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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Un plan gagnant-gagnant pour Netanyahou

13 Mars 2011 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Politique


Jerusalem Post 11/
http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=211666

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©  

La manière la plus efficace de défendre Israël contre Obama est d’affirmer avec audace, de défendre et d’exécuter un plan israélien unilatéral.

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou est coincé entre un récif diplomatique et une arène politique dure. Et les moyens qu’il a choisis pour s’extraire de ce double lien ne fait qu’empirer   les choses pour lui et Israël.

 Diplomatiquement, Netanyahou est assailli par la guerre politique palestinienne pour délégitimer Israël et l’hostilité croissante du gouvernement Obama. Cette hostilité s’est exprimée très récemment pendant la réunion du président Obama avec les dirigeants juifs américains le 1er mars. Insinuant qu’il fallait blâmer Israël pour l’absence de paix au Moyen-Orient, Obama a ‘grondé’ les dirigeants juifs, leur demandant ‘de sonder leur âme’ sur le sérieux d’Israël pour faire la paix.  

La toute nouvelle menace d’Obama est que, à travers le soi-disant Quartette du Moyen-Orient (Russie, ONU, UE et USA), le gouvernement va décider de soutenir le plan palestinien de déclarer un Etat. Cet Etat inclura toute la Judée et la Samarie, Gaza et l’Est, le Sud et le Nord de Jerusalem. Puisqu’il ne sera pas établi dans le cadre d’un traité de paix avec Israël, et que ses dirigeants rejettent le droit d’Israël à l’existence, la « Palestine » naîtra en état de guerre de facto avec Israël.

Pour accréditer cette menace, Obama a donné mandat au Quartette de supplanter les USA comme médiateur entre Israël et l’Autorité Palestinienne.

Stimulés par Obama, les représentants du Quartette et les officiels américains et européens ont balisé constamment la route à la porte de Netanyahou dans les semaines passées. Leur message est toujours le même : Si Israël ne prouve pas son sérieux pour la paix en faisant des concessions massives, sans réciprocité des Palestiniens, alors ils abandonneront toute prétention au soutien d’Israël et se mettront complètement du côté palestinien. 

Au cours des dix-huit mois écoulés, la politique de Netanyahou pour gérer l’animosité d’Obama a été de tenter de l’apaiser en faisant des concessions croissantes.

La motivation de Netanyahou pour agir ainsi est double. D’abord, il a tenté de convaincre Obama qu’il veut vraiment la paix avec les Palestiniens. Ensuite, quand chacune de ses concessions se heurtait à une nouvelle intransigeance palestinienne, Netanyahou a fait valoir que la disparité entre les concessions d’Israël et le rejet et l’extrémisme palestiniens démontre que c’est Israël, et pas les Palestiniens, qui doit être soutenu par l’Occident.

Jusqu’à présent, les concessions de Netanyahou ont inclus l’acceptation d’un Etat palestinien et le modèle à deux Etats pour la paix ; Son interdiction temporaire de la construction juive à Jerusalem ; son interdiction non déclarée, flexible, de la construction juive en Judée, Samarie, et à Jerusalem après l’expiration de l’interdiction de construction temporaire ; son accord pour réduire drastiquement les opérations antiterroristes de Tsahal en Judée et en Samarie ; sa décision de mettre en œuvre une diminution non déclarée de l’application de la loi contre la construction arabe illégale à Jerusalem ; et sa décision d’autoriser le déploiement d’une armée palestinienne formée par les USA en Judée et en Samarie.  

La déclaration de soutien de Netanyahou à un Etat Palestinien a nécessité son acceptation de la narration palestinienne. Cette argumentation reproche l’absence de paix au refus d’Israël de céder toute la Judée, la Samarie et Jerusalem. Ayant en effet accepté le blâme de l’absence de paix, Netanyahou a été incapable de mener une contre-offensive cohérente contre la guerre politique palestinienne.

Maintenant, dans une tentative d’éviter la toute nouvelle menace d’Obama d’utiliser le Quartette pour soutenir la guerre politique palestinienne contre Israël, Netanyahou envisage  pourtant un autre ensemble de concessions aux Palestiniens sans réciprocité.

Au cours des dix derniers jours, Netanyahou a envisagé une « nouvelle initiative diplomatique ». Selon des rapports de media, il soupèse deux options.

