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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Obama et la stratégie de l’arc-en-ciel

28 Janvier 2010 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Réflexions

Source : Décryptage de l'Actualité à la lumière de la Bible

Ou « mais qui est l’enfant qui osera dire à Obama que « le roi est nu »

« Je serai franc, c’est très difficile, nous avons surestimé notre capacité à convaincre les parties (Israël et les palestiniens). Si nous avions anticipé les problèmes, nous n’aurions pas placé la barre de nos expectatives si haut » déclare Obama à une interview du très sérieux journal Time Magazine. Malgré les difficultés, le président déclare qu’il continuera à tenter de résoudre le problème israélo-palestinein sur la base de deux Etats. Autrement dit: ça ne marche pas, mais on continue quand même dans la même direction. Cette déclaration est reportée par l’ancien Ministre de la défense, Moshe Arens qui remplaça Ariel Sharon à ce poste en 1983. Dans un article sur Haaretz, Moshe Arens, un vieux de la vieille, qui ne se laisse conter par rien ni personne, pose deux questions pertinentes.

Paraphrasant une fameuse citation d’un conte d’Andersen, il s’interroge » mais qui sera l’enfant qui osera dire à Obama que le roi était nu ? », et continue: « mais qui dira à Obama qu’il poursuit un arc-en-ciel qui est dans les nuages ? ».

Bien d’autres avant Obama, bien plus experimentés et malins que lui, ont poursuivi les chimères de deux Etats vivant côte à côte, en paix. Cela a vraiment commencé il y a 17 ans à Oslo, entre Itshak Rabbin et Yasser Arafat. A cette époque, au moins, les palestiniens ne contestaient pas le leadership d’Arafat sur toutes les factions, et pourtant… Arafat n’a pas voulu d’un Etat palestinien, qui lui était servi sur un plateau. Les observateurs politiques les plus affutés à l’époque savaient pertinemment qu’Arafat refuserait , car un Etat pour les palestiniens n’a jamais été le but pousuivi, ni par lui, ni par les pays arabes; la disparition physique d’Israël du Moyen-Orient est le seul objectif qui vaille la peine. Alors, qui est le roi qui peut croire raisonnablement qu’un Mahmoud Abbas, incapable de faire respecter un accord, même s’il le signe de deux mains, avec un plume en or, est capable de le mettre en oeuvre?

Qui dira à Obama qu’il est nu, carrément à poil, tout en croyant porter le costume gris bien coupé qui caractérise le président des Etats-Unis ? Le roi est nu et la populace, ou du moins la grande majorité, continue à s’extasier devant les beaux habits du roi: « quelle traine, quelle coupe, quel superbe, quel stratège, quel grand président. Par la magie de son verbe il saura réconcilier les Palestiniens et les Israéliens, le loup et l’agneau, alors que nul autre n’a réussi avant lui, et que les données objectives montrent qu’il n’y a aucune chance d’y parvenir.

Mais ce qui est merveilleux dans le cas d’Obama, c’est qu’il reconnaît que son administration s’est trompée, a mis la barre trop haut, et j’ajouterais, de travers, et pourtant, il s’entête dans la même direction, sans infléchir sa stratégie d’un iota. Je le cite: 
" nous allons continuer à travailler avec des parties pour reconnaître ce que je pense être leur intérêt profond,  l’aboutissement de la solution des deux Etats, qui donnera à Israël la sécurité et aux Palestiniens la souveraineté ".

Obama connaît donc l’intérêt profond d’Israël et des Palestiniens. Mais qui connait l’intérêt profond de quoi que ce soit? Dieu sans doute, mais à part Lui, je ne vois pas grand monde, le Messie, les prophètes, les fous et les sots, sans doute, ou comme dit Moshé Arens, ceux qui sautillent pour attraper des arc-en-ciels dans les nuages.


S’il n’y avait que le conflit israélo-palestinien, mais il y a tous les autres: le Pakistan, l’Afghanistan, L’Irak, le Yémen où s’affrontent dans une vraie guerre les Iraniens et les Saoudiens, et le plus grave de tous, l’Iran à qui Obama, fidèle à sa stratégie de l’arc-en-ciel, laisse les mains libres. Le dialogue avec les Perses est une chimère; qu’importe, Obama s’entête: le dialogue continuera. Cela frise l’autisme, et personne n’ose dire au roi qu’il est nu. Aux Etats-Unis,

Obama entreprend une nouvelle croisade donquichotesque, puisque ses précédentes initiatives, dont la réforme de la santé ont du plomb dans l’aile: réduire la taille et le pouvoir des Banques. Wall-Street sait qu’il peut dormir en paix mais le monde alors ?

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