaire de l'Organisation des Nations Unies. Ces instructions sont venues des grands rabbins d'Israël, et de plusieurs autres personnalités rabbiniques.

 

Il s'agit d'une triste réalité que les lois du Temple Saint et leurs études pratiques restent largement incomprises, négligées, et pratiquement tabou, même dans les salles d'études de nombreuses communautés religieuses juives. , 

Plus d'un tiers(troisième) des commandements de la Torah et 1,5 des Cinq Livres de Moïse, traitent exclusivement du Saint Temple  et de son service quotidien, pourtant cette artère cruciale au cœur  de de l'apprentissage de la Torah est sur la touche par ceux qui, pour une raison quelconque, voient ces lois comme non pertinentes ou pas d'actualité.

 

En effet, l'impression que donne la proclamation de cette «interdiction» est que la Torah est contre les Juifs qui montent au Mont du Temple. Rien ne peut être plus éloigné de la vérité. Pas moins universellement reconnu et qui fait autorité dans la compréhension de la Torah,  Maïmonide lui-même a déclaré avoir visité le Mont du Temple, et que la Torah l'autorise comme un aspect d'un commandement positif pour montrer la vénération pour le Temple - un commandement qu'il lui-même a accompli, comme il a écrit ::

 

Je suis entré dans la grande et sainte maison , et làj'ai prié  le sixième jour  de 'Hechvan (de l'année 1164) ... et je me suis fait le serment, que je serai toujours là pour célébrer cette journée comme une fête personnelle, qui marquerait par la prière et la joie en Dieu , et par un repas festif.

Ceci n'est juste qu'une des nombreuses sources qui indiquent une longue tradition de visites juives au Mont, longtemps après la destruction du Temple et et longtemps avant que l'on ait jamais vu  les Juifs priaient  au Mur Occidental. De Rabbi Akiva à Rabbi Moché Feinstein, les sources de la Torah sont accessibles  - si l'on se soucie de les chercher. Aucune proclamation ne peut changer cela, et pas de rabbin ou  groupe de rabbins, sans se soucier de l'emplacement, n'ont le pouvoir de confisquer un tel fondement.

 

C'est vrai que de monter au Mont du Temple il faut être dans la pureté, en complet accord avec la Halacha, qui exige une compréhension, de la prévoyance et de la préparation -- mais c'est tout à fait faisable. Avec l'étude et des préparatifs appropriés, on peut visiter ce lieu saint pour accomplir le commandement de Morah mikdash sans empiéter sur les zones sacrées. Comme d'autres questions complexes de la connaissance de la Torah, le sujet du Mont du Temple est un domaine dans lequel on doit avoir une vérification avant d'émettre un jugement. Pour émettre une déclaration générale qu'il existe une interdiction aux Juifs de se rendre sur le Mont du Temple est trompeuse et inexacte, et fait une grave injusticeà de nombreux religieux Juifs  - parmi eux de grands rabbins et des roshei yeshiva - qui montent au Mont aujourd'hui en stricte conformité avec toutes les exigences de la loi juive.

 

L'Institut du Temple, créé il y a 25 ans, a longtemps été en pointe de la recherche du Temple et de l'érudition. L'institut se consacre à raviver la flamme de la connaissance et la conscience de la centralité et  de l'importance à la fois du Mont du Temple et du Temple Saint, dans la vie du peuple juif, ainsi que pour toute l'humanité. L'institut a recréé plus de soixante véritables récipients sacrés, casher selon la loi juive, qui étaient utilisés dans le Saint Temple. Ceux-ci incluent le menora d'une demi-tonne d'or et les vêtements du du grand prêtre selon les exigences halakhiques précises. Tout cela a été entrepris parce que c'est une exigence religieuse, tout comme manger de la Matsa à Pessa'h.

 

Ce dimanche, 25 Mars , des milliers d'adeptes à travers le monde se joindront à l'Institut du Temple à l'occasion de la troisième édition annuelle de la Journée internationale de sensibilisation du Mont du Temple avec un flux vidéo de six heures diffusé en direct sur Internet pour célébrer et explorer la centralité du Temple dans la vie juive. Après deux mille ans de désir de retourner sur le site sacré, il est certainement temps de reprendre le Mont.

