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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Mener la guerre diplomatique

25 Octobre 2009 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Politique

22 octobre 2009 Caroline Glick , THE JERUSALEM POST
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid56150031910&pagename=JPArticle%2FShowFull
Adaptation française de Sentinelle 5769

Si, pour paraphraser Carl Von Clausewitz, la diplomatie est la guerre par d’autres moyens, alors de même que l’on demande aux armées de concentrer leurs efforts et leurs ressources là où elles peuvent le faire au mieux pour leur cause, les gouvernements doivent pareillement utiliser leurs ressources diplomatiques – qu’elles soient abondantes ou rares – pour faire avancer leurs intérêts nationaux les plus importants.

Les Palestiniens et les Iraniens disposent de ressources diplomatiques formidables. Ainsi, les Palestiniens et l’Iran peuvent s’attendre à recevoir le soutien de majorités automatiques à l’ONU pour tout ce qu’ils font. Et aujourd’hui, la plus grande part de la diplomatie internationale est conduite sous l’égide de l’ONU ou de ses organismes affiliés. Comprenant leur force, les Palestiniens et les Iraniens utilisent l’ONU et ses filiales pour faire progresser leurs objectifs les plus importants. Dans le cas des Palestiniens, leur diplomatie onusienne est utilisée pour délégitimer Israël.Dans le cas de l’Iran, leur diplomatie à l’ONU est utilisée pour faciliter l’acquisition d’armes nucléaires par la mollacratie. Au cours de la semaine passée, aussi bien les Palestiniens et les Iraniens ont bénéficié de victoires stratégiques dans leurs campagnes diplomatiques.

 Vendredi dernier, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU (UNHRC) a adopté une résolution condamnant Israël de toutes les manières possibles pour l’affirmation de sa souveraineté sur sa capitale, et pour la défense de ses citoyens contre un terrorisme illégal, non provoqué, massif et délibéré par voie aérienne en provenance de Gaza contrôlé par le Hamas. La résolution a constitué un résultat énorme pour les palestiniens. Elle renvoie Israël devant le Conseil de Sécurité en recommandant le jugement des dirigeants d’Israël comme criminels de guerre devant des tribunaux internationaux. C'est-à-dire que la résolution de l’UNHRC a effectivement délégitimé le droit d’Israël à l’existence en lui déniant le droit à la défense de son territoire et de son peuple contre une agression illégale conduite par une organisation terroriste illégale.

Puis mercredi, Mohamed El Baradeï, le Directeur de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique de l’ONU (AIEA), anti-israélien virulent, a annoncé qu’un accord a été obtenu entre l’Iran et la USA, la Russie et la France concernant le programme nucléaire de l’Iran.

L’accord – que les parties ont entamé à Genève après seulement trois jours de pourparlers – légitime le programme d’armements nucléaires de l’Iran et transforme effectivement les USA, l’UE et la Russie en facilitateurs plutôt qu’en opposants à ce programme.

Selon de nouvelles informations sur l’accord, les USA ont donné leur accord pour envoyer du personnel américain en Iran pour améliorer un réacteur de recherche fourni au Shah dans les années 1960. La Russie a donné son accord pour augmenter le taux d’enrichissement de l’uranium iranien de leur taux actuel de 3.5 % à 19.5 %, et la France a accepté de transformer l’uranium le plus enrichi en combustible nucléaire métallique.

Jusqu’à mercredi, suivant trois résolutions contraignantes du Conseil de Sécurité, les USA, la Russie et l’UE refusaient d’accepter la légitimité des activités d’enrichissement nucléaire de l’Iran. Leur refus provenait de ce que en enrichissant l’uranium, l’Iran transgresse ses engagements dans le cadre de Traité de Non Prolifération Nucléaire (TNP). L’accord de mercredi ignore ce fait incommode, et blanchit ainsi l’Iran de sa conduite illégale, en acceptant effectivement le droit de l’Iran à enrichir l’uranium.

Et ce n’est pas tout. Selon David Ignatius, éditorialiste au ‘Washington Post’, en donnant leur accord pour enrichir l’uranium de 3.5 % à 19.5 %, les USA, la Russie et la France ont apporté à l’Iran la solution à ses incapacités techniques. Citant un rapport du journal d’échange commercial ‘Nucleonics Week’, Ignatius a écrit la semaine dernière que l’Iran a été apparemment incapable d’enrichir l’uranium au-delà de 3.5 % et ses réserves actuelles d’uranium faiblement enrichi… semblent avoir certaines ‘impuretés ‘ qui pourraient provoquer la défaillance des centrifugeuses si les Iraniens essayaient de l’élever au niveau militaire ».

