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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Netanyahu : Un Etat binational serait une catastrophe.

5 Mars 2011 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Politique

Source: Ambassade France (Revue de Presse)

LA PRESSE ISRAELIENNE. Les Palestiniens : Nous ne sommes pas prêts à débattre d’un accord provisoire. Netanyahu : Un Etat binational serait une catastrophe. 

Par Yoav Rheims (Tel-Aviv)
Publié le 5 mars 2011

 

Netanyahu : “ Un Etat binational serait une catastrophe, je présenterai prochainement un plan diplomatique ”.

 Le Premier ministre, Binyamin Netanyahu, devrait présenter dans les prochaines semaines un nouveau plan diplomatique, ceci pour tenter de mettre fin à la paralysie du processus de paix et sortir Israël de l’isolement diplomatique dans lequel il se trouve. Lors de réunions privées ces derniers jours, M. Netanyahu a prévenu qu’un Etat binational « serait une catastrophe pour Israël » et que, par conséquent, il faut effectuer une démarche diplomatique pour écarter cette menace.

Ces dernières semaines, le Premier ministre fait l’objet de très fortes pressions internationales. La position déterminée de l’Europe contre Israël lors du vote sur les colonies au Conseil de sécurité, le veto américain qui a été difficile à obtenir et le dur entretien de la semaine dernière avec la chancelière allemande, Angela Merkel, ont ébranlé Binyamin Netanyahu.

En outre, l’Union européenne, la Russie et les Nations-Unies tentent de promouvoir l’adoption d’une déclaration sans précédent lors de la réunion du Quartette qui se tiendra à Paris la semaine prochaine. Selon les ébauches de décision qui circulent d’ores et déjà entre les parties, le Quartette pourrait déclarer que l’Etat palestinien sera créé sur la base des frontières de 1967 avec des échanges de territoires. Certaines versions mentionnent même Jérusalem-est comme capitale de l’Etat palestinien. Et, comme si cela ne suffisait pas, les derniers sondages qui montrent une baisse de sa popularité n’ont fait qu’accroître la forte pression que subi le Premier ministre Netanyahu.

Selon des sources au bureau du Premier ministre, celui-ci mène depuis plusieurs semaines des contacts avec le gouvernement américain afin d’élaborer une démarche qui permettra la reprise du processus de paix. Le conseiller du Premier ministre, Ron Dermer, s’est rendu discrètement à Washington il y a une semaine et a rencontré de hauts responsables de la Maison Blanche. Hier sont arrivés en Israël les émissaires américains Dennis Ross et Fred Hoff qui se sont entretenus longuement avec le Premier ministre Netanyahu. « Le Premier ministre a compris que la paralysie du processus diplomatique n’est pas favorable à Israël. Après des semaines de bouleversements dans le monde arabe, il estime que ceux-ci ne créent pas seulement des menaces mais aussi des occasions et qu’il faut profiter de la situation qui s’est créée pour faire redémarrer le processus diplomatique et bloquer d’éventuelles initiatives bilatérales des Palestiniens », a expliqué un des conseillers du Premier ministre.

M. Netanyahu souhaite annoncer son plan lors d’un discours qu’il prononcera dans les prochaines semaines. Une des idées évoquées par les conseillers du Premier ministre est que se discours soit prononcé devant le Congrès américain à Washington. Le Premier ministre a prévu de se rendre à Washington pour la conférence du lobby pro-israélien AIPAC en mois de mai, mais ses conseillers tentent d’avancer son voyage. Néanmoins, selon un responsable israélien, le président Obama et ses collaborateurs sont pour l’instant hostiles à cette idée qui est née lors d’entretiens entre les conseillers du Premier ministre Netanyahu et des parlementaires du parti républicain. De même, la Maison Blanche n’est pas convaincue que le discours du Premier ministre sera assez consistant et innovant dans ses messages. « Le Premier ministre veut avancer de manière significative mais il veut aussi savoir qu’il a le soutien des Etats-Unis. Si le gouvernement américain l’accompagne, il est prêt à des concessions importantes », a déclaré une des conseillers de M. Netanyahu.

Ces conseillers avouent que le Premier ministre n’a pas encore décidé du contenu de son discours ni des caractéristiques de son plan. M. Netanyahu hésite encore entre un plan pour un accord global et un plan, semblable au « plan Mofaz », destiné à parvenir à un accord provisoire selon lequel un Etat palestinien sera créé dans des frontières provisoires tandis que les principes de solution des questions fondamentales seront posés. « Le Premier ministre Netanyahu préfère un accord global mais il craint que les Palestiniens ne soient pas mûrs et que, par conséquent, il faille envisager un accord provisoire. En l’absence d’accord permanent à l’horizon, il faut mobiliser la communauté internationale en faveur d’une solution provisoire avec un cadre clair pour avancer vers un accord permanent », a indiqué un de ses conseillers.

 

Les Palestiniens : Nous ne sommes pas prêts à débattre d’un accord provisoire

 Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas, a exprimé hier sa vive opposition à l’idée d’un Etat palestinien dans des frontières provisoires. Le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abu Rudeina, a déclaré que l’idée du Premier ministre Netanyahu n’est, du point de vue du président de l’Autorité, pas recevable et qu’il n’y a donc pas lieu d’en débattre. « La position palestinienne est la création d’un Etat dans tous les territoires conquis en 1967. C’est là un consensus qui est aussi conforme à la décision de la Ligue arabe et à la position de la communauté internationale ». Pour Nabil Abu Rudeina, le plan Netanyahu reviendrait à renoncer à Jérusalem, « ce que le peuple palestinien et ses dirigeants ne peuvent accepter ».

 

Par ailleurs, une délégation de dirigeants du Hamas a quitté hier la bande de Gaza par le poste-frontière de Rafah pour se rendre à une rencontre avec la direction de l’organisation à l’étranger et notamment avec le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mashal, qui siège à Damas. Ces quatre hauts responsables devraient s’entretenir avec Khaled Mashal de la question du soldat enlevé Guilad Shalit.

 

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