 

 

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mordeh'ai - dans Monde juif (halakha-min'hag)
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 14:03

 

Vendredi 23 mars 2012

   

L'Europa che flirta con le idee del killer

Il Giornale, 22 marzo 2012

 www.fiammanirenstein.com 
www.ilgiornale.it

Lady Ashton n'est pas la seule à comparer les morts de Toulouse et de Gaza comme le terroriste, beaucoup raisonne de la même façon. L'assassin d'Al Qaïda qui a tué trois enfants juifs et leur père à Toulouse, a expliqué ses motivations selon sa logique : les enfants tués sont le prix à payer par les Juifs pour les enfants tués à Gaza. Pour une personne normale, cette logique est démente non seulement parce qu'un échange d'enfants tués est intolérable mais aussi parce qu'il n'y a pas une once de vérité dans le raisonnement du criminel : l'armée israélienne n'a jamais tué délibérément un seul enfant, au contraire, elle a suspendu à de nombreuses reprises des opérations quand des innocents risquaient d'être exposés. Cela n'a pas empêché que les enfants de la bande de Gaza soient utilisés comme boucliers humains, avec le reste de la population civile, ni que certains enfants soient tués par erreur dans des opérations qu'Israël a déplorées et qui ont souvent conduit à des procédures juridiques. Mais l'Europe n'est pas normale. Elle est devenue insensée, sidérée dans sa fragilité.

C'est pour cela que le terroriste trouve malheureusement parfois des soutiens. En fait, la baronne Ashton lui a donné raison dans une déclaration qu'elle a reniée maladroitement ensuite et qui révèle son âme véritable tout en révélant un danger plus grand encore, l'âme véritable de l'Europe qui l'a élue comme Ministre des affaires étrangères : Ashton a en fait comparé les enfants juifs tués aux enfants de la bande de Gaza, endroit qu'elle avait comparé précédemment à une immense prison. Une observation idiote qui révèle son aversion irrépressible pour Israël. C'est insupportable quand on parle d'enfants juifs tués par un terroriste et d'une manière plus générale quand l'Europe parle de terrorisme, un ennemi mortel qui a tué [en Europe] 549 personnes en 2011. La position d'Ashton sur Israël est dangereuse pour tout le monde car elle dénote d'une certaine bienveillance envers le terrorisme, comme le démontre l'accueil fait à cette déclaration par le Hamas.

La haine contre les Juifs et par conséquent contre Israël conduit à nombre d'aberrations. L'Europe est remplie de personnes extrêmement dangereuses comme Ashton, qui comparent un pays démocratique à une organisation terroriste et un massacre prémédité au droit à la légitime défense. Cela conduit à des condamnations perpétuelles, des commissions d'enquête, des aberrations institutionnalisées par l'Union Européenne et par l'ONU, comme quand il y a peu, Ashton a protesté contre la détention d'un Palestinien alors qu'une situation analogue en Arabie Saoudite ne lui fait même pas froncer un sourcil 

Les partisans européens d'Ashton, c'est-à-dire ceux qui disent des mensonges sur Israël, appartiennent à des courants soit islamistes, soit d'extrême gauche, soit de l'ultra droite. Blâmer Israël en toute occasion démontre clairement la décadence européenne. Quelques exemples : en 2009, le député travailliste britannique, Gerald Kaufman a soutenu que les Juifs se servaient du sentiment de culpabilité des non-Juifs pour « justifier l'assassinat des Palestiniens ». En dépit de tout raisonnement rationnel, l'Europe pense en termes d'Apartheid, de cruauté, de violation du droit international, et compare les enfants tués par un terroriste à Toulouse aux enfants palestiniens victimes d'un affrontement armé qui ensanglante la région depuis des années.
L'idéologie sous-jacente est bien l'antisémitisme classique et elle a conduit un intellectuel norvégien de premier plan, le célèbre auteur du livre traduit en 53 langues, « Le Monde de Sophie », Jostein Gaarder, à comparer les Israéliens aux Talibans et Israël à l'Afrique du Sud de l'Apartheid. Lui aussi comme Ashton, a pu critiquer des groupes terroristes et immédiatement après accuser Israël de vouloir « une solution finale pour les Palestiniens ».