Jack Wakeland, ingénieur employé dans l’industrie électrique nucléaire, a élargi la révélation d’Ignatius sur le site Internet « The Intellectual Activist ». Wakeland a expliqué que le combustible métallique que l’Iran recevra selon cet accord « peut être transformé très facilement en hexafluorure d’uranium hautement purifié ». C’est à dire que l’accord permet à l’Iran de surmonter les obstacles scientifiques auxquels il serait maintenant confronté, ouvrant aux mollahs la voie pour acquérir de l’uranium de qualité militaire.

De leur côté, les Iraniens n’ont pas perdu leur temps pour pousser leur avantage diplomatique encore davantage. Comme les Américains, les Français et les Russes leur en offraient plus qu’ils n’auraient jamais pu y croire – y compris la perspective de personnel US servant de boucliers humains contre une possible frappe aérienne israélienne sur les installations nucléaires de l’Iran – de retour à Téhéran, ils ont rehaussé leurs exigences.

Mardi, Abdolfazl Zohrehvand, conseiller de Saeed Jalili, négociateur en chef de l’Iran à Genève, a déclaré à l’agence de presse iranienne IRNA : « des circonstances peuvent se produire selon lesquelles l’Iran demandera de l’Uranium enrichi à 63 % ».

Puis jeudi, l’Iran a déclaré ne pas vouloir d’un accord prenant tout son uranium enrichi hors du pays. Il ne s’agit pas d’une rupture de l’accord puisque celui avec les USA, la France et la Russie initié mercredi ne prévoit que le retrait de 80 % des réserves connues d’uranium enrichi de l’Iran vers la Russie. Tout de même, cela signale que les Iraniens n’ont fait que commencé à arracher des concessions des Américains et de leurs partenaires.

Et les Américains voudront sans aucun doute en céder davantage. Après tout, le président Barack Obama peut désormais se vanter d’un accord historique avec l’Iran, digne d’un Prix Nobel de la Paix. On ne peut s’attendre à ce qu’il l’abandonne juste parce que les Iraniens s’en servent comme d’une nouvelle voie pour fabriquer leurs bombes nucléaires.

Jusqu’à mercredi, Israël s’est abstenu d’attaquer publiquement la décision des USA sur l’accord avec l’Iran. Cela est sensé. Israël n’a pas intérêt à être perçu comme préjugeant du résultat d’un processus sur lequel le gouvernement Obama a joué son prestige. Mais maintenant qu’il a donné son accord qui transforme effectivement l’Amérique en un facilitateur du programme d’armement nucléaire de l’Iran, le temps est venu pour Israël de faire connaître ses objections à voix haute.

A l’opposé des Palestiniens et des Iraniens, Israël ne dispose pas de grandes ressources diplomatiques. Il peut présumer qu’il sera toujours condamné par l’ONU.

On ne peut attendre de la part de UE, avec son équipe anti-juive au sein des nations membres, une minorité musulmane croissante et radicalisée, et une addiction au pétrole arabe, de se tenir aux côtés d’Israël.

Les ONG occidentales sont largement financées par des gouvernements anti-Israël et des philanthropes gauchistes, et elles utilisent leurs ressources pour faire progresser la cause des ennemis d’Israël. Avec le gouvernement Obama, les USA s’inscrivent dans un cours diplomatique qui le place directement dans le camp

anti-Israël. De fait, alors que les USA ont voté contre la résolution de l’UNHRC contre Israël la semaine dernière, ils n’ont fait aucun effort significatif pour convaincre d’autres pays de suivre leur exemple, et n’ont pas eu de problème avec la décision de la Grande-Bretagne et de la France de s’abstenir malgré le dangereux précédent que le rapport Goldstone et la résolution de l’UNHRC a mis en place pour les forces des USA combattant des ennemis terroristes en Irak, en Afghanistan, et à travers le monde. Pire encore, les USA ont refusé d’annoncer s’ils vont utiliser leur droit de veto au Conseil de Sécurité pour bloquer l’incrimination de dirigeants militaires et politiques israéliens devant une Cour Criminelle Internationale.

Dans le climat actuel, les ressources diplomatiques d’Israël sont limitées à l’opinion populaire aux USA, et aux intérêts partagés sur des questions spécifiques avec nombre de gouvernements à travers le monde. A la lumière de ces ressources, le ministre des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, qui a voyagé à travers le monde au cours des mois récents pour cultiver les liens bilatéraux avec les pays d’Amérique du Sud, d’Afrique, d’Asie centrale, et d’Europe centrale, doit être félicité pour ses efforts.