D’abord, il pourrait mettre fin aux opérations antiterroristes de Tsahal dans les villes palestiniennes de Judée et Samarie. Une telle décision impliquerait de compromettre toutes les réalisations militaires de Tsahal dans ces zones depuis 2002, quand elles ciblaient d’abord les fabriques terroristes palestiniennes depuis Hébron jusqu’à Jénine pendant l’opération « Bouclier Défensif ».

La seconde option qu’il envisagerait implique d’annoncer son acceptation d’un Etat palestinien sans frontières définitives. Une telle décision rendrait difficile si ce n’est impossible à Israël de conduire des opérations antiterroristes au sein de ces frontières temporaires. Elle rendrait aussi pratiquement impossible à Israël d’affirmer ses droits souverains sur ces zones.

Des partisans de cette initiative mettent en avant que non seulement elle écarterait la pression des USA ; mais elle renforcerait la position politique de Netanyahou à l’intérieur. De récents sondages montrent le taux d’approbation de Netanyahou est en chute comparé à celui de ses deux principaux rivaux – la chef de l’opposition Tzipi Livni et le ministre des affaires étrangères et chef du Parti ‘Israel Beiteinu’ Avigdor Lieberman, qui montent.

Netanyahou considèrerait qu’en allant vers la Gauche, il serait en mesure de siphonner le soutien à Livni et de regagner ainsi sa position de chef le plus populaire du pays. Suivant cette évaluation, les partisans de Netanyahou mettent en avant que faire de nouvelles concessions aux Palestiniens renforcerait Israël diplomatiquement et le renforcerait politiquement.

Hélas, aussi bien pour Israël et Netanyahou, cette analyse est complètement fausse.

Depuis qu’Obama a pris ses fonctions, il a constamment démontré qu’aucune concession israélienne ne le convaincra de soutenir Israël contre les Palestiniens.
 
De même, le fait que chaque concession israélienne s’est heurtée à l’intransigeance palestinienne n’a eu aucun impact, ni sur Obama ni ses homologues européens. Les déclarations exactes de Netanyahou sur le fait que l’intransigeance des Palestiniens démontre qu’ils ne sont pas intéressés par la paix ne touchent personne.

Et c’est ce manque d’intérêt pour l’intransigeance palestinienne plutôt que l’intransigeance palestinienne elle-même qui est remarquable. Ce que cela démontre, c’est qu’Obama et ses homologues européens ne se soucient guère de parvenir à la paix. Comme les Palestiniens, tout ce qu’ils veulent, c’est davantage de concessions israéliennes.
 
Depuis sa prise de fonction, Obama n’a soutenu Israël face aux Palestiniens que deux fois. La première, ce fut en décembre dernier. Après des mois d’ambiguïté délibérée, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton annonça que l’administration s’opposait au plan palestinien de déclaration d’indépendance unilatérale.

Puis le mois dernier, le gouvernement a mis avec réticence son veto au projet palestino-libanais de Résolution au Conseil de Sécurité condamnant la construction israélienne à Jerusalem, en Judée et en Samarie.
 
Dans les deux cas, les actes du gouvernement n’étaient p            as la résultante d’un compromis israélien, mais d’une pression massive du Congrès. Le Congrès a publié des appels bipartisans exigeant que le gouvernement torpille ces deux initiatives anti-israéliennes.

Ce que cela démontre, c’est que la stratégie de Netanyahou pour affronter Obama est fondamentalement mal construite et mal dirigée. Obama ne sera pas changé par des concessions israéliennes. La seule manière d’arrêter Obama dans la course en avant de sa politique anti-Israël est d’œuvrer à travers le Congrès. 

Et la manière la plus efficace d’œuvrer à travers le Congrès pour Netanyahou, c’est abandonner sa voie actuelle et de dire la vérité sur la nature des Palestiniens, leur rejet d’Israël, leur anti-américanisme et leur soutien au terrorisme jihadiste.

Dans le même temps, Netanyahou doit parler sans ambiguïté au sujet des droits nationaux d’Israël sur Jerusalem, la Judée, la Samarie, notre besoin de sûreté des frontières, et pourquoi la sécurité nationale des USA a besoin d’un Israël fort.

Plus le dossier d’Israël sera fortement défendu par Netanyahou, plus fort sera le soutien d’Israël au Congrès. Et plus Israël recevra le soutien du Congrès, plus Obama sera contraint de tempérer son projet politique anti-Israël. 

De même en politique intérieure, la tentative de Netanyahou d’apaiser Obama est une cause majeure de la chute de son taux d’approbation parmi les électeurs. Les électeurs du Parti ‘Likoud’ n’attendent pas de lui qu’il déborde Livni sur sa Gauche. Ils ont voté pour le Likoud parce qu’ils ont identifié que les stratégies politiques de Gauche du Parti ‘Kadima’ sont dangereuses et condamnées à l’échec.