C'est cela, l'Europe civilisée, on pourrait écrire des pages et des pages sur le sujet, en particulier parce que l'ONU suit la même voie, une voie qui conduit à la perte de soi-même, à la perte de toute raison et à un notable penchant pour l'un des pires maux de notre époque, le terrorisme. Jenny Tonge, membre de la Chambre des Lords, a déclaré clairement en 2004 (en pleine intifada) : « si je vivais dans ce contexte, je pourrais envisager le fait de devenir moi-même un terroriste-suicide ». En 2003, l'artiste grec, Alexandros Psycolghoulis, a exposé le portrait d'une femme palestinienne qui s'était fait explosée dans un marché israélien. La parlementaire belge, Véronique de Keyser, pour qui les check-points israéliens sont une mesure antiterroriste injustifiable à ses yeux, a déclaré que « si l'ambassadeur israélien me parle encore de sécurité, je sens que j'aurais envie de l'étrangler ». Voici l'Europe d'Ashton, dangereuse pour tout le monde. 

 

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mordeh'ai
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:55

par Daniel Pipes

The Washington Times 22 mars 2012

http://fr.danielpipes.org/10876/arabes-israel-paradoxe

Version originale anglaise: Israel's Arabs, Living a Paradox

 Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

 

Est-ce que les Arabes, qui représentent un cinquième de la population d'Israël, peuvent être des citoyens loyaux de l'Etat juif?

 

C'est en pensant à ce problème que j'ai récemment visité plusieurs régions d'Israël habitées par les Arabes (Jaffa, Baqa al-Gharbiya, Umm al-Fahm, Haïfa, Acre, Nazareth, le plateau du Golan, Jérusalem) et que j'ai eu des discussions avec des Israéliens juifs et arabes importants .

J'ai découvert que la plupart des citoyens arabophones éprouvaient des sentiments contradictoires concernant le fait de vivre dans un système politique juif. D'une part, cela leur déplaît fortement que le judaïsme soit la religion privilégiée du pays, que la loi du retour permette seulement aux Juifs d'immigrer à volonté, que l'hébreu soit langue principale de l'Etat, que l'étoile de David soit sur le drapeau, et que la mention de « l'âme juive »soit dans l'hymne national. D'autre part, ils se rendent bien compte de la réussite économique du pays, du niveau de soins de santé, de l'état de droit et du fonctionnement de la démocratie. Ces conflits de sentiments s'expriment de différentes manières. La population arabe israélienne de 1949, petite, sans instruction, et vaincue a décuplé, acquis des compétences modernes et retrouvé de l'assurance. Certains issus de cette communauté ont obtenu des situations de prestige et de responsabilité, par exemple Salim Joubran de la Cour suprême de justice, l'ancien ambassadeur Ali Yahya, l'ancien ministre du gouvernement Raleb Majadele et le journaliste Khaled Abu Toameh.

Mais ces quelques assimilés paraissent dérisoires à côté des masses mécontentes qui s'identifient au Jour de la Terre [le 30 mars (NDLT)], au jour de la catastrophe Nakba [15 mai (NDLT)], et au rapport sur la vision de l'avenir [des Arabes palestiniens en Israël]. Fait révélateur, la plupart des parlementaires arabes israéliens, tels que Ahmed Tibi et Haneen Zuabi , sont des exaltés vomissant de l'anti-sionisme. Les Arabes israéliens ont de plus en plus recours à la violence contre leurs co-nationaux juifs.

