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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Mr. le Premier Ministre, vous nous avez rendu fiers

29 Mai 2011 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Politique

Par Isi Leibler

Jerusalem Post 26 mai 2011, http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=222221

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 

Le Premier Ministre Benyamin Netanyahou a répondu de façon magistrale à la déclaration inattendue de politique au Moyen Orient – présentée sans consultation préalable à la veille de l’arrivée du dirigeant israélien à Washington :

il était difficile de prévoir la relation du dirigeant des USA avec son « proche allié », nation harcelée.

Sensible à l’impératif d’éviter un antagonisme avec le public américain en humiliant ouvertement son président, Netanyahou a exercé son talent diplomatique et son habileté de communicant en apportant une réponse contenue, et en soulignant pourquoi Israël ne pouvait tout simplement pas se permettre d’adopter certaines des recommandations d’Obama. Les remarques de notre dirigeant à la presse après son entretien avec le président, son discours à l’AIPAC et sa brillante présentation à la session conjointe du Congrès a représenté un tour de force et rendu la majorité des Israéliens extrêmement fiers.

Ce qui a rendu le « piège » d’Obama particulièrement vexant, c’est que seulement quelques jours plus tôt, Netanyahou avait fait un discours politique capital, signalant au président des USA que, à l’exception des blocs d’implantation et de Jerusalem, Israël était prêt à faire de nouvelles concessions territoriales, sujettes seulement à une mise en garde: que les Palestiniens démontrent une réelle volonté de négocier un accord final et désavouent leurs nouveaux partenaires génocidaires.

Les expressions répétées d’Obama de “soutien inébranlable” à Israël, et son assurance que les USA s’opposeraient à tous les efforts palestiniens d’enfreindre les Accords d’Oslo en créant un Etat unilatéralement en septembre à travers les Nations Unies sont appréciées, mais elles ne sont pas parvenues à faire oublier les implications effrayantes de ses autres déclarations politiques.

Dans son discours initial au département d’Etat, Obama a ignoré les termes de la Résolution 242 de l’ONU et l’engagement du président George W. Bush envers le Premier ministre Ariel Sharon, déclarant le soutien de l’Amérique à la conservation de la majorité des blocs d’implantation, et l’établissement de frontières sûres et défendables. C’est seulement sur la base de cette garantie que Sharon a exécuté le désengagement de Gaza qui s’est révélé si désastreux.

 Au lieu de cela, Obama a proclamé que les lignes de1967 (en réalité les lignes d’armistice de 1949) – sujettes à des accords d’échanges (mais sans référence aux blocs d’implantations ou aux frontières défendables), devaient représenter la base des nouvelles frontières. Il était certainement conscient que le président des l’AP Mahmoud Abbas avait fréquemment insisté sur le fait que des « échanges » ne pouvaient être que minuscules.

L’ancien Premier ministre Ehud Olmert, sans l’accord de la Knesset, avait officieusement proposé une formule similaire à Abbas, mais sous condition d’un accord de fin de conflit dans lequel tous les problèmes, dont celui des réfugiés, étaient résolus. Ses offres furent sommairement rejetées.

Réagissant à la réponse courageuse de Netanyahou, Obama « clarifia » ses remarques initiales quand il s’adressa à l’AIPAC, suggérant que les frontières seraient modifiées, et employant même le langage de Bush concernant les changements démographiques. Mais il insista encore catégoriquement pour que les lignes d’armistices d’avant 1967 deviennent ouvertement le point de référence de futures négociations, ne parvint pas à imposer la moindre concession réciproque tangible de la part des Palestiniens, dont la résolution de la « si douloureuse » question des réfugiés, et refusa de réaffirmer l’engagement de Bush sur le fait que le problème des réfugiés devait être résolu en dehors des frontières d’Israël.

Si elle était mise en œuvre, la politique d’Obama telle que soulignée devant l’AIPAC aurait permis aux Palestiniens de s’assurer un Etat fondé sur les lignes d’armistice d’avant 1967 tout en exigeant encore le « droit au retour » - et en ne cédant rien en contrepartie.

Cela obligerait Israël à abaisser le seuil de référence des négociations dans une telle mesure qu’il ne garderait plus le moindre levier pour faciliter des concessions réciproques de la part des Palestiniens. En bref, cela détruirait finalement la politique discréditée de l’échange de « la terre contre la paix ».

