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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Un maire et son plan

30 Juillet 2010 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Scoop

Par HILIK BAR
29.07.10
JPost  

 

Longtemps, j'ai regardé le nouveau souffre-douleur des médias et des politiciens, le maire de Jérusalem Nir Barkat, prendre des coups. En tant que résident impliqué dans la vie politique de la capitale, je tiens à vous faire part de mon indignation.

 

Certaines bâtisses de Gan Hamelech ont été construites sans fondations réglementaires, sans eau, électricité

ou infrastructures sanitaires.
Photo: Marc Israel Sellem , JPost

 

Tout d'abord, avant de porter un jugement implacable au projet du maire de Gan Hamelech à Silwan, je voudrais souligner le courageux intérêt de l'édile pour cette ville insensée et rappeler quelques détails "triviaux".
La construction à Gan Hamelech est interdite par des lois étatiques. Non par des lois municipales, non par les décisions d'un comité quelconque, mais par des lois étatiques. Et en dépit de cette interdiction, 88 logements illégaux peuplent aujourd'hui Gan Hamelech, sommés de démolition par ordre du tribunal.

 

C'est un juge qui a tranché, non le maire. Parmi ceux qui continuent allègrement à attaquer l'homme qui a finalement décidé à mettre de l'ordre dans cette ville, quelqu'un le sait-il ? Non, apparemment.

Mais poursuivons plutôt. Dans ces maisons illicites, les familles vivent dans des conditions très difficiles. Certaines bâtisses ont été construites sans fondations réglementaires, sans eau, électricité ou infrastructures sanitaires. D'autres se sont érigées sur des canalisations d'eaux usées, qui menacent céder à tout moment.

J'ai le sentiment que si une telle catastrophe arrivait, l'Etat d'Israël nommerait une commission d'enquête officielle. J'ai également le sentiment que cette commission proposerait, pour rétablir l'ordre, un plan assez proche de celui de Barkat. Peut-être ai-je tort. J'en doute.
Pour la première fois dans l'histoire de Jérusalem, le maire suggère de légaliser 66 maisons situées sur la partie orientale du site et de permettre aux habitants de 22 maisons côté ouest de construire en toute légalité dans les espaces libres de la partie est.

 

Ouverture et transparence

Il est important de noter que les débats du comité local qui a rendu la décision étaient ouverts au public et se sont déroulés en toute transparence. Les représentants des habitants ont donc pu librement y exprimer leur opinion, de même qu'au cours de nombreuses réunions où le maire ou ses délégués ont rencontré les résidents, qui, soit dit en passant, approuvent le plan. Ceux qui s'y opposent sont membres du comité local actuel de Silwan, à savoir, le Hamas de Jérusalem-Est et plusieurs autres individus à la barbe rousse comme Mohammed Abu Tir, qui décident pour les habitants ce qui est bon et mauvais pour eux. Ne les laissons pas en décider pour nous aussi. Après tout, ne refusons-nous pas le dialogue avec le Hamas ?

Il existe trois manières de traiter cette question.

La première consiste à éradiquer toute la région, démolir les 88 logements illégaux selon le plan de construction urbaine et obéir à l'ordre de la cour sans autre forme de procès. Si Barkat était le pyromane d'extrême droite qu'on l'accuse d'être, il lui serait beaucoup plus facile de choisir cette option. Mais connaissant le maire, il n'emprunte jamais la voie facile, il préfère la bonne.

La deuxième option serait de poursuivre la tradition des gouvernements israéliens et de la municipalité de Jérusalem au fil des générations : faire la politique de l'autruche et légaliser 100 % des constructions illicites de la région.
Si Pepe Allalo (ancien adjoint au maire et conseiller municipal Meretz, dont le parti a démissionné de la coalition) était maire à la place de Barkat, c'est probablement ce qu'il ferait. Mais Barkat a courageusement et honnêtement choisi la troisième option, qui répond équitablement aux différents besoins de la région.

Son projet prévoit la légalisation - inédite - de 75 % des maisons déjà présentes, et la construction de bâtisses supplémentaires, dotées d'une infrastructure saine, étrangère jusqu'alors aux infortunés habitants de ce quartier.

Il est important de rappeler qu'étant donné que toute la région est désignée par la loi comme un espace public libre, où les maisons ont été construites illégalement, elle n'a jamais été développée. Barkat propose de normaliser les installations municipales, d'améliorer les infrastructures routières, l'assainissement des eaux, l'électricité et autres services locaux.Il n'y a jamais eu de bâtiments publics sur le site. Barkat y remédie en offrant environ 2 000 mètres carrés de services publics : salles de classes, jardins d'enfants, salle de sport, centre familial de santé, parking souterrain et de nombreuses autres infrastructures que les résidents de Silwan n'ont jamais connus, et ne connaîtront probablement jamais si nous continuons à faire l'autruche.

 

Silwan : nouvelle destination des agences de voyages ?

De surcroît, le plan de Barkat donne le feu vert pour la construction de restaurants, de magasins de souvenirs et de boutiques d'art pour le bénéfice des résidents, afin de faire de leur localité un site touristique qui attirera les visiteurs du monde entier. Selon les termes du maire, tout le monde sera gagnant. En outre, la partie occidentale deviendra "un espace vert", comme prévu initialement.

Si l'Etat d'Israël était aussi courageux que Nir Barkat, l'homme que nous aimons tant haïr, il comprendrait ce que les habitants de Silwan ont déjà saisi mais ont peur d'admettre : ce plan est la meilleure chose qui pouvait arriver au quartier et à ses résidents, ceux-là mêmes dont nous avions oublié l'existence. Car, hypocrites que nous sommes, il a fallu un Barkat pour nous souvenir de ces gens qui vivent dans le dénuement sur ce lopin de terre d'Israël.

C'est avec la plus totale conviction que j'écris ces mots. Je suis persuadé que ce programme est excellent, et je parle en tant que politicien de centre-gauche, à la tête du Parti travailliste de Jérusalem. Il est temps d'enlever nos masques populistes une fois pour toutes et de cesser de dire ce que tout le monde veut entendre. Cessons de frapper une personne à terre, regardons la vérité en face et appelons-là par son nom.

L'écrivain est à la tête du Parti travailliste de Jérusalem et membre du conseil municipal.

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