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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

YOM YEROUCHALAIM

15 Mai 2010 , Rédigé par mordeh'ai

Par Jacques KUPFER Président du Bloc National des Juifs Francophones

jeudi 13 mai 2010,

Source LDJ

 

En fait, pour un Juif conscient, chaque jour de sa vie est un Yom Yerouchalaïm. Pas une journée ne se passe sans que

Jérusalem ne soit présent dans nos pensées, nos cœurs et notre âme. Des centaines de fois nous en lisons le nom béni dans la Thora. Nous ne cessons de prier pour que Jérusalem soit rebâtie. Matin, midi et soir nous nous tournons vers elle et supplions l’Eternel de voir sa reconstruction. Après les repas, nous bénissons notre capitale et aucun événement majeur de notre vie personnelle ne se passe sans la rappeler.

Au moment où nous fondons un foyer, en nous mariant, nous brisons un verre en souvenir de notre Temple non encore reconstruit. Ce n’est pas depuis ce jour miraculeux où nos parachutistes ont libéré la ville de l’occupation étrangère arabe que nous affirmons sa centralité dans notre peuple. Nous ne faisons qu’affirmer la continuité de cet attachement que nos Pères ont cimenté et maintenu depuis vingt siècles. Année après année de notre long exil, nous avons porté le deuil de Jérusalem détruite, pleuré ce déchirement et jeûné pour son retour en notre sein. Notre fidélité a forcé un Empereur à déclarer qu’un peuple capable d’une telle longévité dans ses lamentations, verrait le jour où ses prières seraient exaucées.

Aucun peuple au monde n’aurait été capable d’un tel attachement, d’une telle ferveur et d’un tel espoir. L’épisode dramatique du navire de l’Irgoun Zwai Leoumi, Altalena, bombardé et détruit avec sa cargaison d’armes dont une partie était destinée à Jérusalem assiégée, aida les hordes de la Légion arabe à s’emparer de notre capitale lors de notre guerre d’indépendance.

 

TROP LONGTEMPS OCCUPEE

Les arabes ont occupé la ville, détruit nos cimetières, brûlé nos synagogues et soumis nos lieux saints à la désolation. Pas de Juifs au Mur Occidental, pas de prières juives sur le Mont des Oliviers. Pas un mot de protestation du concert des Nations. Près de vingt ans d’occupation arabe sans que l’on n’entende une seule fois que Jérusalem doit devenir la capitale d’un pays arabe ! A Amman, les transjordaniens régnaient sur la ville sans que l’on entende parler d’une revendication quelconque "palestinienne" et Jérusalem restait une bourgade provinciale livrée à l’abandon.

Derrière ses murailles, elle comptait, désolée et solitaire, les jours qui la séparaient de son retour au cœur de la Nation juive. Trop longtemps ! Le 6 juin 1967, les soldats de Tsahal obtiennent le feu vert d’un gouvernement israélien poussé par la coalition où siégeait Menahem Begin. Les bérets rouges s’engouffrent dans Jérusalem. Ce n’est qu’en entendant parler hébreu, en écoutant les prières juives, en sentant les lèvres juives embrasser les pierres millénaires, en se réveillant au son du chofar que notre Jérusalem a ressuscitée. Jérusalem si longtemps nue, put enfin se vêtir de bleu et blanc, s’orner de l’étoile de David.

Quelle génération bénie que celle qui a vu et l’indépendance d’Israël et entendu le chofar du rav Goren résonner au Kotel. Le général Mota Gour déclarait "le Mont du Temple est entre nos mains". Le peuple juif tout entier avançait derrière son armée victorieuse pour reprendre possession de son rêve, de sa réalité, de Jérusalem. Mais bientôt se firent entendre les voix de ceux pour qui le sionisme n’était pas la continuation implacable de notre histoire, de ceux qui furent éduqués par une école où judaïsme et israelisme n’étaient pas totalement superposables. Le Waqf et ses gangs purent continuer à exercer des prérogatives illégitimes sur le Mont du Temple. Le Mont Moriah n’était pas encore libéré ! Certes il n’était plus occupé pas l’armée de l’envahisseur arabe mais pas encore libéré des scories d’une politique timorée de Galouth qui n’osait pas entreprendre.

Puis on a commencé à entendre cette aberration de Ville trois fois sainte. Comme si l’on pouvait comparer notre sainteté de Jérusalem avec celle d’une religion de guerre dont le Coran ne cite jamais le nom et dont les adeptes se tournent vers un autre endroit quand ils sont dans notre capitale. Comme si notre attachement pouvait être comparé à quoi que ce soit d’autre dans l’Histoire mondiale, dans la philosophie universelle, dans l’ancienneté de notre attribution divine et historique.

Vint un temps où d’autres anciens chefs d’état major commencèrent à accepter l’idée d’une nouvelle séparation, d’une amputation réitérée. Les descendants de ceux qui depuis la sortie d’Egypte nous avaient attiré tant de déboires et forcé au retour dans le désert, reprennent la parole. Pour eux, Jérusalem n’est pas le cœur intouchable sous peine létale mais un terrain de quelques kilomètres carrés.

 

UNE SEULE MAISON

Une maison construite dans notre capitale peut créer une crise mondiale car de fait Jérusalem est le centre du Monde. Les ennemis ne s’y trompent pas et ils savent que tel est l’enjeu de notre avenir. Ils savent que si les Juifs plient et abdiquent leur droit souverain sur cette ville sainte, le désastre pour Israël serait imminent. Jérusalem allie en elle la Terre, le Peuple et la Loi. Si nos ennemis, si les tenants de l’Axe du Mal de la Maison Blanche et de Téhéran, si les renégats et ceux qui ont brisé l’appartenance de leurs enfants au peuple de leurs Pères, s’acharnent pour nous arracher notre Capitale, ce n’est pas par hasard.

Eux savent inconsciemment ou non, que Jérusalem est le socle solide sur lequel repose le peuple d’Israël et sa Terre. Briser ce socle serait enfin, pour eux, briser notre Nation. C’est le combat décisif que nous devons mener et que nous sommes condamnés par notre Destin à gagner. Jérusalem est hors du temps, hors de toute possibilité d’apparaître sur un agenda de discussion avec l’ennemi arabe. Admettre d’en discuter est non seulement une faute tactique dramatique mais une trahison achevée à nos Rois, à notre Foi et à nos ancêtres qui nous ont transmis cet Amour sacré pendant deux mille ans de douleurs au cours desquels Jérusalem fut leur seule consolation.

Jérusalem doit être défendue, par le feu et le sang, par les prières et l’indéfectible fidélité. La défense de Jérusalem ne peut commencer dans des zones limitrophes du Mont du Temple peuplées encore d’ennemis savourant l’idée utopique de notre départ. La défense de Jérusalem passe par Hébron et celle de Hébron doit repasser par Jéricho.

Alors en cet anniversaire du Retour de Jérusalem à son peuple, nous répéterons une fois de plus et toujours et encore : "Que ma droite dépérisse si je t’oublie Jérusalem". Que la langue de ceux qui accepteraient de discuter de ton sort se colle à leurs palais et qu’aucun son sacrilège ne puisse en sortir. Le Troisième Temple est en chemin de construction. Il nous appartient de l’édifier. De nos Jours.

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