En effet, les Arabes israéliens vivent deux paradoxes. Bien qu'ils souffrent de discrimination au sein d'Israël, ils jouissent de plus de droits et d'une plus grande stabilité que n'importe quelle personne de la population arabe vivant dans son propre pays souverain (on pense à l'Egypte ou à la Syrie). Deuxièmement, ils possèdent la nationalité d'un pays que leurs compatriotes arabes calomnient et menacent d'anéantir.

Mes conversations en Israël m'ont amené à conclure que cette complexité empêche une vraie discussion, de la part des Juifs et des Arabes, sur toutes les implications qu'a l'existence anormale des Arabes israéliens. Les parlementaires extrémistes et les jeunes usant de violence sont rejetés comme étant des marginaux non représentatifs. En revanche, on entend dire que si seulement les Arabes israéliens obtenaient plus de respect et plus d'aide municipale de la part du gouvernement central, le mécontentement actuel serait atténué; car l'on doit distinguer entre (les bons) Arabes d'Israël et (les mauvais) Arabes en Cisjordanie et à Gaza ; et l'on met en garde que les Arabes israéliens contamineront les Palestiniens si Israël ne les traite pas mieux./ Mes interlocuteurs ont généralement écarté les questions sur l'Islam. Cela paraissait presque impoli de parler de l'impératif islamique que les musulmans (qui représentent 84 pour cent de la population arabe israélienne) gouvernent eux-mêmes. Discuter de la campagne des musulmans pour l'application de la loi islamique suscitait l'ébahissement et l'on passait à des sujets plus urgents.

Le soin mis à éviter le sujet m'a rappelé la Turquie avant 2002, quand le courant dominant des Turcs prétendait que la révolution d'Atatürk était permanente et prétendait aussi que les islamistes resteraient un phénomène marginal. Il s'est avéré qu'ils avaient tort: une décennie après que les islamistes aient démocratiquement pris le pouvoir à la fin 2002, le gouvernement élu n'a cessé d'appliquer de plus en plus les lois islamiques et a construit un pouvoir régional néo-ottoman.

Je prédis une évolution similaire en Israël, alors que les paradoxes vécus par les Arabes israéliens gagnent en intensité. Les citoyens musulmans d'Israël continueront à augmenter en nombre, compétences et confiance en eux, devenant simultanément plus [profondément] intégrés à la vie du pays et plus désireux de se débarrasser de la souveraineté juive. Cela donne à penser que, comme Israël surmonte les menaces externes, les Arabes israéliens vont s'imposer comme une préoccupation toujours plus grande. En effet, je prévois qu'ils représenteront l'ultime obstacle à l'établissement du foyer national juif prévu par Theodor Herzl et Lord Balfour.

Que peut-on faire? Les chrétiens du Liban ont perdu le pouvoir parce qu'ils ont incorporé trop de musulmans et ils en sont venus à représenter une proportion trop petite de la population du pays pour le gouverner. Si on se rappelle cette leçon, l'identité et la sécurité d'Israël exigent de réduire au minimum le nombre des citoyens arabes - non pas en restreignant leurs droits démocratiques, et encore moins en les expulsant, mais par des mesures telles que ajuster les frontières d'Israël, construire des clôtures le long des frontières, mettre en œuvre de strictes politiques de regroupement familial, changer la politique pro-nataliste, et examiner attentivement les demandes d'asile.

Comble de l'ironie, le plus grand obstacle à ces actions sera que la plupart des Arabes israéliens souhaitent absolument demeurer des citoyens déloyaux de l'Etat juif (par opposition aux citoyens loyaux d'un Etat palestinien). En outre, beaucoup d'autres musulmans du Moyen-Orient aspirent à devenir des Israéliens (un phénomène que j'appelle l'Alya musulmane). Ces préférences, je le prédis, paralyseront le gouvernement d'Israël, qui n'élaborera pas les réponses adéquates, transformant de ce fait le calme relatif d'aujourd'hui en crise de demain.