Sur le front de la diplomatie publique, le premier ministre Benyamin Netanyahou, les ministres de sont cabinet et le ministre des affaires étrangères doivent utiliser toutes les opportunités pour discréditer le dernier accord avec l’Iran. Ils doivent souligner ses dangers et appeler à mettre fin à cette catastrophe diplomatique avant qu’un plus grand dommage ne soit causé pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. Une telle campagne échouera probablement à faire capoter les pourparlers actuels. Mais si elle est couronnée de succès, elle empêchera l’accord d’être utilisé comme moyen de délégitimer le droit d’Israël à une frappe militaire contre les installations nucléaires de l’Iran.

De même, sur le triomphe diplomatique des Palestiniens avec le risible rapport Goldstone et la résolution associée de l’UNHRC, la réponse d’Israël à ce jour a été malavisée et autodestructrice. Cette semaine, le gouvernement a commencé d’envisager de former une commission d’enquête sur le comportement de Tsahal pendant l’opération ‘Plomb Durci’.

Le juge Richard Goldstone a déclaré que si Israël conduisait une enquête sur ses allégations concernant des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité de nos soldats, Israël pourrait éviter des poursuites du personnel de Tsahal devant la Cour Criminelle Internationale.Des juristes comme l’avocat général Menahem Mazuz se sont emparés des déclarations de Goldstone, et les media bourdonnent de rumeurs selon lesquelles Netanyahou pourrait accepter de former une telle commission. Ce serait une mauvaise décision pour plusieurs raisons. D’abord, Goldstone n’est pas en position de négocier. Quand il a soumis son rapport diffamatoire à l’UNHRC, la réputation d’autorité de Goldstone était affaire du passé. Même s’il veut maintenant tirer Israël du mauvais pas où il l’a placé, il n’a pas le pouvoir de le faire. Et les officiels de l’UNHRC qui ont confié à Goldstone la mission de proclamer que Tsahal avait commis des crimes contre l’humanité n’ont pas plus intérêt à créditer une commission d’enquête israélienne interne ou de mettre fin à la chasse de l’organisation contre l’Etat juif. Au-delà de cela, toute enquête qu’Israël pourrait lancer sur la conduite de Tsahal dans l’opération ‘Plomb Durci’ serait perçue internationalement comme une reconnaissance de culpabilité. Si cette commission devait conclure en vérité que Tsahal a conduit ses opérations en plein respect de la loi internationale, ses conclusions seraient rejetées d’une chiquenaude.

En réponse à la résolution de l’UNHRC et au rapport Goldstone lui-même, le gouvernement a annoncé cette semaine qu’il proposera des changements à la loi internationale pour renforcer la capacité des démocraties à combattre le terrorisme. Cette décision est aussi profondément malavisée. Le fond de l’affaire est qu’Israël n’a pas transgressé la loi internationale dans l’opération ‘Plomb Durci’. Il n’est que la victime de l’usage cynique par ses ennemis de la rhétorique de la loi internationale intégrée dans leur guerre diplomatique contre Israël. Cela veut dire que le problème ce n’est pas la loi. C’est la distorsion de la loi pour des objectifs politiques par les ennemis d’Israël, puissants sur le plan diplomatique.

En annonçant qu’il prévoit de travailler à changer la loi, le gouvernement a manqué la cible. De plus, en ignorant le fait que le problème n’est pas la loi elle-même mais bien la distorsion de la loi par des acteurs hostiles pour un gain politique, le gouvernement a échoué à mesurer que même s’il parvient à changer la loi, selon toute probabilité la nouvelle loi sera pareillement détournée par ses ennemis pour faire avancer leur guerre politique contre Israël. De ce fait, ses ennemis se saisiront de l’annonce même faite par le gouvernement qu’il souhaite modifier la loi internationale comme preuve de sa transgression de la loi.

Les ennemis d’Israël font un usage expert de leur vaste puissance diplomatique pour faire progresser leurs objectifs les plus importants. Israël doit utiliser son maigre potentiel diplomatique pour faire de même à travers une diplomatie publique offensive contre la criminalisation d’Israël et contre la capitulation de la communauté internationale devant l’Iran. Une première bonne mesure dans cette direction serait de cesser d’utiliser nos pouvoirs limités d’une façon qui augmente les avantages de nos ennemis sur nous.
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