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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

L'initiative du Commis-voyageur Kerry et la réalité du Moyen-Orient

7 Juillet 2013 , Rédigé par mordeh'ai

Par Yoram Ettinger

http://www.israelhayom.com/site/newsletter_opinion.php?id=4889

Adapté par Mordeh'aï pour malaassot.com

 

L'exaltation de la rue Arabe, en proie à une furieuse rage violente, incontrôlable, imprévisible et incessante, de l'Afrique du Nord-Ouest à l'Irak en passant par l'Egypte, la Syrie, la Jordanie et le Golfe Persique.

 

Les pays Arabes ont implosé, l'Iran galope vers la puissance nucléaire qui hante l'Arabie saoudite et les Etats du Golfe. Le terrorisme islamique menace le continent américain via la prolifération de cellules dormantes, les régimes arabes pro-américains producteurs de pétrole sont de plus en plus vulnérables à la subversion, le Moyen-Orient Arabe est de plus en plus islamisé et anti-américain, mettant en péril l'intérêt économique et commercial essentiel de la sécurité nationale américaine, la Turquie a changé de position, de pilier pro-américain elle est passée à l'anti-américanisme, alors que la Russie et la Chine accroissent leurs investissements dans la région.

 

Cependant, John Kerry, le secrétaire d'Etat américain bien intentionné, vient d'effectuer sa cinquième visite depuis Février au Moyen-Orient, se préoccupant essentiellement de la question palestinienne, qui est son attirance première, alors que le Moyen-Orient est en ébulition. Le secrétaire a ignoré ce conseil: 

" Quand vous êtes étouffés par une tempête de sable, vous ne vous préoccupez pas des amarantes. "
 

Kerry suppose que la question palestinienne est une cause essentielle des turbulences au Moyen-Orient, un joyau de la couronne des politiques des Arabes, un élément déclencheur du terrorisme anti-américain et le nœud gordien du conflit israélo-arabe. Il croit que les progrès sur le front palestinien améliorerait  l'image des États-Unis aux yeux des Arabes et serait un élément modérateur dans la région.

 

Cependant, les développements récents dans la rue arabe sont totalement indépendants de la question palestinienne, qui n'a jamais été un moteur  pour le Moyen-Orient . En outre, les Etats arabes ont toujours considéré les Palestiniens comme des éléments subversifs, et les ont donc abreuvés de rhétorique, mais jamais par des ressources .

 

Malgré les pressions américaines sur Israël pour faire des concessions radicales aux Palestiniens, les États-Unis sont la proie du terrorisme islamique,  en 1983 (l'ambassade américaine et le siège des Marines à Beyrouth) en1993 (la première attaque terroriste contre les Twin Towers), 1995-1996 (à Riyad  contre les  Khobar Towers ou étaient logés des soldats américains), en 1998 (les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie) et en 2000 (l'attentat suicide contr le destroyer USS Cole). Non la guerre israélo-arabe n'a pas éclaté parce que/ou au nom, des Palestiniens, comme initialement en témoigne la conclusion de la guerre d'Indépendance de 1948, lorsque la Judée et la Samarie ainsi que Gaza ont été occupé par la Jordanie et l'Egypte, qui n'ont pas transféré ces régions aux Palestiniens. En outre, aucun pays arabe ne s'est rallié aux Palestiniens quand Israël a combattu le terrorisme palestinien au Liban (1982), en Judée et en Samarie (la Première et la Deuxième Intifada) et à Gaza (2006, 2008 et 2012).

 

Un Etat palestinien - suggéré par Kerry - ne ferait que saper les intérêts et les valeurs vitales américaines. Un Etat palestinien condamnerait le régime hachémite pro-américain de Jordanie. Cela renforcerait les russes, les chinois, et donnerait l'accès au flanc oriental de la Méditerranée aux nord-coréens et aux iraniens. Il offrirait une base arrière au terrorisme islamique, comme en témoigne la direction axée, et l'éducation haineuse instituées par Mahmoud Abbas et l'OLP, qui a été le modèle du terrorisme international. Ce serait ajouter un autre vote anti-américain à l'ONU, marchant dans les pas de tous les dirigeants palestiniens depuis la Seconde Guerre mondiale, qui avaient pris parti pour les nazis, le Bloc communiste, les Khomeiny,  Saddam Hussein et autre Oussama Ben Laden. Ce serait récompenser l'Autorité palestinienne, qui a  volé  la chrétienneté de Bethléem, de Beit Jalla, et de Ramallah, en convertissant ces centres chrétiens historiques en minorité chrétienne.

 

Un état palestinien réduirait Israël à une bande côtière de 9 à 15 miles de largeur longeant la Méditerranée, dominée par les crêtes des montagnes de Judée et de Samarie. Cela transformerait l'atout de la sécurité nationale d'Israël et la tête de pont la plus efficace pour les Etats-Unis à une passivité à de la sécurité nationale à long terme, à un moment où la projection de puissance mondiale des Etats-Unis s'est réduite, tandis qu'Israël brille de plus en plus comme le seul état stable, crédible, capable, démocratique et inconditionnel allié des Etats-Unis au Moyen-Orient et au-delà. Du plus grand porte-avions américain, qui ne nécessite aucun Américain à son bord, Israël serait alors relégué en un bateau en train de couler, ce qui priverait les Etats-Unis d'avantages stratégiques uniques.

 

Indépendamment des véritables intentions de Kerry pour faire avancer la cause de la paix, ses propositions - tout comme celles de ses prédécesseurs - ont radicalisé les exigences palestiniennes. Les deux seuls  accords de paix existants entre Israël et ses voisins arabes  ont été négociés directement  par Israël, avec l'Egypte (1977) et la Jordanie (1994). En 1977, le président Jimmy Carter , en faveur d'une conférence internationale, a manqué de faire dérailler l'initiative du Premier ministre Menachem Begin puis il a sauté dans le train en marche lors des pourparlers entre Israël et l'Egypte. En 1994, même scénario, le président Bill Clinton s'est joint à l'initiative du Premier ministre Yitzhak Rabin. D'autre part, depuis 1949, toutes les initiatives de paix des États-Unis ont échoué en alimentant involontairement les attentes et le radicalisme arabe, plutôt que leur abandon.

 

Les relations américano-israéliennes ne se sont pas développées autour de la question palestinienne, mais autour de valeurs partagées (datant du 17ème siècle), des menaces mutuelles et d'actions commerciales, de défense et des intérêts de sécurité intérieure. Les intérêts américains au Moyen-Orient ne sont pas centrés sur la question palestinienne , comme l'a prouvé récemment la rue arabe qui s'est soulevée.

 

Les intérêts essentiels des États-Unis, les relations américano-israéliennes et la poursuite de la paix seraient mieux servis par les Etats-Unis en faisant profil bas dans la poursuite de la paix israélo-arabe, tout en améliorant sa visibilité dans les parties plus périlleuses du Moyen-Orient.

 

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