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mordeh'ai - dans Revue de presse
22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 18:01

Par Lee Smith

Pour Tablet magazine a New Read on Jewich Life Mars 2012

http://www.tabletmag.com/jewish-news-and-politics/94017/obama-the-bluffer/

  

Le président dit qu'Israël est derrière lui concernant l'Iran. Alors, pourquoi la Maison Blanche n'a-t-elle pas préparée le public américain à une éventuelle frappe militaire?

 

 

 Le président des États-Unis Barack Obama dit qu'il ne bluff  pas de, mais qu’il n'y a rien de mal à bluffer — particulièrement lorsqu'il est question de guerre et de paix. La guerre est une duperie, a dit le prophète de l'Islam et des stratèges Occidentaux sont d'accord. Ce n'est pas la force brute qui fait d’Ulysse un adversaire redoutable, mais sa ruse. Plus récemment, le Jour J  le débarquement en Normandie a été grandement facilité par la déviation soigneusement tracée des Alliés, ce qui a convaincu les Nazis que l'invasion se ferait à Calais. Pour tous les vrais stratèges, le jeu, pour citer le Capitaine Kirk, ne sont pas les échecs, mais le poker.

Obama a dit qu'il pense être un assez bon joueur de poker, mais annoncer que vous ne bluffer pas est  pour le coup plus absurde que concevable. Un joueur expérimenté aurait juste gardé sa bouche fermée.

Peu importe que l'Administration d'Obama dit de garder toutes les options sur la table quand il s'agit de l'Iran, c'est très peu probable que les États-Unis choisissent de frapper militairement le  programme d'armes nucléaires de l'Iran.

Pourquoi? Le Plus important encore, c'est une année électorale. Le Président s'engage au désengagement du Moyen Orient, non  à une nouvelle participation militaire. Il a promis de nous sortir d'Irak et il l'a fait, et il retirera des troupes américaines d'Afghanistan à la fin de 2014. Comme tous les candidats sortants, il veut montrer qu’il tient ses promesses — comme de tuer Oussama Ben Laden

En réalité, il y a une quotité que l'Administration de Obama n'a pas mené à bien, particulièrement la politique au Moyen-Orient. Le Président a déclaré que le conflit palestino-israélien était la clé à toutes les autres questions régionales, et la résolution du problème rendrait plus facile la portée d'autres objectifs, comme gagner le soutien des arabes sunnites pour créer une coalition afin d’isoler l'Iran. Mais depuis l'Arabie saoudite et d'autres puissances arabes sunnites, comme les Émirats arabes Unis, l'Egypte et la Jordanie, avaient déjà indiqué clairement aux décideurs américains qu'ils étaient Unis contre la République islamique, ils ont, comme des joueurs plus expérimentés à la table, doivent avoir considéré la stratégie du président avec tristesse.

Pour montrer qu'il était sérieux, le président et son personnel ont publiquement affronté le gouvernement d'Israël sur les implantations à plusieurs reprises. La Maison Blanche a même appelé le Premier Ministre Benjamin Netanyahu  pour à un gel de la construction pour 10 mois. Mais à la lumière du jour cette mise au point entre les États-Unis et l'Israël n’a prouvé que sa futilité, parce que les Palestiniens attendaient qu’Obama fasse pression sur Netanyahu.

Le résultat, comme le dit le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a été qu’Obama à envoyé les Palestiniens en haut dz l'arbre et a emporté l'échelle. À ce stade, il n'y a aucune avancée dans le processus de paix.

 

Le discours du Caire, du président, de juin 2009 avait promis de soutenir les aspirations politiques des Musulmans autour de la région. Et encore quand les démocrates Iraniens sont descendus dans les rues  quelques semaines plus tard pour protester contre l'élection frauduleuse qui a maintenu le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad au pouvoir, Obama était resté silencieux. Pour un président qui est entré en fonction en souscrivant à l'utilisation du pouvoir de la non violence militaire - — ou « smart power » — pour promouvoir les valeurs américaines et les intérêts américains, ont été absents a cette occasion contre les mollahs et cela a été un échec stupéfiant. Obama a manqué le coche de nouveau avec le soulèvement syrien, où l'opposition menace de renverser l'allié clé de l'Iran, le régime de Bashar Al-Assad. Mais même maintenant, le président a fait peu pour assurer que la politique officielle des États-Unis —qu’Assad démissionne— vient de passer.