L’augmentation récente du soutien intérieur à Kadima est du davantage à la liquidation du Parti Travailliste qu’à l’échec de Netanyahou à réaliser la politique de cessions territoriales de Kadima et de courbettes diplomatiques devant l’ONU, l’UE et Obama. Le principal bénéficiaire de l’érosion du soutien au Likoud a été Lieberman.

Pendant que Netanyahou maintenait son allégeance au faux paradigme, failli, impopulaire, produit par les media de « la paix avec les Palestiniens » dans le fol espoir de se gagner Obama, Lieberman a pris le contrôle du projet politique de la Droite. Alors que Netanyahou accepte la légitimité de la direction palestinienne qui rejette le droit à l’existence d’Israël, Lieberman se présente comme le chef de la majorité des Israéliens qui s’opposent au projet politique de la Gauche de « la Terre pour la Guerre ».

De plus, quand Netanyahou renvoie en touche les politiciens les plus populaires de son Parti, comme le ministre des affaires stratégiques Moshe Ya’alon de préférence au ministre de la défense Ehud Barak, il démoralise les fidèles de son Parti et ses électeurs.
Et non seulement Barak heurte les électeurs de Netanyahou, mais cette semaine il a donné un coup de hache sur la principale ressource diplomatique d’Israël – le soutien du Congrès.

Dans un entretien avec le ‘Wall Street Journal’ mardi, Ehud Barak a déclaré qu’Israël pourrait demander au Congrès d’augmenter le support militaire à Israël de 20 milliards de $. Avec les malheurs économiques des USA, et l’engagement du Congrès à des coupes budgétaires massives, la déclaration d’Ehud Barak constituait au mieux une incompréhension totale des  fondamentaux de la politique intérieure des USA. Au pire, c’était un acte suprêmement inamical envers les amis d’Israël au Congrès qui essaient de maintenir le niveau actuel d’aide militaire des USA à Israël face à une poussée populaire pour tailler le budget de l’aide étrangère.

Au- delà de cela, la simple réalité est que la déclaration d’Ehud Barak était erronée. La croissance économique continue d’Israël et la découverte récente de ses champs de gaz naturel doivent permettre à Israël de diminuer l’aide militaire qu’il reçoit des USA. Cela est vrai même si les révolutions en Egypte et à travers le monde arabe exigeront d’Israël une augmentation massive de son budget de défense.   

Si Netanyahou veut vraiment surmonter ses défis diplomatiques et politiques, son meilleur pari est d’abandonner toute sa démarche actuelle. La manière la plus efficace de défendre Israël contre Obama est d’affirmer avec audace, de défendre et d’exécuter un plan israélien unilatéral.

Netanyahou a donné lui-même les grandes lignes d’un tel plan cette semaine quand il a déclaré que pour se défendre soi-même, Israël devra maintenir un contrôle perpétuel sur la vallée du Jourdain. Si Netanyahou devait annoncer un plan pour appliquer la loi israélienne sur la vallée du Jourdain et les blocs majeurs des communautés juives en Judée et Samarie, il réaliserait plusieurs choses d’un seul coup. Il ferait progresser les intérêts nationaux d’Israël plutôt que les intérêts des Palestiniens contre Israël. Il obligerait les USA et l’Europe à discuter les questions fondées sur la rationalité stratégique plutôt que sur l’idéologie islamo-gauchiste. Enfin, il reprendrait la direction de son propre camp politique à Lieberman en améliorant son pouvoir politique intérieur. De même, si Netanyahou renvoyait Ehud Barak et le remplaçait par Moshe Ya’alon, il donnerait de l’énergie à ses partisans politiques d’une manière qu’il n’est pas parvenu à obtenir depuis qu’il est en fonction.

Netanyahou envisagerait de dévoiler son initiative diplomatique dans un discours devant le Congrès en mai. S’il devait utiliser cette apparition pour dévoiler ce plan et annoncer aussi un plan pour sevrer Israël de l’aide militaire des USA d’ici trois ans, non seulement il émousserait la capacité d’Obama de menacer Israël, mais il assurerait un soutien populaire des USA à Israël pour les années à venir.

Et s’il faisait cela, il restaurerait le soutien des électeurs israéliens à sa direction et stabiliserait son gouvernement jusqu’aux prochaines élections.

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