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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 08:07

première parution : le 11 octobre 2011

Titre original : How Middle East peace began

Traduction: Objectif-info http://www.objectif-info.com/

 

Ce fut une guerre terrible. Pourtant, la guerre de Yom Kippour est parvenue à obtenir ce que les victoires de Tsahal de 1949, de1956 et de 1967 n'avaient pas pu réaliser.

 

Le processus de paix au Moyen-Orient a débuté le 24 octobre 1973, dix-huit jours après l’attaque surprise des Egyptiens et des Syriens, au sud et au nord. Elle avait enregistré des avancées substantielles pendant les 48 premières heures du combat. Mais à partir du 24 octobre, quand le combat a cessé, les Forces de défense d'Israël se trouvaient à 101 kilomètres du Caire et à 40 kilomètres de Damas. La troisième armée égyptienne était complètement encerclée à l'est du canal de Suez.

 

Ce fut une guerre terrible pour Israël, mais aussi une grande victoire. La guerre de Yom Kippour est parvenue à obtenir ce que les victoires de Tsahal de 1949, de1956 et de 1967 n'avaient pas pu réaliser. A présent, l'Egypte était désireuse de négocier un traité de paix avec Israël. Les responsables égyptiens estimaient que les armées arabes n’avaient aucune chance de battre Israël sur le champ de bataille, et que le moment de faire la paix était venu. Il a fallu attendre quatre années pour que les négociations commencent, et deux années de plus pour que le traité de paix israélo-égyptien soit signé. Au Moyen-Orient, le processus de paix avance au rythme de la calotte glaciaire.

 

Et ce n'était pas une paix chaude. Les Egyptiens n'y étaient pas prêts, et ils n’y sont toujours pas prêts. Mais ils étaient disposés à accepter l'existence de l'Etat juif au Moyen-Orient.

 

Aujourd’hui, après l’attaque de l'ambassade israélienne au Caire par une foule déchaînée et le départ d’Égypte de l'ambassadeur israélien, le souvenir de la victoire israélienne de 1973 est encore présent dans la mémoire collective égyptienne. Le traité signé par Menahem Begin et Anouar al-Sadate en 1979 est toujours en vigueur.

 

A peu près 50 ans avant la guerre de Yom Kippour, et plus de 20 ans avant la création de l'Etat d’Israël, Ze'ev Jabotinsky a publié un article désormais célèbre, "La muraille d’acier." Il y expliquait qu'il n'y avait aucune raison de croire que les Arabes allaient saluer l'entreprise sioniste, bras ouverts. Il ajoutait qu'il n’y avait aucune chance de lever leur opposition à la création d'un Etat juif en Palestine en leur montrant les avantages économiques qu’il leur apporterait. Leur opposition, expliquait-il, était une chose très normale. Au contraire, leur acceptation paisible des pionniers sionistes aurait été contraire à tous les précédents historiques.

 

La condition fondamentale de la création l'Etat juif et de la préservation de sa sécurité, concluait-il, était l’édification d'une "muraille d’acier" infranchissable, en protection de l'entreprise sioniste. Elle convaincrait en son temps les Arabes qu'ils n’avaient pas la force de la franchir pour de se débarrasser des Juifs.

 

Et Jabotinsky concluait par des paroles qui ont été considérées plus tard comme prophétiques par beaucoup de gens : " Parce qu'ils ne constituent pas une populace mais un peuple vivant, aussi longtemps que les Arabes entretiendront ne fut-ce qu’un mince espoir de se débarrasser de nous, ils refuseront d’y renoncer en échange de paroles aimables ou de pain et de beurre."

 

"Un peuple vivant ne s’incline sur des sujet de nature aussi essentielle que s’il n’a plus le moindre espoir de se débarrasser de nous, parce qu'ils ne peut pas faire de brèche dans la muraille d’acier. C’est à ce moment-là et pas avant qu’ils laisseront tomber leurs chefs extrémistes dont le mot d'ordre est ‘Jamais' ! " Leur direction passera alors entre les mains de groupes modérés qui viendront à nous avec des propositions sur lesquelles nous nous mettrons d’accord au prix de concessions mutuelles."

 

Beaucoup de choses ont changé depuis que ces mots ont été écrits. Une "muraille d’acier" a été construite et consolidée au cours des années. Des traités de paix ont été signés avec l'Egypte et la Jordanie. Les missiles, le terrorisme et la menace nucléaire iranienne sont entrés en scène. Dans le cœur de beaucoup d'Arabes l'espoir de jeter les Juifs à la mer est toujours présent. Ceux qui exigent aujourd’hui des coupes dans le budget de la défense feraient bien de relire l'article de Jabotinsky. C'est la "muraille d’acier" qui pave la route de la paix au Moyen-Orient.

Par Moshe Arens, ancien ambassadeur israélien aux Etats-Unis et professeur au Technion, pour Haaretz

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mordeh'ai - dans Histoire