 

En fait, Obama semble avoir adopté l'ensemble des messages du régime syrien pour expliquer son propre manque d'action : l'opposition est composée de bandes armées et de membres d’Al-Qaida; L'armée syrienne est bien trop puissante; l'opposition doit négocier avec le régime qui assassine le peuple syrien. 

 

En fait, le président bluffe beaucoup. La tragédie consiste en ce que ses balivernes n'ont pas déconcerté les adversaires américains, mais ont révélé l'inexpérience d'Obama en nuisant aux alliés de l'Amérique, tels que les états Arabes Sunnites et Israël. Au début du mois, le président a dit à l’AIPAC qu'il avait Israël derrière lui, mais il n'a pas joué la carte qui indiquerait qu'il pourrait effectivement mener une opération militaire contre l'Iran. À savoir, qu’il n'a pas retourné l'électorat américain contre la République islamique d’Iran. Comme les nombreuses erreurs de l'Administration de Bush en Irak et en Afghanistan ont rappelé aux décideurs, qu’une campagne militaire sérieuse menée par une démocratie exige l’initiation prudente du soutien populaire. Il ne serait pas très difficile de gagner un tel appui du peuple Américain concernant l'Iran, si vraiment le président a en réalité l'intention d'attaquer. Un Sondage Gallup récent montre que le public américain classe déjà l'Iran moins favorablement que tout autre pays, à 10 %, voire plus bas que la Corée du Nord. 

 

Mais plutôt que de préparer le public américain à l’éventualité d’une frappe sur l'Iran, l'Administration d'Obama a averti à plusieurs reprises que ce serait un très mauvais calcul, si cette frappe était effectuée par les États-Unis ou Israël. Au lieu de mettre en évidence la menace que l'Iran fait courir aux intérêts américains dans le Golfe Persique riche en pétrole, ainsi que les atrocités perpétrées contre les Etats-Unis par l’Iran.

 

La Maison Blanche sous Obama, comme sous les administrations précédentes, les a en grande partie masquées. La communauté du renseignement américain sait très bien que l'Iran a fabriqué l'IEDS qui a tué et mutilé des milliers de troupes américaines en Irak et en Afghanistan. Mais les responsables américains ont tu ces informations peut-être de peur qu’elles ne mettent en colère le peuple américain et les fassent pleurer de vengeance contre les hommes de Téhéran qui ont tué ou blessé leurs proches. Si Obama était sérieux de garder une ‘option militaire sur la table’, il irait porter cette information au peuple américain

Cela mettrait le président dans une vraie posture de négociation, comme peut-être la seule personne capable de protéger le régime iranien de la puissance militaire et économique des États-Unis. il pourrait dire au Leader Suprême de l'Iran le peuple américain veut votre tête sur un plateau d'argent, et il n’y a rien que je peux faire pour les contenir. Abandonnez votre programme nucléaire et sauvez vous, de peur qu’il ne force ma main. Seulement je peux vous aider, mais je sers aussi le bon plaisir du peuple américain. Et après tout, c'est une année électorale.

Mais Obama ne joue pas au poker avec les Iraniens. Il exécute une opération d'information, et sa cible est le vote juif américain. Les mêmes trois-quarts d’électeurs Juifs qui ont voté pour Obama la fois dernière voteront pour lui encore une fois parce que Rick Santorum pour ces électeurs est un cosaque et Mitt Romney est un cyborg dont les poches de costume sont pleines de « faces de craie ».

Obama sait que sur la question du programme nucléaire de l'Iran et Israël, le vote juif veut juste qu’il lui soulage sa conscience afin de lui faciliter un tout petit peu de voter à nouveau pour lui. Vu sous cet angle, le président ne bluffe pas; Il ne joue juste qu'avec l'argent du "ménage".

 

 

 

 

 

 

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mordeh'ai - dans Politique