De plus, cela garantirait la perpétuation du conflit et permettrait aux Palestiniens de faire monter en puissance leur campagne pour mettre fin à la souveraineté juive en intensifiant leur exigence du droit au retour, qui est la composante centrale de cette campagne.

Il est donc inconcevable pour Israël d’offrir davantage de concessions territoriales jusqu’à ce que, et sous condition que les Palestiniens reconnaissent Israël comme la patrie du Peuple juif et acceptent que leur problème des réfugiés soit résolu à l’intérieur des frontières de tout futur Etat palestinien. La référence permanente à « l’occupation » est également trompeuse, alors que l’AP contrôle effectivement la plus grande partie de la Rive Occidentale, et que la présence militaire israélienne là-bas est seulement destinée à assurer la sécurité. Gaza, dans le même temps, est complètement contrôlé par le Hamas soutenu par l’Iran.

Les recommandations d’Obama représentent le couronnement d’un processus initié avec les Accords d’Oslo, où

« nous donnons et les Palestiniens s’emparent ».

Si elles étaient réalisées, elles représenteraient le couronnement du succès des Palestiniens dans la sape d’Israël par étapes. Il était aussi bizarre de la part d’Obama de se référer constamment à la démocratie dans une région où les forces islamiques radicales, totalement opposées aux USA et à l’Occident, massacrent des dissidents et des minorités religieuses. Pourtant Israël, la seule véritable démocratie de la région, est traité comme un obstacle au progrès, simplement parce que nous ne voulons pas nous coucher et accepter une menace existentielle potentielle. Aux USA, à côté des réponses prévisibles des media libéraux, Israël jouit clairement du soutien de la majorité. Netanyahou, d’une manière franche, n’a pas décroché de coups, déclarant devant le Congrès que tout en voulant faire des sacrifices, Israël ne divisera pas Jerusalem, n’acceptera pas de réfugiés arabes, ni ne renoncera à la sécurité liée au maintien d’une présence militaire dans la vallée du Jourdain. Les ovations debout répétées, sans précédent, qu’il a reçues de la part de la session conjointe du Congrès démontrent qu’en dépit de ses différences avec le président, il bénéficie toujours d’un puissant soutien bipartisan, crucial pour une relation à long terme d’Israël avec les USA. Cependant, en dépit d’une montée du soutien de la base des Juifs américains, les réponses initiales ont été tièdes. A côte de l’aile Droite du ZOA (Organisation Sioniste d’Amérique), seul le président du Congrès Juif Mondial Ronald Lauder et le dirigeant du centre Simon Wiesenthal le rabbin Marvin Hier ont condamné les aspects négatifs du discours d’Obama.

Nous faisons face à des problèmes existentiels qui détermineront l’avenir même et la viabilité de l’Etat juif. Il est impératif que nous suspendions maintenant nos divergences politiques et que nous nous unissions derrière Netanyahou, qui parle au nom de la vaste majorité de la nation et dont le soutien publique a augmenté énormément. Depuis plus d’un an, beaucoup d’entre nous ont appelé à la formation d’un gouvernement d’unité nationale, mais le comportement du chef de l’opposition, Tzipi Livni, au cours de la semaine passée, a été si méprisable que cela ne pourra clairement pas se produire tant qu’elle dirige Kadima. On a l’impression que, alors que Netanyahou adopte des positions de plus en plus centristes, au lieu d’adhérer à ses initiatives, Livni devient de plus en plus hystérique et irrationnelle et intensifie ses éclats diffamatoires. Même le semeur de discorde du Parti Meretz, Zehava Gal-On a appelé à un soutien complet pour l’attitude de Netanyahou contre un retour des réfugiés.

A cette phase de la crise, il est sûrement temps pour Kadima d’appeler à la démission de Livni et d’élire un chef désirant mettre la priorité sur l’intérêt national au-dessus des mesquineries politiciennes. Combien il est ironique que les membres du Congrès des USA soient apparus avec une préoccupation et une sensibilité plus grandes pour les très réels dangers auxquels Israël est confronté plutôt que certains des membres de notre propre Knesset !

L’unité nationale est cruciale pour assurer que les recommandations effrayantes d’Obama ne seront pas exécutées.

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