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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Liban Sud ou Nord Israël

26 Mai 2010 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Réflexions

Par Jacques Kupfer

Président du Bloc National des Juifs Francophones

Pour Israel 7

25/05/2010

10 ans. Il y a dix ans que l’homme que certains considèrent comme un grand guerrier et un politicien de capacité internationale a ordonné l’évacuation par Tsahal du Liban Sud. Ehud Barak avait décrété dans sa capacité de premier ministre de l’Etat d’Israël que les forces de Tsahal qui tenaient des positions jusqu’au Litani, devaient quitter le Liban, restituer jusqu’au dernier millimètre de territoire « occupé » et rentrer dans les bases situées dans l’Etat d’Israël.

Cette décision fut saluée par l’ensemble de la gauche israélienne et des commentateurs avisés comme une initiative courageuse qui mettait fin à l’état de guerre avec le Liban! Tout comme après le désastreux accord d’Oslo, les sirènes très mal embouchées de la gauche israélienne promettaient des journées radieuses pour la Galilée.

Bien entendu, comme après chaque retrait, nos hommes politiques n’ont pas manqué de préciser que désormais le moindre tir du côté arabe serait suivi d’une leçon mémorable! C’est ce qui avait été dit après Oslo et après la destruction du Gouch Katif avec les effets que l’on connait.

Des années de collaboration avec l’ALS, l’armée du Liban Sud, dans laquelle servaient de nombreux chrétiens et des musulmans, prenaient fin d’une manière déshonorante et outrageante. Sans prévenir nos « frères d’armes », nos soldats montaient dans les moyens de locomotion et partaient sous le couvert de la nuit. Les combattants de l’ALS pris au dépourvu, tentèrent pour une partie d’entre eux de fuir avec leurs familles en Israël avant que la frontière ne se ferme. D’autres, moins chanceux, furent rattrapés par les assassins qu’ils avaient combattu et périrent sous leurs balles.

Derrière eux restaient des quantités innombrables de vivres, d’infrastructures, des livres de prières filmés avec une évidente satisfaction par le Hezbollah. Pas une évacuation mais une fuite mal organisée, mal pensée et aux conséquences qui se sont avérées désastreuses.

SOURIRES ET FELICITATIONS

Ce que Barak cherchait certainement c’était, comme aujourd’hui, d’avoir quelques sourires et félicitations des Mitchell et Kouchner de l’époque! A peine, les soldats juifs partis, on a vu les fanions du Hezbollah remplacer nos drapeaux et ceux de l’ALS et les hordes barbares prendre position.

De ce moment date la montée en puissance du Hezbollah. L’armée juive reculait, s’enfuyait du Liban, abandonnait sur le terrain ses alliés, laissait ses infrastructures intactes. Ce qui était prévisible pour tout analyste politique clairvoyant, arriva. Le Hezbollah, auréolé de cette victoire se prépara à la prochaine et inévitable guerre. Chaque retrait israélien portait en lui l’impérieuse nécessité de reprendre pied dans cette région du Liban,de mener des raids et des attaques audacieuses pour assurer aux courageuses populations de la Galilée du nord, un semblant de tranquillité. Raids et incursions marquent l’histoire depuis la guerre menée par Menahem Begin en 1982 contre les terroristes arabes dont le chef criminel et les troupes furent sauvés par l’armée française.

Mais Barak était ravi: l’ONU reconnaissait qu’Israël avait respecté pleinement les décisions prises à son encontre. De plus des forces de l’ONU, la FINUL, stationneraient désormais dans cette zone et nous garantissaient de sa totale incompétence et incapacité militaire.

La prévisible prochaine guerre du Liban éclata avec un gouvernement qui n’osait pas, un premier ministre Olmert engoncé dans des problèmes personnels, une ministre des Affaires étrangères soucieuse de son seul avenir, un ministre de la défense qui étudiait le terrain avec des jumelles bouchées et un chef d’état major préoccupé par la vente de ses actions boursières. Le manque de détermination israélien permit au Hezbollah de bombarder le nord d’Israël, d’envoyer ses roquettes sur Haïfa et entrava la liberté d’action de Tsahal. De nouveau pour complaire à l’ONU, Israël bat en retraite et permet aux terroristes de Nasrallah de crier victoire. Le fait est qu’ils ont vaincu… non pas Tsahal mais le gouvernement Olmert.

CONTINGENTS MUSULMANS DE L’ONU

Israël a accepté derechef des troupes de l’ONU dont des contingents musulmans hostiles qui ont permis aux forces terroristes de se regrouper et s’armer avec plus de roquettes qu’une armée régulière. C’est encore le même génie militaire et politique, Ehud Barak, qui nous apprend que le Hezbollah dispose actuellement de quarante mille fusées et vient d’être doté par la Syrie de missiles d’une portée lui autorisant d’atteindre le centre de notre pays.

Le Hezbollah, instrument de subversion terroriste crée par l’Iran, reçoit une aide et un soutien logistique des plus acharnés ennemis d’Israël afin d’accomplir les missions qui lui sont assignées par les syriens et par les mollahs iraniens. Outre le maintien de l’instabilité au Proche orient, le développement du terrorisme anti-occidental et la main mise sur le Liban quasiment concrétisée, le Hezbollah a aussi pour tâche de préparer la prochaine conflagration avec Israël. Les rodomontades de Nasrallah précisent clairement ses intentions et s’appuient sur une histoire qui lui a donné l’avantage. Apres tout Israël a libéré des criminels dégoulinants de sang juif pour récupérer des cercueils et la foule arabe en liesse a fêté cet événement comme une victoire du Hezbollah. Le portrait du terroriste en chef enturbanné décore la frontière libano israélienne sous les yeux impavides des soldats de la Finul qui regardent les hordes du Hezbollah prendre position comme un troupeau de bovins regarderait passer un train.

Les leçons de nos retraits successifs sont lisibles en lettres de sang sur notre Terre. Chaque retrait du Liban Sud a été accompagné de la nécessité de reprendre nos précédentes positions. Chaque retrait de Tsahal fut immédiatement exploité par le Hezbollah pour renforcer ses positions militaires et se fondre dans la population « civile » afin que l’avancée des soldats juifs fût plus complexe.

En fait, la gauche israélienne a développé une philosophie masochiste consistant à souhaiter que l’ennemi parvienne à une puissance égale à celle d’Israël. Dans un tel cas, prétendent ces stratèges gauchistes, l’équilibre de la terreur sera atteint et la guerre ne pourra avoir lieu. Le défaut de cette pensée est que nous avons affaire à des arabes fanatisés par l’Islam et pour qui la guerre n’est ni une fatalité, ni un drame humain mais une obligation religieuse idéologique leur permettant d’accéder aux dizaines de vierges les attendant au paradis!

LE ROI EST NU…

Alors après tout, peut être que Ehud Barak n’est ni le stratège exceptionnel ni le politique génial que l’on voudrait nous faire croire. Il est peut être temps de constater que « le roi est nu »!/ Il est impensable d’imposer à nos soldats de revenir régulièrement sur le terrain ennemi, devoir le nettoyer au prix lourd de vies juives et repartir pour laisser les terroristes se réorganiser, se réimplanter et menacer à nouveau notre sécurité.

Dans la prochaine et inéluctable bataille contre les terroristes du Hezbollah et ses commanditaires, il serait enfin temps de déclarer que Tsahal ne se retirera plus de terres conquises et que pour nous, le Liban Sud deviendra définitivement l’Israël Nord.

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