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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Un lieu de dépaysement au cœur de Jérusalem : le Musée Italien

14 Septembre 2010 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Société

source : http://www.un-echo-israel.net/

par Nicole Surkes

14 septembre 2010,

  Au premier étage d’un bâtiment qui hébergeait dans le  temps «  l’Institut Catholique Allemand proche de la porte de Jaffa » se trouvent la Synagogue Conegliano Veneto et le Musée Umberto Nahon, plus populairement nommé le Musée italien.Après avoir franchi une grille, le visiteur entre dans un petit couloir qui sépare la synagogue du musée. En 1952 la synagogue fut transportée intégralement de Conegliano (Italie), un village entre Padoue et Venise, à Jérusalem. Elle n’était plus utilisée depuis le début du 20ème siècle à la suite du départ de la population juive. Des inscriptions révèlent que sa construction commença en 1701 et fut achevée en 1719. Elle fut bâtie dans le style baroque, en grande partie en bois doré. Très pittoresque, elle vaut un détour.

A droite de l’entrée se trouve le musée composé de quatre salles. Les objets exposés viennent pour la plupart des périodes baroques et rococos. Il y a aussi quelques œuvres plus récentes. Elles représentent à merveille la culture juive italienne. Chaque salle contient des pièces presque toutes liées aux rites juifs.
Dans la première salle, les ornements sont en métal. La plupart des objets de cette collection servent à décorer la Tora. Une couronne ornée de canons frappe le visiteur. Elle fut faite en 1949 par des Juifs du Piémont en l’honneur du roi Carlo Alberto qui leur avait accordé l’émancipation et qui, pour cette raison, jouissait de leur admiration. Une autre couronne, moins élaborée, est datée de 1685. Elle est probablement parmi les premières couronnes de Tora.

La deuxième salle est réservée aux tissus. C’est ici que les plus grands changements ont eu lieu. Le joyau des nouvelles acquisitions est un très beau revêtement rouge pour la Tora. Sur le mur, une installation vidéo montre au visiteur les phases multiples nécessaires pour rendre à ce revêtement, au départ plutôt abîmé, sa beauté d’origine. Les images ne transmettent pas seulement le savoir-faire qu’une telle conservation nécessite, mais aussi la passion et la patience qui se cachent derrière chaque étape.

La troisième salle contient des œuvres en bois. Le visiteur y trouve une arche sainte du 17ème siècle de San Daniel del Friuli, une communauté près de Trieste (Italie). Cette œuvre présente un intérêt spécial étant l’ouvrage d’un artiste juif, alors qu’en général les arches étaient commandées chez des artistes non juifs. En effet, il était généralement interdit aux Juifs d’apprendre ou d’exercer les métiers artisanaux.

La dernière salle est consacrée aux parchemins et contrats de mariage décorés à la main. Mais les pièces les plus surprenantes et intéressantes sont les lettres écrites par Théodore Herzl. Adressées à Félice Ravenna, un des dirigeants de la Fédération Sioniste Italienne, ces lettres sont un compte rendu des entretiens de Théodore Herzl avec le pape et le roi d’Italie.

Ce fut Umberto Nahon qui rassembla dans les années 60 la collection du musée, en coopération avec les communautés juives d’Italie et d’Israël. Les objets réunis furent gardés dans une pièce adjointe à la synagogue jusqu’en 1981, date à laquelle le musée fut fondé. Le ministère israélien de la Culture reconnut le musée un an plus tard après certains changements.

Dans ce lieu le visiteur est entraîné vers un autre monde, dans une atmosphère de beauté, d’antiquité, jusque dans les détails.

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