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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Situation de l’eau en Israël

2 Décembre 2009 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Société

mercredi 2 décembre 2009,
par  Myriam Ambroselli
pour un Echo d'Israel


L’eau est un enjeu déterminant pour Israël dont le climat général se caractérise par une grande aridité : les pluies —à peu près inexistantes d’avril à septembre— tombent en quantité satisfaisante essentiellement que dans les régions montagneuses. Galilée et Golan sont le château d’eau d’Israël. Le reste de pays subit un climat semi-aride ou aride, avec 50 à 250 millimètres de pluie par an en moyenne... Avec des réserves renouvelables estimées à 2,4 milliards de m3 par an, et une consommation annuelle de plus de 3 milliards de m3, le déficit hydrique se creuse d’année en année en Israël. Cet hiver, on attend la pluie plus que jamais et des mesures sérieuses sont prises pour sensibiliser la population à la rareté de l’eau et à ne plus la gaspiller.


Le pays en manque d’eau

La consommation en eau est déficitaire : la population augmente, et l’eau devient une denrée rare. Le pays dispose de peu de réserves. Les principales sources d’approvisionnement sont le Jourdain, petit fleuve frontalier d’environ 300 km qui prend sa source dans le mont Hermon et qui se jette dans la mer Morte avec un débit d’environ 1,2 km3/an, alimenté par des sources et des affluents du Liban, de Syrie, de Jordanie et d’Israël et les deux aquifères qui fournissent plus du cinquième des ressources : l’aquifère de montagne se situe sous les collines de Judée-Samarie et sous Israël et dispose d’environ 660 millions de m3/an, et l’aquifère côtier, étiré d’Haïfa à Ashkelon en passant par la bande de Gaza, avec une capacité d’environ 300 millions de m3/an. Et ensuite, le lac de Tibériade.

Le lac de Tibériade, source principal d’approvisionnement en eau douce d’Israël et également des Territoires Palestiniens et de la Jordanie, est arrivé à un niveau critique avec 213 mètres au-dessous du niveau de la mer Méditerranée. Il manque 4 mètres et 27 cm à ce jour pour atteindre le niveau normal. Nous sommes aujourd’hui au-dessous de la ligne rouge, ligne de démarcation des eaux qui précède de peu la ligne noire, point de non-retour : au-delà de cette ligne, continuer le pompage du lac conduirait à des conséquences très graves et irréversibles, par exemple aviver les sources chaudes saumâtres qui débouchent dans les fonds. Israël doit cependant continuer de faire face à une augmentation de la consommation de l’eau due à l’accroissement de la population, sachant qu’à l’heure actuelle chacun utilise en moyenne entre 100 et 230 litres d’eau par jour : 35% pour les toilettes, 20% pour boire, cuisiner et faire la vaisselle, 35% pour se laver, 10% pour laver le linge et arroser le jardin.

Le problème fondamental n’est pas seulement lié à ne mauvaise politique de gestion, de consommation ou de partage des eaux. Le problème est avant tout météorologique. La diminution de l’eau est un phénomène mondial du au réchauffement de la planète. Cependant, selon les experts, après quatre ans de sécheresse en Israël, il y a moins de 2% de chance que la sécheresse continue. Les prévisions pour cet hiver sont plutôt positives, et déjà confirmées semble-t-il par la pluie qui est tombée depuis un mois et demi sur le pays.

Il est temps qu’il pleuve : avec ces quatre années de sécheresse, Israël est entré dans « une grave crise de l’eau » selon l’expression du ministre de l’agriculture Shalom Simhon. En effet, pour le secteur agricole, le problème de l’eau est crucial. Pourtant, Israël a toujours été à la pointe de l’utilisation des eaux dans ce domaine : les techniques modernes d’irrigation au compte-goutte ont été inventées en Israël et aujourd’hui, des compagnies israéliennes comme Netafim exportent des systèmes d’irrigation dans le monde entier. Pour économiser l’eau, on emploie aussi les eaux usées pour l’irrigation. Autant de systèmes très efficaces mais avant tout, on a besoin qu’il pleuve. D’autant plus qu’aujourd’hui l’agriculture israélienne utilise 500 millions de mètres cubes d’eau potable et autant d’eau usée et recyclée. A l’heure actuelle, le pays prévoit d’utiliser pour l’agriculture le moins d’eau potable possible et de privilégier l’emploi des eaux usées.


Prises de conscience et mesures
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